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jeudi 25 mars 2010

Plus on sourit, plus longtemps on vit

Agence France-Presse ; Washington
Plus on sourit, plus longtemps on vit, affirment des chercheurs américains ayant étudié 230 photographies de joueurs de la ligue américaine de base-ball prises en 1952 et dont les conclusions sont publiées cette semaine dans la revue Psychological Science.
En fonction de leurs expressions sur les clichés, les sportifs ont été rangés dans trois catégories: «aucun sourire», pour les impassibles; «sourire partiel», pour ceux qui contractaient seulement les zygomatiques autour de la bouche, «grand sourire», pour ceux qui souriaient à pleine bouche, plissant les yeux et les joues.
Les chercheurs de l'université Wayne State ont ainsi constaté que les joueurs de la première catégorie étaient décédés en moyenne à 72,9 ans, ceux de la deuxième catégorie à 75 ans et les plus souriants à 79,9 ans.
«Les résultats de cette étude sont en accord avec les autres recherches démontrant que les émotions entretiennent une relation positive avec la santé mentale, la forme physique et la longévité», est-il écrit dans l'article.
«De plus en plus de recherches montrent que les émotions de base, comme le bonheur ou la tristesse, génèrent des réactions qui influencent le bien-être physique ou mental et la longévité», poursuivent les scientifiques.
http://www.cyberpresse.ca/sciences/201003/24/01-4263941-plus-on-sourit-plus-longtemps-on-vit.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_article_ECRAN1POS2

Les Marines quittent Haïti

Quelque 2200 Marines américains venus participer aux opérations humanitaires en Haïti après le séisme meurtrier du 12 janvier vont quitter le pays mercredi, réduisant à 3300 le nombre de soldats américains déployés dans le pays, a-t-on appris de source militaire. Le navire-amphibie Bataan du corps des Marines, arrivé le 18 janvier, «a terminé sa mission d'aide humanitaire et partira d'Haïti aujourd'hui», selon un communiqué du commandement américain chargé des opérations militaires dans la zone (Southcom).
Ce départ a été décidé «alors que les efforts humanitaires dans la nation caribéenne sont passés d'activités urgentes de sauvetage à une reconstruction à long terme», souligne le communiqué.

Il reste désormais environ 3300 soldats américains sur place, a précisé à l'AFP un porte-parole de Southcom, Jose Ruiz.

Au plus fort des opérations internationales d'aide humanitaire déclenchées dans le pays après le tremblement de terre qui a fait plus de 220 000 morts, plus de 20 000 soldats américains étaient en Haïti.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/24/01-4263942-les-marines-quittent-haiti.php

Haïti: Obama demande au Congrès de débloquer 2,8 milliards Agence France-Presse

Le président américain Barack Obama a demandé mercredi au Congrès d'approuver formellement les 2,8 milliards de dollars d'aide que les États-Unis ont décidé d'engager en Haïti après le séisme dévastateur du 12 janvier dernier. «Cette demande répond aux besoins essentiels et urgents», a écrit le président dans une lettre adressée à la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.
Les États-Unis ont enregistré un déficit record en février dernier: 220 909 milliards de dollars, malgré des revenus en hausse. Le gouvernement américain enregistrait ainsi son 17e mois consécutif dans le rouge.

Dans la foulée de la catastrophe qui a fait au moins 220 000 morts, Washington a engagé des moyens considérables, envoyant jusqu'à 20 000 GI's, ainsi que des centaines de sauveteurs.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/24/01-4263968-haiti-obama-demande-au-congres-de-debloquer-28-milliards.php

