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lundi 1 mars 2010

Maintenue sur la liste noire de Washington, Haïti est invitée à combattre la drogue

Maintenue sur la liste noire de Washington, Haïti est invitée à combattre la drogue

Dans son rapport 2010 sur le narcotrafic dans le monde, le Département d’Etat presse les autorités haïtiennes de redoubler d’efforts face à une menace d’expansion du trafic illicite et de la corruption que peut favoriser le séisme du 12 janvier
Les Etats-Unis ont appelé Haïti à combattre la corruption afin de lutter efficacement contre le narcotrafic, un sujet devenu de plus en plus préoccupant depuis le séisme ayant sévèrement touché en janvier l’un des principaux pays de transit, selon le rapport annuel du Département d’Etat sur le trafic de drogue au niveau mondial rendu public lundi à Washington.
Le document précise que l’une des préoccupations majeures de l’administration Obama aujourd’hui est "l’important impact" que risque d’avoir la catastrophe sur la lutte contre le narcotrafic et le blanchiment d’argent après de "modestes progrès" enregistrés en 2009.
La corruption et la faiblesse des institutions démocratiques et judiciaires continuent à représenter des défis à relever alors qu’Haïti attire les groupes mafieux en raison de sa position géographique et de ses carences en matière de sécurité, note le rapport.
Le pays est considéré comme un important point de transit dans le trafic de cocaïne de l’Amérique du Sud vers les Etats-Unis, les Bahamas, d’autres pays de la Caraïbe et l’Europe.
Il facilite également la circulation de la marijuana entre différents territoires caribéens.

Faisant état d’un manque de données sur les saisies de drogue réalisées par les autorités, le gouvernement américain relève parallèlement une augmentation de la production de marijuana, destinée en grande partie à la consommation locale, et la chute de la production de cocaïne passée de 68 kilos en 2008 à 18 en 2009.
Les pistes d’atterrissage clandestines où se posent régulièrement des petits avions en provenance du Venezuela constituent la "principale menace" pour l’entrée en Haïti de cargaisons de stupéfiants destinées aux Etats-Unis. A ce propos, le rapport affirme que les vols détectés qui étaient au nombre de 17 en 2008 ont considéralement augmenté pour se chiffrer à 25, un an plus tard.
En outre, les voies maritimes sont aussi exploitées. Des vedettes rapides transportant de la cocaïne atteignent régulièrement les côtes haïtiennes.
Une fois de plus, le Département d’Etat parle de l’existence d’un lien puissant entre le blanchiment d’argent, le trafic de drogue et les enlèvements tout en attribuant ces types d’activités criminelles aux conséquences de la corruption dans laquelle pataugent des officiels haïtiens.
Enfin, Washington exhorte le gouvernement à renforcer les institutions démocratiques et met l’emphase sur les efforts des Etats-Unis, de l’ONU et d’autres partenaires internationaux consacrés à l’entraînement des forces de sécurité haïtiennes chargées de la lutte contre la drogue.
Dans son rapport 2010, l’administration américaine pointe également du doigt la République Dominicaine et Cuba pour leur rôle dans le trafic de stupéfiants à l’échelle régionale.
Malgré des "progrès significatifs" dans l’application de la loi contre ce fléau, la république voisine accuse une "corruption endémique" au sein de son gouvernement et des groupes d’intérêt du secteur privé tandis que La Havane refuse de signer un accord de coopération avec Washington, conclut le rapport.
Régulièrement citée avec la République Dominicaine parmi les 20 principaux pays au monde producteurs de stupéfiants et/ou de transit, Haïti a vu ces derniers mois les Etats-Unis déporter plusieurs anciens responsables d’Etat sous Lavalas, jugés et condamnés par des tribunaux américains pour leur implication dans le narcotrafic. Parmi eux, l’ancien Président du Sénat, Fourel Célestin et l’ex-directeur général de la Police Nationale, Jean Nesly Lucien, qui ont récemment recouvré leur liberté après avoir été emprisonnés à leur retour à Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya

L'aide humanitaire américaine franchit la barre des 400 millions de dollars

L'ambassadeur américain à Port-au-Prince, Kenneth Merten, se réjouit des progrès accomplis par les différents acteurs impliqués dans l'assistance humanitaire en Haïti. Il croit que l'emphase doit être mise maintenant sur l'amélioration des conditions d'hébergement des sinistrés et sur la reconstruction.
En ce qui a trait aux craintes des sinistrés avant la saison pluvieuse, M. Merten assure que des bâches seront distribués au sans abris. Soulignant que tous les bâches nécessaires seront disponibles avant Avril, Kenneth Merten révèle que 60 % des sans abris ont déjà reçu un bâche et un kit.
Dans le même temps, le directeur régional de l' Agence Américaine pour le Développement International (USAID) a affirmé que 400 millions de dollars ont été décaissés par les Etats Unis dans le cadre de l'assistance humanitaire après le séisme du 12 janvier..
L'USAID entend concentrer son action dans les secteurs tels abris provisoire, hygiène et satiation explique le haut cadre de l'USAID. Il rappelle que 40 avions avaient transporté 75 000 kits d'hygiène ainsi que de l'eau et de la nourriture pour les populations touchées par le séisme.
Par ailleurs, les représentants de l'USAID ont signé un accord avec les responsables du CONATEL en vue de la reconstruction des infrastructures de communication détruites le 12 janvier.
LLM

Haiti : Après la pluie le beau temps ? Pas encore...

3000 personnes évacuées, 13 tuées et au moins 3 portées disparues c'est le bilan des pluies diluviennes qui se sont abattues sur Haïti ce samedi, provoquant des inondations et de nombreux dommages.
Plusieurs secteurs de la ville des Cayes ont été inondés, forçant des dizaines de personnes à se réfugier sur le toit de leur maison. Le secteur agricole, les infrastructures routières ont été gravement touchés par les intempéries, les autorités ont fait état d'éboulements dans plusieurs localités.
Gilou Saneglin Goin, un entrepreneur haïtien des Cayes a déclaré : "Nous au moins on a des maisons ici. A Port-au-Prince, ils n'en ont pas, ils sont dans la rue". M. Goin dit appréhender l'effet de ces pluies torrentielles quand elles toucheront la région de Port-au-Prince d'ici quelques semaines : "Tous les cadavres coincés dans les ruines, qu'est-ce qu'ils vont en faire? Toutes les odeurs, les maladies. L'eau dans laquelle ils baignent, celle que vous buvez, c'est la même eau"
Le docteur Georges Emanise de l'hôpital Immaculée Conception des Cayes précise tant qu'à lui : "Nous sommes vraiment dans une situation difficile. L'eau est montée jusqu'à la moitié de certaines maisons", il dit s'attendre à tous types d'infection" comme des "infections respiratoires, des grippes". "Les morts sous les décombres risquent d'empoisonner tout le monde" dans les régions touchées par le séisme. Pour Serge Louissaint directeur des affaires sanitaires pour le sud d'Haïti "On doit s'attendre à une recrudescence des cas de malaria".
Normalement en Haïti la saison des pluies commence vers le mois d'avril, cette année elle a pris de l'avance. Elle précède celle des ouragans en juin. D'après Dennis Feltgen, de l'Administration américaine des mouvements océaniques et atmosphériques, les haïtiens doivent s'attendre du mois de mars et jusqu'en octobre à avoir au moins un orage par jour.

William Gray, un expert en ouragan de la Colorado State University (CSU) avait déclaré que : "La saison des ouragans 2010 sur l'Atlantique sera un peu plus active que la moyenne" L'équipe qui travail avec M. Gray a prédit qu'entre 11 et 16 tempêtes tropicales se formeront sur l'Atlantique cette année, comparativement à la moyenne qui est de de 9 à 10. 6 à 8 de ces tempêtes tropicales pourraient devenir des ouragans, et que 5 de ces ouragans pourraient devenir des ouragans majeurs, et atteindre les catégories 3,4 ou 5 de l'échelle Saffir-Simpson, les vents pourraient atteindre 178 à 249 kilomètres heure. Cette année le risque que les Caraïbes dans son ensemble soit touché par un ouragan majeur est de 58%.
N/ Radio Métropole Haïti

11 morts et 5 disparus, bilan partiel des inondations dans le sud

Les averses de ces dernières 72 heures ont fait 11 morts et 5 disparus dans le département du sud informent les autorités locales.

