POUR VOS RECHERCHES

Google

dimanche 13 mars 2011

Lombers. Une initiative pour aider les Haïtiens

La joie des Haïtiens. François-Frantz est à droite.
François-Frantz Cadet a adressé d'Haïti un petit bonjour à Guy Berlou, directeur de l'entreprise Femil à Lombers.
La caravane partie le 7 décembre 2010 de Zeebrugge, port belge, a été posée début février, sur un quai de Port-au-Prince. « Sachez que les porteurs de diagnostics inquiétants relevés de notre enquête dans les camps d'hébergements se présentent tous les jours.Partagez chers amis notre contentement.
Merci à tous pour votre contribution. » Guy Berlou avait remis les clés sur le site de l'entreprise, le jeudi 25 novembre à François-Frantz Cadet président du collectif Haïti-Midi-Pyrénées.
La caravane de 6,20 m sur 2,50m est aménagée en cabinet dentaire avec deux fauteuils et donc deux médecins peuvent soigner simultanément les patients. Francois-Frantz est le fils cadet de Max Cadet dentiste en Haïti, mort en 1992.
Ses dix enfants, éparpillés sur le continent américain et en Europe, avaient alors décidé de créer une fondation pour continuer à assurer des soins dentaires à toute la population. «Après 18 ans d'efforts, nous avions construit une clinique avec 9 fauteuils qui arrivait à traiter 160 patients par jour. Le séisme du 12 janvier 2010 a ébranlé les murs.
On a rasé le bâtiment trop dangereux et impossible à rénover », nous avait relaté François-Frantz. « Mes amis français ont décidé d'envoyer un cabinet mobile.
J'ai tapé à la porte de La Fondation de France qui a accepté notre projet et l'a financé à hauteur de 75%. Cette subvention nous a servi de sésame pour solliciter les collectivités territoriales. Le président Martin Malvy, des maires de la couronne toulousaine, la fondation Pierre-Fabre ont apporté le complément ».
Le Haïtien de naissance était enseignant au centre de formation de Brens et est aujourd'hui retiré à Cazères-sur-Garonne.
Ceci explique ses démarches dans la région et auprès des fournisseurs de matériels médicaux pour équiper la caravane. Les noms et logos de 15 partenaires encadrent les deux portes d'accès au cabinet.

http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/12/1033121-Lombers-Une-initiative-pour-aider-les-Haitiens.html

