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mercredi 25 avril 2012

Le juge instructeur lance véritablement son enquête sur l'assassinat de Calixte Walky

Une étape importante a été franchie hier dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du policier Calixte Walky. Le député de la 1 ere circonscription de Port-au-Prince, Rodriguez Séjour a été interrogé pendant plus de trois heures par le juge instructeur Jean Wilner Morin, en charge du dossier. A son arrivée au tribunal, le parlementaire était accompagné du président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune et de son avocat Carlos Hercule.
M. Louis Jeune, qui a assisté à une partie de l'audition, a fait remarquer que le parlementaire a répondu aux questions du juge instructeur même s'il jouit toujours de l'immunité. Il a assuré que le parlementaire entend se mettre à la disposition de la justice chaque fois que ce sera nécessaire.
Pour le moment le président de la chambre basse qui croit en l'innocence de son collègue n'envisage pas une éventuelle levée de l'immunité. Cette option pourra être analysée après la publication de l'ordonnance du juge instructeur.
A l'issue de l'audition le député Rodriguez n'a fait aucune déclaration aux journalistes présents devant le tribunal. Son avocat également s'est gardé de révéler le contenu de l'audition. Il a répondu aux questions du juge, a martelé M. Hercule qui n'a pas voulu indiquer si une nouvelle séance d'audition est prévue.
Cette enquête réalisée en même temps par la justice et la police judiciaire apparaît comme prioritaire en raison des accusations contre un parlementaire et la mobilisation de nombreux policiers.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20714

Hausse des actes des violences, un policier est assassiné par des bandits à moto

Un agent 2 de la police Jean Hilaire Milot a été tué hier après midi par deux bandits circulant à moto. L'incident s'est produit dans le quartier de Onaville, non loin de la résidence du policier affecté à l'Administration Pénitentiaire Nationale (APENA).
Selon les premières informations de l'enquête le policier, qui ne portait pas son uniforme, a été attaqué quelques minutes après avoir réalisé une transaction bancaire.
Le porte parole de la PNH, Gary Desrosiers, révèle que les criminels avaient poursuivi le policier qui se trouvait dans une camionnette de transport en commun.
Plus d'une dizaine de policiers ont été tués au cours des quatre premiers mois de 2012 indique le porte parole de la police qui annonce l'ouverture d'une enquête. 32 policiers avaient été tués en 2012 rapporte le porte parole de la PNH.
Trois autres personnes se trouvant dans le véhicule ont été également blessées. L'assassinat du policier Milot intervient alors que les autorités judiciaires et policières tentent de faire la lumière sur les circonstances de l'assassinat d'un autre policier Calixte Walky la semaine dernière.
Les forces de l'ordre ont tout de même réalisé plusieurs opérations qui ont permis d'empêcher une recrudescence de l'insécurité a assuré le secrétaire d'Etat à la sécurité publique Reginald Delva. Des bandits ont été appréhendés lundi dans le quartier de Thomassin lors d'une opération des forces de l'ordre.
M. Delva informe également qu'un réseau de bandits utilise des uniformes de la PNH afin de perpétrer des enlèvements. Plusieurs cas ont été enregistrés ces derniers jours.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20713

Le CSPN adopte de nouvelles dispositions sécuritaires


Les autorités securitaires ont tenu hier une réunion spéciale du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) afin d'adopter des dispositions face à la crise provoquée par la grève des policiers. Cette séance de travail, qui a eu lieu sans le Premier Ministre démissionnaire Gary Conille, a été présidée par le ministre de la justice Pierre Michel Brunache.
Le dossier des militaires démobilisés a été également abordé, révèle le secrétaire d'Etat à la sécurité publique Reginald Delva également présent à cette réunion.
Les autorités securitaires ont convenu de solliciter l'appui des casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) à partir de ce mardi 24 avril. La requête formulée par le chef de la police, Mario Andrésol, a été rapidement approuvée par les responsables de la mission onusienne. Plusieurs patrouilles mixtes Minustah- PNH étaient visibles dans des artères de la capitale ce matin.
M. Delva indique toutefois que la Minustah vient en appui à la Police. La démarche consiste à renforcer le dispositif sécuritaire, explique t-il.
Ce mardi le calme était revenu dans la région métropolitaine où la circulation automobile et les activités économiques avaient repris.
Par ailleurs, le secrétaire d'Etat à la sécurité publique a annoncé la nomination d'un nouvel inspecteur général en chef de la Police. M. Abner Vilmé aura la lourde tache de prendre en comptes les nombreuses revendications des policiers assure M. Delva.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20712

