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mardi 7 septembre 2010

Haïti: de l'aide jusqu'à la fin

Publié le 07 septembre 2010
Dès que le père Henry Lozano arrive dans le bâtiment
des orphelins, il est tout de suite entouré par la marmaille.
(Haïti) Après le séisme, les Missionnaires des pauvres ont pu accueillir une cinquantaine de réfugiés dans une maison qu'ils possèdent aux limites de Cap-Haïtien. La communauté tente de les aider à refaire leur vie après avoir tout perdu.

«Nous leur apprenons à cultiver des jardins et à élever des animaux, dit le père Henry. Trente d'entre eux sont des étudiants. Nous les logerons la semaine dans un nouvel édifice en construction sur notre propriété pour la période scolaire. Les fins de semaine, ils retourneront dans la résidence.»
Tout de suite après le séisme, des frères ont été dépêchés dans Delmas 31, une zone parmi les plus touchées de Port-au-Prince. Basés dans une église, ils prodiguaient des soins et donnaient de la nourriture préparée sur place pour une centaine de personnes. Ils ont remarqué que les enfants refusaient de manger sur place. Ils apportaient la nourriture pour la partager avec les membres de la famille. Au début du mois d'août, ils ont envoyé un camion rempli de vêtements et de tentes pour les gens de Delmas 31.
Le père Henry ne s'arrête pas là. Il projette de faire construire en octobre une maison pour les sidéens afin que les cas les plus lourds puissent mourir dans la dignité et dans un endroit sûr. Elle se nommera la maison Saint-Joseph.
Yves Therrien était l'invité de Coopération internationale Québec, qui assumait les frais de transport en Haïti et en République dominicaine entre le 15 et le 28 août.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/haiti-de-lespoir-dans-le-chaos/201009/06/01-4313033-haiti-de-laide-jusqua-la-fin.php

Haïti: un refuge pour ceux qu'on a

Publié le 07 septembre 2010 à 05h00

Mis à jour à 08h42

abandonnésYves Therrien, Le Soleil
En plus de la physiothérapie, Palvessoir Pierrette (à gauche)
apprend aux aveugles à se déplacer dans les couloirs,
 les dortoirs et les autres pièces du bâtiment réservées aux adultes
 souffrant de divers handicaps et aux personnes âgées.
LE SOLEIL, YVES THERRIEN
(Haïti) En Haïti, il n'est pas rare de voir une personne âgée abandonnée par sa famille lorsqu'elle devient un fardeau à cause de son grand âge, d'une maladie, d'un handicap ou à la suite d'un accident cérébrovasculaire (ACV). Les vieux sont laissés aux urgences ou, plus simplement, à la rue. Certains plus chanceux trouvent une place dans des asiles privés.

L'asile communal Sténio Vincent de Cap-Haïtien accueille 240 personnes, des gens âgés pour la plupart, et de jeunes orphelins souffrant de divers handicaps. Ils bénéficient des services de techniciens en physiothérapie pour devenir plus autonomes.
Formés par le physiothérapeute Michel Noël de Tilly de l'ONG Aide aux Aînés Canada, les salaires de Lydie Pierre, d'Anne-Vierge Compère et de Palvessoir Pierrette sont aussi payés par l'organisme. «C'est une très bonne aide pour nous», souligne le père Henry Lozano, originaire des Philippines et directeur de l'asile, qui dépend essentiellement de dons pour son fonctionnement.
Dans la petite salle de physiothérapie organisée avec très peu de moyens, Lydie, Anne-Vierge et Palvessoir prennent la tension artérielle des patients avant de commencer les manipulations pour activer la circulation sanguine.
Anna, paralysée du côté droit et aphasique à la suite d'un ACV, reprend du mieux. Les exercices et les manipulations lui ont permis de recommencer à marcher. Une autre patiente, paralysée du côté gauche, raconte combien les soins lui ont fait un grand bien. Et Lydie ajoute que son plus beau salaire est de constater que les efforts et les soins portent fruits.
Palvessoir, en plus de la physiothérapie, apprend aux aveugles à se déplacer dans les couloirs, les dortoirs et les autres pièces du bâtiment réservées aux adultes souffrant de divers handicaps et aux personnes âgées. L'un d'eux, Vital Borenave, remercie le thérapeute pour tout ce qu'il a fait.
«Avant, j'avais mal partout. Maintenant, je me sens beaucoup mieux et je me déplace partout», affirme-t-il d'une voix forte en rappelant au directeur de l'hospice, le père Henry Lozano, à quel point la physiothérapie est un service essentiel.

Vers l'autonomie
Avant l'arrivée des techniciens en physiothérapie, les gens hébergés se plaignaient de douleurs et ils ne pouvaient pas reprendre un peu d'autonomie malgré leur handicap, précise Anne-Vierge. Depuis qu'ils sont à l'asile communal, et avec les encouragements des Missionnaires des pauvres, les gens prennent du mieux. Environ 20 à 25 patients sont traités chaque jour.
L'asile communal, qui était autrefois dirigé par les religieuses de l'Immaculée-Conception, relève depuis 1994 de la jeune communauté religieuse des Missionnaires des pauvres, fondée en 1981 par le jésuite Richard Ho Lung.
«Father Henry», comme les gens d'ici l'appellent, parle anglais, mais créole avec les Haïtiens. Lorsqu'il a repris la direction de l'asile, grâce à des dons provenant des États-Unis, il a décidé d'étendre la mission en créant un petit dispensaire pour les pensionnaires et pour les habitants des environs qui ont besoin d'une assistance médicale de base et de vêtements.

