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samedi 10 septembre 2011

Gérard Etienne : l’écrivain juif haïtien au destin hors du commun

Né en 1936 à Haïti, et décédé le 14 décembre 2008 à Montréal à l’âge de 72 ans, Gérard Étienne est non seulement un auteur hors du commun et un des plus prolifiques mais aussi, et surtout, un homme au parcours étonnant.

Après une enfance et une adolescence torturées, meurtri par la violence que subit sa mère, il se révolte et s’enfuit du foyer familial à l’âge de 15 ans.
Il rejoint la capitale Port au Prince. A partir de ce moment-là, toute sa vie est vouée au combat pour la justice. Il participe à une insurrection contre le gouvernement despotique de Paul E. Magloire. Il est alors arrêté, emprisonné et torturé. Puis, sorti de prison, il participe à un complot contre le gouvernement de François Duvalier où, une fois de plus, il est arrêté, il est alors âgé de 23 ans. Gérard Etienne se met alors à l’écriture, sa plume sera son arme. Il combat toutes les idéologies totalitaires. Il écrit sur les dangers de l’anarchie et du populisme en Haïti qui lui vaut, d’ailleurs, une agression d’ordre politique en 1963. Cette période est particulièrement douloureuse dans la vie de l’homme. Puis, en 1964 à l’âge de 28 ans, il s’exile au Canada où il exerce le métier d’enseignant et de reporter à Montréal. Il est journaliste, linguiste, et suivra également une carrière scientifique. En 1965, il écrit son premier roman « Lettres à Montréal ».
L’œuvre de Gérard Etienne est singulièrement riche. En tant qu’ancien détenu Haïtien, Noir immigré au Québec, et converti au judaïsme, il met en lumière de nombreux thèmes tels que les problèmes sur l’identité, l’immigration ou le racisme. (« Vous n’êtes pas seul »). Il écrit aussi de nombreux recueils de poèmes où à l’instar de Louis Aragon pour Elsa Triolet, il consacre son œuvre à son épouse, sa muse, Natania Feuerwerker, avec laquelle il a deux enfants, « Les yeux de Natania ».
Gérard Etienne écrit : « La poésie ne court pas les rues, et ne se vend pas au marché. L’inspiration poétique pénètre, oui ou non, l’être humain. Il n’y a pas deux poids, deux mesures, dans cette forme que les gens appellent poésie ».
L’œuvre de Gérard Etienne est traduite en plusieurs langues et a obtenu de nombreuses distinctions.
En hommage à ce père de la justice et de l’humanisme, l’Université Bar-Ilan de Ramat-Gan en Israël a organisé au mois de mai 2011 un colloque réunissant ses proches et des professeurs du monde entier. Pour comprendre l’importance de ce colloque, nous avons rencontré une des organisatrices, le professeur Mme Simone Grossman.

JSSNews : En quoi la carrière littéraire de Gérard Etienne est-elle atypique ?
Simone Grossman : La poésie, l’essai et l’écriture journalistique ont d’abord exprimé le combat politique de Gérard Etienne jusqu’à sa conversion au judaïsme. Arrivé en exil au Québec, il échappe à une nouvelle arrestation muni de 15 dollars et de trois livres dont les auteurs sont Sartre, Garaudy et Aron. A l’époque de la Révolution tranquille, il rencontre des Juifs séfarades qui lui font découvrir la pensée juive à laquelle il adhère avec enthousiasme. Il monte avec eux la pièce de Camus, “Les Justes”. Si des écrivaines québécoises telles Anne Hebert et Marie Claire Blais l’amènent à découvrir la puissance de la parole romanesque, le judaïsme lui enseigne le devoir de mémoire et la dénonciation du fascisme et de la dictature.
A la fois, Noir et Juif, observant les commandements de la Thora, sioniste de surcroît, Gérard Etienne se situe à la pointe d’un combat inspiré par les préceptes de la Thora autant que par la douloureuse expérience de la torture et des sévices subis en Haïti. Sa carrière littéraire est indissociable de son engagement unissant négritude et judéité.