Haïti: le parrainage connaît des ratés, dit le PQ

Publié le 24 mars 2010 à 07h47 Mis à jour le 24 mars 2010 à 07h52


(QUÉBEC) Le programme de parrainage humanitaire lancé par le gouvernement Charest à la suite du séisme à Haïti connaît des ratés, accuse le Parti québécois. La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, dit respecter ses engagements et reproche à Ottawa d'être responsable de certaines «difficultés» dans le traitement des dossiers.
Annoncé le 3 février, le programme québécois est entré en vigueur deux semaines plus tard. Il élargit la notion de proches admissibles à la réunification familiale. Il prévoit que des Haïtiens qui habitent au Québec peuvent faire venir ici non seulement leurs parents et leurs enfants mineurs, mais également leurs enfants majeurs, leurs frères et soeurs accompagnés de leurs conjoints et de leurs enfants.
De façon exceptionnelle, le programme permet également aux Haïtiens qui veulent parrainer des proches de faire appel à un cosignataire pour s'en porter garants. La mesure prend fin le 31 décembre, et le plafond est fixé à 3000 personnes.
«Alors que les conditions de vie en Haïti sont toujours extrêmement précaires, on constate deux mois après les événements que, finalement, il n'y a à peu près pas de visas qui ont été émis à des Haïtiens en détresse qui souhaitent retrouver les membres de leur famille au Québec», a affirmé Benoît Charrette lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, hier. Selon lui, les critères du programme québécois sont trop sévères et complexes, alors que la situation est «urgente».
«Le gouvernement du Québec, tout ce qu'il a fait véritablement, c'est qu'il a élargi la notion de famille, mais il n'a nullement facilité la qualification du répondant pour faire une demande de visa ou de résidence» puisque «aucun arrimage» n'a été fait avec le fédéral, a ajouté le député de Deux-Montagnes en conférence de presse.
En Chambre, Yolande James a rétorqué que le gouvernement «respecte pleinement» ce qu'il s'est engagé à faire. Selon son cabinet, le Ministère a reçu 400 demandes concernant le parrainage de 900 personnes, qu'il analyse toujours.
Lors de l'annonce du 3 janvier, Yolande James s'était également engagée à faire pression sur son homologue fédéral, Jason Kenney, afin d'accélérer le traitement de certains dossiers. C'est que, avant la création du programme québécois, 1500 Haïtiens avaient déjà obtenu un certificat de sélection du Québec et attendaient un visa d'Ottawa pour venir au pays. Le fédéral n'a accordé que quelques visas jusqu'à maintenant, a déploré Benoît Charrette.
Lors de sa conférence de presse, il était accompagné d'Eline Occessite, une Haïtienne qui cherche à faire venir ici ses deux enfants. Ottawa refuse de leur donner un visa, bien que Québec ait déjà délivré les certificats de sélection nécessaires.
«Mes enfants sont encore en Haïti sous une tente, dans la rue, sous la garde d'une amie, a-t-elle affirmé. Ils sont en difficulté. Ma fille va avoir 14 ans le 15 avril. Elle peut être victime de tout, de viol, par des bandits qui sont en Haïti, parce que tout le monde sait que les prisonniers sont partout dans les rues. Il y a plein de bandits partout, et c'est ce qui est inquiétant.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/24/01-4263664-haiti-le-parrainage-connait-des-rates-dit-le-pq.php

Des tee-shirts pour Haïti

LE MONDE 23.03.10
Deux marques réputées de la mode ont choisi d'agir en faveur d'Haïti. Sur son site Internet, Valentino vend un tee-shirt au profit des enfants de l'île touchés par le séisme du 12 janvier. Les directeurs artistiques de la maison italienne, Maria Grazia Chiuri et Pier Paolo Piccioli, ont créé un modèle féminin en dentelle (250 €), dont le bénéfice des ventes ira à l'association Nos petits frères et soeurs, qui vient notamment en aide aux enfants handicapés ou amputés. Sont également reversés les bénéfices du livre Haiti Through the Eye of Stefano Guindani, sur les enfants haïtiens, réalisé par le photographe Guindani. L'ouvrage est disponible dans la boutique Valentino de l'avenue Montaigne, à Paris. L'américain Ralph Lauren propose, seulement pour les hommes, un polo en édition limitée pour soutenir la reconstruction d'Haïti via l'association The United Way Worldwide Disaster Found. Il n'est disponible (en blanc, bleu ou rouge, de 110 € à 135 €) que dans deux boutiques dans le monde : à Londres et à Paris.
Valentino : 17-19, avenue Montaigne, Paris-8e. Sur le Web : Valentino.com.
Polo Ralph Lauren : 2, place de la Madeleine, Paris-8e.
Véronique Lorelle
http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2010/03/23/des-tee-shirts-pour-haiti_1323312_3238.html

