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lundi 17 décembre 2012

DES FORFAITS VACANCES EN HAITI


De nouveaux forfaits vacances en Haïti, combinant plages, nature, musées et sites historiques, seront offerts cet hiver par Transat au départ de Montréal.
À compter du 23 janvier 2013, les voyageurs pourront s'envoler pour une expérience de sept jours à la découverte de la capitale, Port-au-Prince, et de la côte des Arcadins, en compagnie de guides locaux. Ils seront logés dans des hôtels en formule deux repas par jour.
Transat devient le premier grand voyagiste canadien à offrir de tels forfaits dans ce pays voisin de la République dominicaine, sur l'île d'Hispaniola.
«Nous avons développé un produit novateur et différent qui s'inscrit dans notre volonté de proposer des voyages vacances centrés sur l'authenticité, la culture et la nature», a expliqué Annick Guérard, directrice générale de Transat Tours Canada, dans un communiqué.
Le voyagiste s'est associé avec le ministère du tourisme haïtien pour créer ces nouveaux voyages. «Le tourisme est un moteur de développement socio-économique de premier ordre. Comme Transat, qui œuvre pour un tourisme plus durable, nous souhaitons que ce développement se fasse de manière responsable et intégrée, en tenant compte des besoins de la population et de la protection de l'environnement», a déclaré Stéphanie Balmir Villedrouin, ministre du Tourisme en Haïti.
«Notre pays a tout le potentiel voulu pour reconquérir le cœur de voyageurs internationaux, en particulier des Canadiens, qui ont toujours fait preuve d'une grande solidarité avec Haïti», a-t-elle ajouté.
Les forfaits vacances en Haïti se retrouveront parmi les offres hivernales de Vacances Transat. Des séjours balnéaires de quatre jours s'adressant notamment aux gens rendant visite à leurs proches haïtiens seront aussi proposés.
Air Transat assure déjà une liaison hebdomadaire entre Montréal et Port-au-Prince. http://fr.canoe.ca/voyages/nouvelles/archives/2012/12/20121217-154841.html

Haïti : Funérailles émouvantes de trois jeunes tués par balle aux Gonaïves
lundi 17 décembre 2012

Correspondance Exalus Mergenat
Gonaïves, 17 déc. 2012 [AlterPresse] --- Les funérailles de trois jeunes tués par balle aux Gonaïves ont été chantées le samedi 14 décembre 2012 en la cathédrale du souvenir Saint Charles Borromée de cette ville, constate l’agence en ligne AlterPresse.
Rootchy Magène, 22 ans, et Rony François, 24 ans, ont été abattus par des bandits armés dans la nuit du 27 au 28 novembre dernier à leur domicile.
Un autre jeune, Kempès Charlot, grièvement blessé, a rendu l’âme à l’hôpital St Nicolas de Saint-Marc où il a été transporté pour recevoir des soins.
Des milliers de personnes, en majorité des jeunes écoliers en uniforme, ont assisté à ces obsèques qui ont été transformées en manifestation improvisée pour réclamer justice en faveur des victimes.
Cercueils à bout de bras, les manifestants (convoi funèbre) se sont rendus dans un premier temps à la prison civile des Gonaïves où sont incarcérés les présumés meurtriers de ces trois jeunes cousins qui vivaient sous le même toit.
Le convoi funèbre s’est rendu aussi en face du commissariat pour demander à la police d’arrêter d’autres personnes qui seraient impliquées dans ce triple meurtre.
Après avoir sillonné plusieurs rues de la ville, le convoi funèbre a abouti au cimetière des Gonaïves pour l’inhumation de ces trois jeunes.

Six personnes accusées dans l’assassinat de ces jeunes sont sous les verrous.

L’affaire a été déférée par devant le cabinet d’instruction. [em kft gp apr 17/12/2012 10:25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13843