JSSNews: Pourquoi avoir choisi Gérard Etienne comme thème de votre dernier colloque?
S. G. : L’université Bar Ilan, où les études juives accompagnent tous les cursus académiques, se devait d’accueillir des chercheurs de réputation internationale désireux d’approfondir une œuvre aux enjeux controversés, particulièrement riche d’un écrivain assumant les aspects en apparence contradictoires de son identité. Il s’agissait de souligner la valeur morale de la quête menée par Gérard Etienne dans sa poésie et ses romans.

JSSNews: Quels sont les thèmes qui reviennent le plus souvent dans l’ensemble des œuvres de Gérard Etienne ?
S. G. : Les thèmes principaux sont la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, la misère des victimes des abus et de la corruption en Haïti, la condition malheureuse de la femme noire, blanche ou métisse, soumise à des systèmes socio politiques qui l’écrasent.

JSSNews : Pouvez-vous nous décrire le colloque en quelques phrases ?
S. G. : Le colloque a été, pour une part, un hommage rendu à Gérard Etienne, décédé en décembre 2008. L’immense respect et la tristesse, ressentis par la majorité des participants qui avaient eu l’honneur de le connaître, se sont doublés de chaleur humaine et d’enthousiasme. L’intérêt soulevé par sa création romanesque, poétique et théâtrale, tant en France qu’au Canada, aux États-Unis et en Israël, a montré la valeur exemplaire d’une œuvre dépassant le particularisme et dont la beauté et l’universalité sont dues à la lutte pour le triomphe du bien.

Le colloque a permis de retracer les grands aspects de ses œuvres tels que la « Corporalité et écriture » mais encore « La laideur » ou le thème de « L’engagement ». Gérard Etienne fait partie de ses écrivains qui suscitent l’intérêt aussi bien par son vécu que par son statut identitaire et ses qualités littéraires dont l’inspiration n’est autre qu’Alfred de Musset, Alphonse de Lamartine ou encore Victor Hugo. Comme il le disait lors d’une interview donnée en 2003 pour « la Tribune Juive », « Écrire, c’est donner rendez-vous » et c’est exactement ce qu’a fait Gérard Etienne en nous faisant voyager grâce à ses multiples cultures et ses nombreuses expériences en tant que “réacteur” aux questions existentielles de la vie.
Par Michaël Assous - JSSNews

Je remercie Mme Simone Grossman, professeur à l’Université Bar-Ilan spécialisée dans la littérature canadienne et québécoise, pour son investissement et sa généreuse participation.
Pour avoir une approche plus approfondie, voici le site officiel de Gérard Etienne : http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/etienne.html
Michaël Assous
- Le bonheur est dans la possession des êtres ou des choses que l’on aime. On doit vivre pour réaliser le bonheur de ces êtres [ Ernest Pallascio-Morin]

Un bâtiment flambant neuf pour le Tribunal de Paix à l’Acul-du-Nord

9 septembre 2011 Publié dans la catégorie : Articles, Quoi de neuf ?

Le jeudi 8 septembre, les autorités locales et les représentants de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) ont inauguré le nouveau Tribunal de Paix de la commune de l’Acul-du-Nord, à environ 20 km du Cap-Haïtien, dans le département du Nord.
Photo : UN/MINUSTAH


