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dimanche 29 juillet 2007

Le Compas au cours des ans

A l’occasion du 52 eme anniversaire du Compas l’animateur de musique, Joe Damas, a pris le soin de mettre en lumière les différentes étapes qu’il qualifie de mutation de ce genre musical.

Il affirme que le créateur de ce rythme, la maestro Nemours Jean Baptiste, a pendant longtemps bien montré le style auquel il avait donné naissance.

Ensuite ce fut l’aire des mini jazz avec notamment les Shleu Shleu, les fantaisistes, les Difficiles, les Ambassadeurs. On prétend que les Shleu Shleu aurait détrôné Nemours Jean Baptiste parce qu’à un certain moment à cabane Choucoune Nemours permettait au Shleu Shleu petit groupe junior de performer. " On estime que les Shleu Shleu avec 9 musiciens arrivaient à avoir la densité sonore de Compas direct qui comptait 14 musiciens".

La plupart de ces mini jazz allait avoir un prolongement ; Les Shleu Shleu ont eu comme prolongement les Skah Shah, le Bossa a été le prolongement naturel de l’Accolade International et les frères Dejean ont eu comme prolongement le Syteme Band.

Il faut noter qu’il y a eu une autre école du Compas à partir de Ibo Combo qui a donné le Caribean Sextet.

Joe Damas a salué le travail réalisé par des producteurs tels Herby Widmaier et Boby Denis qui ont enregistré un nombre incalculable d’album Compas. Boby Denis révèle que le premier album qu’il avait enregistré était celui des difficiles de Petion ville. A cette époque la musique était prolifique à Port-au-Prince et les enregistrements étaient quasi quotidiens souligne M. Denis.

En ce qui a trait à la situation actuelle Joe Damas dénonce une certaine déchéance au niveau de certaines formations musicales relative a la qualité de la musique compas. Il s’interroge sur la formation académique de certains musiciens qui font n’importe quoi.

Il y a un phénomène de one man show indique M. Damas qui note le contraste avec les orchestres de 14 musiciens a l’époque de Compas direct. " Il y a de ces ignorants qui se mettent en tête de jouer de la musique et se présentent devant un public pour debiter leurs salades, je monte une garde et je suis vigilant à cette situation", ajoute t-il.

S’il n’y a pas des écoles de musiques on aura du garbage in et garbage out et a l’arrivée un public "mediocrisé " avance t-il.
Demain deuxième partie de Le Compas au cours des ans avec Boby Denis

La Minustah alerte sur les cas de lynchage


Le chef de la section droits humains de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, Thierry Fagart, dénonce les multiples cas de lynchage enregistrés ces derniers mois à travers le pays.

Thierry Fagart qui note que des innocents ont été tués par des individus bénéficiant du support d’une foule, réclame une prompte réaction des autorités judiciaires et policières en vue de freiner cette forme de justice expéditive, les assimilant des assassinats. " Aux Gonaives deux individus se rendant à un mariage ont été tués par des personnes qui avaient été enlevées la veille par des bandits", affirme t-il expliquant que les deux individus tout comme les bandits circulaient avec une motocyclette. " Motocyclette pour motocyclette c’était suffisant pour que ces personnes soient tuées", regrette t-il.

Le chef de la section droits humains de la Mission de l’ONU déplore l’attitude des autorités judiciaires qui ont remis en liberté 9 des 10 personnes appréhendées dans le cadre de ce lynchage. " La plupart des auteurs du crime sont en liberté", dit-il estimant que la situation est très préoccupante.

" Le lynchage est une situation intolérable, c’est un faux procès mené par des gens qui n’ont pas le mandat de l’état et qui se termine par la sanction fatale", ajoute t-il.

De son coté, le secrétaire général du Réseau National de défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, confirme le constat de la Minustah et appelle les citoyens à remettre aux autorités les criminels capturés.

Selon M. Espérance la méfiance de la majorité de la population à l’égard du système judiciaire et de l’institution policière pousse certaines personnes à se faire justice. Tout en condamnant de tels agissements il réclame l’adoption de disposition pour renforcer les systèmes judiciaire et carcéral afin que les bandits capturés ne soient pas remis en liberté.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12876

Alix Fils Aimé affirme qu’un climat sécuritaire sûr et stable règne dans le pays

Le président de la commission nationale de désarmement démantèlement et Réinsertion (CNDDR), Alix Fils Aimé, déplore les réticences de certains membres du secteur privé à remettre les armes de gros calibres en leur possession. Tout en regrettant les déclarations de Jean Robert Argant, président de la chambre de commerce, Alix Fils Aimé indique qu’il existe en Haïti un climat sécuritaire comparable a ceux des grandes villes occidentales.