Infirmiers bénévoles
Quelques frères, parmi la vingtaine que compte la communauté, avaient déjà eu un entraînement de base en soins infirmiers. Un médecin vient chaque semaine. Les cas sérieux sont envoyés à l'hôpital et les missionnaires prennent tous les frais à leur charge, puisqu'il n'y a pas d'assurance maladie ou un système de santé géré par l'État.
Des infirmières bénévoles, provenant des États-Unis ou d'ailleurs, viennent aussi donner un coup de main pendant quelques semaines durant l'année. Au moment du passage du Soleil, un pharmacien américain était sur place pour classer tout le matériel et tous les médicaments qui venaient d'arriver dans un conteneur.
En 2001, les missionnaires décident de prendre soin d'une soixantaine d'orphelins, des jeunes abandonnés par leurs parents parce qu'ils souffraient d'un handicap ou de graves problèmes de malnutrition. Parmi eux, certains ne pouvaient pas marcher, mais avec l'aide de la physiothérapie, ils sont maintenant autonomes.
Certains cas sont plus pathétiques. Un enfant de sept mois a été abandonné par sa mère dans un coin de la propriété après la messe dominicale. Personne n'a rien vu. C'est tard dans la journée qu'un frère rentrant à la résidence a entendu pleurer. La communauté à tout fait pour le sauver, mais il est mort à l'hôpital trois mois plus tard.
«Il n'est pas rare que des enfants soient abandonnés à la porte de l'asile ou sur le terrain après les messes ou d'autres activités, ajoute le père Henry. Les gens sont très pauvres et les besoins, très grands. Alors, nous distribuons des denrées de base une fois toutes les deux semaines à près de 600 personnes.
«Ici, il n'y a aucune aide locale, sauf celles comme la nôtre, dirigées par des communautés religieuses ou des associations humanitaires. Nous voudrions en faire davantage, mais nos ressources sont limitées, même si nous recevons beaucoup d'aide de paroisses des États-Unis.»
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/haiti-de-lespoir-dans-le-chaos/201009/06/01-4313030-haiti-un-refuge-pour-ceux-quon-a-abandonnes.php

Les autorités sont dans l'attente de la contribution financière du Canada à l'organisation des élections

Le gouvernement canadien n'a pas encore annoncé le montant de l'enveloppe consacrée l'organisation des élections en Haïti. L'ambassadeur canadien à Port-au-Prince, Gilles Rivard, espère que le ministère de la coopération annoncera au cours des prochaines semaines le montant de la contribution du Canada à l'organisation des joutes du 28 novembre. Le diplomate canadien se dit satisfait du déroulement du processus électoral haïtien en dépit des critiques de l'opposition à l'encontre des conseillers électoraux. " Le CEP a une tache ingrate de prendre des décisions qui sont défavorables à certains candidats" fait remarquer M. Rivard qui a suivi de près la phase de contestation des candidatures.
Plusieurs représentants de la communauté internationale dont le secrétaire général de l'OEA, Miguel Insulza, se sont dits satisfaits de l'avancement du processus électoral.
Le Canada et plusieurs autres pays amis, dont l'Union Européenne, les Etats-Unis et le Brésil, se sont engagés à financer plus de 65 % des activités liées à l'organisation des élections présidentielles et législatives de novembre 2010.
Le représentant du secrétaire général de l'OEA à Port-au-Prince, Ricardo Seitenfus a révélé que l'Union Européenne, les Etats-Unis et le Brésil ont déjà mobilisé des fonds en faveur de l'organisme électoral. Le coût des opérations électorales sont estimées à 29 millions de dollars par les autorités électorales.
Les fonds alloués par la communauté internationale seront gérés par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18229

Poursuite des travaux de construction du complexe administratif de Belladères

Une délégation du gouvernement canadien dirigée par le sous ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Moise Rosenberg, a évalué participé mercredi dernier les travaux de construction du nouveau complexe administratif dans la ville frontalière de Belladères. Un imposant immeuble, construit grâce à un financement de la coopération canadienne, accueillera les agents de divers organismes de l'Etat chargé de contrôler les activités commerciales entre Haïti et la République Dominicaine.
M. Roseberg a indiqué que la coordination des activités de la Douane et des Services d'Immigration non loin de la frontière permettra d'améliorer l'efficacité de l'administration publique haïtienne dans cette région. Il signale que cet investissement permet d'augmenter les ressources fiscales et de contrôler les mouvements migratoires. Il a assuré qu'une meilleure coordination dans la zone frontalière est de nature à renforcer les liens entre les gouvernements haïtiens et dominicains.
La construction du complexe administratif de Belladères est réalisée grâce à un financement de la coopération canadienne en partenariat avec la Fondation Pan Américaine de Développement (PADF). La Coopération canadienne et la (PADF) avaient déjà collaboré à la réhabilitation du poste frontalier de Malpasse et de 16 commissariats de police dans la région frontalière.
Outre des investissements dans la sécurité des frontières terrestres, la Coopération canadienne apporte également des contribution dans le renforcement de la surveillance des frontières maritimes.
Le gouvernement canadien a contribué à hauteur de 1.5 millions de dollars canadiens pour la réalisation de l'édifice qui sera finalisé grâce à une enveloppe de 450 000 dollars du Trésor Public.
La réalisation du complexe de Belladères est coordonnée par le Fonds de Développement Frontalier (FDF), organe du ministère des finances. Le directeur exécutif du FDF, Max Antoine II, se réjouit de la construction de ce complexe qui s'inscrit dans le cadre de la politique de développement frontalier et de sécurisation des frontières.
Le Complexe de Belladères abritera des bureaux des Douanes, d'Immigration, de la Banque de la République d'Haïti (BRH), de la Police et de l'Institut du Bien Etre Social et de Recherches (IBESR). L'immeuble est construit sur un terrain de plus de 2 hectares, est doté d'une aire peut accueillir des containers de fort tonnage. Il s'agit du premier complexe frontalier de grande envergure réalisé en Haïti.
M. Antoine estime que cet édifice permet de rehausser l'image d'Haïti auprès des touristes étrangers arrivant à la frontière.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18234

