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mercredi 15 mai 2013

Haïti-Parlement : Cinq lois votées à la Chambre basse, pendant la première session ordinaire de 2013


L’Assemblée nationale, en séance ordinaire, a clôturé le lundi 13 mai la première session ordinaire de la 49e législature pour l’année 2013, a observé Haïti Press network. 
Alors que les députés s’apprêtaient à partir en vacance, le deuxième lundi du mois de mai en cours, le président de l’Assemblée nationale, Simon Dieuseul Desras, a dressé un bilan peu satisfaisant pour la première session ordinaire de l’année législative 2013.
« De janvier à mai, les députés, qui siègent par session, ont voté cinq lois, ratifié trois instruments internationaux, déposé onze propositions de loi, formé trois commissions et réalisé deux séances de questionnement du gouvernement, sur un total de vingt séances plénières », a précisé le sénateur Desras.
Presque même réalité au Sénat qui siège en permanence lui-même.
« Pour la même période, les sénateurs, eux, ont voté quatre lois, adopté quatre résolutions, ratifié quatre instruments internationaux et déposé trois propositions de loi », a souligné, par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale, Simon Dieuseul Desras.
L’heure n’est pas au bilan mais à l’évaluation des travaux réalisés pendant la première session ordinaire de l’année législative.
Ainsi, des parlementaires (sénateurs et députés) ont réagi en marge de la séance clôturant la session, à partir de laquelle les députés partent en vacance jusqu’au deuxième lundi de juin, suivant la loi.
« Je ne suis pas satisfait du bilan des travaux des députés. Nous pourrions faire mieux, mais […] », a réagi le député Ronald Larêche.
Pour lui, le maigre bilan de la Chambre basse est dû au manque de dynamisme du bureau et au manque de responsabilité de ses collègues.
« Je crois que la situation : le manque de dynamisme des uns, l’irresponsabilité des autres doit être corrigé à la Chambre des députés dès la rentrée de la deuxième session, en juin », a souhaité Ronald Larêche.
Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé, lui aussi, a déploré le manque de productivité de la 49e législature pour la première session ordinaire de l’année législative en cours.
« C’est l’Exécutif qui est à la base de ce maigre bilan des députés, a indexé le sénateur Bien-Aimé, qui a témoigné, lui aussi, son insatisfaction par rapport au travail des députés. Le pouvoir exécutif a toujours trouvé un moyen pour diviser les députés sur des dossiers spécifiques. »
D’autres parlementaires, dont les présidents des deux chambres du Parlement ont, eux aussi, témoigné leur insatisfaction devant le travail des députés pour cette première session. 
Sylvestre Fils Dorcilus
sylvestref.d@hpnhaiti.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Twitter : @hpnhaiti / @sfdorcilus
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/nouvelles/haiti-parlement/9436-haiti-parlement-cinq-loi-votees-a-la-chambre-basse-pendant-la-premiere-session-ordinaire-de-2013

Haïti : Martelly entend s’attaquer à la faim à travers des projets sociaux et la création d’emplois


