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lundi 23 avril 2012

NOS HAUT EN BAS...DU TRANSPORT EN COMMUN

Circuler à Port au Prince se révèle être le parcours du combattant, à pied en transport public ou en privé, à chacun son lot. Les rues sont en piteux état. Souvent des crevasses qui, après chaque pluie, se transforment en de véritables petits lacs, les détériorent davantage.
La vie doit pourtant suivre son cours. Pour les piétons circuler dans les rues de Port-au-Prince reste un vrai et un grand défi. Il ne l’est pas moins pour ceux qui s’aventurent à utiliser les services du transport en commun.
Quand nous savons que dans beaucoup de grandes villes, le transport en commun est encouragé et reste la meilleure option, on se demande pourquoi chez nous il est aussi méprisé.
En effet, il n’est pas du tout organisé et est loin de répondre aux besoins de la population. Quand on assiste à une scène de montée en « tap tap », c’est vraiment un spectacle désolant, source de frustrations et d’indignation.
Dire que ces passagers sont prêts à payer pour ce soit-disant service. Tout le long du trottoir, des foules de gens attendent ce « tap tap », ce bus ou cette camionnette qui leur permettra d’atteindre leur lieu de travail, leur école etc.… une fois ce véhicule arrive, avant même de s’arrêter, tous veulent y accéder en même temps, c’est la loi de la jungle qui est de rigueur ici, seuls les plus forts monteront à bord.
Et, ca y est c’est fait !
Mais toutes les places sont prises, même les « ruelles ». ce mini bus, souvent en mauvais état, rempli à craquer partira et laissera derrière lui cette jeune écolière qui arrivera certainement en retard en classe et cette vieille dame dont le grand âge ne lui a pas permis de vaincre la furie de ces jeunes hommes qui l’ont bousculée et empêchée de prendre place à bord.
Pourtant, ceux là qui sont parvenus à gagner cette bataille sont loin de gagner la guerre, entassés comme des sardines dans cette camionnette mal ventilée, ils peinent à respirer. Avec les embouteillages monstrueux que connaissent de plus en plus les automobilistes, on fait du sur place, et la durée du trajet se rallonge et tend vers l’infini.
Pourquoi ne peut- il pas en être autrement ? Pourquoi ne peut on pas avoir des lois qui régularisent le transport en commun afin qu’il soit suffisamment organisé de manière à répondre aux besoins d’un plus grand nombre ? A quand un service de transport ou chacun puisse y trouver sa place ?
« Li le pou chak jenn gason ka posede yon ti machin - le temps est venu pour que chaque jeune puisse se procurer une voiture » une entre mille promesses « tet kale » lors de la dernière campagne présidentielle.
Avec des transporteurs qui stationnent leurs véhicules n’ importe où, n’importe comment, avec des rues en si mauvais état, un réseau routier saturé, la solution n’est pas pour demain, et cette promesse de campagne on l’espère restera à l’état de promesse car, pour que la vie reste encore possible dans cette capitale, un service organisé de transport en commun reste la solution la plus intelligente.
Carlie, Port-au-Prince Haïti
23/04/2012