M. Fils Aimé dit ne pas comprendre l’attitude de certains hommes d’affaires qui d’une part invitent les investisseurs étrangers et d’autre part claironnent que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies. " Ces déclarations sont regrettables et placent ces gens dans une situation d’exception par rapport à la loi", déclare t-il ajoutant que ces déclarations contradictoires et confuses nuisent au climat de stabilité.

Selon le président de la CNDDR certaines personnes ignorent les efforts réalisés par la PNH et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) qui ont permis de rétablir la sécurité dans le pays. " Ces déclarations sont la preuve d’une incohérence dans les prises de position et sont contre productifs", martèle t-il.

Toutefois il entend poursuivre le dialogue avec les membres du secteur privé, espérant des gestes importants et prudents de leur part.

En ce qui a trait aux craintes de résurgence des groupes armés, Alix Fils Aimé rappelle que la majorité des chefs de gang, à l’exception d’Amaral, ont été appréhendés. " Aucun gang n’a la capacité de se reconstituer " affirme M. Fils Aimé qui met l’accent sur les capacités de la police et de la Minustah à démanteler les groupes armés.
De plus, le président de la CNDDR a présenté trois armes de gros calibre récupérées dans le bidonville de Cité Soleil. Un fusil calibre 30, un T 65 et un M-4 ont été remis mercredi soir à la commission soutient M Fils Aimé précisant que certains d’entre eux appartenaient au Palais national en 2004.
Par ailleurs, il rappelle qu’un programme financé par le PNUD permet de légaliser les armes à feu.

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Source

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12875

Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata en http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

Labadie tout feu tout flamme

Avez-vous été à Labadie ? Si ce n'est pas le cas, je vous la recommande chaudement. C'est un déplacement qui vaut la peine. La première fois que j'y étais, arrivé sur les lieux mon attente a été dépassée par ce que j'avais vu. Ceux qui y ont déjà été savent que lorsqu'on est devant l'entrée on n'a aucune idée de ce qui se passe à l'intérieur du site. Ce n'est qu'une fois entrée que l'on commence à observer les installations de ce que j'appelle le « complexe plage de Labadie » à cause de la séparation des différentes plages. Les premières choses qui me sautent aux yeux ce sont ces installations, le sable très fin et les indications écrites en anglais. A propos de l'anglais, ce n'est pas le seul endroit public en Haïti où la langue d'affichage est l'anglais. Qu'est-ce que l'Etat haïtien a l'intention de faire à ce sujet : le savez-vous ?

A Labadie, il y a un grand baptiste de style hangar destiné à vendre des produits artisanaux. Lors de ma visite, effectuée un dimanche, cette
boutique était fermée. Les toilettes et restaurants ne fonctionnaient pas non plus. J'ai oui dire que tout fonctionne lorsque les bateaux de croisières sont dans la rade, car tout se négocie en US dollar. Il faut dire qu'en pénétrant à l'intérieur du site on a pu trouver une toilette avec douche qui était accessible. Il y avait une certaine animation musicale sur la plage et différents marchands ambulants sillonnaient les lieux en nous offrant toutes sortes de fritures, comme : lambi, homard boucané, griots, bananes pesées etc. On a pu acheter des boissons alcoolisées et gazeuses. Lorsque je me suis renseigné auprès de ses gens pour savoir d'où ils venaient, ils m'ont dit qu'ils habitaient au village qui était juste en face. Je leur ai aussi demandé comment ils se rendent chez eux, ils m'ont répondu qu'ils se rendent sur la plage par petit bateau. Il n'existe pas de route adéquate. Ils peuvent seulement emprunter un sentier que peut être nos ancêtres tainos fréquentaient jadis. Les gens de ce village dénommé Labadie vivent exclusivement du tourisme qu'il soit local ou international.