« Enfin, la commune de l’Acul-du-Nord dispose d’un nouveau local pour le Tribunal de Paix. Cela témoigne de l’engagement de la MINUSTAH à continuer à soutenir les autorités haïtiennes dans le renforcement de l’Etat de droit », s’est réjoui le maire titulaire de la commune, Patrice Gespalien Julien.
Ce nouvel édifice, d’un coût total de 46.029 dollars américains, a été financé par la MINUSTAH dans le cadre de ses Projets à Impact Rapide (QIP). Il comprend deux bureaux pour les juges, un bureau pour les greffiers, un secrétariat, une salle pour les archives, une salle de garde-à-vue, une salle de délibérations, une salle pour les objets saisis, une grande salle d’environ 100 places pour les audiences et un bloc sanitaire.
L’ancienne bâtisse en ruines qui abritait les audiences n’est plus qu’un lointain souvenir pour le maire qui indique que la justice retrouvera « un nouveau souffle puisque désormais, nos juges pourront exercer leurs fonctions dans de meilleures conditions ».
Une opinion partagée par le député de l’Acul-du-Nord, Jobes Jolicoeur Michel, qui a salué la bonne coopération entre la MINUSTAH et les autorités locales et qualifié la construction du tribunal « d’excellente initiative ».
Pour sa part, le Chef du Bureau régional de la MINUSTAH dans le Nord, Emilio Castaneda, a souhaité que ce nouveau local facilite un meilleur fonctionnement de la justice dans la commune. Il a assuré que la MINUSTAH « continuera à travailler avec les autorités haïtiennes en vue de renforcer l’Etat de droit et la confiance des citoyens dans les autorités établies ».
Une vision à laquelle adhère le juge titulaire de la commune, Josias Talabert, qui voit dans cette nouvelle construction « le coup d’envoi d’un nouveau départ pour le renforcement de la justice dans cette localité ».
« Nous ferons tout pour rendre la justice accessible à tous les citoyens de la commune, et ce nouveau Tribunal de Paix en est un moyen non négligeable», a-t-il ajouté.
Dans le cadre du renforcement de l’appareil judiciaire dans la région du Nord, plusieurs autres Tribunaux de Paix ont été construits par la MINUSTAH dans le cadre de ses QIPs. Il s’agit, notamment, de ceux des communes de Saint-Raphaël, de Pignon, du Limbé (incendié le 16 mai 2010 par des inconnus) et de la salle d’audience du Tribunal de Première Instance (TPI) du Cap-Haïtien. D’autres projets dont les études de faisabilité sont achevées sont également en cours, comme la construction des Tribunaux de Paix du Cap-Haïtien et des communes de Petit-Bourg et de Port-Margot, ainsi que celle du Bureau d’Assistance Légale (BAL) et des bureaux pour les juges du Tribunal de Première Instance du Cap-Haïtien.
Rédaction : Vicky Delore Ndjeuga
Edition: Habibatou Gologo

Lens : Jean-Eudes Maurice prêt à dégainer

samedi 10.09.2011, 05:30 - La Voix des Sports après avoir joué et gagné deux matchs avec Haïti, et avant le derby à Amiens, lundi.


- Cette séparation provisoire avec le PSG coulait de source compte tenu de la richesse de l'effectif parisien ?
« Je suis évidemment très heureux de voir tous ces nouveaux joueurs au Paris SG et d'assister à toutes ces transformations. Mais j'ai vite compris que, pour moi, ce serait encore plus dur qu'avant ! L'idée de venir à Lens m'a tout de suite séduit. Quand Gervais Martel m'a appelé personnellement, ce fut très fort ! »

- Vous, qui êtes un espoir, n'avez-vous pas le sentiment de mettre vos ambitions en berne ?
« En venant ici sous la forme d'un prêt, je ne régresse pas. Le soir du match Lens - Monaco, j'étais dans les tribunes du stade Bollaert. Voir tous ces supporteurs joyeux et entendre, à la mi-temps, ce chant (Les Corons de Pierre Bachelet), ça vous prend au plus profond de vous-même. Non, vraiment, je ne me fais pas de soucis. D'ailleurs, Antoine Kombouaré m'a dit : "Vas-y et éclate-toi !" »

- Comment vous définiriez-vous ?
« Rapide, technique... En un mot, je peux apporter de la percussion devant. »

- Préférez-vous jouer à droite de l'attaque ou à gauche ?
« Je suis un joueur de côté gauche de préférence, bien que je sois droitier. J'en ai parlé avec le coach. C'est à lui de décider. Pour moi, l'essentiel est de jouer. » -

