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vendredi 12 novembre 2010

Haïti: le choléra a fait 796 morts, selon un nouveau bilan

Publié le 12 novembre 2010
Agence France-Presse

Port-au-Prince
L'épidémie de choléra qui sévit en Haïti a fait 796 morts, dont 13 à Port-au-Prince, tandis que 12 303 malades ont été hospitalisés, selon le bilan du ministère haïtien de la Santé publié vendredi sur son site internet, soit 72 morts de plus que le bilan annoncé la veille.
Le bilan du ministère de la Santé haïtien concerne la période allant jusqu'au 10 novembre. Le ministère indique que, jusqu'à présent, la plupart des décès (540) sont survenus dans le département de l'Artibonite (nord), principal foyer de l'épidémie qui sévit dans le pays depuis la mi-octobre.
Toutefois, 13 décès ont été recensés à Port-au-Prince, dont le bidonville de Cité Soleil, et dans ses banlieues, contre 4 selon le bilan fourni jeudi.
Près de 3 millions de personnes vivent à Port-au-Prince, dont plus d'un million dans des camps où les conditions sanitaires sont très précaires, depuis le séisme du 12 janvier.
L'ONU a lancé vendredi un appel de fonds d'urgence de 163,8 millions de dollars pour «éviter d'être dépassée» par l'épidémie de choléra dans le pays, le plus pauvre du continent américain.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/12/01-4342128-haiti-le-cholera-a-fait-796-morts-selon-un-nouveau-bilan.php

Le CEP exhortent les candidats à respecter la loi électorale

La troisième rencontre entre les responsables du CEP et les acteurs du processus électoral a permis d'aborder le dossier du contentieux électoral. Le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, assure que toutes les contestations formulées convenablement seront prises en compte. Il exhorte les acteurs à respecter les règles du jeu afin d'éviter des sanctions prévues dans la loi électorale. Les échanges au cours de cette rencontre sont diversement interprétés par les leaders politiques. Le chef de file de Respè, Charles Henry Baker, déplore que les principaux problèmes aient été évités. Il n'y a eu que des redites s'exclame M. Baker qui ne fait nullement confiance aux conseillers électoraux.
Rudy Heriveaux n'a pas la même lecture de la situation. Saluant l'initiative du CEP, l'ex sénateur ne que signale de petites imperfections. Il se dit préoccupé par certains observateurs qui en réalité apportent leur appui à certains candidats.
Un autre candidat au sénat dans l'Ouest, Steven Benoît, est préoccupé par la mise en branle de sa machine de mandataires. M. Benoît espère obtenir dans le meilleur délai les accréditations pour ses 4. 000 mandataires.
De leur coté, des représentants d'organisation de la société civile ont mis l'accent sur la nécessité de livrer les cartes d'accréditation pour les observateurs 15 jours avant le scrutin. Le directeur de l'Initiative de la Société Civile (ISC), Rosny Desroches, exhorte les responsables du CEP à respecter les prescrits de la loi électorale en la matière.
LLM / radio Métropole Haïti

L'épidémie de choléra inquiète un expert du CDC

Un épidémiologiste des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), Ezra Barzilay, affirme que l'épidémie de choléra a causé le décès de 800 personnes. Il estime que la situation se détériore de jour en jour dans plusieurs régions d'Haïti. "Les Haïtiens font la queue, il n'y a plus de lits d'hôpital, les hôpitaux sont totalement débordés", a-t-il ajouté, notant que des équipes médicales étaient contraintes de choisir parmi les malades lesquels elles allaient pouvoir soigner.
Au Gonaïves, le principal centre hospitalier ne peut répondre à la demande. Les personnes, soufrant de diarrhée, sont allongées à même le sol. Plus de 80 cas de décès ont été enregistrés au cours des 5 derniers jours dans la cité de l'indépendance.
Dans le Nord, à Pilate le seul centre de santé de la région a dénombré 12 décès. Les malades sont assis devant le centre et dans la rue dans l'espoir d'avoir accès à des soins médicaux.
L'épidémie de choléra considérée désormais comme un problème de sécurité nationale a déjà entraîné l'hospitalisation de plus de 11 000 personnes. Les autorités locales sont de moins en moins enclin à fournir des informations sur les cas de décès. Les autorités ont récemment décidé de procéder à l'inhumation des cadavres afin d'éviter de nouvelles contamination.
LLM / radio Métropole Haïti

