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vendredi 12 mars 2010

Ban Ki-moon nomme un nouveau général brésilien à la tête de la MINUSTAH

Le Secrétaire général de l’ONU estime que Luiz Guilherme Paul Cruz a acquis sur le terrain l’expérience nécessaire pour prendre le commandement des casques bleus

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé jeudi la nomination du général brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz au poste de commandant de la force militaire de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), en remplacement de son compatriote Floriano Peixoto Vieira Neto.
Dans un communiqué, M. Ban a félicité le général Peixoto pour "le travail et le professionnalisme" ayant marqué son passage à la tête des casques bleus.
L’ONU soutient que, pour sa part, le nouveau commandant Paul Cruz, né en 1957, a montré "sa capacité à diriger et une expérience opérationnelle" en exerçant ses responsabilités au sein de la MINUSTAH.
Nommé en 2008 à la tête du bataillon brésilien de la force onusienne, il avait été promu général vers la même période.
Luiz Guilherme Paul Cruz, qui avait intégré l’armée brésilienne en 1972, a aussi dirigé le bataillon de police militaire de Brasilia entre 2002 et 2003 avant de devenir commandant de la 5ème brigade blindée. Ce poste était le dernier qu’il avait occupé au Brésil jusqu’à son départ pour Haïti.
La MINUSTAH a vu ses effectifs militaires et policiers augmenter pour passer respectivement à 8.940 soldats et 3.711 policiers internationaux afin de pouvoir gérer l’urgence et porter secours aux populations vulnérables après le violent séisme ayant frappé Haïti le 12 janvier dernier.
Le dernier bilan officiel fait état d’au moins 220.000 décès, 300.000 blessés et plus d’un million de sinistrés.
Parmi les morts, figurent une centaine de responsables et employés civils et militaires de la mission onusienne durement éprouvée. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6629

Droits humains/corruption : rapport accablant de Washington pour le pouvoir politique,la police et la justice en Haïti

Publié au lendemain de la visite du Président Préval aux Etats-Unis, le rapport 2010 du Département d’Etat sur les droits humains juge inacceptable "l’impunité dont jouissent des représentants du pouvoir alors que leurs pratiques sont intimement liées à la corruption
La corruption au sein de la Police Nationale, des institutions judiciaires et politiques continue de représenter une menace pour le respect des droits humains en Haïti, une réalité en partie semblable à celle de la République Dominicaine, relève le Département d’Etat dans son rapport annuel sur les droits de l’homme rendu public jeudi à Washington.
Le rapport mondial dénonce notamment "l’incapacité" des autorités à organiser des élections législatives dans les délais constitutionnels, l’implication de membres de la PNH dans des assassinats et enlèvements, la surpopulation carcérale et les conditions sanitaires exécrables des prisons.
Le gouvernement américain indique que la corruption entraîne également des menaces et arrestations arbitraires ainsi que des détentions préventives prolongées avant le jugement des détenus, des pratiques qui tendent à s’amplifier en Haïti.
Plus loin, citant des rapports de la Banque Mondiale, le document souligne que "le grave problème de la corruption" qui touche l’Exécutif et le Parlement continue à sévir.
Il est parallèlement reproché aux autorités judiciaires d’affronter "sans efficacité" le phénomène qui gangrène les deux autres pouvoirs.
"Le gouvernement haïtien n’applique pas la loi de manière effective et ses représentants sont fréquemment impliqués dans des pratiques de corruption restées impunies", accuse le Département d’Etat.
La violence et la discrimination sociale contre les femmes, les abus sur mineurs, le trafic d’êtres humains et le manque d’implication concrète des droits des travailleurs sont également déplorés.
Enfin, le rapport 2010 des Etats-Unis sur les droits humains rappelle que les enlèvements contre rançon continuent à menacer la sécurité des citoyens, même si, en 2009, une "baisse substantielle" du kidnapping a été enregistrée. 66 cas ont été recensés au cours des dix premiers mois de l’année écoulée contre 263 en 2008, année au cours de laquelle les bandes criminelles étaient particulièrement actives.
Concernant la République Dominicaine, l’administration américaine dénonce la corruption au sein de la police et des pratiques condamnables des forces de sécurité allant d’assassinats à des actes de torture. Dans ce même panorama, figurent la discrimination et la violence exercées contre les femmes et les migrants haïtiens.
Ces derniers sont exclus à un point tel de la société que même les droits de leurs enfants nés sur le territoire dominicain ne sont pas reconnus, conclut le rapport.
Remis au Congrès, comme chaque année, le document offre un éclairage sur la situation des droits humains dans le monde en fonction de la grille d’analyse définie par les Etats-Unis. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6627

Haïti-Justice : Adoption d’enfants ou transaction ?