Le député Rodriguez Séjour s'engage à répondre aux questions de la justice


Le député Rodriguez Séjour et ses gardes du corps répondront ce mardi aux questions du juge instructeur en charge de l'enquête sur l'assassinat du policier Calixte Walky. Le président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune, a donné l'assurance aux officiels du gouvernement que le parlementaire, toujours protégé par l'immunité, entend aider les autorités judiciaires à faire la lumière sur le crime.
Le week end écoulé le député Séjour avait dans une lettre publique nié toute implication dans l'assassinat du policier. Il a fait valoir que l'incident lié à l'interpellation de son chauffeur avait été clos dans une ambiance empreinte de cordialité.
Entre temps le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, jean Renel Cenatus, a obtenu de nouveaux indices. Le chef du Parquet a confisqué samedi dernier le cadavre de l'un des bandits ayant perpétré le crime.
Selon les premières informations de l'enquête M. Calixte avait pu riposter et blesser mortellement un de ses agresseurs. Le chef du Parquet n'a pas voulu indiquer si le bandit tué avait un lien quelconque avec le parlementaire.
Les enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) œuvrent sous le contrôle du chef du Parquet dans le cadre de cette enquête.
Le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Reginald Delva, exhorte également les enquêteurs à trouver de nouveaux indices. Les forces de l'ordre seraient également sur la piste d'autres bandits impliqués dans le crime.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20711

Mario Andrésol ramène les policiers dans les commissariats


L'appel au calme lancé par le chef de la Police haïtienne, Mario Andrésol a été entendu par les policiers qui ont mis un terme ce mardi à leur grève. Ce matin les agents de l'ordre étaient présents à leur postes ce matin ce qui a permis une reprise des activités économiques dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
M. Andrésol a fait valoir hier que la grève, qui est illégale peut contribuer à la destruction de l'institution policière. Tout en reconnaissant la justesse des revendications des policiers, le chef de la Police a mis l'accent sur la nécessité d'attendre les résultats de l'enquête et la décision de la justice.
Dans le même temps il a mis en garde les policiers sur la détermination de certains secteurs à utiliser ce mouvement pour déstabiliser les forces de l'ordre. Ne vous laisser pas manipuler, à martelé M. Andrésol menaçant de sanctionner les policiers ayant des comportements déviants.
Mario Andrésol, qui se remet d'une intervention chirurgicale ayant entrainé des complications, doit gérer l'une des plus graves crises de la Police Nationale.
S'il a réussi le pari de faire rentrer les policiers dans les commissariats, le directeur général de la PNH s'est également engagé à défendre ses policiers. Il a dénoncé les nombreuses libérations de bandits notoires appréhendés par les forces de l'ordre.
Il s'agit de l'une des principales revendications des policiers protestataires pour qui les bandits bénéficient d'une meilleure protection que les agents de l'ordre.
Ce problème a été porté à la connaissance des autorités qui ont annoncé des dispositions en vue de trouver des solutions. Le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Reginald Delva, a révélé qu'une harmonisation dans les actions de la justice et de la police était envisagée pour résoudre ce problème.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20710

La MINUSTAH prête à accompagner la PNH


La MINUSTAH se dit préoccupée par la situation de troubles qui prévaut dans le pays depuis plusieurs jours.
Tout en annonçant avoir adopté des dispositions dissuasives la force onusienne se dit également prête à répondre à toute demande du pouvoir en place pour aider la police nationale à faire régner L'ordre.
Dans une interview accordée à radio métropole la porte parole de mission onusienne en Haïti, Sylvie Van Den Wildenberg a affirmé que la MINUSTAH était prête à intervenir aux côtés de la police nationale.
D'autre part la porte parole de la mission onusienne dit espérer que les assassins du policier Walky Calixte seront arrêtés et jugés conformément à la loi.
Elle estime que la police nationale inspire beaucoup de confiance aujourd'hui, se référant aux 24 000 jeunes qui ont participé au concours d'admission organisé par l'institution policière.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20718

