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jeudi 2 septembre 2010

Haiti-Canada-Littérature : Dany Laferrière docteur honoris causa de l’Université de Rimouski

Montréal, 02 sept. 2010 [AlterPresse] --- L’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a décerné un doctorat honoris causa au romancier canado-haitien Dany Laferrière, considéré comme un « maître à penser ».
Au cours de la cérémonie, déroulée le dimanche 30 aout dernier à l’auditorium de l’UQAR, une assistance composée du personnel de l’Université, d’étudiants, de cadres de la région et d’une délégation haïtienne, a rendu hommage de manière unanime à l’écrivain Laferrière.
La présidente de l’Uqar, Sylvie Beauchamp, a exprimé sa joie d’accueillir à Rimouski l’écrivain Laferrière. En tant que lectrice, elle considère Dany Laferrière comme son écrivain fétiche. « Votre parcours inspire… Votre contribution mérite d’être retenue. C’est pour les étudiants en étude littéraire, soutient-elle, une chance d’avoir un guide et un maître en la personne de l’auteur de L’énigme du retour (Grasset, Boréal, 2009). Modèle d’inspiration et de courage, l’exemple du parcours de Dany Laferrière portera assurément les étudiants à s’approcher de leurs rêves. »
Le recteur de l’UQAR, Monsieur Michel Ringuet, dans son discours de circonstances, a situé le contexte de cette cérémonie. En 2008, la candidature de Dany Laferrière a été proposée. Cette candidature a été acceptée à l’unanimité à la création du nouveau baccalauréat en lettres et création littéraire. Le recteur Ringuet a souligné ces points qui ont emporté l’adhésion d’Un jury de professeurs d’université :
« Dany Laferrière est un maître à penser dont il faut s’inspirer sur au moins trois plans.
Il incarne d’abord un certain idéal du français comme langue-monde. D’une langue qui est partout chez elle, sans domination brutale, de Port-au-Prince à Paris, en passant par Rimouski, et qui s’impose par la séduction. D’un français qui n’a rien d’empesé ou d’aseptisé, qui n’est pas celui que prescrivent les immortels de l’Académie française, mais un français vibrant, vivant, plein de sève, celui qui se parle au café et dans la rue, en Haïti, au Québec, en France et dans toute la francophonie. Un français qui existe bel et bien, pris isolément dans tel ou tel pays, mais qui se trouve fusionné, amalgamé, métissé, uniquement sous la plume de Dany Laferrière, dont c’est en quelque sorte la signature stylistique. Les écrivains de demain, que forme aujourd’hui l’UQAR, auront eux aussi cette obligation d’inventer une langue à part, de ‘donner un sens plus pur aux mots de la tribu’ comme le dit Mallarmé.
Si Dany Laferrière est un maître de langue, il est aussi un maître d’irrévérence, autre qualité indispensable de l’écrivain. La littérature a ceci de particulier qu’elle est peut-être la seule forme de pensée radicalement libre, capable de penser contre son temps, par delà les clichés, les stéréotypes et les idéologies. Elle est une forme de nomadisme qui échappe à la sédentarité des lieux communs, des idées toutes faites. Or, comme l’écrit Dany Laferrière, ‘Les sédentaires aiment voir le nomade réduit à l’immobilité.’
L’œuvre de Dany Laferrière est un antidote à la paresse intellectuelle, à l’engourdissement de la pensée, à un certain confort qui peut devenir une forme d’indifférence généralisée. Elle peut nous prémunir contre une fausse fatalité, celle, pour reprendre ses mots, des ‘fameux coureurs des bois’ qui ne sont plus aujourd’hui ‘que des téléspectateurs captifs’. Son œuvre recèle une forme de sagesse, parfois douloureuse, un art de vivre qui fait de la littérature autre chose qu’un jeu formel sans intérêt, une véritable école de vie, à l’image de la propriétaire de l’hôtel de Port-au-Prince où arrive le narrateur :
Sa longue expérience
de la douleur
devrait être enseignée
dans une époque
où l’on apprend tout
sauf à faire face à la tempête de la vie.