4 personnes ont été tuées aux Cayes et 3 autres à Cavaillon samedi lorsque le débordement des rivières a provoqué l'inondation des principaux quartiers de la métropole du sud. Les rivières Lilet, Lacul et la Ravine du Sud en crues ont causé des dégâts importants sur plusieurs tronçons de route notamment à Torbeck et Maniche.

Le député des Cayes, David Geneste, réclame des interventions urgentes du ministère des travaux publics afin de curer les lits des rivières et de réparer les berges. Il estime que ces travaux doivent être réalisés dans le meilleur délai afin d'éviter d'autres catastrophes.

Hier le ministre de l'intérieur Paul Antoine Bien Aimé avait effectué une visite d'évaluation aux Cayes et à Miragoane (Nippes).

Plusieurs communes des Nippes dont Barradères, Plaisance, Lasile Petit Trou de Nippes et Anse a Veau ont été inondées samedi.

Au cours de sa visite, le ministre Bien Aimé a révélé que des fonds déjà disponibles dans la région seront utilisés pour porter secours aux victimes. De plus, il informe que le gouvernement se prépare à décaisser des fonds supplémentaires indispensables pour faire face au désastre.

Contrairement au sud aucune perte en vie humaine n'a été enregistrée par la direction départementale de la Protection civile des Nippes. Toutefois des plantations ont été dévastées et de nombreuses têtes de bétail emportées par les eaux.

LLM

Les sénateurs majoritaires sont peu enclin à un remaniement ministériel

Les membres de la commission affaires politiques du sénat informent que le rapport sur la situation du pays du pays sera soumis au chef de l'exécutif au début de cette semaine. Le sénateur Evaliere Beauplan (PONT) dénonce les tergiversations de certains élus, proches du chef de l'Etat, qui seraient opposés aux recommandations de la commission.
Plusieurs sénateurs minoritaires, dont Rudy Herriveaux et Youri Latortue, réclament un remaniement du cabinet ministériel afin de faire face à l'urgence. Cette proposition, qualifiée de renforcement du gouvernement par le sénateur Herriveaux, a été formulée par des représentants de plusieurs secteurs de la société civile.
Ces trois dernières semaines, la commission affaires politiques avaient eu des séances de travail avec les représentants de divers secteurs, dont les partis politiques, les églises et les associations patronales.
Les senateurs minoritaires estiment que leurs collègues de l'INITE veulent boycotter les séances de travail destinées à finaliser le rapport. Selon Evaliere Beauplan, la convocation du ministre de la justice mercredi et la rencontre avec le chef de l'Etat jeudi s'inscrivent dans le cadre de cette stratégie.
Le sénateur élu dans le Nord Ouest se dit déterminé à soumettre les revendications des forces vives de la nation au chef de l'Etat pour que des solutions soient apportées aux besoins urgents de la population.
Par ailleurs, le président de la commission Youri Latortue réclame la publication de rapport sur les dépenses effectuées par le gouvernement depuis le 12 janvier. Selon le parlementaire, ce rapport et un plan d'action pour la prochaine période d'urgence constituent des préalables à une prorogation de l'état d'urgence.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17093