Haïti/Armée-Remobilisation: Le docteur Turneb Delpé prêche l’entente

Mardi 24 avril 2012 à 16:57 “La décision annoncée par le ministère de l’Intérieur d’indemniser les militaires démobilisés ne va pas résoudre le problème car il n’a pas été l’objet d’une entente”, de l’avis du responsable du PNDPH. Turneb Delpé demande à tous les secteurs de s’asseoir autour d’une table afin de dégager ce qu’il appelle ‘’une vision commune de la crise actuelle’’ qui conduirait à la conférence nationale souveraine.
Communiqué de presse, rencontres, menaces : le gouvernement a déjà usé de divers moyens pour résoudre le problème des militaires démobilisés mais, toujours est-il, que ces démarches se sont révélées infructueuses. Ces hommes, lourdement armés, continuent d’occuper des espaces publics et privés et circulent, dans des véhicules en très bon état, dans plusieurs endroits du pays. Parmi les revendications des anciens membres des Ex-FADH figurent leur indemnisation. Une revendication que le gouvernement est prêt à satisfaire. En conséquence, il demande à ces anciens militaires de se présenter à l’école Nationale de la Magistrature à Frères, Est de Port-au-Prince, afin de recevoir leur dû.
« La démarche du ministère de l’Intérieur permettrait de résoudre le problème si et seulement, elle était le fruit d’une entente avec les militaires démobilisés », estime le Docteur Delpé.
« Dans l’Etat actuel des choses, le responsable du PNDPH croit nécessaire que tous les secteurs organisés du pays s’asseyent autour d’une table afin, dit-il, de dégager « une compréhension commune » de la crise actuelle.
« Les jeunes, considérés comme l’avenir du pays, ajoute-t-il, doivent prendre part aux discussions qui devraient conduire à la -conférence Nationale Souveraine -», son cheval de bataille.
Dans un communiqué rendu public dans l’après-midi du lundi 23 avril, le ministère de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale a invité les militaires démobilisés à se présenter, ce mercredi à l’école de la magistrature à frères en vue de réclamer leur indemnisation. Ils doivent être munis de leur carte d’identification militaire et d’autres documents légaux ou administratifs délivrés par les FADH permettant de vérifier leur appartenance à l’Institution.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=14824

Présidentielle dominicaine : le candidat de « Alianza Pais », Guillermo Moreno, sollicite la restitution à son pays de la plus haute distinction de l’Etat dominicain récemment décernée au président Martelly

Estimant le chef de l’Etat haïtien indigne d’être l’objet d’une telle distinction en raison de son implication dans le dossier Bautista, le candidat menace de recourir à des lois dominicaines pouvant l’invalider Publié le mercredi 25 avril 2012
Le candidat à la présidence du parti dominicain « Alianza Pais », Guillermo Moreno, a adressé mardi une lettre au président Michel Martelly via la chancellerie dominicaine, pour lui demander de restituer à son pays la médaille Ordre et Mérite Duarte et Mella au grade de Grand Croix Plaque Or, la plus haute distinction dominicaine à un chef d’Etat étranger, qui lui avait été décernée le mois dernier par son homologue Leonel Fernandez.
Moreno invoque à l’appui de sa demande l’implication du président haïtien dans le dossier de corruption au centre duquel se trouve l’influent et richissime sénateur Felix Bautista du Parti de la Libération Dominicaine (PLD).
Au cas où le président haïtien ne donnerait aucune suite à sa requête, le candidat Moreno affirme envisager un recours à des lois dominicaines permettant de lui enlever la distinction. Il soutient en ce sens que les noms des héros et héroines de la patrie dominicaine sont sacrés et doivent honorer des gens dont l’intégrité et la vie exemplaire les glorifient davantage.
Un sondage réalisé début avril par la firme américaine “Bendixen and Amandi” a placé le candidat de « Alianza Pais », Guillermo Moreno, en 3ème position (avec 3% des intentions de vote), derrière les candidats Hipolito Mejia (51.4%, PRD) et Danilo Medina (39.7, PLD). [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8773

