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samedi 31 décembre 2011

Une école d'Haïti reconstruite par des entrepreneurs du Québec

À l'initiative de l'Association de la construction du Québec (ACQ), qui a rallié à sa cause des partenaires à la grandeur du pays, des entrepreneurs québécois en majorité contribueront à la reconstruction de l’école Lackay, en Haïti, qui a été partiellement détruite lors du tremblement de terre survenu en janvier 2010. En plus de venir en aide à un peuple démuni, ce projet qui sera mené en 2012 permettra du même coup aux étudiants d'apprendre un métier pour ensuite contribuer à la reconstruction de leur pays.

La désolation générale, qui a ému le monde entier après que l'un des états les plus pauvres de la planète ait été durement secoué, a également interpellé les dirigeants de l'ACQ. La mobilisation n'a pas tardé. Jean Pouliot et Pierre Hamel, respectivement président et directeur des affaires juridiques et gouvernementales de cette association, se sont rendus en Haïti en avril 2010, sur l’invitation des pères salésiens. L’objectif de la visite : trouver un projet structurant et faire leur part pour aider Haïti à se relever.
«Finalement, raconte le responsable des relations médias, François Cellier, l’ACQ a choisi de reconstruire l’école Lakay, située dans le quartier Cité Soleil, à Port-au-Prince. Cette ressource humanitaire, qui existait bien avant le séisme, est d’abord un foyer d’hébergement d’enfants de la rue. Ces derniers y sont habillés, nourris, logés et formés dans un métier de la construction. L’idée derrière le choix de cette école consistait à rebâtir une institution dont les diplômés contribueraient à reconstruire Haïti.»
D'abord évalué à 600 000 $, le projet Haïti a été bonifié et atteint désormais 1,4 M$. La raison de cette hausse est purement charitable et s'explique du fait que depuis le séisme, les besoins ont été décuplés. Les orphelins sont plus nombreux et il faut plus d'espace pour les accueillir. La souscription se poursuit et se chiffre à un peu plus de 1 M$ pour ce chantier caritatif, qui doit débuter en mars 2012 pour se compléter à l'automne.
«Les plans prévoient deux bâtiments en L résistants aux tremblements de terre. Le premier étage abritera les ateliers de maçonnerie, soudure et menuiserie, tandis que le second logera ceux de plomberie, électricité et réfrigération. Un autre bâtiment rectangulaire sera quant à lui réservé aux classes et bureaux. Cette construction permettra aux étudiants d’accéder à de vastes salles de bains, des douches et autres équipements sanitaires. Une passerelle reliera les deux toitures», explique M. Cellier.

Transmission du savoir
Le projet Haïti ayant pris de l'ampleur, c'est maintenant l'Association canadienne de la construction (ACC) qui chapeaute sa reconstruction, en collaboration avec l'ACQ, ainsi que l'Association de la construction de la Colombie-Britannique et l'organisme Constructeurs sans frontières. Il comporte un important volet de formation, si bien que peu d'intervenants d'ici y participeront directement sauf pour offrir de la supervision. Ce sont les élèves de l’école Lakay qui s'activeront sur le chantier, pour mettre en pratique leurs connaissances acquises lors d'échanges rendus possibles grâce au Fonds de formation de l’industrie de la construction (FFIC). Pareilles démarches se poursuivront sur place durant les travaux.
Entre temps, plusieurs enfants haïtiens vivent dans une zone préservée de l’école Lakay, qui continue ses opérations au moyen d’outils qui n’ont pas été abîmés ou volés. Une fois adultes, ils maîtriseront un métier qui aidera à la reconstruction d’un pays dévasté. Ce qui fait dire au président de l'ACQ, Jean Pouliot, que «grâce à la générosité de l’industrie canadienne de la construction, nous pourrons être fiers d’avoir contribué, un tant soit peu, à transmettre notre savoir afin d’aider le peuple haïtien.»
http://www.journalhabitation.com/Actualites/Construction/2011-12-31/article-2846264/Une-ecole-dHaiti-reconstruite-par-des-entrepreneurs-du-Quebec/1

Haiti-Emplois/2011 : En attendant de voir le « e » de « emploi » ?

P-au-P, 30 déc. 2011 [AlterPresse] --- Les administrations haïtiennes d’aujourd’hui et d’hier comptent beaucoup sur la sous-traitance pour résorber un chômage chronique qui touche en terme réel environ 70% de la population du pays, selon des observations concordantes d’économistes. Cette tendance s’est confirmée aussi bien avec le président René Préval qu’avec son successeur en mai 2011, Michel Martelly, tandis que la masse des chômeurs dans les villes pèse d’un certain poids dans la balance politique, comme on l’a vu lors des dernières élections présidentielles et législatives.

« Compter les œufs dans le ventre de la poule » [1]
L’installation controversée d’un nouveau parc industriel à Caracol, dans le nord du pays, devrait, selon les prévisions, occuper une bonne partie de la force de travail haïtienne en attente d’emplois.
Pour Martelly, la construction de ce parc industriel est un « modèle d’investissement » qui peut contribuer à la création de milliers d’emplois.
Sauf que, l’expérience n’est pas nouvelle. Dans un passé récent, les prévisions se sont fracassées sur la dure réalité de la concurrence en terme de conditions offertes pour attirer ces entreprises volatiles et peu intégrées à l’économie locale.
Les usines de sous-traitance, avec environ 50 000 emplois jusqu’à la fin de cette année, n’ont atteint qu’à moitié les objectifs évoqués par l’ancien président Préval, qui avait lancé le chiffre de 100.000 emplois dans ce secteur pour 2011.
Il est vrai que de 14.000 en 2006, plus de 26.000 personnes travaillaient en 2010 dans les usines du Parc industriel en périphérie de la capitale. 10.000 nouveaux emplois seraient donc créés en 2011 dans la sous-traitance.
Parvenu à la magistrature suprême de l’État, Martelly – qui entend faire de l’emploi l’un des principaux axes de son quinquénat – a promis la création de 500.000 "djob" en 36 mois. C’était à la fin du mois de novembre, à l’ouverture du 2e forum sur « les investissements en Haïti », tenu à Port-au-Prince. Outre la sous-traitance, le chef de l’État a alors insisté sur les infrastructures routières, l’agriculture et le tourisme.
Le chef du gouvernement, Garry Conille, est, quant à lui, allé jusqu’à promettre 1.630 000 emplois en trois ans, après avoir évoqué la création de 2,5 millions de postes de travail au bout de 4 ans.

Chômage et promesses d’emplois
Simple valse de chiffres ou des engagements fermes appuyés sur des calculs rationnels ? Les comportements ou les stratégies mises en œuvre portent à réfléchir sur les possibilités de matérialisation des prévisions avancées.
En fin d’année, l’initiative de l’administration Martelly de consacrer plus de 10.000.000 de dollars (tirés du trésor public ?) à des activités festives, à des opérations de distributions de cadeaux ou d’enveloppes alimentent la controverse.
Si des voix s’élèvent pour mettre en doute la durabilité de l’impact de ce genre d’initiative, on ne doute pas des retombées politiques de la démarche, qui, dans un contexte de chômage et de misère, bénéficie à coup sûr d’un niveau de réceptivité.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12133

Haïti-Economie/2011 : Tâtonnements

P-au-P, 29 déc. 2011 [AlterPresse] --- L’année 2011, partagée entre l’administration de l’ancien président René Préval et celle de l’actuel chef d’État Michel Martelly, a été dominée, du point de vue économique, par des tâtonnements, dans un cadre apparemment inadapté aux performances souhaitées.
Si les autorités parlent de stabilité économique, les observateurs et des acteurs de l’économie ne sont pas tout-à-fait de cet avis, mettant en relief un certain nombre d’incertitudes et de soubresauts qui tendent à affecter l’évolution des transactions.
En fin d’année, le gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel, réaffirme les prévisions pour l’année fiscale 2010-2011, qui tournent, selon lui, autour de 4.5 % de croissance, « tirés par les investissements publics et une poussée des exportations des produits manufacturés ».
Au moment où Castel, dont le mandat vient d’être renouvelé à la tête de la Banque centrale, a fait cette déclaration, les Banques commerciales privées sont confrontées à un problème de liquidité en dollars américains pour desservir la clientèle.
N’empêche : « Haïti a déjà rompu depuis cinq ans avec la stagnation économique », soutient le gouverneur, qui relève le maintien de « taux de croissance positifs ».
« C’est une vision très néolibérale, très monétarisme de la stabilité. Il n’y a pas vraiment de condition pour dynamiser l’économie haïtienne », rétorque le secrétaire exécutif de la Plate-forme de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda), Camille Charlmers.
Pour lui, avec un « taux de croisssance basé sur l’aide internationale », la stabilité à laquelle fait référence Charles Castel, est « très étroite ».
Des citoyens interrogés par AlterPresse au niveau de la région métropolitaine ne perçoivent l’évolution de l’économie qu’à travers les débours qu’ils sont amenés à consentir pour pouvoir vivre au quotidien.
Ils se plaignent d’une augmentation sensible des prix des produits de premières nécessités au cours du deuxième semestre de l’année 2011 et de la hausse permanente des prix de l’immobilier.
Des économistes ont révélé que « les prix de l’alimentation et de l’essence (avec des variations momentanées) restent, tout le long de l’année 2011, en tête des postes de dépenses les plus importants de la population. »
Quels moments forts de l’économie haïtienne en 2011 ?
Les observateurs de la vie économique peinent à identifier des moments forts en 2011. Rien à signaler, disent certains, à part quelques forums pour solliciter l’investissement étranger, alors qu’autant sous Préval en fin de mandat que sous Martelly en début d’expérience, les projets ne semblent pas près de prendre corps.
Momentanément, il y a eu des injections de fonds dans l’économie, comme à travers le long processus des élections présidentielles et législatives, débuté en novembre 2010.
Le budget initial de ces élections avoisinait les 29 millions de dollars américains, selon le rapport de la mission d’information et de contacts de la francophonie. Les ¾ de ce budget ont été financés par la communauté internationale et le reste par le gouvernement haïtien.
Les appels officiels à l’aide internationale se sont multipliés dans le cadre du processus de la reconstruction du pays, dévasté, en partie, par le puissant séisme (7.3) du 12 janvier 2010.
En même temps, Michel Martelly, s’est donné, entre autres, pour objectif de capter un volume important d’investissement étranger, notamment dans le secteur de la sous-traitance, sans mettre en œuvre parallèlement les dispositions destinées à dynamiser l’investissement interne, alors que des statistiques indiquent que l’économie haïtienne repose à au moins 50% sur des investissements nationaux.

