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samedi 10 septembre 2011

Retrait Minustah en Haïti : Aux autorités haïtiennes d’en décider, en concertation avec les Nations Unies

P-au-P, 09 sept. 2011 [AlterPresse] --- « C’est aux autorités haïtiennes, en concertation avec les Nations Unies, de faire un état des lieux et de décider de l’avenir de la mission » dans la république caribéenne, indique Eliane Nabaa, cheffe de la communication et de l’information publique de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah).
Nabaa a tenu ces propos, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minustah, le jeudi 8 septembre 2011 à Port-au-Prince, en guise de réponse aux interrogations des journalistes sur l’image "écornée" de la mission onusienne, suite à différents faits répréhensibles, particulièrement les abus sexuels de 4 militaires uruguayens sur un ressortissant haïtien de 18 ans en juillet 2011 à Port-Salut (Sud).
Le 15 octobre 2011, les Nations Unies doivent se prononcer sur le retrait progressif ou un éventuel changement de mandat de la Minustah en Haïti.
Réunis en Uruguay le 8 septembre 2011, plusieurs pays de l’Amérique latine, qui contribuent à la Minustah, proposent un retrait progressif du nombre de leurs militaires engagés dans la Minustah.
"La mission onusienne a encore des tâches à accomplir en Haïti dans le domaine de la stabilisation", juge, cependant, Nabaa, tout en soutenant qu’ « une bonne partie du travail a été faite depuis (juin) 2004 » (date du début des opérations de la Minustah dans la république caribéenne).
La nature de la mission des Nations-Unies pour la stabilisation d’Haïti pourrait être modifiée en fonction de l’évolution des besoins du pays, reconnaît-elle.
Quant à un éventuel retrait des casques bleus en Haïti, Eliane Nabaa considère que « chaque pas accompli en avant, dans le renforcement des capacités dans la stabilité du pays, voudra dire un pas en arrière dans le retrait progressif des troupes ».
La mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti, qui a débuté ses opérations en juin 2004, compte actuellement un peu plus de 9 mille soldats et policiers répartis en divers points du pays.
La Minustah est très critiquée par la population nationale, qui témoigne son mécontentement, en raison, notamment, de la responsabilité de la force onusienne dans la propagation de l’épidémie du choléra qui a fait plus de 6 mille morts (depuis son apparition à la mi-octobre 2010 en Haïti) et plusieurs actes de violence, dont des viols sur des adolescentes et adolescents. [rh kft rc apr 09/09/2011 9:47]http://www.alterpresse.org/spip.php?article11520

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