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dimanche 17 mai 2009

Les camionneurs dominicains pourraient empêcher le transport de produit depuis Haïti

Auteur: Adriana Peguero - 5/17/2009
Santo Domingo. Le président de la Fédération Nationale de Transport Dominicain (FENATRADO) a signalé hier que si les camionneurs haïtiens continuent à leur empêcher de transporter des produits vers leur pays, à partir de ce lundi eux non plus pourront entrer en République dominicaine.
Ils ont jusqu’à aujourd’hui dimanche pour penser et analyser la situation » Nous allons fermer les 4 frontières et nous n’allons pas laisser rentrer les haïtien ici, mais nous non plus nous n’entrerons pas là-bas.
Il a signalé qu’en dernier recours, ils sont disposés à transporter les cargaisons jsuqu’à la frontière pour que les transporteurs haïtiens puissent s’occuper de les emmener à leur destination finale, mais ceci aura une répercussion négative sur le prix des produits à cause des frais doublés du transport.
Il a informé qu’à partir de ce lundi, ils procèderont à bloquer la frontière du côté de Dajabon, Elias Piña, Pedernales et Jimani et vers Haïti ne passera ni de l’eau. Le syndicalise a considéré que les autorités haïtiennes n’appuyaient pas les actions d’un groupe de camionneurs de leur pays, il n’y aurait pas de problème avec le transport des cargaisons venant de la République Dominicaine.
Négociations
« Vendredi dernier nous nous sommes réunis les autorités dominicaines, haïtiennes et leurs camionneurs, mais ceux-ci n’ont voulu aucun type d’arrangement en dehors de leur laisser les cargaisons à la frontière ou de leur permettre de rentrer les chercher en territoire dominicain » a rapporté Peralta.
Il a signalé que celui qui doit transporter la cargaison c’est le pays producteur et comme exemple il cite le cas des Etats Unis et du Mexique, ou celui qui a la responsabilité de transporter les produits est le pays qui génère ces produits-là. « Cependant nous autres, nous permettons que les haïtiens viennent s’approvisionner sans restrictions mais maintenant ils veulent que nous leur remettions les cargaisons à partir des ports »
Il a signalé que FENATRADO transporte vers Haïti, des barres de fer, du ciment, du riz, des haricots, des conserves, des légumes, de l’engrais, des comestibles et en plus les aides alimentaires qui arrivent d’autres nations et qui sont débarquées sur des ports dominicains.
Peralta a tracé le plan de fermeture de la frontière durant une réunion réalisée avec les camionneurs de Dajabon
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=101416

Assassinat d’un inspecteur de police : Aucune arrestation 24 heures après

Assassinat d’un inspecteur de police : Aucune arrestation 24 heures après

Un certain « Pap Padap », récemment libéré de prison et réputé dangereux, suspect numéro un dans la disparition d’Accelesse Laîné

La Police Nationale recherchait activement vendredi les auteurs de l’assassinat de l’inspecteur principal Accelesse Laîné, 53 ans, tué dans un guet-apens jeudi soir dans le quartier de Martissant (banlieue sud de Port-au-Prince).

Selon le porte-parole a.i de la PNH, Gary Desrosier, l’enquête diligentée sur ce meurtre devrait déboucher rapidement sur des résultats concrets.

Différentes unités de la police avaient lancé, peu après l’incident, une opération en vue de capturer un dangereux repris de justice connu sous le sobriquet de « Pap Padap ». Il est considéré comme le principal suspect dans ce nouveau crime qui endeuille l’institution policière.

Gary Desrosier a tenté de rassurer la population de Martissant, un bidonville confronté à un retour en force des gangs, en réaffirmant la détermination des forces de l’ordre à traquer les bandits où qu’ils soient.

Membre de la troisième promotion de la PNH, Accelesse Laîné, un ancien militaire, a rendu l’âme à l’hôpital du Canapé-Vert après avoir été atteint de deux balles au thorax. Un autre policier a été blessé légèrement. Les deux hommes participaient à une patrouille de routine à Cité l’Eternel, à l’entrée de Martissant 2A.

L’inspecteur Laîné s’était taillé la réputation d’être un adversaire redoutable des leaders de certaines bandes criminelles qu’il avait pourchassés à la suite d’une offensive anti-gang conjointe de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), en 2006 et 2007.

Très inquiets, des riverains confirment que les réseaux de malfaiteurs, qui se livraient avant à des activités délictueuses de toutes sortes, ont repris du service à Martissant depuis plusieurs semaines déjà.

