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jeudi 24 novembre 2011

AINSI VA LE MONDE LE 24 NOVEMBRE 2011

Yémen : cinq morts dans des manifestations anti-Saleh

Les opposants réclamaient la traduction en justice du président yéménite, qui a accepté mercredi de transférer le pouvoir.
Des partisans du président yéménite Ali Abdallah Saleh ont ouvert le feu jeudi à Sanaa sur une manifestation réclamant sa traduction en justice, faisant cinq morts, au lendemain d'un accord sur le transfert pacifique du pouvoir. Les manifestants étaient descendus dans les rues par milliers, à l'appel des "Jeunes de la révolution" à l'origine du mouvement de contestation populaire contre Ali Abdallah Saleh, pour protester contre le fait que l'accord signé mercredi à Riyad accorde l'immunité au président et à ses proches.
"Pas de garanties, traduction en justice", scandaient les jeunes partis de la place du Changement, où ils campent depuis neuf mois pour réclamer la démission du chef de l'État. Des partisans d'Ali Abdallah Saleh en civil ont ouvert le feu en leur direction lorsqu'ils sont arrivés rue Zoubeiri, ligne de démarcation entre les zones tenues par les militaires dissidents qui protègent la place du Changement et les secteurs de Sanaa contrôlés par les forces fidèles au président. Cinq manifestants ont été tués et trente-quatre blessés, selon un nouveau bilan de l'hôpital de campagne installé par les protestataires sur la place du Changement. ….Lire la suite sur Le point
http://www.lepoint.fr/monde/yemen-cinq-morts-dans-des-manifestations-anti-saleh-24-11-2011-1399882_24.php

Egypte : pourquoi les Frères musulmans restent en retrait
Les accusations de violences se multiplient contre l'armée égyptienne, alors que les heurts au Caire ont fait des dizaines de morts. Paradoxalement, les Frères musulmans évitent d'ajouter à la tension, à quelques jours des législatives - rendez-vous électoral qu'ils espèrent remporter haut la main.
Depuis bientôt une semaine, des dizaines de milliers de contestataires occupent la place Tahrir, au Caire. De violents affrontements opposent régulièrement la police à ces manifestants qui réclament le départ des militaires au pouvoir, malgré la promesse du chef de l'armée d'organiser une présidentielle mi-2012 pour un retour au pouvoir civil. A quelques jours du début, lundi, de législatives cruciales, la tension reste palpable au centre de la capitale mais également dans plusieurs villes du pays, où au moins 35 personnes ont été tuées et plus de 2000 blessées depuis le début des heurts. Les forces de l'ordre sont accusées par des militants et des médecins de viser les manifestants aux yeux avec des tirs de balles en caoutchouc. L'usage massif de gaz lacrymogènes est également mis en cause dans des morts par asphyxie. Des décès par tirs de balles réelles ont également été signalés par des médecins.
Face à ces violences meurtrières, le Conseil suprême des forces armées, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, a exprimé "ses regrets et ses profondes excuses pour la mort en martyrs d'enfants loyaux de l'Egypte". Dans une prise de position d'une fermeté inédite, le grand imam d'Al-Azhar, plus haute institution de l'islam sunnite, qui siège au Caire, a appelé la police à ne pas tirer sur les manifestants et l'armée à éviter les affrontements "au sein d'un même peuple". Pour leur part, jouant un rôle plutôt inédit d'apaisement, les Frères musulmans se démarquent des manifestants et tentent de ménager l'armée avant les législatives. Un rendez-vous électoral dont ils comptent bien sortir vainqueurs et qu'ils ne voudraient pas voir reporter après avoir espéré des années parvenir au pouvoir.
"Leur objectif est clair, ce sont les élections"*…..
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/egypte-pourquoi-les-freres-musulmans-restent-en-retrait-6837209.html