P-au-P, 14 mai 2013[AlterPresse] ---- Le président Michel Martelly réitère sa volonté de s’attaquer à la faim en poursuivant la mise en œuvre de projets sociaux et la création d’emplois par des investissements, lors d’un discours prononcé à l’occasion de la célébration de ses deux ans au pouvoir (14 mai 2011-14 mai 2013).
Accompagner les personnes nécessiteuses à travers des cantines populaires et des projets sociaux comme « Ede Pep » (Aider le peuple) peuvent contribuer à améliorer la situation de la population à court terme, avance le chef de l’Etat accompagné de son épouse, Sophia Saint-Rémy Martelly et du premier ministre, Laurent Salvador Lamothe.
La célébration du deuxième anniversaire de l’arrivée de Martelly au pouvoir se déroule dans une atmosphère de campagne électorale. De nombreux parlementaires proches du pouvoir ont pris la parole pour applaudir les actions du président.
Pour diminuer la pauvreté à travers le pays, le président appelle les détenteurs de capitaux à investir en vue de contribuer à aider les plus pauvres.
Martelly annonce que le programme gouvernemental Aba Grangou va encourager la relance agricole par l’achat de produits locaux par l’Etat.
Actuellement, 140 communes du pays sont en situation de malnutrition sévère, rapporte le bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) dans un récent bulletin.
Le chef de l’État évoque également la situation de l’environnement et appelle la population à réduire la coupe d’arbres à travers le pays.
La couverture forestière est comprise entre 1 et 2 %. Aucune mesure concrète n’est prise contre le phénomène de déboisement accéléré aux fins de fabrication de charbon de bois.
Lors de son discours traditionnel du jour de l’an (le 1er janvier 2013), le président avait décrété l’année 2013 "année de l’environnement".
Mais, aucune mesure n’a été annoncée à propos de la mauvaise gestion de l’eau, la disparition des rares forêts et le risque de disparition de plusieurs sites naturels.
Martelly promet la multiplication de centres de formation professionnelle pouvant faciliter l’accès des jeunes à l’emploi.
L’accès de la population à une électricité de qualité et à meilleur prix, le renforcement des institutions notamment électorales pour l’avancement de la démocratie figurent parmi les objectifs que le chef de l’Etat dit vouloir atteindre.
« Nous ne sommes pas en guerre, nous faisons la guerre à nous-mêmes », déplore Martelly prônant le dialogue et la mise à l’écart de la division.
Ces paroles tranchent avec l’attitude arrogante affichée en maintes occasions par le président, qui ne cache pas son hostilité à toute voix critique sur le mode de gestion gouvernementale. Une tendance de Martelly à l’autoritarisme et au pouvoir personnel ont souvent été dénoncées durant les 24 derniers mois.
Des soupcons persistent également quant à une tendance du chef de l’Exécutif à effectuer une mainmise sur les institutions et pouvoirs d’État. [emb apr 14/05/2013 18 : 55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14552

