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mercredi 29 mai 2013

Haïti-Conjoncture : Partition de chiffres dans le compas du déficit budgétaire ?

P-au-P, 27 mai 2013 [AlterPresse] --- La population haïtienne s’est retrouvée à danser, ces derniers jours, le compas des chiffres. Un sénateur évoque ses inquiétudes sur la santé du budget de la république et les institutions maniant les finances publiques déferlent une partition de millions et de milliards pour calmer le jeu.

La saison cyclonique, qui s’annonce très rude, a montré ses premières griffes. Tabarre, Pernier, Petion-Ville, en périphérie de la capitale, gardent des stigmates. Le gouvernement va-t-il encore décréter l’état d’urgence et compter sur sa majorité « à genoux » pour utiliser l’argent du fonds Petrocaribe ? L’habitude semble s’installer paisiblement.
Prévue pour le 28 mai au départ, puis reportée au 31 mai 2013 sur demande du secrétariat de la primature, la convocation du gouvernement de Lamothe doit éclairer les sénateurs sur les fonds débloqués pour l’état d’urgence post-Sandy et les dépenses publiques depuis les 2 ans de Martelly.

Haïti est bel et bien en déficit
21, 7 milliards de gourdes d’octobre à mars 2013. C’est le montant des recettes publiques du pays. Le sénateur Privert tire la sonnette d’alarme. Les institutions de perception déferlent une pluie de statistiques et de termes à peine compréhensibles au simple contribuable.
23 mai 2013. La Direction générale des impôts collecte 11,514.92 millions de gourdes durant 7 mois sur les 18,8 millions prévues. L’administration générale des douanes compte sur des mesures du ministère des finances pour atteindre les 25 milliards de gourdes de prévisions.
Ca va bien, les recettes ? Pas tout à fait. Le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (Brh) vend la mèche. L’Etat haïtien accuse un déficit public de 2.7 milliards de gourdes. 15 millions de dollars états-unisiens tirés des fonds de réserve sont injectés sur le marché pour tenter de freiner la dépréciation de la gourde.
Déficit public ? Raison ? Ce gouvernement dépense plus qu’il rentre d’argent. Alors stop les 14 mai à 40 millions de gourdes le jour ?

La saison cyclonique pourrait taper dur !
Déjà 150 victimes après les pluies diluviennes de la soirée du 23 mai 2013. Cette saison ne sera pas un jeu pour Haïti. 24 mai, les stigmates sont très présents à Tabarre, Pernier et Thorcelle. Peu d’intervention des pouvoirs publics ou peu d’efficacité des interventions. Le consulat de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique ferme ses portes.
27 mai 2013. Il pleut à Petion-Ville et Tabarre est inondée. Des appels à l’aide des habitants fusent de partout.
Besoin de fond d’urgence ? La nécessité se fera peut-être sentir sous peu. Mais où les trouver ? PetroCaribe ? Trésor public ?
En attendant, toujours aucune redition de compte à propos des 5 milliards post-Sandy ?
Sur ce point, des sénateurs convoquent Laurent Lamothe pour le 28 mai 2013.
Le temps de faire une mise en page adéquate du rapport, mettre de plus belles photos, rajouter du design (pour répéter le ministre Ralph Théano, chargé des relations avec le parlement) le secrétariat de la primature demande un report au 31 mai 2013.
Quelques sénateurs dont Steven Benoit menacent le gouvernement d’interpellation. (Au moment de rédiger ces lignes, on apprend que la présidence passe à l’offensive et convoque à son tour le parlement en séance extraordinaire pour la même date)
Quasiment un an après, le contribuable haïtien saura-t-il enfin ce qu’on a fait du fonds Petrocaribe qu’il va tôt ou tard rembourser ?

Lamothe offre la main-d’œuvre haïtienne à bon marché au Brésil
Après Cuba, Le premier ministre Lamothe a eu des journées de travail au Brésil ou il s’est rendu en visite officielle. Il a eu des echanges, entre autres, avec des responsables de l’industrie du textile brésilien.
Des entrepreneurs brésiliens auraient vu en Haïti « une plateforme pour l’industrie brésilienne du textile » qui offre « d’énormes avantages ».
De grands manitous de la sous-traitance tels Clifford Apaid (Industries Apaid), Henri-Claude Poitevien (Ctmo-Hope) et Bernard Schettini (directeur général de la Société national des parcs industriels - Sonapi) ont participé aux discussions avec Paulo Skaff, président de la Fédération des industries de Sao Paulo (Fiesp).

La Minustah veut-elle vraiment partir ?
En tournée régionale en Uruguay, Nigel Fischer, chef civil de la Minustah, exige des conditions pour le retrait des troupes onusiennes en Haïti (50% dans les 3 ans à venir).
Consolidation de l’Etat de droit, respect des droits humains, renforcement des capacités de la police (15.000 d’ici 2017) sont certaines exigences de l’Onu.
Le bilan de la Pnh présenté le 21 mai fait état de 8 policiers de plus assassinés en 5 mois.
Fischer évoque l’importance des élections sans parler de date (Il n’a pas encore fait comme Edmond Mulet en 2010), déplore le faible rendement du parlement depuis les deux ans de Martelly, etc.
Depuis 2004, La Minustah est ici pour une stabilisation toujours inaccessible.

Lavalas a sa candidate de l’Ouest
Au milieu des deux femmes fortes du parti Fanmi Lavalas, Mildred Trouillot Aristide et Maryse Narcisse, Lunise Morse est présentée le 26 mai 2013 à la « fondation Dr Aristide pour la démocratie » aux militants et militantes comme la future candidate aux sénatoriales de l’Ouest.
Entre Martelly et Aristide l’affrontement électoral sent le corsé ?
90 millions de dollars etasunisiens à Haïti par Ida
La Banque mondiale a approuvé un don de 90 millions de dollars etatsunisiens de l’Association internationale de développement (Ida) à Haïti, le 23 mai 2013.
Cet argent financera deux projets.
70 millions pour un projet d’amélioration de la santé maternelle et infantile grâce à des services sociaux intégrés dans les départements géographiques de l’Ouest, du Nord-Est et du Nord-Ouest.
20 millions de dollars sont alloués au « développement des entreprises et des investissements » en vue de réformer l’environnement des affaires et stimuler les investissements locaux et étrangers. [efd gp apr 27/05/2013 19 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14624#.UaX17tIqwbA

L'équipe nationale haïtienne contre le Royal-Sélect de Beauport


OLIVIER BOSSÉ, Le Soleil
(Québec) En juin, l'équipe nationale masculine de soccer d'Haïti affrontera l'Espagne, championne du monde et d'Europe en titre, ainsi que... le Royal-Sélect de Beauport !
Classé au 59e rang mondial, le onze haïtien participe à la Gold Cup de la CONCACAF, en juillet, aux États-Unis. Le Canada, 80e, sera aussi de cette coupe des nations d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes.
Les Haïtiens ont prévu une tournée préparatoire en juin, dont deux semaines en sol canadien. Mais pas avant d'avoir croisé le fer en match amical avec les Espagnols, le 8 juin, à Miami, puis les Italiens, le 11 juin, au Brésil.
Les Grenadiers disputeront ensuite quatre rencontres au nord du 45e degré de latitude. D'abord contre une formation de l'Académie de l'Impact, renforcée de quelques joueurs du grand club comme Patrice Bernier, le 22 juin.
Mais le 25 juin, un mardi soir, c'est à Québec que cela se passe, au stade du Collège François-Xavier-Garneau. Le Royal-Sélect a été retenu de par son titre de champion canadien des clubs seniors masculins, décroché l'automne dernier.
«Les équipes nationales se préparent contre des équipes plus faibles, ça arrive souvent», expose le sélectionneur de l'équipe de Beauport, Samir Ghrib, aussi directeur technique de l'Association de soccer de Beauport. «Mais si on était une équipe moyenne, ils ne viendraient pas jusqu'à Québec», assure-t-il du même souffle.
«On veut donner une opposition honorable. On veut bien paraître. Nos joueurs sont hyper motivés et réalisent que c'est un match hors de l'ordinaire. Et quatre jours plus tard, on a notre derby régional en ligue contre le Kodiak de Charlesbourg», souligne Ghrib, signifiant que même une défaite cinglante ne ferait pas mal longtemps.
Un comité d'Haïtiens de Montréal a été délégué par la fédération haïtienne pour trouver des adversaires. Un match est aussi prévu contre le FC Saint-Léonard, champion de la Première ligue semi-professionnelle, le 4 juillet.
La présence en Haïti de l'ancien président de l'Association régionale de soccer de Québec, Michel Vallée, en sa qualité d'ingénieur, n'a pas de lien avec le choix du Royal-Sélect. Pas plus que la venue il y a deux ans de deux joueuses haïtiennes au sein de l'Amiral de Québec, équipe aussi dirigée par Ghrib.
http://www.lapresse.ca/le-soleil/sports/soccer/201305/28/01-4655229-lequipe-nationale-haitienne-contre-le-royal-select-de-beauport.php

lundi 27 mai 2013

Bayamón FC lleva alegría a niño haitiano operado en la Isla

Varios jugadores del Bayamón FC visitaron, junto a personal del equipo, al niño haitiano Gerilon Mondesir y su madre en la Casa Ronald Mc Donald en Santurce.