Égypte: accord entre police et manifestants sur un arrêt des violences
Selon le gouvernement, un accord a été conclu sur l'arrêt total des violences. Le Conseil suprême des forces armées, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, «exprime ses regrets».
Un accord a été conclu entre les forces de l'ordre égyptien et les manifestants sur un arrêt des affrontements meurtriers qui secouent depuis plusieurs jours le centre du Caire, a affirmé jeudi le Conseil des ministres sur sa page Facebook.
"Un accord a été conclu entre les forces de sécurité et les manifestants portant sur l'arrêt total des heurts entre les deux parties dans la rue Mohamed Mahmoud qui mène au ministère de l'Intérieur", près de l'emblématique place Tahrir, a indiqué le Conseil des ministres.
"Le calme est revenu sur la place Tahrir depuis 03H00 (01H00 GMT) jeudi à l'aube grâce à la coopération des jeunes de la révolution", a-t-il ajouté.
Le chef de la police militaire, "le général Hamdi Badeen a supervisé la trêve. Nous (le ministère de l'Intérieur) avons rencontré les manifestants hier (mercredi) et les militaires étaient là également", a affirmé à l'AFP un haut responsable du ministère sous couvert de l'anonymat.
"Nous espérons que la trêve tiendra. Nous espérons qu'ils arrêteront de nous attaquer et de tenter d'arriver au ministère. Nous n'avons aucune intention d'aller près de Tahrir, nous tentons juste de nous défendre", a-t-il ajouté.
38 morts depuis le début des affrontements…
http://www.liberation.fr/monde/01012373484-en-egypte-l-armee-s-excuse-de-tuer

Libération de la Française et de deux Yéménites otages au Yémen
ADEN (Reuters) - Des hommes armés au Yémen ont relâché jeudi une Française et deux Yéménites travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), deux jours après leur enlèvement dans la province méridionale de Lahej, rapportent des autorités locales.
Selon la même source, la Française, d'origine marocaine, son chauffeur et son traducteur ont été libérés après une intervention des responsables locaux et de médiateurs auprès des preneurs d'otages.
Ces derniers auraient demandé la libération de parents détenus par les autorités yéménites dans le port d'Aden.
"Le gouverneur de Lahej a promis de requérir la libération de quatre personnes retenues à Aden, comme l'ont demandé les ravisseurs", a dit une autorité locale.
A Genève, le porte-parole du CICR Marcal Izard a confirmé la libération. Il a précisé que les trois anciens otages étaient en bonne santé et qu'ils étaient de retour à Aden…
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/liberation-de-la-francaise-et-de-deux-yemenites-otages-au-yemen-24-11-2011-1399921_240.php

Seif Al Islam jugé à Tripoli
La CPI, qui sait qu’il risque la peine de mort, a fait marche arrière.
En visite à Tripoli, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a donné son feu vert pour que Seif Al Islam soit jugé en Libye. « Saïf a été capturé et nous sommes donc là pour garantir une coopération. En mai, nous avons demandé l’émission de mandats d’arrêt car les Libyens n’étaient pas en mesure de rendre la justice en Libye. Désormais, comme les Libyens sont déterminés à rendre la justice, ils peuvent rendre la justice, et nous les aiderons en ce sens, car le système est ainsi conçu (...) Ils ont décidé de s’en occuper eux-mêmes et c’est pourquoi nous sommes ici, pour apprendre et comprendre ce qu’ils font, et coopérer », a déclaré, sans craindre le ridicule, le procureur de la CPI. Or, la fiabilité du système judiciaire libyen prête à sourire quand on sait que dans ce pays, contrairement à la Tunisie, le tribalisme et les factions armées rivales structurent le champ politique. Et ne peuvent donc garantir la tenue d’un procès équitable…
http://www.humanite.fr/monde/seif-al-islam-juge-tripoli-484324

En Gambie, on vote avec des billes
BANJUL — En Gambie, où a lieu jeudi une présidentielle, les électeurs ne votent pas avec un bulletin imprimé classique déposé dans une urne, mais avec une bille déposée dans un bidon en fer, méthode originale qui permet aux nombreux illettrés d'exprimer leur choix.
"Notre système de vote est très original dans ce sens que nous n'utilisons pas de bulletin ni d'urne, mais à la place nous utilisons le bidon de vote et la bille", explique le responsable des opérations électorales, Sambousang Njie.
Trois bidons de couleurs différentes, équipés d'un tube dans laquelle est introduite la bille, sont installés dans les 1.301 bureaux de vote du pays, un pour chaque candidat, le président sortant Yahya Jammeh, assuré d'être réélu, et ses deux opposants, Ousaino Darboe et Hamat Bah.
Bidon vert pour Jammeh, jaune pour Darboe et bleu ciel pour Bah. Sur chacune de ces urnes particulières, une photo du candidat et son emblème.
Une bille est donnée à l'électeur qui se présente pour accomplir son devoir électoral dans un espace clos où se trouvent les trois bidons.
Il met la bille dans celui de son choix et, pour éviter qu'il ne vote plusieurs fois, une sonnette de bicyclette placée en bas du tube sonne au passage de la bille qui tombe au fond du bidon recouvert de sable.
Et afin qu'on ne puisse confondre les bruits, les bicyclettes sont interdites dans un rayon de 500 mètres autour du lieu de vote...
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iEjs1G5H_JrD_FkCgltrPPZivFew?docId=CNG.12e6d0d69dbf8cf5ba0f33bde9b632b2.831

La Russie affirme que les fragments de la sonde martienne ...