Personne ne veut revenir à ce qu'Haïti était avant le séisme

La tragédie qu'a connue Haïti avec le séisme du 12 janvier peut être l'occasion d'un nouveau départ pour le pays, estime la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l'ONU dans ce pays, Kim Bolduc, qui a survécu au tremblement de terre.
« Personne ne veut vraiment que l'on revienne à ce qu'était Haïti avant, ni le peuple ni le gouvernement, et avec l'ampleur de la solidarité que nous voyons venir de partout dans le monde, nous serons certainement en mesure de faire quelque chose de beaucoup mieux cette fois », déclare-t-elle dans un entretien au Centre d'actualités de l'ONU.
Elle rappelle que la communauté internationale travaille en Haïti depuis longtemps. « Mais je dois dire que, collectivement, nous devons faire mieux cette fois », estime-t-elle. « Avant le séisme, Haïti était faible. Après le séisme Haïti a vraiment besoin de nouvelles opportunités ».
« Le séisme a frappé un pays qui avait déjà du mal à joindre les deux bouts. L'ampleur des destructions dans la capitale et leur impact sur la population ont fait que nous n'avons pas été en mesure de nous regrouper suffisamment rapidement pour apporter un soutien immédiat », relève Kim Bolduc.
Soulignant que la MINUSTAH avait au cours des dernières années réussi à stabiliser le pays après le conflit et commençait à voir des progrès lorsque le séisme a frappé, elle confie qu'il s'agit de la situation post-conflit et post-catastrophe la plus complexe qu'elle ait eue à traiter.
« Rappelez-vous du contexte », dit-elle. « Avant le tremblement de terre, Haïti avait déjà des difficultés depuis plusieurs décennies pour sortir de l'instabilité avec 80% de la population sous le seuil de pauvreté et des institutions faibles ». « Je pense donc que c'est le bon moment pour nous d'examiner la façon dont nous aidons Haïti, de rassembler nos efforts, d'essayer d'adopter un programme unique, un programme défini par Haïti, sa population et son gouvernement, afin de ne pas apporter un soutien fragmenté ».
« Tout le monde veut la même chose pour Haïti, un Haïti fort, un Haïti solide et un Haïti qui offre un avenir à ses enfants. C'est le rêve de toute personne qui se bat actuellement ici, sur le terrain, et d'autres qui ne sont pas ici mais qui nous apportent un soutien international », ajoute-t-elle.
ONU

Haiti : Les actions de l'EPER

Présent depuis 37 ans en Haïti l'œuvre d'entraide des Églises protestantes de Suisse (EPER) œuvre sur des projets d'aide d'urgence et de développement. L'EPER dispose d'un bureau de coordination à Port-au-Prince et travaille en coordination avec des organisations partenaires locales. Grâce à son réseau étendu ainsi qu'à ses collaboratrices et ses collaborateurs sur place, elle a commencé très rapidement après le séisme à mettre en place une aide d'urgence. Quelques jours seulement après le tremblement de terre, l'EPER installait déjà ses cuisines de rue.

Des projets d'aide d'urgence ont pu être mis sur pied, 42 collaboratrices et collaborateurs locaux cuisinent chaque jour 3.000 repas chauds. La distribution a lieu dans 12 camps à Pétion-Ville, un quartier de Port-au-Prince. Ces repas sont composés d'aliments frais, achetés sur place, notamment du riz, des fèves ou des légumes. Cette aide d'urgence est prévue pour une durée trois mois, c'est-à-dire jusqu'à fin avril dans une première étape.

L'EPER a distribué des bâches à 1.300 familles afin de les protéger de la saison des pluies qui vient de commencer. Ces familles logent pour l'instant dans les douze camps dans lesquels les repas chauds sont distribués. Ces bâches protègent de l'eau comme des tentes et peuvent être installées de manière flexible.

L'EPER signal qu'un séjour trop prolongé dans ces camps provisoires pose d'importants problèmes de sécurité et d'hygiène. 425 de ces camps abritant plus d'un demi-million de personnes ont surgi spontanément depuis la catastrophe. Ils sont trop pleins et il n'y est pas possible d'y préserver un espace privé. C'est pourquoi, il est important que les victimes du séisme puissent retrouver un logement aussi vite que possible. Cependant, alors même que la saison des pluies a commencé, les habitants veulent continuer à dormir dehors. L'EPER et la DDC avec la mairie de Pétion-Ville ont décidé mi-février de donner à 100 familles une tente chacune afin de donner un signe positif et de les aider à se réinstaller. De 500 à 1.000 personnes auront désormais un toit sur la tête près de leur ancienne maison. Il est souvent difficile de revenir dans les quartiers d'habitation à cause des gravats qui n'ont pas été déblayés. C'est pourquoi, l'EPER distribue également des outils comme des pelles et des brouettes pour dégager des endroits où planter les tentes. Ces outils seront laissés à disposition des comités de quartier à la fin de l'urgence.