Entre Lens et le Paris SG, il y a un lourd passif. Ça ne vous gêne pas ?
« Il faut aller au-delà de ces considérations. Non, ce n'est pas compliqué pour moi. Le foot avant tout ! » - Vous revenez d'Haïti. Comment avez-vous trouvé le pays ?
« Je n'y étais pas allé depuis treize ans. Il était important de jouer là-bas car le séisme a laissé des traces profondes. Je ne suis pas né là-bas mais, forcément, ça m'a touché de voir les gens dormir sous des tentes dans la rue. Leur donner un peu de bonheur, c'était la moindre des choses. »
PIERRE DIÉVAL
PHOTO RCLENS.FR

Retrait Minustah en Haïti : Aux autorités haïtiennes d’en décider, en concertation avec les Nations Unies

P-au-P, 09 sept. 2011 [AlterPresse] --- « C’est aux autorités haïtiennes, en concertation avec les Nations Unies, de faire un état des lieux et de décider de l’avenir de la mission » dans la république caribéenne, indique Eliane Nabaa, cheffe de la communication et de l’information publique de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah).
Nabaa a tenu ces propos, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minustah, le jeudi 8 septembre 2011 à Port-au-Prince, en guise de réponse aux interrogations des journalistes sur l’image "écornée" de la mission onusienne, suite à différents faits répréhensibles, particulièrement les abus sexuels de 4 militaires uruguayens sur un ressortissant haïtien de 18 ans en juillet 2011 à Port-Salut (Sud).
Le 15 octobre 2011, les Nations Unies doivent se prononcer sur le retrait progressif ou un éventuel changement de mandat de la Minustah en Haïti.
Réunis en Uruguay le 8 septembre 2011, plusieurs pays de l’Amérique latine, qui contribuent à la Minustah, proposent un retrait progressif du nombre de leurs militaires engagés dans la Minustah.
"La mission onusienne a encore des tâches à accomplir en Haïti dans le domaine de la stabilisation", juge, cependant, Nabaa, tout en soutenant qu’ « une bonne partie du travail a été faite depuis (juin) 2004 » (date du début des opérations de la Minustah dans la république caribéenne).
La nature de la mission des Nations-Unies pour la stabilisation d’Haïti pourrait être modifiée en fonction de l’évolution des besoins du pays, reconnaît-elle.
Quant à un éventuel retrait des casques bleus en Haïti, Eliane Nabaa considère que « chaque pas accompli en avant, dans le renforcement des capacités dans la stabilité du pays, voudra dire un pas en arrière dans le retrait progressif des troupes ».
La mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti, qui a débuté ses opérations en juin 2004, compte actuellement un peu plus de 9 mille soldats et policiers répartis en divers points du pays.
La Minustah est très critiquée par la population nationale, qui témoigne son mécontentement, en raison, notamment, de la responsabilité de la force onusienne dans la propagation de l’épidémie du choléra qui a fait plus de 6 mille morts (depuis son apparition à la mi-octobre 2010 en Haïti) et plusieurs actes de violence, dont des viols sur des adolescentes et adolescents. [rh kft rc apr 09/09/2011 9:47]http://www.alterpresse.org/spip.php?article11520

L'ONU envisage de dédommager le jeune garçon haïtien violé par des casques bleus.

