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mardi 11 mai 2010

Un groupe de travail sur les élections a été mis en place

Les élections étaient au centre des discussions lors d'une rencontre entre les membres du gouvernement haïtien et la communauté internationale. Cette rencontre qui était considérée comme étant la première réunion du Groupe de travail sur les élections a permis aux membres du gouvernement et la communauté internationale d'étudier la faisabilité des élections avant la fin de l'année.
Ce Groupe de Travail composé de représentants du Gouvernement haïtien, de la Communauté des Caraïbes, de l'Organisation des Etats Américains, de l'Union Européenne, des Nations Unies, du Brésil, du Canada, et des Etats-Unis, a été créé en vue de coordonner l'appui international au Gouvernement haïtien dans la préparation des prochaines élections.
« Lors de cette première réunion, co-présidée par Le chef de l'État haïtien René Préval et le Représentant spécial des Nations Unies Edmond Mulet, le Groupe de Travail a discuté des étapes devant conduire à l'organisation des prochaines élections, selon les paramètres constitutionnels », informe la mission onusienne, dans un communiqué.
Selon la Minustah de nombreux problèmes liés à l'organisation des élections après le tremblement de terre, ont été soulevés, notamment, l'enregistrement des électeurs et la mise à jour des listes électorales.
« Les membres du Groupe de travail ont offert tout l'appui technique, logistique et matériel nécessaire au Gouvernement haïtien dans la préparation des prochaines élections et ainsi favoriser la participation du plus grand nombre dans des élections crédibles et transparentes », précise le communiqué rendu public hier lundi par la Minustah.
EJ/Radio Métropole Haiti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17699

L'opposition et Lavalas s'unissent contre Préval

Des chefs de file du mouvement lavalas dont René Civil, Ansyto Félix et Jacques Mathelier ainsi que des personnalités ayant pris part au mouvement GNB dont Hervé Saint-Hilus, Evans Paul et Serge Gilles ont participé à la manifestation anti Préval d'hier. M. Saint-Hilus a assuré que les rencontres entre les dirigeants de l'opposition et les lavalasiens se poursuivront en vue de définir de nouvelles stratégies dans le mouvement.
Les dirigeants de l'opposition réclament désormais le retour au pays de Jean Bertrand Aristide. Turbeb Delpé soutient que la délivrance d'un passeport à l'ex président lavalas est l'une des principales revendications des manifestants.
Les deux groupes composant l'alliance ont mis l'accent sur les revendications qui leur sont prioritaires. Les manifestants lavalas indiquaient que le départ de Préval est important puisqu'il facilitera le retour d'Aristide. Le départ du chef de l'Etat est réclamé à cor et à cri par les manifestants qui disent craindre une nouvelle dictature.
Serge Gilles, ex sénateur et chef de file de la Fusion a également battu le pavé le 10 mai pour réclamer le départ de Préval. Il soutient que les dérives enregistrées ces dernières semaines sont de nature à préparer l'avènement d'un dictateur.
M. Gilles, Evans Paul et les autres dirigeants des partis politiques affirment que la mobilisation devra s'amplifier jusqu'au départ du président Préval.
L'alliance entre l'opposition et une fraction de lavalas est confirmée par René Civil qui dit avoir été l'objet de menaces. René Civil et les leaders de l'opposition condamnent la loi d'urgence, La prorogation du mandat du chef de l'Etat et les tentatives de formation d'une assemblée constituante.
LLM / Radio Métropole Haïti
 http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17702

Le groupe minoritaire manifeste bruyamment son opposition

La séance en assemblée plénière ayant permis le vote de l'article 232 de la loi électorale a été houleuse et bruyante au sénat. Deux des chefs de file du groupe minoritaire, Youri Latortue et Evalière Beauplan, ont vainement tenté de provoquer le report de la séance consacrée au vote du document. Le sénateur Latortue avait a plusieurs reprises invité ses collègues à accepter le dépôt de la loi et reporter de 72 heures le vote de celle-ci.
Les répliques des sénateurs Carlos Lebon, Rudy Heriveaux et Anacacis Jean Hector rappelant que la pratique parlementaire a consacré la formule dépôt et vote d'une loi ont été récusés par le sénateur Latortue. Le leader de AAA a soutenu que lorsqu'il s'agit d'un rappel aux règlements il revient au président du sénat de trancher.
Au moment de se prononcer le président du grand corps Kelly Bastien a rejeté l'argumentaire du groupe minoritaire expliquant que la procédure en question s'inscrit dans le cadre d'une navette parlementaire. Il a fait valoir que le document a été transmis par la chambre basse et non déposé par l'exécutif.
Les sénateurs du groupe minoritaire, dont Youri Latortue, Evalière Beauplan, Willy Jean Baptiste et Edmonde S. Beauzile, ont bruyamment exprimé leur mécontentement. Une manifestation anti Kelly Bastien a été réalisée durant le vote. " Kelly sousou Kelly conzé", scandaient ces législateurs qui ont tenté d'empêcher le vote.
Surpris mais non perturbé le président du sénat et les sénateurs majoritaires ont poursuivi la séance qui a permis l'adoption du document.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17701