Multiplication des cas de choléra au centre ville de Port-au-Prince

Le choléra est désormais aux abords du Palais National. Au moins deux personnes vivant dans le camp d'hébergement du champ de Mars sont décédées mardi rapportent des témoins. Une femme et sa fille atteintes de vomissement, de migraine et de diarrhée ont rendu l'âme alors qu'elles avaient été transportées à l'hôpital général. Apeurés les sinistrés de la place Dessalines au champ de Mars appellent à une intervention urgente des autorités sanitaires. Les sinistrés soutiennent qu'ils partageaient les mêmes ustensiles de cuisine avec les victimes.
A la morgue de l'Hueh, 8 cadavres ont été recensés. Cependant d'autres corps se trouvaient dans la phase de traitement au chlore. L'épidémie qui sévit désormais dans 5 départements géographiques a fait 643 morts et 9 961 hospitalisations.
Des responsables de l'OPS assurent que le système sanitaire peut prendre en charge les personnes ayant été contaminées. 5 centres de traitement de choléra (CTC) fonctionnent dans la région métropolitaine.
Le centre de Gheskio a enregistré 30 nouveaux cas ces derniers jours. Les malades proviennent de tous les quartiers notamment Carrefour, Cité Soleil et Carrefour feuilles.
Les autorités sanitaires oeuvrent de concert avec les responsables du cluster eau et assainissement afin de freiner l'épidémie. Toutefois les récentes inondations de Tomas ont rendu des régions inaccessibles aux agents sanitaires.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18439

Choléra en Haïti: des besoins d'argent très urgents, alerte l'ONU

Publié le 12 novembre 2010 à
L'ONU a lancé vendredi un appel de fonds d'urgence de 163,8 millions de dollars pour «éviter d'être dépassée» par l'épidémie de choléra en Haïti dont le bilan atteint désormais 724 décès et 11 000 hospitalisations.

«Il nous faut absolument cet argent au plus vite pour éviter d'être dépassés par cette épidémie» déclarée à la mi-octobre, a expliqué la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Elisabeth Byrs, lors d'un point de presse.
Selon des statistiques publiées jeudi sur le site du ministère haïtien de la Santé, 497 décès, soit plus des deux tiers du total des morts recensés, se sont produits dans le département de l'Artibonite (nord), principal foyer de l'épidémie.
Mais c'est à Port-au-Prince, la capitale surpeuplée où plus d'un million d'habitants vivent dans des conditions sanitaires précaires depuis le séisme du 12 janvier, que la situation est potentiellement la plus inquiétante, selon les organisations internationales.
Sur les dix départements de Haïti, cinq sont directement affectés par l'épidémie, selon un document publié vendredi par l'ONU.
L'organisation s'attend à ce que près de «200 000 personnes montrent des symptômes du choléra, allant de diarrhées légères à une déshydratation sévère».
«Les cas (de choléra) devraient apparaître lors d'une poussée de l'épidémie qui se produira de façon soudaine dans différentes parties du pays», selon l'ONU.
Face à cette propagation attendue de l'épidémie dans l'ensemble du pays, l'ONU estime que des ressources devront encore être mobilisées pour au moins six mois.
«Un effort considérable a déjà été fourni, mais la quantité même de matériel d'aide qui doit être distribuée dans les jours et semaines à venir demande plus de soutien logistique et financier pour le gouvernement (de Haïti) de la part des agences humanitaires et des donateurs», explique l'ONU.
Sans ce nouveau soutien, «l'épidémie pourrait bien venir à bout de nos efforts», avertit l'organisation.
Les fonds recueillis permettront d'offrir surtout des soins de santé, d'assainissement et hygiène.
La semaine dernière l'ouragan Tomas a fait au moins 21 morts en Haïti et provoqué d'importantes inondations et dégâts. Les autorités redoutaient une augmentation des infections, les précipitations ayant entraîné une augmentation du volume d'eau polluée, un des principaux vecteurs de la maladie.
En outre, un séisme de faible magnitude a été ressenti jeudi matin en Haïti, ont indiqué des habitants, faisant état de blessés légers dans une école proche de Port-au-Prince en raison de la panique qui a suivi.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/12/01-4342039-cholera-en-haiti-des-besoins-dargent-tres-urgents-alerte-lonu.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS2
Notre commentaire:
Tiens, tiens. Et l'ONU qui réagit enfin. Oui disons enfin. On pensait que l'idée d'épidémie de choléra en Haïti ne représentait pas un vrai problème pour Haïti puisque on n'en parlait pas trop. On avait l'impression que le passage de Tomas avait accapré de façon particulière l'attention des médias et des ONG tandis que le choléra causait plus de 23 décès par jour.
Maintenant ça devient urgent. L'urgence se traduit par un énorme besoin d'argent. pres de 164 millions de dollars. Il est quand même bizarre de constater que l'ONU continue à demander des sommes significatives pour subvenir aux besoins de populations touchées par des catastrophes. Si ces demandes étaient honorées en totalité on serait poussé à croire qu'il existe dans ce monde des secteurs qui disposent de fonds  à fonds perdus. Des fortunes ou des chiffres d'affaires illimités.
Heureusement que dans les suites du passage des ouragans et cyclones de 2008, l'ONU n'avaient pu collecter que 30% des sommes urgentes définissant les beoins du pays. Nous pensons qu'avec le nombre croissant des catastrophes qui engendrent une croissance exponentielle du nombre de nécessiteux on comprend pourquoi les appels de l'ONU  ne sont entendus que partiellement.
Cela voudrait dire que l'ONU ne peut pas prétendre apporter des solutions à ces problèmes en comptant exclusivement sur la générosité  des gesn ou des institutions.