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mercredi 11 août 2010

Luck Mervil se joint au projet Vilaj Vilaj

Publié le 11 août 2010

La Presse Canadienne, Montréal.-
L'artiste Luck Mervil abandonne ses fonctions de porte-parole du Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) et met en veilleuse sa carrière artistique pour se consacrer au projet Vilaj Vilaj qui est dédié à l'aide à la reconstruction de son pays d'origine, Haiti, dévasté par un séisme meurtrier le 12 janvier dernier.
Le projet Vilaj Vilaj est une ville dont les maisons seront bâties avec des containers et qui, espère-t-on, seront à l'abri des intempéries telles les ouragans, les inondations et les tremblements de terre.
Le volet résidentiel de chaque village sera géré selon le concept de coopérative d'habitation en permettant aux habitants d'accumuler du capital en fonction de la valeur acquise par les habitations.
Luck Mervil, qui est né à Port-au-Prince, espère que le projet rehaussera les normes de qualité et de responsabilité. Pour lui, il s'agit d'une approche à la façon traditionnelle d'oeuvrer à l'avancement humain.
Il soutient que les zones industrielles et les services publics seront conçus de manière à encourager le recyclage et l'utilisation d'énergies vertes et renouvelables, notamment solaires et éoliennes. Chaque unité d'habitation sera le plus autonome que possible en ce qui a trait à la production et à la consommation d'énergie. Des panneaux solaires seront mis en place ainsi que des systèmes de récupération d'eaux usées et de pluie.
http://www.cyberpresse.ca/arts/201008/11/01-4305675-luck-mervil-se-joint-au-projet-vilaj-vilaj.php

Romans sportifs pour garçons sportifs

Publié le 11 août 2010
Marie-Christine Bouchard

(Sherbrooke) L’auteur Louis Gosselin écrit pour le plaisir des mots et le bonheur de tisser des intrigues, mais il écrit d’abord et avant tout pour intéresser les enfants, et les garçons en particulier, au plaisir de lire. Pour y parvenir, il a concocté sa recette à succès: il rédige des bouquins sportifs pour intéresser les garçons sportifs!
Tennis, hockey et maintenant soccer, voilà les sports qui ont pris vie sous la plume de l’auteur jusqu’ici.
«Je veux inciter les jeunes garçons à lire et à y trouver du plaisir. Je crois que si on leur propose des choses qui les intéresse, c’est beaucoup plus facile», lance l’auteur.

Inspiré de la Coupe du monde
Le bouquin Aldo et le ballon d’or vient tout juste d’arriver sur les tablettes. Louis Gosselin l’a rédigé cet hiver, plongeant dans l’univers du soccer juste avant que ne se tienne la Coupe du monde en Afrique du Sud et juste après le terrible séisme en HAITI, qui a tellement défrayé les manchettes - et aujourd’hui encore. Il a donc conjugué tout cela dans une histoire cent pour cent soccer.
Aldo et le ballon d’or relate l’histoire d’un jeune Québécois qui vit à l’étranger depuis plusieurs années. Quand le séisme du 12 janvier a ravagé Haïti, sa famille s’est donc vue dans l’obligation de rentrer au pays et le jeune homme s’est ainsi retrouvé dans une nouvelle école, dans une province qu’il ne reconnaît plus vraiment après avoir aussi longtemps vécu loin de chez lui.
«Dans son école, il y a un jeune latino qui est roi et maître. Celui-ci est prêt à aller loin pour empêcher le nouveau venu de faire partie de l’équipe de soccer de l’école.»
Si le soccer est la trame de fond, l’auteur ne se contente pas de parler de buts, d’arrêts, de matchs et de tournois.
«Je parle aussi des valeurs comme la solidarité, l’esprit d’équipe, la loyauté, de parler de ses problèmes quand on en a, etc. J’aborde aussi des problématiques sociales comme la drogue, le racisme, les gangs de rue…» précise l’auteur.

Plongé dans le sport
Louis Gosselin, père de deux garçons aujourd’hui adultes, trouve facilement l’inspiration pour ses aventures sportives. Et n’ayez crainte, il ne manque pas de crédibilité lorsqu’il écrit parce que le sport, il connait!
«Mes deux garçons ont toujours fait beaucoup de sport. Je les suis depuis qu’ils ont cinq ans! Mon fils de 25 ans est aujourd’hui dans le club-école de l’Impact de Montréal au soccer, tous les deux sont instructeurs de tennis…» rapporte-t-il en guise d’exemples.
Son expérience professionnelle a aussi longtemps tourné autour du monde sportif. En effet, Louis Gosselin a été journaliste à la radio et à la télévision de Montréal et de la Rive-Sud pendant quelque 25 années.
«J’ai longtemps couvert les sports. J’ai même couvert des jeux Olympiques et le Canadien de Montréal pendant quelques années. J’ai toujours gravité autour du sport. Donc, quand j’écris, les anecdotes me viennent automatiquement. C’est un univers que je connais très bien», précise-t-il.
S’il travaille beaucoup, Louis Gosselin trouve quand même le temps d’écrire de façon régulière. Aldo et le ballon d’or, par exemple, il l’a écrit d’une traite pendant la dernière période des impôts… alors que sa conjointe, qui est comptable, travaillait tous les samedis.
«J’ai aussi pris quelques soirées pour finir le livre, mais c’est plus difficile d’écrire à la fin d’une journée de travail», rapporte celui qui travaille à titre de chargé de communications à la Ville de Sherbrooke depuis un peu plus d’un an.
D’autres projets mijotent actuellement sur sa table de travail, dont une comédie musicale portant sur Al Capone, ainsi qu’un autre bouquin à saveur sportive.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/la-nouvelle/scene-culturelle/201008/11/01-4305616-romans-sportifs-pour-garcons-sportifs.php

Vous avez dit “vieux”?