Haïti-Séisme : Prévenir les risques dans la deuxième ville du pays

Ronald Colbert

[AlterPresse] --- Pour aider à práparer un plan de mobilisation sur les risques sismiques et sur la prochaine saison cyclonique (du 1er juin au 30 novembre 2010), une équipe de la direction (centrale) de la protection civile (Dpc) se trouve cette semaine au Cap-Haïtien (deuxième ville du pays, à 248 km au nord de la capitale Port-au-Prince, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.
“Nous essayons de mettre en place une structure permanente de sensibilisation et faire en sorte que seulement des compétences se prononcent sur les risques de tremblement de terre et de tsunami”, fait savoir à AlterPresse Georgemain Prophète, délégué départemental et coordonnateur du comité départemental de gestion des risques et désastres.
Prophète évoque une préoccupation constante, voire de l’angoisse, chez les capoises et capois, depuis le séisme du 12 janvier 2010, autour des possibilités de secousses telluriques dans le département du Nord d’Haïti.
Des techniciens du bureau des mines et de l’énergie (Bme) ont animé, après le 12 janvier, des conférences-débats sur le danger de tremblement de terre et de tsunami.
“Il y a lieu de prendre des dispositions pour faire face à l’urgence et relancer les travaux de mitigation en cas de tremblement de terre et de tsunami, susceptibles d’être enregistrés au Cap-Haïtien entre maintenant et les 50 prochaines années”, confie Prophète.
Actuellement, les organismes départementaux, y compris de la municipalité, insistent sur une évaluation des constructions existantes, dans une perspective de disposer de structures institutionnelles ayant assez d’autorité pour faire appliquer les normes requises (qualité des matériaux utilisés, principes de pose de fondations, de piliers et autres, armatures, résistance des sols, etc.).
Il s’agira alors de démolir toutes constructions ne répondant pas aux critères établis et aussi, le cas échéant, d’entamer des opérations de déplacement de population se trouvant dans des zones vulnérables, fait remarquer le délégué départemental.
Sans négliger un appui à la mairie, il faut restructurer les cellules d’urbanisme via la branche régionale du ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc), lequel devrait mettre sur pied une branche départementale du laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (Lnbtp) chargé de définir et de faire suivre les normes.
Depuis une vingtaine d’années (remontant aux années 1990), la plupart des maisons, notamment placées en dehors du centre-ville du Cap-Haïtien, ont été construites sans aucune étude des caractéristiques du sol, en plus de l’extension d’une multitude de logements anarchiquement érigés à l’intérieur de la ville, déplore Georgemain Prophète.
Les services départementaux n’ont enregistré aucune secousse tellurique qui aurait causé l’effondrement, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 mars 2010, d’un immeuble de 4 étages au village Christophe (au sud-ouest du Cap-Haïtien), au cours duquel 4 personnes ont trouvé la mort et 3 autres ont été blessées, affirme le représentant de l’Exécutif dans le Nord d’Haïti.
Cependant, des précipitations ont lieu à intervalles de 2-3 jours, toutes les 2 semaines, depuis le mois de novembre 2009, sur Cap-Haïtien et les villes avoisinantes. En mars 2010, un front froid traversant les Caraïbes a provoqué des pluies dans le département géographique du Nord d’Haïti. [rc apr 24/03/2010 8:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9386

Un geste équivoque de Bush en Haïti fait le tour de la planète

L’ancien Président républicain aurait pris appui sur l’épaule de Bill Clinton pour "se nettoyer" après avoir échangé une poignée de main avec un sinistré rencontré dans un camp de réfugiés de Port-au-Prince
mercredi 24 mars 2010, Radio Kiskeya


Une vidéo de la visite conjointe lundi à Port-au-Prince des anciens Présidents américains George W. Bush et Bill Clinton est au cœur d’une polémique portant sur un geste qu’aurait fait le premier en "se nettoyant" avec la chemise du second après avoir serré la main d’un sinistré haïtien.
Mise en ligne sur Youtube et les sites de nombreux médias internationaux, la vidéo montre l’ex-dirigeant républicain en train de passer la main autour de l’épaule de Clinton, un geste interprété tantôt comme une tentative de se nettoyer tantôt comme une manifestation d’appréciation à l’endroit de son prédécesseur démocrate.
Les deux hommes se trouvaient alors en compagnie du Président René Préval.
Dans un survol des réactions et déchaînements de passions provoqués par ces images douteuses venues raviver des pratiques d’hygiène corporelle de M. Bush qui n’ont pas toujours été appréciées, EFE relève que la radio publique américaine NPR qualifie le geste de "subtil".
La station est allée jusqu’à estimer que si l’intention de l’ancien numéro un américain était de se nettoyer, elle pouvait être compréhensible.
George Bush visitait un campement de réfugiés au Champ de Mars (centre de Port-au-Prince) où "rester propre n’est pas facile", observe la NPR.
Moins indulgeant vis-à-vis de l’ex-Président, le site thinkprogress.org souligne que sa "phobie" des microbes l’avait souvent conduit à utiliser les vêtements des autres pour s’essuyer les mains.
A ce titre, le site rappelle une citation du livre "L’audace de l’espoir" de Barack Obama selon laquelle, lors d’une visite à la Maison Blanche alors qu’il était déjà Sénateur de l’Illinois, l’actuel Président avait vu M. Bush se faire verser une "bonne dose de désinfectant" après avoir échangé avec lui une poignée de main.
Pour sa part, The New York Magazine se demande si l’ancien leader républicain "aurait un problème quelconque à ouvrir sa main aux personnes de race noire".
Mais, le journal évacue aussitôt cette interrogation en indiquant que durant sa présidence il avait serré la main à beaucoup d’afro-américains et conclut que les mains de l’haïtien étaient probablement "sales et collantes".
Rentré aux Etats-Unis lundi soir après avoir promis de faire encore plus d’efforts en faveur d’Haïti dévastée par un séisme, le 12 janvier, George Bush -chargé par Obama de collecter avec Clinton l’aide des citoyens américains au profit des sinistrés- n’a encore livré aucun commentaire sur "l’incident" de Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6655