Haïti- Sécurité : Carrefour plutôt calme, après une journée de forte tension

P-au-P, 24 avril 2012 [AlterPresse] --- Après une journée de tension et de paralysie des différentes activités commerciales, la commune de Carrefour (périphérie sud de la capitale) a apparemment retrouvé son calme, ce mardi 24 avril 2012, observe l’agence d’information en ligne AlterPresse. La circulation routière reprend son cours, le transport en commun est bien assuré, les écolières et écoliers reprennent le chemin de l’école, tandis que les entreprises commerciales ont rouvert leurs portes.
Une présence renforcée de la police nationale d’Haïti (Pnh) est remarquée à Martissant (quartier où le policier Walky Calixte a été tué le mardi 17 avril), toujours sur la route principale menant vers différents départements (Sud-Est, Sud et Sud-Ouest) du pays.
Les autorités supérieures de la justice et de la police appellent les policiers au calme, tout en promettant des suites judiciaires appropriées à l’enquête sur l’assassinat du policier Calixte.
Quelques heures avant sa mort, le policier Walky Calixte a eu une vive polémique avec l’entourage du député, Rodriguez Séjour, qui devrait répondre, ce 24 avril devant le cabinet d’instruction, de son éventuelle implication dans l’assassinat du 17 avril.
Un tableau qui est contraire à celui du 23 avril, quand a prévalu une atmosphère grisâtre et de poussière, résultant de la fumée de pneus usagés enflammés qui ont servi de barricades. Les habitantes et habitants de la commune ont alors tenté, avec peine, de se rendre à leurs activités au centre ville, des riveraines et riverains ont été remarqués aux abords des routes, attendant des autobus et des tap-tap (véhicules de transport public) qui n’arrivaient pas.
Les hommes armés, qui prétendent être d’anciens militaires, ont également sillonné la voie principale de Carrefour à bord de camionnettes blanches. De rares patrouilles policières ont aussi été aperçues.
Tard, dans l’après midi du dimanche 22 avril 2012, des rumeurs, relayées par des tracts, annonçaient une possible journée chaude le lundi 23 avril.
Justice pour Walky Calixte et élargissement de 5 policiers nationaux emprisonnés depuis quelque temps sont les principaux motifs du mouvement du 23 avril, qui s’est pourtant répandu au nord de la capitale (aéroport, Delmas) voire un peu à l’est (à Pétionville).
Les 5 policiers, dont les manifestants réclament la libération, appartiennent à l’effectif institutionnel de Carrefour. Ils sont en prison à la suite d’une altercation ouverte avec un juge. [rh kft rc apr 24/04/2012 11:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12753

Haïti/Assassinat: Le corps sans vie de l’assassin du policier Walky Calixte retrouvé

lundi 23 avril 2012 à 15:18 « Le dossier de l’assassinat du policier Walky Calixte est actuellement au cabinet d’instruction ».
C’est ce qu’a informé ce lundi le chef du Parquet de Port-au-Prince. Mais, précise Jean Renel Cénatus, « en dépit du transfert du dossier au cabinet d’instruction, le Parquet n’a pas abandonné les poursuites ».
C’est ainsi que samedi dernier, il a pu retrouver, dans une morgue privée, le corps de celui qui a exécuté le policier. Ce présumé assassin, Johny ainsi connu qui fonctionnait également sur deux autres identités aurait été blessé mortellement au moment de commettre son forfait. Il a rendu l’âme à l’hôpital La Paix, à Delmas 33, Est de Port-au-Prince.
Le commissaire du gouvernement appelle les policiers protestataires au calme et leur promet que les assassins de leur frère d’arme seront apprehendés et jugés.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=14767

Commentaires:
Les rumeurs identifient cet agresseur comme faisant partie des gardes du corps du député dont le nom est cité dans cet assassinat. Ces rumeurs disent que le député aurait donné de l’argent à la famille du défunt en leur demandant d’enterrer rapidement l’agresseur présumé. Heureusement le Commissaire du Gouvernement a agi vite et a pu s’accaparer du cadavre avant les funérailles.

Ce sont certes des rumeurs mais bon comme on dit chez nous il n’y a pas de fumée sans feu.