Des fragments de la sonde martienne russe Phobos-Grunt en perdition pourraient retomber sur Terre en janvier ou février l'année prochaine, a annoncé jeudi un porte-parole des forces spatiales du ministère russe de la Défense.
"La situation au 24 novembre est telle que les pièces de l'engin spatial interplanétaire Phobos-Grunt devraient retomber en janvier ou février 2012. La date exacte de la chute des fragments de Phobos-Grunt dépendra de facteurs externes", a déclaré le porte-parole Alexeï Zolotoukhine devant des journalistes.
Le porte-parole a fait savoir que le centre de contrôle russe était encore en train d'analyser les informations concernant l'engin spatial, qui transportait également le micro-satellite chinois Yinghuo 1.
"Les informations concernant les changements d'orbite de l'engin spatial sont transmises à toutes les parties concernées", a indiqué M. Zolotoukhine.
L'agence spatiale russe, Roskosmos, a déclaré mercredi qu'elle avait commencé à étudier les données émises par Phobos-Grunt, les premières à avoir été captées depuis que la sonde a été perdue le 9 novembre.
Roskosmos a indiqué que ces données pourraient aider à comprendre les causes de la perte de la sonde, mais qu'elles ne permettraient pas de sauver la mission.
http://french.cri.cn/781/2011/11/24/304s262169.htm

Bouclier: Vilnius appelle l'Otan à réagir à la déclaration de Medvedev
La Lituanie et ses partenaires de l'Otan doivent réagir avec fermeté aux déclarations de la Russie sur un éventuel déploiement de missiles de type Iskander dans l'enclave russe de Kaliningrad, limitrophe de la Lituanie, a déclaré jeudi le premier ministre lituanien Andrius Kubilius.
"Je pense que notre réaction doit être ferme, et c'est collectivement avec nos partenaires de l'Otan que nous devons déterminer la forme de cette réaction, et déployer des efforts en vue de persuader la Russie de ne pas se comporter de façon aussi belliqueuse", a indiqué le chef du gouvernement dans une interview à la radio Ziniu radijas…
http://fr.ria.ru/world/20111124/192113791.html

Le président Abbas et le chef du Hamas au Caire pour sceller la réconciliation
Le président Mahmoud Abbas et le chef du Hamas Khaled Mechaal tentaient jeudi au Caire de finaliser la réconciliation difficile palestinienne, en panne depuis plus de six mois.
Les deux dirigeants se sont retrouvés vers 11H00 (09H00 GMT) pour un entretien en tête à tête, qui a été élargi près de deux heures plus tard aux délégations du parti Fatah de M. Abbas et du mouvement islamiste Hamas, a constaté un journaliste de l'AFP. "Le président et M. Mechaal examinent les termes de l'accord de réconciliation et comment les appliquer, avant une reprise prochaine des réunions entre les délégations des deux mouvements pour s'entendre sur les détails", a indiqué à l'AFP Azzam al-Ahmad, responsable du dossier de la réconciliation au Fatah.
"Ensuite, tous les mouvements qui ont signé l'accord de réconciliation en mai seront invités pour y apporter la dernière touche et commencer à l'appliquer sur le terrain, et avancer vers la fin de la division et la tenue d'élections présidentielle, législatives et au Conseil national", a-t-il ajouté.
Une personnalité palestinienne indépendante a récemment affirmé à l'AFP que le Hamas était ainsi prêt à une "résistance populaire pacifique"....
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/le-president-abbas-et-le-chef-du-hamas-au-caire-pour-sceller-la-reconciliation-24-11-2011-1736440.php

L'UE promet d'honorer ses engagements à l'égard de la Côte d'Ivoire
BRUXELLES — Les Européens honoreront leurs engagements à l'égard de la Côte d'Ivoire malgré la crise économique, ont promis mercredi les responsables de l'UE à l'occasion de la visite à Bruxelles du président ivoirien Alassane Ouattara.
"J'ai tenu à confirmer au président (ivoirien) Ouattara que, malgré la crise actuelle, l'Union européenne honorera ses engagements en matière d'aide au développement", a dit à la presse le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.
M. Ouattara a signé avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, cinq programmes d'aide européenne pour soutenir "la relance économique et la réconciliation nationale" en Côte d'Ivoire, d'un montant total de 125 millions d'euros.
Cette aide, annoncée en juillet et financée par le 10e Fonds européen de développement (FED), porte sur l'amélioration du réseau routier, notamment vers le Ghana, la santé ou la formation.
Elle contribuera à améliorer la sécurité en Côte d'Ivoire, a assuré M. Ouattara. "La sécurité sera meilleure si les Ivoiriens se sentent mieux, s'il fait mieux vivre", a-t-il ajouté, tout en précisant qu'Abidjan avait demandé "un renforcement et une augmentation" de ce soutien.
M. Barroso a indiqué que cette demande était à l'étude....
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j1S_zfn7Brfeyuud9k0W81eswvlQ?docId=CNG.257b534bd261b0bde61ac8d4e76c02a0.251

Le Portugal paralysé par une grève générale
Le secteur des transports et les vols commerciaux étaient particulièrement perturbés jeudi au Portugal par une grève générale contre l'austérité qui devait également affecter l'ensemble des services publics du pays.
La compagnie aérienne nationale TAP a supprimé 121 vols commerciaux sur les 140 prévus jeudi, a indiqué un responsable du transporteur.
Il a précisé que les contrôleurs aériens ne devaient assurer qu'un service minimum et que seuls quelques vols vers les îles des Açores et Madère devaient être effectués, tandis que 17 autres ont été reprogrammés.
A Lisbonne, le métro ne circulait pas et le service des navettes fluviales, qui relie les deux rives du fleuve Tage, était totalement interrompu. Le transport ferroviaire était également très perturbé. «Les premiers signes montrent une adhésion très forte», a déclaré Manuel Carvalho da Silva, secrétaire général de la CGTP, qui dirige l'une des deux principales confédérations syndicales ayant appelé, avec l'UGT, à la grève de jeudi.
Prostestation contre les mesures d'austérité du gouvernement
L'objectif de ce mouvement est de protester contre les mesures d'austérité que le gouvernement s'est engagé à mettre en oeuvre en échange d'une assistance financière de 78 milliards d'euros accordée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international. Outre des augmentations de la TVA sur le gaz et l'électicité et des hausses des prix des transports, la cure de rigueur touche principalement les fonctionnaires dont les salaires ont été gelés et qui, l'année prochaine, perdront deux de leurs 14 mois de salaire. Dans le privé, la journée de travail sera augmentée d'une demi-heure…
http://www.leparisien.fr/crise-europe/le-portugal-paralyse-par-une-greve-generale-24-11-2011-1736629.php

James Murdoch démissionne de la direction du "Sun" et du "Times"
Nouvelles conséquences du scandale des écoutes en Grande-Bretagne. James Murdoch a démissionné de ses fonctions de directeur de plusieurs journaux britanniques de l'empire Murdoch, dont The Sun et The Times, comme en témoigne le principal registre des sociétés au Royaume-Uni, Company House.
Il a quitté ses fonctions de directeur de News Group Newspapers, qui publie le tabloïd The Sun, le plus gros tirage au Royaume-Uni (2,8 millions d'exemplaires par jour), et de Times Newspapers Limited, qui publie The Times et l'édition dominicale, The Sunday Times. Il reste toutefois président de News International, la filiale britannique de News Corp., maison mère américaine de l'empire Murdoch.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/23/james-murdoch-demissionne-de-la-direction-du-sun-et-du-times_1608220_3214.html

Haïti : Un rapport de Human Rights Watch dénonce les conditions de vie des femmes dans l’après-séisme

L’organisation Human Rights Watch a publié sur son site internet un rapport intitulé “Personne ne se souvient de nous”. Celui-ci dénonce des manquements importants en terme de droit à la santé ainsi qu’à la sécurité accordée aux femmes et aux jeunes filles dans l’Haiti de l’après-séisme.
“Des femmes touchées par la catastrophe et qui n’ont pas eu voix au chapitre dans le processus de reconstruction du pays” et un soutien international encore trop faible tel est le constat dressé par Human Rights Watch. Ainsi, “l’optimisme initial ressenti par les agences humanitaires et les bailleurs de fonds internationaux quant à une amélioration de l’accès à la santé maternelle dans les zones affectées par la catastrophe ne s’est pas traduit dans les faits pour toutes les femmes et les filles. Ceci, en dépit de la vague de soutien international et de nouveaux services gratuits gérés par des organisations non gouvernementales (ONG) internationales, lesquelles avaient promis d’éradiquer les barrières géographiques et économiques qui, au cours de l’histoire, avaient empêché les femmes et les filles d’accéder aux soins de santé.”
Afin de rendre compte de la situation, Human Rights Watch s’est basé sur ses recherches effectuées à Port-au-Prince fin 2010 et début 2011 ainsi que sur 128 entretiens menées avec des femmes vivant dans quinze camps de déplacés différents.
Human Rights Watch souligne notamment les conditions difficiles auxquelles doivent faire face les femmes enceintes avec pour conséquence une surmortalité infantile et maternelle : “ Selon les femmes et les filles avec lesquelles nous nous sommes entretenues, ces retards sont survenus parce qu’elles n’ont pas senti les premiers signes de l’accouchement ou ne connaissaient pas bien leur nouveau quartier, parce que les centres de soins où elles se rendaient précédemment avaient été détruits lors du tremblement de terre, à cause de la distance, des problèmes de sécurité ou des frais de transport ou en raison des soins insuffisants dispensés aux centres de consultation.”
L’insécurité alimentaire vient également ternir un peu plus le constat dressé par l’organisation puisque la distribution alimentaire générale n’a duré que deux mois après le séisme. Les femmes rencontrent désormais beaucoup de difficultés pour nourrir leurs enfants. Pour preuve l’exemple d’Adeline, forcée de “nourrir son bébé de trois mois avec de la farine de maïs mélangée à de l’eau car elle n’avait pas suffisamment de lait maternel pour son enfant”. Une situation qui engendre le recours fréquent à la prostitution et qui augmente considérablement les violences sexuelles. En effet, la plupart du temps ces “échanges” se font en secret et dans la honte ce qui “ les expose à la violence car elles ne bénéficient pas du peu de protection que pourraient leur offrir des réseaux sociaux ou leur communauté.”
Point important, le manque de suivi du gouvernement : Human Rights Watch a constaté que “les informations importantes, nécessaires pour que le gouvernement haïtien suive de près les progrès opérés en matière de santé maternelle, ne sont pas enregistrées dans les camps : par exemple, aucun des cinq décès de nourrissons mentionnés par des femmes et des filles interrogées par Human Rights Watch n’ont été rapportés ou enregistrés par une quelconque ONG ou un quelconque organe gouvernemental. L’organisation rappelle tout de même que certaines ONG ou encore Le programme SOG (soins obstétriques gratuits) ont permis a plusieurs femmes de se soigner gratuitement. Mais l’accès aux soins reste une question de chance, pour de multiples questions. Tout d’ abord les ONG ne sont pas à même de couvrir toute les zones touchées par le séisme. Ensuite le manque d’information, parfois les ONG sont mal renseignées, impossible donc pour elle d’indiquer clairement un établissement public qui pratique le programme SOG. La catastrophe très suivi par les médias a vite était effacée par d’autres urgences dans le monde et l’oubli règne aujourd’hui sur le pays.
Plusieurs recommandations ont donc été émises par l’organisation, qui demande aux agences des Nations Unies et aux ONG internationales par exemple de “fournir un compte rendu régulier au ministère de la Santé sur le nombre de visites prénatales, de naissances institutionnelles, ainsi que de décès maternels et infantiles dans les établissements gérés par les ONG”.
Human Rights Watch s’est également adressé au président d’Haiti, lui enjoignant de “concevoir des programmes pour améliorer l’accès des femmes et des filles aux informations relatives aux soins maternels et reproductifs, à la disponibilité de soins postérieurs à un viol, à la disponibilité de services médicaux, et aux informations générales relatives à l’effort de reconstruction.”