Fort de France : «Haïti entre dans sa période la plus difficile...»


La conférence internationale des villes et régions du monde pour Haïti qui se tient depuis ce matin à Fort de France en Martinique réunie près de 200 participants de 30 pays du monde. C'est l'une des quatre réunions préparatoires, avant le sommet di 31 mars et la seule organisée par la France. Cette réunion porte sur la coopération directe que peuvent entretenir les collectivités locales du monde entier avec celles d'Haïti.

Lors de l'ouverture, Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-Mer a déclaré «Cette conférence doit être un formidable élan pour répondre sur le moyen et le long terme aux besoins déterminés par les Haïtiens eux-mêmes». 

Le secrétaire d'Etat à la Coopération et de la Francophonie, Alain Joyandet estime «Haïti a rendez-vous avec le monde dans moins d'une semaine» il appartiendra aux élus locaux d'être «les racines profondes et nombreuses de la reconstruction du pays».

Une délégation haïtienne, composée de 35 maires, est venue avec des propositions concrètes pour faire avancer l'idée de la décentralisation, dans un pays où le pouvoir central est toujours largement prédominant, comme l'a souligné la maire de Pétion-Ville Claire Lydie Parent «Mais la reconstruction d'Haïti, si elle est d'abord l'affaire des haïtiens, ne pourra se faire sans la coopération durable de la communauté internationale», a-t-elle ajouté.

Jean-Yves Jason, Le maire de Port-au-Prince, dont la ville a été dévastée à plus de 70% abonde dans ce sens «On ne peut plus se permettre d'aborder le problème de la reconstruction d'Haïti sans évoquer le problème de la centralisation, cet autre pays auquel nous aspirons aujourd'hui, ne sera possible qu'en synergie entre les élus locaux, le gouvernement central et les élus du monde en général».

Le maire américain de la Nouvelle Orléans, qui a connu une catastrophe d'envergure en 2005 lors du passage du cyclone Katrina, estime qu'Haïti «entre dans sa période la plus difficile, entre la gestion immédiate de la catastrophe et la mise en œuvre des actions pour un redressement complet ». S'adressant aux élus haïtiens il leur a dit «Vous devrez avoir un plan, une vision et devrez être ouvert à la possibilité de changement. Vous devrez faire des choses jamais faites auparavant. Si vous envoyez cet appel au reste du monde, la communauté internationale va vous aider et vous serez la perle des Caraïbes que vous rêvez d'être».

N / Radio Métropole Haïti

Frankétienne, "Artiste de l’UNESCO pour la paix"