Il va s'en dire que les installations de Labadie sont assez moderne et peuvent rivaliser avec n'importe quelle installation de plage se trouvant n'importe où au monde. Revenons au sable, en franchissant l'entrée on l'observe, plus on avance à l'intérieur plus on patauge dedans, le sable est tellement fin qu'on a l'impression que l'on marche sur du sucre rouge ; sensation que l'on ne retrouve pas dans la majorité des plages de l'Ouest. L'une des premières sensations de bien-être a été de voir le rugissement des vagues provoquées par un agréable vent du nord que nos troubadours honorent dans leurs chansons, principalement l'orchestre Tropicana.

Le plus intéressant, ce sont les plages, le site à la forme d'une presqu'île et il y a différentes plages indépendantes les unes des autres. Faisant des comparaisons, certains visiteurs estiment que telle plage ressemble à celles de Jacmel et telle autre à celles de la côte des Arcadins. J'ai constaté un hic, qui selon l'endroit ou on se situe peut être agréable ou désagréable : c'est le manque d'ombre lorsqu'il y a beaucoup de gens. Il ne faut pas se leurrer, Labadie est ce qu'elle est à cause des bateaux de croisière qui apportent des devises intéressantes pour tous les gens qui le côtoient. Ne doit-on pas dire, pas de venu de bateau avec des touristes étrangers, pas de fonctionnement du site à plein rendement. Le fait que ce soit le dollar américain qui est utilisé comme monnaie d'échange pour accéder aux différents services fait qu'une majorité de nos concitoyens n'auraient pas pu s'offrir le luxe d'accéder à ses services onéreux, si toutes les fois ils leur étaient offert.


La première fois que j'ai pris connaissance de Labadie c'était dans une revue touristique américaine bien côté. Le nom était écrit en anglais (Labadee). Et sur le site on utilise la même orthographe. Dans l'article on soulignait qu'il était situé à Hispaniola, cela avait attiré mon attention malgré à première vue, je pensais qu'elle se situait en république Dominicaine. Comme Haïti n'a pas bonne presse dans le monde, il a fallu que les opérateurs touristiques trouvent un nom exotique, qui était dans le passé haïtien pour pouvoir vendre la denrée rare d'Haïti qu'est le site de Labadie. Lors d'une conversation avec un ami, il m'a fait savoir que : récemment lors d'un colloque international sur le tourisme, Labadie a été classée parmi les 21 plus belles plages les du monde. Cette fierté de ce joyau nordique ne devrait-elle pas faire profiter à tous les sites touristiques, surtout ceux qui sont situés dans le Nord, la manne qui lui tombe dessus ?
Cela nous envoie évidemment vers les infrastructures de transport qui selon moi n'est pas digne de Labadie. La route qui mène sur le site passe par les montagnes, c'est une route en terre battue, caillouteuse, par endroit glissante et par-dessus le marché étroite. Elle me fait penser aux chemins coloniaux relatés par Moreau de Saint Mery. On a l'impression que si deux calèches se croisaient il n'y aurait pas de place pour qu'un piéton puisse passer.

Pour le présent moment, Labadie est plus accessible et sans grand danger par bateau. Où sont les entrepreneurs du Cap ? N'ont-ils pas vu comme moi qu'il y a un circuit Cap-Labadie à exploiter sur l'eau ? Si les intéressés décidaient un jour de construire une route normale reliant Cap-Labadie et un Aéroport dans les environs ce serait bénéfique pour l'industrie touristique nordique et même haïtienne. Il va falloir que les choses se fassent d'une autre manière. Les intéressés du privé qui sont dans le Nord ou quelque part dans le pays, allez-vous rester indéfiniment à la remorque de l'Etat ? Il est grand temps que des groupes d'investisseurs s'organisent et prennent certaine initiative afin de démarrer pour de bon, l'industrie touristique devenu depuis plusieurs années, moribonde.
« Labadie se Paradi » thème d'une chanson de Tropicana qui peut être un adage et un souhait pour dire que si tous les intéressés devraient décider de faire les choses autrement : « Ayiti ka retounen yon paradi menm jan li te ye lan tan taïno yo, menm si sa kòmanse nan Labadie »