Gerilon es un niño haitiano que vino a la Isla a la edad de 13 años para ser operado por galenos puertorriqueños, que le removieron un tumor de la cara.
“Estamos muy contentos. Poder compartir y traer alegría a Gerilon nos llena de satisfacción y podemos demostrar que más allá de la competencia la vida humana es muy importante en nuestro Club”, expresó el entrenador Leander “Cuba” Betancourt Pentón, mientras compartía con los jugadores del BFC Jean-Charles Canès y Stanley Guirand, ambos de descendencia haitiana.
El niño, que hoy cuenta con 14 años, se encuentra en la Isla para una revisión médica y para otra intervención quirúrgica como parte del seguimiento a la reconstrucción de su rostro.
El pasado año a Gerilon se le realizó una traqueotomía y se le extirpó un tumor que se le había desarrollado en su rostro en el Hospital Pediátrico, del Centro Médico de Puerto Rico.
Durante la visita también compartieron con el niño, el jugador Toño Martínez y el entrenador Pacho Castillo.
Gerilon Mondesir fue invitado por parte del BFC a ser parte del equipo superior cuando se enfrente a Mayagüez en el Bayamón Soccer Complex el próximo sábado en la noche. http://www.metro.pr/deportes/bayamon-fc-lleva-alegria-a-nino-haitiano-operado-en-la-isla/pGXmez!1zySkWfhIFpa6/

Crimes coloniaux et réparations : de la Nouvelle-Zélande à Haïti en passant par le Bostwana


26 mai 2013 Par Sam La Touch
La Nouvelle-Zélande va payer des millions d’euros aux descendants d’une tribu victime de crimes coloniaux notamment de la spoliation de leurs terres lors de la conquête coloniale britannique. Vendredi 23 mai, le gouvernement néo-zélandais a signé un accord avec la tribu des Iwis. Il a reconnu les injustices commises lors de la colonisation par les troupes britanniques envers les autochtones. La Nouvelle-Zélande a offert à cette tribu des réparations culturelles et financières qui s’élèveraient à près de 11 millions de dollars US. Ce qui en somme n’est qu’un geste symbolique mais pourrait toutefois faire jurisprudence.
A l’heure où le gouvernement bostwanais est mis en cause parSurvival International pour vouloir organiser la spoliation des terres des Bushmen pour créer un corridor touristico-écologique sponsorisé par le ministère du développement durable et de l’écologie français, certains feraient bien de s’inspirer de cette dynamique. (Lire mon préccédent Billet : Projet d’expulsion de Bushmen au Bostwana sur financement de fonds publics français ? (SURVIVAL).)
A quand les réparations envers le peuple haïtien pour la dette odieuse d’indépendance que ce peuple a dû payer pendant deux siècles ? « Un diplomate français nous confiait récemment, sans ironie aucune, que, sous la présidence de François Mitterrand, “Haïti devait encore une part de cette dette” ». (Le monde diplo 2003, Haïti, l’embargo et la typhoïde).
Haïti a dû rembourser 90 millions de francs or, soit aujourd’hui quelque 17 milliards d’euros, exigés par la France en 1825, sous le règne de Charles X, en échange de l’affranchissement du pays, et destinés à « indemniser » les colons.
Source :
AL JAZEERA 24.05.2013
New Zealand to pay colonial compensation
http://www.aljazeera.com/indepth/features/2013/05/201352417347523932.html
TOUS LES COMMENTAIRES

26/05/2013, 16:36
Par JEAN-CLAUDE POTTIER
Il arrive qu'un semblant de justice interrompe (inverse?) le cours habituel des choses. Arrivera enfin ce temps où seront reconnus tous les droits des peuples colonisés, spoliés, massacrés et humiliés.

26/05/2013, 17:42
Par SAM LA TOUCH
Le temps de la réparation. Qu'il vienne, qu'il vienne. Le temps dont on s'éprenne. A nous de faire bouger les lignes...Ah le romantisme !

26/05/2013, 20:05
Par JO B.
Merci pour ce billet! Certains pays l'ont déjà compris, il est temps de réparer! Il serait intéressant de voir quels processus ont conduit à ce vote. des infos?

26/05/2013, 23:33
Par SAM LA TOUCH
En réponse au commentaire de JO B. le 26/05/2013 à 20:05
Selon l'article d'Al Jazeera, il s'agit d'un processus existant depuis belle lurette en Nouvelle-Zélande. Il aurait commencé en 1980 face aux demandes de réparation des tribus Maoris depuis les années soixante et à leur revendication face au non respect par les gouvernements néo-zélandais successifs des traités signés lors de la colonisation. Le gouvernement néo-Zélandais pour la paix des cultures et pour favoriser un début d'intégration de ces tribus très marginalisés et faire taire leur revendication aurait commencé par reconnaître la spoliation des terres de ces peuples autochtones lors de la colonisation britannique et le non respect des traités signés. Il y a eu un consensus au sein du parti travailliste qu'il fallait traiter avec le passé depuis les débuts de la colonisation de la Nouvelle-Zélande en 1840. Ainsi des tribus Maoris ont reçu déja en 1995, l'équivalent de 170 millions de dollars néo-zélandais. Ce qui constitue de l'avis général une fraction des biens qui leur ont été volés lors de la colonisation. Néanmoins pour certains cela marque une reconnaissance des crimes qui ont été commis sur leur peuple, une reconnaissance de leur histoire associée à une réparation pécunière même symbolique.
Il y a aussi l'Allemagne qui a reconnu le caractère injuste de la colonisation germanique en Namibie et a offert des compensations financières (assez minimes d'ailleurs : de l'ordre de 25 millions d'euros à payer sur plusieurs années) aux Namibiens il y a quelques années. Néanmoins l'Allemagne n'a toujours pas reconnu le génocide des Hereros au début du XXème siècle en Namibie et n'a à ce jour offert aucune réparation à ce titre.
http://blogs.mediapart.fr/blog/sam-la-touch/260513/crimes-coloniaux-et-reparations-de-la-nouvelle-zelande-haiti-en-passant-par-le-bostwana

Haïti jour 5: "Une sorte de désintérêt du reste du monde"

HAÏTI - Jour 5: Ce matin, dans les hauteurs de Port-au-Prince, nous avons visité un projet que j'ai trouvé extrêmement cohérent, car il mélange des notions sociales d'emploi et de réinsertion des jeunes des quartiers difficiles à qui l'on propose un travail. Ils améliorent leur quotidien dans la ville en construisant des murs de pierre dans cette ravine à flanc de montagne afin de retenir la terre en cas de pluies importantes. En travaillant, ces jeunes vont pouvoir gagner de l'argent, un minimum syndical respectable, afin d'améliorer à la fois leur quotidien et l'environnement de leur île. Ce projet est le fruit d'une très bonne collaboration entre la MINUSTAH et une association locale, l'Organisation des jeunes professionnels pour sauver Haïti. Avec l'aide d'agronomes, ils construisent ces murs en pierre sèche semblables à nos"restanques" dans le midi, qui retiennent la terre et s'endurcissent au fil des ans pour constituer des remparts contre l'eau.


© Igor Rugwiza, MINUSTAH
 Je crois que ces jeunes sont très respectés dans le projet car on les emploie et en même temps ce sont leurs familles qu'ils protègent en empêchant le déferlement de l'eau si dévastatrice dans les quartiers bas. Il y a aussi des rencontres et des formations sur la violence, car, issus de quartiers très difficiles, ils appartiennent parfois à des gangs. Cela les responsabilise et peut faire germer une réflexion dans leur esprit par rapport à cette notion de violence.
Cependant je pars avec une impression mitigée. L'étendue des travaux à faire est énorme. Je me sens préoccupé car il y a une sorte de désintérêt du reste du monde. Les ONG et les Nations Unies ont fourni un gros effort, alors on se dit que le pire est passé, qu'il y a d'autres chantiers dans le monde, et l'on donne de l'argent pour d'autres priorités. Il y a effectivement des initiatives intéressantes en Haïti mais celles-ci auront besoin de l'oxygène que pourront leur apporter des soutiens extérieurs et, je l'espère, du gouvernement.

© Igor Rugwiza, MINUSTAH
Saint Soleil Après cela, nous avons continué notre progression dans la montagne pour atteindre le village de Soissons et la communauté artistique de Saint Soleil. C'est un collectif d'artistes initié par le plasticien Tiga dans les années 70. Celui-ci a décidé, pour lutter contre la super commercialisation de l'artisanat pour touristes, de trouver une alternative en aidant des gens talentueux qui avaient d'autres métiers et qui ne dépendaient pas de l'art pour vivre. Il y a maintenant plusieurs générations d'artistes de Saint Soleil. Nous avons rencontré l'un d'entre eux, très doué, Onel. Cotés sur le marché de l'art, ils travaillent dans de bonnes conditions puisqu'ils ne sont pas en péril de survie en tant qu'artistes.

