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mercredi 9 mars 2011

Haïti: 3 partisans de Manigat tués

AFP Trois jeunes hommes qui collaient des affiches de la candidate à l'élection présidentielle d'Haïti Mirlande Manigat ont été retrouvés morts, ont annoncé aujourd'hui les familles des victimes.
Les corps mutilés des trois colleurs d'affiches de la candidate à la présidence ont été découverts ce matin par leurs familles qui les recherchaient depuis leur disparition. "Mon mari et deux autres camarades ont été emmenés samedi par une patrouille policière alors qu'ils collaient des photos de Mirlande Manigat non loin du palais présidentiel. Nous avons retrouvé leurs cadavres à la morgue de l'hôpital général", a déclaré l'épouse d'une des victimes.

"Torturés et exécutés"
Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a condamné des "exécutions sommaires" menées par la police haïtienne (PNH). "La police ne peut arrêter pour tuer, elle doit déférer des prévenus à la justice. Il s'agit d'exécutions sommaires. Ces jeunes ont été torturés et exécutés", a déclaré Marie-Yolaine Gilles du RNDDH, qui a demandé aux responsables de la PNH d'ouvrir rapidement une enquête. "Le véhicule de la police est identifié, le policier en charge de la patrouille est connu", a-t-elle indiqué.
On ignore si les trois victimes étaient des militants ou de simples colleurs d'affiches rémunérés pour cette tâche. Le bureau de campagne de la candidate n'a pas pu donner de précisions dans l'immédiat. Un juge de paix de Port-au-Prince a constaté le décès des trois jeunes, mais n'a pas souhaité faire de déclarations. "Mardi matin, nous avons retrouvé les cadavres, les os brisés par des coups de matraques", a indiqué en pleurs une jeune femme se présentant comme une sympathisante de la candidate Mirlande Manigat. Le deuxième tour des élections est prévu le 20 mars en Haïti, les résultats de la présidentielle doivent être publiés le 14 avril, selon les autorités électorales.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/08/97001-20110308FILWWW00730-haiti-3-partisans-de-manigat-tues.php

Haïti à deux semaines du second tour de l’élection présidentielle

A moins de deux semaines du second tour de l’élection présidentielle haïtienne, le Chef de la Police de l’ONU (UNPOL) en Haïti, Marc Tardif, a estimé que le scrutin s’annonçait calme même si ses unités assureraient aux côtés de la Police nationale haïtienne (PNH) une présence « robuste ».
Mirlande Manigat affrontera le chanteur populaire Michel Martelly
« Je ne vois aucun risque majeur pour ce second tour de l’élection présidentielle. C’est certain que cela va être une période tendue mais je ne pense pas que l’on aura de grands troubles civils. Nous avons une bonne coopération avec la PNH et notre présence robuste servira à dissuader les personnes qui veulent créer des troubles », a expliqué le Chef de la Police de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Marc Tardif, dans un entretien accordé au Centre d’Actualités de l’ONU.
« Lors du premier tour de l’élection présidentielle, nous étions présents pour soutenir la PNH. Nous avions un plan conjoint que l’on a mis en oeuvre. Il y a eu quelques incidents mais par rapport aux élections précédentes, ce premier tour était plutôt calme. Nous allons tout de même renforcer nos positions aux endroits qui ont été un peu instables au premier tour », a-t-il ajouté.
Le 20 mars prochain Mirlande Manigat affrontera le chanteur populaire Michel Martelly au second tour de l’élection présidentielle.
Afin de limiter l’impact des bandes criminelles et des gangs, la Police de l’ONU effectue avec les militaires et les policiers haïtiens des opérations « chirurgicales » conjointes pour arrêter des chefs de gangs ou des anciens détenus, évadés après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
« Suite au tremblement de terre, tout le monde a été déstabilisé y compris les organisations criminelles. Au moins 4.500 prisonniers ont pu s’évader et 500 ont été rattrapés. Dans les quartiers difficiles où les territoires gérés par des chefs de gangs comme Cité Soleil, nous effectuons deux à trois fois par semaine des opérations conjointes avec les militaires et policiers haïtiens. Ce sont des opérations chirurgicales basées sur du renseignement et des informations fournies par la Police nationale haïtienne (PNH) qu’il ne faut pas sous-estimer. En termes de renseignements la PNH est très avancée », a-t-il souligné.
L’une des missions principales de la Police de la MINUSTAH est d’assurer la sécurité dans les camps de déplacés.
800.000 personnes dans les camps
« Après le tremblement de terre, il y a eu la création des camps de déplacés. Nous avons eu le mandat d’assurer la sécurité dans ces véritables villes faites de tentes. Suite aux allégations de violences sexuelles à l’égard d’enfants, de jeunes filles et de femmes, nous avons développé des unités de polices communautaires dans six camps. Il faut bien comprendre qu’il y avait près de deux millions de personnes qui vivaient dans des camps, il y avait des camps de 50.000 à 70.000 personnes, c’est là qu’il existait une grande criminalité. Nous nous sommes installés dans ces camps problématiques », a souligné Marc Tardif.
« Actuellement, il y a toujours 800.000 personnes dans les camps. La police communautaire est assurée par la police haïtienne et des unités de police de l’ONU. En renfort, des unités de police constituée (FPU) de l’ONU encadrent la police communautaire. Travailler 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 peut être risqué pour les policiers communautaires c’est pour cela que nous les renforçons avec des unités de policiers de l’ONU », a-t-il ajouté.
« L’avantage de cette stratégie est de créer une présence en faisant patrouiller des unités d’une dizaine de personnes. Cela facilite le contact avec les populations. Aussi nous avons pris soin d’intégrer dans chaque unité des éléments féminins. Des femmes de la police nationale haïtienne ou des éléments des UNPOL sont intégrées au sein de la police communautaire. Une policière noue plus facilement des liens de confiance avec une femme victime de violence sexuelle. En coopération avec les organisations non gouvernementales, une unité du genre a été mise en place dans chaque camp. Donc, les policiers ou policières réfèrent la victime à l’unité du genre pour la prise en charge », a-t-il poursuivi.
Le 12 janvier 2010, le séisme a causé plus de 200.000 morts et plus de 300.000 blessés. 2,3 millions de personnes -soit près d’un quart de la population – ont été déplacées. Le gouvernement haïtien a perdu des milliers de fonctionnaires et une grande partie de ses infrastructures clés a été détruite. Au total, plus de 3 millions d’Haïtiens ont été affectés par la tragédie, dont 2,8 millions dans la capitale Port-au-Prince.