Dany Laferrière est également un maître d’écriture. Mais c’est un maître d’un genre bien particulier, puisqu’irrévérencieux. Aux apprentis écrivains, qui souhaiteraient obtenir la recette pour devenir instantanément écrivains, comme on devient instantanément une star dans certaines académies à la télévision, le narrateur de L’énigme du retour donne de sages conseils. Ainsi, par exemple à son neveu qui l’interroge sur le métier d’écrivain, auquel il aspire : ‘est-ce mieux d’écrire à la main ou à l’ordinateur ?’ ; le narrateur répond : ‘C’est toujours mieux de lire.’ C’est le type d’extrait qui pourrait servir de devise au nouveau programme de création littéraire. La création est de fait un long et douloureux apprentissage de l’humilité. De même, dans Tout bouge autour de moi, que Dany Laferrière a fait paraître à la suite du tremblement de terre de janvier dernier, il revient sur le sujet : ‘Lors de ma dernière visite à Port-au-Prince, mon neveu n’arrêtait pas de me bassiner avec des questions sur le style. Je refusais de répondre, car je crois que tout cela est lié à l’acte d’écrire. C’est-à-dire qu’on apprend à écrire en écrivant. Un bon écrivain est son propre maître.’ Cet autre extrait montre que la véritable humilité, c’est paradoxalement de connaître sa valeur. »
Dany Laferrière a pris la parole pour dire un grand merci … Il a remercié cette longue lignée de femmes, sa grand-mère, sa mère, ses tantes, sa femme, et ses trois filles, à qui il doit tout. « Cette lignée de femme qui m’ont tissé. Je leur dois ce sens du détail, cette capacité d’apprécier la vie, ce regard en profondeur. Cette dimension féminine constitue la base de mon travail d’écriture. »
« L’objectif est de faire de la vie une œuvre d’art. L’important est de retrouver sa propre chanson, et d’être avec soi-même. Car le monde a besoin de cette part intime, surtout en ces temps marqués par le bruit. Un bruit barbare et fracassant. Il faut refuser le bruit. Il faut baisser la voix, conclut Laferrière, pour arriver à cette parole méditée, pensée, réfléchie, hors temps, hors espace. Car la parole pensée et réfléchie est une action politique. »
Des extraits de Laferrière tirés de divers titres - notamment Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer ?, L’odeur du café, L’énigme du retour, Tout bouge autour de moi – ont été lus et applaudis.
À cette cérémonie, a été soulignée la présence d’une délégation haïtienne composée de Fritz Deshommes, vice-recteur à la recherche de l’Université d’État d’Haïti (UEH), de boursiers haïtiens accueillis par l’Uqar, de Sandra Étienne, consultante (2e acte, Paris), de Jean-Christophe Stefanovitch, président de la Coopérative de Café Noula, de Rodney Saint-Éloi, éditeur du dernier titre de Dany Laferrière, Tout bouge autour de moi. [apr 02/09/2010 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9934

SIM PA RELE...Pays sans porte-voix...La chronique de l’écrivain Lionel TROUILLOT

Jeudi 2 septembre 2010, Radio Kiskeya J’ai été choqué par la déclaration du Secrétaire Général de l’OEA, selon laquelle il n’y a « pas de raison de ne pas faire confiance au CEP ». J’ai attendu avant de rédiger cet article. Je pensais que ce n’était pas à moi de réagir, mais à ceux que cette déclaration traite comme des moins que rien. Soit les partis politiques qui, n’ayant pas confiance dans le CEP, ont refusé de participer aux élections. Soit, les partis et candidats qui ont accepté de participer aux élections tout en exprimant leurs doutes quant à la crédibilité du CEP. Soit ceux qui ont été exclus du processus par le CEP qui a quand même fait quelques gentillesses pour accommoder des candidats plutôt proches du président, tous ayant servi à ses côtés ou sous ses ordres.
Ce qu’il y a de choquant dans la déclaration du Secrétaire Général, qui semble aussi en amour avec le Conseil Electoral que René Préval et Edmond Mulet, c’est justement la banalisation des inquiétudes haïtiennes. Plus que de la banalisation, du mépris. Tous les haïtiens qui expriment leurs inquiétudes de citoyens sur un processus qui concerne leur vie, la vie de leurs enfants, l’avenir de leur pays, leurs conditions immédiates d’existence, sont-ils en train de « radoter » ? Leur parole ne vaudrait-elle rien ? De quel droit, le secrétaire Général de telle ou telle organisation prend-il sur lui de nous dicter qui ici est crédible et qui ne l’est pas ?
Ces simples mots sont une grande insulte envers Haïti. Mais, par les temps qui courent, entre un pendu au Cap-haïtien et les explications rocambolesques de la MINUSTAH, et le véhicule d’une institution internationale heurtant deux personnes et prenant la fuite, entre l’humanitaire qui impose sa richesse, ses objectifs et interdit de penser au développement, au structurant, et les chefs de l’international qui parlent de progrès, d’avancées, toutes choses que nous, aveugles et bêtes, nous ne voyons pas, : « ce n’est plus de toi, ma terre, que j’apprends la leçon ». N’importe quel blanc-bec employé d’une ONG a plus de pouvoir qu’un citoyen haïtien sur les affaires haïtiennes. N’importe quelle jeune femme, cadre de l’international, a plus d’autorité que la plus ancienne de nos militantes féministes. Alors, on comprend que le représentant d’un Secrétaire Général et un Secrétaire Général lui-même puissent intervenir sur nos destinées par un simple acte de parole : « Le CEP est crédible », comme Dieu disant : « Que la lumière soit ».
Y a-t-il une figure politique dans ce pays capable de porter une parole digne ? Capable de nous rendre un peu de notre droit de nommer notre condition ?
Lionel TROUILLOT

Le chef de la Police Nationale d’Haïti stigmatise « le mythe du pouvoir et du chef » dans la société haïtienne