Tout le monde parle de lui depuis hier: Art Denton, cet homme de 68 ans qui traverse le Canada à vélo afin de recueillir des fonds pour Haïti.
À 68 ans, il pédale 120 km par jour. Parti de la Colombie-Britannique en juin dernier, il était de passage à Montréal hier. On en parle ici,ici, et ici. À noter que la Presse canadienne a commis une erreur dans son amorce en écrivant qu’il faisait l’itinéraire d’Est en Ouest. C’est le contraire.
Ce qui me frappe dans cette histoire:
Art Denton n’a pas de famille en Haïti. L’idée lui est venue en voyant une photo d’une fillette couverte de poussière après le tremblement de terre. Ça l’a ému. Son objectif: recueillir 10 000$. C’est bon de constater qu’il y a encore, dans ce monde dur, des gens capables de compassion.
Il est drôlement en forme, et prouve à certaines personnes que je connais (qui n’ont même pas encore 50 ans) que quand elles disent: “je suis trop vieux pour faire du sport”, elles ne font que se donner une excuse pour rester effoirées dans leur fauteuil et ne rien faire.
Pendant ce temps, les Art Denton de ce monde se disent “pourquoi pas?” et accomplissent des exploits. Notons qu’il s’agit d’une seconde traversée du Canada pour ce monsieur, qui l’avait déjà fait il y a quinze ans. Il pédale sans encadrement, c’est-à-dire qu’il transporte lui même tout ce dont il a besoin au quotidien sur son vélo. Aucun véhicule ne lui vient en aide et il mange dans des casse-croûtes.
L’âge, c’est beaucoup dans la tête que ça se passe. Il y en a qui se disent “vieux” à quarante ans et qui renoncent à faire quoi que ce soit d’autre que leur petite routine tranquille. Il y en a d’autres qui voient une photo et décident de traverser le Canada à vélo.
J’aurais pu intituler ce billet “Héros au quotidien, prise deux”. Certains commentateurs ont fait tout un plat quand j’ai parlé des survivants de la 112 en ces termes dans un autre billet. À leurs yeux, il faut absolument sauver des vies ou donner la sienne pour être un héros. Pour clarifier les choses, laissez-moi vous fournir l’une des définitions du Petit Larousse:
Héros: Personne qui se distingue par des qualités ou des actions exceptionnelles.
Des actions exceptionnelles. Je pense que c’est bien de cela qu’on parle quand on parle d’un Art Denton, ou de trois triathlètes qui ont réussi un Ironman quelques mois après que leur amies se soient fait tuer sur la route sous leurs yeux.

L’ONU évalue la discrimination en France

Publié le 11 août 2010 

Agence France-Presse, Genève

La France présente mercredi sa politique envers les minorités devant le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU (CERD) qui doit l'interroger en retour sur le sort des Roms, des gens du voyage et la question de l'identité nationale.
Selon le processus habituel de passage en revue des politiques des pays appliquant la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1965, l'examen de deux jours concernant la France commence à 11H00 GMT par la présentation du rapport de 88 pages préparés par les autorités françaises.
Suivront les questions des experts du comité auxquelles la délégation française devra répondre jeudi matin. La séance se terminera par des recommandations du comité.
Dans son rapport, daté de 2008 en raison de plusieurs reports de l'examen dus à des problèmes d'organisation du CERD, la France tente ainsi de répondre aux recommandations qui lui ont été faites lors de son dernier passage devant le comité en 2005.
Elle aborde notamment le statut des minorités, les actions engagées pour la lutte contre les discriminations, le droit d'asile ou encore les problèmes des gens du voyage.
Elle rappelle ainsi la spécificité de la France en matière de minorités, soulignant que le pays ne reconnaît pas juridiquement l'existence de minorités, faisant primer le principe de l'égalité de tous devant la loi.
Sur la lutte contre les discriminations, le rapport se targue de la mise en place de nombreuses mesures, dont la création en 2007 d'un pôle antidiscriminations, la loi sur l'égalité des chances de mars 2006 créant l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé), les pouvoirs renforcés de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) en mars 2006 et enfin la création d'un ministère spécial en mai 2007 dédié aux questions de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement.
Concernant les gens du voyage, une population estimée par les ONG à 300 000 personnes, le rapport reconnaît des «discriminations en matière d'emploi, de logement, d'éducation, de santé et de citoyenneté».
Il assure toutefois qu'une «réflexion est engagée au niveau interministériel pour réformer la législation» de 1969 limitant leur circulation.
Le comité, qui a déjà mis en ligne une partie de ses questions, compte demander des précisions sur le «grand débat sur l'identité nationale» ainsi que «sur la discrimination à l'égard des Roms», des sujets qui agitent le monde politique français depuis quelques mois.
Les ONG prévoient des débats animés, estimant à l'instar de la Ligue des droits de l'homme qu'on assiste en France «à une régression (...) vers une rupture de l'égalité de traitement».

La CNSA lance l'alerte à la crise alimentaire en Haïti

La Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) tire la sonnette d'alarme face au risque de crise alimentaire durant la période fin août début septembre.
Dans un rapport rendu public cette semaine, les responsable de la CNSA estiment que es conséquences de la saison cyclonique risquent d'aggraver la situation humanitaire alarmante que connait le pays actuellement.
« L'insécurité alimentaire sévère que connaissent actuellement environ 2 millions de personnes dans le pays risque de se dégrader en cas de catastrophe naturelle. Les conditions d'existence précaires des personnes vivant sous des tentes, dans des abris provisoires (1.2 millions, soit 16 % de la population), pourraient aussi empirer. » Indique le document.
La CNSA recommande au Gouvernement et à tous les autres acteurs concernés d'accélérer et de renforcer les actions en cours et de développer la préparation de la gestion des désastres. En outre, la CNSA appelle le gouvernement à mettre en place une structure permanente pour s'occuper des « achats locaux ».
Notons que le rapport préliminaire d'une récente enquête nutritionnelle conduite par le Ministère `de la Santé et de la Population (MSPP), en partenariat avec l'UNICEF et d'autres organisations, révèle qu'une crise nutritionnelle a été évitée à la suite du séisme en dépit de la situation difficile qui sévit actuellement en Haïti.
EJ/Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18111
Commentaires:
Rions un peu! C'est en effet assez marrant d'imaginer qu'une telle instance existe en Haïti.. On a plutôt tendance à penser qu'il ne s'agit là d'un groupe d'individus qui touchent des salaires!

Visite prochaine de Christine Chow en Haïti

La première dame de la République de Chine-Taiwan Christine Chow, doit effectuer une visite de 5 jours en Haïti. Elle devrait arriver le 29 aout prochain.
Elle sera dans le pays, en qualité d'ambassadrice humanitaire et présidente d'honneur de la Croix-Rouge de la République de Chine.
Durant son séjour, elle visitera un centre de World Vision pour les enfants sans-abri à Port-au-Prince ainsi qu'un orphelinat parrainé par la Croix-Rouge.
La Croix-Rouge Taïwanaise doit construire des logements permanents pour 200 familles au cours de cette année.
Rappelons que le gouvernement de Taiwan, finance de nombreux projets de développement en Haïti dans le cadre de la coopération entre les deux pays.
EJ/Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18110