A la recherche d’un modèle ?
L’attente d’investisseurs internationaux pour créer des emplois s’articule à une perspective de plus grande privatisation. Depuis de nombreuses années, ce mouvement inexorable est en marche avec, par ailleurs, la remise au secteur privé de grandes entreprises d’État.
L’Electricité d’Haiti (ED’H), jusque-là épargnée, se trouverait aujourd’hui en situation difficile, selon le tableau présenté en fin d’année par son directeur général Garry Valdémar. Il indique que la compagnie perd 11 millions de dollars américains chaque mois. Les recettes mensuelles ne permettent de couvrir que 30% du budget d’exploitation.
Valdémar a bon espoir sur « l’aide internationale, notamment la Banque Interaméricaine de Développement (BID) » pour que cette situation s’améliore avec « la réhabilitation de plusieurs circuits de distribution et celle de la centrale hydroélectrique de Péligre ».
Le contraste est frappant avec la situation de Les Moulins d’Haiti (LMH), ancienne Minoterie d’Haiti qui a été privatisée en 1998. Le 15 décembre, en présence du président Martelly, les activités de l’entreprise, interrompues depuis le séisme, ont été relancées.
Martelly et le président du conseil d’administration de Les Moulins d’Haiti, Carl Braun, ont mis l’accent sur les opportunités économiques dont le pays va bénéficier avec la remise en branle de cette entreprise.
Des opportunités, certainement. Entre-temps rien ne se profile à l’horizon, en dehors de quelques fonds internationaux, pour soutenir ou viabiliser les petites et moyennes structures de production et de services en milieu urbain et rural, qui constituent la ceinture de l’économie.
Les plans ne semblent pas encore prendre en compte les potentialités de ces dernières, ni le dynamisme des uns et des autres qui ne cessent de guetter des opportunités et qui font de la reconstruction une affaire concrète au niveau individuel et familial. [sfd gp apr 29/12/2011 17 :15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12131

Haiti-Politique : Le CEP dissout

P-au-P., 30 déc. 2011 [AlterPresse] --- Le président Michel Martelly a procédé à la dissolution du Conseil Électoral Provisoire (CEP), selon ce qu’a annoncé le Bureau de communication de la présidence. Un arrêté en date du 29 décembre a rapporté celui du 16 octobre 2009 qui avait créé ce CEP, indique le Bureau.
Les membres du CEP doivent remettre à la direction générale de l’institution électorale tous les biens de l’État qui sont encore en leur possession, ajoute la même source.
Le président sortant du CPE, Gaillot Dorsinvil, est revenu le 26 décembre au siège de l’institution après des semaines d’absence, rapportent des médias de la capitale.
Les dernières élections présidentielles et législatives organisées par le CEP ont été sévèrement critiquées par divers secteurs politiques et sociaux qui ont dénoncé des irrégularités et des actes de fraude.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12135

Qui peut gerer le premier campus universitaire d’Haiti don de Republique Dominicaine le rectorat de l’UEH ou une instance indépendante ?

La polémique fait rage entre certains intellectuels haitiens et le Rectorat de l UEH sur la gestion de l’Université de Limonade Publié le samedi 31 décembre 2011
Haïti : Billet au rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti
Rares sont les occasions historiques de notre pays qui donnent lieu à des débats d’idées qui font avancer le pays, en dehors de querelles partisanes. Aujourd’hui, l’idée de la décentralisation éducative au niveau de l’enseignement supérieur nous offre un moment unique comme société de débattre de la pertinence sociale et scientifique de nos universités et des défis auxquelles elles font face, en particulier le sous-financement chronique, le manque de professeur-chercheurs, la prolifération de carrières universitaires sans accréditation d’une autorité régulatrice, pour aboutir finalement à l’expatriation massive des diplômés. Aussi, sans vouloir répondre aux accusations portées contre ceux qui souhaitent que le Nord du pays dispose aujourd’hui d’une véritable université publique régionale, indépendante de l’UEH, je souhaite renforcer, si besoin en est, ce plaidoyer en faveur d’un modèle d’universités publiques régionales à travers un récent article paru dans Le Nouvelliste en date du 5 décembre 2011.
En réalité, ce débat est un vieux débat du monde universitaire, car pratiquement plus aucun pays ne confie le monopole de l’enseignement supérieur public à une seule entité.
En 2010, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique du Mali, posant la première pierre de la construction d’une université publique régionale dotée d’un amphithéâtre de 500 places rappelait que « le Gouvernement en décidant de la création de l’Université régionale de Ségou, compte tenu de ses énormes potentialités agroindustrielles, s’attend à ce qu’elle apporte une solution à la trop forte concentration d’étudiants à Bamako.
Aussi, devrait-elle permettre d’accompagner avantageusement ce processus de décentralisation en cours en contribuant à y fixer les compétences tout en y stimulant une activité intellectuelle et économique ».
Même discours au Cameroun qui compte 7 (sept) universités publiques régionales issues de l’éclatement de l’Université du Cameroun de Yaoundé grâce à la réforme de l’enseignement supérieur de 1993.
 Même discours au Bénin qui s’apprête à inaugurer l’Université publique de Porto-Novo sur 20 hectares construite en dehors de la capitale Cotonou.
Plus près de nous, je souhaite rappeler une fois de plus le modèle cubain, qui a fait le choix depuis toujours de ne pas confier le monopole d’état à une seule institution en matière d’enseignement supérieur.
En 1960 ce pays comptait déjà 3 universités d’état régionales, totalement indépendantes les unes des autres, ce qui a grandement favorisé un plus grand accès, une plus grande équité au système universitaire et ainsi une plus grande pertinence socio-économique.
Cette réalité est bien le modèle dominant en Amérique latine, en Amérique du Nord. La Bolivie a opté pour un modèle de 10 universités publiques dans chaque région du pays.
Le consortium des recteurs des universités d’Etat du Chili qui compte déjà 16 institutions publiques à travers le pays vient de déclarer le 16 décembre dernier que c’était loin d’être suffisant et que chaque région au Chili devrait à terme avoir une université d’Etat pour « garantir une société démocratique, pluraliste et participatif » selon son vice-président Juan Manuel Zolezzi.
Certes, il n’existe aucun modèle parfait, mais il est de notoriété les modèles qui ne sont plus totalement en phase avec les réalités actuelles.
Je veux bien être nostalgique de ce modèle qu’était l’UEH, la seule université publique du pays quand le pays entier ne comptait que 1000 bacheliers par an, dont 90% passaient leur bacc à Port-au-Prince, tous issus des excellents lycées d’antan et des rares collèges religieux.
Mais, aujourd’hui, le pays a bien changé avec l’explosion de la demande sociale d’éducation à tous les niveaux, partout à travers le pays.
Avec plus de 120,000 bacheliers par année, il est donc difficile de prêcher pour un monopole qu’il soit public ou privé tenant compte de nos faibles taux d’accès à tous les niveaux d’enseignement.
Des milliers de jeunes haïtiens frappent chaque année aux portes de l’enseignement supérieur dans un pays qui a tant besoin de cadres et de scientifiques pour son développement.
Un nombre de plus en plus croissant de bacheliers, faute d’une offre universitaire adaptée à leur besoins et à ceux de leurs parents font le choix de s’expatrier et risquent de ne plus revenir.
Dans ce contexte, Haïti mérite plusieurs universités d’excellence, en particulier un réseau d’universités publiques régionales etc..
Certes, ceci n’est viable aussi que dans un contexte où ces universités régionales sont ancrées au coeur d’un bassin économique facilitant des financements de proximité complémentaires au trésor public et offrant aux diplômés des opportunités d’emplois capables de transformer à leur tour leur milieu.
Restera le défi de pouvoir mobiliser nos chercheurs, professeurs de la diaspora à temps plein ou à temps partiel pour participer à cet effort de décentralisation et d’appui à nos universités, incluant l’UEH.
Défi possible au regard des premiers intérêts manifestés par bon nombre d’entre eux et également par certains partenaires universitaires internationaux à condition d’avoir un projet académique responsable et sérieux.
Le débat reste ouvert, la solution complexe, mais de grâce, ne nous trompons pas de sujet. Nos étudiants et les futures générations méritent définitivement mieux.
Nesmy Manigat 27 decembre 2011
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8406

2011 : Une année charnière pour Haïti et la MINUSTAH

30 décembre 2011 Avec de nouveaux dirigeants engagés dans la reconstruction « un an après », Haïti a renoué, en 2011, avec l’espoir. Cela se traduit par les nombreux défis -politiques, sociaux ou économiques- qu’il a fallu relever.
L’organisation, en mars, du second tour des élections présidentielle et législatives a abouti, quelques semaines plus tard, à la victoire de Michel Joseph Martelly qui a prêté serment, le 14 mai, pour devenir le 56e Président de la République d’Haïti.
Parallèlement, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), laquelle est présente dans le pays depuis 2004, a également accueilli son nouveau Représentant spécial, le Chilien Mariano Fernández Amunátegui. Nommé le 16 mai par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, il a succédé à Edmond Mulet, du Guatemala, dont le mandat s’est achevé le 31 mai 2011.
Et c’est main dans la main, que la MINUSTAH et les autorités ont abordé les nombreux chantiers pour relever le pays après le séisme de janvier 2010. Que ce soit dans des cadres bien définis comme le « Mémorandum d’Accord entre la MINUSTAH et le Gouvernement haïtien concernant un appui logistique de la MINUSTAH au gouvernement haïtien », signé le 20 avril 2011. Ou dans la foulée de diverses initiatives visant à améliorer les conditions de vie des plus vulnérables, notamment les enfants et les femmes, comme cela est défini dans la Résolution 1927 du Conseil de Sécurité des Nations Unies datant du 4 juin 2010.
Ou encore l’établissement d’un Etat de droit qui se traduit entre autres par la professionnalisation de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Et pour qu’Haïti ne soit pas oubliée par la communauté internationale, de nombreuses personnalités y ont effectué des visites au cours desquelles elles ont plaidé pour les droits de l’homme, l’environnement, l’éducation et davantage de dons au profit du pays.
Quant à la MINUSTAH, pour consolider les progrès accomplis, son mandat a été prorogé d’une année supplémentaire, le 14 octobre dernier, dans le cadre de la Résolution 2012 du Conseil de Sécurité. Car bien que « précaire, la situation d’ensemble en matière de sécurité s’est améliorée ».
http://minustah.org/?p=33423

Le gouvernement entend supprimer les visas d'entrée pour les dominicains, panaméens et colombiens

Les autorités haïtiennes ont adopté une première disposition légale en vue d'encourager l'arrivée des investisseurs étrangers et des touristes. Les ressortissants dominicains, panaméens et colombiens détenteurs de visas Shengen, américain ou canadien ne seront plus contraint d'obtenir un visa d'entrée dans le pays. La nouvelle disposition entrera en vigueur le 10 janvier 2012 informe le chancelier haïtien, Laurent Lamothe, soulignant qu'il s'agit d'une décision gouvernementale impliquant les ministères des affaires étrangères, du tourisme et de l'intérieur. M. Lamothe assure que cette disposition est un pas important puisqu'elle permet d'éliminer une étape dans le processus d'exploration du marché haïtien par les hommes d'affaires de ces pays.
La ministre du tourisme, Stéphanie Balmir Vildrouin, fait remarquer que cette disposition est un " incentive" important puisqu'il réduira les coûts considérablement les coûts pour les touristes. Une famille de 5 personnes devrait débourser environ 500 dollars uniquement pour l'obtention de visa d'entrée.
Elle s'attend à une augmentation sensible des touristes dominicains en raison de cette disposition. Il y a de nombreux dominicains de la classe moyenne qui rêvent de visiter Haïti, insiste t-elle.
Il s'agit en réalité d'une réciprocité. Le gouvernement dominicain avait depuis deux ans ouvert les frontières aux haïtiens détenteurs de visas américains. La ministre du tourisme assure que cette disposition permettra de mettre en place des packages entre Haïti et la République Dominicaine pour les touristes étrangers.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20159

Une «game haïtienne»?