© Igor Rugwiza, MINUSTAH
On pourrait imaginer que l'art passe au deuxième plan après les crises mais il reste vivant et l'existence de cette forme d'expression reste essentielle. J'avais noté depuis mon arrivée que l'Haïtien en général a un oeil pour l'arrangement des couleurs, des végétaux. C'est un pays tellement beau que j'imagine que cela instille dans l'œil un goût de l'esthétique. C'est frappant quand on arrive ici. Il y a une sorte d'équation "Haïti = problèmes". Même s'il y a des difficultés, il y a aussi des choses extraordinaires dans ce pays. La géographie, les paysages et les Haïtiens sont merveilleux. Ils m'ont complètement séduit. Pourtant, on ignore cela en lisant les journaux. Il est clair que, plus on avance dans la découverte d'Haïti, plus on se rend compte de sa complexité avec des strates sociales compliquées, une histoire très lourde, un rapport au politique pesant. Ça serait prétentieux de dire que je puisse être utile mais, en même temps, j'ai envie de revenir, si possible avec un projet. Maintenant c'est concret, j'ai vu les gens, les paysages, les situations et surtout un cadre dans lequel je peux m'impliquer, si les Nations Unies veulent bien continuer à travailler avec moi.
Et maintenant, de retour en France, j'entre dans la période de réflexion...
http://www.huffingtonpost.fr/lambert-wilson/haiti-desinteret-reste-du-monde_b_3332007.html

samedi 25 mai 2013

Une collection de produits artisanaux unique fabriqués en Haïti sera lancée dès cet automne


Les partenariats avec le secteur privé constituent un modèle pour l’avenir d’un développement international durable
Le 24 mai 2013
Toronto (Ontario) — Le Canada, le projet Brandaid et le Bureau de promotion du commerce Canada sont heureux d'annoncer le lancement sur le marché au Canada de la collection Brandaid Haïti d'articles de décoration pour la maison, à l'automne 2013. L'honorable Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale, en a fait l'annonce aujourd'hui en compagnie de représentants du projet Brandaid et du Bureau de promotion du commerce. Il a souligné que ce partenariat avec le secteur privé était un modèle de mécanisme autonome d'atténuation de la pauvreté au moyen d'une croissance économique durable.
« Cette initiative novatrice réalisée avec le Bureau de promotion du commerce et le projet Brandaid est en train de tracer une voie vers l'autosuffisance des petites entreprises de produits artisanaux en Haïti, a déclaré le ministre Fantino. Ce projet fructueux est un bel exemple du genre de partenariats avec le secteur privé qui peuvent aider des millions de personnes à se sortir de la pauvreté grâce à une croissance économique durable. Nous continuerons d'étudier notre stratégie à long terme en Haïti pour mieux coordonner les efforts et renforcer la transparence et la responsabilisation, de façon à obtenir des résultats durables. »
C'est en 2011 que le gouvernement du Canada a commencé à appuyer cette initiative novatrice dirigée en Haïti par le Bureau de promotion du commerce, en collaboration avec le projet Brandaid. Cet appui s'inscrit dans le cadre de l'engagement du gouvernement canadien à l'égard des initiatives autonomes axées sur le marché. Cette initiative met l'accent sur le secteur de l'artisanat en Haïti, où le projet Brandaid a fait appel à de petites entreprises pour concevoir conjointement des collections originales de nouveaux produits destinés au marché international. Elle a également permis de créer une marque et des outils de commercialisation pour chaque entreprise d'artisanat en vue de renforcer sa valeur et son identité sur les marchés de consommation.
« Ce partenariat illustre bien la puissance des marques de produits de consommation pour contribuer à édifier un monde meilleur. Il montre aussi que le fait de donner à des artisans une image de marque peut contribuer à atténuer la pauvreté dans le monde, » a expliqué Tony Pigott, cofondateur du projet Brandaid, président-directeur général de JWT Ethos, et président de JWT Canada. « Ce partenariat témoigne également du talent et des capacités des secteurs de la création et de la commercialisation au Canada, lesquels ont su créer des matériaux de marque de calibre mondial et établir des systèmes de commercialisation qui aident ces produits et ces micromarques à trouver leur place sur le marché. »
La collection comptera 30 des articles de décoration pour la maison les plus originaux fabriqués par cinq collectivités distinctes d'artisans en Haïti. Les articles seront mis en vente dès l'automne prochain dans les magasins-phares de la Compagnie de la Baie d'Hudson à Montréal, à Ottawa et à Toronto, dans le cadre d'une tournée promotionnelle, de même qu'en ligne sur le site La Baie d'Hudson.
« Le lancement de cette collection au Canada marque un virage historique dans la perception mondiale à l'égard de l'industrie locale et de la culture en Haïti, a déclaré Cameron Brohman, cofondateur du projet Brandaid. L'Haïti ancienne et mal comprise est en train d'être reconnue pour une tradition du design basée sur des milliers d'années d'expérience esthétique. Haïti peut enfin prendre sa place au panthéon mondial du design. »
L'initiative est également le fruit d'une collaboration sans précédent avec l'industrie canadienne de la commercialisation, de la publicité et du commerce de détail, y compris les grandes agences de publicité et de design J. Walter Thompson, Taxi, DDB, Ogilvy, TBWA, Tunji et Jackman Reinvents.

Pour de plus amples renseignements, les représentants des médias sont priés de communiquer avec :

Daniel Bezalel Richardsen
Attaché de presse du ministre de la Coopération internationale
Téléphone : 819-953-6238
Courriel : danielbezalel.richardsen@acdi-cida.gc.ca

Bureau des relations avec les médias
Agence canadienne de développement international (ACDI)
Téléphone : 819-953-6534
Courriel : media@acdi-cida.gc.ca
Suivez-nous sur Twitter : @ACDI_CA

Jennifer Ouellette, Brandaid
Hill + Knowlton Strategies
Jennifer.Ouellette@hkstrategies.ca
416-413-4774

Fiche d'information
Qu'est-ce que le projet Brandaid?
Le projet Brandaid est une entreprise sociale canadienne qui fait appel au pouvoir de la mise en marché, de la conception et de la technologie pour lancer des micromarques et des produits artisanaux de façon à servir le nouveau consommateur mondial. En particulier, le projet Brandaid travaille avec des microentreprises d'artisans pour concevoir conjointement de nouvelles collections de produits et créer des marques et des atouts de commercialisation, de façon à accroître la valeur et la réputation de ces groupes d'artisans. Le projet a pour but d'offrir aux petits producteurs des débouchés économiques durables, tout en assurant la vérité culturelle et conceptuelle, la protection de la propriété intellectuelle et un nouveau niveau de reconnaissance.

Qu'est-ce que le Bureau de promotion du commerce Canada?
Le Bureau de promotion du commerce est un organisme non gouvernemental sans but lucratif qui cherche à réduire la pauvreté dans les pays en développement de différentes façons :
- en utilisant le commerce international avec le Canada comme un outil pratique pour atténuer la pauvreté;
- en aidant les entrepreneurs des pays en développement à trouver des débouchés pour leurs produits au Canada. http://www.acdi-cida.gc.ca/acdi-cida/acdi-cida.nsf/fra/FRA-524164134-SA2
The plot was so audacious that one of the women, Jetta McPhee, 59, of Tamarac, even went to the U.S. Embassy in Port-au-Prince to push for the temporary work visas, according to an indictment issued this month.
McPhee pleaded not guilty to conspiring to commit visa fraud and two counts of aiding and abetting visa fraud Friday in federal court in Fort Lauderdale and was released on a $100,000 bond.
Marie Nicole Dorval, 43, of Coral Springs, already has pleaded guilty to her role in the fraud and is expected to turn herself in next month to serve a two-year federal prison sentence.
Dorval admitted she used her now-defunct Margate company, Manidor Financial Group Inc., to help recruit workers and convince authorities that the job offers were legitimate.
Prosecutors from the U.S. Department of Justice's Civil Rights Division in Washington, D.C., said the women lied to the federal government about the availability of jobs to get guest worker visas for seasonal work and lied to the Haitian citizens so they'd pay for the opportunity to work here.
The year-long conspiracy began in April 2008 and involved McPhee and Dorval getting a signed letter from the owner of a South Florida construction company claiming that he would hire 150 workers.
Dorval and McPhee offered potential workers a contract that said they'd be paid $8.42 an hour for working on farms or construction sites in Broward and Miami-Dade counties, that free food and housing would be provided for some and they could be eligible for green cards that would let them stay permanently.
When several of the recruits were turned down by U.S. Embassy officials in Haiti, McPhee emailed embassy workers, lied about the contracts and traveled to the embassy in March 2009 to successfully persuade authorities to issue visas for the workers.
When the workers arrived here, they were left jobless for months and told to fend for themselves or live in filthy trailers with no beds and no electricity, records show. Some were moved to farms in Gainesville and South Carolina in July 2009 but were never paid what they were promised, Dorval admitted.
pmcmahon@tribune.com, 954-356-4533 or Twitter @SentinelPaula

vendredi 24 mai 2013

Quatrième jour en Haïti: "Je suis tombé sous le charme de cette femme"