Parallèlement, deux spécialistes délégués par l'EPER, un expert en reconstruction et un généraliste, sont arrivés mi-février en Haïti et évaluent les mesures nécessaires à la reconstruction. Les projets se concentreront sur les régions rurales, car les régions très éloignées qui ont été touchées par le séisme n'ont pratiquement pas reçu d'aide. Elles ont d'autant plus besoin d'aide qu'elles sont confrontées à un flux de personnes qui fuient Port-au-Prince et reviennent dans leur province d'origine. L'EPER prévoit la reconstruction de maisons et des mesures génératrices de revenus. Elle travaillera aussi dans ces projets avec les partenaires locaux avec lesquelles elle collabore depuis de nombreuses années.

Les projets que l'EPER soutenait avant la catastrophe sont poursuivis, l'engagement de l'EPER s'intensifie même dans certains cas, car ils sont devenus encore plus nécessaires. Au sud-ouest de l'île, dans le département de la Grand'Anse, l'EPER soutient depuis des décennies des projets agricoles qui aident à augmenter les revenus des cultivateurs et assurer une sécurité alimentaire. Suite à la catastrophe, rien que dans le département de la Grand'Anse plus de 99'000 personnes reviennent. Cela cause de nouveaux problèmes aux habitants sur place. Ils doivent nourrir de plus grandes familles, alors qu'ils ont eux-mêmes à peine de quoi se nourrir. Les prochaines semailles sont proches et le risque est grand que les habitants et les nouveaux réfugiés mangent les semences au lieu de les semer par manque d'autre nourriture.

N/ Radio Métropole Haïti – EPER

Haiti : Reprise des vols directs Port-au-Prince / Paris en mai

Depuis le 24 février la compagnie Air Caraïbes a repris ses vols entre Paris Orly Sud vers Port-au-Prince, ils se font actuellement via Pointe-à-Pitre en Guadeloupe.
Marc Rochet, Président du Directoire d'Air Caraïbes a déclaré : "Nous avons en effet repris les vols depuis le 24 février 2010 vers Port-au-Prince via Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Ce qui offre la possibilité à nos passagers de se connecter au réseau transatlantique d'Air Caraïbes en direction et vers Paris Orly Sud. La remise en route n'est pas évidente notamment parce que les opérations dans l'aérogare même sont compliquées. Pour l'instant nous sommes dans une phase de rodage.Ce qui n'empêche pas d'avoir des engagements satisfaisants sur l'été"
A la question à quand la réouverture de la ligne directe depuis Paris Orly Sud, M. Rochet a répondu : "C'est encore un peu tôt pour le dire mais nous allons probablement rouvrir le vol direct long-courrier Paris/ Port-au-Prince en mai prochain."
N/ Radio Métropole Haïti

Le Sud et les Nippes partiellement inondés

Plusieurs villes des départements du sud et des Nippes d'Haïti ont été inondées en raison des fortes averses enregistrées samedi.
Au moins 6 villes dans le département des Nippes dont, Barradères, Plaisance, Lasile, Petit Trou de Nippes et Anse a Veau avaient été inondées explique le délégué départemental des Nippes, Jamil Vincent. Les pluies enregistrées au cours de ces dernières 48 heures avaient contraint les habitants à trouver refuge dans des régions montagneuses.
Les autorités municipales avaient procédé à l'évacuation de plus de 300 personnes à Barradères ou plusieurs maisonnettes avaient été recouvertes par les eaux en furie.
Dans le département du sud, les principales rivières, Lacul, Lilet et la Ravine du sud étaient en crues. Dans la ville des Cayes plusieurs quartiers dont Gabion, Quatre chemins et Nan Savanne avaient été inondées.
Le maire des Cayes, Yvon Chéry a indiqué qu'en certains endroits l'eau avait atteint 2 mètres de hauteur.
Les sinistrés regroupés au land des Gabion avaient été déplacés vers un autre endroit de la ville.