Jean-Bertrand Aristide rentrera en Haïti dans quelques jours

Jenny Gross, Michelle Faul

Associated Press, Johannesburg
L'ancien président Jean-Bertrand Aristide va rentrer en Haïti dans les prochains jours, après sept ans d'exil, a annoncé vendredi un responsable sud-africain.
Ce responsable du ministère des Affaires étrangères a précisé à l'Associated Press que M. Aristide arriverait en Haïti avant le deuxième tour du scrutin présidentiel, prévu le 20 mars prochain.
L'ancien prêtre des quartiers pauvres demeure très populaire en Haïti, et plusieurs craignent que son arrivée ne perturbe le vote.
En Haïti, un représentant du parti Lavalas a confirmé que le retour de Jean-Bertrand Aristide était imminent, mais a refusé de préciser comment et quand l'ancien président reviendrait.
«C'est un événement important pour le peuple haïtien parce que ça fait longtemps qu'il attend ce retour», a affirmé Maryse Narcisse, présidente du conseil exécutif du parti Lavalas. «Il ne voyagera pas incognito, les gens vont savoir qu'il s'en vient.»
Le parti Lavalas a été exclu de l'élection présidentielle et des milliers de partisans d'Aristide ont manifesté le mois dernier, menaçant de perturber les élections s'il ne rentrait pas au pays.
Pour les États-Unis, la présence de l'ex-président serait une distraction fâcheuse pour les Haïtiens et pourrait perturber le cours du scrutin.
Le porte-parole du département de l'État américain, Mark Toner, a déclaré vendredi à l'Associated Press qu'il revenait au gouvernement haïtien de régler ce problème.
«La priorité des États-Unis demeure d'aider Haïti à réaliser une transition de pouvoir paisible et démocratique et de faire en sorte que le deuxième tour de l'élection, prévu le 20 mars, reflète la volonté du peuple haïtien», a-t-il déclaré.
Plusieurs Américains influents ont fait campagne pour que Jean-Bertrand Aristide puisse mettre un terme à son exil en Afrique du Sud.
En janvier, une annonce pleine page demandant son retour immédiat avait été publiée dans The Miami Herald et signée par des personnalités politiques comme Jesse Jackson, l'envoyé spécial des Nations unies en Haïti Paul Farmer, le chanteur Harry Belafonte et l'acteur Danny Glover.
M. Glover et neuf autres personnes ont également écrit une lettre au président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, pour l'exhorter à aider Jean-Bertrand Aristide à organiser son retour en Haïti.
Prenant la parole au nom des Haïtiens les moins nantis, Aristide avait contribué au soulèvement populaire qui a mis fin aux 29 ans de dictature de la famille Duvalier. Il a été le premier président élu de manière démocratique en Haïti, remportant les élections de 1990 en dépit de la désapprobation de l'armée et de l'élite du pays.
Chassé une première fois d'Haïti par le coup d'État de 1991, il est revenu au pouvoir en 1994 à la suite de l'intervention militaire des États-Unis. À l'époque, des dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées autour du Palais national pour le voir arriver à bord d'un hélicoptère de l'armée américaine.
Dix ans plus tard, Jean-Bertrand Aristide quittait de nouveau Haïti à bord d'un avion américain alors que des rebelles approchaient de la capitale. Il a ensuite accusé les diplomates américains de l'avoir kidnappé, accusation niée par Washington.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201103/11/01-4378615-jean-bertrand-aristide-rentrera-en-haiti-dans-quelques-jours.php

Ce qui distingue le séisme du Japon de celui d'Haïti

Par LEXPRESS.fr, publié le 11/03/2011 à 17:10, mis à jour à 18:30 Quelles sont les premières différences entre les séisme du Japon et celui survenu en Haïti il y a un an?

Le séisme
La préfecture de Myagi, proche de épicentre du séisme du 11 mars 2011.
Japon. La magnitude du séisme du 11 mars 2011 est évaluée à 8,9 sur l'échelle de Richter par l'Institut de géophysique américain (USGS). C'est le plus violent jamais enregistré au Japon. Son épicentre, l'endroit le plus intensément touché, se situe dans l'océan, à 130km à l'est de Sendai (préfecture de Miyagi), et 400 km de Tokyo.
La secousse la plus destructrice s'est produite à 24,4km de profondeur.
Haïti. Le tremblement de terre qui a frappé l'île d'Hispaniola le 12 janvier 2010, peu avant 17h était d'une magnitude comprise entre 7 et 7,3 sur l'échelle de Richter. C'est le pire séïsme de l'Amérique en 200 ans. Son épicentre se situait à Léogane, 16 km au sud-ouest de la ville de Port-au-Prince et se trouvait à une faible profondeur: de 8 à 10 km au-dessous de la surface du sol. Les tremblements de ce type frappent une moins grande surface géographique que les séismes profonds, mais ils sont beaucoup plus intenses.

Léogane, épicentre du séisme du 12 janvier 2010.
"La presqu'île où est construite la capitale haïtienne, Port-au-Prince, est traversée par des failles capables de séismes de magnitude 7,1 à 8", rapporte le journaliste scientifique Sylvestre Huet sur son blog. Hispaniola, l'île où se trouve le pays, se situe sur une 'frontière de plaque tectonique', selon Jean-Paul Montagner, de l'Institut de physique du globe de Paris, interrogé par le blogueur. "Haïti se situe sur la plaque caribéenne. Cette plaque se frotte à la plaque nord-américaine sur ses frontières nord et est. Un contact rugueux qui se traduit par un mouvement de coulissage entre les deux plaques d'environ 2 centimètres par an", conclut le scientifique.