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46535

Louis M. Lecoin

Gros week-end pour l'industrie musicale haïtienne

Ce week-end ramène le 52e anniversaire du Konpa Dirèk. Trois jours qui s'annoncent comme les plus chargés de l'année en terme d'affiches, selon des informations recueillies auprès de Ticket magazine, l'hebdomadaire qui suit l'évolution du secteur des loisirs en Haïti.
Cependant, s'il y a toute une série d'affiches prévues, deux événements majeurs retiennent l'attention des mélomanes : le concert T-Vice - Djakout - Kassav qui aura lieu ce vendredi 27 juillet au American Airlines Arena de Miami et le Festival Konpa qui réunira onze des plus grands orchestres du pays à la Henfrasa ce dimanche 29 juillet 2007.
Un demi million de dollars américains investi

A en croire les organisateurs, plus d'un demi million de dollars américains a été investi pour assurer la réussite des deux méga rendez-vous qui espèrent attirer des milliers de spectateurs.
Interrogé sur les attentes en ce qui concerne les retours sur investissements, aucun des organisateurs ne cache ses appréhensions.
« Dans le secteur des loisirs on joue sans parachute, on est tributaire des aléas de la météo et personne ne vient au secours des organisateurs malchanceux », indique dans un sourire entendu un observateur avisé de l'industrie musicale haïtienne en marge d'une conférence de presse donnée ce jeudi à Cabane Choucoune, temple mythique du Compas où savait performer Nemours Jean Baptiste.
« Le secteur public ne joue ni son rôle d'accompagnateur ni celui d'incitateur. On nous regarde faire comme si le pays ne tirait aucun avantage de ce qui se passe quand la population s'amuse », déplore-t-il.

« Les organisateur de spectacles sont des hommes courageux qui chaque fois mettent en pratique les paroles de Kipling : ils sont prêts à perdre d'un seul coup le gain de cent parties ».
Pour Joubert Charles, le principal organisateur du festival de dimanche, le temps est à la fois à la sérénité et aux courses de dernière minute. Il a cependant prit le temps de « remercier et remercier encore les sponsors qui acceptent de prendre des risques avec nous et de remercier les responsables d'institutions publiques qui aident à relever le défi d'offrir des loisirs sains à la population », avant de poursuivre que « trouver des commanditaires est une tâche fastidieuse », a-t-il conclu avant de partir pour la Henfrasa.
Dans ce centre sportif, qui sera reconverti en enceinte pour concert le temps du week-end, une équipe de techniciens venus des Etats-Unis s'affairent depuis mercredi à finaliser le podium, la sonorisation et l'éclairage de ce qui s'annonce comme le plus gros show jamais réalisé à Port-au-Prince depuis le concert des Fugees au Bicentenaire lors du premier mandat de René Préval.
Les organisateurs ont certes l'expérience de nombreuses réalisations mais cela ne les empêche pas de croiser les doigts pour que tout se passe bien.
Le choix de la Henfrasa pour le Festival Konpa illustre le déficit d'infrastructures adéquates pour recevoir des affiches d'envergure, reconnaît Frantz Duval, directeur de Ticket, lui aussi impliqué dans l'organisation de nombreux rendez-vous culturels.
Miami, une belle vitrine
A moins de mille kilomètres de la Henfrasa, d'autres promoteurs haïtiens s'apprêtent à réaliser l'exploit de mélanger deux des plus importants orchestres du pays, T-Vice et Djakout, au légendaire Kassav au American Airlines Arena.
Ce concert qui se déroulera au coeur de Byscane Boulevard, downtown de Miami, va offrir une superbe vitrine au Konpa pour son 52e anniversaire.

L'enjeu est de taille, l'adresse prestigieuse et les inquiétudes tout aussi grandes. Des centaines de milliers de dollars ont été mis sur la table pour financer la location, la publicité, la sonorisation, le cachet des groupes et toute la logistique que nécessite un tel concert.
Là encore, les organisateurs ne seront fixés sur le sort de leur investissement qu'à la fin du spectacle qu'une simple pluie sur Miami peut anéantir.
Pourtant Rodney Noël, l'un des organisateurs, habitué aux gros challenges, il réalise le Kompas Festival de Miami, le plus grand du genre depuis dix ans, se dit confiant.