Haïti- Sécurité : Carrefour plutôt calme, après une journée de forte tension

P-au-P, 24 avril 2012 [AlterPresse] --- Après une journée de tension et de paralysie des différentes activités commerciales, la commune de Carrefour (périphérie sud de la capitale) a apparemment retrouvé son calme, ce mardi 24 avril 2012, observe l’agence d’information en ligne AlterPresse. La circulation routière reprend son cours, le transport en commun est bien assuré, les écolières et écoliers reprennent le chemin de l’école, tandis que les entreprises commerciales ont rouvert leurs portes.
Une présence renforcée de la police nationale d’Haïti (Pnh) est remarquée à Martissant (quartier où le policier Walky Calixte a été tué le mardi 17 avril), toujours sur la route principale menant vers différents départements (Sud-Est, Sud et Sud-Ouest) du pays.
Les autorités supérieures de la justice et de la police appellent les policiers au calme, tout en promettant des suites judiciaires appropriées à l’enquête sur l’assassinat du policier Calixte.
Quelques heures avant sa mort, le policier Walky Calixte a eu une vive polémique avec l’entourage du député, Rodriguez Séjour, qui devrait répondre, ce 24 avril devant le cabinet d’instruction, de son éventuelle implication dans l’assassinat du 17 avril.
Un tableau qui est contraire à celui du 23 avril, quand a prévalu une atmosphère grisâtre et de poussière, résultant de la fumée de pneus usagés enflammés qui ont servi de barricades. Les habitantes et habitants de la commune ont alors tenté, avec peine, de se rendre à leurs activités au centre ville, des riveraines et riverains ont été remarqués aux abords des routes, attendant des autobus et des tap-tap (véhicules de transport public) qui n’arrivaient pas.
Les hommes armés, qui prétendent être d’anciens militaires, ont également sillonné la voie principale de Carrefour à bord de camionnettes blanches. De rares patrouilles policières ont aussi été aperçues.
Tard, dans l’après midi du dimanche 22 avril 2012, des rumeurs, relayées par des tracts, annonçaient une possible journée chaude le lundi 23 avril.
Justice pour Walky Calixte et élargissement de 5 policiers nationaux emprisonnés depuis quelque temps sont les principaux motifs du mouvement du 23 avril, qui s’est pourtant répandu au nord de la capitale (aéroport, Delmas) voire un peu à l’est (à Pétionville).
Les 5 policiers, dont les manifestants réclament la libération, appartiennent à l’effectif institutionnel de Carrefour. Ils sont en prison à la suite d’une altercation ouverte avec un juge. [rh kft rc apr 24/04/2012 11:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12753

Haïti-Armée : Les hommes de Lamentin réclament un haut état-major

P-au-P, 24 avril 2012 [AlterPresse] --- Des tentes, le drapeau d’Haïti claquant dans le vent au dessus d’une branche, mât de fortune, et partout dans la cour, des hommes en treillis militaires, pour la plupart jeunes et lourdement armés...
Tel est le décor, observé par AlterPresse, dans la base de Lamentin 52, au sud de Port-au-Prince, où, depuis plusieurs mois, des hommes déclarant appartenir aux forces armées d’Haïti (Fad’h) démobilisées en 1995, se sont établis.
Malgré des rappels à l’ordre de l’administration politique du président Joseph Michel Martelly, ces hommes armés, emmenés par Jean Fednel Lafalaise, continuent de brandir la Constitution (du 29 mars 1987) pour défendre leur légitimité.
Le chef de ces troupes controversées, Jean Fednel Lafalaise exige de l’administration politique de Martelly, la nomination, dans le plus bref délai, d’un haut état-major, dans une interview accordée à AlterPresse.
« Nous ne sommes ni Cambodgiens, ni Irakiens, nous sommes Haïtiens, des soldats d’Haïti. Nous jeter dehors ? Où irions-nous ? En République Dominicaine ? En Cambodge ? En Israël ? Nous sommes dans notre pays et personne ne peut nous jeter dehors, qu’importe son titre », martèle Lafalaise, ancien des Fad’h.
A plusieurs reprises, l’exécutif, à travers le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, a demandé à ces hommes armés de quitter les espaces (publics et privés) [qui seraient au nombre de 15 sur toute l’étendue du territoire national, selon les informations disponibles] qu’ils occupent.
Dans une note rendue publique le 23 avril, le ministère de l’intérieur appelle les anciens militaires à se rendre, avec "leurs cartes" dès le mercredi 25 avril 2012 au local de l’école de la magistrature (à l’est de Port-au-Prince), pour recevoir leurs indemnités (au cas où ils n’auraient pas encore reçu ces indemnités).
A Lamentin, six mille (6,000) hommes, dont beaucoup sont trop jeunes pour avoir réellement appartenu aux anciennes forces armées, camperaient sur cette ancienne installation militaire.
Pour l’instant, Jean Fednel Lafalaise a, lui, une explication sur l’absence de décision de l’exécutif concernant ces hommes armés de Lamentin.
« Vous avez vu ces visages jeunes ici ? Cette jeunesse est là pour assurer la relève », déclare Lafalaise.
« J’ai 28 ans dans l’armée, j’ai 46 ans…Mon service est presque terminé au sein de l’armée. Il faut une relève… Ces jeunes reçoivent une formation depuis à peu près deux ans. Donc, ce sont des militaires », argue Lafalaise.
Lafalaise se montre toutefois peu convaincant sur l’origine des uniformes (neufs), des munitions et armes automatiques, ainsi que sur la source de financement de ces hommes présents dans plusieurs villes du pays.
Ces hommes armés, qu’il qualifie de « militaires », assureraient eux-mêmes leur subsistance en cotisant, tandis que les armes et uniformes appartiendraient aux anciens militaires démobilisés, tente de justifier Lafalaise.
Depuis plusieurs mois, ces hommes armés multiplient les apparitions fracassantes, dont la plus récente a semé la panique à la chambre des députés au parlement et conduit à l‘interruption d’une séance le mercredi 18 avril 2012.
« Haïti est le seul pays, où les députés appellent des agents de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) à tirer sur les Haïtiens qui n’ont qu’un seul objectif : travailler pour instaurer un climat de sécurité dans le pays », réagit Lafalaise.
L’administration politique de Martelly, qui aura une année au pouvoir le 14 mai 2012, s’est toujours montrée favorable au rétablissement de l’armée, alors que les bailleurs de fonds d’Haïti, à l’image des États-Unis d’Amérique, sont plus réticents.
Institution symbolique pour le rôle joué notamment dans la lutte pour la conquête de l’indépendance nationale, le 1er janvier 1804, l’armée s’est disqualifiée aux yeux de la population, particulièrement durant la période du coup d’ État sanglant de septembre 1991 à octobre 1994, suite à son histoire entachée de nombreuses violations des droits de la personne. [jep kft rc apr 24/04/2012 12:04]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12752