Honoré mercredi à Paris par la directrice générale Irina Bokova, l’immense artiste haïtien apportera pendant deux ans un soutien actif à la politique de l’UNESCO dans le domaine du livre et de la diversité linguistique mercredi 24 mars 2010,Radio Kiskeya
La directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a nommé mercredi à Paris le célèbre écrivain haïtien Frankétienne Artiste de l’UNESCO pour la paix, lors d’une cérémonie organisée en marge du forum d’une journée « Reconstituer le tissu social, culturel et intellectuel d’Haïti » qui s’est déroulé au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture.
Dans un communiqué, l’institution affirme avoir attribué ce titre à Frankétienne en reconnaissance « de son apport à la littérature francophone, de son engagement pour la sauvegarde et la défense de la culture haïtienne et de sa contribution à la promotion des idéaux de l’Organisation ».
Nommé pour deux ans, le récipiendaire aura, durant cette période, à soutenir les programmes de l’UNESCO dans le domaine de la promotion du livre et de la diversité linguistique.
Créateur pluridimensionnel alliant ses talents d’écrivain, de comédien et de peintre, à 73 ans, Frankétienne compte à son actif une importante bibliographie avec une quarantaine de titres écrits en français et en créole.
D’Ultravocal (1972) à Melovivi ou le piège (2010) en passant par Dezafi (1975), Pèlen Tèt ou encore l’Oiseau Schizophone, il a effectué un parcours littéraire atypique marqué par une puissance de création étourdissante et récompensé par de nombreux prix et distinctions tant en Haïti qu’à l’étranger.
Frannkétienne a profité de son passage à l’UNESCO pour faire la toute première représentation de Melovivi ou le piège, sa dernière œuvre dramatique.
Le communiqué de l’UNESCO rappelle que le titre Artiste pour la paix est décerné à "des personnalités qui mettent leur influence, charisme et réputation au service du message de l’UNESCO". Figuraient déjà dans cette catégorie, le saxophoniste camerounais Manu Dibango, la créatrice de mode bangladeshi Bibi Russell, le musicien brésilien Gilberto Gil, l’actrice et chanteuse portugaise Maria de Medeiros ou encore l’écrivain américain Scott Momaday.
Quant au forum de l’UNESCO sur la reconstruction du tissu social, culturel et intellectuel d’Haïti qui s’est tenu également mercredi à Paris, il réunissait notamment la ministre de la culture, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, Frankétienne, le cinéaste haïtien de renommée internationale Raoul Peck, le recteur de l’Université Quisqueya, Jacky Lumarque, le Prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka, l’ancien Premier ministre togolais et ex-secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine, Edem Kodjo. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6656

Mort de Wilson Bigaud, l’un des derniers géants de la peinture haïtienne

Le créateur, qui jouissait d’une cote internationale élevée, laisse derrière lui une oeuvre monumentale
mardi 23 mars 2010, Radio Kiskeya
Le célèbre artiste Wilson Bigaud, 85 ans, l’un des maîtres de la peinture haïtienne, est décédé des suites d’un malaise lundi aux premières heures dans sa résidence de Vialet, une section communale de Petit-Goâve (68 km au sud-ouest de Port-au-Prince), a appris Radio Kiskeya auprès de la famille du disparu.
Opéré des yeux et souffrant d’hémorroïdes, Bigaud avait du cesser de peindre depuis l’été dernier, a confié son fils Bichara dans les bras duquel il s’est éteint.
Auteur d’une œuvre colossale dispersée aux quatre coins de la planète, le créateur était dans la fleur de l’âge et à peine remis d’une maladie l’ayant mentalement affecté lorsqu’il avait définitivement abandonné son Port-au-Prince natal pour s’installer à Petit-Goâve.
Dans la tranquille localité de Vialet, il a passé les 55 dernières années de sa vie.
Wilson Bigaud était l’un des derniers survivants de l’exaltante expérience de création artistique du Centre d’Art, fondé en 1944 par l’américain Dewitt Peters, principal artisan de la formation et de l’émergence des premiers grands plasticiens haïtiens.
Coloriste et dessinateur de grand talent, Bigaud avait usé de sa touche unique et d’un vrai sens de l’observation pour devenir au fil du temps le peintre du quotidien de la vie provinciale prise dans ses divers contours et déclinaisons.
Porteurs d’une charge de psychologie sociale et d’une simplicité maintes fois renouvelée, les personnages des toiles du disparu sont, à travers leurs yeux globuleux, leurs costumes originaux et l’élégance des gestes, l’archétype d’une civilisation et l’expression d’une esthétique identitaire.
Un foisonnemment de mouvements et d’images qui donne sa densité à une forme de vie communautaire aujourd’hui en voie de disparition.
Le nom de Wilson Bigaud restera pour toujours intimement associé à la cathédrale de Sainte-Trinité, à Port-au-Prince. Avec d’illustres contemporains comme Castera Bazile et Rigaud Benoît, il réalisa, en effet, les célèbres fresques murales de l’église anglicane détruite par le séisme du 12 janvier dernier.
Avec le départ de l’artiste, la peinture haïtienne perd l’un de ses plus grands représentants alors qu’elle était déjà orpheline d’autres grosses pointures internationalement connues. André Pierre, Gesner Armand, Néhémy Jean, Louisiane St-Fleurant et Alix Roy (victime du tremblement de terre) sont notamment décédés ces dernières années.
La date des funérailles de Wilson Bigaud doit être annoncée ultérieurement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6652

Franckétienne désigné «Artiste de L'UNESCO pour la Paix »