Importante manifestation anti gouvernementale à Port-au-Prince

La capitale haïtienne a enregistré hier lundi la première manifestation importante de l'opposition dans le cadre du mouvement de protestation contre le président Préval. Plusieurs milliers de personnes selon les organisateurs, avaient pris part à cette manifestation débutée dans des endroits différents. Partis de Saint Jean Bosco, Bel Air et Carrefour feuilles, les manifestants ont défilé dans certains quartiers populeux dont Delmas 2 afin de converger vers le Palais national.
Préval doit partir pour qu'Aristide puisse revenir scandaient les manifestants qui ont réussi a franchir le périmètre de sécurité mis en place aux abords du palais. Les participants à la manifestation ont réclamé le départ du président Préval, le retrait de la loi d'urgence, le retour de Jean Bertrand Aristide et le renvoi du CEP.
Au moment ou les manifestants ont franchi le périmètre de sécurité aux abords du Palais National un accrochage a eu lieu entre forces de l'ordre et manifestants. Des coups de feu ont été tirés et les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui faisaient montre de détermination jusqu'à midi 30.
Plusieurs manifestants ont profité de l'occasion pour braquer des riverains et passants. Ces manifestants ont emporté téléphones cellulaires, bijoux et argent a la rue capois et au champ de mars. Plusieurs propriétaires ont dû fermer précipitamment leur entreprises pour éviter les cambrioleurs.
En fin de journée le porte parole de la police, Frantz Lerebours, avait indiqué que 7 personnes pris en flagrant délit de cambriolage ont été appréhendées.
LLM /Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17700
Commentaires:
Verra-t-on revenir les 20.000 marines qui avaient débarqué et foulé le sol d'Haïti le 12 janvier?

Les Haïtiens craignent une dérive autoritaire


Malorie Beauchemin, La Presse (Port-au-Prince) Le Parlement haïtien a mis fin à ses travaux, hier, dans l'incertitude et la contestation. Dans la cacophonie, et sans l'opposition, le Sénat a adopté le critiqué projet de loi qui permet au président René Préval de prolonger son mandat, alors que dans la rue, des milliers d'Haïtiens manifestaient leur mécontentement.
«Préval sait très bien qu'il n'a pas le droit de violer la Constitution. Il voulait finir son mandat, mais il ne peut pas faire n'importe quoi», a lancé Joël Émile, furieux.
Conseiller spécial pour une organisation progressiste, il est venu dénoncer un président qu'il juge «à la solde des Blancs».

«Avec Préval, le chômage a augmenté, et plus de chômage veut dire plus de criminalité, plus de délinquance et plus de criminalité», a-t-il conclu.

Au son de la musique, les enfants ont brandi des affiches à l'effigie de l'ancien président haïtien, exilé depuis le coup d'État de 2004, sur lesquelles on peut lire: «Aristide, nous t'attendons».

«Nous voulons que Jean-Bertrand Aristide soit réadmis au pays, comme simple citoyen, pour qu'il participe à la reconstruction de son pays», explique Jean-Claude Pierre, croisé à quelques jets de pierre du Palais national en ruine, en face de la place du Champ-de-Mars, transformée depuis bientôt quatre mois en un immense camp de déplacés.

Il s'agissait de la plus grande importante manifestation depuis le séisme du 12 janvier, qui a ravagé le pays, tué près de 250 000 morts et laissé plus d'un million de personnes déplacées.

La police nationale haïtienne était aux aguets, et même l'armée américaine surveillait le déroulement des choses du haut des airs, en hélicoptère.

On rapporte quelques coups de feu tirés, tandis que les forces de l'ordre ont quant à elles lancé des gaz lacrymogènes afin de contrôler la foule.

Les opposants au président Préval lui reprochent de ne pas en faire assez depuis la catastrophe, et d'utiliser maintenant la crise pour se maintenir au pouvoir.

Pendant ce temps, au Sénat...

De l'autre côté de la ville, c'est en veston-cravate que les critiques se faisaient entendre. La dernière séance du Sénat haïtien a presque tourné à la foire d'empoigne, l'opposition ayant essayé de bloquer, ou du moins retarder, l'adoption du projet de loi prolongeant le mandat du président, en vain. Ces députés ont claqué la porte en signe de protestation.
Après avoir prolongé pour 18 mois l'état d'urgence décrété après le séisme, qui augmente les pouvoirs du président, les parlementaires ont accepté une prolongation du mandat du chef d'État, s'il était impossible de tenir des élections, comme prévu, en novembre prochain. La Constitution haïtienne prévoit que René Préval doit quitter ses fonctions en février prochain; avec cette modification, il a l'option de rester jusqu'en mai.
Les députés ne seront pas convoqués de nouveau avant la tenue du scrutin : l'opposition y voit une dérive autoritaire, dans un pays trop habitué aux dictatures.
«Pour la quatrième fois, le président Préval n'a pas su ou n'a pas voulu faire des élections à temps. Alors, nous laissons un vide derrière nous, soutient le député indépendant de Pétion Ville, Steven Benoît, farouche opposant au chef d'État. Il n'y a pas de Parlement, alors il n'y a pas de contrôle. À partir de maintenant, il fait ce qu'il veut. C'est dangereux, ça peut déboucher sur un début de dictature.»
«Maintenant il utilise la catastrophe pour rester au pouvoir le plus longtemps possible, ajoute M. Benoît. C'est l'histoire de tous les présidents haïtiens. Mais l'histoire retiendra aussi que chaque fois qu'un président essaie de rester au-delà de son mandat, il y a toujours eu un coup d'État. Il a toujours été obligé de partir, ce qui va arriver à Préval aussi.»
Selon lui, si les parlementaires ne peuvent plus contrôler les décisions du président, la population, elle, «veillera au grain».
«C'est pourquoi aujourd'hui, on a eu un début de manifestations. Ça va durer et le groupe va grossir au fur et à mesure. Il y aura de la violence et on ne sait quoi», conclut-il.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/11/01-4279197-les-haitiens-craignent-une-derive-autoritaire.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS2