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dimanche 18 mars 2012

La multiple nationalité, une nécessité historique, selon Daniel Supplice

Appliquer la multiple nationalité en Haïti est une nécessité historique, estime le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (Mhave). « C’est une nécessité historique d’appliquer la multiple citoyenneté et ceci, il faut que cela se fasse dans le plus bref délai, non pas parce que la diaspora le demande, mais parce que c’est une exigence réelle absolue », déclare le sociologue Daniel Supplice, titulaire démissionnaire au Mhave.
Supplice a exprimé cette position en annonçant, le mercredi 14 mars 2012, la planification d’une semaine de la diaspora entre le 16 et le 22 avril prochains.
« Haïti a besoin de sa diaspora » sera le thème de la semaine de la diaspora 2012.
« Il est temps qu’on laisse de côté le nationalisme exacerbé qui n’existe plus depuis la fin du 19e siècle. Il n’est pas question que Haïti reste parmi les derniers pays qui ne reconnaissent pas la multiple citoyenneté », suggère Supplice, l’un des chefs de file de l’équipe du président Michel Martelly lors de la dernière campagne présidentielle.
La Constitution haïtienne en vigueur, ratifiée le 29 mars 1987, ne reconnait pas la multiple nationalité.
Il y a « toute une génération d’Haïtiennes et d’Haïtiens qui sont détenteurs de multiple nationalité et qui pourraient apporter leur participation dans la bonne marche du pays. Certains d’entre eux disposent de passeports européens, américains, latinoamericains et d’autres pays », ajoute Supplice.
Parmi les deux millions d’Haïtiennes et d’Haïtiens qui forment la diaspora, le Mhave a retenu des associations de médecins, d’ingénieurs et des groupements professionnels pour animer les discussions durant la semaine de la diaspora d’avril 2012.
Entre autres activités, un téléfilm sur Toussaint Louverture de la chaine de télévision française France 2 sera projeté en Haïti. Le rôle principal de ce téléfilm est assuré par l’acteur haïtien, Jimmy Jean-Louis.
Depuis 2011, il existe une journée nationale de la diaspora en Haïti, consacrée le 20 avril.
En 2012, le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger affirme sa volonté d’aller au delà de cette journée en offrant des activités axées sur la réflexion et le dialogue. [jep kft rc apr 15/03/2012 8:46]
Alter Presse
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/nouvellesdiaspora/la_multiple_nationalit_une_n_cessit_historique_selon_daniel_supp.html

''Herby, le jazz et la musique haïtienne''

Témoin ou acteur de plus de soixante ans de bouleversements de notre musique populaire - la danse urbaine et commerciale ou la chanson - initiateur au même titre qu'Issa-el-Saieh des courants "jazz" et "jazzy" en Haïti, il est un homme: Herby Widmaier.

Cet hommage de l'excellent cinéaste Arnold Antonin, largement mérité, ne vient pas trop tôt.
Ce nouveau documentaire conçu et réalisé avec l'adresse et le talent remarquables du réalisateur nous parle donc de celui qui a longtemps été considéré comme étant la plus belle voix de la chanson haïtienne, toutes catégories confondues, voix masculine s'entend.
Jazzfan et jazzman, arrangeur-compositeur, harmoniste pointu et moderniste convaincu, auteur, interprète de goût, disponible et généreux, passionné et fou d'électronique, bricoleur en diable, technicien du son et de l'enregistrement ..., la liste de ses aptitudes est non exhaustive.
On devrait y ajouter ce don naturel faisant généralement la vanité, l'envie ou la jalousie des mâles: séducteur irrésistible et choyé par la gent féminine; sympathique bon vivant ... C'est trop pour un seul homme! Et pourtant, on le dit timide.
Mais revenons à la musique. Pour tout résumer, Herby Widmaier a été au coeur, à l'avant-scène ou dans l'ombre de beaucoup de changements ou d'événements. Progressiste, pédagogue informel et hors pair, il a canalisé les goûts de beaucoup de musiciens populaires, jeunes et vieux, et de simples mélomanes ou auditeurs, vers la modernité mélodique et harmonique. Il est l'un des pionniers des jeunes et naissantes industries phonographiques et discographiques haïtiennes. Il a enregistré beaucoup d'artistes.
Herby Widmaier a côtoyé des musiciens célèbres comme Issa-el-Saieh, Guy Durosier, Joë Trouillot, Wébert Sicot, Nemours Jean Baptiste, Budd Johnsonn, Billy Taylor, Alphonse "Chico Simon", Serge Lebon, Roland et Raoul Guillaume, Ernst "Nono" Lamy, Raymond "Ti-Roro" Baillargeau, Ferdinand Dor, Gérard Dupervil, les membres du "Jazz des-jeunes", Richard Duroseau, Boulo Valcourt, Frantz Courtois, Alix "Titte" Pascal, Fritz Joassaint, José Tavernier, Serge Simpson, Bebo Valdez, Gérald Merceron, Jacquy Duroseau, Carlos Ramirez, Lionel Volel ... et j'en passe. Ses émissions radiophoniques "Rideau s'il vous plait!" ou "Music from ten ou eleven" sont restées dans les mémoires. La passion du jazz côtoie chez lui l'amour de la musique brésilienne élaborée: samba et bossa-nova.
Voilà donc cet homme, raconté par beaucoup de ces musiciens et témoins cités un peu plus haut, dont spécialement: Raoul Guillaume, Boulo Valcourt, Frantz Courtois, Pierre Blain, Emerante Despradine, Daniel Marcelin, narrateur visible et "voix-off", Joë Damas, Richard Widmaier, Mushi Widmaier, Joël Widmaier, Albert Chancy, Délano Morel et moi-même, Roland Léonard, votre serviteur, qui suis un admirateur inconditionnel de ce monstre sacré.
Avec toute sa science et sa technique de cinéaste et de documentaliste, Arnold Antonin replace ce grand artiste, ses amis, témoins, collatéraux et contemporains, dans le contexte sociopolitique des défuntes années 40, 50 et 60, archives cinématographiques et images à l'appui. Archives sonores également.
Beaucoup de chansons d'époque ou propres à Herby Widmaier illustrent le film: "Choucoune", "Haïti", "Pirouli" de l'ensemble Issa-el-Saieh; "Fan m peyi'm", "Demain Marie" de l'auteur-compositeur; "Ti Flè" de Frantz Courtois interprétée par son ami, "Arrawak dance" extrait de "My World" de Mushi Widmaier, etc.
On retiendra deux images, deux scènes pour mieux dire, concluant ce documentaire: Herby Widmaier chantant "Fanm peyi m" accompagné par Réginald Policard au clavier et de Joël Widmaier à la batterie; Richard Duroseau, showman extravagant, comique et désopilant à l'accordéon, au Parc Historique de la Canne à Sucre.
Du travail bien fait. A voir absolument.
Roland Léonard
Source: Le Nouvelliste
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/culture/herby_le_jazz_et_la_musique_ha_tienne.html
Double nationalité ! Encore et encore. Décidément, ce dossier ne veut pas mourir. À chaque accalmie, une goutte d’huile de plus vient attiser la flamme. Suite à la mise en scène du jeudi 8 mars, d’aucuns annonçaient la fin du scénario. Le Président croyait peut-être s’en tirer à bon compte. Ce fut trop tôt. Trop beau. La commission a été certes édentée, elle conserve toutefois sa capacité d’action et, plus encore, sa capacité de nuisance.