« C'est la première fois que nous recevons autant d'appels pour une affiche et surtout autant d'appels d'étrangers. Kassav et sa réputation mondiale a servi de locomotive pour l'affiche, les orchestres haïtiens vont bénéficier d'une exposition extraordinaire et auront l'occasion de se frotter à un gros morceau. Les gars de Kassav ont beaucoup d'expérience et il y a à apprendre d'eux qui parcourent toutes les scènes du monde depuis plus de vingt ans.
Prendre les loisirs au sérieux
Les questions de la vingtaine de journalistes qui ont assisté à la conférence de presse de ce jeudi des organisateurs du Festival Konpa, les réflexions du professeur Georges Anglade suite à sa participation au Compas Festival de Montréal, dans sa chronique dans Le Nouvelliste de ce mardi, et l'engouement que l'affiche du festival crée dans toutes les émissions musicales sur la bande FM témoignent, si besoin en était, de l'intérêt de toute une tranche de la population pour ce ciment national qu'est le Compas Direct.
Comment expliquer que les autorités, cinquante deux ans après la percée fulgurante du Compas, n'aient toujours pas mis en place une politique pour aider à son épanouissement, ni même jamais une fois songé à faire mieux que l'annuelle fête du carnaval.
Pas une école de musique, pas un festival, pas une manifestation officielle ne célèbre la musique haïtienne...
L'enjeu est culturel mais aussi économique car les loisirs en général, la musique, en particulier, constituent des bassins d'emplois et des vecteurs puissants pour construire l'image du pays.
Un week-end chargé
Ce jeudi soir le groupe Krezi fête le Compas à Off Limits. Samedi Allan Cavé et ses amis sera au Parc Historique de la Canne à Sucre pour un concert qui fait déjà date dans les annales. Ce même samedi trois bals extraordinaires feront le plaisir de différentes catégories de mélomanes : Carimi et Kreyòl La seront au Florville à Kenskoff, Tabou Combo et Mizik Mizik seront à Cabane Choucoune et, au Djoumbala, le rendez vous est avec Mass Konpa et System Band.
Dans un autre registre, un concert public est prévu au Champ de Mars, un festival bat son plein à Camp Perrin qui célèbre sa fête patronale.

Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Ceci mérite un commentaire :
La réalisation de ces évènements traduit une grande réalité qui doit être diffusée à travers le monde. Haïti va mieux. Le gouvernement de René Préval avec Mario Andrésol comme chef de la police nationale d’Haiti semblent avoir remporté la bataille contre l’insécurité. Le fait que toutes les grosses pointures de la musique Haïtienne soient au bercail pour les vacances de l’été reflète le regain de confiance de ces secteurs. Il faut noter que ces groupes ne sont pas en Haïti que pour jouer mais pour se réunir avec leurs familles et se replonger dans les joies simples et saines de ce pays.

Ce serait aussi une injustice de ne pas retirer son chapeau devant le dévouement des organisateurs qui ont misé sur beaucoup de facteurs qu’ils ne peuvent contrôler pour se lancer dans une organisation de cette envergure. Nous profitons de l’occasion pour leur dire de continuer dans cette voix et surtout de ne pas se confiner dans le raisonnement de ceux-là qui continuent à se demander ce que le pays va faire pour eux et qui acceptent et la réflexion et la dynamique de faire des choses pour le pays. Comme l’état a toujours été démissionnaire si les haïtiens de bonne volonté démissionnent aussi nous n’iront nulle part.
« Comment expliquer que les autorités, cinquante deux ans après la percée fulgurante du Compas, n'aient toujours pas mis en place une politique pour aider à son épanouissement, ni même jamais une fois songé à faire mieux que l'annuelle fête du carnaval. »
Je veux bien prendre le risque de répondre à cette réflexion par une autre : quel autre secteur de la vie nationale a semblé bénéficié d’un soutien des gouvernements successifs que les haïtiens ont connus ?
Aucun.
Nos gouvernements peut importe d’où ils venaient se sont arrangés pour s’enrichir de façon inacceptable et immorale. Ils ont fracturé avec force et préméditation la société pour perdurer au pouvoir en usant du pouvoir pour s’enrichir. Duvalier, Aristide mêmes principes ; mêmes résultats : makout-chimères, des millions de dollars dans les banques de suisses et d’ailleurs, Haïti se débat entre ses décombres !
Nous attendons tous la renaissance d’Haïti a travers l’action de sa petite réserve morale !
Dr JJ 29/07/07