La mission onusienne en Haïti annonce que l'ONU va dédommager le jeune garçon de 18 ans de Port-salut qui été violé par des soldats du contingent uruguayen de la Minustah. Lors de la tradition conférence de presse hebdomadaire de la mission, la directrice du Bureau de la Communication et de l'Information publique, Eliana Nabaa, se dit satisfaite des mesures prises par le gouvernement uruguayen dans le cadre de ce dossier.
« Les règlements de l'Organisation des Nations Unies sont sans équivoque : Il s'agit de tolérance zéro en ce qui concerne tout manquement de son personnel à ses obligations de respecter les standards de conduite attendus d'un fonctionnaire international, conformément à la Charte des Nations Unies », a declaré madame Nabaa, lors de son intervention.
Elle a fait remarquer qu'aussitôt saisie de ces allégations, la MINUSTAH a entrepris les actions suivantes :
Le Commandant de la Force a immédiatement instruit la Police Militaire de recueillir toutes informations concernant l'identité des victimes, témoins et suspects. Il a également ordonné au Commandant du contingent uruguayen de conduire une enquête préliminaire sur l'incident.
Le Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSTAH a pour sa part ordonné le confinement des soldats accusés d'être impliqués dans cet incident pour s'assurer qu'ils ne puissent exercer aucune influence sur le déroulement de l'enquête.
« En vertu des accords qui régissent les relations entre les Nations Unies et les pays contributeurs de troupes, le Département des Opérations de Maintien de la paix et celui de l'appui aux missions au siège de l'ONU à New-York ont immédiatement transmis le dossier à la Mission permanente de l'Uruguay auprès de l'ONU, et ont demandé aux autorités uruguayennes de déployer un officier national d'investigation dans les plus brefs délais pour diligenter une enquête relative à ces allégations. Une équipe d'enquêteurs uruguayens est effectivement arrivée en Haiti le 4 septembre. L'enquête est en cours » poursuit, la Chef du Bureau de la Communication et de l'Information publique de la mission onusienne.
Madame Nabaa, précise que Les Nations Unies ont également pris des mesures pour appuyer la victime de cet incident, conformément aux prescrits de la stratégie des Nations Unies d'appui aux victimes d'exploitation et abus sexuels.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19504

Le commandant de la MINUSTAH s’adresse aux haïtiens après le viol de Port-Salut

Le général brésilien Luiz Ramos promet que les casques bleus ayant commis ce crime ou d’autres actes répréhensibles seront sévèrement punis Publié le vendredi 9 septembre 2011
Vendredi 9 septembre 2011
Message du Maj. Gen. Luiz Ramos, Commandant de la Force de la MINUSTAH au peuple haitien
En tant que Commandant de la Force militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, je veux exprimer mes plus sincères regrets pour les événements malheureux causés par un petit nombre de soldats de la MINUSTAH à Port Salut.
Par ailleurs, je tiens à vous assurer que si les allégations portées contre les personnes impliquées sont justifiées, elles seront traitées de la manière la plus sévère.
Vous avez mon assurance que nous continuerons à enquêter sur toute allégation de mauvaise conduite, et que nous prendrons des mesures immédiates lorsque nécessaire, et que tout acte répréhensible sera puni.
En tant que Commandant de la composante militaire de la MINUSTAH, j’attends de tous les militaires sous mon commandement qu’ils se conforment strictement aux principes éthiques de l’ONU, à notre Code de conduite, et que ces principes soient leur guide moral.
Il est très regrettable que les mauvais actes commis par quelques-uns ternissent les nombreuses bonnes oeuvres de tant d’autres. Chaque jour, la grande majorité du personnel de la MINUSTAH s’efforce d’afficher un niveau élevé de professionnalisme et de discipline, et de consolider de bonnes relations avec la population haïtienne.
Nous sommes des invités dans votre pays. Vous avez ma parole, en tant que Commandant de la Force, que je n’épargnerai aucun effort pour continuer d’exiger le plein respect et la considération, par ses paroles et par ses actes, de la part de notre personnel militaire envers lepeuple haïtien.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8054

Haïti-Politique : Martelly nomme 10 nouveaux délégués départementaux, avec le support du gouvernement sortant