Les candidatures de 9 personnalités sont contestées

A partir de ce mercredi 11 août les autorités électorales entameront l'analyse des dossiers de contestation des candidatures. Au terme de cette étape le 17 août, les noms des candidats habilités à participer aux joutes seront communiqués. La période consacrée à la contestation des candidatures a pris fin hier soir. Des dossiers de contestations ont été soumis à la direction des opérations électorales à l'encontre de 9 candidats. Le citoyen Baptiste Luckner a lui seul a contesté les candidatures de 8 personnalités. Il estime que Wyclef Jean, Kesler Dalmacy, Lavarice Gaudin et Michel Martelly ne résident pas en Haïti comme l'exige la loi électorale. De plus il soutient que les ex comptables des deniers publics Lesly Voltaire, Jacques Edouard Alexis, Jude Célestin et Yvon Neptune n'ont pas soumis de certificats de décharge.
Dans le même temps, la candidature de Bertin Jean est contestée au sein de sa formation le Parti Socialiste Haïti (PSH). Le secrétaire général du PSH, Pierre Gaston Garnier, fait remarquer qu'il est la seule personnalité habilitée à accorder la bannière du parti.
Les candidats eux même se sont abstenus de contester leurs concurrents. La candidate du RDNP, Myrlande Manigat, fait remarquer que les dossiers des candidats ne sont pas publiés ce qui réduit les possibilités de contester des candidatures.
Myrlande Manigat et Charles Henry Baker (Respe) ne contestent aucun candidat. Le chef de file de Respè affirme que le CEP devra trancher sur les cas des personnalités ayant résidé à l'étranger ou n'ayant pas obtenu décharge de leurs fonctions. Il s'est gardé de faire des contestations qui éventuellement ne seraient pas prises en compte par les conseillers électoraux.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18109

L'édito: Comment devient-on candidat à la présidence ? ( Journal Le Nouvelliste)

Haïti: A la fermeture des inscriptions samedi dernier pour la présidentielle du 28 novembre 2010, au siège de la direction des opérations électorales, trente-quatre citoyens ont fait acte de candidature. Deux anciens Premiers ministres, trois anciens ministres, un ministre en fonction, un ancien secrétaire d'Etat, un sénateur, deux maires, neuf chefs de partis politiques, et une quinzaine de personnalités moins connues. A la différence de la présidentielle de 2006 - où il y avait cinquante-quatre candidats et beaucoup de chefs de partis connus - cette année, la plupart des leaders sont des inconnus.
Journalistes, photographes et caméramans ont fait le pied de grue pendant dix jours à la direction des opérations électorales afin de voir, interroger et faire la connaissance de ceux qui aspirent à assurer les destinées d'un pays en agonie. Interrogé sur son identité par des journalistes, un candidat inconnu sur l'échiquier politique a eu à répondre lors des inscriptions de la semaine dernière qu'il est le mari d'une avocate très connue assassinée en 1995.
Voilà la raison invoquée par un candidat à la présidence pour justifier sa notoriété!
Sans doute, ce candidat veuf éploré va citer durant toute la campagne électorale le nom de son épouse décédée pour s'attirer la sympathie des électeurs.
Ce nouveau leader, à l'instar de plusieurs autres, reflète la tendance qui prévaut à chaque élection présidentielle.
S'il fallait interroger chaque candidat à la présidence sur sa notoriété, chacun trouverait un cliché plus paradoxal qu'un autre pour corroborer la thèse de sa popularité.
Cependant, la plupart des candidats inconnus n'ont l'habitude d'organiser ni meeting ni rassemblement.
A qui la faute ?
La plupart des observateurs attribuent cette anomalie à la faiblesse des partis politiques. Vingt-quatre ans après le départ des Duvalier, qui marque la fin de la présidence à vie en Haïti, le choix des candidats à la présidence dans les élections primaires est loin de faire partie intégrante de notre culture politique. Trente partis et regroupements de partis politiques sont en lice pour l'élection présidentielle sans aucun congrès voire des élections primaires pour le choix des candidats.
Traditionnellement en Haïti, les candidats à la présidence sont choisis par les chefs de partis. Dans le cas des regroupements de partis, ce sont les membres du directoire qui procèdent au choix des candidats à la présidence.
Lemoine Bonneau

L'ONI est débordé...

L'Office national d'Identification (ONI), semble dépassé par le nombre croissant de citoyens désirant retirer leur carte d'identification nationale à quelque quatre mois des prochaines élections. Ils sont tous les jours plus d'un millier à venir solliciter cette pièce vitale au bureau central de l'ONI à Babiole. Les responsables de l'institution, quant à eux, promettent de livrer la marchandise avant les élections.
Haïti: Tous les jours devant le bureau central de l'ONI à Babiole, les futurs électeurs luttent pour retirer leur carte d'identification nationale. Certains d'entre eux se voient déjà en train de voter leurs candidats favoris aux élections législatives et présidentielles du 28 novembre prochain. D'autres ne souhaitent que d'avoir cette pièce d'identité qui leur permet de faire des transactions. Pour ce faire, l'Office national d'identification ne dispose que de trois bureaux pour les habitants des différentes zones de l'aire métropolitaine. Le bureau central qui se trouve à Babiole, un bureau à la place Jérémie et le dernier à Delmas. Une situation difficile et compliquée tant pour ceux qui veulent avoir ce document important que pour les responsables de l'institution.
Jacqueline vient d'avoir 18 ans accomplis. Elle est majeure selon la Constitution. Une carte d'identification lui est donc nécessaire tant pour jouir de ses droits civiques et politiques que pour faire des transactions. Ce mardi 9 août, elle en est à sa troisième tentative pour se faire enregistrer au bureau central de l'ONI. « Je ne pensais que se serait si difficile d'avoir une pièce d'identité, a-t-elle fulminé dans une longue file d'attente devant la barrière de l'ONI. Je suis à ma troisième tentative. A chaque fois, je n'ai pas la chance d'arriver à l'intérieur pour me faire enregistrer. Je n'aurais jamais dû avoir 18 ans, ajoute-t-elle sur un ton ironique. »
« L'enregistrement se fait avec parti-pris dans ce bureau, s'est-elle désolée. Les gardiens laissent entrer sans difficulté tous ceux qui sont accompagnés soit par un policier ou d'homme en costume. Cela n'est pas normal, c'est une forme de corruption. En tout cas, je ne vais pas abandonner. Il me faut absolument cette carte. »
Comme Jacqueline, ils sont des milliers de jeunes qui viennent tout juste d'avoir 18 ans et qui souhaitent retirer leur carte d'identification nationale. Selon le responsable de communication de l'ONI, Jean-François Alexis, pendant ces trois derniers mois, plus de 100 000 nouvelles demandes de cartes ont été enregistrées pour cette catégorie d'âge.
Par ailleurs, d'autres personnes déjà enregistrées, sont venues retirer leur carte. Ce qui n'est pas chose facile. « Cela fait plus d'un mois qu'on me donne des rendez-vous qui n'aboutissent pas », a déclaré un homme dans la quarantaine. Cependant, il se trouve dans une bien meilleure position que la jeune Jacqueline. Il est sur la cour de l'ONI debout dans une file d'attente qui conduit à la livraison. Toutefois, il n'est pas sûr que sa carte sera disponible.
« La dernière fois, on m'a dit que ma carte n'était pas encore prête, a-t-il indiqué sceptique. Je ne sais pas si on me la livrera aujourd'hui. » Cet homme n'est pas le seul à être dans cette situation, selon le responsable de communication de l'ONI, Jean-François Alexis. « Nous enregistrons tous les jours plus de 300 demandes de cartes perdues dans nos trois bureaux. Presque la même quantité pour de nouvelles demandes de cartes. Et, une troisième catégorie de personnes vient réclamer leur carte, tandis que d'autres gens sont là pour des corrections », a-t-il expliqué dans une interview accordée au Nouvelliste.
Les élections ont suscité beaucoup d'intérêt chez les Haïtiens, de l'avis de Jean-François Alexis. « Avec la publication des arrêtés présidentiels convoquant le peuple en ses comices, les demandes ont considérablement augmenté, a-t-il souligné. Actuellement, nous desservons plus d'un millier de personnes tous les jours dans nos trois bureaux. »
« Cette affluence dans les bureaux de l'ONI a commencé à partir du mois de mars quand nous avons rouvert nos services après le tremblement de terre du 12 janvier, a-t-il ajouté. L'affluence allait augmenter avec la publication des arrêtés présidentiels. Les demandes augmentent de plus en plus. Ils sont en majorité des jeunes qui viennent d'avoir 18 ans. »
Vu ce déferlement des gens au quotidien aux bureaux de l'ONI, M. Alexis dit souhaiter l'augmentation de l'effectif des policiers attachés à l'institution. « L'unité policière que nous avons aujourd'hui est dépassée par les événements, fait-t-il remarquer. L'institution est également à la recherche de nouveaux locaux afin de décongestionner ses services. Le nombre réduit des bureaux de l'ONI est dû aux dégâts causés par le séisme, a-t-il poursuivi. »
S'agissant des personnes qui se plaignent de la lenteur de l'ONI, M. Alexis fait le point. « Il existe une catégorie de demandeur de cartes d'identification qui est en contravention avec l'ONI, a-t-il avancé. Ces gens là viennent s'enregistrer trois fois de suite, et, à chaque fois, ils fournissent des renseignements différents sur leur identité. Ce qui prend un peu plus de temps à analyser. Certaines fois, il arrive que l'ONI confronte des problèmes techniques avec ses ordinateurs.»
Malgré toutes les contraintes et les demandes de plus en plus croissantes, l'ONI sera prête à satisfaire plus de 85% des demandes avant la date des élections le 28 novembre, selon les garanties de M. Alexis. « Nous avons laissé la marge de 15% parce qu'il y a des gens qui ne passent pas réclamer leur carte, en dépit du fait qu'elle soit disponible aux bureaux de l'ONI. Dans tous nos points de livraison, nous avons un lot de cartes disponibles qui n'ont pas encore été réclamées », a-t-il expliqué.
L'Office national d'identification travaille avec des partenaires comme l'USAID, l'ACDI, l'OEA et le CEP. Ces institutions l'assistent financièrement et techniquement.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82260&PubDate=2010-08-10