Au moins 7 morts dans un accident de la circulation

Un accident de la circulation survenu hier lundi, sur la route Dajabon – Cap Haïtien dans le nord du pays, a fait 7 morts et plusieurs blessés graves. Selon les premiers éléments d'information, l'accident s'est produit, lorsque le conducteur d''un camion qui transportait au moins 70 passagers a perdu le contrôle du véhicule, alors qu'il essayait d'éviter un motocycliste.
Ce camion qui revenait du marché binational du coté dominicain s'est renversé et s'est retourné à plusieurs reprises. Le drame a eu lieu à proximité de la commune de Terrier Rouge située à quelque 35 km au nord Ouest de la deuxième ville du pays.
Cet accident de la circulation a aussi fait près d'une quarantaine de blessés, dont certains graves. Certains d' entre eux ont été transportés d'urgence à l'hôpital de Dajabon, où ils reçoivent actuellement des soins nécessaires.
Les témoins affirment que le bilan cet accident pourrait être en réalité plus lourd, parlant de 14 à 20 morts.
Rappelons que ce tronçon de route a été construit récemment, grâce à un financement de la commission européenne.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18233

Haïti au centre d'une polémique entre Wyclef Jean et Sean Penn

Les deux stars, très impliqués dans l'effort humanitaire en Haïti affichent publiquement leurs aversions réciproquent. M. Jean qui n'a pas fini de s'en prendre à ceux qui ont fait échoué sa candidature à la présidence d'Haïti, avait lancé le week end écoulé une flèche en direction de l'acteur Sean Penn. "Peut-être que si Sean Penn ne m'a pas vu à Haïti, c'est qu'il était trop occupé à sniffer de la cocaïne", avait declaré Wyclef dans une nouvelle version de sa chanson " If I was president".
M. Penn avait mis en doute l'implication réelle de Wyclef dans l'assistance aux victimes du séisme du 12 janvier.
Le porte parole de l'acteur américain a rejeté hier les accusations de M. Jean. " Monsieur Jean n'est clairement pas familier avec les exigences physiques imposées aux volontaires en Haïti. Quand on est un travailleur volontaire, affaiblir le système immunitaire avec des drogues illicites est ridicule. De manière plus spécifique l'organisation JPHRO a une tolérance zéro par rapport aux drogues et en tant que leader de cette organisation Sean Penn a non seulement mis en place cette règle, mais il s'y soumet également. Que Monsieur Jean fasse une telle accusation mensongère est à la fois inutile et attristant, mais pas surprenant."
Visiblement l'hostilité entre ces anciens amis est entrain de s'intensifier.
Au cours des deux dernières semaines les avocats de Wyclef Jean sont restés silencieux. Ils avaient pourtant annoncé qu'un recours sera exercé contre la décision des autorités électorales haïtiennes en raison du rejet de la candidature de M. Jean.
L'ex vedette des Fugees avait également envisagé de porter l'affaire par devant les juridictions internationales estimant que ces droits de citoyens avaient été violés.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18232

La journée internationale de l'alphabétisation sera célébrée ce 8 septembre en Haïti

La Secrétairerie d'Etat à l'alphabétisation (SEA) et l'UNESCO, en collaboration avec le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits de la Femme, s'apprêtent à célébrer le 8 septembre, la journée internationale de l'alphabétisation. Des activités de sensibilisation auprès des femmes dans trois camps de déplacés (Corail, Tabarre-Issa, Léogane) seront organisées à l'occasion de cette journée qui sera célebrée cette année autour du thème « Le pouvoir de l'alphabétisation des femmes ».
Ces activités visent la promotion de l'apprentissage de l'écrit et incluront des ateliers avec des formateurs présentant aux femmes la méthode audiovisuelle d'alphabétisation, interprétée par des acteurs et actrices haïtiens et produite à Cuba.
Les participantes pourront visionner des témoignages de femmes alphabétisées grâce à la Campagne Nationale d'Alphabétisation 2007-2010 et un documentaire produit dans le cadre du projet « Savoir pour pouvoir » (LIFE) de l'UNESCO, financé par l'Agence Espagnole de Coopération Internationale et de Développement (AECID) en Haïti. Comme les années précédentes, des matériaux de l'UNESCO, certains traduits en Créole, seront disponibles.
« Le thème de la célébration pour l'année 2010 renvoie au rôle essentiel des femmes comme vecteur de l'alphabétisation au sein de la famille, une position particulièrement vraie en Haïti. La phrase populaire : « Fanm se poto mitan » (la femme est le poteau central) rend d'ailleurs hommage aux qualités de la femme et à son importance dans la famille haïtienne. L'analphabétisme, qui touche plus de 57% de la population adulte et principalement des femmes de plus de 13 ans, en Haïti, constitue un des principaux freins au développement du pays. Pour la SEA et l'UNESCO, l'alphabétisation forme un des piliers sur lesquels il faut baser les axes du développement économique et social du pays », indique la Secrétairerie dans, un communiqué.
Notons que les femmes représentent 52% de la population haïtienne, mais 42%d' entres elles sont analphabète.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18231