L'écrivain, poète, dramaturge, romancier et peintre, Franckétienne a été officiellement désigné ce mercredi, «Artiste de l'UNESCO pour la Paix».
Cette distinction lui a été remise par la Directrice générale de l'UNESCO, Mme Irina Bokova lors d'un Forum de l'organisation sur Haïti qui a eu lieu ce 24 mars à Paris.
Selon un communiqué publié par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) Frankétienne a été nommé en reconnaissance « de son apport à la littérature francophone, de son engagement pour la sauvegarde et la défense de la culture haïtienne et de sa contribution à la promotion des idéaux de l'Organisation.
Frankétienne qui a déjà publié plus quarantaine d'ouvrages aura à occuper ce poste durant les deux prochaines années. Il devra mettre son influence, son charisme et sa réputation au service de l'UNESCO.
De nombreuses personnalités importantes ont déjà occupé cette fonction. On peut citer le musicien brésilien Gilberto Gil et l'écrivain américain Scott Momaday.
Écoutez les reportages de Nancy Roc sur Radio Métropole ( http://unesco24mars.metropolehaiti.com

EJ / Radio Métropole Haïti

Haïti étudie la proposition sénégalaise

Des émissaires haïtiens devraient se rendre très prochainement au Sénégal dans le but d'étudier, avec les autorités de ce pays, la meilleure manière de mettre en œuvre l'idée du président Abdoulaye Wade d'accueillir les Haïtiens désireux de s'établir en Afrique.
L'annonce a été faite par le chef du gouvernement haïtien Jean Max Bellerive qui se trouve actuellement au Brésil dans le cadre du forum urbain mondial.
L'information a été relayée par la presse sénégalaise.
Selon le Premier ministre haïtien des missions vont bientôt se rendre en Afrique, d'abord pour remercier les chefs d'Etat tels que le Président Wade, qui se sont mobilisés et ont spontanément proposé d'aider le peuple d'Haïti'.
‘'L'une des tâches de la mission qui y sera envoyée, sera de voir comment mettre en œuvre l'offre du Président Wade'',car a-t-il poursuivi, la proposition a intéressé un très grand nombre d'Haïtiens qui s'étaient rapprochés du ministère des Affaires étrangères pour connaitre les modalités.
Monsieur Bellerive s'est dit cependant conscient que l'appel du président Wade ''n'a pas été suivi d'effets à la hauteur de la noblesse de l'acte''. Selon lui, cela est lié au fait que ‘'le gouvernement et tous les secteurs de l'administration haïtienne avaient été durement touchés'' par le tremblement de terre.
Il a déploré d'autre part la quasi inexistence de représentations diplomatiques de son pays sur le continent africain.
Au lendemain de la catastrophe du 12 janvier, le Président du Sénégal, Abdoulaye Wade avait offert une bonne partie de son territoire aux haïtiens désirant retourner en Afrique, une proposition qui a suscité beaucoup de polémiques au sein de la société sénégalaise. .
EJ / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17316

Echauffourée à la Gonave.

Des habitants d'Anse à Galet en colère ont attaqué hier mardi à coup de pierre le sous commissariat de police de leur commune. Un véhicule de Police qui se trouvait aux abords a été endommagé. 
Les manifestants voulaient protester contre les agissements d'un agent de l'administration communale qui auraient tabassé un individu, lors d'une distribution d'aide alimentaire. 
Le responsable du poste de Police a déploré l'incident menaçant de sévir contre toute personne qui s'aviserait de troubler l'ordre public dans l'Ile de la Gonave. 
EJ/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17315

La CRF, premier producteur d'eau potable en Haïti!