"Les contributions sont bien utilisées", selon George W.Bush

George W. Bush,en campagne de communication humanitaire, a donné la garantie que l'argent collecté par le "Fonds Clinton Bush pour Haïti" a été bien utilisé à un moment où les contributions et donations diminuent . Haïti: L'ex-président américain George Walker Bush a visité plusieurs institutions et entreprises ayant bénéficié de l'appui financier du "Fonds Clinton Bush pour Haïti" (FCBH) le mardi 10 août 2010. "Je suis venu voir afin d'aller dire aux contributeurs du fonds que l'argent qu'ils ont donné a été bien utilisé. L'argent finance des projets qui ont un impact positif sur la vie des gens", a déclaré M. Bush lors d'une visite à une usine de traitement de mangues non loin de l'aéroport international Toussaint Louverture.
"Des progrès ont été réalisés,mais il reste beaucoup à faire", a ajouté le Texan comme pour inciter les donateurs à ne pas abandonner Haïti. Un pays où, sept mois après le tremblement de terre du 12 janvier, les besoins sont toujours énormes autant que les préoccupations sur le sort des sinistrés vivant dans les camps. M.Bush, après avoir visité Indepco et les centres GHESKIO, s'est entretenu avec le président René Préval en fin d'après-midi.
Dans un communiqué de presse rendu public la veille, le FCBH a annoncé avoir fait don de 3.5 millions de dollars us en vue de créer des emplois et des opportunités économiques pour les Haïtiens. Le fonds promet 2.9 millions de dollars pour aider à la reprise des cours et la construction de la Faculté des sciences de l'Université d'Etat d'Haïti. Quelque 900.000 dollars us de cette enveloppe iront à CHF International pour construire et équiper des salles de classe et des laboratoires de transition.

D'autres subventions
Haiti Hope Project,une initiative qui s'étend sur 5 ans lancée par la compagnie Coca-Cola, le Fonds multilatéral d'investissement (FOMIN), TechnoServe et des partenaires locaux en vue d'améliorer la valeur d'un certain nombre d'exploitations de la mangue et augmenter les revenus, bénéficiera d'un financement de 500,000 dollars du Fonds Clinton Bush Haïti.
Le Fonds Clinton Bush Haïti accordera près de 50,000 dollars à la Fondation BrandAid qui seront destinés à la réparation des ateliers d'artisans et la construction d'un espace d'entreposage à Jacmel. Cela permettra aux artisans de cette ville de reprendre la production et les exportations, et de continuer à exposer les capacités haïtiennes à un marché plus large. Ce projet vient compléter une subvention de 380.000 dollars à Aid to Artisans.
La visite de l'ex-président George W.Bush - au cours de laquelle le service de communication a royalement discriminé des journalistes locaux et choyé ceux des grands médias américains- intervient à un moment où les contributions et autres aides à Haïti ont tendance à diminuer.Considérablement...
Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82281&PubDate=2010-08-10

« Où est passée la nourriture que nous avions envoyée pour Haïti ? »