Une importante mission scientifique américaine en Haïti pour évaluer les risques sismiques

Des experts de l’institut américain de géophysique (USGS) et de l’Université du Texas cherchent à relever des données pour comprendre certains phénomènes constatés le 12 janvier et faire des projections sur le niveau de risques sismiques menaçant désormais le pays
Depuis mercredi dernier (24 février), une équipe scientifique de quatre membres représentant le Centre d’investigation géologique des Etats-Unis (U.S. Geological Survey, USGS) et l’Université du Texas séjourne en Haïti afin de réaliser une étude à court et à long terme portant sur les risques sismiques auxquels Haïti est exposée depuis le violent tremblement de terre du 12 janvier.
Selon un communiqué de l’ambassade américaine rendu public samedi, au cours de ses investigations, la mission doit se pencher sur la remontée du littoral et l’affaissement enregistré près de Léogâne (35 km au sud-ouest de Port-au-Prince) après la secousse tellurique de magnitude 7 ayant sévèrement touché la région. Outre une compréhension plus claire de la façon dont la catastrophe s’est manifestée, les scientifiques iront à la recherche de preuves de tremblements de terre semblables qui se seraient produits antérieurement et dont les traces se trouveraient dans les récifs coralliens relevés sous l’effet des derniers bouleversements géologiques.
Le communiqué précise que des études initiales seront aussi entreprises sur la faille "Enriquillo" qui traverse le nord d’Haïti et une partie de la République Dominicaine. L’objectif sera d’arriver à de meilleures estimations des risques sismiques grâce au prélèvement d’indices sur le nombre de fois où des segments de cette faille avaient déjà, par le passé, engendré des séismes.
« Nous allons mesurer la déformation du littoral qui a accompagné le récent tremblement de terre et aussi essayer de lire le passé géologique qui est contenu dans les coraux », a annoncé Rich Briggs, géologue américain et membre de l’équipe dépêchée en Haïti. Le scientifique ajoute « il est important pour Haïti de mieux comprendre la nature du danger, ainsi le pays pourra se préparer aux éventuels événements à l’avenir. »
La mission diplomatique américaine à Port-au-Prince précise qu’il faudra probablement attendre jusqu’à la mi-mars pour avoir les premiers résultats de ces travaux financés conjointement par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), le Bureau de l’assistance au désastre à l’étranger et la Fondation nationale pour la science.
Mardi dernier (23 février), l’Institut américain de géophysique avait, dans une mise à jour des probabilités des répliques pour les prochains 30 à 90 jours et pour l’année entière en Haïti, averti que des répliques se poursuivront pendant de nombreux mois même si leur fréquence devrait diminuer avec le temps. Le rapport avait également mentionné que la menace de tremblements de terre supplémentaires susceptibles de causer des dommages demeure.
Depuis le séisme du 12 janvier, à l’origine de plus de 200.000 morts et 300.000 blessés, l’USGS a enregistré une soixantaine de répliques dont les plus récentes, de magnitude 4,7, remontent à la semaine dernière.
Outre l’étude conjointe de l’USGS et de l’Université du Texas, le professeur Eric Calais et ses collègues de l’Université de Purdue (Indiana) et des scientifiques français à la tête d’une mission baptisée "Haïti-OBS" ont cherché, ces dernières semaines, à relever des coordonnées capables de rendre compte des éventuels événements sismiques qui pourraient se produire en Haïti à moyen et à long terme. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6582

Quand Préval "irrite" l’armée brésilienne

Des hauts gradés blâment le flou qu’entretient le chef de l’Etat haïtien sur la construction d’une centrale hydro-électrique alors que Brasilia a mobilisé en vain des ressources humaines et financières en vue de la réalisation du projet