Bien connue pour son dynamisme et ses événements culturels
 (Festival du film Black, Festival du film haïtien, Haïti en folie),
Fabienne Colas est accusée, avec son partenaire Émile Castonguay,
d'avoir plagié le projet de L'Autre TV créé par Madeleine Bégon.
 Cette dernière leur réclame plus d'un million de dollars pour «contrefaçon»
et «autres dommages». FABIENNE COLAS

Jean-Christophe Laurence, La Presse
Comme cadeau de Noël, on a vu mieux.
Deux mois après avoir reçu l'aval du CRTC pour sa chaîne de télé ethnique en français (Diversité TV), Fabienne Colas fait l'objet d'une poursuite.
Ainsi que nous l'apprend le site Média Mosaïque, la productrice et son partenaire, Émile Castonguay, sont accusés d'avoir plagié le projet de L'Autre TV créé par Madeleine Bégon. Cette dernière leur réclame plus d'un million de dollars pour «contrefaçon» et «autres dommages».
«On parle de droits d'auteur et de quatre années de travail», affirme Mme Bégon, une enseignante d'origine haïtienne qui vit depuis 30 ans au Québec. «C'est de la concurrence déloyale!»
Mme Bégon prétend avoir invité Mme Colas à se joindre à L'Autre TV il y a deux ans. Elle aimait l'énergie et le bagout de la jeune organisatrice culturelle. «C'était une bonne vendeuse. Je lui ai ouvert la porte» dit-elle.
Mais la rencontre n'a pas eu de suite et, à sa grande surprise, Mme Colas s'est présentée devant le CRTC il y a six mois avec un projet qui ressemblait étrangement au sien.
Mme Bégon admet qu'elle n'a pas le monopole de la diversité. Mais elle ajoute qu'il y a des limites à la copie conforme. «Les deux projets sont quasiment identiques, dit-elle. C'est la même mission, la même vision, la même articulation, les mêmes commanditaires et la même clientèle visée. Tout est textuellement pareil.»
On soulignera qu'après quatre ans, Mme Bégon n'avait toujours pas fait sa demande de licence au CRTC, laissant ainsi le champ libre à d'éventuels compétiteurs. Si la gestation fut si longue, dit-elle, c'est qu'il a fallu «valider le besoin» et «justifier le projet» auprès des décideurs et des acteurs du Montréal multiculturel. Une démarche à l'inverse de celle de Mme Colas, qui a agi vite et qui aura les 48 prochains mois pour mettre sa chaîne en branle.
Bien connue pour son dynamisme et ses événements culturels (Festival du film Black, Festival du film haïtien, Haïti en folie), Fabienne Colas se borne pour sa part à décrire tout cela comme une «game haïtienne», sous-entendant que sa communauté n'en est pas à la première querelle du genre.
«Il est encore trop tôt pour se prononcer, ajoute-t-elle. Tout ce que je peux dire, c'est qu'on va aller jusqu'au bout parce que la plaisanterie a assez duré.»
De son côté, le CRTC considère que cette poursuite ne le concerne pas. Au bureau de l'organisme, on préfère plutôt renvoyer les deux parties dos à dos. «La protection des genres ne s'applique pas à des chaînes de ce type-là [catégorie B]. En d'autres mots, elles peuvent être en concurrence l'une avec l'autre, explique le porte-parole Denis Carmel. Si L'Autre TV n'a pas fait de demande de licence, libre à eux de le faire...»

CPAM retrouve la voix
Comme cadeau de Noël, on a vu pire.
Trois mois après avoir été débranchée de jour, la radio haïtienne CPAM est de retour à temps plein.
La nouvelle réjouit son directeur, Jean-Ernest Pierre, qui est passé bien près de la catastrophe financière. «C'est un cadeau pour l'auditoire haïtien et un soulagement total pour moi. On s'en allait droit vers la faillite.» Soulagement également pour les commerces de la communauté, qui avaient vu leur chiffre d'affaires diminuer en l'absence de cette courroie publicitaire unique.
Parlons cependant d'une demi-victoire. Malgré les ajustements techniques, des interférences subsistent avec le commerce voisin. CPAM ne peut donc plus diffuser à sa pleine puissance pendant la journée, son signal ayant été réduit de 1000 à 500 watts.
Toutes nos pensées aux chauffeurs de taxi haïtiens, qui ne pourront plus «pogner» la station dans leur véhicule.
***
Pour un Noël pluriel
Vous n'avez pas les moyens de voyager, mais avez envie de fêter Noël autrement? Voici nos suggestions.
- Avec les Congolais
Le Congo est le seul pays africain à avoir un rite catholique particulier (autorisé par le Vatican). En plus de la chorale, il y aura beaucoup de rythme et de danse. On mettra l'accent sur le roi mage «black» Balthazar et on rendra hommage à quelques saints et bienheureux africains. Demain à midi, église Notre-Dame-des-Anges (12 325, rue Serre, angle boul. Gouin O., face à l'hôpital du Sacré-Coeur).
- Avec les Mohawks
Kateri Tekakwitha va être canonisée? C'est le temps d'aller prier sur sa tombe. L'église Saint-François-Xavier de Kahnawake célèbre une messe aujourd'hui, 24 décembre, à 20h, et demain à 9h30. Le service est en anglais, mais la chorale chante en mohawk. Cherchez le clocher, il n'y a pas d'adresse dans la réserve.
- Avec les évangélistes haïtiens
Pas de messe de minuit à proprement parler, mais des «actions de grâce» qui ont lieu tous les soirs du 25 au 31 décembre. Chorale gospel, groupe de musiciens (avec basse et batterie). Morceaux spéciaux. Église Eben Ezer, 2526, avenue Charland.
- Avec les orthodoxes éthiopiens
Un rite millénaire qui ne ressemble à rien de connu. Peut-être la plus dépaysante de toutes les messes chrétiennes. Le 6 janvier, de 20h à minuit. 4020, av. Hingston, NDG.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/dossiers/montreal-pluriel/201112/24/01-4480790-une-game-haitienne.php

vendredi 30 décembre 2011

As Haiti rebuilds, what it needs is tourism dollars

By MARTINE ST-VICTOR,
The Gazette December 30, 2011 is a communication strategist in Montreal, specializing in the arts and pop culture, and a self-appointed brand ambassador for the north of Haiti.
I landed here in Haiti's second-biggest city, land of my ancestors, on a hot day wearing Chuck Taylors and aviator Ray-Bans. I was home away from home.
I hadn't been here since a few months before the 2010 earthquake. Since then, I had been scratching to come back for many reasons, but mostly because my memories of Haiti had nothing to do with the images of desperation and crumbled monuments that we all saw after that catastrophe.
Yes, there has been a disaster. But now, there's reconstruction. And there's buzz. Designer Donna Karan has been here many times in the past two years, working with artisans and making beautiful jewelry and fashion. Actor Ben Stiller just signed a deal with mobile telecommunication mogul Digicel to build eight schools. Former U.S. president Bill Clinton has been here so many times he says he's now addicted to Haitian coffee - and why wouldn't he be? Haitian coffee is delicious, and eventually Starbucks will make a note of that.
Sean Penn, Maria Bello, Oprah Winfrey and other stars have all been here recently, making a difference and making Haiti look like a busy night at Mr. Chow's. As a publicist, I recognize these might be PR moves. Or not. Either way, motive matters little: I'm just happy these celebrities make the trip, as they usually do so with media in tow. I don't want Haiti to be forgotten. And if that means having People magazine around, then so be it.
Cap-Haïtien - or Okap, as it is known in Creole - is in the north of Haiti. It is rich in history and in culture. Its beaches, like Cormier and Labadie, will make you forget political turmoil and economic crisis. But mostly it is the Capois who will win you over. This simple and authentic city has an "it" factor that, along with all the tourism development being planned, will make you come back.
You know who is rumoured to be coming to Cap-Haïtien in a few days? Robert De Niro. The thespian and man behind many some of the coolest spots and events in Gotham is now thinking of opening a hotel here and - well, if he can do in Cap-Haïtien what he's done in TriBeCa post 9/11, sign me up!
President Michel Martelly has a slogan: "Haiti's open for business." And it is. Business includes tourism. The beaches here are pristine. The food is delicious. The art is breathtaking. The culture is rich. And you already know about the people, because if you live in Quebec, you have at least one friend of Haitian origin.
The naysayers will remind you there has been violence here. And there has, just like in Mexico, Jamaica and the Dominican Republic. That hasn't stopped people from going to Cancun, Ocho Rios and Punta Cana, has it?
Giving money to a nongovernmental organization working in Haiti helps. It really does.
But so will your tourist dollars.
© Copyright (c) The Montreal Gazette
http://www.montrealgazette.com/travel/Haiti+rebuilds+what+needs+tourism+dollars/5926087/story.html

Haiti’s Tragic History

By ADAM HOCHSCHILD

Published: December 29, 2011
For the better part of two centuries, outsiders have been offering explanations that range from racist to learned-sounding — the supposed inferiority of blacks, the heritage of slavery, overpopulation — for why Haiti remains the poorest country in the Western Hemisphere. None of these work: nearby Barbados has a greater population density, and about 90 percent of its people are descended from slaves, yet it outranks all but two nations in Latin America on the United Nations Human Development Index. Neither Barbados nor any other country, however, had so traumatic and crippling a birth as Haiti.

HAITI....The Aftershocks of History
By Laurent Dubois

François (Papa Doc) Duvalier, foreground, relied on the violence of the Tontons Macoute to hold on to power.
As a French possession, it was once the most lucrative colony on earth, producing nearly one-third of the world’s sugar and more than half its coffee. All, of course, with the labor of slaves. And slavery in the Caribbean was particularly harsh: tropical diseases were rife, there was no winter respite from 12-hour workdays under the broiling sun, and the planters preferred to replenish their labor force by working their slaves to death over a decade or two and then buying new ones.
In 1791, what today is Haiti became the scene of the largest slave revolt in history. Over the next 13 years, the rebels fought off three successive attempts to re-enslave them. The first was by local planters and French soldiers, aided by arms from the United States, whose president and secretary of state, George Washington and Thomas Jefferson, were both slave owners horrified by the uprising.
The second was by the British, at war with France and eager for fertile sugar land and slaves to work it. And finally, after he took power, Napoleon tried to recapture the territory as a French colony and restore slavery.
Ill-armed, barefoot and hungry, the rebels fought against huge odds: Britain dispatched an armada of 218 ships to the Caribbean, and its troops battled for five years before withdrawing; Napoleon sent the largest force that had ever set sail from France, losing more than 50,000 soldiers and 18 generals to combat and disease.
 The former slaves lost even more lives defeating these invasions, and no country came to their aid. This blood-soaked period also included a horrific civil war, periods of near famine, and the massacre or flight into exile of most educated people and skilled workers of any color.
 By the time Haiti declared independence in 1804, many of its fields, towns and sugar mills were in ruins and its population shrunken by more than half. The Haitian Revolution, as it is known today, was a great inspiration to slaves still in bondage throughout the Americas, but it was devastating to the country itself.
For a gripping narrative of that period, there are few better places to turn than “Avengers of the New World: The Story of the Haitian Revolution,” by Laurent Dubois, a Duke University scholar of the French Caribbean. Now Dubois has brought Haiti’s story up to the present in an equally well-written new book, “Haiti: The Aftershocks of History,” which is enriched by his careful attention to what Haitian intellectuals have had to say about their country over the last two centuries.
The history is a tale of much misery, shot through with flashes of hope and bravery. Both the United States and the colonial powers in Europe were profoundly threatened by the specter of slaves who had successfully battled for their freedom; the United States didn’t even recognize Haiti for over 50 years.
Still worse, France in 1825 insisted that Haiti pay compensation for the plantations taken from French owners. In case the Haitians did not agree, French warships lay offshore.
The sum the French demanded was so big that a dozen years later, paying off this exorbitant ransom, and paying the interest on loans taken out for that purpose, was consuming 30 percent of Haiti’s national budget. The ruinous cycle of debt continued into the next century.
Seldom, however, can outsiders be blamed for all a country’s troubles. More disastrous than foreign interference was that Haiti’s birth was such a violent one.
Democracy is a fragile, slow-growing plant to begin with, and the early Haitians had experienced none of it, not as subjects of the African kingdoms where many of them were born, not as slaves and not as soldiers under draconian military discipline for over a decade of desperate war. In Haiti’s succession of constitutions over its first hundred years, the president sometimes held his post for life, and it’s no surprise that one leader began calling himself king and another emperor.
Furthermore, the revolution itself had seemed to show that any change in government could take place only through military force. As Dubois sums it up: “The only way for an outsider to take power — one that would be used again and again over the course of the 19th century — was to raise an army and march on the capital.”
Brute force still ruled in the next century, climaxing in the three-decade reign of the Duvaliers, father and son. Their militia, the dreaded Tontons Macoute, spread terror on a scale exceeding anything before, murdering as many as 60,000 people. François (Papa Doc) Duvalier banned any civic organization that could threaten his control, even the Boy Scouts.