L'électricité a été arrêtée à 600 mètres de l'école communautaire de Demontreuil

mercredi 25.04.2012, 05:02 - La Voix du Nord Une page va se tourner : lors de l'assemblée de Timoun d'Haïti, Michel Debarge, président-fondateur, a annoncé qu'il entamait son dernier mandat de trois ans, pour un bail total de vingt ans. Trois années qu'il compte mettre à profit pour mener à bien plusieurs projets en Haïti : électrification de l'école et mise en place d'un centre de formation professionnelle.
PAR FRANCK BAZIN
villeneuvedascq@hotmail.com REPRO « LA VOIX »
Michel Debarge, président fondateur, est rentré d'Haïti voici quelques jours, à temps pour l'assemblée générale. Un retour un peu mouvementé qui s'est achevé en service de cardiologie. C'est peut-être un des éléments qui l'a conduit à annoncer aux membres de l'association qu'il gardait la présidence pour un tout dernier mandat de trois ans. En 2015, après 20 ans de présidence, il passera le flambeau. Il aura 75 ans.
Sans surprise, personne n'a manifesté son intention de prendre la succession. Il faut dire que l'activisme du président peut faire peur : « J'ai bien expliqué que mon successeur ne serait pas obligé d'aller en Haïti. » En tout cas pas aussi souvent qu'il ne le fait, à ses frais : une fois au printemps, une fois en automne pour s'assurer que l'argent envoyé est bien utilisé.
Dans le village de Demontreuil, à deux heures et demie de route de Port-au-Prince, l'association villeneuvoise a construit et assure le fonctionnement de trois classes de maternelle, six classes de primaires et un restaurant scolaire pour les 400 enfants. À Port-au-Prince, dans le quartier du Canapé-Vert, Timoun d'Haïti a fait construire trois classes de maternelle et un centre de santé.
Toutes ces actions représentent un budget annuel de près de 65 000 euros, subventions, dons et autofinancement.
Aller sur place permet de se rendre compte des difficultés qui ne vont guère en s'arrangeant : « La MINUSTAH (mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti) a amené l'électricité sur la route en bas du village de Demontreuil. Ils ont aussi posé une ligne sur le chemin qui mène à l'école... et se sont arrêtés à 600 mètres. » Le président est à la recherche de 10 000 E pour réussir le raccordement, si possible avant septembre, pour l'inauguration des bâtiments.
Après toutes ces années d'effort, l'ensemble est terminé (il ne manque qu'un coup de peinture) et fonctionne : « L'été dernier, nous avons proposé un camp pour les enfants. Il y avait de 30 à 40 enfants et nous avons doublé le nombre d'inscriptions à la rentrée de la maternelle ! » Mais Michel Debarge voit plus loin. Il avait imaginé la création d'un collège mais l'association ne pourrait pas rémunérer les professeurs. Alors, petit à petit, l'idée d'un centre de formation professionnelle se fait jour. Si vous avez envie d'aider, vous êtes les bienvenus. •
Timoun d'Haïti, 136, rue du Printemps à Villeneuve-d'Ascq, 03 20 916 295, http://timounhaiti.org/.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Villeneuve_d_Ascq/actualite/Secteur_Villeneuve_d_Ascq/2012/04/25/article_l-electricite-a-ete-arretee-a-600-metres.shtml