Il réagissait pour la première fois à l’arrestation et à la condamnation éclair d’un policier sur ordre du Commissaire du gouvernement Jeudi 2 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le Directeur de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol, a stigmatisé mercredi dans un communiqué une des tares de la société haïtienne qui est « le mythe du pouvoir et du chef », en réaction à l’arrestation jeudi dernier d’un policier affecté au Service de l’Immigration, Wanceau Jules, condamné sur le champ par un juge pour outrage à Magistrat, suite à une altercation du policier avec un membre de la sécurité rapprochée du Commissaire du gouvernement de la capitale, Me Harrycidas Auguste.
Le communiqué, rendu public presque simultanément avec l’arrêt d’élargissement du condamné par la Cour d’Appel, précise que « de janvier 2010 à nos jours, plus d’une vingtaine de cas similaires de policiers emprisonnés sur ordre express de magistrats, au motif d’indélicatesse ou autres envers eux, ont été recensés ».
Mario Andrésol préconise « une reconversion des mentalités pour que les personnes détentrices d’une parcelle de l’autorité de l’Etat ou investies de certains pouvoirs, comprennent qu’elles ne le sont que pour servir et protéger les intérêts de la société ». « Elles doivent exercer les prérogatives de leurs fonctions avec sagesse, humilité, esprit d’équité et simplicité », ajoute-t-il.
Quant aux policiers, il les invite à la retenue, au respect des lois et des règlements qui régissent l’institution. Le numéro 1 de la PNH leur ordonne de plus de faire preuve de fermeté et de professionnalisme dans l’accomplissement de leurs tâches ; de discernement et de courtoisie vis-à-vis des citoyens.
L’arrestation et le jugement éclair du policier avaient provoqué une vague d’indignation dans différents secteurs de la société et au sein de la PNH. Plusieurs dizaines de membres de l’institution policière avaient brièvement fermé lundi dernier la barrière donnant accès au Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince où siège le Commissaire du gouvernement.
En conclusion de son communiqué, Mario Andrésol remercie le public pour sa prise de position et sa solidarité envers le policier Wanceau Jules et l’assure que la PNH continuera à le servir et à le protéger sans se décourager. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7005

Le gouvernement financera la campagne des candidats à la présidentielle de 2010

Les candidats à la présidentielle de 2010, vont pouvoir bénéficier d'un financement de l'état haïtien pour réaliser leur campagne électorale. L'annonce a été faite par le ministre de l'économie et des finances Ronald Baudin qui n'a pas révélé, le montant qui serait alloué à ces prétendants à la magistrature suprême.
Monsieur Baudin a indiqué que cette enveloppe serait utilisée en toute transparence qu'il n'y aura aucun financement occulte.
Il a précisé que cette somme sera disponible avant le début de la campagne prévue pour le 27 septembre.
Rappelons que dans un communiqué rendu public ce mardi, le CEP a décidé de prolonger d'un mois la période durant laquelle les candidats pourront faire campagne, celle-ci courra donc du 27 septembre au 27 novembre. Cependant certaines règles ont été établies par l'institution électorale durant cette campagne.
Par exemple, les candidats ne pourront pas, organiser de rassemblements publics ou d'intervenir dans les medias, avant le 15 octobre. Selon le CEP les contrevenants seront sanctionnés, conformément à la loi électorale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18218

CORREH s'apprête à supporter un candidat à la présidence

Le Collectif pour le Renouveau d'Haïti, Correh, qui regroupe des parlementaires en activité ou non, va se positionner par rapport à un candidat à la présidence. Pour l'heure, le regroupement a les yeux braqués sur plusieurs prétendants, révèle l'ancien député Steven Benoit, membre du directoire de ce regroupement.
L'ancien parlementaire indique de plus, que le regroupement s'apprête à présenter une liste de candidats à la députation et au Sénat de la République.
Les responsables de ce mouvement ont fait remarquer qu'ils ont toujours les mêmes appréhensions concernant le Conseil Electoral Provisoire qu'ils jugent incapable d'organiser de bonnes élections dans le pays.
Rappelons que récemment, cette nouvelle entité, avait présenté un document, susceptible de permettre au pays de prendre un nouveau départ.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18215

Le policier Wanceau Jules libéré par la Cour d'Appel

Le policier Wanceau Jules a été remis en liberté hier par les juges de la Cour d'appel. Maître Eugène Pierre Louis, avocat du policier, a indiqué que l'affaire Auguste –Wanceau a été entendue par les juges de la Cour d'appel de Port-au-Prince quelques minutes après la réouverture de cette juridiction dans les locaux de l'école de la Magistrature. La Cour d'appel a repris ses activités après la cérémonie de prestation de serment d'un nouveau substitut du commissaire du gouvernement auprès de cette instance.
Lors de l'audience maître Eugène a soutenu que l'écart de langage du policier ne constitue nullement un outrage à un magistrat. Faisant valoir que la peine était disproportionnée au fait reproché, le juriste a pu convaincre les juges de la justesse de ses arguments.
Se réjouissant de l'élargissement son client, maître Eugène a estimé que l'arrêt de la Cour est historique et constitue un progrès pour les droits fondamentaux en Haïti. La Cour a accordé la liberté provisoire à Wanceau Jules en statuant sur la forme. Les juges de la Cour devront statuer ultérieurement sur le fond de l'affaire afin de rendre son arrêt définitif.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18214