Le gouvernement entend sévir contre les parents complices mercredi 10 mars 2010
P-au-P, 10 mars 2010 [AlterPresse] --- Il y aura bientôt des sanctions contre les parents haïtiens qui se font complices du trafic de leurs enfants, annonce le secrétaire d’État à la justice, chargé des affaires pénales, Claudy Gassant.
Ex-commissaire du gouvernement, Gassant a été nommé par arrêté présidentiel sorti le 11 janvier dernier. Le séisme survenu le lendemain a empêché son entrée en fonction immédiate, a-t-il expliqué.
Tout en affirmant que l’adoption prend souvent la forme de transaction en Haïti, Gassant dit vouloir « prévenir les parents des sanctions qui les attendent », soulignant au passage que certains dossiers en cours aboutiront bientôt à une décision définitive.
Une affaire apparemment de trafics de 33 enfants haïtiens a impliqué 10 missionnaires américains, qui tentaient à la fin du mois de janvier de les amener aux États-Unis via la République Dominicaine. Neuf d’entre eux ont à ce jour été libérés.
Le nouveau secrétaire d’État aux affaires pénales se préoccupe également d’autres questions dont l’évasion de 6 000 détenus du Pénitencier national lors du séisme. Il n’existe encore aucun chiffre officiel précis sur le nombre qui aurait été appréhendé depuis.
Par ailleurs, tandis que la police est forcée de fonctionner avec un effectif réduit, les faiblesses du système judiciaire notamment la corruption et la détention préventive prolongée attendent encore des réponses appropriées.
« Nous avons déjà commencé à travailler pour donner des réponses rapides à certaines questions notamment la question des évadés et les dysfonctionnements bien connus du système judiciaire. Notre travail consiste à faire en sorte qu’il y ait une bonne administration de la justice, comme tout le monde l’a toujours souhaité, de faire en sorte qu’il y ait une harmonisation de l’action publique conduite par le ministre de la justice », signale Claudy Gassant.
Il dit vouloir enclencher un véritable « assainissement de la justice » en s’attaquant entre autres à la détention préventive.
« Notre constat c’est que c’est l’administration du système qui crée les problèmes. Notre rôle c’est d’intervenir dans l’animation, le contrôle des parquets et nous assurer que les magistrats font leur travail et que les dossiers suivent leur cours normalement sans que nous n’ayons à interférer dans les décisions de justice qui sont prises », souligne Claudy Gassant, qui aura également à s’assurer du respect des droits humains.
L’année 2010 s’annonçait, avant le tremblement de terre qui a entre autres totalement détruit le palais de justice, comme l’année des premières actions de la reforme judiciaire. Après le 12 janvier, des voix se sont élevées au sein de la société civile prônant une refondation de la justice. [kft gp apr 10/03/2010 00:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9337

500 000$ pour Haïti

lapresseaffaires.com La vaste collecte de fonds menée auprès des clients et des employés de la grande famille Metro inc., à la suite du tremblement de terre qui a frappé Haïti en début d'année, a permis d'amasser un demi-million de dollars.
La campagne s'est déroulée du 18 janvier au 10 février 2010 dans les magasins Metro, Metro Plus, Super C ainsi que dans les pharmacies Brunet et Brunet Plus du Québec.

Spectacles pour Haïti: plus de 20 millions $ amassés

La Presse Canadienne Toronto
Les spectacles-bénéfices diffusés vendredi au Canada afin de recueillir des dons pour Haïti ont permis d'amasser plus de 20,2 millions $.
Au Québec, 6,7 millions $ ont été amassés durant Ensemble pour Haïti, tandis que Canada For Haiti, émission diffusée dans le reste du pays, a permis de recueillir plus de 13,5 millions $.
Avec la contribution du gouvernement fédéral, ce sont donc plus de 40 millions $ qui ont été offerts à Haïti, frappé par un important tremblement de terre le 12 janvier.
Le spectacle au Québec, diffusé par Radio-Canada, TVA, TQS, Télé-Québec et plusieurs stations de radio, avait été l'initiative du chanteur Luck Mervil. Plusieurs artistes ont participé, notamment Jean-Pierre Ferland, Ariane Moffat, Daniel Boucher, Pierre Lapointe, Grégory Charles et Diane Dufresne.
Au Canada anglais, une moyenne de 2,4 millions de personnes ont regardé Canada For Haiti sur les ondes de CBC, CTV, Global, MTV, MuchMusic, Citytv et National Geographic Channel vendredi.
Plus de 6 millions de Canadiens ont regardé le spectacle-bénéfice en entier ou en partie.
Céline Dion, James Cameron, Michael J. Fox, Rachel McAdams et Nelly Furtado figuraient parmi les artistes invités à cette émission tantôt en direct, tantôt préenregistrée qui invitait les spectateurs à faire un don.
L'argent recueilli au Canada sera partagé entre plusieurs organisations, dont la Croix-Rouge canadienne, Care Canada, Free the Children, Oxfam Canada, Oxfam Québec, Plan Canada, Vision mondiale Canada et le CECI.
Lundi, dans un communiqué de presse, le président de Vision Mondiale Canada, Dave Toycen, a déclaré que son organisation était reconnaissante envers les Canadiens pour la générosité dont ils ont fait preuve durant Canada For Haiti et après le spectacle-bénéfice.
http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201001/25/01-942871-spectacles-pour-haiti-plus-de-20-millions-amasses.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4259737_article_POS1

Des vedettes canadiennes enregistrent une chanson pour Haïti

Publié le 11 mars 2010 à 16h57 |
Plusieurs vedettes de la musique canadienne s'associent pour venir en aide aux sinistrés du séisme en Haïti.
Avril Lavigne, Drake et Nelly Furtado comptent parmi les 57 artistes qui ont enregistré, ensemble, une version remasterisée de Wavin' Flag, de K'naan.
La chanson pourra être téléchargée dès jeudi soir.
Justin Bieber, Sam Roberts, Kardinal Offishall et Nikki Yanofsky se sont aussi joints à l'artiste hip hop torontois pour recréer sa chanson.
Le Canadien Bob Ezrin a agi comme réalisateur.
Les revenus seront divisés en parts égales entre Free the Children, War Child Canada et Vision mondiale Canada, au profit de leurs efforts de secours respectifs en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201003/11/01-4259737-des-vedettes-canadiennes-enregistrent-une-chanson-pour-haiti.php

Obama offre l'argent de son Nobel à 10 organisations

Agence France-Presse Washington
Le président américain Barack Obama a réparti la dotation de son prix Nobel de la paix entre 10 organisations oeuvrant en faveur des familles de militaires, d'Haïti ou encore de l'éducation des minorités défavorisées, a annoncé jeudi la Maison-Blanche.