Haïti: les aspirants soldats refusent de quitter les casernes militaires

Publié par Associated Press le mardi 24 avril 2012 à 18h34.
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Les hommes armés qui réclament la restauration de l'armée haïtienne refusent de se disperser et de quitter les anciennes bases militaires qu'ils occupent, ont déclaré les leaders du groupe mardi, malgré les demandes répétées du gouvernement en ce sens.
Lors d'une conférence de presse dans une ex-caserne militaire en périphérie de la capitale haïtienne, plusieurs vétérans de l'armée démantelée en 1995 ont déclaré que les autorités haïtiennes n'avaient pas respecté leur promesse de les mettre à la barre d'une force intérimaire jusqu'à ce que l'armée soit officiellement rétablie.
«Nous avons décidé de ne pas céder», a dit l'ancien sergent Larose Aubin, accompagné d'un groupe hétéroclite d'anciens soldats et de jeunes recrues. «Nous n'allons pas continuer à faire des conférences de presse.»
Larose Aubin et d'autres anciens officiers de l'armée haïtienne ont commencé à recruter des hommes et quelques femmes il y a un an dans l'espoir que l'armée soit rétablie. Le président Michel Martelly a alimenté leurs espoirs en affirmant pendant sa campagne, puis dans ses fonctions présidentielles, qu'il avait l'intention de restaurer l'armée en Haïti, une promesse qui s'est butée à l'opposition des ambassades occidentales.
Le gouvernement haïtien a plusieurs fois ordonné aux anciens soldats et à leur partisans, qui seraient environ 3500, de quitter les bases où ils se sont installés il y a plusieurs mois, mais les autorités n'ont entrepris aucune action concrète pour les déloger. Depuis, les aspirants soldats circulent dans le pays à bord de camionnettes et transportent des armes, comme s'ils étaient en patrouille officielle.
La semaine dernière, une cinquantaine d'hommes en tenue de camouflage, certains armés, ont interrompu une session législative du Parlement pour discuter avec les élus des projets du gouvernement au sujet de la restauration de l'armée.
Leur présence inquiète de plus en plus les diplomates occidentaux, qui associent ces hommes armés à des «éléments paramilitaires».
L'émissaire des Nations unies en Haïti, Mariano Fernandez, a qualifié l'incident au Parlement d'«acte d'intimidation inacceptable».
Le chef de la police haïtienne, Mario Andrésol, a déclaré lundi à la radio que le pays n'avait qu'une force de sécurité publique, soit la police nationale, en plus de la mission de maintien de la paix de l'ONU.
Mardi, les chefs des aspirants soldats ont déclaré avoir rencontré de hauts responsables qui ont accepté de les nommer au haut commandement d'une force intérimaire jusqu'à ce que le gouvernement restaure officiellement l'armée par décret.
Ils ont aussi dit qu'ils attendaient une réponse des autorités haïtiennes d'ici 72 heures, mais qu'ils avaient plutôt entendu à la radio que le gouvernement leur ordonnait de quitter les bases militaires.
«Nous leur disons que l'armée doit revenir», a déclaré l'ex-sergent Aubin. «La liberté ou la mort. Nous serons victorieux, peu importe ce qui arrivera.»
Joint par téléphone, le ministre haïtien de la Justice, Michel Brunache, a refusé de commenter la situation.
http://www.985fm.ca/international/nouvelles/haiti-les-aspirants-soldats-refusent-de-quitter-l-140227.html