La réaction du Sénat dans son ensemble était attendue. Puisqu’il fut la risée de tous après cette exhibition émotive de passeports. En tout premier lieu, le remaniement de la commission d’enquête paraissait inéluctable. Selon le président du Grand Corps, Simon Dieuseul Desras, cette décision appartient à l’assemblée des sénateurs. Une assemblée qui bout. Les contradictions sont profondes. Certains jouent au ponce Pilate alors que d’autres jouent les victimes innocentes. Moïse Jean Charles et Steven Benoit ont menacé d’abandonner la commission alors qu’elle navigue en eau trouble. Les critiques offusquent les élus du peuple. La restructuration de cet organe d’enquête devra donc attendre. .
L’ambiance est devenue plutôt électrique au Sénat. Tout dérange. Les regards moqueurs et les sourires figés sur les visages de certains énervent d’autres qui disent travailler pour le bien de la population. Lambert et Latortue ont, paraît-il, eu leur revanche. Ils dégustent. Fièrement, M. Latortue a rejeté devant la presse les rumeurs qui annonçaient son éventuel retour au sein de la commission.
De la nationalité, la commission se déroute vers l’identité du chef de l’État. Une identité double. Triple même. Connexité entre les affaires. Errements pour d’autres. N’empêche que les deux actes sont graves et constituent des violations de la loi. .
Les renforts escomptés ne viennent pas. « Ceux qui peuvent mener les enquêtes laissent la place à ceux qui ne peuvent le faire », Anick François Joseph, maître de ces mots, se rétracte. Il aidera de l’assemblée étant. Bizarre ! Pourtant, il a paru avoir des informations de première main et des pistes intéressantes. Les menaces de morts proférées contre sa personne l’ont probablement dissuadé.
Les expertises manquent terriblement à la commission. Il faut les chercher. Partout. William Jeanty demande d’engager des experts comme cela se fait généralement pour les grands dossiers qui concernent la Chambre haute. .

Qui délivre les passeports en Haïti ?
 La décision de M. Martelly de soumettre ses passeports, via Religions pour la paix, a été considérée comme un triomphe de la vérité par ses partisans. Les accusateurs paraissaient en mauvaise posture. Le silence pour certains fut une échappatoire viable. Mais, comme souvent, le dossier rebondit. Les passeports soumis ne seraient pas régulièrement émis. En tout cas, c’est ce qu’ont tenté de faire croire les membres de la Commission. .
Plusieurs irrégularités auraient été relevées sur ces documents qui devaient aider à dissiper les doutes sur la multiple nationalité de M. Martelly. Alors que les enquêteurs avaient rapporté avoir trouvé la trace de seulement quatre passeports émis au nom du président de la République, celui-ci a présenté huit livrets qui correspondent à huit passeports différents. Le premier présenté par la Commission a été délivré pour une durée de deux ans. Soit du 13 novembre 1986 au 7 décembre 1988. Une durée de deux ans. Son numéro est le 81124649. .
Le deuxième passeport, inscrit au numéro 81124649, a été délivré le 27 juin 1981 et a expiré le 30 Août 1993. La durée est donc de douze ans. Une histoire abracadabrante. De nombreuses hypothèses furent émises sur ce cas précis. La plus courante : « M. Martelly avait peut-être bénéficié d’une dérogation vu que depuis cette date la validité d’un passeport haïtien est toujours de cinq ans. »Aucun spécialiste n’est venu étayer cette thèse. Les organismes qui ont émis ces documents n’étaient peut-être pas au courant des lois haïtiennes traitant de l’émission des passeports. .
Les regards sont donc tournés vers le service de l’Immigration et de l’Émigration qui délivrent ces documents. Le troisième passeport numéroté 81124649, délivré le 5 avril 1994, a expiré le 9 septembre 1999. Le quatrième, FL 97 E 373, émis le 23 avril 1997 a, quant à lui, expiré le 22 avril 2002. Le cinquième, FL 97 E 373, émis le 14 mai 1998 a expiré le 22 avril 2002. Le sixième, FL 00 A 650, émis le 27 janvier 2000 et a expiré le 26 janvier 2005. Ces quatre ne souffriraient pas de contestation. Le huitième, FL 15 73103, émis le 17 janvier 2007, a expiré le 18 janvier 2012. .
L’attention a été attirée sur le septième passeport qui, bizarrement comporte 33 pages au lieu de 32. Son numéro est le FL 30 093. Ce passeport comporte deux numéros. L’autre qui est troué est le R 04 61 802. De nombreuses ratures ont également été trouvées sur ce passeport qui entretient à lui tout seul les suspicions sur la multiple nationalité du chef de l’État. Par ailleurs, avance-t-on, le Président a effectué des voyages aux États-Unis sans qu’aucun passeport ne les mentionne. .
Un seul État dans un seul pays. Des mots pleins de sens pour les nationalistes d’antan. Cependant, au regard des passeports présentés par le président de la République, il y aurait lieu de s’inquiéter. L’administration publique est elle une ? Y a-t-il d’autres organes compétents pour prendre des décisions qui concernent la souveraineté nationale ? Au Sénat de donner la réponse.
Lionel Edouard
doulion29@yahoo.fr
Source: Le Matin

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/haiti_et_ses_passeports_qui_causent_des_degats.html

Embassy Row: Haiti President, an American?