HAÏTI - Jour 4: La journée a commencé en tombant complètement amoureux d'une dame de 95 ans. Nous sommes allés rendre visite à Emerante Des Pradines Morse, une personnalité très importante de l'île qui dansait depuis l'age de 10 ans les danses traditionnelles haïtiennes, en contact fort avec la culture Vaudou. Elle a ensuite travaillé cinq ans à New York avec Martha Graham. C'est une femme totalement charismatique, magnifique, d'une beauté incroyable. J'aurais pu l'écouter pendant des heures.
Je lui ai dit d'ailleurs que, souvent, des haïtiens se retrouvaient adoptés mais que, au contraire, je voulais qu'elle m'adopte, moi, en tant que français et l'avoir comme marraine. Ayant été moi-même formé dans mon métier d'acteur par des gens qui ont aussi travaillé avec Martha Graham ou été influencés par elle, il y a eu du coup une sorte de connexion. Je suis tombé sous le charme de cette femme sensible, douce, incroyablement belle.

© Igor Rugwiza, MINUSTAH
Elle nous a fait visiter son extraordinaire maison et sa bibliothèque. Et, par hasard, je suis tombé sur un livre de Martha Graham, qu'elle n'avait pas lu depuis longtemps, et dont elle nous avait parlé pendant l'entretien en nous indiquant quelle avait abordé la chorégraphe en lui faisant signer ce livre. C'est un moment qui, je crois, l'a surprise et émue car c'était comme si le passé venait la retrouver. Il n'y avait pas de hasard, c'était quelque chose de très impressionnant. Je n'ai été attiré que par un livre dans toute la bibliothèque et c'était celui qui comportait cette dédicace.
À l'hôtel Oloffson, il y a eu cette rencontre entre deux dames magnifiques, Emerante Des Pradines Morse et Odette Roy Fombrun. Cette dernière est éditrice, a écrit des livres pour les enfants et a également créé une fondation. Elle a aussi publié tout le répertoire des chansons haïtiennes. C'est une dame passionnante qui a traversé l'histoire du pays sans en partir. Ce fut une très belle rencontre. Il y avait aussi les Widmaier, créateurs du Festival international de jazz de Port-au-Prince, le metteur en scène Arnold Antonin et Barbara Stephenson, à la tête de l'entreprise de mécénat d'Etat Arcades, qui finance des projets artistiques.
© Igor Rugwiza, MINUSTAH

Après une visite au "marché de fer", reconstruit presque entièrement grâce au mécénat privé, nous sommes allés à la rencontre d'artistes sculpteurs contemporains dans la Grand Rue. Les trois artistes majeurs, dont les œuvres voyagent beaucoup, sont Eugène, Céleur et Guyodo. Ces sculptures, basées sur la récupération d'objets, sont très impressionnantes. Je ne suis pas étonné que les galeristes et les Biennales d'art contemporain se les arrachent. Ce qui est fou, c'est de les voir dans leur atelier, leur lieu de vie, et d'imaginer que leurs œuvres vont voyager dans des lieux incroyablement prestigieux et être achetées par des collectionneurs, alors que ces hommes-là restent dans ce terrible environnement dans lequel ils créent sans doute mieux qu'ailleurs. Je pense qu'il y a là un vrai courant artistique majeur qui nous reconnecte avec l'art primitif et surréaliste. J'ai été écrasé, mais aussi épaté.

© Igor Rugwiza, MINUSTAH

Le thème de la journée, c'était le Vaudou. Avec, d'un côté une ex-danseuse et prêtresse vaudou et, de l'autre côté, des sculpteurs qui incorporent les figures vaudou dans leurs œuvres. C'est un monde nouveau qui m'est apparu là. Tous ces artistes sont connectés par des choses très puissantes, de l'ordre de la spiritualité, un rapport à l'univers, à la nature. Eugène et Mme Des Pradines Morse sont, chacun à sa façon, des sorciers, des magiciens. Cela leur donne une profondeur ironique dans le regard. Il y a un lien très fort entre le Vaudou et l'art, c'est quelque chose qui ne passe pas par le cerveau mais par l'émotion, par les tripes et vous fait parcourir un certain chemin.

Après cette journée, la question du but de ma visite se pose donc à nouveau. L'étau se resserre et il faut arriver à formuler une réponse. Autant en Haïti que dans le monde, l'action artistique peut éclairer l'humanité, apporter un réconfort. Malgré mes convictions très fortes sur d'autres sujets comme l'écologie, je pense que, petit à petit, le champ d'action se précise. Je me dirige de plus en plus vers les projets artistiques...à suivre.

http://www.huffingtonpost.fr/lambert-wilson/lambert-wilson-haiti-onu-art_b_3325662.html?utm_hp_ref=international

Troisième jour en Haïti: "L'enfer de la pauvreté absolue"

HAÏTI - Jour 3: Ce matin, la visite tant attendue du camp Jean Marie Vincent où vivent les personnes déplacées à cause du séisme. Pour moi, il s'agit de l'expérience la plus forte jusqu'à présent. Certes je voudrais retourner à Cité Soleil. Mais là, on entre dans l'enfer. L'enfer de la pauvreté absolue. Nous avons eu une vision directe de la réalité.
© Igor Rugwiza, MINUSTAH

Avant de commencer la visite dans le camp, j'ai été reçu par des membres de la Police nationale haïtienne (PNH), des Nations-Unies et des femmes du contingent du Bangladesh. On m'a briefé sur l'historique du camp et ses problèmes. Sur ses accomplissements aussi, comme le nombre de personnes qui en sont parties. Clairement le camp se vide. On m'évoque le problème de l'afflux de personnes qui recherchent dans le camp la sécurité assurée par les forces de police des Nations-Unies avec des patrouilles 24h/24, et, juste après le séisme, de l'eau et de la nourriture.

David Preux, de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), m'a expliqué comment on aide au départ des personnes du camp avec des subventions graduées qui leur donnent accès à des logements. On m'a aussi informé sur la collaboration des équipes de la police des Nations-Unies pour la formation de la police haïtienne, et sa féminisation.
Puis nous sommes partis. Et là, on assiste à quelque chose de très bouleversant, de très fort. Je vois une dame en train de laver son linge dans une bassine. Je demande à un représentant du comité de gestion du camp, élu par les résidents du camp: "mais l'eau, où est-ce qu'on la trouve?". Il m'explique qu'on la paie, environ 5 gourdes par bassine soit 8 cents pour des gens qui, au mieux, gagneront 1 dollar par jour. C'est une dépense considérable, simplement pour avoir de l'eau. On avance ensuite dans cette marée de plastique, malgré le fait que, tous les cinq jours, des équipes d'habitants du camp nettoient. Que fait-on des déchets? Où vont-ils? C'est ma question principale au sujet de l'île, la gestion de ces déchets m'intéresse.


© Igor Rugwiza, MINUSTAH
À un moment donné nous avons entendu une dispute, des gens se poursuivaient en se jetant des grosses pierres. C'était sérieux, violent, un lynchage. La sécurité m'a protégé. Les forces de police haïtiennes ont tiré en l'air pour intimider la foule mais il y a eu des échanges de tir entre des groupes de résidents du camp. Il y avait des traces de sang. J'ai vu la coordination incroyable entre les forces de police. La façon dont l'événement a été géré était efficace, pas dans la répression mais calme.
La situation était quand même chaude et j'ai dû quitter le camp. C'est comme un baril de poudre. On a vu à quel point tout peut escalader rapidement. Clairement, il s'agissait d'un problème de pillage, avec une vengeance contre une personne venu voler des gens qui, eux, n'ont rien.