Quatre mois après avoir reçu son prestigieux prix des mains du comité Nobel à Oslo, le président des États-Unis a tenu sa promesse d'offrir les 1,4 million de dollars à des oeuvres, selon la même source.


Un quart de million de dollars ont ainsi été attribués à l'organisation non gouvernementale américaine «Fisher House», qui héberge les familles dont les proches sont hospitalisés dans des hôpitaux militaires, a précisé la Maison Blanche.


Le président Obama a aussi attribué 200 000 dollars au «Fonds Clinton-Bush pour Haïti», l'organisation mise en place sous la responsabilité de ses prédécesseurs George W. Bush et Bill Clinton destinée à rassembler des donations pour l'île frappée par un séisme meurtrier le 12 janvier.


Côté éducation, le président a souhaité donner 125 000 dollars à chacune de six ONG aidant en particulier les jeunes issus de minorités (noire, hispanique, indienne) à faire des études supérieures aux États-Unis.


Enfin, l'ONG américaine «Africare», qui mène des projets humanitaires en Afrique sub-saharienne et le «Central Asia Institute», qui lutte contre l'illettrisme en Afghanistan et au Pakistan, vont recevoir chacun 100 000 dollars, selon la Maison-Blanche.


http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201003/11/01-4259749-obama-offre-largent-de-son-nobel-a-10-organisations.php

Révolte en Haïti

La colère gronde à Port-au-Prince, plus de deux mois après le séisme qui a coûté la vie à plus de 200 000 personnes.
Dans le quartier Bel-Air, l'un des plus pauvres de la capitale, les sinistrés du tremblement de terre ont toujours faim.
Ils ont manifesté bruyamment leur découragement hier, près des ruines du Palais présidentiel.
Les soldats de l'ONU dispersé la foule en bousculant et en frappant plusieurs manifestants.

Haïti: un enlèvement qui complique les secours

Marc Burleigh Agence France-Presse Port-au-Prince
Le premier enlèvement de travailleurs humanitaires étrangers depuis le tremblement de terre du 12 janvier complique encore la tâche des secouristes en Haïti, même si les victimes, deux employées européennes de Médecins sans frontières (MSF), ont été relâchées.
Les deux femmes ont été libérées jeudi à Haïti après avoir été enlevées dans le pays vendredi dernier, a annoncé l'organisation à l'AFP.
«Le soulagement est immense», a dit un porte-parole de MSF, Michel Peremans, ajoutant que les deux femmes, dont il n'a révélé ni la nationalité ni l'identité, étaient «saines et sauves».
Il s'agit de la première prise d'otage de travailleurs humanitaires étrangers depuis le séisme du 12 janvier, a indiqué M. Peremans, précisant que l'ONG voulait «continuer à travailler ici en Haïti».
«On va revoir comment on peut travailler dans le pays», a-t-il ajouté, qualifiant la sécurité des employés de fondamentale.
L'enlèvement des deux femmes avait été gardé secret afin de ne pas «compliquer» les négociations en vue de leur libération, a-t-il poursuivi, refusant de donner des détails sur les preneurs d'otages.
Selon le site internet de la Télévision suisse romande (TSR), l'une est Belge, l'autre Tchèque. Elles ont été capturées vendredi avec leur chauffeur par un groupe d'hommes armés alors qu'elles circulaient en voiture à Pétionville, la banlieue résidentielle de Port-au-Prince où de nombreux expatriés ont élu domicile, affirme la TSR.
Rapidement remis en liberté, le chauffeur a alerté les autorités et expliqué que les ravisseurs demandaient une rançon, poursuit le média helvétique.
Le porte-parole de MSF a refusé d'indiquer s'il y avait eu versement de rançon, soulignant toutefois que «ce n'est pas notre politique de payer de rançons».
Présente dans le pays caribéen avant le séisme, l'organisation humanitaire a considérablement renforcé ses effectifs après la catastrophe qui a fait plus de 220 000 morts: 400 expatriés travaillent actuellement en Haïti aux côtés de 3000 employés locaux.
La mission de sécurité de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) a fait savoir qu'elle n'avait pas eu connaissance de cette prise d'otage, ce qui peut s'expliquer par le fait que nombres d'ONG sont en relation avec des entreprises privées de sécurité.
La police haïtienne et ces entreprises étrangères se sont régulièrement inquiétées depuis le 12 janvier du danger posé par l'évasion de plusieurs milliers de prisonniers, beaucoup appartenant à des gangs violents, qui ont profité de la secousse pour prendre le large.
La plupart d'entre eux seraient allés se cacher dans leur ancien bastion de Cité Soleil, un vaste bidonville en banlieue de Port-au-Prince dont les forces de l'ONU et la police haïtienne tentent de reprendre le contrôle.
Mais David Wimhurst, porte-parole de la MINUSTAH, appelle à ne pas «exagérer» la menace posée par les enlèvements.
«Il y en a beaucoup moins que l'an dernier à la même époque», a-t-il déclaré.
Le danger complique cependant le travail des humanitaires, au moment où ils cherchent à fournir au plus vite un toit au plus grand nombre possible des quelque 1,3 million de sans-abri laissés par le séisme avant l'arrivée de la saison des pluies le mois prochain.
Le président américain Barack Obama, qui recevait mercredi à la Maison-Blanche son homologue haïtien René Préval, a dit redouter «une deuxième catastrophe» avec les pluies, qui pourraient s'accompagner d'épidémies.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/11/01-4259734-haiti-un-enlevement-qui-complique-les-secours.php

Au Zimbabwe, une loi d'"indigénisation" fragilise la reprise économique

LE MONDE 10.03.10
14h03 • Mis à jour le 10.03.10
17h16

Harare Envoyé spécial

En dix ans, la réforme agraire a fait fuir 4 000 fermiers blancs et anéanti la production agricole, maintenant ce sont les entreprises qui vont péricliter." Assis dans son canapé chez lui à Harare, l'économiste indépendant John Robertson vient de recevoir la dizaine de pages du décret d'application de la nouvelle loi économique d'"indigénisation". Il relit certains passages à haute voix en soupirant : "Pour oublier la profonde crise dans laquelle se trouvait le pays, le Zimbabwe a besoin de 15 % à 20% de hausse de croissance pendant plusieurs années, cette loi ne va pas nous aider..."