La PNH va se renforcer

 La 22ième promotion de la Police Nationale d'Haïti (PNH) est rentrée à l'Académie de police de Port-au-Prince, ce 4 septembre.
Ces aspirants policiers, au nombre de 900 – dont 836 hommes et 64 femmes – recevront une formation de base d'une durée de 7 mois au terme de laquelle 500 d'entre eux rejoindront intègreront les rangs des unités actives.
Les 400 autres finissants suivront une spécialisation qui permettra à 300 d'entre eux d'être assignés aux services correctionnels de l'Administration pénitentiaire nationale (APENA) et aux 100 autres de renforcer les services des gardes-côtes dans les différentes bases navales de la PNH.
Dans un communiqué, la mission se félicite de l'entrée de cette nouvelle promotion, elle fait remarquer que la sortie de cette dernière, prévue pour le premier semestre de 2011, permettra à la PNH d'augmenter ainsi sa capacité opérationnelle et de continuer d'avancer dans la voie de sa réforme, entamée en 2006.
« Avec détermination, la PNH, la MINUSTAH et les pays donateurs ont, depuis, mis les bouchées doubles pour pouvoir rouvrir les portes de l'Académie dans les plus brefs délais. », peut –on –lire dans ce communiqué.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18228

Les bons choix de Leslie Voltaire

Jeune architecte, Leslie Voltaire aurait pu rentabiliser son statut de proche du régime des Duvalier de par sa famille ; il décide au contraire de passer neuf ans au Mexique. A son retour en Haïti, il travaille au lieu de jouir ou de se convertir en jeune loup. Membre des gouvernements d'Aristide et de Préval de 1991 à 2010, il préfère s'investir dans les dossiers difficiles au lieu de devenir un marchand d'influence ou un prospère vendeur du temple. Leslie Voltaire, c'est une série d'images et de moments qui jalonnent le parcours difficile vers la démocratie de ces dernières années et la clairvoyance rare de ceux qui ne font pas les mauvais choix, quel que soit le camp dans lequel ils se trouvent. Pour devenir l'homme qui a le carnet d'adresses le plus complet du pays, Leslie Voltaire a dû se construire bloc par bloc. Portrait rapide et architecture du parcours d'un singulier homme d'appareil, fin connaisseur de notre classe politique. Il tutoie Bill Clinton, son vis-à-vis pendant des mois, et comprend mieux que quiconqe les Latino-Américains qui font leur premières armes dans l'occupation d'un pays, le nôtre.
Haïti: 1987, Voltaire, le professeur d'université, circule dans une petite deux-chevaux et est candidat pour devenir Casec. Il brigue le plus bas poste du système électoral afin de diriger Thomassin, la bourgade qu'il habite. Cette année-là, noyées dans le sang le 29 novembre, les élections n'auront pas lieu. Quatre ans plus tard, ancien membre du Conseil d'État sous Ertha P. Trouillot, il se retrouve ministre de l'Éducation nationale du premier gouvernement de Jean-Bertrand Aristide.
1997, après avoir traversé les années du coup d'Etat (1991-1994) et devenu chef de cabinet d'Aristide, il monte dans une annexe du Palais national « la ruche à Voltaire », un innovant cabinet de réflexion. L'architecte Leslie Voltaire prend, à la demande de René Préval, la charge du Comité de commémoration des 250 ans de Port-au-Prince. Les places publiques de la région métropolitaine en sortent transfigurées. Avec Jacques Dorcéan aux TPTC, il offre à Préval les signes positifs de l'action de son premier mandat. « Gade yon peyi, Desalin pran yon lòt nivo », chante tout Port-au-Prince au carnaval grâce à lui et son équipe.



