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samedi 10 décembre 2011

Les Etats-Unis appuient la promotion des sites historiques d'Haiti

[AlterPresse] --- L'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN), a reçu un chèque d'un montant équivalent à 41 mille 500 dollars américains de la part de l'ambassade des Etats-Unis en Haïti, ce vendredi 9 décembre.

Ce don offert lors d'une cérémonie au Fort Jacques (est de la capitale), vise à soutenir la publication d'un catalogue des différents sites historiques existants dans le pays, selon les informations communiquées sur place aux journalistes, dont un reporter d'AlterPresse.
Les Etats-Unis espèrent ainsi appuyer les efforts de sauvegarde du patrimoine en Haïti ainsi que le développement touristique du pays par la documentation.
Selon l'ambassadeur américain, Kenneth Merten, " ce catalogue contiendra les photos de deux cents sites qui se trouvent dans le Nord d'Haïti. Ces sites possèdent une énorme valeur sur le plan culturel. Ce catalogue permettra également de voir les efforts qui se font dans ce domaine ".
Des avantages économiques sont attendus, avec le caractère attractif des sites pour les touristes étrangers, qui auront accès à ce catalogue.
L'argent octroyé à l'ISPAN permettra également la protection du site de Fort Jacques, sévèrement endommagé lors du séisme du 12 janvier 2010.
" La partie caractéristique du fort, plus particulièrement la rotonde s'est effondrée, les voûtes du fort ont été fissurées. Le fort nécessite de sérieux travaux de restauration ", explique le directeur de l'ISPAN Daniel Elie.
Daniel Elie souligne que les travaux de restauration permettront aux jeunes de profiter au mieux du Fort Jacques, qui représente depuis des années un lieu de prédilection pour les sorties récréatives ou les excursions.
L'ambassadeur des Etats-Unis, Kenneth Merten indique que les vestiges de ce fort représentent une " énorme richesse culturelle, qui pourrait servir de leçon pour véhiculer les idées de leadership que les ancêtres ont léguées à ce pays ".
La subvention entre dans le cadre d'une initiative de Washington tournée vers la préservation des patrimoines à travers le monde. Le congrès américain a décaissé dans les années 2000 plus de 28 millions de dollars en vue de permettre la protection des monuments dans près de cent trente pays, selon l'ambassade.
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20111210043936.html

Ecoutez voir ma moto-discothèque !

Les habitants de Carrefour, dans la banlieue de Port-au-Prince, ont lancé une nouvelle mode : des motos équipées de sono et de haut-parleurs, qui diffusent de la musique à plein volume. 09.12.2011 
Belmondo Blackson Ndengué 
Le Nouvelliste
Une longue file de voitures sur la route de Carrefour [banlieue de Port-au-Prince] ralentit la circulation. L'air est chaud et humide. Des odeurs de café chaud se mêlent aux gaz d'échappement. Il est à peine 9 heures du matin. Des motos-taxis vont et viennent dans tous les sens, transportant leurs clients. Plus à l'aise, elles se faufilent dans le moindre couloir pour se frayer un passage.
Une silhouette métallique aux décorations tape-à-l'œil diffuse de la musique hip-hop. Charlot, chauffeur, 24 ans, est mince et de stature moyenne. "Je fabrique depuis peu des haut-parleurs pour installer la sono sur les motos. Cela peut coûter jusqu'à 4 000 gourdes [72 euros]", explique-t-il. Des haut-parleurs ajustés aux deux extrémités d'un morceau de bambou ou d'un tuyau en PVC. Un lecteur MP3, un câble électrique, un booster et le tour est joué. Rien n'est placé au hasard. Charlot y a pris goût au début de cette année.
D'autres avant lui ont compris que les deux-roues pouvaient être trafiqués et servir aussi de machines à musique roulantes. "Tu vois, cette conception est haïtienne. Demain, les Blancs vont la récupérer et clamer qu'ils en sont les inventeurs", avance-t-il avec assurance.
"Tout remonterait à 2009, dans la zone du Mache Duvalye, à Carrefour", raconte Auguste, un motard d'une trentaine d'années. Un habitant anonyme de ce quartier aurait été, selon lui, le premier à tenter cette expérience. Il reconnaît que de la musique à bord, ça attire l'attention et ça met en valeur. Il avertit que cette pratique peut causer des accidents. "Le son produit peut distraire le conducteur et l'induire en erreur." Il démontre avec humour qu'en cas de casse tous ces gadgets sonores se réduisent en miettes.

http://www.courrierinternational.com/article/2011/12/09/ecoutez-voir-ma-moto-discotheque