Times Topic: HaitiThe family’s close ties with the United States were immortalized by a famous photograph of Papa Doc and the presidential envoy Nelson Rockefeller waving from the balcony of Haiti’s National Palace.
 During the cold war, a strongman like Duvalier, no matter how brutal, could usually count on American support as long as he was vocally anti-Communist. Father and son understood this well and shrewdly used that knowledge to retain power, as did petty tyrants across Latin America, Africa and Asia.
Deep American meddling in Haiti did not end with the cold war. Dubois, however, devotes only a few pages to the quarter-century since Jean-Claude (Baby Doc) Duvalier was overthrown, and doesn’t really tell us what he thinks about the controversial progressive Jean-Bertrand Aristide and the degree to which the United States played a role in his ouster as Haiti’s president in 2004. In an otherwise authoritative history, this is a disappointing omission.
Part of this book does feel chillingly up to date, however: its account of the United States Marine occupation of Haiti for some two decades starting in 1915. The occupation was accompanied by high-flown declarations of benevolence, but the real motive was to solidify American control of the economy and to replace a constitution that prevented foreigners from owning land. The Marines’ near-total ignorance of local languages and culture sounds all too much like more recent expeditions. American officials declared, accurately enough, that the Haitian government was in bad shape and needed reform. But as the troops on the ground discovered, like their counterparts in Iraq and Afghanistan, no one likes to be reformed at the point of a foreigner’s gun. “We were not welcome,” wrote one private Dubois quotes. “We could feel it as distinctly as we could smell the rot along the gutters.” The Americans soon found themselves fighting off waves of rebellion against their rule. United States troops burned entire villages accused of sheltering insurgents and ruthlessly executed captured rebels or — does this sound familiar? — men who might have been rebels; often there was no way to distinguish them from local farmers.
When they finally pulled out, the Marines did leave some roads, clinics and schools behind them. But the occupation’s death toll, humiliation and theft of resources, Dubois makes clear, loom far larger in Haitian memory. Even with the best of intentions, which the Marines certainly didn’t have in 1915, nation-building is no easy job.
 Administered less arrogantly and in cooperation with Haitians themselves, aid from abroad can sometimes help, as with the work of the estimable, Creole-speaking Dr. Paul Farmer and his Partners in Health program, which brings health care to the poorest rural areas and helps train Haitian medical workers. But the real freeing of Haiti from the burdens of its past — a task now made immeasurably greater by the catastrophic earthquake of 2010 — can be done only by Haitians themselves.
http://www.nytimes.com/2012/01/01/books/review/haiti-the-aftershocks-of-history-by-laurent-dubois-book-review.html

Haitian-Americans plan march to funeral of Herve Gilles, shot by cop

SPRING VALLEY — Members of the Haitian-American community will gather at the site where a village man was fatally shot this month by a police officer and will march in procession to the church where his funeral will be held Saturday morning.

Supporters of Herve Gilles will meet at 8 a.m. in the parking lot of Mount Zion Sanctuary Church, at East Furman Place and Franklin Street, said New York City lawyer Sanford Rubenstein, a former Rockland County legislator who is representing the Gilles family.
They will leave the parking lot at 9 a.m. and proceed about a half-mile north on Main Street to the French Baptist Church at 80 N. Madison Ave., where the funeral will be held at 10 a.m.
Rubenstein will read a statement to the community on behalf of his former client Abner Louima, the Haitian immigrant who was assaulted by New York City police officers in 1997.
A viewing will be held at 8 a.m., and burial will follow the funeral at Brick Church Cemetery in New Hempstead.
Gilles was fatally shot by an officer Dec. 14 after police were called to a downtown bar early that morning to investigate a report of an emotionally disturbed man who was threatening to throw rocks.
An officer encountered Gilles soon after in a parking lot near the train station.
The officer and Gilles fought, and Gilles apparently grabbed the officer’s nightstick.
The officer shot Gilles twice, once in the head and once in the torso. He was pronounced dead at the scene.
The 48-year-old Spring Valley man had been described as mentally ill and sometimes loud, but not dangerous.
An initial investigation ruled that the shooting was justified.
The District Attorney’s Office will investigate the shooting and put all witnesses and evidence before a grand jury.
Grand jury investigations in six previous shootings in recent years found that the officers’ actions in those cases were justified and in self-defense.
The shooting brought an outpouring of support for him and his family.
Five hundred people, many from the village’s Haitian-American community, demonstrated a few days after his death at the Municipal Plaza train station, where the shooting occurred on the parking lot of the El Buen Gusto bar and restaurant.
http://www.lohud.com/article/20111230/NEWS03/312300023/Haitian-Americans-plan-march-funeral-Herve-Gilles-shot-by-cop

lundi 26 décembre 2011

Au moins 38 migrants haïtiens sont morts et 87 ont été secourus samedi par les garde-côtes cubains après le naufrage de leur embarcation au large de Cuba, a annoncé la Défense civile (DC) cubaine.

Au moins 38 migrants haïtiens sont morts et 87 ont été secourus samedi par les garde-côtes cubains après le naufrage de leur embarcation au large de Cuba, a annoncé la Défense civile (DC) cubaine. L'embarcation "à demi-immergée" a été repérée à une centaine de mètres de la côte de Punta de Maisi (extrême est de Cuba) par les garde-côtes qui ont repêché "38 cadavres --21 hommes et 17 femmes--", a indiqué la DC dans un communiqué lu dans le journal télévisé de la nuit.
87 personnes, parmi lesquelles quatre enfants et sept femmes, ont été secourues et "reçoivent des soins dans le camp international d'immigrants de Punta de Maisi", selon le communiqué.
La Défense civile, qui n'a pas précisé le type d'embarcation concerné, a indiqué que la Croix-Rouge et les garde-côtes poursuivaient les opérations de recherche d'autres éventuels survivants.
Les naufrages d'embarcations de fortune transportant des migrants haïtiens --mais aussi cubains-- vers les Etats-Unis où ils espèrent trouver de meilleures conditions de vie sont fréquents dans les Caraïbes.
En juillet 2009, quelque 70 migrants haïtiens avaient perdu la vie dans le naufrage de leur embarcation au large des îles britanniques des Turks-et-Caicos.
Chaque année, des milliers de Haïtiens tentent de traverser les 1.000 km qui séparent leur pays --le plus pauvre d'Amérique-- des Etats-Unis dans des embarcations précaires.
http://www.lepoint.fr/monde/au-moins-38-migrants-haitiens-morts-dans-un-naufrage-au-large-de-cuba-25-12-2011-1412301_24.php

Haiti. Dénouement de la crise politique, oui mais et après ?

Par Claude Carré Port au Prince. Dimanche 25 Décembre 2011. CCN.
L’année se termine, sur les 8 premiers mois de la mandature de Michel Marthelly. C’est déjà le moment d’un bilan partiel. 

Claude Carré, musico-chroniqueur de CCN depuis la capitale haïtienne, nous propose un défrichage prospectif de la politique Martelliste.
« Ce qui se dessine actuellement à l'horizon est une nouvelle période de grande incertitude politique qui semble malheureusement aboutir à la chute prématurée du gouvernement et de la présidence de Michel Martelly. »
Telle est l’une des conclusions de ma dernière chronique sur la « fabrication des crises » le 31 octobre dernier suite à l’arrestation du député Arnèl Belizaire. Un mois et demi après, alors que des signes d’apaisement et de retournement de situation semblent s’installer, je me dis que ma première préoccupation est d’expliquer pourquoi la grande conflagration qui, selon moi, allait mener à la chute du président Martelly, n’a pas eu lieu. Mais il me faudra aussi essayer de voir un peu plus clair dans quelle direction nous nous dirigeons actuellement.
La souris de la montagne
Alors que le pays était tout entier branché sur l’arrestation spectaculairement illégal d’Arnèl Belizaire, que les députés menaçaient de « couper la tête », une fois leurs vacances terminées, à plusieurs ministres pour réparer l’affront commis par l’exécutif, que les sénateurs étaient monté au créneau pour, dans de vibrantes envolées, dénoncer la tyrannie et flétrir l’intolérable, que des organisations des droits humains, dont le RNDDH, et de la société civile, ont élevé leur voix pour condamner l’inacceptable atteintes aux droits de l’homme, que l’international, par la voie de la France, le Quai D’Orsay, faisait grise mine, dans une note de presse, que les américains, par la voix d’un apparatchik ayant requis l’anonymat, disaient plutôt favoriser le renforcement de la police nationale plutôt que la création d’une « armée » telle que le promettait la nouvelle équipe gouvernementale, le président Michel Joseph Martelly, de retour des Etats-Unis, suite à une intervention chirurgicale à l’épaule, répondait de manière stupéfiante, à une question d’un journaliste, n’être lié « ni de près, ni de loin » à ce qui est advenu au député.
Par la suite, les différents acteurs ; présidents, sénateurs, ministres, commissaires, chefs de police, juges… nous ont offert un ballet abstrait, sur fond d’une musique atonale digne d’Arnorld Schonberg en personne, dans lequel on a pu être les témoins médusés de longues séances oiseuses au Sénat de la République, de résolutions réécrites, résorbées, avortées, de revirements (« changement de casaques ») les uns plus spectaculaires que les autres, de tentatives d’explications honteuses et alambiquées de la part du ministre de la justice et du ministre de l’intérieur, de la mise sur pied de deux commissions d’enquête, l’une par le sénat, l’autre par l’exécutif, pour « tirer au clair » l’incident et « fixer les responsabilités », de basses négociations devant faire des « ennemis » d’hier des « amis » d’aujourd’hui étant donné le renouvellement du tiers du sénat qui arrive à grands pas et la grande bavure de l’exécutif dans l’affaire Belizaire. Finalement, personne au niveau de l’exécutif n’avait de rapport, « de près » et sans doute non plus « de loin », avec l’évènement qui avait mis en émoi toute la nation. Seul le pauvre commissaire du gouvernement semblait devoir porter le chapeau. En effet, le 8 novembre, le ministre de la justice Josué Pierre-Louis se défaisait du commissaire-bouc-émissaire Felix Léger.
Malheureusement, pour lui, c’est-à-dire le ministre bien sur, le chef de la police, Mario Andrésol, lors d’une séance au sénat, vendit le pot au rose en révélant aux parlementaires que l’ordre de l’arrestation du turbulent député venait de ce même ministre. Par suite de plusieurs tentatives infructueuses de convocation de José Pierre-Louis, qui, soit dit en passant, a été le seul à se présenter sur une chaine de la télévision, il est vrai pour mâchonner des incongruités, il a du, contre mauvaise fortune bon cœur, remettre sa démission. Entre temps, après une période de semi réclusion, bon sens oblige, et après avoir, le 18 novembre, reporté « sine die » son farfelu projet de reconstitution des forces armées au calendre grecque en créant une commission civile (par surcroit) devant examiné la situation et soumettre un rapport … dans six mois (alors que ce jour même était prévu un décret redonnant vie à la vielle carcasse), le président Michel Joseph Martelly, s’est défait de l’écharpe qu’il portait après l’intervention chirurgicale et a repris, à quelques nuances près, ses périples ostentatoires et apparitions tonitruantes.