EDITO DE AFHES DU 23 AVRIL 2012

Bonjour et bonne journée !
Aujourd’hui  on est le 23 avril 2012.
Ça y est ! Les français ont voté. Maintenant la campagne va se faire avec deux candidats. En principe il y aura moins de bruit qu’avant le premier tour. Dix candidats font certes plus de bruit que deux.
De toutes les façons, le jour J est dans 14 jours. Après on en parlera plus.
Ce fut une excellente occasion pour penser au jeu démocratique comme outil placé entre les mains des membres de différentes sociétés.
Un ami proche a vécu les élections présidentielles de la façon suivante :
A 18 :00, Il ferme la porte de sa maison et entreprend le parcours vers le bureau de vote qu’il atteint après sept minutes de marche. A 18 :08 il rentre dans l’espace du bureau de vote. A cette heure là il n’y avait pas beaucoup de monde. Trois personnes avant lui faisait la queue pour déposer leurs bulletins de vote. Juste à gauche se trouvait une table avec des bulletins, et une petite enveloppe bleue.
Il prit le bulletin de son choix, le plia en deux, l’introduit dans l’enveloppe. Se dirigea vers l’urne transparente posée sur une table devant trois ou quatre personnes. Il sortit sa carte d’identité et sa carte électorale. Quelqu’un vérifie qu’il était bien inscrit sur la liste : le numéro 636 du bureau 1004. Ce quelqu’un d’un signe de la tête confirme l’inscription et quelqu’un d’autre adresse une invitation solennelle à voter. L’enveloppe est introduite dans la fente pour retomber au fond de l’urne. Le temps d’une petite signature. Il est 18 :23 !
Il laisse les locaux et à 18 :28 il renferma la porte de sa maison qu’il vient de regagner.
Sur le chemin pas de drapeaux, pas de partisans célébrant une victoire anticipée.
A 20 :00 les résultats tombent.  Les gagnants sont François Hollande et Nicolas Sarkozy. The end !
En Haïti, il faut mettre l’armée et la police sur pied de guerre. Il y a des morts durant toutes les phases. Depuis les élections internes pour le choix d’un député en passant par les meetings de campagne.
Le jour du vote c’est un jour hyper risqué. Des gens armés accaparent, remplissent, et jettent des urnes.
Avant la publication des résultats il y a déjà une atmosphère proche d’une guerre civile.
Et il faut toujours l’intervention d’une instance internationale pour trancher.
La démocratie peut elle être mise dans les mains de tous les peuples ?

Actuellement et ce depuis le week-end dernier, des axes routiers sont bloqués par des barricades enflammées. Aujourd’hui encore la circulation se faisait très difficilement vers l’aéroport international Toussaint Louverture, vers Martissant, carrefour Feuilles, pour ne citer que ces quartiers.
La cause : des membres de la PNH et les proches d’un agent assassiné il y a quelques jours demandent et réclament justice.
En fait d’après les déclarations des proches de la victime, dans l’exercice de ses fonctions, l’agent de la PNH aurait détenu le chauffeur d’un député en fonction pour port illégal d’armes à feu.
Le député mécontent et emparé par son immunité aurait proféré des menaces contre le policier. Quelques heures plus tard, celui-ci se faisait descendre par des hommes circulant en moto.
Je suis toujours effaré devant ces citoyens qui sont si prompt à appuyer sur la détente. Comment peut-on avoir si peu de respect pour la VIE !
Quelle est l’implication de ce député dans l’assassinat de cet agent de la Police ? A la justice de remplir ses fonctions et de faire éclater la vérité. Le député jouit de l’immunité parlementaire.
Oui comme Arnel bélizaire, le député par qui le scandale entre les pouvoirs l’exécutif et législatif est arrivé.
En effet jusqu’à présent personne ne sait exactement ce qu’il en est effectivement du passé de ce Monsieur qui pour certains serait un repris de justice avec un casier judiciaire.
Le parlement a préféré vouloir faire la peau du président qui a violé la Constitution en ordonnant son arrestation. Sans penser à faire le jour et le point sur le passé de ce Monsieur qui pourrait causer du tort à une fonction aussi noble que celle de législateur.
Tout ceci c’est pour augurer un « kase fèy kouvri sa ». Il n’y aura ni de levée d’immunité ni d’enquête aboutie.
Comme dirait notre amie Carlie une vraie application de la formule nos haut en bas !
Bonne journée à tous !