Haïti- Ede Pèp : Assistance sociale de spectacle à effet pervers

Perspectives, Martelly, deux ans
Par Edner Fils Décime
P-au-P, 14 mai 2013 [AlterPresse] --- Au moment où Joseph Michel Martelly célèbre, non sans faste, ses deux ans d’accession à la présidence d’Haiti, le bilan en termes d’assistance sociale n’est pas très reluisant, observe lagence en ligne AlterPresse.
Son programme « Ede Pèp » n’a pas su réduire les conditions de pauvreté extrême, qui touche les classes appauvries du pays et entraine une série de perversions, dont des réflexes assistancialiste et clientéliste.
Même le document « stratégie nationale d’assistance sociale » présente des ambigüités voire des contradictions.
Nommé tantôt « programme » tantôt « stratégie », Ede Pèp semble avoir été conçu « comme un ensemble d’interventions publiques qui fournissent une assistance sociale à la population vulnérable vivant dans la pauvreté extrême tout au long de leur cycle de vie ».
Ce programme ou cette stratégie ne prévoit-il/elle pas de changement dans les conditions de vie de cette « population vulnérable », puisqu’il/elle compte toujours les assister ?
Le document présentant « Ede pèp » indique que ce sont les programmes basés sur le transfert de Cash qui sont compris dans le « volet structurant assistance sociale ».
Ce sont « ti manman cheri, kore etidyan, pansyon ti granmoun, kore andikape, bon solidarite ».
Il est calqué sur le modèle des programmes de transfert monétaire conditionnel, très répandus dans certains pays d’Amérique Latine.
Fidéliser la clientèle politique, paternalisme
ces programmes sociaux veulent « assurer une clientèle politique au pouvoir », considère plutôt Camille Chalmers, professeur de politiques sociales à la Faculté des sciences humaines (Fasch) de l’Université d’État d’Haïti (Ueh), qui refuse de les considérer comme de l’assistance sociale.
« Ce n’est pas, par hasard, qu’une grande partie de ces programmes vise la clientèle des bidonvilles, généralement capable de tapage dans des conflits politiques urbains. Pourtant, les sections communales, où l’on rencontre davantage de personnes appauvries, de personnes mal nourries, ne sont pas les premières bénéficiaires », explique Chalmers.
De surcroît, l’intitulé des programmes traduit « paternalisme et assistancialisme ».
Ce serait la première fois que le peuple haïtien est aidé par un gouvernemen, disent, par exemple, des banderoles.
« C’est extrêmement grave. Un gouvernement n’est pas mis en place pour faire la charité au peuple. L’État a la responsabilité et l’obligation de répondre aux besoins de la population et de créer un environnement propice à la résolution des problèmes », soutient le professeur Chalmers.
Pour beaucoup, le discours, tenu par le gouvernement autour de « Ede pèp », est empreint d’une vision d’un « État paternaliste, papa bon cœur ».
Aussi, pour un jeune étudiant en service social à la Fasch, « Ede pèp », depuis son lancement, « est-ce une stratégie du pouvoir pour renforcer des rapports de dépendance ».
En décembre 2012, dans une position collective, des organisations universitaires ont estimé combien le programme « Kore etidyan » est une « utilisation populiste du droit des étudiants et des étudiantes à bénéficier d’une allocation légale de l’État, dont ils sont des boursiers ».
Ces organisations, dont l’Asosyasyon Kominikatè ak Kominikatèz Popilè (AKP), ont plutôt réclamé « un cadre légal de compléments de bourses, en lieu et place de cette allocation empreinte de bienfaisance et d’assistantialisme ».
Ambiguïtés, contradictions
« L’objectif d’Ede pèp est de protéger, tout au long de son cycle de vie, à court et à moyen terme, la population vulnérable vivant en pauvreté extrême, afin d’assurer, à long terme, l’investissement dans son capital humain et lui offrir des opportunités pour sortir de la condition de pauvreté extrême », lit-on dans le document de présentation.
Sachant qu’un programme d’assistance sociale est ponctuel, donc « agit dans l’immédiateté », il parait soupçonneux que les concepteurs évoquent une protection « tout au long du cycle de vie » des bénéficiaires.
Faut-il comprendre qu’en réalité ces communautés ne sortiront jamais de leur situation ?
Cela signifie-t-il que, dès le départ, le programme veut s’écarter de ce qu’est en réalité l’assistance sociale ?
Dans le document « stratégie nationale d’assistance sociale », on se retrouve aux prises avec des confusions conceptuelles.
Assistance sociale ou protection sociale ? Programme ou stratégie ? Immédiateté, ponctualité ou permanence assistancielle ?
Dans quelle mesure « ti manman cheri » est un « programme de protection sociale », alors qu’il est basé uniquement sur le transfert conditionnel de cash ? La protection sociale faisant sienne le principe de contribution/rétribution.
Les perversions
Les niveaux de transferts sont extrêmement faibles dans ces programmes sociaux du gouvernement.
A travers « Ti manman cheri », sont ciblés des ménages vulnérables comprenant une mère, dont 1 enfant, au moins, est scolarisé. Comme subside, la mère peut recevoir 400.00, 600.00 et 800.00 gourdes (US$ 1.00 = 44.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui), respectivement, si elle a 1, 2 et 3 enfants.
Chalmers se demande si, en quelque sorte, ce n’est pas « encourager des femmes appauvries à avoir davantage d’enfants, puisque celles qui n’ont qu’un enfant ne reçoivent que 400.00 gourdes, une somme qui ne peut pas nourrir leur ménage ».
Pour Ede pèp, le ménage est « l’espace d’intervention » fondamental.
« Pansyon ti granmoun », « Kore andikape », qui permettent à un ménage d’obtenir 400.00 gourdes de subvention par mois, peuvent-ils être considérés comme une révolution dans le pays, comme veut le faire croire le premier ministre Laurent Lamothe ?
Pour Camille Chalmers, ces programmes pervertissent la logique correcte de l’assistance sociale et favorisent des pratiques clientélistes.
Le professeur se réfère à ce qu’il appelle « la gestion fantaisiste de ces programmes ».
En deux ans de Martelly au pouvoir, malgré tout le discours de changement et de progrès du gouvernement, 70% environ de la population continue à végéter dans la misère, 140 communes sont en situation d’insécurité alimentaire et la gourde connait (en 2013) une dépréciation de 8% par rapport au dollar américain (niveau jamais atteint depuis 2005).
Alors, que doit demander la population-spectatrice aux acteurs, actrices et promoteurs du spectacle ? [efd kft gp apr 14/05/2013 13 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14545

Les députés de la majorité présidentielle sont satisfaits de l'action gouvernementale