Le bilan humain
Japon. Vendredi en fin d'après-midi, le bilan était de près de 1000 morts. Le plus grand nombre de victimes proviendrait du tsunami consécutif au séisme.

Haïti. Le bilan est d'environ 230 000 morts, mais le nombre de morts n'est pas connu avec exactitude: en effet, dans les jours qui ont suivi le séisme, des Haïtiens ont été enterrés par milliers dans des fosses communes. Or, une partie de la population n'a pas de papiers d'identité.
Selon le gouvernement haïtien, le séisme a fait 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abri.

Le coût financier
Japon. Il est encore trop tôt pour évaluer les coûts de cette catastrophe. On estime néanmoins que le coût pour les réassureurs européens devrait se situer entre 1 et 2 milliards de dollars, a estimé le courtier JPMorgan Cazenove, qualifiant la facture de "gérable" mais aussi l'estimation de "très préliminaire". Sur ce sujet, lire l'article de L'Expansion.
Haïti. La Banque interaméricaine de développement a estimé le coût total à une fourchette comprise entre 8,1 et 13,9 milliards des dollars (5,8 et 10 milliards d'euros). La communauté internationale avait promis une aide de de 2,1 milliards de dollars pour 2010. Mais un an plus tard, les bailleurs de fonds n'ont pas tenu leurs promesses. Moins de la moitié de la somme a été livrée.
Lors du séisme, 400 000 bâtiments ainsi que 180 000 maisons ont été rasés. 60% de bâtiments gouvernementaux, administratifs, économiques et infrastructures de base sont détruits dans la région de Port-au-Prince selon la Commission Intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. Un an plus tard on ne dénombre que 1000 maisons reconstruites. 800 000 personnes sont encore sans abris, vivant dans les 1150 camps de la capitale.

Pourquoi une telle différence?
Le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, subit chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur Terre. Troisième puissance économique mondiale, le Japon a eu les moyens de faire de la lutte anti-sismique une priorité. Les normes de construction ainsi que les techniques parasismiques et systèmes d'alerte au tsunami très avancés permettent de réduire considérablement les risques de dommages corporels et matériels.
Haïti, en revanche est le pays le plus pauvre de l'Amérique et l'un des plus pauvres au monde, avec un PNB par habitant de 520 € (716 $) en 2008 contre 28.020 € (38.578 $) pour le Japon selon l'ONU.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/ce-qui-distingue-le-seisme-du-japon-de-celui-d-haiti_971223.html

Un téléthon pour reloger les déplacés de la Place St-Pierre

La mairie de Pétion-Ville organise, le dimanche 13 mars prochain, un téléthon dans l'objectif de délocaliser les familles encore logées sur la Place St-Pierre depuis le lendemain du séisme du 12 janvier 2010.
Haïti: La mairie de Pétion-Ville a commencé en novembre dernier à déloger les familles occupant la Place St-Pierre, mais faute de moyens financiers, elle n'a pu continuer avec une telle initiative. Pour continuer de vider cette place publique de ses occupants, l'administration communale de la commune veut recueillir des dons à travers un téléthon pour reloger quelque 800 familles hébergeant encore cette place publique.
« Avec l'approche de la saison pluvieuse, le Conseil municipal de Pétion-Ville pense qu'il est opportun de s'adresser à votre grand coeur pour votre participation financière en vue de permettre le retour de ces familles à leur foyer », a indiqué dans une note, la mairesse, Claire Lydie Parent, comptant sur la générosité de tous pour atteindre son objectif.
« Actuellement, il reste environ 800 familles logées encore sur la Place St-Pierre sans compter celles de la Place Boyer, du Parc Sainte-Thérèse et autres désireuses de bénéficier de ce même accompagnement pour regagner leur demeure respective », a souligné la mairesse.
En fait, la municipalité de Pétion-Ville est en quête de 16 millions de gourdes afin d'accompagner ces familles. Selon les responsables, près de 500 familles ont déjà quitté cette place, grâce au support de la municipalité qui leur avait donné à chacune 20 000 gourdes.
« La mairie de Pétion-Ville ne dispose pas de fonds pour relocaliser les victimes du séisme du 12 janvier 2010 refugiées sur la place Saint-Pierre, la place Boyer, le terrain de Belleville, le parc Sainte-Thérése, les terrains privés des gens de la commune», avait expliqué Claire Lydie Parent.
Pour délocaliser les premières familles, la mairesse a affirmé avoir eu recours à un montant alloué au service social dans le budget de la mairie qu'elle dirige. Ensuite, grâce à un support financier du ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, les responsables municipaux ont déplacé plus de 200 familles de la Place Saint-Pierre.
Valéry Daudier
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90114&PubDate=2011-03-12