Nérac. Un container médical pour Haïti

handicap nord-sud
Le chargement du matériel médical s'est déroulé hier dans la cour du centre hospitalier de Nérac, en présence de Roland Labadie./ Photo DDM, Hier, le container de Handicap Nord-Sud, destiné à Haïti a été chargé de matériel et mobilier médical réformés du centre hospitalier de Nérac. Depuis mars 2010, l'association se mobilise pour apporter de l'aide aux sinistrés d'Haiti. Depuis, huit containers sont partis en 2010, puis un neuvième depuis Damazan et d'autres hier depuis Nérac et Sérignac. Mauritanie, Maroc et maintenant Haiti sont les destinations de ces camions. Le transport des containers est pris en charge par l'UNESCO. Les armateurs, dès qu'ils ont la possibilité, d'accepter un container, le font savoir afin d'attribuer le passage à une association. L'Association Handicap Nord-Sud est née en 1989, à l'initiative de Georges Morin, engagé par la Fédération française Handisport dans les courses Paris-Dakar de 1985, 1986 et 1987. Le constat de pauvreté des populations l'incite à tenter de mobiliser les consciences.

Anciens combattants
Majoritairement composée d'anciens combattants handicapés et valides ainsi que de cadres d'active en retraite et de réserve, tous bénévoles, elle donne de l'aide en Afrique du Nord et de l'Ouest, aux anciens combattants et à des groupements de handicapés. L'association s'emploie aussi à faire vivre l'expérience sportive du raid et du pilotage de 4 X 4 à conduite aménagée pour découvrir l'Afrique.
Le bilan des quinze années est positif puisque 2000 fauteuils roulants, autant de béquilles et de déambulateurs, des orthèses et prothèses, matériels scolaires pour les écoliers handicapés, du matériel orthopédique et des médicaments pour les centres de rééducation médicalisés ont été distribués.
«Lorsqu'on a récupéré assez de matériel, le président décide d'organiser un raid. Je collecte sur une dizaine de départements, il y a du matériel en bon état partout. De mars à décembre 2010, nous avons ramassé 140 t de matériel», précise Raymond Malateste, le délégué régional de Handicap Nord-Sud sur le Grand Sud-Ouest.Celui-ci organise également à Sérignac, tous les vendredi et samedi, de 9 h à 18 h, une braderie associative.
Infos au 05 53 68 67 61 et 06 09 37 65 09.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/09/1030810-Nerac-Un-container-medical-pour-Haiti.html