D'ici cinq ans, toutes les entreprises étrangères installées au Zimbabwe dont le capital est supérieur à un demi-million de dollars (370 000 euros) devront avoir transféré 51 % de leurs parts à des Zimbabwéens. Cette loi adoptée en 2007 sous le régime de l'actuel président Robert Mugabe est entrée en application le 1er mars alors que l'économie du pays peine toujours à décoller.

"Sur le fond, c'est une bonne chose d'essayer de corriger les inégalités héritées de l'ancien régime colonial, mais ce n'est vraiment pas le meilleur moment", constate Lovemore Kadenge, président du cercle de réflexion Zimbabwe Economics Society. "Nous allons effrayer les investisseurs étrangers dont le pays a pourtant désespérément besoin." Avant d'ajouter : "Et même si ce ne sont pas des nationalisations, comment voulez-vous que des Zimbabwéens achètent ces actions ? La plupart n'en a pas les moyens !"

Morgan Tsvangirai, le principal opposant du régime devenu premier ministre d'un gouvernement d'union nationale en février 2009, a assuré que cette loi serait revue, car il n'a pas été consulté sur cette question par le président Robert Mugabe. Agé de 86 ans, celui-ci a annoncé la semaine dernière qu'il était prêt à se représenter lors de la prochaine élection présidentielle prévue d'ici deux ans. "En ressortant soudainement cette loi vieille de deux ans, il a prouvé qu'il avait déjà lancé sa campagne", estime Eldred Masunungure, professeur de sciences politiques à l'université du Zimbabwe dans la capitale Harare. "Cette loi n'a rien à voir avec l'économie, c'est surtout un argument électoral populiste."

Son adversaire Morgan Tsvangirai est crédité par l'opinion des premiers succès du gouvernement d'union nationale. En 2009, la croissance fut de 4,7 % après une chute de 40 % du produit intérieur brut en dix ans. L'introduction du billet vert américain à la place du dollar zimbabwéen a permis de faire chuter à 8 % le taux annuel d'inflation qui plafonnait à... 500 milliards pour cent en 2008, et de garnir les rayons des magasins autrefois vides.

"Nous avons de plus en plus de clients et de choix de produits", sourit Rocco Malahias, responsable d'un supermarché Spar, l'un des cinq récemment ouverts à Harare. Derrière son caddie, Patrick Ogee, un maillot de football américain sur ses larges épaules, est confiant : "Je suis à la tête d'une petite entreprise de publicité, l'activité est encore lente, mais c'est prometteur."

Les habitants les plus aisés peuvent de nouveau consommer. Mais les prix demeurent trop élevés pour une grande partie de la population. Le niveau de la production locale est encore bas, faisant ainsi toujours la part belle aux biens importés. Les bailleurs internationaux restent réticents à aider le Zimbabwe en raison des incertitudes planant sur l'avenir du gouvernement d'union nationale.

Début février, les syndicats ont appelé à la grève les 200 000 fonctionnaires zimbabwéens pour exiger une hausse des salaires de 150 à 500 dollars par mois. Le mouvement s'est essoufflé et les fonctionnaires ont repris le travail sans avoir obtenu satisfaction.

"Nous perdons patience", bout Oswald Madziva, le porte-parole du Syndicat des enseignants progressistes du Zimbabwe (PTUZ). Le gouvernement nous dit qu'il n'a pas de sous, mais où est passé l'argent des mines ? Pourquoi dépense-il autant en voyages à l'étranger ? Pourquoi ne baisse-t-il pas les prix de l'électricité et de l'eau ?". Des voix s'élèvent pour dénoncer l'embourgeoisement des anciens membres de l'opposition devenus ministres.

"Regardez tous ces gamins qui ne font rien de leur journée, ils ont leurs diplômes mais il n'y a pas de travail", s'exclame Peter en montrant du doigt un groupe de jeunes assis au bord d'une rue minée de nids-de-poule de Highfield, une banlieue pauvre de la capitale. Lui touche une pension de 50 dollars par mois pour son arrêt-maladie. Sa femme n'a pas de travail. Il a deux enfants. "Je mange deux fois par jour, le matin du porridge avec un peu de pain et le soir de la sadza (bouillie de maïs) avec quelque légumes, détaille-t-il. La viande, c'est trois fois par mois." S'il veut avoir de l'eau courante, il doit se lever avant 5 heures du matin. Après, les robinets sont secs jusqu'à 22 heures.

Sébastien Hervieu

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/03/10/au-zimbabwe-une-loi-d-indigenisation-fragilise-la-reprise-economique_1317094_3212.html

Pédophilie : le célibat des prêtres en question

Par Jean-Marie Guénois Les déclarations du cardinal interviennent au moment où son pays connaît deux affaires de pédophilie commises par des prêtres.
Pour la première fois, un cardinal -l'archevêque de Vienne, Christoph Schönborn- s'interroge publiquement sur les causes des scandales.
Alors que la vague de scandales pédophiles, après l'Allemagne, touche maintenant les Pays-Bas et l'Autriche, l'archevêque de Vienne, le cardinal Christoph Schönborn, a reconnu, ce mercredi, que «le célibat» des prêtres était l'une des causes de ce phénomène.
Si le théologien contestataire suisse Hans Küng dénonce, lui, depuis le début de cette crise le célibat sacerdotal, qu'il importe à ses yeux d'abolir, c'est la première fois qu'un cardinal de ce niveau - son nom est cité dans la liste des papabili, ces cardinaux pouvant être un jour élus pape - ose ainsi poser publiquement cette question fort débattue.