© Igor Rugwiza, MINUSTAH
 Une photographie réelle, brutale
Finalement, ce n'est pas un problème de catastrophes naturelles, ou un problème d'une soi-disant violence intrinsèque à la nature haïtienne. C'est le problème de la pauvreté et de ses maux. Et j'ai envie de reprendre cette notion qu'aimait partager avec moi l'Abbé Pierre, qui disait que "le plus important est d'ouvrir les yeux sur la pauvreté. De ne pas faire fuir le regard. De l'observer à fond". Aujourd'hui, j'ai ouvert les yeux totalement.
L'Abbé Pierre m'a donné du courage, je me suis engagé parfois, pas assez...mais ce matin, j'ai beaucoup pensé à l'Abbé Pierre. Je l'imaginais dans un camp comme Jean Marie Vincent. Il n'aurait pas voulu partir, il serait allé au-devant des gens. Je ne voulais pas partir non plus...

http://www.huffingtonpost.fr/lambert-wilson/haiti-pauvrete-absolue_b_3317788.html

Semana de la Cultura Haitiana en Cuba


ROBERTO MIGUEL TORRES BARBÁN
La Casa del Alba será sede, desde este lunes 27 de mayo, de las actividades por la Semana de la Cultura Haitiana en Cuba. Exposiciones, conciertos, conferencias, expo-venta de libros, así como proyección de películas y documentales sobre ese país matizarán la jornada, que se extenderá hasta el sábado primero de junio.
El embajador de la República de Haití, Jean Víctor Généus, explicó que este encuentro se erige en una nueva oportunidad para la concreción de los objetivos trazados por la CELAC, con los cuales —dijo— se promueven nuevos nexos integracionistas entre diferentes culturas de América Latina y el Caribe.
Entre las principales actividades de esta jornada destacan la exposición Pinturas primitivas y fotografías sobre Haití, así como la proyección de los documentales Martha Jean Claude en Haití, El creole, una cultura de resistencia y Haití cherie.
Como parte del programa teórico de la cita resaltan las conferencias de la doctora Yolanda Wood, el día 28 a las 10:30 a.m. sobre El arte contemporáneo haitiano y la que un día después —a la misma hora— impartirá la también doctora Yolanda Ricardo, bajo el título Mujeres del Caribe, resistencia e imaginarios. Mientras para la gala clausura de la jornada, el sábado a las 6:00 p.m., se anuncia la actuación de Luis Carbonell, acuarelista de la poesía antillana. http://granma.co.cu/2013/05/24/cultura/artic04.html

mercredi 22 mai 2013

Broward women brought 143 Haitian workers to US for fake jobs, feds say


May 20, 2013|By Paula McMahon, Sun Sentinel
The 143 workers paid as much as $3,500 each, lured to South Florida from Haiti with false promises of steady paying jobs in construction or on farms, the hope of getting permanent residency and making a life in the U.S., they said.
But when they arrived, they found the jobs didn't exist, and they were left to fend for themselves — the victims of a fraud perpetrated by two Broward women, prosecutors said.
The plot was so audacious that one of the women, Jetta McPhee, 59, of Tamarac, even went to the U.S. Embassy in Port-au-Prince to push for the temporary work visas, according to an indictment issued this month.
McPhee pleaded not guilty to conspiring to commit visa fraud and two counts of aiding and abetting visa fraud Friday in federal court in Fort Lauderdale and was released on a $100,000 bond.
Marie Nicole Dorval, 43, of Coral Springs, already has pleaded guilty to her role in the fraud and is expected to turn herself in next month to serve a two-year federal prison sentence.
Dorval admitted she used her now-defunct Margate company, Manidor Financial Group Inc., to help recruit workers and convince authorities that the job offers were legitimate.
Prosecutors from the U.S. Department of Justice's Civil Rights Division in Washington, D.C., said the women lied to the federal government about the availability of jobs to get guest worker visas for seasonal work and lied to the Haitian citizens so they'd pay for the opportunity to work here.
The year-long conspiracy began in April 2008 and involved McPhee and Dorval getting a signed letter from the owner of a South Florida construction company claiming that he would hire 150 workers.
Dorval and McPhee offered potential workers a contract that said they'd be paid $8.42 an hour for working on farms or construction sites in Broward and Miami-Dade counties, that free food and housing would be provided for some and they could be eligible for green cards that would let them stay permanently.
When several of the recruits were turned down by U.S. Embassy officials in Haiti, McPhee emailed embassy workers, lied about the contracts and traveled to the embassy in March 2009 to successfully persuade authorities to issue visas for the workers.
When the workers arrived here, they were left jobless for months and told to fend for themselves or live in filthy trailers with no beds and no electricity, records show. Some were moved to farms in Gainesville and South Carolina in July 2009 but were never paid what they were promised, Dorval admitted.
pmcmahon@tribune.com, 954-356-4533 or Twitter @SentinelPaula

Who Volunteers in Haiti?


I remember the first time I prepared to go to Haiti -- I told an acquaintance about the trip and they responded with a sincerely puzzled, "why are you going there?"
I didn't have a good answer other than that it felt right to take action around the events of the 2010 earthquake that killed over 220,000 people. I had the skills to mobilize people. I could secure needed funds and generate support for community organizations in-country. I also had the backing of a travel organization committed to developing an effective volunteer program.
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I wondered if there would be interest. Who would be willing to give up the "idyllic beach vacation" or "adventure travel tour" and volunteer their time and energy to help others in one of the poorest countries in the world?
I was surprised and heartened to receive hundreds of requests from people all over the world wanting to give their time and money to help. They were willing to travel hundreds of miles to work hand in hand with people they did not know in a place they had never been.
Three and a half years later, we're still taking people to Haiti. Our goals are different now and focus on long-term resilience and sustainability. Much of the urgency that followed the earthquake has waned, but there is still real need, which existed before the earthquake ever manifested. People still want to respond to this need, despite the fact that the limelight of recent disaster has refocused elsewhere.
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We have heard about the typical profile of a volunteer as a holier-than-thou traveler who is interested in saving people, painting a school or two, and feeling good about themselves. Though financial privilege and responsibility definitely come into play, I believe the motivation behind most volunteers has nothing to do with dealing with issues of "white guilt." Those people may reach out initially, but those that actually go through the process that will get them on the ground and taking action, are acting out of an entirely different motivation.
In addition to forgoing the concept of the perfect vacation and using their paid time off to work, they are committed to fundraising and developing lesson plans in advance of travel. When they get on the ground, they work eight to 10 hour days in the heat of the day on any number of exhausting tasks. This sort of commitment is fueled by the belief that if you have the ability to make a difference, you also have a responsibility to do so.
I talked to volunteer travel expert Andrew Mersmann, who runs the blog Change by Doing, about why he volunteers and why he encourages others to. "Because I can," he says simply. "I feel like not doing so is a missed opportunity and perhaps a missed responsibility. I don't have any judgment of anyone who doesn't know this calling... but I do believe they just haven't found the right volunteer opportunity yet that will fire them up."
Tess Patenaude, 23, from Wisconsin, has been to Haiti four times in as many years. She will return this year as a trip leader on Elevate Destination's summer volunteer trip. I asked her why she keeps going back. "[When I first arrived in Haiti], I couldn't understand why I suddenly felt as if I belonged there. I felt as if I had returned home, despite the fact I had never been to the country."
Tess has worked alongside paid Haitian workers and volunteers on construction projects, hauling buckets in the mornings and then teaching English classes and participating in cultural exchange courses in the afternoons.
Tess is not the only one that has played a continued role in international development. Many people I have taken down have remained committed and return to Haiti and other places around the globe. Clayton Colaw, 23, from California, is now working at a school in Cochabamba, Bolivia. "I went because I was tired of hearing all the pity [for Haiti] as the [primary] perspective through which the rest of the world views Haiti," he says in a post to a closed Facebook group that keeps alumni of Elevate Haiti in touch with each other, with their Haitian non-profit partners, and in the know about Haitian news.
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I have taken off-duty cops, Hollywood talent agents, students, yoga teachers, financial executives, and countless others to Haiti through the years. All races, genders, ages. People ranging from the age of 15 to 78 have participated. We've had people sell their plasma to be able to participate in helping others.
What do they all have in common? From my perspective -- these people are "the helpers" that Fred Rogers says to look for. These are the folks that take Dr. King's quote "injustice anywhere is a threat to justice everywhere" to heart. These are the folks that are taking action and making a difference, in any small way they can, in local and global communities alike.
Andrea Atkinson develops Elevate Destinations' urgent service travel programs. Andrea is a sustainability professional specializing in community engagement at a local and global level.
 

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Prensa haitiana lamenta muerte de periodista por arma de fuego

La prensa de Haití lamentó hoy la muerte del corresponsal de una radioemisora nacional en el norte del país, tres días después de ser baleado.