2004, Leslie reprend du service après avoir été un an plus tôt membre du comité de trois membres qui a assuré la transition d'Aristide au régime Latortue. Avant, il avait retrouvé en 2001 Aristide redevenu président pour être son ministre des Haïtiens vivant à l'Etranger. Il construit les rares logements sociaux de ces 25 dernières années et l'embryon de ce qui devait devenir le Quartier 2004 sur la piste de l'ancien aéroport militaire de Bowenfield.
2010, le vis-à-vis de Bill Clinton, nommé par René Préval pour coordonner l'action du représentant du Secrétaire général des Nations unies pour Haïti, veut affronter le suffrage universel pour décrocher la présidence de la République.
Une enfance heureuse
Le petit Leslie Voltaire a été élevé dans une famille qui a « l'intérêt public comme pivot central et une haute estime de l'éducation comme valeur supérieure qui peut faire vivre en société et conduire vers la sagesse et la connaissance pour transformer et faire le bien public », résume l'intéressé. Cette façon de voir de ses parents le conduit à être louveteau, puis scout. Il s'investit aussi dans les comités de classe de la 12e à la philo au Petit Séminaire Collège St-Martial.
« J'étais avec l'élite à l'école, mais aussi avec les marginaux à Côte-Plage, le quartier où j'ai passé mon enfance et mon adolescence. »
Leslie est avec les pêcheurs qui arpentent le littoral de Carrefour pour vendre leurs fruits de mer. Il embarque avec la même passion pour des virées sur leur barque, comme pour les interminables matches de football qui réunissent les enfants autour du ballon rond, sans discrimination de provenance sociale. A l'époque, on est sur le terrain parce que l'on joue bien ou parce qu'on est le propriétaire du ballon. Leslie joue assez bien.
« J'étais tantôt vagabond, comme on dit alors chez nous des enfants qui jouent dans la rue, tantôt élève studieux chez les Frères Spiritains de St-Martial. Des fois, les deux personnes le même jour. »
Le brassage social se poursuit grâce au scoutisme qui permet au petit Voltaire de visiter le pays dans tous les sens grâce aux camps multiples qui jalonnent la vie de la troupe.
Leslie enfant a été très marqué par le football. Partout, il répond présent : près de l'église St-Charles à Carrefour, à Thomassin, pour les matches interscolaires, il est de toutes les parties.
Il est aussi un athlète. 100 m, 200 m, 600 m, triple saut, saut en longueur, 4x100 m relais, il avale les pistes sous la supervision du père Adrien, grande figure de la lutte contre Duvalier et plus tard grand ami d'Aristide.
« Le football a fait de moi un joueur d'équipe qui connaît la valeur du fair-play. La course à pied m'a donné une autre vision. Un jour, je courais en regardant derrière pour surveiller mon adversaire, l'entraîneur me fit comprendre que je n'ai que deux adversaires ; moi-même et le chronomètre. Cela me donna confiance en moi et une autre perspective de la course. »
Courir avec pour seul objectif la victoire et seul adversaire soi-même, tout en ayant le sens du jeu en équipe, voilà ce que Leslie Voltaire appliquera toute sa vie.
Ils sont six enfants dans la famille : Deux filles dont une infirmière et une artiste aujourd'hui. Quatre garçons dont un paramédic (qui est mort) ; Carlo, un économiste et finalement un historien-politologue-cinéaste-éditeur, en plus de l'architecte Leslie.
Si madame Michel Ange Voltaire, sa mère, est encore vivante, son père est décédé il y a de cela quelques années. Cousin de Georges Anglade, de Leslie Delatour, parent ou allié d'une galaxie de belles têtes, Leslie Voltaire rentre dans la vie active bien armé.
« Dès l'âge de 7 ans, j'ai su que j'allais être architecte. À la fin de mes études classiques, je suis parti pour le Mexique. Ma génération a changé l'école d'architecture que j'intègre. On y a étudié, pour la première fois, les logements sociaux et les hôpitaux au lieu des hôtels et des belles résidences qui étaient les seuls objets de réflexion avant nous. »
« Après le premier diplôme, j'ai fait mon service social au Mexique. C'est un système qui immerge les étudiants dans la population. J'étais dans une ville à 14 heures de Mexico. Il y avait un politicien, Cardenas, fils d'un général-héros du Mexique. J'ai participé à sa campagne politique pour le poste de sénateur. A l'époque, on construisait la ville de Lazaro Cardenas en hommage à son père. Il y avait beaucoup d'immigrants venus chercher du travail. J'ai participé à leur construire des logements sociaux. J'aurais pu me naturaliser Mexicain, tant au bout du compte je me suis fondu dans le paysage. Pourtant j'ai mis fin, après 9 ans, à l'aventure mexicaine. Je suis rentré en Haïti en 1977. J'ai mis sur pied un projet : l'inventaire des ressources touristiques. On a monté une équipe et voyagé dans tout le pays pour le réaliser. »
A l'époque, parcourir le pays pour faire l'inventaire était déjà un acte suspect. Sous la dictature de Jean-Claude Duvalier, quoique enfant du régime à travers son père qui en est un cadre, Leslie fréquente des amis pas trop en odeur de sainteté.
D'ailleurs, sous Duvalier père ou fils, on passait du statut de saint du régime à celui de Kamokin (rebelle ou traître) sans transition et des fois sans le savoir, encore moins en avoir conscience, avant de se retrouver devant la police politique, la fameuse SD, ou sous les coups des macoutes dans une geôle infâme à Fort Dimanche ou ailleurs.
Toute sa vie Leslie sera homme d'ouverture. L'un des rares de sa génération, sans éveiller de suspicion, capable de parler à tous les camps et de les fréquenter. De l'extrême gauche à l'extrême droite, ou pour ce qui en tient lieu sur l'échiquier particulier de la politique à l'haïtienne, il a des amis.
Très vite, l'architecte commence à travailler à l'Université d'Etat d'Haïti (UEH), la seule du pays à l'époque, comme prof à la faculté des Sciences. C'est l'époque de la construction de Labadie, du Club Méditerranée (aujourd'hui Club Indigo), de l'Hipopotamus à l'Habitation Leclerc à Martissant.
« J'ai reçu alors une bourse Fullbrigth pour l'Université Cornell à New York pour étudier l'urbanisme dans les pays du Tiers-monde. J'avais compris que ce n'était pas l'architecture le problème dans un pays comme Haïti, mais l'urbanisation galopante et sans contrôle. »
« La maîtrise obtenue, j'ouvre mon cabinet et me remets à l'enseignement. C'est alors que les travaux sur l'autonomie de l'UEH commencèrent. À la fac des Sciences, on installa alors l'Assemblée mixte qui, pour la première fois, donna une voix aux étudiants dans la gestion de leur fac. Nous sommes en 1986, Jean Claude Duvalier vient de partir. »