Les Québécois mettent l’épaule à la roue pour Haïti

Charles-Éric Blais-Poulin
Pour les Haïtiens, le vélo est plus qu’un moyen de transport. Véritable outil de travail et de développement économique, la bicyclette laisse tranquillement sa trace dans le nord d’Haïti. Et si ce sont des Québécois qui ont donné la première poussée, les Haïtiens tiennent maintenant les guidons d’une culture en pleine expansion.
Tout a commencé en 2006. Lassés de savoir que les femmes et fillettes haïtiennes transportaient sur leur tête des charges inhumaines, Mercier Pierre-Louis et les membres du Carrefour d'entraide et des retrouvailles du Cap-Haïtien (CENTRECH) ont imaginé l’implantation d’une nouvelle culture au nord du pays : le vélo. Si les paysannes sont la colonne vertébrale de la société haïtienne, celle-ci ploie sous le poids des objets transportés sur leur tête : cruches d’eau, achats au marché, outillage, etc.
Pendant trois ans, l’organisme CENTRECH a acheminé des centaines de bicyclettes pour soulager les femmes d’un poids immense. Le projet a démarré sur les chapeaux de roue. « Sur le terrain, nous rêvions un peu. Il y avait des vélos, mais les femmes n’étaient pas habilitées à les conduire », relate M. Pierre-Louis, Haïtien d’origine et cofondateur de CENTRECH.
À la suite de ce constat, l’organisme n’a pas mis les freins à l’aventure, mais a décidé de se réorienter. La culture du vélo s’implanterait progressivement au Cap-Haïtien, mais cette fois, avec les jeunes aux commandes. En 2010, un projet ambitieux est lancé : faire de la ville de Caracol la première Vélo-Cité d’Haïti.
Deux initiatives voient le jour rapidement. La première, « Entraide à vélo », vise à fournir des vélos munis d’un panier à des jeunes Haïtiens. Chaque fin de semaine, ceux-ci parcourent la région pour aller distribuer des bidons d’eau aux personnes âgées. La deuxième, « Le petit train va loin », consiste à ajouter des remorques aux vélos, notamment pour que les fillettes puissent transporter plus aisément les marchandises. « Nous voulions montrer que le vélo n’était pas seulement un moyen de transport, mais aussi un outil de travail » explique M. Pierre-Louis.

L’alphabétisation comme moteur de changement.

Édouard Archer
La petite communauté de Labrousse, dans le sud-ouest haïtien, a décidé de prendre son destin en main. Grâce au travail acharné d’une association locale, FODES-5, cet ensemble de villages à flanc de montages est en voie de devenir un modèle de développement pour le pays tout entier. Savoir lire et écrire le créole étant une condition indispensable au développement, une ONG offre l’accès à une éducation de base à tous les adultes qui se trouvent sur son territoire.
C’est la fin de la journée au complexe éducatif de Labrousse, une petite commune située dans les hauteurs du sud-ouest de l’île d’Hispaniola, dominée par les palmiers géants et entourée d’une végétation tropicale luxuriante. Alors que les quelque 700 élèves sont partis depuis déjà plusieurs heures, des voix s’échappent encore de l’une des salles de cours de l’école. Les yeux rivés sur l’écran de télévision, une trentaine de personnes regardent attentivement une scène entre un vendeur et un commerçant qui se déroule en créole dans un marché haïtien. Dans l’assistance, des jeunes dans la vingtaine, mais aussi des hommes et des femmes âgés de 60 ans et plus.
Tous viennent participer, trois jours par semaine, à cet atelier d’alphabétisation organisé par la Fondation pour le développement économique et social (FODES-5). « Les classes sont composées de paysans, de marchands, mais il y aussi beaucoup de jeunes adultes qui ont dû quitter l’école trop jeunes », fait remarquer Marie-Josée Bouchereau, une coopérante fraîchement débarquée de Montréal en septembre dernier. Bien que 82 % des enfants haïtiens sont scolarisés, on estime que seulement 50 % d’entre eux terminent les six ans du cycle primaire. Les frais de scolarisation élevés, la maladie d’un parent et, dans les régions rurales, l’éloignement géographique sont les principales causes de décrochage scolaire.
En cette journée de pluie diluvienne, Mme Bouchereau est venue assister le formateur bénévole de l’association FODES-5, qui vient de recevoir un financement de l’ONG québécoise Développement, Expertise et Solidarité internationale (DÉSI) pour ses activités d’alphabétisation. La Québécoise d’origine haïtienne a ce projet à cœur depuis qu’elle est venue travailler à titre d’infirmière bénévole au centre de santé de Labrousse, situé à quelques mètres de l’école, en 2009. Elle y animait des ateliers en santé maternelle.

L’or aux Cubains… le bronze aux Haïtiens

Cuba, la plus grande des Antilles en superficie et en population, l’est aussi en football. Les Cubains se sont désormais hissés sur le toit de la Caraïbe en remportant, dimanche soir à Antigua & Babuda, la Coupe caribéenne des nations, aux dépens de Trinidad & Tobago (1-0).
Pour l’île castriste, c'est une première : remporter la compétition la plus lucrative de la Caraïbe, au niveau des sélections. L’équipe cubaine a élimé celle d’Haïti en demi-finale, avant de venir à bout de Trinidad & Tobago (1-0) après prolongation.
Les Grenadiers (surnom de la sélection d’Haïti) qui revenaient d’une grève avant de s’incliner dans le duel des Grandes Antilles, ont pris la troisième de la compétition, en battant la Martinique (1-0 a.p) qui finit le podium. L’unique but de la rencontre a été marqué par Lionel Saint-Preux.
Les quatre meilleures équipes  de la Coupe caribéenne des nations disputeront la Gold Cup 2013 aux États-Unis.