By James Morrison The Washington Times

The U.S. ambassador to Haiti has been drawn into a controversy over whether President Michel Martelly, a former pop singer in Miami, is a U.S. citizen and ineligible to hold the office he won last year.
Ambassador Kenneth H. Merten insists that Mr. Martelly is not an American citizen and does not have a U.S. passport.
But the Haitian legislature is not satisfied with that explanation.
Mr. Merten, a career diplomat, appeared last week with Mr. Martelly at a news conference where the president released his current Haitian passport and seven expired ones.
“President Martelly is not American. He is Haitian,” Mr. Merten said.
The ambassador also has explained that Mr. Martelly turned in his U.S. residency card to the U.S. Embassy in the Haitian capital, Port-au-Prince, before his inauguration in May.
His assurances failed to impress members of a special commission of the Haitian Senate investigating politicians who hold dual citizenship with another country. Three members of Mr. Martelly's government have resigned because they are foreign citizens.
The Haitian constitution prohibits the president from holding dual citizenship and from renouncing his Haitian citizenship, according to news reports from Port-au-Prince.
Sen. Jean-Charles Moise, the commission chairman, called Mr. Martelly’s news conference a “masquerade.”
Sen. Nenel Cassy called on the ambassador to issue a formal statement to the commission on Mr. Martelly’s U.S. immigration status.
A third senator, Anick Francois Joseph, told reporters that he noticed that Mr. Martelly held a U.S. passport when they flew together on an American Airlines flight to Miami from Haiti in November 2007.
The airlines later identified a “Michael Martelly” on the passenger list but no “Michel Martelly.” Haitian news reports said Mr. Martelly often uses “Michael” instead of “Michel” when he travels to the United States.
Before he won the presidency last March, Mr. Martelly was a popular musician in Haiti and Miami. He also owns a house in Palm Beach, Fla.
Source: Washington Times
Embassy Row: Haiti President, an American?
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/internationale/haiti_president_an_american.html

Quand l’international se fait complice !

L’immixtion intempestive de la communauté internationale dans toutes les affaires de la République traduit bien l’inconséquence des dirigeants haïtiens. La comédie jouée au Palais national le jeudi 8 mars 2012 et à laquelle s’est prêtée une partie de la communauté internationale témoigne combien les institutions républicaines sont bafouées, méprisées et foulées aux pieds. Elle montre aussi que cette communauté internationale a choisi son camp.

Lors de la cérémonie d’exposition de passeports au Palais national le jeudi 8 mars 2012, la présence de la communauté internationale a été très remarquée. Tous les ténors étaient là. Il s’agissait pourtant d’une affaire interne qui devrait être traitée, selon beaucoup de citoyens, par les institutions républicaines compétentes en la matière. Tel malheureusement n’a pas été le cas. Le président Martelly, pour dissiper les doutes qui planent sur sa nationalité, a choisi de remettre ses documents de voyage à une plateforme de religieux, avec la caution de quelques diplomates étrangers.
D’après le politologue Sauveur Pierre Etienne, « la mise en scène du Palais national », sous les regards complices de l’international, a confirmé le bras de fer qui existe entre les pouvoirs exécutif et législatif. Il s’agit, à son avis, d’une crise institutionnelle qui est en train de se transformer en une crise politique aigüe. Pour Sauveur Pierre Etienne, cette situation traduit non seulement l’incapacité des élites haïtiennes à prendre en charge l’avenir politique de la nation, mais aussi et surtout leur impuissance face à l’effondrement de l’État. Ce qui, de son point de vue, a permis à l’international de s’immiscer librement dans les affaires de la République.
En ce sens, le coordonnateur général de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) croit qu’Haïti n’est pas un État souverain. Pour lui, le pays est sous occupation internationale déguisée. Sauf que l’international n’est pas près d’assumer son rôle d’occupant, compte tenu des obligations économiques et politiques que cela entraîne. Voilà pourquoi, estime Sauveur Pierre Etienne, les grands barons de l’international « préfèrent se mettre à couvert », tout en conservant la latitude de tirer les ficelles.