L’attitude indécise du gouvernement haïtien concernant la construction d’une centrale hydro-électrique que le Brésil s’est engagé à financer "préoccupe et irrite" l’armée brésilienne, a révélé dimanche le quotidien O estado de Sao Paulo dans un article relayant les critiques de hauts gradés contre l’administration Préval, trois jours après la visite du Président Luiz Inàcio Lula da Silva à Port-au-Prince.
Le journal brésilien attribue le gel du projet aux doutes supposés du chef de l’Etat haïtien qui serait partagé entre l’opportunité de construire des centrales hydro-électriques ou de faire l’acquisition de génératrices thermo-électriques.
"Le silence de Préval est en train de coûter cher au Brésil qui garde des équipes mobilisées en fonction de la réalisation de ce projet", a confié, amer, à O Estado de Sao Paulo, le général José Rosalvo Leitao, responsable de l’institut d’ingénierie des Forces armées brésiliennes. Il a qualifié de "décevante" l’attitude de l’Exécutif haïtien.
Lors du passage de Lula en Haïti, le Président René Préval avait appelé son homologue brésilien à la patience expliquant qu’il fallait rassurer les paysans hostiles au projet dont le site sera établi autour de Mirebalais (centre, environ 60 km au nord de Port-au-Prince).
D’un coût variant, selon les sources brésiliennes, entre 150 et 208 millions de dollars américains, grâce à un crédit obtenu de la Banque nationale de développement économique et social (BNDES), la construction de la nouvelle centrale hydro-électrique doit être confiée à des entreprises brésiliennes après des études de faisabilité réalisées par des ingénieurs militaires brésiliens.
Devenu un véritable porte-parole de la cause haïtienne dans le monde, Lula a beaucoup insisté sur l’importance pour la relance de l’économie nationale d’un projet appelé à générer 30 mégawatts capables de répondre aux besoins de 600.000 habitants et à faciliter l’irrigation d’une superficie de plus de 300 hectares.
Le Brésil, qui détient depuis 2004 le commandement de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), a accordé un appui budgétaire de 100 millions de dollars à Haïti, victime le mois dernier de l’un des séismes les plus dévastateurs.
Le dernier bilan officiel s’établit à 222.000 morts, 300.000 blessés et plus d’un million de sans-abri. spp/Radio Kiskeya

Aucune date pour le retrait d’Haïti des GI’s, dit l’amiral Mike Mullen

Le chef d’état-major interarmées des Etats-Unis soutient que la mission des troupes américaines se poursuivra tant qu’elle sera nécessaire

Le chef d’état-major interarmées américain, l’amiral Mike Mullen, a affirmé que les militaires déployés en Haïti par l’administration Obama après le terrible séisme du 12 janvier sont prêts à rester sur place tant qu’un accompagnement sécuritaire sera nécessaire au déroulement des opérations humanitaires.
Selon une dépêche de l’Associated Press, Mullen, qui rencontrait la presse au terme d’une visite de quelques heures vendredi à Port-au-Prince, a clairement indiqué qu’aucune "date définitive" n’était encore fixée pour le retrait des troupes.
Il a estimé que "la situation sécuritaire reste sous contrôle" tout en notant d’autre part une nette réduction des exigences d’assistance médicale d’urgence, un mois et demi après la tragédie.
Interrogé sur une éventuelle complication de la situation post-séisme avec l’arrivée prochaine de la saison pluvieuse, l’amiral américain s’est borné à dire qu’il n’aimerait pas "accepter cela comme une prémice".
Plus haut gradé américain, Mike Mullen, a eu au cours de sa visite des entretiens avec le Président René Préval et le Premier ministre Jean-Max Bellerive. Il s’est également rendu auprès des membres du contingent militaire des Etats-Unis.
Quelque 11.000 GI’s sont actuellement déployés sur le territoire haïtien et dans nos eaux territoriales dans le cadre de la plus importante opération humanitaire de l’histoire récente des Etats-Unis qu’avait lancée le Président Barack Obama en réaction à l’ampleur exceptionnelle de la catastrophe du 12 janvier.
Le séisme de 7,3 sur l’échelle de Richter a fait au moins 222.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sinistrés, selon un dernier bilan officiel. spp/Radio Kiskeya