La Presse en Haïti doit prendre garde aux menaces de Michel Martelly

Haïti: Le Groupe Médialternatif (GM) prend très au sérieux les menaces proférées à l'éditeur et journaliste de son agence en ligne AlterPresse, Gotson Pierre, et par ricochet à l'ensemble de la corporation journalistique, par le candidat à la présidence Joseph Michel Martelly, lors du débat télévisé du mercredi 9 mars 2011. Interrogé sur sa capacité de gestion en référence à un dossier d'intérêt public concernant ses dettes envers les banques américaines et son aptitude à assumer ses responsabilités, Martelly a piqué une colère et a lancé : « Kite l vini / Se voye yo voye l / M ap tann li » (Laissez-le poser ses questions déplacées / Il est en mission commanditée / Je suis prêt à l'affronter).
Martelly a explicitement évoqué de possibles représailles de « la rue ».
Faut-il croire que Martelly a une liste de journalistes qu'il ne tolère pas ou qu'il croit agir en sa défaveur ?
Les graves déclarations du candidat peuvent être considérées, à raison, comme des menaces à la liberté de la presse et d'expression, qui sont des acquis du 7 février 1986, date de la chute de la dictature sanguinaire des Duvalier.
Le GM salue la vigilance de la presse nationale et internationale, qui a relevé ces écarts, et invite l'ensemble de la corporation ainsi que la société toute entière à tirer conséquence de la position d'agression envers les médias et journalistes, affichée par Martelly, qui brigue le fauteuil présidentiel de la république.
Le Groupe Médialternatif se réserve le droit de prendre des dispositions appropriées face à la résurgence de menaces institutionnelles à l'exercice libre du métier de journaliste, garanti par la Constitution du 29 mars 1987.
Pour le Conseil de Gestion du GM,
Ronald Colbert
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90123&PubDate=2011-03-12
Commentaires:
Il est déconcertant de constater que la société haïtienne y compris plusieurs secteurs de la vie nationale n'a pas pu réaliser que Michel Martelly est devenu du jour au lendemain un présidentiable. Un candidat favori malgré lui.
Je reste eprsuadé qu'au moemnt de la présentation de sa candidature, il savait certaineement qu'il n'avait aucune chance de passer le premier tour.
Des circonstances inexplicables si on le veut bien l'ont projeté au devant de la scène politique sans en avoir compris les vrais contours.
Chacune de ses déclarations émaillées d'une allure plutôt candide entachée de maladresse et d'ignorance prend des ampleurs qui le dépassent lui-même.
Aujourd'hui, il faut comprendre que ses seuls alliés et atouts représentent ceux qui sont capables de sortir dans les rues, ceux qui ont en quelques sorte forcé la main de la communauté internationale à demander l'exclusion de Jude Célestin à son profit.
La réhabilitation d'un Sweet Micky dévergondé en Michel Martelly Président de la République doit prendre la forme d'un recyclage dans lequel doit participer tous les haïtiens y compris ceux qui sont dans l'autre camp aujourd'hui.
Après le 20 Mars il faudra apprendre à vivre avec l'un des deux candiats à la présidence comme Président et l'autre comme un citoyen aimant son pays!