P-au-P, 9 septembre 2011 [AlterPresse] --- Sans attendre l’arrivée du prochain gouvernement, le président haïtien, Michel Joseph Martelly, a procédé, le 6 septembre 2011, à l’investiture de 10 nouveaux représentants du pouvoir exécutif dans les dix (10) départements géographiques de la république d’Haïti, à la suite d’une nomination officielle, apprend l’agence d’information en ligne AlterPresse.
« Je déclare, solennellement, que je place ma confiance en vous en vue de mener à bien le noble combat contre les forces de l’inertie, de la misère et de l’insécurité pour qu’enfin notre chère Haïti puisse renaître (…) », a fait savoir Martelly au cours d’une cérémonie de circonstance tenue au palais national.
Cosigné par Joseph Jean-Max Bellerive et Paul Antoine Bien-Aime, respectivement premier ministre et ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales de l’administration sortante, l’arrêté de nomination, écrit en Créole et en Français, pris par Martelly "après délibération en conseil des ministres", cite des prescrits (articles 85, 86, 136 et 142) de la Constitution haïtienne du 29 mars 1987, actuellement en vigueur.
"Par arrêté pris en Conseil des ministres, le chef de l’État nomme les directeurs généraux de l’administration publique, les délégués et vice-délégués des départements et arrondissements", stipule l’article 142 de la loi mère.
Parmi les délégués nouvellement investis, le plus connu est l’ancien sénateur du Sud, Jean Gabriel Fortuné, qui représente désormais l’Exécutif dans ce même département géographique.
Les dix délégués sont : Gonzague Day pour le département de l’Ouest ; Yvon Alteon dans le Nord ; Jean-Michel Auguste dans le département de l’Artibonite (Nord) ; Emmanuel Rémy pour le Nord-Ouest.
Hugo Charles a été nommé dans le Nord-Est ; Georges Garnier dans le Centre ; Alex Tropnas (ancien musicien du groupe "Sweet Micky" de Martelly) dans les Nippes (Sud-Ouest) ; Gabriel Fortuné dans le Sud ; Pierre-Michel Lafontant dans le Sud-Est et Norman Weiner dans la Grande Anse (Sud-Ouest).
La démarche de nomination de 10 nouveaux délégués départementaux s’inscrit dans le cadre d’un « relèvement des villes de province » lesquelles méritent « une attention spéciale », selon la présidence en Haïti. [rh kft rc apr 09/09/2011 14:29]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11513