La sécurité demeure fragile en Haïti selon l'ONU

Dans un rapport publié ce mardi, l'Organisation des Nations Unies, a révélé, que La sécurité reste fragile en Haïti à l'approche des élections présidentielles et législatives du 28 novembre. Selon l'ONU ces élections risquent d'être affectées par un nombre croissant d'armes en circulation et un trafic de drogue qui se renforce.
Ce nouveau rapport sur Haïti, indique que les gangs ont augmenté leur emprise sur une grande partie des 1.300 camps où vivent encore quelque 1,3 million de réfugiés.
En outre, il existe un risque que la campagne pour les élections à venir, surtout les élections législatives, soient affectées par des financements provenant d'activités illégales, y compris le trafic de drogue qui continue d'être un facteur déstabilisant en Haïti", expliquent ce document des Nations Unies
Le trafic de cocaïne qui transite de Haïti vers les Etats-Unis, déjà important auparavant, a semble-t-il augmenté depuis janvier, conséquence d'une autorité de l'Etat affaiblie par le séisme" peut-on lire par ailleurs dans ce rapport.
Rappelons que les cas d'enlèvements sont nette augmentation ces derniers jours dans la capitale haïtienne et au Cap –Haïtien où de nombreux rapts on été recensés.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18219

Des photos poignantes sur le drame haïtien

Publié le 02 septembre 2010
Ce cliché d'Ivanoh Demers, pris quelques heures après
le tremblement de terre, a fait le tour du monde.
PHOTO: IVANOH DEMERS, LA PRESSE
Éric Clément, La Presse
Pour une cinquième année consécutive, l'exposition du World Press Photo (WPP) présente du 3 septembre au 3 octobre, les meilleures photos de presse de l'année 2009 à Montréal mais cette année, l'événement est marqué par Haïti à vif, une sélection d'une centaine de photos saisissantes prises à la suite du tremblement de terre survenu en Haïti le 12 janvier dernier.


Scène de vie croquée par Martin
Chamberland, photographe
de La Presse, peu après le séisme.
PHOTO: MARTIN CHAMBERLAND,
 LA PRESSE
Compte tenu des impératifs de date du WPP, ces photos d'Haïti ne pouvaient faire partie du concours. Le délai pour être sélectionné est survenu... la veille du drame haïtien. Mais le photographe indépendant Normand Blouin, qui connaît bien Haïti (il a adopté un petit Haïtien il y a cinq ans) et s'y est rendu à la suite du séisme, a fait en sorte que l'organisme tienne compte du travail réalisé par des photographes du Québec sur ce qui restera sans doute comme l'événement médiatique de l'année 2010.
«J'ai été marqué par ce que j'ai vu, dit-il. C'est une exposition qui vient du coeur, grâce aussi à l'appui moral et financier de la Ville de Montréal, du CECI, du ministère de la Culture, de la FTQ et de la Gazette. Haïti à vif va voyager, être présentée partout pour récolter des sous pour Haïti et combattre l'oubli.»
Agrandir

Emmanuel Gallant, le commissaire de l'exposition, a créé une installation sobre et efficace, avec des toiles blanches rappelant les tentes des infortunés Haïtiens. Les photos d'Ivanoh Demers, de La presse, qui a vécu le tremblement de terre, montrent la désolation et l'ampleur du désastre, tout comme celles du photojournaliste Roger Lemoyne. Allen McInnis, de la Gazette, présente de superbes plans d'ensemble des rues dévastées et des camps.
Martin Chamberland, de La Presse, expose des photos prises en janvier et en juillet, montrant le peu de réparations effectués sur place en six  mois. Mais Martin Bouffard, de RueFrontenac.com, qui était en Haïti il y a deux semaines à peine, présente, tout comme Normand Blouin, des photos qui redonnent espoir.
Port-au-Prince, 17 janvier 2010. Un membre d'une équipe de sauveteurs américains est exténué après plus de quatre jours de recherches pour sauver des survivants pris à l'intérieur du Marché Carribbean.
«Il y a plus d'ONG sur le terrain qu'avant, moins de tensions et plus de joie de vivre, dit-il. On voit beaucoup de gens avec des t-shirts de fondations qui ont lancé des programmes de reconstruction ou d'aide humanitaire. On sent les choses avancer. Les gens sont impatients en dehors d'Haïti mais ça avance. J'ai vu les changements par rapport à janvier.»
Certaines photos de Patrick Sansfaçon, de La Presse, de Phil Carpenter (The Gazette) ou de Natasha Fillion (pigiste) sont très dures: cadavres dans les rues, corps dépassant d'un plafond effondré, pillages, jeune homme manchot ou enfant brûlé dans les bras de sa mère. Mais bien des clichés montrent l'effort sur place des Haïtiens (photos de Benoît Aquin) ou l'ampleur des secours (photos de François Pesant et Renaud Philippe ou de David Boily, de La Presse)
Mise à part l'exposition Haïti à vif, les visiteurs pourront voir les 50 pages de couverture les plus marquantes du magazine Châtelaine, qui fête ses 50 ans cette année, ainsi que The Best of The Gazette, l'oeuvre de huit photographes de nos collègues du quotidien anglophone.
Et bien sûr, on peut voir les 21 meilleures photos de presse de l'année 2009 dans le monde selon le WPP. La photo arrivée en première position est l'oeuvre du photographe italien Pietro Masturzo, qui a pris un cliché de femmes iraniennes criant leur colère sur le toit d'une maison, à la suite de la réélection, le 24 juin 2009, du président Mahmoud Ahmadinejad.
Deux photographes canadiens se sont classés dans ce concours sélect : la Montréalaise de 23 ans Kitra Cahana a remporté le 1er prix dans la catégorie Reportage arts et spectacles avec une photo publiée dans le magazine Colors qu'elle avait prise lors du rassemblement Rainbow Gathering, à Santa Fe, au Nouveau-Mexique.
Le photographe naturaliste Paul Nicklen, qui a grandi au Nunavut, a gagné le 1er prix dans la catégorie Reportage nature, avec une photographie d'un albatros fuligineux prise en Antarctique.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/la-presse-en-haiti/201009/02/01-4311911-des-photos-poignantes-sur-le-drame-haitien.php

Facebook page leads search for loved ones in Haiti

BY RUKMINI CALLIMACHI ASSOCIATED PRESS WRITER
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- The desperate quest to find loved ones started just minutes after the earthquake, as cell phones rang unanswered from beneath the rubble of Haiti's best hotel.
A few hours later, the search went online with a Facebook page dedicated to the Hotel Montana. It was created by three siblings on Long Island, New York, looking for their missing uncle. Strangers immediately began to post names and photographs of their relatives. By the next morning, the site had received more than 50 messages from frantic families.
As the days passed and the death toll climbed, the number of members on the page grew until it reached 17,427 people from around the world. They called themselves "the family." They adopted a profile picture of a rock inscribed with the word "Hope." And they vowed to stick together until every last member of their online tribe was brought home, alive or dead.
"Though we're all ready for this night to end and a faint glimpse of sunlight to illuminate the horizon, I'm fairly confident from getting to know you over the past several weeks that you're ready to stand together," wrote the site's Tennessee-based moderator, Bob Allen, nearly two months after the quake. "Till the last one is home."
The luxury $200-a-night Montana sat on a steep hill overlooking the capital. A visitor on TripAdvisor.Com compared it to "a vanilla wedding cake cascading down the wooded hillside."
Over the years, the hotel acquired a reputation as a refuge from the country's chaos. It was where Bill Clinton, the Rev. Jesse Jackson and Archbishop Desmond Tutu had stayed.
On Jan. 12, at least 100 people were booked in the hotel, and possibly as many as 100 more were on site for the weekly barbecue as well as a conference on neglected tropical diseases. Among them were Siegfried Francisco, head of civil aviation for the Caribbean island of Curacao, and his colleague, Auxencio "Angelo" Isenia, who were in Haiti for an air safety conference.
Before leaving home, Francisco, 57, remembered to give his wife money to rent a sailboat for his daughter Desiree's 27th birthday that weekend. "In case I get held up," he said as he headed out.
Aviation inspector Isenia also left a parting gift. On past trips, the 54-year-old had made a heart out of towels on the bed he shares with his wife. That morning, he glued a heart made out of toilet paper on the mirror. Then he made the letter U and glued it next to the heart, as in: "Love you."
Among the Montana's other guests was Roger Gosselin, 78, a Canadian professor recently retired from the University of Montreal, who had trouble booking a room because the hotel was sold out. He got a last-minute e-mail from a friend in Haiti: "My dear friend Roger, I was able to find a room for you at the Montana because you are my good friend!"
Before leaving, Gosselin sent his girlfriend of more than a decade an e-mail saying that he did not want to wake her and he loved her more than ever.
Gosselin arrived at the Montana around the same time as a group of college students who had spent the morning at an orphanage. The 12 students from Lynn University in Boca Raton, Florida, had agreed to forfeit their January vacation to do social work overseas.
Just after 4 p.m., Britney Gengel, a 19-year-old sophomore, called her mother to say, "Mom, this is what I want to do with the rest of my life ... I want to start an orphanage." Minutes later, her classmate Stephanie Crispinelli, also 19, called her father to say she too knew what she wanted to do with her life: Help the poor.
One of the last rooms went to Chrystel Cancel, 35, a USAID contractor who was late because she had missed her flight. She headed downstairs with her laptop in search of a Wifi signal to chat with her fiance. He had asked her to marry him three days earlier.
At 4:02 p.m., contractor David Apperson of Sparks, Georgia, had texted his wife to say he was planning to switch hotels because the Montana did not serve Bud Light.
It began at 4:53 p.m. with a terrible sound. The mountain started to tremble. The walls rippled. The hotel's five stories folded like an accordion. In most of the rooms, the ceiling came to rest less than 1 foot off the carpeted floor.
Hundreds of miles away in Panama, Eric Nyman's Skype screen went blank. Nyman, Chrystel Cancel's fiance, had been chatting with her when she stopped responding in mid-sentence. He tried her cell. It went straight to voicemail.
In Curacao, Marydith Isenia, 51, was cooking beans, one of her husband Angelo's favorite dishes, to thank him for the paper heart. Her son ran into the kitchen screaming, "Mom, mom - there's been an earthquake in Haiti."
Isenia looked up from the stove. Then she went back to stirring the beans. "It's nothing," she said, laughing. "He's fine."
In Long Island that night, Caitlin Fuentes, a 26-year-old teacher, her sister Lizzy and her brother Matt heard about the quake on the news. They Googled the hotel and found nothing other than sites taking reservations. So they created a group page for the Montana on Facebook and posted the name of their uncle.
Within minutes, the page was flooded with the names of those missing inside the hotel. The sisters grabbed a napkin and started making a list. By the time they got the phone call that their uncle was alive at 1 a.m. the next day, the napkin was overflowing with names. They started a spreadsheet.
In Curacao, Marydith Isenia's son posted a picture of his stepfather in his aviation uniform. A few miles away on the same arid island, Desiree Francisco logged into Facebook. "Hoping everything is fine with my dad," she posted on the same site.
In her condo in Montreal, Canada, 49-year-old administrative assistant Sylvie Leroux kept checking her inbox for a message from professor Gosselin, her companion. He called her 'My Sylvie' and liked to surprise her by leaving a freshly cut flower on her plate at dinnertime.
She addressed him directly on the Facebook page: "Roger we miss you so much," Leroux wrote. "Where are you? We want to find you. I'll take really good care of you - promise. YOUR Sylvie."
In Haiti, the aftershocks continued to compress the Montana's already crushed floors further down. Bodies piled up outside the hotel. The overpowering smell of death permeated the site.
Soon the 'pile' - as the destroyed hotel came to be called - was crawling with rescuers. It looked like an anthill.
It took two days for the rescuers to drill holes and penetrate the buried lobby. There they found a group of people entombed inside a space the size of a king-sized bed. They had survived by sharing a single lollipop.
On Wednesday, the parents of the missing college girls got a call from Lynn University, saying a security company hired to find the students had arrived.