Le néo-duvaliérisme, un avorton et l’idéologie de la non-idéologie…
Au fond, il était normal de prévoir la chute du président tant était chimérique et grossier le retour en arrière au duvaliérisme que le gouvernement fraichement constitué tentait d’imposer à la face de la nation et du monde. D’ailleurs dans cette même dernière chronique il était question de « l’impossible retour en arrière ». Néanmoins, on peut relever au moins trois raisons principales qui peuvent expliquer le revirement de situation :

1. Le poids de l’international
Dans la chronique précédente était pourtant mentionné le rôle de l’international comme facteur pouvant empêcher le retour en arrière. Ce qui s’est passé a montré que ce rôle a été quelque peu sous-estimé. Au vu de l’état de déliquescence de l’état, du « démissionnarisme » du régime politique actuellement en place, de la dépendance du président vis-à-vis des puissances qui l’ont hissé au pouvoir, des dossiers peu flatteurs et compromettant qu’elles n’ont pas manqués de monter sur le chanteur, il n’a pas probablement été trop difficile pour elles de hausser le ton et d’imposer un diktat. (On devrait sans doute attendre les révélations de « Wikileaks » à cet égard.)
C’est que cette affaire de néo-duvaliérisme anarchisant, prôné par des nostalgiques écervelés qui fermentent dans l’entourage du président, ne rentre pas du tout dans les plans de l’international. A cet égard il n’est pas inutile de se remémorer le comportement irréaliste des Cédras, Biambi, Michel-François et consort, eu égard au coup d’état de 1991, alors qu’ils croyaient, jusqu’au dernier moment, que le département d’état américain bluffait et n’irait jamais jusqu’à réinstaller au pouvoir le petit prêtre de Saint-Jean Bosco. Les hommes de Martelly, et sans doute lui aussi, croyaient également avoir le support des puissances occidentales pour écraser le parlement et gouverner par décret, quelle naïveté ! On s’explique aisément que dans ce contexte de pressions et d’injonctions des puissances occidentales sur le gouvernement nouveau-né et le président-chanteur, comment et pourquoi les sénateurs avaient eu l’idée de mettre sur pied une commission de neuf parlementaires chargés d’enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement, y compris de celle du président de la république. Cette commission, étant donné les compromissions et tractations subséquentes, n’a vécu évidement que le temps des roses…
Il est clair que l’international ne démord pas de sa stratégie de rendre Haïti gouvernable, sécurisée, pacifiée, ce qui devrait contribuer à la sécurité économique et politique de la région, et à lui ouvrir un marché fort de près de 10 millions d’habitants. Dans cette optique, la destitution du parlement et le retour à une forme de dictature de type « caudilliste » est impensable, donc exclu. Malheureusement, la notion de stratégie est complètement étrangère aux politiciens et « leaders » haïtiens actuels.

2. L’inconsistance et la couardise des néo-duvaliéristes
Une fois leur forfait commis et dès que « le blanc » eut manifesté son opposition, nos néo-duvaliéristes ont non seulement fait marche-arrière et nié toutes responsabilités, mais ils ont commencé à abandonner (provisoirement?) certains de leur crédo : adieu « milice rose », adieu recréation des forces armées, adieu velléités de gouverner en « caudillo » sans alliance et compromis, adieu projet de destitution de la chambre et d’intimidation et d’inféodation de la presse … Seule la xénophilie et le culte de la personnalité sont restés et ont même pris des proportions alarmantes comme on le verra ci-dessous.
En fait, cet épisode montre, non seulement, que le néo-duvaliérisme est une impossibilité historique, mais encore, que les agents de cette tendance ne sont pas prêts à assumer leur politique ; comme quoi l’inconsistance était un trait inhérent à ce courant politique. Il faut, à cet égard, rappeler que Jean-Claude Duvalier lui-même n’a été qu’un petit jouisseur collectionneur de voitures de course, qu’en 1986, il n’a pas trouver d’autres choses à faire qu’à s’enfuir honteusement de nuit avec les valises pleines de l’argent des caisses de l’état, alors que la veille il avait appelé les hommes en bleu à prendre position dans les rues de la capitale soit disant pour protéger la « révolution » mais en fait pour les livrer en pâture à la foule , et qu’une semaine auparavant il déclarait être raide comme une « queue de macaque », ce qui prouve qu’il n’avait pas que cette queue en commun avec ce mammifère.
Naturellement un tel mouvement qui se dessaisit lui-même de ses actes est autodestructeur. En fait l’inconsistance et la couardise dont nous parlons sont constitutives du néo-duvaliérisme, d’où le terrible paradoxe… Mais ces traits ne sont pas imputables aux seuls néo-duvaliéristes comme nous allons le voir maintenant.

3. L’opposition et l’anti-idéologie
A entendre les discours indignés des parlementaires on croirait qu’une guerre exécutif-législatif était déclarée, guerre dont l’issue fatale ne saurait être autre que l’inexorable élimination d’un des protagonistes. Cependant, le courant politique de la « nouvelle gauche », qualifié, on ne sait trop pourquoi de « néo-féodal » par certains, est tout aussi inconsistant que les néo-duvaliéristes. « Inité » est une plateforme politico-électorale créée par Préval et ses proches amis pour essayer de garder la même camarilla au pouvoir. D’abord, comme toutes les plateformes électorales, elle n’était pas destinée à perdurer, mais de plus, ces différentes composantes parlementaristes ne se sont unies brièvement que pour préserver leur intérêts immédiats (lors de la mise en échec de la candidature des premiers ministres désignés) ; car lorsque la nouvelle équipe au pouvoir a compris, il est vrai sous les injonctions des puissances occidentales, qu’il était de son intérêt de rentrer en négociation avec les gars de l’ancien régime, puisqu’elle ne maitrisait aucun paramètre, cette opposition a vite fait de s’effriter et de se poser en sauveur de l’exécutif lui-même. Il faut dire aussi que les autres opposants, hier encore bras droit et bras gauche de la candidate Mirlande Manigat, ne se sont pas fait prier pour initier le grand virage. Seuls deux ou trois sénateurs semblent avoir une certaine consistance, quoiqu’ils manquent de cohérence parce que n’ayant pas de toute évidence de vision stratégique de la chose publique. [Hier – 22 décembre- le bureau de la chambre des députés toujours en vacances, a annoncé la création d’une troisième commission d’enquête sur l’affaire Belizaire en dépit de l’opposition de l’intéressé. Cette commission doit également évaluer les rapports déjà soumis par les commissions du sénat et de l’exécutif sur « les circonstances entourant l’arrestation de notre collègue ». Ah oui, cette affaire est vraiment bien entourée d’autant plus que les honorables députés ne veulent pas rater le train des tractations ; car n’est-ce pas finalement un des leurs qui a été immolé et en conséquence, ce sacrifice ne peut, en aucune façon, avoir été consentit en vain… ]
En vérité, il n’y a dans la classe politique qu’une et une seule idéologie, avec des petites nuances près dépendant du parcours de l’acteur en question : l’opportunisme, les voltes faces de principes, la trahison, les coups bas, la course à la richesse et aux avantages, les mensonges, fourberies et autres marronnages… Nos politiciens offrent, en effet, un triste spectacle où l’opportunisme devient la seule référence stable ; à un point tel qu’ils peuvent se tirer allègrement et mutuellement dans les jambes sans s’étonner outre-mesure et se tapoter le dos la seconde d’après, comme quoi il n’y avait pas lieu de s’énerver outre-mesure parce que ce qui compte c’est que, nous tous de cette élite, nous devons et allons, pendant qu’il nous reste à jouir de nos privilèges, pouvoir nous enrichir abondement sur le dos du bon vieux peuple… Ceci dit, il n’est pas exclu des regroupements correspondant à des affinités idéologiques, notamment dans les situations de transition et de lutte pour le pouvoir, puissent se constituer comme cela a été brièvement le cas lors des dernières élections générales.


Et après… ?
Depuis le volte-face de l’exécutif, une autre attitude, il faut le dire, semble modeler ses actes. Le gouvernement avec à sa tête Gary Conille semble se mettre en place. Le ministre des affaires étrangères Laurent Lamothe parait être le plus actif des ministres. Sans cesse en voyage, il multiplie les discours et interventions. Il semble avoir une idée de ce qu’il fait, maintenant tout le monde parle de cette diplomatie dite « des affaires » et tout le monde répète à qui veut l’entendre le maître mot du président : « Haïti is open for business » [« Haïti est ouverte aux affaires »]. Pendant ce temps le président se dit près à collaborer avec la classe politique, un pacte de gouvernabilité est vivement encouragé par le club de Madrid, il fait l’éloge de la presse, il rencontre Préval, il se rend à Cuba où on peut le voir assis en tête-à-tête avec Raoul Castro. Au Venezuela, Hugo Chavez lui prodigue un généreux « abraso » de bienvenu, il fait publiquement l’éloge de la coopération Haïtianno-Venezuélienne qu’il considère comme la plus bénéfique pour le pays. Cette ouverture sur la scène internationale arrive après que le président ait été sommé par les puissances occidentales de rectifier le tir, est-ce qu’il réalise qu’il ne doit pas leur être totalement inféodé ? Est-ce une politique qui lui a été soufflée par des gars de l’ancienne plateforme « Inité » ? Est-ce qu’il en a parlé avec Préval ? On sait, par Wikileaks, que ce dernier a eu maille à partir avec les américains pour avoir oser passer des accords de coopération avec le Venezuela de Hugo Chavez….
Mais il y a encore mieux, le président promet de publier les amendements constitutionnels dont personne ne peut attester l’authenticité, d’installer le Conseil Electoral Permanent, de renouveler le tiers du sénat et de faire les élections que requiert la constitution l’année prochaine. Il y a une volonté manifeste de ne pas se heurter de front avec les occupants de l’appareil d’état. Même Thierry Mayard-Paul, le ministre de l’intérieur, accusé d’avoir frappé des agents de sécurité à l’aéroport lors de l’arrestation de Belizaire, tente d’arborer un costume plus sympathique. On le surprend, s’adresser au personnel de son ministère bourré de « Prévalistes », placés là par l’ancien ministre Antoine Bienaimé, lui-même accusé de clientélisme pour avoir mis l’argent du ministère à la disposition des candidats du parti « Inité » ; et tenter de rassurer que pas une seule révocation n’aura lieu. Est-ce une tactique de diversion ou une véritable collusion entre anciens et nouveaux occupants de l’appareil d’état ?

Le 29 novembre, sous l’instigation de l’ancien président William Jefferson « Bill » Clinton, se tient le second forum des investissements en Haïti, avec la participation de 1070 investisseurs venant de 29 pays. Martelly évidement promet la création de 500.000 emplois en trois ans, le président de la BID, M. Louis Alberto, déclare « croire en l’avenir d’Haïti ». Le chef du gouvernement, M. Gary Conille, fait savoir qu’un ensemble de mesures devant favorisant l’investissement seront bientôt opérationnelles : simplification des démarches devant aboutir à la création d’entreprises, réforme du cadastre, du droit de propriété, de la douane et du système de taxation. Laurent Lamothe explique largement son concept de « diplomatie des affaires », tandis que l’ancien président américain Bill Clinton se dit fier que sa Fondation travaille en partenariat avec la Banque interaméricaine de développement (BID) et le gouvernement haïtien pour créer de nouvelles opportunités commerciales pour les Haïtiens et les investisseurs étrangers. Des contrats sont signés ; notamment la construction d’un hôtel de classe internationale par le groupe Digicel devant offrir 168 chambres, la construction d’un parc industriel à Caracol dans le Nord du pays, le développement d’infrastructures par une compagnie Coréenne…
Au vu de toutes ses transformations, même les plus farouches opposants au régime, comme le sénateur Moise, se disent près à observer une sorte de trêve, et les journalistes les plus négativement favorables au président Martelly sont bien obligés de modérer leur critique. Mais faut-t-il penser que le gouvernement, après avoir inauguré son mandat par la monumentale bévue que l’on a longuement analysée, puisse du jour au lendemain se redresser comme si de rien n’était ? Faut-t-il croire qu’Haïti, classée, il n’y a pas longtemps, au dernier rang des pays offrant un environnement favorable aux affaires, puisse soudainement se transformer en un havre pour les investisseurs locaux et étrangers ? Ne faut-t-il pas constater que le bilan de ce forum, en dépit des déclarations triomphalistes des organisateurs, soit somme toute maigre donc non-substantiel ? Quels sont les avantages réels que peuvent avoir les investisseurs en Haïti ? La stratégie de recours systématique à l’investissement étranger, sans plan de développement, est-t-elle une politique fiable et réaliste? Faut-t-il se laisser emporter par le fait que le président semble faire une politique bon enfant après avoir péremptoirement étalé « son cynisme » à la face de la nation [ne voit-t-on pas une résurgence du culte de la personnalité ?] Autour de quel programme et de quelle idée-force entend-t-il réaliser l’unité nationale pour laquelle il semble être parti en croisade ? Que va-t-il se passer à l’approche des élections ou même avant ? Et le néo-duvaliérisme va-t-il réapparaitre ou s’effacer [à observer le comportement de Jean-Claude Duvalier qui vient de se faire décorer par la promotion sortante de l’école de droit de Gonaïves, on ne dirait pas] Cet équilibre politique, combien de temps va-t-il durer ? Et les problèmes structurels ? L’effondrement de l’état ? Le « démissionnarisme » ? La population sous les tentes ? La reconstruction ? La déforestation ? L’inflation galopante ?....
Toutes ces questions, bien sur, seront débattues dans mes prochaines chroniques…
http://www.caraibcreolenews.com/template.php?at=3666
Commentaires:
En voilà un qui a beaucoup parlé pour ne rien dire. Avoir pondu ça comme conclusion dans la conjoncture haïtienne:" « Ce qui se dessine actuellement à l'horizon est une nouvelle période de grande incertitude politique qui semble malheureusement aboutir à la chute prématurée du gouvernement et de la présidence de Michel Martelly. », c'est montrer que l'on observe et analyse la situation a travers une vision déformée de la réalité du pays. Après on n'a pas trop envie de rentrer dans cette logorrhée intellectuelle répétitive....