Martelly met en branle un conseil pour encourager les investissements étrangers

Le chef d'Etat haïtien, Michel Martelly, a donné l'investiture hier aux membres du Conseil Consultatif Présidentiel pour le Développement Economique et l'Investissement (CCPDEI), une nouvelle structure chargée d'encourager l'investissement et de faire la promotion du développement économique. Bill Clinton, qui occupe déjà deux postes clés, Envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU et co-président de la CIRH, est le coordonnateur de cet organisme dont la mission principale est d'inciter les entrepreneurs étrangers à investir en Haïti.
Bill Clinton, accompagné de l'homme d'affaires haïtien, Laurent Lamothe, bénéficieront de l'appui d'une trentaine de personnalités haïtiennes et étrangères dont Wyclef Jean, Michaëlle Jean, l'ex Premier Ministre de Trinidad Percival Paterson, l'ex présidente des Philippines, Gloria Aroyo, le PDG de Digicel, Denis Obrien, l'ex président colombien Alvaro Uribe.
M. Martelly mise sur ce conseil qui devra aider à améliorer l'image d'Haïti à l'étranger. Il promet que les facilités pour assurer l'investissement dans les diverses filières de l'activité économiques seront accordées par les pouvoirs publics.
Le chef d'Etat rappelle que son objectif de création de 500 000 emplois pour les 3 prochaines passe par l'accélération des moteurs de la croissance haïtienne.
L'ex président américain, Bill Clinton, est conscient de l'ampleur de la tache. Il a dans son intervention mis l'accent sur les étapes à franchir pour que le pays soit vraiment compétitif. Si on arrive à réduire le délai pour créer une entreprise, si on modernise le système de cadastre, si les ports sont plus efficients, si l'énergie électrique est disponible, si les universités et les centres de formation travaillent en collaboration avec les acteurs économiques vous pouvez croitre rapidement, explique t-il.
De son coté Laurent Lamothe a indiqué que des modèles de développement comparable à celui du Rwanda sont envisagés. Il préconise également la mise à jour de la législation afin de favoriser l'implantation des entreprises étrangères.
LLM / radio Métropole Haïti
Commentaires:
Il est difficile de commenter l'actualité haitienne surtout quand c'est pour émettre des réflexions arhiconnues. Répéter la même chose. Personnellement j'ai horreur de donner l'impression de jouer au savant ou au donneur de leçons.
Cependant on n'a le droit de se poser certaines questions devant certains actes posés. Par exemple a quoi sert cette commission qui replace des gens  qui font partie de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction. Si la Reconstruction d'Haïti passe par des réinvestissements et que Bill Clinton est déjà co-président de la dite commission pourquoi le placer à la présidence d'une autre?
On aurait pu dire la même chose concernant les personnalités non haitiennes qui elles aussi sont représentées au sein de la dite commission.
On peut noter l'omniprésence de l'ancien président américain dans les instances décisionnelles de la nation. Sa présence qui aurait du représenter une sorte de sesame pour ceux qui avaient promis des fonds à Haïti n'a pas eu l'effet escompté. Peu importe qu'il évoque maintenant l'absence de gouvernement pour justifier le retard dans l'arrivée des fonds. Ceux qui suivent l'actualité ont compris que l'on a toujours tendance à s'accrocher à un bouc émissaire. Avant l'arrivée de Michel Martelly le bouc émissaire avait le sceau d'une autre situation.
Ce que l'équipe Martelly laisse entendre, c'est que le mot RECONSTRUCTION signifie reconstruire des maisons puisqu'il vient de constituer une autre commission avec la même configuration de la CIRH avec les mêmes attributions.

Martelly nomme un ambassadeur itinérant et trois directeurs généraux

Cette deuxième vague de nominations, qui fait fi des dispostions de la constitution, concerne l’artiste Wyclef Jean et la direction du CNE, de l’OFNAC et du CONATEL Publié le vendredi 9 septembre 2011
Le Président Michel Martelly, toujours privé de gouvernement presque quatre mois après sa prise de pouvoir, vient de procéder à la nomination d’un ambassadeur itinérant et de trois directeurs généraux.
Selon un arrêté présidentiel publié dans le journal officiel Le Moniteur le 2 septembre et communiqué jeudi à la presse, la star du hip-hop Wyclef Jean a été désignée ambassadeur itinérant d’Haïti, titre que lui avait déjà décerné le prédécesseur de M. Martelly, René Préval.
Le chef de l’Etat a aussi nommé Yves Germain à la direction du Centre national des équipements (CNE), Jean Marc Flambert à l’Office national de l’aviation civile (OFNAC) et Jean Marie Guillaume au Conseil national des télécommunications (CONATEL).
Ces trois nouveaux directeurs remplacent respectivement l’ancien candidat à la Présidence de INITE, Jude Célestin, qui s’était retiré au moment de s’engager dans la course électorale, Jean Lemercq Pierre et Jean Jaunasse Elysée.
Il s’agit là d’une deuxième série de nominations pour Michel Martelly après celles des délégués, représentants directs du chef de l’Exécutif dans les différents départements.
Me Edwin Coq, qui brigue le bâtonnat du barreu de Port-au-Prince, avait appelé le Président à se ressaisir en dénonçant le caractère inconstitutionnel de ces changements qui vont à l’encontre de l’article 142 de la loi-mère selon lequel les directeurs généraux, délégués et vice-délégués peuvent être nommés seulement par arrêté pris en conseil des ministres.
Or, le gouvernement du Premier ministre Jean-Max Bellerive étant démissionnaire ses attributions doivent se limiter à l’expédition des affaires courantes et il ne peut, par conséquent, prendre de nouveaux engagements au nom de l’Etat. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8055