Si certains affirment avoir été victimes de ses « abus de pouvoir », en revanche l’opinion publique n’oubliera pas de si tôt que l’inspecteur Accelesse Laîné avait, dans un acte rempli d’altruisme, sauvé la vie à un homme, Fragé Martial qui, las de ses déboires sentimentaux, avait tenté de se suicider de façon spectaculaire devant le Palais National (siège de la Présidence). C’était le 19 janvier 2009, très tôt dans la matinée. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5906

Funérailles émouvantes de Carlo Mérilus, le supplicié de Santo Domingo

Funérailles émouvantes de Carlo Mérilus, le supplicié de Santo Domingo
Sa famille s’en prend au gouvernement qu’elle accuse de lui réserver un traitement dégradant
samedi 16 mai 2009, Radio Kiskeya

Les funérailles de Carlo Mérilus, l’ouvrier haïtien de 20 ans sauvagement décapité le 2 mai dernier à Santo Domingo, ont été chantées samedi à Verrettes (Artibonite, nord) en présence notamment de membres de sa famille et d’amis émus aux larmes, mais aussi très remontés contre le gouvernement.
Deux hauts cadres du ministère des affaires, des représentants du Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés (GARR), de la Plateforme haïtienne des organisations de défense des droits humains (POHDH) et l’ex-consul haïtien en République Dominicaine, Edwin Paraison, dirigeant de la Fondation Zile assistaient également à ces obsèques organisées dans une église catholique de la deuxième section communale de Verrettes.
Dans son oraison funèbre, Saint-Alès Mérilus, frère aîné du supplicié, a reproché aux autorités de faire peu de cas de sa famille à qui une pitance de 50.000 gourdes a été remise pour la cérémonie funèbre. Appelant de ses vœux l’Exécutif à se ressaisir, il a souhaité qu’il vienne en aide à la famille Mérilus qui vit sans le sou tout réclamant justice pour Carlo.
Pour sa part, le responsable du Conseil d’administration communale (CASEC) de la localité, Roberson Normil, a déploré l’absence de représentants directs du gouvernement et souligné la nécessité de limiter le flux migratoire vers la République Dominicaine à travers des opportunités économiques dont pourraient bénéficier tous les haïtiens.
La décapitation à coups de hache devant une foule en délire de Carlo Mérilus, le 2 mai dernier dans un quartier populaire de Santo Domingo- à la suite de l’assassinat de son patron dominicain- avait provoqué une vague d’indignation en Haïti et jeté un coup de froid sur les relations entre haïtiens et dominicains. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5907

HAITI - REPUBLIQUE DOMINICAINE LETTRE OUVERTE AUX PRÉSIDENTS RENÉ PRÉVAL ET LEONEL FERNANDEZ.

HAITI - REPUBLIQUE DOMINICAINE LETTRE OUVERTE AUX PRÉSIDENTS RENÉ PRÉVAL ET LEONEL FERNANDEZ.

Une prise de position du cinéaste et ex-ministre Raoul Peck après l’exécution sauvage de l’haïtien Carlo Mérilus à Santo Domingo

LE MONSTRE

À la fin, nous nous souviendrons non des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis. Martin Luther King Jr.

Carlos Nerilus, un ressortissant haïtien, vivant en République a été décapité à la hache le 2 mai dernier en pleine rue dans le quartier populaire de Herrera par un individu du nom de Rusbert de Leon Lara, en présence d’une foule, comprenant enfants et adolescents, venue assister au crime prémédité.

Cet acte qui se situe bien évidemment dans la continuité de tous les autres crimes restés sans sanctions légales et encore moins de sanction morale, démontre une fois de plus la détérioration des rapports humains en République Dominicaine, ainsi qu’entre les deux États. Non, Monsieur le Président René Préval, ce crime n’est pas un « règlement de compte entre particuliers », ni une simple « affaire civile ». Non, Monsieur Fernandez, ce crime n’est pas un « incident entre individus ».

Vous ne pouvez ignorer tous les deux la portée symbolique de cet acte public, « chaleureusement applaudi ». Si l’un et l’autre vous refusez de reconnaître le monstre qui montre ses crocs, vous niez vous-mêmes aux deux pays que vous représentez au plus haut niveau, leur place et leur dignité. L’un comme l’autre n’avez le droit de vous taire.

L’un comme l’autre vous ne pouvez passer aux affaires courantes, sans sanctionner cet événement d’un AUTRE acte symbolique fort. Des deux côtés de cette frontière douloureuse, les gens ne se sont pas trompés. Le silence des uns et la colère des autres en disent long. RIEN ne sera comme avant. Une étape mentale a été franchie. Cet acte n’est pas un aboutissement, c’est un ballon d’essai. Marquez cette date messieurs les Présidents.