L'archevêque de Vienne conclut sa lettre consacrée à la crise pédophile (une newsletter, Themakirche, accessible sur Internet et destinée aux collaborateurs de son diocèse), par un appel aux catholiques, clergé et fidèles, à la «conversion» (Umkehr), qui correspond à une volonté personnelle de se rapprocher de Dieu.


Plus fondamentalement, ce cardinal isole quatre causes pouvant expliquer ce genre de comportement : «Aussi bien la question de la formation des prêtres que les suites de la révolution sexuelle de la génération 1968. Aussi bien le thème du célibat que le thème du développement personnel.» Le cardinal Schönborn a convoqué ce mercredi une réunion extraordinaire de l'Église sur cette question. Deux cas retentissants ont en effet défrayé la chronique cette semaine en Autriche.


L'actuel supérieur de la prestigieuse abbaye Saint-Pierre de Salzbourg a reconnu avoir abusé «une fois» d'un jeune Autrichien, âgé aujourd'hui de 53 ans. Lequel affirme avoir été maltraité sexuellement pendant six ans par deux autres religieux de cette abbaye bénédictine. Ces deux religieux, dont l'un est aujourd'hui décédé, avaient été arrêtés et condamnés en 2005 pour abus sexuels sur mineur au Maroc.


Une autre affaire, également révélée mardi, concerne un cas d'abus sexuel sur mineur dans les années 1980 par un religieux dans un internat catholique à Bregenz, dans le Vorarlberg, à l'ouest de l'Autriche.


Mercredi, à Rome, le porte-parole du Pape, le jésuite Federico Lombardi, avait noté que «dix-sept cas» avérés dont deux récents étaient actuellement traités par les instances ecclésiales autrichiennes mais que ce pays faisait face dans le même temps à «510 autres cas» similaires et sur la même période mais dans «d'autres milieux (hors du clergé)».


Vendredi dernier, en annonçant une réglementation nationale spécifique dans l'Église autrichienne pour prévenir ce genre d'abus et prévoir des «conséquences appropriées envers leurs auteurs», le cardinal Schönborn avait déploré que «malheureusement dans l'Église, par le passé, les auteurs des faits (aient) été à tort souvent plus protégés que les victimes».


De fait, dans la lettre adressée hier à ses collaborateurs, le prélat estime qu'«il est nécessaire de mettre ici les victimes avant les coupables, et de nommer la faute par son nom !».


Il ne voit pas d'autre voie qu'une «totale franchise, le souci des victimes, les excuses et la prévention» pour sortir de ces problèmes dont il regrette amèrement les conséquences qui affectent tout le clergé et portent atteinte à l'image de l'Église : «Comment faisons-nous pour être considérés suspects d'infractions que nous n'avons pas commises ?»


Il s'était déjà fait remarquer, en 1995 quand Jean-Paul II l'avait nommé en urgence à l'archevêché à Vienne. Il avait reconnu publiquement - contre l'avis de beaucoup dans l'Église - que le scandale de la démission de son prédécesseur, le cardinal Groër, pour une affaire de pédophilie, n'était pas sans fondement.


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/03/11/01016-20100311ARTFIG00010-pedophilie-le-celibat-des-pretres-en-question-.php

Les USA s'émeuvent de voir la Barbie noire vendue au rabais

Par Adèle Smith La chaîne de grande distribution Wall-Mart a créé l'indignation en vendant une Barbie noire deux fois moins cher que la même Barbie blanche, dans un magasin en Lousiane.
Martin Luther King n'a pas été assassiné pour qu'on en arrive là ! Les défenseurs des droits civiques américains sont outragés. Le géant des chaînes de supermarchés Wal-Mart a cassé le prix de sa Barbie noire à 3 dollars vendue à côté d'une Barbie blanche à 6 dollars dans un magasin de Louisiane. Les deux poupées, Theresa et Barbie, sont des ballerines en tous points identiques à part leur couleur de peau. Est-ce là une manifestation de racisme de la part du géant de la distribution ?
Un porte-parole a expliqué que les Barbie noires se vendaient moins bien que les blanches. Il s'agissait donc d'une décision purement commerciale. Cela ne se fait pas en Amérique, rétorquent les défenseurs de la cause noire, qui estiment que le prix soldé «dévalue» la poupée noire. Wal-Mart aurait dû accepter de perdre de l'argent plutôt que de perpétuer la profonde inégalité entre races aux États-Unis, clament-ils. Une étude montre d'ailleurs que les enfants des minorités raciales continuent de trouver les Barbie blanches plus jolies.
Mais les fans de Barbie noires peuvent remercier Barack Obama : depuis son élection, Mattel a sorti une nouvelle collection aux traits plus réalistes. La nouvelle Barbie au nez un peu plus large et aux lèvres plus charnues pourrait bien remplacer l'insipide ballerine Theresa dans les rayons de supermarché.
Par Adèle Smith
http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00491-les-usa-s-emeuvent-de-voir-la-barbie-noire-vendue-au-rabais-.php