Les proches du policier assassiné veulent le jugement du Député incriminé


Le dossier a été transféré au cabinet d’instruction qui envisage d’auditionner Rodriguez Séjour dont la levée de l’immunité parlementaire est réclamée par les frères d’armes et proches de Walky Calixte, à la base de mouvements de protestation répétés avec de graves conséquences pour le fonctionnement de la police et la libre circulation des citoyens

Publié le samedi 21 avril 2012
Des proches et collègues du policier Walky Calixte, tué en début de semaine, ont poursuivi samedi leur mouvement de protestation visant à obtenir la levée de l’immunité parlementaire du Député Rodriguez Séjour, accusé d’avoir commandité l’assassinat et qui pourrait être cité à comparaître au cabinet d’instruction désormais en charge du dossier.
Des barricades érigées sur la route des rails ont paralysé en partie, pour la troisième journée consécutive, la circulation automobile sur le très important axe Carrrefour/Port-au-Prince (ouest) qui dessert cinq départements.
Radio Kiskeya a appris que le parquet s’est dessaisi du dossier confié au juge d’instruction Jean Wilner Morin et qu’une correspondance aurait été adressée au bureau de la Chambre basse en vue d’autoriser une éventuelle convocation de M. Rodriguez Séjour.
Dans le cadre de cette affaire à l’origine de sérieux troubles au sein du service de la circulation où était affectée la victime, les protestataires soutiennent que le Député de la première circonscription de la capitale aurait, quelques heures seulement avant l’assassinat, mardi dernier, proféré des menaces de mort contre Walky Calixte pour l’arrestation de son chauffeur en possession d’une arme illégale.
Dans une lettre ouverte rendue publique samedi, le parlementaire a déploré le meurtre et condamné la "vindicte policière" lancée à son encontre qui, dit-il, a failli déboucher sur son "exécution", lors d’une descente mercredi à Radio Caraïbes où il participait à une émission sur l’incident. spp/Radio Kiskeya

La route de Carrefour paralysée, la PNH dément une grève des policiers lundi

Près d’une semaine après son assassinat, les proches de Walky Calixte continuaient dimanche soir d’indexer le Député Rodriguez Séjour pour son implication présumée dans ce drame qui n’a cessé de s’amplifier 

Publié le dimanche 22 avril 2012

La circulation automobile était complètement paralysée dimanche soir sur la route de Carrefour (banlieue sud de Port-au-Prince), théâtre depuis plusieurs jours de protestations en cascade de proches et collègues du policier assassiné Walky Calixte et qui ont alimenté d’intenses rumeurs concernant l’éventuel déclenchement d’une grève au sein de la Police Nationale que l’institution a dû démentir officiellement.
Selon des riverains joints par Radio Kiskeya, des barricades de pneus enflammés ont été érigées à hauteur d’Arcachon 32 où habitait l’agent de l’ordre, criblé de balles mardi dernier au volant de sa voiture.
Un peu plus loin, sur la route des rails, des véhicules ont été utilisés comme barrages.
Si cette situation devait persister, elle risquait de bloquer littéralement l’important trafic routier qu’assure cet axe stratégique entre l’ouest et quatre autres départements, le sud-est, le sud, les Nippes et la Grand’Anse (sud-ouest).
Régissant à des rumeurs persistantes et à la mise en circulation de tracts annonçant qu’un mot d’ordre de grève serait effectif, à partir de ce lundi, dans différentes unités de la PNH, son porte-parole adjoint, Garry Desrosiers, a apporté dimanche soir un démenti formel sur la Télévision Nationale. Il en a profité pour rappeler que les policiers n’avaient pas le droit d’observer des arrêts de travail et sont tenus de protéger et servir la population peu importe la légitimité de leurs revendications.
Les frères d’armes, la famille et les amis de Walky Calixte, un agent II de 27 ans affecté au service de la circulation, exigent la levée de l’immunité parlementaire et l’arrestation du Député Rodriguez Séjour. Il est accusé d’être le commanditaire de ce crime perpétré peu de temps après une vive altercation qu’avait provoquée l’arrestation de son chauffeur retrouvé en possession d’une arme illégale.
Le parlementaire rejette catégoriquement cette version des faits et dénonce une tentative de lynchage au moment où il participait mercredi dernier à une émission radiophonique. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8763