Ni l’un ni l’autre n’avez le droit de trouver de circonstance atténuante à ce geste dont nous sommes tous collectivement responsables. C’est cette responsabilité collective que vous ne voulez pas endosser. Cette responsabilité d’homme tout court. Les stratégies de consolidation de pouvoir, le clientélisme, la langue de bois électoraliste, l’insensibilité, voire le cynisme légaliste, sont inacceptables dans un tel contexte. Dans 5 ans, 10 ans 50 ans, comme Trujillo, Balaguer, Duvalier, Cedras, Namphy et les autres avant vous, l’histoire se rappellera que vous vous êtes tus.

Comme les complices silencieux, les témoins aveugles, les opportunistes politiques qui jalonnent l’histoire de nos deux peuples, on se rappellera votre silence retentissant. On se rappellera surtout que ces gestes de barbarie sont restés SANS conséquences. Ayons le courage politique d’aller au-delà des positions diplomatiques de circonstance !

La justice dominicaine devra bien sûr faire son travail, c’est la condition sine qua non même de toute discussion future.

La communauté haïtienne en République Dominicaine n’est pas seule ! Non seulement elle n’est pas seule, mais elle est nombreuse. Un jour, elle aussi demandera des comptes. Les petits Rusbert de Leon Lara n’y changeront rien. Je suis fier de mes compatriotes qui résistent à la bête immonde, travaillent, étudient, construisent en République Dominicaine, pour s’offrir une vie que leur propre pays ne pouvait leur offrir. Même si de manière perverse, ils sont parfois obligés de nier leur héritage encombrant.

Je suis avec vous tous de tout cœur. Nous avons une grande nation, une nation malade, mais une nation qui a payé très cher le prix de sa liberté, de sa culture, de son autonomie politique. Et cette nation c’est la nôtre, on n’en a pas de rechange. De même nous sommes des voisins condamnés à vivre ENSEMBLE et non l’un contre l’autre.

En République Dominicaine, pour un Haïtien, crimes à répétition, arrestations et rapatriements forcés sont monnaie courante. De janvier à avril 2009, au moins 17 cas de ressortissants haïtiens assassinés ont été répertoriés. Les pires dérives sont possibles. La barbarie, une fois tolérée, ne connaît pas de limite. C’est aussi parce que la République Dominicaine n’a jamais été mise au banc des nations pour les massacres de Trujillo, qu’aujourd’hui, certains exaltés se sentent légitimés pour commettre les pires excès.

Ceci est définitivement le signe de plus grandes dérives à venir. Monsieur Fernandez, Monsieur Préval, agissez. Montrez de la grandeur. Trouvez, au moins sur ce point, votre place – votre bonne place - dans l’histoire de cette île ! Donnez l’exemple, soyez des hommes debout. Ne soyez pas avec les monstres.

Raoul Peck Ancien Ministre de la Culture de la République d’Haïti Port-au-Prince 15 Mai 2009

N.B Texte acheminé à la rédaction de Radio Kiskeya le jour même.

Haïti bénéficiera d'un soutien alimentaire de l'UE

L'Europe demeure fermement engagées aux côtés de plusieurs pays pauvres, dont Haïti pour les aider à améliorer leur production agricole. En effet, aux termes d'un accord avec la FAO, l'UE vient d'accorder aux agriculteurs d'Afghanistan, Centre Afrique, Congo, Liberia, Guinée, Haïti, Pakistan, Siera Leonne, Zimbabwe, un don de 106 millions d'euros (144 millions de dollars) qualifié d'historique par la FAO.

L'accord, paraphé vendredi à Bruxelles, prévoit un paquet d'assistance technique à 10 pays d'Afrique, d'Asie et des Caraïbes qui ont été les plus touchés par la flambée des prix alimentaires mondiale en 2007 et 2008. Cette assistance vise à renverser la tendance vers une aggravation de la sécurité alimentaire de ces pays, celle-ci étant susceptible de se détériorer encore davantage cette année, car les pays en développement ont été rejoints par la crise économique et financière mondiale.

"C'est le plus grand accord jamais passé entre la CE et la FAO", a déclaré M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO. "Nous sommes très heureux qu'en ces temps troublés, l'Europe montre un engagement sans faille à la cause d'environ un milliard de personnes qui vont se coucher le ventre vide tous les soirs."

A la fin du mois de mars l'Union Européenne avait annoncé le déblocage de 15. 9 millions d'euros en faveur d'Haïti.

L'aide devra permettre aux États bénéficiaires de se procurer des semences, de l'engrais et même d'avoir accès aux services de vétérinaires dans le cadre du processus de relance de la production agricole haïtienne.

LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15215