El periodista Pierre-Richard Alexandre, de 40 años, fue herido de bala en el abdomen la noche del pasado viernes cerca de su vivienda en Saint Marc, 96 kilómetros al norte de Puerto Príncipe, y fue sometido a una operación en un hospital de la misma localidad donde falleció la madrugada del lunes pasado.
"Radio Kiskeya recibió como un golpe terrible la noticia de la muerte de Pierre-Richard, para la que trabajó como corresponsal en Saint Marc (departamento del Artibonite) durante diez años", señaló la emisora.
Según la estación, Alexandre murió pese a que parecía ser capaz de recuperarse tras un diagnóstico médico optimista que en algún momento lo puso "fuera de peligro".
El periodista fue herido por una persona identificada como Baudelaire Augustin, quien fue puesto bajo custodia policial y su arma confiscada por las autoridades.
Según testimonios citados por la prensa local, la víctima fue alcanzada a pocos metros de su vivienda cuando varios disparos fueron hechos en un lugar cercano.
En Francia, la organización Reporteros Sin Fronteras (RSF) señaló este martes que espera conocer lo antes posible los motivos que llevaron al victimario a abrir fuego contra Alexandre, al tiempo que expresó su pesar a la familia del corresponsal que tenía esposa y dos hijos.
"Es necesario que las autoridades determinen si la muerte de Alexandre está relacionada a sus actividades en la prensa", dijo RSF citada por medios haitianos.
La organización agregó que en todo caso, la seguridad de los periodistas sigue siendo una preocupación y un problema recurrente en Haití, a pesar de que ha habido notables avances en este país en comparación con años anteriores.
Según RSF, Haití se ubicó en la última clasificación mundial de la libertad de información en el puesto 49 de 179 países.
Hace dos semanas, el periodista Frantz H. Délice y un equipo de TéléGinen fueron agredidos por seguidores del ex presidente Jean Bertrand Aristide, luego de que este testificara en un juzgado de la capital haitiana en torno a la muerte de otro periodista en abril del año 2000.
El ataque provocó el repudio de la Asociación Nacional de Medios de Haití (ANMH), que se manifestó "conmocionada y consternada" por el hecho,al tiempo que deploró "esta actitud de intolerancia" con la prensa haitiana.
En marzo pasado, el periodista y político Georges Henry Honorat, de 56 años, fue acribillado cerca de su residencia en Delmas 31, un barrio de clase media en la capital haitiana, luego de ser interceptado por dos individuos en una motocicleta.
Honorat, que al momento de su muerte era asesor del actual primer ministro Laurent Lamothe, fue por algún tiempo responsable del semanario Haiti Progrès.
Desde el año 2000, más de una docena de periodistas han sido asesinados en Haití, incluyendo al español Ricardo Ortega, enviado especial de Antena 3, quien también murió por disparos de un arma de fuego en marzo del 2004.
Entre los casos más renombrados están el asesinato del periodista Jean Dominique, ocurrido el 3 de abril del 2000.
http://spanish.peopledaily.com.cn/31617/8253662.html

Destacan profunda huella haitiana en literatura de Cuba


La Habana, 21 may (PL) Haití y su cultura son como una fiebre que ha contagiado a varias generaciones de artistas cubanos, en especial a los escritores seducidos por la magia del reino de este mundo.
Escrito por Charly Morales Valido   
Gilberto PadillaVer imágenes en FotosPL
Desde que Alejo Carpentier publicara en 1949 la noveleta sobre Ti Noel y el licántropo Makandal, múltiples autores han sucumbido a la cultura que inspiró esa obra imprescindible para conocer el Caribe.
Entre ellos destacó el Enrique Serpa, cuyo cuaderno La mirada nómada permanece increíblemente inédito pese a constituir un testimonio que expresa la mezcla de fascinación y repulsa que suele provocar Haití.
Con una variedad estilística que discurre del diario intimista a la crónica de revista o la bitácora de viajes, Serpa describe al espacio haitiano como una realidad femenina a penetrar.
Gilberto Padilla, especialista en la obra de Serpa, asegura que el autor de Contrabando quedó fascinado por el mundo metafísico que le abrieron sus amigos haitianos, con fenómenos como el vudú.
Quizás sea que el Caribe desorbita los sentidos, y para encontrar un rumbo es preciso el sextante elegido como símbolo del coloquio sobre diversidad cultura que sesiona en la Casa de las Américas.
A pocos pasos del mar que baña y nombra la región, este evento dedicado al poeta martiniqueño Edouard Glissant (1928-2012) atrajo a expertos de Aruba, Haití, República Dominicana, Trinidad y Tobago, Colombia, Nicaragua, Ecuador, Brasil, Francia, entre otros.
El evento sirvió, además, para celebrar en Cuba el Día Mundial de la Diversidad Cultural para el Diálogo y el Desarrollo, adoptado en diciembre de 2002 por la Asamblea General de Naciones Unidas.
http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&task=view&idioma=1&id=1434651&Itemid=1

Dos mil 106 haitianos ilegales llegaron a Brasil vía Perú en los últimos 4 meses


Tráfico de personasMafiosos les ofrecen 'viaje seguro' por 5 mil dólares. Los trasladan por tierra de Tumbes a Lima y luego los llevan por Madre de Dios y Loreto al vecino país. En lo que va del 2013 la PNP ha detenido a 679 ilegales. 

Ernesto Guerrero L.
Los traficantes de personas que ingresan de manera ilegal a Brasil vienen operando intensamente desde hace tres años en el Perú. Cientos de ciudadanos de la República de Haití, agobiados por la pobreza extrema que afecta ese pequeño archipiélago ubicado en el mar de las Antillas, recorren clandestinamente nuestro país guiados por mafiosos internacionales que les cobran hasta 5 mil dólares para llevarlos a territorio brasileño en busca de mejor fortuna.
Los nuevos ‘coyotes’ que lucran con la desgracia ajena desarrollan oleajes migratorios por tierra, siguiendo dos rutas establecidas. Ante el menor indicio de una posible intervención de las autoridades, abandonan a sus ‘protegidos’ y desaparecen.
Según la Policía, entre enero y abril del 2013 fueron detenidos en el Perú 679 haitianos que ingresaron con documentos falsos por la frontera norte. A todos se les ha abierto procesos penales y ahora, con orden de comparecencia, deambulan en diversas ciudades.
Durante el mismo periodo –de acuerdo con cifras oficiales reveladas por las autoridades de Brasil—, otros 2.106 ilegales de la misma nacionalidad consiguieron acceder a ese país amazónico procedentes de territorio peruano.
Indagaciones de la Organización Internacional para Migrantes (OIM) –que nuestro país integra con otros 141 estados– dan cuenta de que las mafias involucradas en el tráfico de ciudadanos haitianos tienen ramificaciones en Haití, Ecuador, Perú, Bolivia, Colombia y Brasil.
Ello fue corroborado por la Dirección General de Migraciones y Naturalización (Digemin). Portavoces de ese organismo dependiente del Ministerio del Interior explicaron que este problema surgió a principios del 2010, como resultado de la hambruna generada por el terremoto que devastó Haití el 12 de enero de dicho año.
El número de haitianos de tránsito en el Perú –precisaron– se incrementó de 162 registrados en el 2010 a 2.253 en el 2012. Por esta razón, a través del Decreto Supremo 001-2012-RE, el gobierno resolvió exigir a los ciudadanos de esa nación visas especiales  para acceder a nuestro territorio. Sin embargo, ello no ha sido suficiente.
Rutas del mal
Se sabe que los 'coyotes' captan a sus 'clientes' en las ciudades de Aquín, Cap-Haitien, Dame-Marie, Petionville, Saint-Louis Du Nort y Jamil, que son las zonas más deprimidas de Haiti. 
Por un pago único de 5.000 dólares les ofrecen traslado seguro y puestos de trabajo rentables en campos agrícolas, así como en empresas constructoras que realizan modernas edificaciones para desarrollar el mundial de fútbol del 2014  y las olimpiadas de Río de Janeiro del 2016.
Los migrantes parten por vía aérea desde Puerto Príncipe, capital de Haití, hacia Ecuador, donde no les exigen visa. Allí reciben documentación falsa para iniciar su recorrido por territorio peruano. Cruzan la frontera por Tumbes y en buses son desplazados a Lima vía  Piura, Lambayeque, La Libertad y Áncash.
Desde la capital, según la policía, siguen dos rutas distintas. Una por el sur oriente, que incluye Puerto Maldonado, Iberia, Iñapari (Madre de Dios) y  Brasil por el Estado de Acre. 
La ruta alterna es por el nororiente, a través de Maynas (Loreto), para ingresar a la nación brasileña por la frontera tripartita compartida por Brasil, Colombia y Perú.
http://www.larepublica.pe/21-05-2013/2106-haitianos-ilegales-llegaron-brasil-peru-en-los-ultimos-4-meses

HAITI, UNE TERRE DEFIGUREE


HAÏTI - Jour 1: Rendez-vous à 7h00, décollage à 8h00 du matin à la base des Nations Unies à Port-au-Prince. Ensuite, le survol en hélicoptère vers le Sud d'Haïti. Une expérience passionnante surtout par rapport à tout ce que j'ai pu entendre concernant les problèmes de déforestation et d'érosion dont souffre le pays.
Vu d'hélico, c'est criant. Je pensais que tout cela était exagéré mais c'est une réalité pénible à observer: ces sols sont raclés, comme rasés, les éléments vitaux s'échappent par écoulement, la terre part dans la mer...C'est une terre défigurée. Du coup, j'ai plein de questions à poser quand je visiterai le projet de reforestation, demain, à Aquin. Je n'ai pas la réponse mais certainement les questions!

Arrivés aux Cayes, nous allons à la rencontre de jeunes impliqués dans un projet communautaire supervisé par le PNUD. Ils écrivent et jouent des textes autour des thèmes de la violence quotidienne, de la violence sexuelle ou des enfants en domesticité, qu'on appelle ici les "restaveks". C'était passionnant. J'ai compris que leurs textes étaient basés sur des expériences personnelles, vécues. Avec ce projet, ils souhaitent éveiller le public, créer une prise de conscience que ces maux ne sont pas inévitables, comme beaucoup le pensent ici.