samedi 24 décembre 2011

Reprise des adoptions internationales en Haïti

Diplomatie - Ministère des Affaires étrangères et européennes - 23/12/2011 11:00:00 La France a décidé de reprendre les adoptions internationales en Haïti, en accord avec les autorités haïtiennes.
La décision française fait suite à la nouvelle approche des autorités haïtiennes en matière d'adoption internationale. Les plus hautes autorités haïtiennes, à commencer par le président Martelly, se sont engagées de façon ferme et publique à ratifier la Convention de La Haye et à moderniser leur législation dans les délais les plus courts possibles. Elles ont également indiqué qu'elles ne donneraient plus suite aux demandes d'adoption individuelles, c'est-à-dire menées sans un intermédiaire agréé.
La décision française rejoint le souhait exprimé par le président Martelly d'une reprise des adoptions internationales dans l'intérêt supérieur des enfants haïtiens.
Les autorités françaises ont à coeur que cette reprise se fasse dans le respect de cet intérêt supérieur. C'est la raison pour laquelle, elle ne concernera, dans un premier temps, qu'un nombre limité de dossiers gelés à l'occasion du séisme survenu en janvier 2010, recensés par le Service de l'adoption internationale, afin de s'assurer du bon fonctionnement des mécanismes de coopération.
Les autorités françaises veilleront en outre au respect des orientations arrêtées par les autorités haïtiennes. C'est pourquoi ne bénéficieront de cette reprise que les adoptants accompagnés par un intermédiaire agréé opérant dans des crèches certifiées par l'Institut haïtien du bien être social et de la recherche (IBESR).
Le ministère des Affaires étrangères attire l'attention des candidats à l'adoption en Haïti sur le fait que, désormais, compte tenu des positions exprimées par les autorités haïtiennes, toute démarche conduite sans l'assistance d'un organisme agréé pour l'adoption (OAA) ou de l'Agence française de l'adoption serait vouée à l'échec. Elle serait préjudiciable aux enfants haïtiens et aux adoptants eux-mêmes et ne pourrait recevoir aucun soutien de la part des autorités françaises.
http://www.newspress.fr/Communique_FR_249593_2922.aspx

Kim Kardashian : polémique au sujet de sa visite à Haïti

Par K.M. - Le 22/12/2011 Alors qu’elle revient tout juste d’un voyage en Haïti, Kim Kardashian est au cœur d’une polémique aux Etats-Unis. Certains lui reprochent d’être allée sur l’île pour assister à un défilé de mode et non, aider la population, qui tente de se reconstruire après le terrible séisme qui les a touchés en 2010.
Mais la bimbo brune a décidé de mettre un terme à la polémique et d’éclaircir les choses. Non, elle n’est pas allée à Haïti pour assister à un défilé de mode mais découvrir le travail de certaines œuvres caritatives en particulier celle de « We Advance », fondée par l’actrice Maria Bello.
Kim y était accompagnée de sa mère Kris Jenner. Ainsi, sur son site, elle a publié ce message : « Notre mission était d'en découvrir davantage au sujet de cette œuvre caritative (We Advance), de rencontrer des Haïtiens qui ont fait tant de progrès depuis que leur pays a été ravagé par le séisme en 2010.
Nous voulions rendre hommage aux Haïtiennes qui m'ont bien plus inspirée que je n'aurais pu l'imaginer ». Avant de reprendre l’avion, Kim Kardashian a tout de même trouvé le temps de faire du shopping sur un petit marché : « Pour tout vous dire, je suis allée à la foire des artisans haïtiens et de nombre d'entre eux m'ont vendu des bijoux ou autres objets faits main ! J'ai vécu de belles histoires ».
Et d’ajouter : « J'ai fait de magnifiques photos et serais ravie de les partager avec vous tous ». Le business continue avec Kim…
http://www.elle.fr/People/La-vie-des-people/News/Kim-Kardashian-polemique-au-sujet-de-sa-visite-a-Haiti-1851942

jeudi 22 décembre 2011

AINSI SE REVEILLA LE MONDE CE 22 DECEMBRE 2011

Série d’explosions à Bagdad

Quelques jours après le départ des troupes américaines d’Irak, une série d’attentats a fait au moins 63 morts et 185 blessés dans les quartiers chiites de la capitale.
Le gouvernement multiconfessionnel irakien devant un défi immense. Quelques jours après le départ effectif des dernières troupes américaines d’Irak, après neuf ans de guerre de tentative de stabilisation de la situation, la capitale Bagdad a été frappée par une série d’attentats coordonnés. Les quartiers chiites de la ville ont été visés avec des explosions de mines dans les quartiers d’Amin, d’Alaoui, de Karrada, de Chaab et de Choula. Une voiture piégée a également explosé à Doura, quartier chiite du sud de Bagdad. «J'ai vu que les vitres étaient explosées, il y avait du verre partout. Les enfants sont effrayés et crient», a témoigné à Reuters, Raghad Khalid, professeur d'une école maternelle proche du lieu de l'explosion de Karrada. Le bilan humain est terrible avec au moins 63 morts et près de 185 blessés, selon les chiffres du porte-parole du ministère de la Santé. Dans le seul quartier de Karrada, au moins 18 personnes auraient trouvé la mort.
Lisez la suite ici : http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Serie-d-explosions-a-Bagdad-367027/?sitemapnews

Syrie: arrivée prévue des observateurs de la Ligue arabe, et vives critiques de la Turquie
BEYROUTH/ANKARA (AP) — Alors qu'une équipe d'observateurs de la Ligue arabe était attendue dans la journée à Damas, le ministère turc des Affaires étrangères a vivement condamné jeudi les attaques répétées contre les civils en Syrie, les qualifiant de "bain de sang".
"Nous condamnons fortement la politique du pouvoir syrien d'oppression contre son propre peuple, qui plonge le pays dans un bain de sang", souligne dans un communiqué diffusé par mail le ministère des Affaires étrangères de la Turquie, pourtant allié historique de la Syrie.
Cette violence marque un contraste violent avec l'esprit de l'accord signé avec la Ligue arabe, qui soulève des doutes sur "les réelles intentions" de Damas.
Lire la suite ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111222.FAP9190/syrie-arrivee-prevue-des-observateurs-de-la-ligue-arabe-et-vives-critiques-de-la-turquie.html


Investiture sous tension en République du Congo
Joseph Kabila, président sortant de la République démocratique du Congo, a été investi hier pour un deuxième mandat. Son élection est contestée par son rival Étienne Tshisekedi.
Il a juré de «sauvegarder l’unité nationale, de ne (se) laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine»… Joseph Kabila, quarante ans, président sortant de la République démocratique du Congo, a prêté serment hier à Kinshasa devant Dieu et la nation.
Robert Mugabe, le président omnipotent du Zimbabwe, était le seul chef d’État présent à cette cérémonie d’investiture. Mais une douzaine de pays africains étaient représentés par leur premier ministre ou des ministres, sans compter quelques ambassadeurs de pays tels que la France, la Belgique, la Grande-Bretagne.
Étienne Tshisekedi, principal opposant de Kabila junior et candidat malheureux de l’élection du 28 novembre, conteste les résultats du scrutin présidentiel. Des observateurs locaux et internationaux ont fait état de nombreuses irrégularités au cours du scrutin. Dans la région du Katanga, on a ainsi recensé dans la circonscription de Malemba-Nkulu un taux de participation de 99,46% et un score de 100% pour Joseph Kabila, soit plus de 2,5millions de voix !
La Cour suprême de justice (CSJ) a pourtant validé hier la victoire de Joseph 
Kabila (48,95% des voix) devant Étienne Tshisekedi (32,33%).
Âgé de soixante-dix-neuf ans, celui-ci ne compte pas en rester là. Après s’être proclamé «président élu», il a annoncé qu’il prêterait lui aussi serment «devant le peuple». Cette investiture parallèle devrait avoir lieu vendredi au stade des Martyrs de Kinshasa.
Lire la suite ici : http://www.humanite.fr/monde/investiture-sous-tension-en-republique-du-congo-486341

La version officielle du décès de Kim Jong-il mise en doute
Les services de renseignements sud-coréens ne croient pas que le «cher leader» soit mort dans son train. Une polémique qui souligne la difficulté du travail des espions dans la «boîte noire» nord-coréenne.
Kim Jong-il est il vraiment décédé à bord son luxueux train blindé, en plein travail, filant à travers la campagne nord-coréenne, comme l'affirme le régime de Pyongyang?
La controverse fait rage à Séoul depuis que les services secrets sud-coréens ont mis en doute la version officielle délivrée par leur rival du Nord. «Le soleil du XXIeme siècle» «a succombé à un grand épuisement mental et physique», entraînant une «crise cardiaque» alors qu'il était en route pour une inspection sur le terrain, samedi 17 décembre vers 8h30, a affirmé la télévision d'État nord-coréenne.
Mais le chef des services de renseignements sud-coréens, le National Intelligence Service (NIS), a semé le trouble en contestant cette version. «Le train était à l'arrêt dans la gare de Yongsong à Pyongyang à 8h30 du matin. Il n'a pas bougé ni vendredi, ni samedi», a déclaré Won Sei-hoon devant les parlementaires sud-coréens, le 20 Décembre. «Il y a des contradictions dans la version donnée par le Nord», a insisté le patron du NIS.
Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/international/2011/12/22/01003-20111222ARTFIG00301-le-version-officielle-du-deces-de-kim-jong-il-mise-en-doute.php

Barack Obama : Esseulé, le président américain fait du shopping incognito
Barack Obama est toujours là où on ne l'attend pas. Le 44e président américain a surpris des clients et employés d'un supermarché de la ville d'Alexandria, en Virginie, tout près de Washington, en faisant quelques emplettes en compagnie de son chien Bo. Tout sourire et plutôt décontracté, le locataire de la Maison Blanche s'est rendu chez PetSmart, un supermarché dédié aux compagnons les plus fidèles des hommes. Et pour son Bo, il n'a pas hésité à acheter ce qui se fait de meilleur !
Esseulé, alors que son épouse Michelle et leurs filles Sasha et Malia sont déjà à Hawaï pour les vacances familiales, Barack s'est ensuite rendu chez Best Buy, magasin spécialisé en objets électroniques, disques et DVD où il a acheté un jeu Nintendo et deux cartes cadeaux iTunes. Avec sa propre carte de crédit.
Bien sûr, sur son passage, le président américain a serré quelques mains, a bavardé avec quelques employés et a même pris de nombreuses photos. Un président ultra-accessible qui profite de cette période festive (et pré-électorale) pour distribuer ses sourires ultra-brite à chacune de ses sorties. Barack Obama devrait rejoindre les femmes de sa vie sur son île natale avant la fin de la semaine, pour y passer les fêtes de fin d'année. Sous le soleil, il prendra quelques jours de repos bien mérités et pourra profiter de sa belle famille, qui se plaît énormément à la Maison Blanche…
http://www.purepeople.com/article/barack-obama-esseule-le-president-americain-fait-du-shopping-incognito_a93270/1


L'opposante ukrainienne Ioulia Timochenko boycotte son procès en appel
Ioulia Timochenko joue son va-tout. Condamnée en octobre à sept ans de prison pour abus de pouvoir, l'ex-Première ministre ukrainienne a annoncé sur son site internet, jeudi 22 décembre, qu'elle allait boycotter son procès en appel et renoncer par avance à se pourvoir en cassation.
Dans ce texte, elle dénonce un "procès honteux" et estime que "le régime [du président Viktor] Ianoukovitch a anéanti la justice. Cela n'a plus aucun sens de chercher la vérité devant les tribunaux." Le principal avocat de Ioulia Timochenko, Sergui Vlassenko, a fait état de cette décision à l'ouverture d'une audience du procès en appel, jeudi. La juge a ensuite annoncé une interruption des débats jusqu'à vendredi matin.
http://www.francetv.fr/info/l-opposante-ukrainienne-ioulia-timochenko-boycotte-son-proces-en-appel_42113.html

Une grève générale paralyse la Belgique
Le gouvernement belge du socialiste Elio Di Rupo, formé dans la douleur début décembre après une crise politique de 541 jours, affrontait jeudi sa première épreuve avec une grève générale des services publics particulièrement bien suivie dans les transports.
Aucun train ne circulait sur l'ensemble du réseau, y compris les trains internationaux comme l'Eurostar et le Thalys.
Un front commun syndical a lancé un appel à une grève générale dans l'ensemble du secteur public, dont les transports en commun, les administrations, hôpitaux, écoles, prisons et chaînes de la télévision publique.
Cette grève se déroule alors que le parlement doit se prononcer dans la journée sur une importante réforme du système des retraites. Celle-ci a été préparée par le gouvernement de coalition dirigé par le francophone Elio Di Rupo, entré en fonction le 6 décembre après la crise politique la plus longue de l'histoire du royaume.
Selon le projet de loi, l'âge légal du départ à la retraite, fixé à 65 ans, ne sera pas modifié, mais le «départ en retraite anticipée», très utilisé en Belgique, sera retardé de deux ans à 62 ans. L'accès à la «préretraite» sera rendu plus compliqué et les régimes de retraite spéciaux de plusieurs professions sont appelés à être supprimés dans leur forme actuelle…
http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201112/22/01-4480214-une-greve-generale-paralyse-la-belgique.php

Un ancien du KGB, proche de Poutine à la tête, de l'administration du Kremlin
Un proche de Vladimir Poutine issu comme lui des rangs du KGB soviétique, Sergueï Ivanov, a été nommé jeudi à la tête de l'administration présidentielle, un poste stratégique au sein du pouvoir russe, a annoncé la porte-parole du président Dmitri Medvedev.
"M. Medvedev a nommé par décret Sergueï Ivanov au poste de chef de l'administration présidentielle", a déclaré la porte-parole, citée par l'agence de presse publique Ria Novosti.
Sergueï Ivanov, 58 ans, prend la place de Sergueï Narychkine, un autre membre présumé des anciens services secrets soviétiques, élu mercredi à la tête de la Douma (chambre basse du Parlement).
Les deux hommes sont originaires de Saint-Pétersbourg, comme l'actuel Premier ministre Vladimir Poutine, qui a annoncé en septembre son intention de revenir au Kremlin à l'issue de la présidentielle de mars.
http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20111222.AFP2479/medvedev-denonce-les-opposants-extremistes-et-promet-une-reforme-politique.html

Quand Haïti accédera au Top5 des destinations soleil

«Haïti détrône Cuba et la République dominicaine au palmarès des destinations soleil les plus populaires sur le marché québécois!» On imagine mal un tel titre coiffant un article du cahier Vacance/Voyages de La Presse. Le président haïtien, Michel Martelly, et sa ministre du Tourisme, Stéphanie Balmir-Villedroin, eux, en rêvent. Ils rêvent de voir la côte des Arcadins et le littoral nord du pays se couvrir de tout inclus et confisquer une clientèle importante à Varadero et à la Riviera Maya. Au début de décembre, le président haïtien déclarait : «Le nom d’Haïti ne doit plus uniquement être associé à la pauvreté et la misère. Nous allons promouvoir le pays comme destination vacances.» Aux yeux du monde extérieur, ce projet relève peut-être de l’utopie. Mais son gouvernement a adopté quelques mesures susceptible de favoriser l’éclosion – ou la renaissance – d’une industrie touristique florissante.
Au moins, les autorités haïtiennes ne se conduisent pas en utopistes déconnectés de la réalité.
De passage à Montréal fin novembre, la ministre du Tourisme annonçait clairement que, pour une première année, elle se contenterait de cibler les membres de la diaspora haïtienne. Bref, de persuader les Haïtiens de Montréal, de New York et de Miami de prendre des vacances dans leur pays natal. Et avant de persuader les Iberostar, Barcelo et autres Melia International de ce monde de venir investir en sol haïtien, son gouvernement mettra la priorité sur la reconstruction et la remise à niveau des hôtels existant.
Car on l’a peut être oublié, mais il y a, en Haïti, des propriétés hôtelière qui ne ciblent pas seulement la clientèle des coopérants et des travailleurs humanitaires. Ainsi, sur la côte des Arcadins, dont les plages bordent le golfe de la Gonave, on trouve une demi-douzaine d’hôtels, dont certains se conforment aux standards de confort internationaux : le Club Indigo, le Moulin sur Mer, le Kaliko Beach…
Il n’y en a quasiment pas sur la côte nord du pays. Mais le potentiel est énorme, car, là-bas, les plages n’ont rien à envier à celles de Punta Cana. Actuellement, elles ne sont exploitées que par Royal Caribbean, qui loue au gouvernement les plages (il y en a cinq) de Labadie, non loin de la ville du Cap-Haïtien. La compagnie de croisière a aménagé les lieux, qui sont d’ailleurs clôturés et accessibles seulement aux employés et à quelques dizaines de marchands et d’artisans sélectionnés. Ceux-ci vendent souvenir, colifichets et objets d’artisanat aux milliers de passagers que Royal Caribbean débarque chaque semaine sur ce domaine privé, dans le cadre d’une escale «plage et baignade».
Cette situation a d’ailleurs suscité des commentaires outragés, lorsque Royal Caribbean a continué à faire escale à Labadie dans les jours qui ont suivi le tremblement de terre de janvier 2011. Mais les arguments de la compagnie («Voulez-vous que nous mettions au chômage les 300 et quelques Haïtiens que nous employons là-bas?) ont vite fait taire les indignés. Aujourd’hui, Royal Caribbean investit 50 millions $ pour agrandir les installations portuaires (afin de pouvoir y accueillir ses deux mastodontes des mers : l’Oasis et le Allure) et construire une route qui permettra d’amener les touristes à la Citadelle et au Palais de Sans-Souci (le très mal nommé!) dans la montagne.
En attendant que les grands groupes hôteliers espagnols ou mexicains investissent dans la construction de tout inclus sur ces plages encore quasiment vierges, plusieurs projets ont été mis en branle dans le pays le plus pauvre des Amériques. Ainsi, le groupe Marriott International construit un hôtel de 173 chambres à Port-au-Prince. Il devrait ouvrir ses portes au début de l’été 2012.
Un groupe d’investisseurs a entrepris de faire bâtir un établissement de 250 chambres près de l’aéroport Toussaint Louverture (lui aussi en voie de rénovation) : l’hôtel des Artistes. Ouverture annoncée pour le début de 2013.
L’hôtel Montana, qui s’était effondré pendant le tremblement de terre de janvier 2010 est, lui aussi, en train d’être reconstruit. Tout comme l’hôtel El Rancho de Pétionville. D’ailleurs, dans cette banlieue cossue de Port-au-Prince, on inaugurera bientôt un Best Western.
«La majorité des Québécois voient Haïti comme une destination dangereuse et c’est certainement le cas en ce qui concerne Port-au-Prince, mais les plages de la côte Nord et celles de la côte des Arcadins sont plus sécuritaires que celles de la République dominicaine», observe Jean-Pierre Caron, fondateur d’Incursion Voyage, une des principales agences québécoises actives dans les circuits en Europe et en Asie. Devenu consultant après avoir revendu son entreprise, Jean-Pierre Caron s’intéresse au développement d’Haïti.
Le moment où ce pays supplantera Cuba et la République dominicaine au palmarès des grandes destinations de masse est certainement encore bien éloigné dans le temps. Mais il se passe quelque chose, là-bas. Si le nouveau gouvernement parvient à stabiliser la situation et à restaurer une activité économique, l’utopie deviendra peut-être moins utopique.http://blogues.cyberpresse.ca/desiront/2011/12/16/quant-haiti-accedera-au-top5-des-destinations-soleil/

Haïti : Le défi d’une ambiance festive en cette fin d’année 2011

P-au-P, 22 déc. 2011 [AlterPresse] --- Avec les diverses contraintes économiques et sociales, la situation globale de la fin 2011 semble ne pas prêter à une ambiance festive, généralement caractéristique de la période transversale vers une nouvelle année, observe l’agence en ligne AlterPresse..
Cependant, plusieurs initiatives d’individus et d’organisations tentent de rappeler et de susciter un air de décompression.
Activités d’animation culturelle, vente et exposition d’ouvrages, foire de produits alimentaires et artisanaux, spectacles divers, bals, festivals et dîners de salons, fêtes communautaires et récréations pour enfants, retraite spirituelle, cérémonies de prière, conférences-débats, figurent parmi la panoplie enregistrée durant cette fin d’année 2011.
Beaucoup d’habitants du pays se rendent en province, tandis que d’autres résidant dans la diaspora reviennent en Haïti pour passer la période de fin d’année avec leurs parents.
Depuis quelques semaines, les médias diffusent en continu des chansons de Noël. Quelques efforts de décorations de circonstance sont remarqués çà et là.
Les bouchons sont devenus plus nombreux dans la zone métropolitaine de la capitale, tandis que l’affluence est notable dans les banques récemment confrontées à une pénurie de cash en dollars américains face à une demande de plus en plus croissante du billet vert pour les transactions.
Le gouvernement a annoncé le décaissement de 400 millions de gourdes (US $ 1.00 = 41.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui) pour un programme d’activités officielles baptisées “Noël Solidarité”. Une partie de ce montant, tiré du trésor public, doit financer des opérations d’assainissement de villes, de bouillons et kermesses populaires, ainsi que de petits projets d’infrastructures susceptibles de générer des emplois à haute intensité de main-d’œuvre.
Le service métropolitain de collecte des résidus solides (Smcrs) organise un concours d’émulation pour les quartiers qui réhabiliteraient le milieu ambiant en remplaçant les immondices par des arbres et de l’espace vert.
Une enveloppe d’environ 100 millions de gourdes (sur les 400 millions débloqués) est mise à la disposition des 140 municipalités en Haïti.
Le ministère de l’agriculture envisage de créer notamment des emplois temporaires à l’intention des étudiants qui, d’après lui, seraient en difficultés financières pour préparer leur mémoire de sortie. Des personnes seront mobilisées pour la distribution d’environ 100 mille sacs d’engrais ou le curage de 535 kilomètres de canaux qui favoriseront l’irrigation de plus de 9 300 hectares de terres dans plusieurs zones.
Une subvention de 15 millions de gourdes devrait aller aux policières et policiers nationaux, fortement sollicités durant la période.
A l’initiative du ministère du tourisme, se tient, du 19 au 24 décembre à la place Saint-Pierre, à Pétionville, une exposition artisanale intitulée « Marché de Noël » cherchant à « promouvoir les œuvres d’artisans et à permettre à la population d’offrir des cadeaux à meilleur prix ».
Pour sa part, le ministère à la condition féminine et aux droits des femmes compte distribuer, à travers ses bureaux départementaux, des kits à 16 000 femmes de toutes les couches dans tout le pays..
Le président Joseph Michel Martelly, toujours en campagne et encourageant le culte de sa personnalité par des affiches à son effigie, s’est lancé dans des actions de distribution sporadiques de cadeaux et de jouets, y compris d’argent liquide (sous enveloppes), de kits alimentaires, de véhicules (comme des motocyclettes).
Différentes associations dans le Nord du pays expriment leurs préoccupations et leurs inquiétudes par rapport à la hausse des prix des produits alimentaires de base ainsi qu’à la rareté du dollar américain sur le marché départemental à l’occasion de la période des fêtes de fin d’année 2011.
S’interrogeant sur la provenance des fonds (dans le budget national) et sur les mécanismes institutionnels adoptés au bénéfice des populations ciblées, de nombreux parlementaires et observateurs avisés mettent en garde contre une mauvaise gestion des fonds décaissés par le gouvernement pour les fêtes de fin d’année 2011. Des questions sont posées notamment sur le caractère durable des actions envisagées.
Des universitaires interprètent comme une tentative de corruption la décision d’offrir des ordinateurs et de réaliser une rafle, mise en oeuvre par la femme du président, Sophia Saint-Rémy, au profit d’étudiants, en dehors d’un cadre institutionnel formel
« Le gouvernement a déjà mal commencé sa gestion en violant la Constitution. Le président Martelly a décidé volontairement de remplacer des cartels de mairies dans certaines communes. Je leur dis attention, car, à la fin de leur mandat, ils peuvent connaître le même sort que Chirac… », alerte l’ingénieur-agronome Jean Paul Duperval, qui invite « les autorités à cesser de réfléchir comme de simples citoyens, mais à assumer leurs responsabilités ».
Dans l’intervalle, la police nationale d’Haïti et la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti ont enclenché, depuis quelques semaines, des opérations conjointes pour combattre la recrudescence des actes de violences durant la période des fêtes de fin d’année 2011.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12114
Commentaires:
Malgré les bémols évoqué par le journaliste, je ne retiens que du positif dans tout ce qui a été écrit dans cet article. Toute cette activité avec peu de moyens dénote avant toute chose une volonté de faire. Les activités sont conjoncturelles et éphémères certes mais nous parlons de fêtes de fin d'année. Chaque critique en son temps!