L'ancien président Aristide sera de retour en Haïti dans les prochains jours

Haïti: L'ancien président en exil, Jean Bertrand Aristide, retournera dans son pays (Haïti) dans les tous prochains jours, a fait savoir ce vendredi un officiel sud-africain. C'est un officiel du ministère sud-Africain des Affaires étrangères qui a annoncé la nouvelle sous le couvert de l'anonymat dans une interview accordée à AP.
Le premier président haïtien démocratiquement élu en 1990, qui revint au pouvoir en 2001, a été en deux fois renversé avant le terme de son mandat, la première fois le 30 septembre 1991 par un violent coup d'état militaire. Et la 2ème fois, sous la pression de secteurs de la communauté internationale. Mais l'ancien président et ses proches ont fait état d'un enlèvement.
Le président en exil depuis 7 ans, qui a obtenu le renouvellement de son passeport diplomatique le mois dernier après l'avoir longtemps sollicité, a fait part récemment de son intention de revenir dans son pays pour se mettre au service de ses soeurs et frères, notamment dans le domaine de l'éducaion.
Des responsables de la France et des Etats-Unis — ces 2 pays sont accusés d'avoir joué un rôle de premier plan dans le départ précipité de M. Aristide le 29 février 2004 — ont estimé récemment qu'il serait inapproprié que l'ancien président revienne dans son pays avant le 2ème tour de l'élection présidentielle fixée au 20 mars.
Cependant, plusieurs milliers de partisans de l'organisation politique de M. Aristide allaient par la suite gagner les rues, pour protester contre de telles déclarations et pour exiger le retour de l'ancien chef d'Etat et la collaboration dans ce retour de ceux qui ont joué un rôle dans son évincement.
Jean Claude Duvalier, l'ancien dictateur haïtien qui était en exil depuis 25 ans en France, a pu revenir sans difficulté en Haïti le 16 janvier dernier.
AHP
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90125&PubDate=2011-03-12
Commentaires:
Le retour n'est certes pas impossible. Il est même  envisageable mais il faut juste se mettre d"'accord sur le moment. Et le moment n'est pas propice aujourd'hui.

Mirlande Manigat fait recette au Cap-Haïtien

Haïti: Présents aux côtés de la candidate du RDNP, les musiciens Marco, Izolan, Fantom, Condagana - du groupe Barikab Crew - qui avaient endossé publiquement le jeudi 3 mars la candidature de Mirlande Manigat, lui ont apporté un grand soutien lors de son meeting du 10 mars 2011 au Cap-Haitien. Une ville où la population en grande partie supporte le chanteur populaire Michel Joseph Martelly, son rival. La candidate à la présidence du RDNP, Mirlande H. Manigat, a réalisé sa tournée de campagne dans la 2e ville du pays dans un environnement électrique sur la place Notre-Dame.
Tôt dans l'après-midi, l'ex-première dame s'est rendue dans les quartiers populaires de La Fossette et Nan Bannan pour rencontrer les habitants de ces zones reconnues pour être des zones rouges. En compagnie des sénateurs Youri Latortue et Evaliere Bauplan, Mme Manigat a promis à ces habitants qu'au sein de son gouvernement ils ne seront pas oubliés et que leur appui est indispensable pour son élection à la magistrature suprême.
Comme une femme fidèle à son mari, la jeunesse capoise a manifesté son appui à Michel Joseph Martelly. Sur la place Notre-Dame du Cap-Haïtien, on pourrait observer seulement des photos de Martelly jusqu'à quelques heures avant le meeting de Mirlande Manigat. Dans certaines rues de la deuxième ville du pays, des jeunes, des photos de Martelly en mains, manifestent leur appui à ce dernier qui, selon eux, pourrait apporter les solutions nécessaires aux problèmes du pays. Sur le lieu du meeting des affrontements sont enregistrés entre les partisans du candidat de Repons Peyizan qui se sont introduits dans la foule - exhibant des photos de leur candidat - et des hommes arborant des t-shirts avec le logo sécurité de Mirlande Manigat. C'est la débandade générale au cours de laquelle plusieurs personnes ont subi des entorses et des blessures légères.
Le cortège de la professeure-candidate a essuyé quelques jets de pierres et des tessons de bouteilles sur la route conduisant à la place Notre-Dame sans pour autant causer de graves problèmes. Aux environs de 16 heures, une foule en liesse arrive sur la place Notre-Dame du Cap-Haitien, lieu retenu pour le meeting et au beau milieu de cette foule, la candidate sous bonne escorte policière salue de la main les milliers de sympathisants qui essaient par tous les moyens de la toucher mais c'était des mouvements désespérés.
La candidate du RDNP, Mirlande Manigat, a eu dans son cortège composé de plusieurs voitures de support comportant plusieurs anciennes gloires du football haïtien dont Ti Gana et surtout des chanteurs du groupe Barikad Crew qui ont apporté un grand appui à la réalisation de ce meeting. Sous les applaudissements nourris des sympathisants et partisans, elle fait son entrée triomphale sur le podium et déjà c'est le délire dans la foule qui ne cesse de lui crier leur support et leur amour.