« Cette lutte dura trois ans. Trois ans de lutte pour l'autonomie. À la chute de Prosper Avril, je fus désigné par les professeurs et les étudiants pour les représenter au Conseil d'État. Avec Suzy Castor, le Dr Roy et d'autres, on donna une certaine impulsion au Conseil d'État. C'est à ce moment que j'entrai en plein dans la politique. Même si après le vote de la Constitution et pour les premières élections libres de 1987 je fus candidat pour le CASEC de Thomassin. »
« Aux côtés d'Ertha Pascal Trouillot, le Conseil d'Etat permit la réalisation des élections de 1990 où fut élu Jean Bertrand Aristide. Je lui fus présenté par mon mentor, mon ancien professeur d'Histoire d'Haïti à St-Martial, le père Antoine Adrien. »
« À la montée d'Aristide, René Préval son Premier ministre me demanda de devenir ministre de l'Éducation nationale jusqu'au coup des militaires qui mit fin à la répression sauvage, à la première expérience démocratique d'un président régulièrement élu après le départ de Baby Doc. »
« Après le coup d'État, ce fut la clandestinité, et en avril 1992, quand Aristide forma une commission présidentielle et une commission gouvernementale, je réintègre le giron du pouvoir. »
« En 1993, je partis pour Washington à la demande d'Aristide et de Préval. Et à partir de ce moment, je m'implique dans la diaspora et rencontre tous les responsables et politiciens américains qui sont sur le dossier d'Haïti. C'est à ce titre que je participe aux négociations de "Gouvernor's Island". »
« Au retour de Jean Bertrand Aristide, il me demanda de devenir son chef de cabinet et d'intégrer plusieurs structures de réflexion sur l'économie et les infrastructures. »
« Après la passation de pouvoir, Préval me demanda en 1996 de rester travailler avec lui, et c'est à ce moment que j'intégrai la commission du 150e qui travailla à changer le visage de Port-au-Prince et fit des travaux d'infrastructures à Jacmel (la rénovation du Champ de Mars, de la Pace St-Anne, les programmes de logements sociaux à Zoranger, le Village Renaissance du quartier 2004 à Bowenfield furent mis sur pied dans ce cadre-là). »
« Il y a eu aussi le programme d'organisation de la zone métropolitaine avec la construction de la Place de la Paix, de la Place Jérémie, de la Place Canapé-Vert, de la Route 9, etc. »
« Ensuite, Aristide retourna au pouvoir et me proposa de devenir ministre des Haïtiens vivant à l'Étranger. De cette période, reste le vote d'une loi qui permet aux membres de la diaspora de jouir de tous leurs droits économiques. Une première, car avant cette loi, pour hériter ou pour intégrer la PNH ou la fonction publique, il y avait des restrictions pour les ressortissants haïtiens résidents d'un autre pays. »
« Au départ d'Aristide, j'intégrai la commission tripartite sur la transition avec Paul Denis et Adama Guindo pour les Nations unies. Cela déboucha sur le Conseil des Sages. »
« Ensuite je passai à l'opposition au régime Alexandre-Latortue, et à partir de 2009, le président Préval me demanda de devenir son conseiller puis me nomma Envoyé spécial auprès des Nations unies. À ce titre, je m'occupai du marché de la Croix-des-Bossales. Avec le Venezuela et un projet de 128 logements sociaux à Zoranger (Cubains et Vénézuéliens). J'ai aussi travaillé pendant trois ans, de 2006 à 2009, comme superviseur national du plan directeur du tourisme.»
« Après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, j'intégrai une commission de reconstruction ad hoc avec Abi Brun et Charles Clermont et nous avons participé à toutes les élaborations de projets pour l'évacuation des débris, les stratégies sur l'habitat et un projet d'exposition internationale de logements parasismiques à Zoranger qui doit se tenir en octobre 2010. Chaque exposant construira un logement pour une famille comme exemple et modèle. »
Pendant toute la période qui a suivi le séisme, Leslie Voltaire a été très actif dans son rôle de conseiller, d'envoyé spécial et de spécialiste d'Haïti. C'est à ce titre qu'il a donné un nombre impressionnant de conférences sur Haïti dans des universités étrangères.
Son dernier poste est celui d'urbaniste en chef de la Commission de récupération du Centre-Ville de Port-au-Prince.
Quand on demande à Leslie Voltaire ce qui lui a le plus marqué après une si longue carrière à des postes de responsabilité, il déclare sans hésitation : « 90% des plans que j'ai conçus sont restés dans les tiroirs ».
Bien vite, il redevient philosophe : « Je vivais dans une dictature en Haïti avant de partir au Mexique, j'ai vu l'émergence de la démocratie. Cela me fit rencontrer la gauche, les problématiques sociales et découvrir la capacité de l'homme de changer toutes les situations. Au Mexique, j'ai appris à la fois la valeur de l'apprentissage et celle de la liberté dans le respect des obligations et des devoirs. »
« Je suis convaincu aussi que l'homme politique doit regarder vers les pauvres, vers la majorité et être à l'écoute de l'intérêt public. »
Celui qui a subi deux renversements violents de gouvernement auxquels il appartenait sait pourtant faire la part des choses.
« Le fait marquant de mon expérience a été les coups d'État contre la majorité. Cela me rend de temps à autre moins naïf. Je sais qu'il y a des intérêts dans la société haïtienne qui ne peuvent se résoudre que dans la violence. En deux fois j'ai subi un coup d'État en participant à un gouvernement. »
« Je regrette aussi sur un autre plan que 80% des professionnels et artistes haïtiens ne peuvent participer au développement du pays parce qu'ils sont à l'étranger. La Constitution, après 20 ans, ne peut faire atterrir la décentralisation, le pouvoir est concentré. Il y a toujours un demi-million d'enfants qui ne vont pas à l'école, en dépit du fait que la Constitution exige la scolarisation universelle. Nous sommes dans une zone où tout le monde fait du tourisme, indépendamment de leur idéologie ; ils font du tourisme une source importante de revenus, sauf nous. L'une des choses qui m'interpellent c'est aussi le fait que nous n'avons jamais pu résoudre le problème de l'esclavage avec l'affaire des restavèk. Pour le résoudre, il faut l'éducation universelle et la nutrition pour tous. Cela doit être des objectifs pour nous. »
Mon éducation vers l'intérêt public reçue de ma famille m'a écarté de certains choix. Je ne suis pas devenu un jeune loup duvaliériste ni non plus un homme d'affaires dans Lavalas. Tous les régimes ont un côté positif, il faut faire de bons choix. J'ai eu la chance de pouvoir choisir à chaque fois. »
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