L'Amérique latine célèbre ses premiers mariages gays

Par Marion Brunet 12/03/2010
Quatre couples homosexuels ont prêté serment jeudi à Mexico. La capitale mexicaine avait légalisé en décembre dernier le mariage homosexuel.
La scène est inédite. Deux femmes sont devenues jeudi à Mexico les premières homosexuelles à se marier en Amérique latine. Une union rendue possible par la légalisation du mariage gay, votée en décembre dernier dans la capitale mexicaine.
Un autre couple féminin et deux masculins se sont unis quelques minutes plus tard, lors d'une cérémonie collective organisée dans l'Hôtel de ville de la capitale et retransmise à la télévision. Ils avaient pris pour témoin le maire de Mexico, Marcelo Ebrard, une des principales figures de la gauche. Un parti minoritaire dans ce pays administré par le président conservateur Felipe Calderon.
«Je vous déclare unis légitimement par le mariage, avec tous les droits et prérogatives que le mariage impose, je vous souhaite beaucoup, beaucoup de bonheur», a annoncé le juge qui a officialisé les unions. Ces premiers couples homosexuels «constituent maintenant une famille reconnue par la loi», grâce à une révision de la législation «soucieuse des valeurs de tolérance, de respect et d'égalité», a ajouté le magistrat.
Une décision attaquée en justice
La ville de Mexico, dirigée par la gauche depuis 13 ans, a légalisé le 21 décembre denier le mariage homosexuel, assorti du droit d'adoption. Une «première» en Amérique latine du point de vue de la loi. Deux mariages entre hommes avaient en effet déjà été célébrés en Argentine, mais en vertu d'une décision de justice. Car selon la loi argentine, le mariage est contracté «entre un homme et une femme».
La décision de la ville de Mexico a été attaquée en justice par le Parquet fédéral, ainsi que plusieurs Etats du pays administrés par le parti de Felipe Calderon. Mais la Cour suprême a déjà rejeté plusieurs de ces recours. Le directeur de la Sécurité sociale, Daniel Karam, a de son côté annoncé que l'institution nationale ne reconnaîtrait pas ces mariages si le Congrès fédéral ne modifiait pas sa loi fondatrice.
Le mariage homosexuel est légal dans une poignée de pays (Canada, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Norvège, Suisse, Afrique du Sud) et dans quelques Etats américains. En Amérique latine, l'«union civile homosexuelle», différente du mariage, est reconnue en Colombie, en Uruguay et par la ville de Buenos Aires, ainsi que par l'Etat mexicain de Coahuila.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00796-l-amerique-latine-celebre-ses-premiers-mariages-gays-.php

Droits de l'homme : les USA listent les mauvais élèves

Par Thomas Vampouille 12/03/2010
Dans son rapport annuel sur la situation des droits de l'homme, Washington critique sans réserve la Chine et l'Iran. Les Etats-Unis pointent également une résurgence de l'antisémitisme.
Symbole annuel de l'universalisme américain, la version 2010 du rapport de Washington sur les droits de l'homme a été présentée jeudi. A la manœuvre, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton n'a d'ailleurs pas caché «la connexion de l'évènement» avec «les aspirations universelles» que les Etats-Unis «cherchent à incarner dans leur politique extérieure». Pour Michael Posner, chargé des droits de l'homme au département d'Etat, ce rapport n'est rien de moins que le plus complet au monde sur le sujet.
Sans surprise, l'Iran et la Chine sont pointés comme des mauvais élèves en la matière. En Iran, «le mauvais bilan du gouvernement en matière de droits de l'homme a empiré pendant l'année, en particulier après l'élection présidentielle contestée de juin». Le rapport regrette la «limitation sévère» par le président Ahmadinejad du «droit des individus de changer de gouvernement pacifiquement, à travers des élections libres et justes».
Dans l'Empire du milieu, le bilan des droits de l'homme reste mauvais et se dégrade même par endroits, estime le département d'Etat. En 2009, Pékin a notamment «intensifié sa répression sévère au plan culturel et religieux» des minorités ethniques au Xinjiang, rappelle le ministère. Dans l'ensemble du pays, «la détention et le harcèlement des militants des droits de l'homme se sont accrus», relève-t-il par ailleurs. Sans surprise, Pékin a farouchement rejeté ces observations. La Chine a accusé Washington d'utiliser ce rapport comme un «instrument politique politique pour salir l'image des autres Nations et poursuivre leurs propres intérêts stratégiques». Dans la foulée, le gouvernement chinois a publié un contre-rapport accusant les Etats-Unis «d'esquiver voire de couvrir ses propres atteintes aux droits de l'Homme sur son territoire».
L'Europe épinglée sur les musulmans
Plus inattendu, les Etats-Unis estiment que la discrimination envers les musulmans a été préoccupante en 2009 en Europe. Le rapport épingle des «exemples notables de discrimination et de harcèlement» dans «plusieurs pays généralement très respectueux des droits de l'homme». En Suisse surtout, avec l'amendement constitutionnel interdisant l'érection de minarets, approuvé par référendum en novembre dernier.
De manière générale, les alliés des Etats-Unis ne sont pas épargnés par le rapport. Discrimination envers les femmes en Arabie Saoudite, liberté religieuse bafouée en Egypte, «détérioration importante de la condition des civils» en Afghanistan, «atteintes aux droits de l'homme» en Irak... En Europe, la crise économique a suscité des cas graves de violence envers les Roms. Enfin, l'offensive israélienne à Gaza, fin 2008, a tué selon les organisations de défense des droits de l'homme 1.400 palestiniens dont plus de 1.000 civils.
La montée de l'antisémitisme en 2009 préoccupe particulièrement les auteurs du rapport. «Les formes traditionnelles et nouvelles de l'antisémitisme ont continué de progresser», note le document officiel. Le département d'Etat range dans la catégorie des nouvelles formes «une critique du sionisme et de la politique israélienne qui ‘franchit la ligne jaune' en diabolisant tous les juifs».
Dans ce contexte de fragilisation des minorités partout dans le monde, Internet est devenu un «champ de bataille» de la lutte pour les droits de l'homme, avertit le rapport. La Chine en est un bon exemple, qui a «employé des milliers de personnes au niveau national et local» pour contrôler l'usage et le contenu de la Toile et bloquer l'accès aux sites étrangers. Globalement, Washington évoque une tendance mondiale pour «contrôler les voix critiques», y compris celles des journalistes, à travers les nouvelles technologies. Ces limitations, souvent appliquées «subtilement, pour éviter d'attirer l'attention des défenseurs des droits de l'homme», n'en restent pas moins «glaçantes pour ce qui est de la liberté d'expression».
http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00787-droits-de-l-homme-les-usa-listent-les-mauvais-eleves-.php

Nouveau chef pour l'ONU en Haïti

AP
12/03/2010 | Mise à jour : 06:48
Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon, a annoncé la nomination du général brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz comme nouveau commandant des forces de paix de l'ONU en Haïti.