En quelques semaines, la Croix-Rouge Française (CRF) s'est imposée comme un acteur majeur dans le domaine de l'eau. Elle produit actuellement 800 mètres cube d'eau potable par jour pour 150 000 personnes, ce qui en fait le premier producteur en Haïti parmi tous les acteurs humanitaires présents. Des réservoirs souples d'eau ont été installés sur 65 sites, à Port-au-Prince.
La Croix-Rouge française s'engage au quotidien dans l'installation de systèmes d'assainissement de base et l'accès à l'eau potable. La distribution d'eau potable, se poursuit quotidiennement par camions citernes sur 65 sites de Delmas et Port-au-Prince. Mais il s'agit maintenant de connecter les réservoirs mis en place par les équipes de réponse à l'urgence au réseau existant. Pour aider les équipes Croix-Rouge des experts de Veolia, partenaire de la CRF ont été missionnés pour expertiser le réseau haïtien à Port-au-Prince et à Petit Goâve afin d'envisager à plus long terme leur réhabilitation.
«Nous sommes à notre maximum, compte tenu du budget dont nous disposons» a indiqué Sébastien Renou, délégué en mission internationale, spécialisé en eau et assainissement qui fait partie de la délégation Croix-Rouge française en Haïti . «En revanche, nous avons prolongé la durée de cette mission de post-urgence sur six mois. Il y aura des besoins pendant au moins un an dans les camps. Nous allons arrêter progressivement le transport d'eau par camions citernes, qui est très onéreux, pour nous concentrer sur la réhabilitation des réseaux d'eau existants à Port-au-Prince et à Petit-Goâve à la demande de la société nationale de gestion de l'eau, la DINEPA» qui a sollicité l'aide de la Croix-Rouge «Notre objectif est d'en faire un réseau de référence. Nous allons dans un premier temps réparer les infrastructures, très endommagées, améliorer leur efficacité. Pour ce faire, nous allons notamment former le personnel de la DINEPA. La société VEOLIA nous appuie dans cette démarche en mettant à disposition ses experts, dans le cadre d'un partenariat. Nos deux expertises réunies devraient permettre de rendre le réseau d'eau très efficace et pérenne»
L'arrivée de la prochaine saison des pluies inquiète «C'est notre grande inquiétude, durant la saison des pluies, ce sont des trombes d'eau qui s'abattent. Avec les inondations prévisibles, l'hygiène va se dégrader et il y a un fort risque d'épidémies du type gastroentérite et maladies de peau. De plus, beaucoup de personnes déplacées se trouvent dans le bas de la ville de Port-au-Prince, d'autres se sont installées sur des zones inondables, voire dans les lits des rivières. On redoute surtout les glissements de terrain et l'effondrement des maisons qui ont subi le séisme et tiennent à peine debout» conclut Sébastien Renou.
CRF /N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17313

Près de 2700 personnes refoulées en Haïti après le séisme du 12 janvier

Les États-Unis d'Amérique, les Bahamas et la République Dominicaine ont refoulé respectivement 166, 60 et 2428 personnes au cours des deux premiers mois de l'année 2010.
Après l'annonce de l'octroi du Statut de Protection Temporaire (TPS) aux sans-papiers haïtiens présents sur son territoire avant le 12 janvier, le gouvernement américain a ramené en Haiti, à la date du 16 février, 88 boat-people haïtiens. 5 jours auparavant, il avait refoulé 78 autres.
De leur coté, les autorités de l'Archipel des Bahamas ont reconduit en Haiti une soixantaine de sans-papiers haïtiens à la mi-février 2010.
A la frontière haïtiano-dominicaine, des organisations de défense des droits humains ont recensé 2428 cas de refoulement effectués par la République Dominicaine.
Dans le Nord-est, le Réseau Frontalier Jeannot succès (RFJS) et Solidarite Fwontalyè ont observé 1000 cas de refoulement pour les deux premiers mois de l'année 2010 dont 280 femmes, 568 hommes et 152 enfants.
Au Plateau Central, le Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) et le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) ont enregistré 1428 personnes refoulées dont 950 à Belladère, 97 à Lascahobas, 338 à Bòk Banik et 43 à Thomassique.
Par ailleurs, certains organismes de défense des droits humains rapportent des opérations de rapatriement effectuées la nuit. L'organisme Solidaridad Fronteriza du Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM) a critiqué le rapatriement de Jonas Hilaire dans la nuit du dimanche 14 février. Ce travailleur migrant, membre de l'Association des Ouvriers migrants du Nord-Est (ASOMILIN), a été arrêté à Guayubin par l'armée dominicaine. Il a été dépossédé de 1500 pesos, et de sa bicyclette. Sa carte associative a été confisquée par les militaires qui l'ont rapatrié à Jimani.
L'organisme a précisé que ce rapatriement effectué dans la nuit et un dimanche est en contradiction avec les points a, d, e et f du protocole du 2 décembre 1999 signé par la République Dominicaine et Haïti.
Source GARR

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La Suisse annonce une aide de 33 millions de dollars à Haïti

Le Conseil fédéral a décidé de consacrer 36 millions de francs (33 millions de dollars) pour aider à la reconstruction d'Haïti au cours des deux prochaines années. La Suisse s'engagera en particulier pour le rétablissement et l'assainissement des infrastructures de base et le développement des régions rurales, ainsi que pour la sécurité alimentaire. Cet effort sera financé par le biais de crédits cadres déjà en vigueur.
La plupart des actions de la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) seront menées en dehors de Port-au-Prince, dans des régions fortement touchées par le séisme, notamment dans les villes et zones rurales au sud-ouest de Port-au-Prince.
En outre le Conseil fédéral entend octroyer des fonds dans les secteurs du développement rural, de la sécurité alimentaire et de la reforestation. La protection de l'environnement figure également parmi les secteurs prioritaires. Les projets permettront de donner aux habitants la capacité d'utiliser des techniques agricoles durables, des semences améliorées, ainsi que de stocker et commercialiser leurs produits.
Une délégation suisse conduite par M. Martin Dahinden, directeur de la DDC, participera à la conférence ministérielle «Toward a New Future for Haiti» qui aura lieu le 31 mars 2010 à New York, à l'invitation des Nations Unies. La Suisse y présentera son programme de soutien à la population haïtienne.
Lors de la Journée annuelle de l'Aide humanitaire et du Corps Suisse d'aide humanitaire qui aura lieu le 26 mars 2010 à Montreux, dont le thème principal s'intitule «Aide alimentaire : de l'assistance à l'autosuffisance», le sort d'Haïti sera aussi évoqué.
LLM/N/Radio Métropole Haïti 

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Poursuite des consultations autour du plan de reconstruction

Le gouvernement haïtien s'applique à peaufiner le plan qui sera soumis aux bailleurs de fonds le 31 mars à New York.
Le chef de l'Etat et le Premier Ministre poursuivront les consultations avec les différents acteurs au cours de cette semaine. Le chef de l'exécutif aura des entretiens ce mercredi avec des parlementaires. Cette rencontre sera organisée 24 heures avant la séance de travail entre le Premier Ministre et les sénateurs.
Le président Préval et le chef du gouvernement ont à plusieurs reprises mis l'accent sur l'implication de plusieurs acteurs dans l'élaboration du plan de reconstruction. Une source proche de la présidence avait révélé que les représentants du secteur religieux avaient eu une séance de travail avec le chef de l'Etat.
Rejetant les critiques relatives à l'exclusion de la classe politique du processus d'élaboration du document, M. Bellerive a fait remarquer que la rencontre de Santo Domingo n'a pas permis d'élaborer un plan mais d'analyser les pertes enregistrées lors du séisme. Le Post Disaster Needs Assesment (PDNA) est un outil pour analyser les principaux axes d'intervention insiste t-il.
Plusieurs dirigeants politiques dont Evans Paul (Alternative) ont fustigé le comportement des autorités qui selon eux refusent d'impliquer les acteurs politiques dans le débat sur la reconstruction. Les dirigeants des partis politiques n'ont pas reçu d'invitation pour formuler des propositions.
Même sans invitation le secteur privé a pu dégager un consensus qui a permis de soumettre des propositions au gouvernement. Le président Préval promet d'intégrer les recommandations du secteur privé dans le plan qui sera soumis aux bailleurs.
LLM / Radio Métropole Haïti 

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Le gouvernement bénéficie de l'appui du FMI pour les fonds d'urgence

Les responsables du Fonds Monétaire International (FMI) ont appuyé la requête du gouvernement haïtien relatif à l'octroi de nouveaux fonds pour assurer le fonctionnement de l'administration publique au cours de l'année budgétaire.
Un responsable du FMI soutient que les fonds nécessaires varient entre 250 et 350 millions de dollars. Cette nouvelle enveloppe est indispensable a cause de la diminution de 50 % des recettes de l'état.
Le FMI appuie la requête du président Préval qui avait fait état de la collecte de 35 % des recettes prévues en Février.
Le chef de l'Etat n'est pas optimiste en ce qui a trait à une amélioration de la situation. On note une forte baisse dans la collecte de certaines taxes notamment dans les droits de douane. De nombreux commerçants ont revu à la baisse leur volume d'importation au cours du premier trimestre 2010.
D'autres taxes liées à l'immobilier ont également enregistrées une baisse considérable. Plus de 105 000 maisons ont été détruites et 208 000 autres endommagées lors du séisme.
L'impôt sur le revenu pourrait connaître également une diminution au cours de cette année puisque 90 000 emplois ont été perdus.
L'Etat est en grande difficulté martèle M. Préval espérant une aide internationale pour payer le salaire des fonctionnaires.
En raison de l'effondrement du quartier général de la Direction Général des Impôts, les autorités fiscales avaient différé le paiement de certains droits et taxes tels le quitus fiscal, les états financiers et l'impôt sur le revenu.
LLM / Radio Métropole Haïti 

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