Une contribuable américaine demande des comptes à ceux à qui ont été confiés de l'aide en faveur des victimes du tremblement de terre du 12 janvier en Haïti. Cette voix se mêle à d'autres qui, de par le monde, n'ont pas constaté de grands changements en Haïti en dépit de la solidarité exemplaire manifestée envers les victimes au lendemain du drame. Haïti: Une lectrice du journal floridien Sun Sentinel, s'en est prise avec virulence à un article publié par ce quotidien, le 1er Août dernier, dans lequel il a été rapporté les déboires d'un parent ne pouvant pas nourrir sa petite famille, alors que des tonnes de nourriture et beaucoup d'argent sont collectés un peu partout à travers le monde en vue de venir en aide aux sinistrés haïtiens.
« Où est passée toute la nourriture que nous avions envoyée en Haïti », s'est interrogée Brenda Dixon. « Au sujet de ce parent qui ne peut pas nourrir sa famille en Haïti : Pourquoi cette famille n'obtient-elle pas de la nourriture ? », s'est-elle encore interrogée. Cette lectrice n'a pas caché sa préoccupation de lire de telles informations dans les colonnes du journal américain. « Je sais (comprend) que les entrepôts à l'aéroport sont remplis. Mais ça me dérange de lire ceci après avoir tant donné » pour les victimes du séisme du 12 janvier 2010, a-t-elle encore dit.
Cette lectrice s'en est aussi prise à l'ancien président américain Bill Clinton, co-président de la CIRH (Commission Intérimaire pour la reconstruction d'Haïti). « Qui est derrière de telles informations ? Bill Clinton n'est-il pas au courant de tout cela ? Il y va souvent là-bas. Il va là souvent ».
Selon Madame Brenda Dixon, « les gens heureux en Haïti ne font rien pour ces personnes » qui connaissent une situation difficile depuis le 12 janvier 2010. Elle promet de venir en personne constater de ses yeux ce qu'elle a lu dans le journal de la Floride. « Je voudrais moi-même aller voir personnellement, que des gens meurent de faim alors que les entrepôts stockant de la nourriture sont remplis ».
Si c'est vrai, a-t-elle nuancé, ceci devrait ne jamais être toléré. La lectrice s'en est prise enfin au chef d'Etat haïtien. « Le Président Préval a-t-il faim ? Il devrait faire tout ce qu'il peut pour que personne en Haïti ne soit affamé, encore moins les enfants. Car ils sont l'avenir du pays. Pour conclure sur une note positive, Brenda Dixon espère que tous ceux qui ont lu cet article seront d'accord avec elle.
A rappeler qu'environ 300 000 personnes ont péri le 12 janvier 2010 lors du tremblement de terre qui a littéralement détruit le centre administratif et commercial du pays. Depuis, plus d'un million et demi de personnes sont sans-abri et vivent sous des tentes préfabriquées ou sous des bâches dans des conditions extrêmement difficiles.
Plusieurs centaines d'ONG se sont installées en Haïti depuis le séisme avec, la plupart du temps, des budgets qui dépassent largement celui de l'Etat haïtien. Depuis sept mois, ces ONG et l'Etat haïtien sont à pied d'oeuvre. Mais la situation sur le terrain, sept mois après, laisse penser qu'on est encore au lendemain de cette catastrophe.
S.B.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82189&PubDate=2010-08-10

Post-séisme : Les enfants orphelins et défavorisés d’Haïti et de la République Dominicaine, objet d’attention de Taïwan

Prochaine visite, fin août sur l’île, de l’épouse du président de Taïwan
P-au-P, 10 août2010 [AlterPresse] --- A partir du 29 août 2010, Chow Mei – Ching, épouse du président de la République de Chine (Taïwan), effectuera, une visite de cinq (5) jours en Haïti et en République Dominicaine, annonce, ce jeudi 10 août, Hank Du, directeur de la représentation taïwanaise de l’organisation non gouvernementale (Ong) chrétienne internationale World Vision, cité par l’agence en ligne e-Taïwan News.
Chow Mei – Ching fera ce déplacement en tant que présidente honoraire de la Société de la Croix-Rouge de la République de Chine et une ambassadrice de « World Vision – Taïwan ».
Elle viendra visiter les enfants orphelins et nécessiteux qui ont survécu au tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010, particulièrement six (6) enfants haïtiens et dominicains, à qui elle et son mari, le président taïwanais Ma Ying-Jeou, apportent une assistance.
World Vision continuera d’assister les orphelins et les enfants défavorisés d’Haïti et de la République Dominicaine, en améliorant la qualité de soins en leur faveur, soutient le directeur de World Vision-Taiwan. [rh rl rc apr 10/08/2010 12:50]

Haïti-Elections 2010 : Mise en garde de la communauté internationale pour un processus indépendant et transparent

mardi 10 août 2010
P-au-P, 10 août 2010 [AlterPresse] --- Les différents partenaires internationaux, faisant partie de la table sectorielle des élections et impliqués dans l’organisation de ces joutes, mettent en garde le Conseil électoral provisoire (Cep), qu’ils souhaitent voir conduire un processus électoral 2010 en toute indépendance et dans la transparence.
Tout en réitérant leur soutien financier et technique au processus électoral, devant aboutir à la présidentielle et aux législatives annoncées pour le dimanche 28 novembre 2010, les principaux bailleurs de fonds internationaux, dont les Etats-Unis d’Amérique, le Canada, l’Union européenne (Ue) et le Brésil, l’ont fait savoir le 9 août 2010, dans un communiqué rendu public et transmis à l’agence en ligne AlterPresse.
Ce communiqué intervient au moment où les 9 conseillers électoraux et l’ensemble de l’appareil, mis en place pour les prochaines compétitions de novembre, s’attirent les foudres de différents secteurs qui réclament leur démission.
Déjà très remontés contre les conseillers électoraux, les principaux partis et regroupements de l’opposition ainsi que des organisations de la société critiquent la dernière décision du Cep, autorisant des candidats, qui ont rempli des fonctions de comptables de deniers publics, de s’inscrire sans présenter un certificat de décharge délivré par le parlement, contrairement à ce que stipule l’article 233 de la Constitution du 29 mars 1987.
L’article 233 de la Constitution de 1987 fait obligation à une commission parlementaire de 15 membres, dont neuf (9) députés et six (6) sénateurs, d’émettre un avis favorable ou non, après rapport de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Cscca), sur la gestion des ministres pour permettre aux deux assemblées (sénat et chambre des députés) de leur donner décharge.
Le communiqué de la table sectorielle des bailleurs de fonds internationaux d’Haïti fait également suite à une réunion de travail, tenue le jeudi 5 août, sur les opérations d’inscription des candidates et candidats, le processus de mise à jour des listes électorales, le budget électoral, les contributions internationales ainsi que l’organisation de la mission d’observation électorale sous l’égide de l’Organisation des Etats-Américains (Oea) et de la Communauté des pays des Caraïbes (Caricom).
Se félicitant du leadership de l’Oea et de la Caricom, dans l’organisation d’une mission d’observation électorale conjointe de haut niveau, la table sectorielle exprime sa confiance en l’ambassadeur trinidadien Colin Granderson pour diriger cette mission et surveiller objectivement tous les aspects du processus électoral, lit-on dans le communiqué.
La table sectorielle espère que cette mission Oea-Caricom travaillera en étroite coordination avec d’autres missions d’observation, y compris la mission prévue par l’Union européenne et celles d’organisations d’observation nationales.
Une première délégation de la mission d’observation Oea-Caricom est déjà sur place depuis le 5 aout 2010, rappelle la table sectorielle.
L’Oea a annoncé, fin juillet 2010, l’arrivée d’un premier groupe de sept (7) observateurs internationaux dans le cadre de la mise en place d’une mission de préparations logistiques.
193 observateurs de l’Oea et de la Caricom seront déployés progressivement sur tout le territoire haïtien, avant, pendant et après le scrutin de novembre 2010, soulignait l’organisation hémisphérique.
Le budget, alloué à l’entretien de la mission d’observation de l’Oea et de la Caricom sur le terrain, s’élève à 5,3 millions de dollars américains [US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 55.00 gourdes aujourd’hui]..
Un accord, sur le déblocage des fonds pour le déroulement des élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2010, a été signé, le 4 août 2010, entre le gouvernement du premier ministre Joseph Jean Max Bellerive, le Cep, la mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) et la branche nationale du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud).
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9820