C'était une expérience forte.
Nous avons eu ensuite des échanges simples mais étonnants. Les questions fusaient sur l'écriture, le temps de répétition et bien d'autres détails sur le métier d'acteur. L'échange a été si intense et long que j'ai du coup été amené à réviser moi-même certaines notions du théâtre! Finalement, j'étais le public et eux les performers. Et quels performers: drôles, chaleureux, excités, enthousiastes...

Après un pique-nique très animé avec les jeunes, j'ai rencontré cet agronome propriétaire du parc botanique des Cayes. Il a ce projet magnifique de remplir ses huit hectares de terre avec toutes les espèces endémiques d'Haïti. Son but: provoquer une réflexion sur la culture des plantes médicinales et reproduire les gestes agricoles traditionnels abandonnés. Je suis passionné de botanique, et sa mission éducative, scientifique mais aussi purement esthétique me plaît.
Aujourd'hui, mon premier jour sur le terrain, j'ai été au contact d'une population certes parfois dépourvue de moyens mais dynamique. Le peuple haïtien a quelque chose d'incroyablement énergisant. Pour les Français, tout est toujours blanc ou noir. Haïti est vue comme un fait résolu, on l'oublie, ou alors une catastrophe absolue. Mais en fait, ici, c'est beaucoup plus subtil que ça...


Haïti: "L'écologie, c'est mon champ d'action"

Jour 2: Ce matin, départ à 8h30 pour un projet de reforestation à Renaud, dans le Sud. L'écologie, c'est mon champ d'action... j'ai été longtemps militant écologiste. Alors il était très intéressant pour moi de visiter ce projet de "gestion des bassins versants Sud" administré par le PNUD. D'une portée à la fois écologique et socio-économique, ce programme consiste à faire replanter de jeunes arbres à de petits propriétaires terriens. À long terme, cela facilitera le reboisement des montagnes qui sont complètement pelées. Mais ce qui est positif, c'est que cela responsabilise les propriétaires et valorise leurs terres puisqu'ils peuvent ainsi planter des pousses de caféier à l'ombre des jeunes arbres.
© Igor Rugwiza, MINUSTAH



J'ai été touché par la participation importante des femmes dans la protection de leur environnement. Dans une zone très sèche du Sud, j'ai vu le fruit du travail d'une association de femmes, un projet bien organisé. La pépinière de "Tête Létang" comprend 200.000 plantules qui, à long terme, peuvent déboucher sur la commercialisation des pousses et apporter ainsi une manne financière à ces femmes. Là, j'ai symboliquement replanté des arbres dans des godets...ce que je fais depuis l'âge de 14 ans! J'ai une maison à la campagne, en Bourgogne, et, contrairement à ce que l'on pense, j'aime avoir les pieds dans la terre plutôt que dans les soirées mondaines.
Ici, ce qui me passionne, c'est l'énergie...les gens travaillent dur ici. Je dois dire que c'est l'un des voyages les plus passionnants de ma vie. Chaque jour me surprend davantage!
Ce soir, à Cité Soleil, nous avons été accueillis par le bataillon brésilien Brabat de la MINUSTAH. Il s'apprêtait à donner un spectacle préparé pour les enfants de Cité Soleil dans leur amphithéâtre de la Place de la fierté. Après un dîner à la cantine des Casques bleus, le spectacle a commencé: de la musique brésilienne puis des démonstrations de capoeira avec les soldats brésiliens et les enfants, ce qui était absolument génial. Ils organisent ce genre d'événement régulièrement pour les enfants et les adultes de Cité Soleil. Et puis, après un spectacle de danse traditionnelle, je suis venu présenter un film pour les enfants, "Sur la piste du Marsupilam". Le propos était de présenter un divertissement qui a marché très fort en France. Je me dis souvent qu'on ne sait jamais quelle graine on va semer. Il y a toujours des enfants qui vont être touchés par quelque chose, qui vont découvrir le cinéma...il faut toujours se dire qu'on sème à tout vent en espérant que des graines germeront.

© Igor Rugwiza, MINUSTAH
J'ai envie de revenir à Cité Soleil, c'est ma pensée ce soir... J'ai appris aujourd'hui sur l'existence récente du bidonville, liée à des conditions très spécifiques historiques et économiques. Et puis il y a eu des accroches journalistiques très spectaculaires sur ce quartier de la capitale comme étant "l'endroit le plus dangereux de la planète", etc. Mais je pense qu'il faut savoir déchiffrer, ne pas s'arrêter à un slogan, poser des questions.

Si, un jour, je devais participer à un projet d'aide à Haïti, il serait fondamental de connaître la carte complète du pays. J'ai plein de questions à poser: dans la rue, je me demande comment les gens se débrouillent pour acheter à manger, quel job ils font...Il y a une grande dignité dans le peu de moyens que l'on rencontre dans la ville, mais à Cité Soleil on est face à une situation qui suscite de multiples interrogations.
Je crois que ce voyage va déclencher quelque chose en moi. J'ai bien compris qu'il faut savoir où l'on met les pieds, savoir ce que l'on porte et aider dans le bon sens. Je n'ai finalement jamais été sur le terrain comme ça, avec des organisations, de façon aussi longue. Tout cela fait énormément réfléchir...

http://www.huffingtonpost.fr/lambert-wilson/lambert-wilson-haiti-onu-ecologie_b_3311921.html

mercredi 15 mai 2013

Haïti-Parlement : Cinq lois votées à la Chambre basse, pendant la première session ordinaire de 2013


L’Assemblée nationale, en séance ordinaire, a clôturé le lundi 13 mai la première session ordinaire de la 49e législature pour l’année 2013, a observé Haïti Press network. 
Alors que les députés s’apprêtaient à partir en vacance, le deuxième lundi du mois de mai en cours, le président de l’Assemblée nationale, Simon Dieuseul Desras, a dressé un bilan peu satisfaisant pour la première session ordinaire de l’année législative 2013.
« De janvier à mai, les députés, qui siègent par session, ont voté cinq lois, ratifié trois instruments internationaux, déposé onze propositions de loi, formé trois commissions et réalisé deux séances de questionnement du gouvernement, sur un total de vingt séances plénières », a précisé le sénateur Desras.
Presque même réalité au Sénat qui siège en permanence lui-même.
« Pour la même période, les sénateurs, eux, ont voté quatre lois, adopté quatre résolutions, ratifié quatre instruments internationaux et déposé trois propositions de loi », a souligné, par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale, Simon Dieuseul Desras.
L’heure n’est pas au bilan mais à l’évaluation des travaux réalisés pendant la première session ordinaire de l’année législative.
Ainsi, des parlementaires (sénateurs et députés) ont réagi en marge de la séance clôturant la session, à partir de laquelle les députés partent en vacance jusqu’au deuxième lundi de juin, suivant la loi.
« Je ne suis pas satisfait du bilan des travaux des députés. Nous pourrions faire mieux, mais […] », a réagi le député Ronald Larêche.
Pour lui, le maigre bilan de la Chambre basse est dû au manque de dynamisme du bureau et au manque de responsabilité de ses collègues.
« Je crois que la situation : le manque de dynamisme des uns, l’irresponsabilité des autres doit être corrigé à la Chambre des députés dès la rentrée de la deuxième session, en juin », a souhaité Ronald Larêche.
Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé, lui aussi, a déploré le manque de productivité de la 49e législature pour la première session ordinaire de l’année législative en cours.
« C’est l’Exécutif qui est à la base de ce maigre bilan des députés, a indexé le sénateur Bien-Aimé, qui a témoigné, lui aussi, son insatisfaction par rapport au travail des députés. Le pouvoir exécutif a toujours trouvé un moyen pour diviser les députés sur des dossiers spécifiques. »
D’autres parlementaires, dont les présidents des deux chambres du Parlement ont, eux aussi, témoigné leur insatisfaction devant le travail des députés pour cette première session. 
Sylvestre Fils Dorcilus
sylvestref.d@hpnhaiti.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Twitter : @hpnhaiti / @sfdorcilus
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/nouvelles/haiti-parlement/9436-haiti-parlement-cinq-loi-votees-a-la-chambre-basse-pendant-la-premiere-session-ordinaire-de-2013

Haïti : Martelly entend s’attaquer à la faim à travers des projets sociaux et la création d’emplois