Le général Paul Cruz remplace le commandant Floriano Peixoto Vieira Neto, lui aussi Brésilien. Une semaine après le tremblement de terre du 12 janvier qui a dévasté la capitale, Port-au-Prince, et sa région et fait quelque 220.000 morts, le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé l'envoi de 2.000 soldats en renfort des 7.000 Casques bleus déjà sur place, ainsi que l'ajout de 1.500 policiers aux 2.100 déjà en Haïti.

Désastres : où finit la survie ? Où commence le pillage ?

Donald G. McNeil Jr./The New York Times Les scènes de pillage accompagnent souvent les séismes et autres catastrophes. Certains volent par nécessité, d'autres profitent du chaos. Dans de telles circonstances, la frontière morale est floue : quand est-il acceptable de voler ?
Au XIXe siècle, Anatole France écrivait : “La loi, dans un grand souci d'égalité, interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain.” D'Haïti, on garde des images...

Une vingtaine d'évadés capturés à Delmas

Le porte parole des Unpol, Fred Blaise, informe que 4 cas d'enlèvement ont été recensés au cours du mois de mars dans le Nord et l'Ouest. Ces nouveaux cas portent à 10 le nombre de rapts enregistrés depuis le début de l'année. Outre ces cas de kidnapping, un employé de radio Lumière a été grièvement blessé hier par des bandits armés circulant à bord d'une motocyclette.
Cette résurgence des actes de violence est étroitement liée aux prisonniers en cavale depuis le séisme du 12 janvier. Plus de 5 000 individus avaient pu s'enfuir des centres carcéraux quelques heures après le tremblement de terre.
Les forces de l'ordre ont intensifié ces dernières semaines les patrouilles et opérations visant à traquer les criminels en cavale. Mercredi et jeudi 20 évadés ont été capturés à Delmas et Cité Soleil indique M. Blaise faisant remarquer que les arrestations ont réalisées grâce à des patrouilles conjointes Minustah Unpol et PNH.
Plus de 200 évadés ont été capturés par les forces de l'ordre dans différentes régions telles Port-au-Prince, Pétion ville, Delmas, Cité Soleil et Cap-Haïtien. Le porte parole des Unpol donne l'assurance que les évadés seront capturés. "Nous avons des informations sur leurs cachettes ", dit-il soulignant que les criminels ont tendance à trouver refuge dans leurs quartiers.
Les forces de l'ordre pourront mobiliser plus de ressources dans les opérations de recherche au cours des prochaines semaines. A ce jour plusieurs centaines de policiers et de casques bleus sont impliqués dans la protection des convois humanitaires.
Le ministre et le secrétaire d'état à la justice avaient fait état de l'implication des commissaires du gouvernement dans les recherches. Par ailleurs, le secrétaire d'état Claudy Gassant avait rappelé que les personnes qui hébergent les évadés seront également appréhendées.
LLM
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Nomination par la CARICOM d'un nouveau représentant en Haïti

L'ancien premier ministre jamaïcain PJ Patterson vient d'être nommé représentant de la CARICOM auprès d'Haïti. L'annonce a été faite par l'organisme régional dans un communiqué publié la semaine dernière.. Les responsables de la CARICOM promettent d'entreprendre des démarches auprès de la Banque Mondiale, en vue du déblocage d'une aide rapide pour la République d'Haïti qui a été sérieusement ravagée par un puissant séisme le 12 janvier dernier.
Les leaders caribéens souhaitent notamment l'établissement d'un fonds spécial devant recueillir tous les dons et support de la communauté internationale en faveur d'Haïti.

Haïti est membre de la Communauté de Caraibe (Caricom) depuis 2002, mais le pays demeure en marge de cette organisation. Son économie affichant de nombreux retards comparés à l'ensemble de la région, elle n'a pas encore bénéficié réellement de son adhésion.

EJ

Pas d'alerte épidémique en Haïti

Le Coordonnateur adjoint de la commission sanitaire au ministère de la Santé publique, Jean Hugues Henrys a affirmé mercredi dernier qu'il n'y a pas d'alerte épidémique sur le territoire national après la catastrophe du 12 janvier. Selon Jean Hugues Henrys, plus de 200 mille personnes ont été vacciné dans le cadre d'une campagne lancée il y a plus de deux semaines.
Cette campagne se poursuit les départements de l'Ouest, du Sud'Est et des Nippes, que le ministère considère comme prioritaire.
Le responsable de la commission sanitaire a également fait savoir également que les soins médicaux gratuit continueront à être prodigués dans tous les centres hospitaliers du pays jusqu'au 12 avril prochain.
Au lendemain du séisme du 12 janvier, qui a fait plus de 200 mille victimes, les responsables de l'ONU avait émis des craintes en ce qui a trait à une éventuelle catastrophe sanitaire dans le pays.
EJ
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Après le tremblement de terre, Haïti se prépare à la saison des cyclones