"Now is the time to Pray for Britney to be found and be safe and sound!!! They have 2 Helicopters ready to evacuate them out!!!" her father, Len Gengel, posted from his computer in Rutland, Massachusetts.
Britney's anguished parents contacted a local TV station to circulate her photograph. By the time a local TV crew arrived, the missing girl's father was shouting into the phone.
"God is good! God is good!" he screamed. "She's alive! They rescued her! ... It's a great day in this world!"
Lin Crispinelli, Stephanie's mother, got the same call. Both families flew to Florida that night.
There, the Gengels were greeted by the president of the Boca Raton campus. With tears in his eyes, he told them there had been a mistake. It was not their daughters on the chopper.
They caught up with Lin Crispinelli in the lobby of her hotel. When they told her, she crumpled to the floor.
Cancel's fiance, 37-year-old Nyman, got there on Day 4. He couldn't find a flight to Haiti, so he flew to the neighboring Dominican Republic and hitched a ride across the border in an ambulance. He scrambled on top of the rubble and screamed out Chrystel's name.
By the end of the first week, Facebook had identified at least 51 people from 11 countries still missing in the rubble. But the bodies pulled out were no longer recognizable.
Governments asked their citizens to provide detailed descriptions of loved ones, including jewelry and piercings. The descriptions went up on the Facebook page.
Angelo Isenia's family in Curacao posted the list of jewelry he was wearing, including several rings and a cross.
Lorie Apperson, the wife of 45-year-old David Apperson, sent along a description of the barbed wire tattoo her husband, a Harley Davidson enthusiast, had engraved on his arm. And Stephanie Crispinelli's brothers asked their mother to sit down and not get upset: Stephanie had recently gotten a tattoo of a small dove.
The death estimate for the quake grew from 80,000, to 120,000, to more than 200,000. U.S. families were asked to dial in to a daily State Department conference call.
"Everyday it was, 'We have no new information.' No new information. No new information," said Lin Crispinelli. "You know as the days tick by that there's only so long you can live without water."
On Day 15, the Facebookers arranged to pray together at 11 a.m. Central time. At 11:03, a woman posted: "Praying in South Carolina." The next post at 11:05 said: "Praying in Pensacola, Fl." At 11:06, "Praying in Guatemala."
They prayed in Colorado Springs and Los Angeles, in Vermont and Boca Raton, in Belgium, in Dar es Salaam, Tanzania, in Abidjan, Ivory Coast, in Pembrokeshire, Wales, in the Dominican Republic and in Minneapolis. More than two hours later, someone posted: "Still praying in Montreal."
Every night, the group held a vigil, with members lighting a candle next to their computers. Many switched their profile to a picture of a burning candle.
On Jan. 22, the government announced that it was moving from a search for the living to an attempt to recover the dead.
Marydith Isenia stopped being able to sleep. She became forgetful. She still woke up at the same time every morning, then stared off into space for an hour or two. The paper heart on the mirror fell off.
She had met her husband five years earlier after surviving divorce. She had gone to mass every day to pray for a good man. Her son posted her picture on http://www.christiansingles.com. Angelo Isenia was the only other person registered on the Caribbean island.
On the 22nd of every month, the couple celebrated the day they married in December 2005. He sent her flowers. He wrote her poems. He asked her to put on a blindfold, then drove her to a romantic dinner.
This time Jan. 22 came and went. At work, her colleagues pretended not to notice when they found her weeping, mascara running down her cheeks.
On Feb. 1, she got the call. They sent a diplomatic pouch containing his ring, the cross he wore and his wallet. She refused to believe it was him.
The ceiling of the hotel had fallen across his chest. His head was spared, but from the neck down his body was flattened.
Marydith Isenia went to the funeral home and demanded to see her husband. They tried to hold her back.
"I said, I want to see my husband ... I opened the door. I faced his face. I said, 'Oh, it's him.' And then I left," she says.
"And so I accepted what God had permitted. ... I accept it," she says. The tears slide down her face. "But I have pain," she says, touching her hand to her chest.
It wasn't until Day 25 that the searchers got close to the spot from where Chrystel Cancel had sent her last Skype message. They spotted her dusty bag. The searchers asked Nyman, her fiance who had never left the site, to leave the grounds for a few days.
They found her on Feb. 8. He lit a candle in the spot where she was. Her birthday had passed under the rubble. He bought a card and buried it. He sang her 'Happy Birthday,' tears streaming down his face.
By the middle of February, only eight members of the Facebook family still were missing.
Friends began to address them directly and even scold them about not coming home. They posted pictures of objects and places the missing people loved in an effort to make them 'homesick.' A picture of an ice-cold beer for Apperson. A picture of a motor home for Gosselin, who had bought his first just months before and was planning to go RV'ing with Leroux in the spring. A photograph of Curacao's white sand beaches for Francisco.
They decided to honor the last man found as their 'Captain,' because only a captain refuses to leave his ship until all the other members of his crew have been rescued.
Sometime in February, the searchers found Stephanie Crispinelli's journal. Her last entry describes the poverty she saw and how she wanted to help. Her flowing script ends in mid-sentence.
They also found a crushed camera. One of the pictures on the memory card is of Britney Gengel surrounded by pigtailed girls at the orphanage she had visited that morning.
Stephanie was found on Feb. 11. Three days later, on Valentine's Day, Britney was pulled out of the rubble.
The searchers knew they were nearing a body when they saw the flies gathering. The cement excavator was turned off and they dug their way to the remains by hand.
Every day, sometimes twice daily, Sylvie Leroux posted Facebook messages to her 'beautiful love.'
"Please come home, I feel like a ghost without you," she posted one day. "So long as they haven't found you, for me you are alive," she said in another.
"Where are you," she wrote in still another. "It hurts so much to live without you."
As more bodies were recovered, there were fewer families on the U.S. State Department's daily phone briefing, until it was just Lorie Apperson.
"Families kept saying, 'thank you for finding my loved one,'" said 50-year-old Apperson. "And I felt happy for them. But I also felt like, what about me? What about David?"