Le choléra, un mal endémique pour Haïti

Le choléra continue de faire des victimes à Haïti, plus d’un an après son apparition dans le pays. Le dernier bilan dressé par les autorités sanitaires fait état de plus de 6 500 décès et de plus de 473 000 cas de contaminations recensés. Et les ONG s’en vont...
Fritz Gérald Jeannot - Parismatch.com
Haïti est aujourd’hui le pays le plus touché par le choléra dans le monde. La proportion de personnes à avoir contracté la maladie est de 5%, selon un responsable onusien. La maladie est sur le point de devenir endémique dans le pays. Ce constat est fait alors que les ONG commencent à plier bagage. «Faute de fonds disponible, elles se retirent de la lutte contre le choléra», expliquent-elles. «Les centres de traitement de choléra, les unités de traitement de choléra et les centres de réhydratation orale ferment leurs portes les uns après les autres», a rapporté le quotidien haïtien «Le Nouvelliste» sur son site internet.
Dans les camps, les sinistrés croupissent dans la misère et la crasse. L’insalubrité et la promiscuité qui s’installent dans ces camps de fortunes les rendent plus vulnérables face au vibrio cholerae. La Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) a publié, en août dernier, un rapport inquiétant sur les conditions hygiéniques des camps. «La vidange des latrines et la fourniture des services WASH (Eau, Assainissement et promotion d’hygiène) dans les sites d’hébergement sont en état de détérioration rapide», lit-on dans ce rapport.
Leur besoin à même le sol
Plusieurs partenaires ayant des programmes de distribution d’eau potable dans les différents sites sont partis. La Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement, organisme de l’Etat haïtien, est la dernière à annoncer la fin de la distribution d’eau gratuite. Elle desservait 17 camps de sinistrés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Plus de mille latrines sont hors d’usage, selon la DINEPA. Les déplacés du 12 janvier 2010 font leur besoin à même le sol, à proximité des tentes, constatent des journalistes sur place. Un risque de propagation sérieuse de la maladie. Médecin Sans Frontières exprime ses préoccupations du fait que le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) soit incapable de prendre le leadership des interventions dans la lutte contre le choléra. «Les réponses des autorités haïtiennes et les communautés humanitaires pour traiter le choléra dans le pays sont non-structurées et insuffisantes», déplore Gerard Bedock, chef de la mission. L’ONG MSF participait de façon active à la lutte contre le choléra en Haïti.
Selon l’agence en ligne, Haiti press network (hpn), près de 550 000 personnes vivent dans environ 800 camps. Le choléra est apparu dans le pays au début du mois d’octobre 2010. Environ 9 mois après le terrible tremblement de terre qui a balayé le pays. Plusieurs chercheurs, ont conclu que la souche de choléra qui a contaminé la rivière Artibonite (Centre), lieu où les premiers cas ont été recensés, est d’origine népalaise. Mais le panel indépendant de l’ONU a conclu que« l'épidémie de choléra a été causée par un ensemble de circonstances, et n'est pas la faute ou l'action délibérée d'un groupe ou d'un individu».
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Le-cholera-un-mal-endemique-pour-Haiti-356365/?sitemapnews

La société civile haïtienne se penche sur l'efficacité de l'aide à Haiti par Gotson Pierre

Plusieurs entités dont la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA), ont inauguré ce 23 novembre à Port-au-Prince un forum de deux jours autour de l'efficacité de l'aide accordée Haïti au lendemain du séisme dévastateur du 12 janvier 2010, rapporte l'agence en ligne AlterPresse. Plus d'une centaine de personnes de divers secteurs ont pris part à la première journée de cette rencontre afin de faire un bilan analytique du processus d'aide internationale à Haiti et produire des recommandations appropriées.
La rencontre est réalisée en prélude au quatrième forum de haut niveau sur l'efficacité de l'aide qui se tient du 29 novembre au 1er décembre à Bosan en Corée du Sud.
" On a toujours tendance à enfermer le pays dans la notion d'humanitaire alors qu'il est préférable que l'aide se déplace de l'humanitaire pour s'étendre beaucoup plus vers la structure ", explique l'économiste Camille Chalmers de la PAPDA.
Les organisateurs du forum relèvent que l'aide humanitaire octroyée à Haïti après le tremblement de terre ne répond pas au critère de développement.
Sur les 4,6 milliards de dollars américains promis à Haïti au cours de l'année dernière, seulement 43 % ont été effectivement versés jusqu'ici, soulignent-ils.
Le volume de l'aide est toujours marginal par rapport aux engagements pris devant les Nations-Unies le 31 mars par différents donateurs, signale Esther Schneider du Centre de Recherches, de Réflexion, de Formation et d'Action Sociale (CERFAS), co-organisateur du forum.
Pour sa part, Camille Chalmers dit craindre que la crise financière internationale ne serve de " prétexte " pour pousser les donateurs à réduire l'aide qu'ils accordent à Haïti.
Toutefois, le responsable de la PAPDA souligne que " l'essentiel c'est de voir si Haïti définit ses propres instances et ses propres modèles de développement ".
http://www.mediaterre.org/caraibes/actu,20111124040717.html