Alors qu'Haïti commence à s'extraire des décombres du tremblement de terre de janvier, l'ONU et ses partenaires se préparent à faire face à un autre défi : la saison des pluies. Les Haïtiens ont de bonnes raisons de redouter la saison annuelle des tempêtes tropicales du printemps et de l'été, même quand leur capitale n'est pas en ruines. En 2008, quatre ouragans ont frappé le pays, faisant des centaines de morts et laissant des villes entières ensevelies sous la boue.
Cette année, avant même le début de la saison, Port-au-Prince, Jacmel et Léogâne sont en ruines. Plus de 200.000 personnes ont été tuées et des milliers d'autres sont blessées. Environ 1,3 million de personnes sont sans abri et dépendent des organisations humanitaires internationales pour leurs besoins quotidiens. Environ 450.000 déplacés sont des enfants.
« Cela va créer un défi énorme pour nous tous en termes de notre capacité à apporter une aide à la population, » explique Louis-Georges Arsenault, Directeur des opérations d'urgence du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).
Les ravages causés par le tremblement de terre ont ajouté un autre niveau de difficulté logistique à la préparation aux tempêtes tropicales alors que les agences humanitaires se hâtent de faire quitter les basses terres à la population et se préparent aux menaces accrues pour la santé qui accompagnent les pluies. La saison des pluies n'a pas vraiment commencé mais déjà au moins huit personnes ont été tuées dans les inondations qui ont été aggravées par les décombres laissés par le tremblement de terre dans le sud-ouest du pays. Plus de 3.000 personnes ont été évacuées.
Dans Port-au-Prince même, et tout autour, plus de 680.000 personnes vivent toujours dans des campements improvisés malgré l'exode de centaines de milliers d'autres qui continuent de quitter la capitale à la recherche de sécurité et d'un hébergement dans les autres parties du pays.
« Les personnes se sont enfuies de Port-au-Prince et des sites sont spontanément apparues partout dans le pays et il n'est pas facile de les atteindre. Nous avons donc besoin des moyens opérationnels pour nous déplacer, ce dont nous nous occupons à présent très sérieusement, » déclare Louis-Georges Arsenault.
En plus de répondre aux besoins immédiats vitaux et de se préparer à la saison des pluies, l'UNICEF s'organise pour l'avenir, collaborant avec des partenaires comme la Commission européenne, la Banque mondiale et les autres agences de l'ONU.
« Nous envisageons le début de la reconstruction pour cette année. Il y aura en 2010 un important programme de reconstruction. Nous sommes engagés dans une conception à long terme de ce qui fera d'Haïti un monde meilleur pour les enfants, non pas en retournant où nous étions mais en transformant la société pour qu'elle devienne un monde meilleur pour les enfants, » déclare Louis-Georges Arsenault.
ONU
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La DGI est à nouveau opérationnelle après les pertes causées par le séisme

La direction générale des Impôts (DGI) a été l'institution étatique ayant subi les plus lourdes pertes lors du séisme du 12 janvier. 5 directeurs dont le directeur général Jean Frantz Richard et le directeur des opérations Lustin Muray, ainsi que 10 autres cadres avaient été tués lors de l'effondrement de l'immeuble de la rue des Casernes. 10 autres employés ont également perdu la vie alors qu'ils se trouvaient à leur domicile. En outre la DGI a également perdu plusieurs immeubles dont ceux de Port-au-Prince, Delmas, Léogane, Petit Goave et Jacmel.
L'institution chargée de collecter les recettes fiscales peine à reprendre sa vitesse de croisière même si certains services fonctionnent depuis le 1 février. Ces dernières semaines la DGI a pu délivrer des recépissés pour plus de 12 000 permis de conduire grâce aux succursales de Croix de Bouquets, Carrefour et Pétion ville.
Toutefois des efforts sont réalisés par le Ministère de l'Economie et des Finances (MEF) en vue de reloger les services dysfonctionnels. L'UGCF fonctionnera au local de la DGI à Pétion ville et l'annexe de Tabarre sera opérationnelle à partir du 15 mars.
Le directeur général adjoint, Robert Joseph, affirme qu'un délai expirant le 30 avril est accordé aux agents économiques pour remplir les formalités relatives à la déclaration d'impôts sur le revenu, aux états financiers des entreprises et au quitus fiscal.
Au cours d'un point de presse, M. Joseph a expliqué qu'une commission spéciale s'évertue à reloger les services fiscaux.
En raison des pertes enregistrées les autorités fiscales ont revu leurs objectifs à la baisse. M. Joseph croit qu'on ne devrait collecter qu'un tiers des 13 milliards de gourdes prévus pour cette année.
LLM
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Préval sollicite 38 millions de dollars pour préparer la saison cyclonique

Le chef de l'Etat haïtien René Préval a révélé en début de semaine que le plan pour faire face à la saison cyclonique nécessite une mobilisation de fonds à hauteur de 38 millions de dollars. Assurant que le plan a déjà été élaboré par les experts, le président Préval dit espérer une contribution du gouvernement américain pour financer le projet. Ces dernières semaines, le président haïtien n'a cessé d'attirer l'attention sur l'obligation d'adopter des dispositions pour éviter d'autres catastrophes. Faisant remarquer que les dégâts causés par les 4 cyclones de 2008 n'avaient pas été totalement réparés, le chef de l'Etat réitère sa détermination à réaliser de nombreux projets d'infrastructures routières.
Le 24 février une inondation avait provoqué la mort de quinze personnes et des dégâts énormes dans les Nippes et le sud. L'acquisition de tentes et la relocalisation des sinistrés constituent la principale préoccupation des autorités haïtiennes.
La stratégie du chef de l'Etat consiste en un renforcement du Centre National des Equipements (CNE). De nouveaux matériels ont été acquis pour le compte du CNE grâce aux fonds d'urgence. Ces matériels permettront de curer les canalisations et les lits des rivières.
Le gouvernement envisage de favoriser une présence permanente de quelques flottes du CNE dans les villes de province.
LLM
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