P-au-P, 14 mai 2013[AlterPresse] ---- Le président Michel Martelly réitère sa volonté de s’attaquer à la faim en poursuivant la mise en œuvre de projets sociaux et la création d’emplois par des investissements, lors d’un discours prononcé à l’occasion de la célébration de ses deux ans au pouvoir (14 mai 2011-14 mai 2013).
Accompagner les personnes nécessiteuses à travers des cantines populaires et des projets sociaux comme « Ede Pep » (Aider le peuple) peuvent contribuer à améliorer la situation de la population à court terme, avance le chef de l’Etat accompagné de son épouse, Sophia Saint-Rémy Martelly et du premier ministre, Laurent Salvador Lamothe.
La célébration du deuxième anniversaire de l’arrivée de Martelly au pouvoir se déroule dans une atmosphère de campagne électorale. De nombreux parlementaires proches du pouvoir ont pris la parole pour applaudir les actions du président.
Pour diminuer la pauvreté à travers le pays, le président appelle les détenteurs de capitaux à investir en vue de contribuer à aider les plus pauvres.
Martelly annonce que le programme gouvernemental Aba Grangou va encourager la relance agricole par l’achat de produits locaux par l’Etat.
Actuellement, 140 communes du pays sont en situation de malnutrition sévère, rapporte le bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) dans un récent bulletin.
Le chef de l’État évoque également la situation de l’environnement et appelle la population à réduire la coupe d’arbres à travers le pays.
La couverture forestière est comprise entre 1 et 2 %. Aucune mesure concrète n’est prise contre le phénomène de déboisement accéléré aux fins de fabrication de charbon de bois.
Lors de son discours traditionnel du jour de l’an (le 1er janvier 2013), le président avait décrété l’année 2013 "année de l’environnement".
Mais, aucune mesure n’a été annoncée à propos de la mauvaise gestion de l’eau, la disparition des rares forêts et le risque de disparition de plusieurs sites naturels.
Martelly promet la multiplication de centres de formation professionnelle pouvant faciliter l’accès des jeunes à l’emploi.
L’accès de la population à une électricité de qualité et à meilleur prix, le renforcement des institutions notamment électorales pour l’avancement de la démocratie figurent parmi les objectifs que le chef de l’Etat dit vouloir atteindre.
« Nous ne sommes pas en guerre, nous faisons la guerre à nous-mêmes », déplore Martelly prônant le dialogue et la mise à l’écart de la division.
Ces paroles tranchent avec l’attitude arrogante affichée en maintes occasions par le président, qui ne cache pas son hostilité à toute voix critique sur le mode de gestion gouvernementale. Une tendance de Martelly à l’autoritarisme et au pouvoir personnel ont souvent été dénoncées durant les 24 derniers mois.
Des soupcons persistent également quant à une tendance du chef de l’Exécutif à effectuer une mainmise sur les institutions et pouvoirs d’État. [emb apr 14/05/2013 18 : 55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14552

Haïti- Ede Pèp : Assistance sociale de spectacle à effet pervers

Perspectives, Martelly, deux ans
Par Edner Fils Décime
P-au-P, 14 mai 2013 [AlterPresse] --- Au moment où Joseph Michel Martelly célèbre, non sans faste, ses deux ans d’accession à la présidence d’Haiti, le bilan en termes d’assistance sociale n’est pas très reluisant, observe lagence en ligne AlterPresse.
Son programme « Ede Pèp » n’a pas su réduire les conditions de pauvreté extrême, qui touche les classes appauvries du pays et entraine une série de perversions, dont des réflexes assistancialiste et clientéliste.
Même le document « stratégie nationale d’assistance sociale » présente des ambigüités voire des contradictions.
Nommé tantôt « programme » tantôt « stratégie », Ede Pèp semble avoir été conçu « comme un ensemble d’interventions publiques qui fournissent une assistance sociale à la population vulnérable vivant dans la pauvreté extrême tout au long de leur cycle de vie ».
Ce programme ou cette stratégie ne prévoit-il/elle pas de changement dans les conditions de vie de cette « population vulnérable », puisqu’il/elle compte toujours les assister ?
Le document présentant « Ede pèp » indique que ce sont les programmes basés sur le transfert de Cash qui sont compris dans le « volet structurant assistance sociale ».
Ce sont « ti manman cheri, kore etidyan, pansyon ti granmoun, kore andikape, bon solidarite ».
Il est calqué sur le modèle des programmes de transfert monétaire conditionnel, très répandus dans certains pays d’Amérique Latine.
Fidéliser la clientèle politique, paternalisme
ces programmes sociaux veulent « assurer une clientèle politique au pouvoir », considère plutôt Camille Chalmers, professeur de politiques sociales à la Faculté des sciences humaines (Fasch) de l’Université d’État d’Haïti (Ueh), qui refuse de les considérer comme de l’assistance sociale.
« Ce n’est pas, par hasard, qu’une grande partie de ces programmes vise la clientèle des bidonvilles, généralement capable de tapage dans des conflits politiques urbains. Pourtant, les sections communales, où l’on rencontre davantage de personnes appauvries, de personnes mal nourries, ne sont pas les premières bénéficiaires », explique Chalmers.
De surcroît, l’intitulé des programmes traduit « paternalisme et assistancialisme ».
Ce serait la première fois que le peuple haïtien est aidé par un gouvernemen, disent, par exemple, des banderoles.
« C’est extrêmement grave. Un gouvernement n’est pas mis en place pour faire la charité au peuple. L’État a la responsabilité et l’obligation de répondre aux besoins de la population et de créer un environnement propice à la résolution des problèmes », soutient le professeur Chalmers.
Pour beaucoup, le discours, tenu par le gouvernement autour de « Ede pèp », est empreint d’une vision d’un « État paternaliste, papa bon cœur ».
Aussi, pour un jeune étudiant en service social à la Fasch, « Ede pèp », depuis son lancement, « est-ce une stratégie du pouvoir pour renforcer des rapports de dépendance ».
En décembre 2012, dans une position collective, des organisations universitaires ont estimé combien le programme « Kore etidyan » est une « utilisation populiste du droit des étudiants et des étudiantes à bénéficier d’une allocation légale de l’État, dont ils sont des boursiers ».
Ces organisations, dont l’Asosyasyon Kominikatè ak Kominikatèz Popilè (AKP), ont plutôt réclamé « un cadre légal de compléments de bourses, en lieu et place de cette allocation empreinte de bienfaisance et d’assistantialisme ».
Ambiguïtés, contradictions
« L’objectif d’Ede pèp est de protéger, tout au long de son cycle de vie, à court et à moyen terme, la population vulnérable vivant en pauvreté extrême, afin d’assurer, à long terme, l’investissement dans son capital humain et lui offrir des opportunités pour sortir de la condition de pauvreté extrême », lit-on dans le document de présentation.
Sachant qu’un programme d’assistance sociale est ponctuel, donc « agit dans l’immédiateté », il parait soupçonneux que les concepteurs évoquent une protection « tout au long du cycle de vie » des bénéficiaires.
Faut-il comprendre qu’en réalité ces communautés ne sortiront jamais de leur situation ?
Cela signifie-t-il que, dès le départ, le programme veut s’écarter de ce qu’est en réalité l’assistance sociale ?
Dans le document « stratégie nationale d’assistance sociale », on se retrouve aux prises avec des confusions conceptuelles.
Assistance sociale ou protection sociale ? Programme ou stratégie ? Immédiateté, ponctualité ou permanence assistancielle ?
Dans quelle mesure « ti manman cheri » est un « programme de protection sociale », alors qu’il est basé uniquement sur le transfert conditionnel de cash ? La protection sociale faisant sienne le principe de contribution/rétribution.
Les perversions
Les niveaux de transferts sont extrêmement faibles dans ces programmes sociaux du gouvernement.
A travers « Ti manman cheri », sont ciblés des ménages vulnérables comprenant une mère, dont 1 enfant, au moins, est scolarisé. Comme subside, la mère peut recevoir 400.00, 600.00 et 800.00 gourdes (US$ 1.00 = 44.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui), respectivement, si elle a 1, 2 et 3 enfants.
Chalmers se demande si, en quelque sorte, ce n’est pas « encourager des femmes appauvries à avoir davantage d’enfants, puisque celles qui n’ont qu’un enfant ne reçoivent que 400.00 gourdes, une somme qui ne peut pas nourrir leur ménage ».
Pour Ede pèp, le ménage est « l’espace d’intervention » fondamental.
« Pansyon ti granmoun », « Kore andikape », qui permettent à un ménage d’obtenir 400.00 gourdes de subvention par mois, peuvent-ils être considérés comme une révolution dans le pays, comme veut le faire croire le premier ministre Laurent Lamothe ?
Pour Camille Chalmers, ces programmes pervertissent la logique correcte de l’assistance sociale et favorisent des pratiques clientélistes.
Le professeur se réfère à ce qu’il appelle « la gestion fantaisiste de ces programmes ».
En deux ans de Martelly au pouvoir, malgré tout le discours de changement et de progrès du gouvernement, 70% environ de la population continue à végéter dans la misère, 140 communes sont en situation d’insécurité alimentaire et la gourde connait (en 2013) une dépréciation de 8% par rapport au dollar américain (niveau jamais atteint depuis 2005).
Alors, que doit demander la population-spectatrice aux acteurs, actrices et promoteurs du spectacle ? [efd kft gp apr 14/05/2013 13 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14545