Fonkoze: rapport 2009 sur la performance sociale

Haïti: L'Institution de micro-finance, Fonkoze qui s'active notamment dans le milieu rural haïtien a annoncé la publication de son Rapport 2009 sur la performance sociale, intitulé «Accompagner nos clients dans les escaliers de la pauvreté». Préparé par le département de Supervision de Performance sociale et des études de marché de Fonkoze, le rapport fournit une analyse réflexive et transparente des données recueillies en 2009 par sondages auprès des clients, groupes de discussion et des évaluations de programme, indique un communiqué de Fonkoze. 2009 marque la troisième année consécutive de publication de rapports de Fonkoze sur la performance sociale, lit-on dans le communiqué.
«Depuis 15 ans, Fonkoze travaille dans la lutte contre la pauvreté rurale en Haïti en fournissant à nos clients les outils financiers et éducatifs dont ils ont besoin pour apporter des améliorations durables dans leur vie», explique Carine Roenen, directeur exécutif de Fonkoze.
«Nous priorisons la supervision de la performance sociale, car elle nous aide à obtenir les données et les informations dont nous avons besoin pour apporter des preuves fondées concernant l'amélioration dans nos produits et services, ou en créer de nouveaux, car nous devons accomplir notre mission », a poursuivi le responsable de l'institution.
Les résultats de la supervision montrent que cette année (2009), en moyenne, les clients qui ont été cheminé avec Fonkoze pendant un an ou plus ont fait des progrès importants, comme le prouvent les rapports qui font état d'une diminution de la pauvreté et d'une amélioration de la sécurité alimentaire.
Les bénéficiaires du programme pilote de Fonkoze visant les gens extrêmement pauvres et intitulé, « Chemen Lavi Miyo », (la voie vers une vie meilleure), ont vu leur condition de vie s'améliorer remarquablement au cours des derniers 18 mois. Cette amélioration de la capacité économique a conduit à une augmentation de 43% du nombre des membres ayant envoyé "quasiment tous " leurs enfants à l'école, et une augmentation de 50% du nombre des membres produisant leur propre nourriture.
Toujours selon le communiqué, Fonkoze a également terminé une évaluation de son programme de ''prêt ouragan'' lancé en réponse à la série de tempêtes tropicales et ouragans qui ont dévasté les moyens de subsistance de plus de 14.000 clients de Fonkoze en été 2008. Quand un échantillon de clients ''prêts ouragan'' a d'abord été interrogé à la suite des tempêtes de décembre 2008, 60% étaient considérés comme souffrant d'insécurité alimentaire et de faim ».
Cette classification décrit les familles qui font régulièrement face à la faim et qui souvent ne savent quand et où elles mangeront leur prochain repas. Au cours d'une année, le nombre de familles très vulnérables se trouvant dans cette situation a diminué de 17%.
Fonkoze a appliqué les leçons apprises à travers son programme de ''prêt ouragan'', à savoir, concevoir une réponse au tremblement de terre qui permettrait d'assurer la stabilisation et la reprise effective de plus de 19.000 clients touchés par le séisme du 12 Janvier. L'édition 2010 du rapport de la performance sociale examine les résultats de cette réponse.
Forte des enseignements appris de son programme de construction post-séisme, Fonkoze entend déployer un service permanent de micro-assurance visant à protéger les actifs personnels et commerciaux des clients en cas de catastrophes naturelles futures, conclut le communiqué
A propos de Fonkoze
Fondasyon Kole Zépol (Fonkoze) est la plus grande et la plus innovante institution de micro-finance d'Haïti, avec plus de 200.000 clients. Elle opère à partir de 41 succursales à travers Haïti et dans chaque province du pays, y compris de nombreuses villes et villages où les banques commerciales ne fonctionnent pas. L'engagement indéfectible de Fonkoze à servir les plus pauvres d'Haïti a conduit l'institution à développer son approche en escalier de la pauvreté, une série de quatre programmes complémentaires et des produits conçus pour répondre aux clients où qu'ils se trouvent et de les accompagner dans leur démarche pour sortir de la pauvreté.
Fonkoze est également leader dans le supervision de la performance sociale. Son département de surveillance de performance sociale et des études de marché-service est constitué d'une équipe de 14 membres, dédiée à la supervision de routine et systématique des clients Fonkoze et les programmes. En 2009, Fonkoze a reçu un certificat d'or d'une Commission de travail sur la performance sociale (en anglais, SPTF) et la Microfinance Information eXchange (MIX) pour avoir atteint le plus haut standard dans les rapports de performance sociale.
Une version en langue anglaise du rapport est disponible sur le site Web Fonkoze à: www.fonkoze.org. Une version en langue créole sera bientôt disponible
C.L.G
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83261&PubDate=2010-09-06