Cap-Haïtien : Restauration du pont principal par les Casques bleus chiliens

21 décembre 2011 Les Casques bleus chiliens de la MINUSTAH viennent d’achever d’importants travaux de réparation du pont principal, encore appelé Pont Neuf, de la ville du Cap-Haïtien, dans département du Nord. La fin des travaux a donné lieu à une cérémonie, le 20 décembre, qui s’est déroulée en présence notamment du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la MINUSTAH, Mariano Fernández Amunátegui, du Consul du Chili en Haïti, Diego Rivera López, du Délégué départemental, Yvon Altéon, du maire adjoint du Cap- Haïtien, Jean Guy Cherenfant, ainsi que du Directeur départemental de la Police nationale d’Haïti (PNH), Carl Henri Boucher.
Les travaux de réparation du Pont Neuf, financièrement soutenus par la Section Réduction de la Violence Communautaire (RVC), ont notamment porté sur le nettoyage, la réfection de trottoirs et de certaines parties de la chaussée, la réparation des garde-fous et l’installation de 37 lampadaires et de panneaux de signalisation. Les Casque bleus étaient à l’œuvre tous les jours entre 20 heures à 5 heures du matin, afin de ne pas perturber la circulation sur ce pont qui est très fréquenté dans la journée.
« La population du Cap-Haïtien tient, par ma voix, à adresser ses sincères remerciements aux soldats chiliens, pour ces travaux de réparation du pont qui se trouvait en très mauvais état. En effet, les garde-fous étaient cassés, les trottoirs et une partie de la chaussée très endommagés. Chaque jour, nous craignions qu’une personne ne tombe à l’eau », a déclaré le maire adjoint, M. Cherenfant, lors de la cérémonie qui s’est déroulée en début de soirée, afin de mieux apprécier l’éclairage du pont. .
« La MINUSTAH, à partir d’actions concrètes comme celle-ci, continue de soutenir le peuple haïtien en vue de la réalisation de ses droits, notamment économiques sociaux et culturels. La MINUSTAH souhaite également que les acquis en termes de stabilisation et de sécurité puissent être conservés dans le sens d’un développement durable », a indiqué le chef de la Mission, M. Fernandez. Il a assuré que « la MINUSTAH se tient aux côtés du peuple haïtien dans le processus de reconstruction du pays, en vue de la stabilisation et du développement de cette grande nation ».
Pour sa part, le Commandant du Bataillon chilien au Cap-Haïtien, le Lieutenant Colonel Rafael Cabreras Osorio, qui a félicité ses hommes pour un travail bien fait, a toutefois rappelé qu’il reste encore à consolider les fondations du pont qui ne sont pas stables.
Construit en 1980, le Pont Neuf, relie le centre ville du Cap-Haïtien à la partie Est du pays. Ce sont les premiers travaux de réparation sur cet axe routier vital depuis le constat de sa défectuosité en 2010 par une équipe de techniciens du Ministère des Travaux publics, des Transports et des Communications (MTPTC).
Le Chef de la MINUSTAH a par ailleurs profité de sa présence au Cap Haïtien pour participer à la remise de certificats à 44 jeunes de la seconde promotion des cours intensifs en hôtellerie et cuisine (15 personnes), en électricité (14 personnes) et en soins de premiers secours (15 personnes), qui leur ont été prodigués par les Casques bleus chiliens.
Rédaction : Vicky Delore Ndjeuga
Edition : Habibatou Gologo

La face cachée de l’autre Haïti

Retour sur la 23e Conférence annuelle de HSA Par Dieulermesson Petit Frère, M.A
Soumis à AlterPresse le 15 décembre 2011
Tenue du 10 au 12 novembre 2011 à University of the West Indies en Jamaïque, la 23e conférence annuelle de l’Association des Etudes Haïtiennes (HSA, Haitian Studies Association) a eu un immense succès. Riche en réflexions et discussions portant sur la problématique haïtienne, elle a réuni toute une pléiade de chercheurs haïtiens et étrangers. Les travaux présentés ont été, en grande partie, de haute qualité. Toutes disciplines confondues (histoire, économie, littérature, politique etc…). Des figures emblématiques des mondes universitaires et littéraires haïtiens ont pris part à ce grand rendez-vous annuel.
En effet, la cérémonie d’ouverture a eu lieu le vendredi 11 novembre 2011à l’auditorium et centre de lecture Neville Hall avec les propos du professeur Nigel Harris, vice-chancelier de l’Université, l’Honorable professeur Gordon Shirley, Présidente de l’Université et le Professeur WaibiniteWariboko, doyen de la Faculté des Sciences Humaines et de l’éducation.
A suivi l’intervention de l’ambassadeur Reginald Dumas, conseiller spécial sur Haiti de l’ancien Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan. Il a présenté un exposé sur la situation d’Haïti tout en évoquant les riches potentialités du pays. Selon l’ambassadeur, Haïti est un pays qui dispose d’une variété de compétences et de ressources naturelles qui sont mal exploitées.
‘‘Compte tenu de sa position géographique dans la caraïbe, Haïti dispose d’une richesse étonnante’’, a-t-il dit. M. Dumas a tenu à mettre en valeur les côtés positifs du pays en mettant en relief sa culture, sa cuisine et surtout le vaudou qui représente, à ses yeux, un élément important de sa richesse. Il invite les haïtiens à œuvrer dans le sens des intérêts communs par le biais d’un pacte de vouloir vivre ensemble en vue de changer l’image du pays et inventer un avenir meilleur à la population.
D’autres panels, une trentaine environ, tout aussi intéressants, avec des réflexions très poussées, ont suivi. Si certains panelistes ont évoqué la nécessité d’inventer un avenir meilleur à ce pays qui leur est sien, d’autres ont compris l’urgence de véhiculer des valeurs citoyennes devant produire un autre type d’Haïtien. Un type d’Haïtien qui comprendra la nécessité d’aimer le pays et de travailler pour son progrès, son développement durable. S’inspirer du passé –en prenant ce qu’il y a de meilleur- pour réinventer l’avenir.
Les sujets portaient sur la littérature, la politique, l’économie, l’éducation. Pour ne citer que ceux-là. L’éducation a été l’un des sujets le plus épuisé. La romancière haïtienne, Yanick Lahens, invitée d’honneur de cette conférence et récipiendaire du Prix d’Excellence de HSA pour son œuvre, a présenté un brillant exposé sur son rapport avec l’écriture. La lecture des textes de Marie Chauvet et la publication de son premier essai [1] sont, dit-elle, deux évènements qui l’ont amenée à l’écriture.
D’un autre côté, la romancière a exprimé sa position sur l’avenir du pays et fustigé ceux qui croient qu’Haïti est condamnée à être réduite à une peau de chagrin. ‘‘Il faut cesser de répéter qu’il n’y a en Haïti que des incompétents et des corrompus. Il y a aussi de la communauté internationale qui le sont’’, a-t-elle dit avant de conclure en ces termes : ‘‘Nous ne méritons pas les dirigeants et les amis étrangers que nous avons’’.
Jocelyne Trouillot a, pour sa part, présenté un état des lieux de la situation de l’enseignement supérieur en Haïti tout en mettant l’accent sur les nouveaux défis auxquels le pays doit faire face. L’éducatrice appelle à un changement du système éducatif et opte pour un enseignement en langue maternelle. Consciente du manque de moyens et de matériels adéquats, elle croit, toutefois, que l’université doit, en tout premier lieu, former le citoyen haïtien et non un professionnel. Selon elle, l’université doit remplir sa triple vocation à savoir la formation, la recherche et le service à la communauté. Autrement dit, l’université doit pouvoir répondre aux besoins locaux.
Le professeur Ronald Jean Jacques, membre de la commission de réforme de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) a abondé dans le même sens en présentant les grandes lignes de sa « petite réforme » (le pourquoi et le comment) qui devrait toucher le public comme le privé. Avec un objectif de 100 professeurs à temps plein et 22.000 étudiants et un budget de 500 millions de gourdes pour l’année 2010-2011, soit 30.000 gourdes pour la formation de chaque étudiant, l’UEH, aujourd’hui, n’est pas rentable, pas efficace. Selon lui, l’Etat a pour obligation d’investir dans l’enseignement supérieur pour mieux l’organiser et le rendre performant avec la mise en place de programmes de formations standard.
Le psychologue-professeur a, entre autres, fait savoir que la réforme de l’UEH doit viser la réorganisation des cursus académiques et permettre d’offrir des services de recherches et d’extension universitaire. Elle doit aussi permettre de définir des opportunités, frayer une expertise particulière dans les domaines clés et mettre en place une pensée sociale haïtienne. Aussi prévoit-il dans son document une faculté d’étude générale devant compléter les défaillances des bacheliers, la formation massive des professeurs et la disponibilité de services pour les étudiants tels que : bibliothèques, laboratoires, cafeterias, et une gestion responsable et transparente des ressources disponibles.
Une fois de plus, Haïti a été au cœur de toutes les discussions et réflexions qui ont marqué la 23e conférence de HSA. Les leçons tirées devraient contribuer à jouer un rôle déterminant dans le processus de re-construction d’Haïti sur les plans individuel, institutionnel, organisationnel et gouvernemental. Haïti occupe une place importante dans la Caraïbe compte tenu de sa position géographique et stratégique. Il est à souhaiter que de pareilles idées trouvent une petite place dans l’agenda des bâtisseurs et con-structeurs de la nouvelle Haiti.
[1] Yanick Lahens, L’exil : entre l’ancrage et la fuite, éditions Henri Deschamps
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12109