29 millions de dollars américains sont nécessaires à l’organisation du premier tour des élections, dont les résultats sont prévus fin décembre 2010.
Ces fonds, dont la gestion est confiée à la branche Pnud-Haïti, proviendront, en grande partie, des Etats-Unis d’Amérique, du Canada, de l’Union européenne et du Brésil, en plus d’un apport local d’Haïti d’environ 7 millions de dollars américains, montant déjà dégagé du trésor public national. [cer rc apr 10/08/2010 14:12]



Météo : Des pluies et orages prévus sur Haïti jusqu’à jeudi 12 août 2010

Mardi 10 août 2010 P-au-P, 10 août 2010 [AlterPresse] --- Des averses et des orages sont encore prévus mardi soir 10 août, mercredi 11 août et jeudi 12 août 2010 sur presque tous les départements géographiques en Haïti, annonce un bulletin du centre national de météorologie (Cnm), dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Le Cnm met cette situation sur le compte de « l’axe d’un creux en surface [qui a traversé] la République Dominicaine dans la matinée [du mardi 10 août 2010] ».
« L’humidité relative dans les basses couches contribuera à l’intensification des activités convectives [de pluies] sur Haïti mercredi », indique le bulletin.
De nombreuses précipitations, accompagnées d’orages, ont été enregistrées, ces derniers jours, dans les différents départements géographiques du territoire national.
Le centre national de météorologie appelle la population vivant dans les zones à risques à rester vigilante et à appliquer scrupuleusement toutes les consignes pratiques de sécurité en cas d’inondations, d’éboulements, de glissements de terrain et d’orages violents.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9822

SIM PA RELE...LA TRIBUNE DE LIONEL TROUILLOT: Wyclef, la peur et les élites

Mardi 10 août 2010,Radio Kiskeya.-
Si ne se jouait, en mauvais termes, le destin d’un pays, on pourrait rire, de cette Inite divisée dont sont issus au moins trois candidats. On pourrait rire encore de ce Conseil électoral auquel personne ne semble faire confiance, à l’exception de René Préval et Edmond Mulet (il faut croire qu’ils ont leurs raisons et savent quelque chose que nous ne savons pas). On pourrait rire aussi de la plupart des candidats, les presque faillis, les corrompus notoires, les têtes à claque, les illuminés, les « entertainers », les mascottes et les mal aimés, les grincheux et les bêtes de cirque. Il ya de tout dans le lot : de Talleyrand au Chat Botté, de la princesse de Clèves à Denis la menace, du chien de Saint-Roc au Dindon de la farce. On pourrait rire encore des candidats qui n’ont pas pris le peine de démissionner de leurs postes dans la gestion des affaires de l’Etat avant de s’inscrire, haute marque de leur sens de l’éthique. On pourrait rire enfin des élites économiques et politiques (en épargnant les partis qui ne se sont pas présentés) de ce pays qui n’ont pas trouvé mieux que ces belles figures connues pour leur compétence, leur probité, leur sensibilité sociale, pour diriger les affaires de ce pays.
Mais se joue le destin d’un pays, dont la majorité des citoyens n’ont que trop souffert de l’injustice sociale. Et on ne peut pas rire d’un arbitre vil, d’un match truqué, d’un sélectionneur national qui choisit les pires joueurs pour monter une équipe, d’une fédération internationale prête à cautionner toutes les saloperies pourvu qu’on lui foute la paix. Et on ne peut pas rire de la panique qui frappe certains secteurs sociaux devant la candidature de Wyclef Jean.
Car la candidature de Wyclef Jean – et la réaction positive à cette candidature dans les milieux populaires urbains, chez les jeunes en particulier – est moins un problème qu’un symptôme. Certains secteurs de la société ne reconnaissent pas à ceux qu’ils identifient (à raison) comme les représentants des « élites » le droit de les diriger parce qu’ils croient savoir que rien ne sera fait pour défendre leurs intérêts, parce qu’ils ont le sentiment que cette société est organisée contre eux et ne changera pas si les mêmes continuent de la diriger. Et ces secteurs vont vers ceux qu’ils identifient (souvent à tort) comme proches d’eux, dans une relation de ressemblance qui impliquerait une conscience de leurs intérêts. Plutôt que de se lamenter sur l’utopie, l’arnaque ou la mascarade – les points de vue varient – Wyclef, les vrais progressistes devraient reconnaître l’ampleur du fossé entre les classes, entre les perceptions.
A moins de vouloir maintenir les choses en état, on ne peut pas battre le populisme sur sa droite, c’est sur sa gauche qu’il faut le battre. J’entends dire que, fidèle à sa tradition d’honnêteté, le Conseil électoral pourrait ne pas valider la candidature de Wyclef Jean. Il y aurait là quelque chose de dangereux socialement, dans le cas où seraient validées des candidatures de personnes encore à des postes de pouvoir, de gestion et d’exécution qui leur donnent des avantages certains, situation qui viole l’éthique républicaine.
A titre d’exemple, de manière lapidaire, et simpliste, Wyclef Jean a fait une déclaration inquiétante sur la question des langues, dans ce pays. Il faut cependant reconnaître que l’idée que « franse a pa mennen nou okenn kote » est vendable en milieu populaire, les gens ayant le sentiment de n’avoir rien eu et n’ayant de fait bénéficié de rien. Mais qui leur dira aujourd’hui qu’en effet il faut mettre fin à l’inégalité linguistique : assurer la promotion, la défense du créole, leur première langue et faire de la langue française un patrimoine linguistique national et non le privilège d’un petit groupe ? Deux langues nationales pour nous tous et ouverture vers d’autres langues, l’anglais et l’espagnol en particulier.
On n’entend pas ce genre de propositions, mais des plaintes, des craintes. Les candidatures de Wyclef jean et de Michel Martelly ont cela d’intéressant qu’elles ouvrent des débats que fuient les politiques qui récitent tous plus ou moins les mêmes leçons. Il faudra dire mieux que ces grandes gueules. Proposer plus concret sur le plan du social, dans les intérêts du plus grand nombre. Il faudra convaincre ; et seules des propositions de rupture pourront convaincre.
Mais j’oubliais. Il y a ce CEP dans lequel Préval et Mulet ont placé leur confiance, peut-être leurs espoirs… après tout, on a déjà vu des buts légitimes annulés et des tricheries légitimées. Si ce n’est pas le CEP qui vote sur demande de quelque haute autorité, le prochain président d’Haïti sera une figure populiste, ou à gauche du populisme. Les populistes, on les voit. La gauche du populisme ?
LIONEL TROUILLOT
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6935