Les travaux de démolition handicapent la circulation

Les travaux de démolition se poursuivent au Centre-ville, notamment avec la présence de HRG (Haïti recovery group), un partenariat entre AshBritt, Inc des Etats-Unis d'Amérique et le GB Group d'Haïti. Ces travaux appréciés par plus d'un causent des embouteillages de circulation monstres pendant des heures, ce qui empêche les rares commerçants en activité d'avoir accès à leurs entreprises à cause des rues qui sont inaccessibles, durant le fonctionnement des chantiers, soit de 7h a.m à 4h p.m. Aucun couloir de circulation n'est prévu durant cet intervalle.

Haïti: Environ huit mois après le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier, le Centre-ville de Port-au-Prince projette encore l'image d'une ville bombardée lors d'une violente guerre. Ce lundi 6 septembre, des camions à bascule, des grues et des excavatrices de la firme de construction HRG défilent dans les rues des Casernes, de l'Enterrement et à la Grand'Rue, pour des travaux de démolition et de déblaiement de quelques immeubles non utilisables, sur l'autorisation de leurs propriétaires. Dans ces artères, l'accès aux véhicules, voire aux piétons est interdit. Des policiers sur place veillent à ce que les consignes soient respectées.
Une partie de la Grand'Rue est ainsi inaccessible aux automobilistes, où « Haïti recovery group » s'active à démolir et à déblayer les vestiges de l'Institution Saint-Louis de Gonzague qui a été balayée par le séisme. Le barrage dressé par les forces de l'ordre comme périmètre de sécurité à l'angle des rues des Casernes et Grand'Rue engendre donc un bouchon d'enfer aussi bien dans ces rues que dans les artères avoisinantes.
Des automobilistes, étranglés dans ces bouchons, font des demi-tours incessants et fatigants. Des camions venant livrer des marchandises restent bloqués à longueur de journée en attendant la fin des chantiers, vers 4h p.m. A cela s'ajoute la chaleur suffocante avec des nuages de poussière provenant des travaux de démolition. « Je comprends les bienfaits de tels travaux mais les policiers ou les responsables devraient prévoir des couloirs de circulation pour soulager nos calvaires, a avancé un chauffeur de camion de transport. J'ai des marchandises à livrer et je dois attendre jusqu'à 4 heures ou plus, ce n'est pas possible », a-t-il poursuivi, plaidant pour que les autorités pensent à pallier cette situation.
Dans un dépliant, l'entreprise HRG affirme son engagement à aider et appuyer le peuple haïtien par des efforts concrets de restauration rapide, en vue de rendre le pays plus solide et prospère. « Le spectre d'une capitale et de ses villes avoisinantes couvertes de débris à la place de quartiers qui autrefois étaient pleins de maisons et d'entreprises est une triste réalité. Le HRG est équipé pour nettoyer ces décombres et déchets dangereux et commencer la reconstruction », dit le dépliant qui ajoute : « La population haïtienne dans un moment de tragédie pareil continue à afficher ses qualités ainsi qu'un optimiste incroyable vis-à-vis du futur. Nous sommes persuadés que l'intégration de la main-d'oeuvre locale apportera des résultats positifs et sera essentielle au succès de cet effort de reconstruction ».
Le 27 août dernier, le grand argentier de la République avait annoncé qu'à partir du début de septembre, le Centre-ville de Port-au-Prince sera en chantier. « Dans les semaines à venir, Port-au-Prince accueillera les premiers engins chargés de préparer les nouveaux sites de construction. Les travaux de déblaiement seront lancés au début du mois de septembre puisque des contrats ont déjà été signés avec des firmes spécialisées », avait indiqué le ministre de l'Economie et des Finances, Ronald Baudin.
« Ce n'est pas encore le grand chantier de Port-au-Prince annoncé par le gouvernement qui commence, mais nous avançons quand même avec les travaux de démolition. Si c'était le cas, on commencerait à raser », a indiqué un employé du HRG rencontré sur place ce lundi qui n'était toutefois pas en mesure de fournir des détails sur les prochaines interventions de cette firme de construction.
Le journal n'a pas pu non plus joindre ce lundi le ministre des Finances pour obtenir plus de précisions sur les premiers chantiers de reconstruction du « nouveau centre-ville de Port-au-Prince » qui doivent commencer au début de ce mois de septembre, comme il l'avait annoncé. La délimitation de la zone qui sera déclarée "d'utilité publique", les firmes chargés des travaux de reconstruction, la question des titres de propriété, entre autres, n'étant pas encore solutionnées.
« Haïti devra être reconstruite en respectant son peuple et ses traditions. La tâche est énorme mais pas insurmontable. Elle exige un incroyable degré de dur labeur et de persévérance », affirment les responsables de HRG.
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83272&PubDate=2010-09-06