Banm Manmanm
Devant quelques milliers de partisans et sympathisants, les chanteurs de Barikad Crew très aimés par la jeunesse capoise, dans leurs premiers mots, ont tenu à remercier le peuple, car, sans leur support, cet événement n'aurait pas eu lieu sur cette place.
Tour-à-tour, les musiciens du groupe « Barikad Crew » Marco, Izolan, Fantom, Condagana, dans leur intervention, ont invité la jeunesse capoise : « à aller voter le 20 mars prochain Madame Manigat qui est une femme modèle, compétente, au parcours exemplaire dont la verticalité devrait influencer le comportement de nos jeunes filles. »
« Se micro mwen konn kenbe, mwen pa ka dim vle vinn prezidan », a déclaré le chanteur Fantom qui croit qu'aujourd'hui la jeunesse doit faire le bon choix, celui de « Mirlande Manigat », « Banm manmanm pou mwen ka tounen lekol pou vinn gen plis konesans », a affirmé pour sa part Izolan pour calmer l'assistance qui criait « Martelly ! Martelly ! ».
Le groupe, une fois de plus, a exprimé de manière unanime sa confiance en Mirlande Manigat en qui il voit une lueur d'espoir pour Haïti. Les musiciens de « Barikad Crew » voient en la candidate du RDNP un creuset où doivent venir se fondre les énergies de tous les citoyens soucieux d'un meilleur avenir pour Haïti.
Pour sa part, Mirlande Manigat promet à la population que son gouvernement se penchera rapidement sur les dossiers sociaux et que son accession à la magistrature suprême de l'Etat permettra aux Haïtiens de reprendre leur dignité partout où ils passent, incombant la faiblesse aux représentations diplomatiques du pays dont elle compte elle-même redresser la barre.
« Map mande nou pou prepare nou pou nou pran lari a le 21 mars » a lancé la candidate comme pour stimuler ses partisans à se rendre en masse aux urnes le 20 mars prochain pour l'élire présidente de la république. Elalrgissant son sujet elle en a profite pour remercier les amis du ghetto et de lavalas qui la supportent.
Fatiguée, car elle revenait d'un périple dans le Nord 'Ouest, elle a fait un briefing de son plan stratégique pour ensuite rendre visite à l'archevêque de Cap-Haitien, Mgr Louis Kebreau.
L'évènement s'est termine sans heurts et la population a pu regagner son domicile en toute quiétude dans l'attente de pouvoir voter son candidat le 20 mars prochain soit dans moins de 10 jours.
Hansy Mars avec la collaboration de Marc-Henry Jean
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90106&PubDate=2011-03-11