Russie : les incendies ont touché des zones radioactives

Par lefigaro.fr 11/08/2010
Crédits photo : REUTERS
Les incendies de forêt ont atteint depuis juillet près de 4.000 hectares de zones polluées par les retombées nucléaires de la catastrophe de Tchernobyl dans l'ouest de la Russie.
En Russie, les incendies de forêt ont touché depuis juillet des zones polluées par les retombées nucléaires de la catastrophe de Tchernobyl dans l'ouest du pays, selon des données officielles disponibles mercredi sur le site des services de surveillance des forêts. «Des incendies de forêt ont été enregistrés sur 3.900 hectares», explique ainsi le service fédéral de défense des forêts, qui ne précise pas si ces feux sont maîtrisés. La région de Briansk, au sud-ouest de Moscou et à la frontière du Bélarus et de l'Ukraine, est notamment touchée : au total, 28 feux de forêt ont ravagé 269 hectares.
»Toutes les autorités dans les zones polluées par des éléments radioactifs doivent prendre des mesures d'urgence», indique le service de protection des forêts, citant notamment «la protection des populations dans les territoires touchés par les fumées» et «la détection des zones de transfert des matériaux radioactifs». Le directeur adjoint du service de protection des forêts Alexeï Bobrinski a cependant affirmé qu'il n'y avait «pas de raison de paniquer». «Je ne pense pas que la situation va connaître une évolution catastrophique. Avec la fumée, une partie de la pollution va aller ailleurs, mais ce n'est pas une catastrophe car ce qui brûle est en surface et l'essentiel des particules polluées sont dans les profondeurs», a-t-il assuré.
Répit de courte durée à Moscou
La Russie assure progresser dans la maîtrise de la situation. Mercredi, elle a annoncé avoir réduit de moitié la surface des incendies de forêts qui ravagent le pays depuis près de deux semaines. «Au cours des dernières 24 heures, le nombre des nouveaux départs de feu a été inférieur au nombre de ceux qui ont été éteints. A 6h (heure locale), 612 foyers étaient actifs sur une surface de 92.700 hectares», a ainsi indiqué le ministère à l'agence russe Itar-Tass. La veille, 174.000 hectares brûlaient. Quelque 165.000 employés du ministère continuent de combattre les incendies, qui ont fait au moins 54 morts, avec l'aide de 550 spécialistes étrangers équipés de six avions et sept hélicoptères.
A Moscou, l'air est devenu un peu plus respirable ces derniers jours. Quelques gouttes de pluie sont tombées mercredi, dans une atmosphère libérée de la fumée suffocante des feux de tourbières de la région. Pour autant, les services météorologiques ont prévenu que l'accalmie ne durerait pas. «Si l'on prend en compte le fait que la température dans la région de Moscou est (jusqu'à présent) de 36-37 degrés, la canicule va continuer. (…) Les incendies de forêt n'ont pas disparu. Les hautes pressions et l'anticyclone vont entraîner le retour des fumées à Moscou», a notamment confié le directeur des services météorologiques à l'agence Interfax. Les quelques pluies encore prévues dans les jours à venir ne seront d'aucune aide, a-t-il souligné.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/11/01003-20100811ARTFIG00320-russie-les-incendies-ont-touche-des-zones-radioactives.php

Au Pakistan, course contre la montre pour venir en aide aux sinistrés

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters, AP 10.08.10
AP/Shiekh Saleem Raza
Dans le village de Ghazi Ghat,
au Pakistan, mardi 10 août.
Confrontées aux pires inondations depuis près de quatre-vingts ans, les autorités pakistanaises peinent encore à venir en aide aux sinistrés après de violentes pluies de mousson survenues ces deux dernières semaines dans la partie supérieure du bassin de l'Indus. Une zone d'environ 1 000 kilomètres de long allant du nord au sud du pays a été ravagée par les intempéries, tuant plus de mille six cents personnes. Selon Islamabad, près de 14 millions de personnes sont affectées par les inondations. L'ONU, qui s'apprête à lancer un appel de fonds international pour venir en aide aux sinistrés, estime que ce chiffre est plus proche des 6 millions. Ces personnes "ont besoin d'une assistance humanitaire immédiate, c'est-à-dire qu'ils en ont besoin pour survivre", a affirmé Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).

Mme Byrs a comparé l'ampleur du désastre au tremblement de terre qui a frappé Haïti en début d'année, soulignant que près de trois cent mille habitations ont été détruites par les conséquences de la mousson. L'ONU demandera plusieurs centaines de millions de dollars à la communauté internationale. L'émissaire spécial du secrétaire général de l'ONU chargé de l'assistance au Pakistan, Jean-Maurice Ripert, a déclaré que le coût de la catastrophe et les travaux de reconstruction s'élèveraient à des milliards de dollars.

CRITIQUÉ, ZARDARI RETOURNE AU PAYS
AP/Shakil Adil
Un Pakistanais dans les eaux
près de Sukkar, mardi 10 août.
Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, qui était à l'étranger pour des visites officielles depuis le début du mois d'août, est revenu au Pakistan, mardi. Vivement critiqué pour son absence alors que la crise humanitaire empirait sur place, M. Zardari avait décidé de maintenir ses voyages. Il s'est rendu en France, en Grande-Bretagne puis en Syrie, où il s'est entretenu avec le président Bachar Al-Assad. M. Zardari a confié la gestion de la crise au chef du gouvernement, Yusuf Raza Gilani. Dans les faits, c'est l'armée qui a pris la tête des opérations de secours, ce qui lui vaut de retrouver la confiance populaire quelque peu perdue depuis la chute du général Pervez Musharraf. Un responsable du gouvernement a fait savoir que Zardari se rendrait dans des zones sinistrées au cours des prochains jours.
Le temps s'est éclairci dans certaines régions sinistrées, ce qui permet aux hélicoptères, américains notamment, de reprendre leurs missions d'assistance au profit de la population affectée. Plusieurs ONG françaises, comme Médecins sans frontières (MSF), le Secours catholique ou l'Acted (Agence d'aide à la coopération technique et au développement) sont présentes sur place, et s'inquiètent d'une possible nouvelle montée des eaux.
"Les risques de maladies liées à l'eau polluée aggravent la situation avec déjà cent mille cas de choléra signalés, touchant principalement des enfants", s'alarme le Secours catholique. "La situation dans les provinces du Pendjab et de Sind est très inquiétante", ajoute MSF, alors que dans le nord de la vallée du Swat, où opère l'Acted, "des distributions alimentaires massives pour près de soixante mille personnes" sont en cours.
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/08/10/au-pakistan-course-contre-la-montre-pour-venir-en-aide-aux-sinistres_1397736_3216.html

La Colombie et le Venezuela prêts à la "réconciliation"

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters.- 10.08.10
AFP/RODRIGO ARANGUA
Juan Manuel Santos et Hugo Chavez,
mardi 10 août à San Pedro Alejandrino
 la Villa San Pedro Alejandrino, dernière demeure du général Simon Bolivar, que les présidents colombien et vénézuélien ont tenté de mettre un terme à la crise diplomatique entre les deux pays. Sous le symbole du général Bolivar, libérateur des deux pays, le président vénézuélien, Hugo Chavez, et son homologue, Juan Manuel Santos, ont multiplié les déclarations pacifiques et les marques d'amabilité. "Nous nous rendons dans un lieu historique afin de chercher à rétablir les relations entre deux pays frères (...) de manière ferme et durable", a lancé M. Santos, tout juste entré en fonction. "Malgré toutes les tempêtes, je viens dire mon amour éternel pour la Colombie", a lancé pour sa part M. Chavez, qui a eu droit aux honneurs militaires à son arrivée.