David Apperson, 45, had gone to Haiti to bid on a project to build basketball courts. Weeks had passed, but his wife could not bring herself to touch or move his things, including the Harley parked in their garage. At the end of February, she got an e-mail asking if she still wanted to do the call. She said no.
It was inside the most pulverised sections of the hotel that the searchers found Gosselin and Apperson. Gosselin was getting ready to take a shower, with a razor in his clenched hand. On one of the upper floors, rescuers squeezed inside a void where they found the body of a man wearing cowboy boots. The forensic team that examined the body noted that there was a barbed wire tattoo on its arm.
"I have this image of David Apperson riding a Harley through the pearly gates. Instead of hearing harps and the angel band we're hearing the rev of a V-twin engine," posted a stranger on the site.
The Facebook group was down to just two missing men, Canadian Alexandre Bitton and aviation director Francisco of Curacao.
In the meantime, 27 unidentified bodies had been recovered from the mound of cement. They were buried during the wait for DNA results. Most were thought to be the hotel's Haitian employees, whose relatives had never found the Facebook site.
A forensic team sent a sliver of bone from each for DNA analysis to a lab in Gaithersburg, Maryland. Many of the families already had received DNA kits. In Curacao, Desiree Francisco completed the mouthswab and sent it back.
On the 50th day, Facebook posted that Bitton's body had been found. The next day, the moderator bestowed the title of Captain on Siegfried Francisco.
"That is altogether appropriate for a man who worked in aviation," wrote Bob Allen, who had taken over moderating the site after the Fuentes family passed it on to other members of the Facebook group. "Captain Francisco, we salute you ... and we're all awaiting your return home."
Untangling Francisco's DNA took two months, twice as long as for anybody else. Desiree Francisco was his only child, so her DNA at most matched only half his genetic material. Also, the DNA culled from his decomposed bones was degraded, like a roll of film where half or more of the frames are overexposed.
Strangers lit candles and prayed for Francisco.
"I get off work at 5:30 tomorrow night, captain. you'd better be on your way home by then, too," said Morgana Mouzon in San Diego, California.
"I feel like my daughter has gone out to the prom, and I am up waiting for her to get home," posted another member. "I will not feel a true and complete sense of peace until Siegfried is located."
On the outskirts of the capital is a rocky field. Ten feet below the surface is what remains of 27 human beings, carefully divided into 27 plots. On a sunny day in May, the forensic team from Houston-based Kenyon International returned with a metal detector, a backhoe and a priest wearing a white cassock.
The team combed the remote burial field with a metal detector. The men counted rows until they found the plot. The priest sprinkled the dirt with holy water.
The backhoe pulled up mounds of earth until they saw the metal box.
In Nashville, Tennessee, Facebook moderator Allen, 47, was walking through the houseware section of a department store with his wife on their anniversary when he got the text. In the middle of the aisle, he began to weep.
Later that night, he posted: "Our family is complete."
The remains of Francisco's body were placed inside a plywood coffin and loaded into the belly of a flight to Curacao. It took off into a gray sky. His immediate family was at his side. So was his online family, who exploded into a cascade of posts.
"Praise God!!!" wrote one woman in Lawrenceville, Georgia. "Welcome HOME Captain!" wrote another in Orlando, Florida.
From Long Island, where the site had begun, Caitlin Fuentes wrote: "It brings tears to my eyes thinking that every single person, every name that is etched in our hearts forever, has been returned to their loved ones," she said. "Tonight, we rest in somewhat peace knowing everyone is home."
It took 127 days for Francisco to return home from his final voyage. The clue to his identity was with him all along in a simple gold wedding ring inscribed with one word: "Hetty."---
Hetty Francisco, a petite brunette, stands for hours in the pew as mourners file past. At her side is Desiree. A slow-moving fan whirs above.
The hearse arrives escorted by a dozen police officers. The island's flag is draped over the heavy wooden casket. The prime minister is in attendance.
In real life he was called 'Dr. Francisco.' But in the 4 1/2 months since his death, the name given to the last man off the mountain by his online family has stuck.
"Captain," said one of the mourners as he stood in the nave of the church. "Your plane is ready for takeoff for your journey to heaven."
The Montana Facebook site has now turned into a memorial, with an online album for each person lost and found. Sylvie Leroux still uses it to talk to the man who left flowers on her dinner plate.
"How I love you. With you I was. Now what am I?" she wrote in a recent post. "I am an amputated soul."
Eric Nyman's Facebook picture still shows him holding the pretty brunette whom he calls the love of his life. In the tab where Facebook users share a description of themselves, he has entered a single word: "Love."
Each family has found its own way to remember.
Every Friday, Lorie Apperson buys two Bud Lights and heads to the cemetery to share a beer with her husband. She pours his next to his grave.
The Gengels are raising money to build the orphanage in Haiti that Britney had dreamed of. The Crispinellis are collecting donations to build a school for poor children in Stephanie's memory. Both have made rubber bracelets bearing the names of their girls' foundations.
Last month, Britney's younger brother Bernie laid the bracelets next to each other in the white rubble that remains of the Montana. He snapped a photo. It was posted on Facebook.
And Hetty Francisco has taken to calling her husband's cell phone and listening to his voice. In the recorded message, the Captain promises he will call back soon.
EDITOR'S NOTE - This story is based on dozens of interviews with the families and friends of those who died inside the Hotel Montana; survivors pulled out during the rescue effort; aid workers who helped recover remains; forensic experts who identified bodies; members and moderators of the Facebook site; diplomats from the Dutch consulate in Haiti and government officials in Curacao; and a review of archival photography of the Hotel Montana and of the WBZ TV footage of an interview with Len Gengel.
Online:
Hotel Montana Facebook site: http://www.facebook.com/ (search Hotel Montana)
Britney Gengel's orphanage project: http://www.belikebrit.org
Stephanie Crispinelli's school: http://www.stephaniesmission.org/
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/01/1804000_p4/facebook-page-leads-search-for.html#ixzz0yMvms3rT