Washington : le maître de la question
« Le Département d’État est impliqué jusqu’au cou dans la mise en scène du Palais national », affirme Sauveur Pierre Etienne. La main de Washington est visible dans cette affaire, s’exclame-t-il, rappelant que la République étoilée a toujours besoin d’un point d’ancrage pour asseoir sa politique. Ainsi, se fondant sur le rôle joué par le Département d’État lors des élections ayant conduit Joseph Michel Martelly au pouvoir, M. Pierre Etienne croit que la communauté internationale est très préoccupée par la situation qui prévaut actuellement en Haïti. Il assimile la démarche de l’international, notamment de Washington, à une échappatoire pour déboucher sur un accord entre les parties en présence dans le but de prévenir le pire.
D’aucuns pensent en effet que la cérémonie de présentation de passeports aurait été concoctée par les autorités américaines. Vingt-quatre heures avant la présentation du chef de l’État, un tête-à-tête aurait eu lieu entre le président Martelly et l’ancien président américain, Bill Clinton. Celui-ci se serait également entretenu avec les présidents des deux chambres du Parlement. En ce sens, nombreux sont ceux qui croient que la déclaration de l’ambassadeur américain en Haïti, M. Kenneth H. Merten, était planifiée. Jean-Robert Simonise, ancien ministre haïtien des Affaires étrangères, intervenant sur les ondes d’une radio de la capitale, croit que Monsieur Merten ne pourrait pas s’arroger le droit de faire une telle déclaration sans le consentement des plus hautes autorités du Département d’État. En fait, si pour certains l’attitude de l’ambassadeur Merten s’apparente à une sorte d’ingérence, pour d’autres, il s’agit d’un scénario élaboré par le président de la République de concert avec Washington. Un scénario qui, de l’avis de sauveur P. Etienne, est émaillé de maladresses et de confusions.
C’est en effet une situation fragile. Délicate. À en croire Sauveur Pierre Etienne, Washington n’acceptera pas de perdre la face. Or, ce dossier est soulevé dans un contexte particulier et les enjeux qui l’entourent sont de taille. C’est d’ailleurs une année électorale aux États-Unis. En ce sens, le leader de l’OPL pense que l’administration Obama doit jouer intelligemment. De ce fait, le Département d’État chercherait à classer ce dossier le plus rapidement possible. Car, selon M. Pierre Etienne, l’affaire pourrait rebondir au cours de la campagne électorale américaine comme un enjeu majeur entre les républicains et les démocrates. Dans ce même ordre d’idée, le politologue a fait référence à un tas d’autres dossiers qui passionnent la presse américaine, notamment la question de la Téléco.
Entre-temps, les palabres continuent un peu partout sur cette affaire. Le dossier évolue de façon sinusoïdale. Il s’agit d’un feuilleton à plusieurs épisodes, sur le dénouement duquel beaucoup s’interrogent. En tout cas, pour prévenir le pire, sauveur Pierre Etienne appelle toutes les forces vives de la nation à « placer les intérêts de la République au-dessus de toute mesquinerie ». Il préconise en outre la mise en place d’un gouvernement d’union national, affranchi de toute complicité de l’international.
Noclès Débréus
nonohaiti2007@yahoo.fr
Source: Le Matin

Commentaire:
Pas besoin d'être politologue ni coordonnateur de parti politique haitien pour comprendre ce qui se joue en Haïti. Ce qui n'est pas dit c'est que le monde traverse une crise économique et financière d'une telle envergure que personne ne dispose de l'argent à jeter par la fenêtre dans des élections avec des candidats qui se valent surtout par leur nullité.
Ce qui reste assez paradoxale chez nous c'est que certains journalistes ou politiciens ou penseurs ne voient l'immixtion de la Communauté Internationale quand ça les arrange. Pourtant une question simple que j'aimerais poser à ceux qui n'hésitent pas à condamner cette immixtion même quand elle est intempestive, serait de leur demander quel pourcentage du budget national est apporté par l'aide de cette communauté internationale? Qui fiance nos élections?

En Haïti même la construction de latrine en 2012 est financée par l'aide extérieure. Alors à quoi sert cette hypocrisie?
DL