Le mini-sommet entre les deux chefs d'Etat est censé mettre un terme à la brouille diplomatique qui dure depuis le 22 juillet, date à laquelle Caracas a rompu ses relations diplomatiques avec la Colombie. En cause, des documents qui affirmaient que des guérilleros des FARC étaient présents sur le territoire vénézuélien. Hugo Chavez avait alors dénoncé les intentions "guerrières" du désormais ex-président colombien Alvaro Uribe.
LE SUJET DES FARC "NE SERA PAS ÉVOQUÉ"
La dégradation des relations entre les deux pays voisins date de bien avant ce dernier épisode. En 2009, un accord entre Washington et Bogota permettant à l'armée américaine de faire usage d'au moins sept bases militaires en Colombie avait été très mal perçu au Venezuela. Caracas avait alors menacé de suspendre ses importations en provenance de Colombie, qui ont chuté de 71,4 % les cinq premiers mois de l'année.
Au-delà des déclarations optimistes des deux chefs de l'Etat, cette rencontre doit permettre de mettre au clair leurs relations économiques. Le commerce bilatéral entre le Venezuela et la Colombie pèse pour plus de sept milliards de dollars. La dette du Venezuela envers les exportateurs colombiens, ainsi que la sécurité et le développement le long de la frontière commune seront les principaux sujets de discussion. La ministre des affaires étrangères colombienne, Maria Angela Holguin, a en revanche déclaré que les accusations du gouvernement sortant de M. Uribe au sujet des FARC "ne seraient pas évoquées". Si "les présidents tombent d'accord, les relations seront rétablies. Cela dépendra du dialogue de demain [mardi]", a résumé Mme Holguin.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/08/10/la-colombie-et-le-venezuela-prets-a-la-reconciliation_1397756_3222.html

Il traverse le Canada en vélo pour supporter Haïti

Publié le 10 août 2010

La Presse Canadienne, Montréal.-
Dans l'espoir de recueillir 10 000$ pour aider les sinitrés d'Haïti, un sexagénaire du Nouveau-Brunswick a entrepris de traverser le Canada d'Est en Ouest à vélo.
Âgé de 68 ans, Art Denton a entamé son parcours de 6 671 kilomètres en Colombie-Britannique le 1er juin dernier. Jusqu'ici, il a traversé les provinces de l'Ouest et l'Ontario. Mardi, il a fait son arrivée au Québec et d'ici la fin du mois d'août, il croit pouvoir atteindre Halifax.
Originaire du Nouveau-Brunswick, Art Denton n'a aucune famille en Haïti. Son projet de mener un périple sur deux roues est une initiative toute personnelle, inspirée d'une photo prise après le séisme du 12 janvier dernier.
En entrevue à La Presse Canadienne, le cycliste de Saint-Jean a dit avoir été ému par la photo d'une fillette couverte de poussière, qui a tout perdu dans les nombreux effondrements ayant suivi le tremblement de terre. Elle a perdu sa quiétude, sa famille, a-t-il laissé échapper.
Art Denton s'efforce de franchir environ 120 kilomètres par jour. Une course qu'il trouve difficile. Même si le vélo représente une passion, à près de 70 ans, il a l'impression de pousser la machine à fond pour mener sa cause jusqu'au bout.
Le cycliste, qui dit agir sous aucune bannière et sans tambour ni trompette, se dit confiant non seulement d'amasser la somme prévue, mais de dépasser le compte.
L'argent sera ensuite remis à Vision Mondiale pour soutenir les efforts de reconstruction en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201008/10/01-4305387-il-traverse-le-canada-en-velo-pour-supporter-haiti.php

«Des progrès ont été réalisés en Haïti», selon Bush

Des progrès ont été réalisés en Haïti mais beaucoup reste
à faire»,  a déclaré M. Bush au cours de son bref passage
dans le pays pendant lequel il a notamment visité une usine
de transformation de mangues et une petite entreprise
de couture dont le siège a été détruit lors du séisme.

PHOTO: ALLISON SHELLEY, REUTERS
Publié le 10 août 2010.-

Mis à jour le 11 août 2010.-
Agence France-Presse, Port-au-Prince.-
L'ex-président américain George W. Bush a estimé mardi à Haïti que «des progrès ont été réalisés» mais que beaucoup reste à faire dans le pays ravagé le 12 janvier par un violent séisme qui a fait plus de 250 000 morts et jeté à la rue près de 1,5 millions d'Haïtiens.
«Des progrès ont été réalisés en Haïti mais beaucoup reste à faire», a déclaré M. Bush au cours de son bref passage dans le pays pendant lequel il a notamment visité une usine de transformation de mangues et une petite entreprise de couture dont le siège a été détruit lors du séisme.
«L'une des raisons pour lesquelles je suis venu ici c'est que nous voulons que les gens qui ont contribué au fonds Clinton-Bush pour Haïti sachent que nous sommes en train de faire le travail, que leur argent est bien utilisé et que ces fonds ont eu un réel impact et qu'ils aident les Haïtiens à se relever», a déclaré M. Bush aux journalistes.
George W. Bush et Bill Clinton ont mis sur pied le «Fonds Clinton-Bush pour Haïti» à la demande de leur successeur Barack Obama, quelques jours après la catastrophe.
L'ex-président des États-Unis a également visité le Centre Gheskio, un hôpital qui accueille des malades du sida et qui bénéficie de fonds américains.
«Nous avons discuté avec le président Bush du financement qui nous permet d'aider les patients sous antirétroviraux», a confié à l'AFP le docteur William Pape un des responsables du Centre qui soigne actuellement près de 14 000 patients dans différentes cliniques en Haïti.
L'ancien président des États-Unis était suivi par sa fille Jenna, journaliste pour la chaîne NBC.
M. Bush dont c'était la deuxième visite en Haïti après le tremblement de terre a visité un camp de réfugiés près du port de la capitale où vivent plus de 6000 personnes dont de nombreux enfants scolarisés grâce aux fonds de la Fondation Clinton-Bush.
Avant de quitter Haïti en fin de journée, M. Bush a eu un entretien avec le président haïtien René Préval au palais national détruit par la secousse.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201008/11/01-4305503-des-progres-ont-ete-realises-en-haiti-selon-bush.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_international_29810_accueil_POS1