Les députés proches du gouvernement ont décerné hier un satisfecit au chef de l'Etat haïtien Michel Martelly pour les résultats probants obtenus par son gouvernement.
Le président du bloc Parlementaires pour la Stabilité et le Progrès (PSP), Jacques Timoleon, a jugé que les actions de l'administration Martelly dépassent les réalisations des gouvernements durant les deux dernières décennies.
Plusieurs autre députés ont remercié le chef de l'Etat qui selon eux est le principal promoteur des travaux d'infrastructures routières, éducatives et sanitaires réalisées dans les 144 communes. Les députés disent faire écho des remerciements de leurs mandats à l' endroit du chef de l'Exécutif.
Le député Fritz Chery dit être fier de faire partie d'une équipe qui œuvre pour le changement. Deux parlementaires de l'OPL le sénateur Hypolithe Melius et le député Job Jolicoeur ont salué la réalisation de nombreux projets d'infrastructures. Le député Jolicoeur estime que le gouvernement est caractérisé par les deux étapes volonté/ action. Il rappelle que pour la première fois dans l'histoire une section rurale est dotée de lampadaires et d'électricité.
La députée de Thomonde, Marie Denise Bernardeau, révèle que pour la première fois en 25 ans des travaux d'infrastructures importants sont réalisés dans cette commune. Elle considère M. Martelly comme un " Messie" pour Haïti.
Les députés n'ont pas tari d'éloges pour le président Martelly. Le député de Ouanaminthe, Lucner Noël, s'est même dit prêt à mourir pour le chef de l'Etat. Pour le député Astrel Volné les ennemis de la démocratie n'aiment pas le président Martelly qui a lancé des travaux d'infrastructures dans les 144 communes.
LLM / radio Métropole Haïti 

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=22102

Les partenaires internationaux demandent un renforcement du cadre de coopération avec Haïti

 Le gouvernement haïtien et les partenaires internationaux ont identifié de nouveaux outils en vue d'améliorer l'efficacité de l'aide externe au développement.
Lors de la première réunion internationale du Comité d'Efficacité de l'Aide du Cadre de Coordination de l'Aide Externe au Développement d'Haïti, tenue le vendredi 10 mai 2013 les différents acteurs, le gouvernement, les bailleurs de fonds, les organisations internationales et les autres parties y compris les partenaires de la coopération sud-sud ont admis le principe de la responsabilité mutuelle et différenciée pour l'efficacité de l'aide.
Les partenaires au développement d'Haïti entendent aligner leur appui notamment technique et financier, sur les politiques de développement et les priorités d'intervention du Gouvernement lequel devra mettre en œuvre, le plan de dynamisation et de création des Unités d'Etudes et de Programmation (UEP).
Le gouvernement et les partenaires au développement d'Haïti s'engagent à standardiser et à redynamiser les Tables Sectorielles et Thématiques (TST) et à évaluer périodiquement les progrès de la mise en œuvre des politiques, programmes et projets de développement.
Dans le même temps, les deux parties ont convenu de la mise en application du Code de Transparence de l'Aide Externe en Haïti (CTA) et ainsi alimenter le système national d'information sur l'aide externe, connu sous le vocable : Module de Gestion de l'Aide Externe (MGAE).
Une entente de responsabilité mutuelle devra être définie par les deux parties afin de favoriser l´atteinte de résultats de développement tangibles et durables. Cet engagement spécifiera les objectifs, les attentes, les rôles, les responsabilités ainsi que les engagements réciproques.
 LLM / radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=22096

Commentaires: Ce que l’on pourrait essayer de retenir :
1.- Une nouvelle Entité : Comité d'Efficacité de l'Aide du Cadre de Coordination de l'Aide Externe au Développement d'Haïti.- Des emplois et des coopérants en plus
 2.- Des postes pour de nouveaux coopérants : Unités d'Etudes et de Programmation (UEP).
 3.- D'autres outils : Tables Sectorielles et Thématiques (TST)
 4.- Un code : Code de Transparence de l'Aide Externe en Haïti (CTA)
5.- Remise sur pied d’un système d’alimentation d’information sur l’aide externe à travers un module de gestion : Module de Gestion de l'Aide Externe (MGAE).
 En gros du grand blabla dans un langage flou qui ne va pas faire renverser de si tôt les impressions laissées par « Assistance mortelle ». Haïti a déjà pondu avec ses amis et ses gouvernements un document stratégique pour la réduction de la pauvreté. On en parle plus de nos jours...