Dernier hommage au professeur Micha Gaillard

Les grandes vertus démocratiques du défunt mises en exergue à l’occasion

Un ultime hommage a été rendu dimanche en la résidence provinciale des Sœurs Salésiennes à Port-au-Prince au porte-parole de la Fusion des Sociaux Démocrates Haïtiens, Micha Gaillard, tué dans le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
A l’initiative de la famille du défunt dont la tante, Lucienne Gaillard, est membre de la Congrégation des Salésiennes, la cérémonie religieuse a offert l’occasion à de nombreux amis du disparu, dont des membres de la direction de son parti, de témoigner sur sa vie et sa personne.
La religieuse Lucienne Gaillard a mis l’accent sur le caractère toujours détendu de son neveu en dépit des nombreuses activités qu’il menait. Elle se rappelle aussi qu’il entretenait constamment les liens familiaux, en dépit de ses multiples occupations. De ce fait, il demeurera irremplaçable au sein de la famille Gaillard, a-t-elle déclaré.
Rosemond Pradel, un des dirigeants de la Fusion, s’est souvenu pour sa part de l’intérêt maintes fois manifesté par Micha Gaillard de maintenir l’unité et l’harmonie au sein du parti en assurant lui-même la médiation entre des militants en conflit. Il proposait la négociation, même avec ses propres ennemis, comme meilleure démarche politique, a rappelé Pradel, ajoutant que la meilleure façon de lui rendre hommage sera de suivre ses enseignements.
Présente à la cérémonie, la sénatrice du Centre, Edmonde Supplice Beauzile, membre de la Fusion, ne pouvait contenir son émotion. Elle se rappelle des efforts de Micha Gaillard à ses côtés en vue du renouvellement de la Fusion, pour faire face à la difficile situation politique que connaît le pays.
La cérémonie s’est déroulée en présence des membres de la famille du défunt, de l’ancien sénateur et membre du Directoire de la Fusion, SergeGilles, de représentants d’autres secteurs et organisations politiques dont André Michel de la Confédération Unité Démocratique (sigle créole KID).
Le père Zouky Olibrice était le célébrant principal de la cérémonie.
A rappeler que Micha Gaillard a été tiré des décombres du Ministère de la justice où il se trouvait au moment du séisme du 12 janvier. [jmd/Radio Kiskeya]

Le Musée du panthéon national réclame la garde de pièces du patrimoine culturel et historique national

La propriété légale de ces pièces ne sera pas pour autant remise en cause

La Direction générale du Musée du Panthéon National (MUPANAH) a officiellement demandé à des personnes publiques, des établissements publics, des institutions d’utilité publique ou des particuliers collectionneurs ou détenteurs de documents, objets ou mobilier de valeur artistique, archéologique ou autre, de bien vouloir lui confier la garde provisoire ou définitive de ces pièces.
Le MUPANAH invoque à l’appui de sa démarche l’état précaire, après le séisme du 12 janvier 2010, de certains bâtiments abritant ces éléments de patrimoine. Il rappelle en ce sens sa mission qui est de conserver et sauvegarder toutes pièces qui font ou peuvent faire partie du Patrimoine National, indépendamment de leur appartenance.
La Direction générale du MUPANAH assure les propriétaires légaux de ces biens patrimoniaux que toutes les dispositions ont été prises afin de les accueillir et de les conserver dans les meilleures conditions. « Tout sera fait pour les protéger et le cas échéant, les restaurer. De plus, un certificat de dépôt sera délivré afin d’en permettre la récupération éventuelle, une fois la situation sécuritaire rétablie », précise un communiqué du musée.
Ne disposant pas de lignes téléphoniques pour le moment le MUPANAH demande de le contacter par courrier électronique : « mupanah@yahoo.fr ».
Dans une interview accordée à Radio Kiskeya en appui à sa démarche, le Directeur général du MUPANAH, Robert Paret, explique que les locaux du Musée au Champ-de-Mars n’ont pas été endommagés par le séisme et peuvent servir à préserver et protéger des éléments de patrimoine qui peuvent n’être pas tout à fait en sécurité dans le contexte actuel. [jmd/Radio Kiskeya]

Haiti : Un séisme moins fort, mais plus de ravages, pourquoi ?

Nature des failles et de l'épicentre, respect des normes antisismiques, préparation de la population: pour de nombreuses raisons, les pertes humaines des séismes au Chili et en Haïti sont sans comparaison, même si la secousse a été beaucoup plus forte au Chili.
L'épicentre du séisme qui a frappé le Chili samedi, faisant 708 morts à ce stade, était situé à 115 km de Concepcion, la deuxième agglomération du pays, et à 325 km de la capitale Santiago.
Avec une magnitude de 8,8, ce séisme, un des plus puissants du siècle, est d'une force plusieurs centaines de fois supérieure à celui du 12 janvier en Haïti, qui était de 7,7.
Pourtant en Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, où l'épicentre n'était situé qu'à 25 km de la capitale Port-au-Prince, le tremblement de terre a fait plus de 220.000 morts et un million de sans-abri.
Géologiquement, les deux secousses, ainsi que celle qui s'est produite au sud du Japon samedi sans faire de dégâts, sont sans rapport, les ruptures étant intervenues sur des failles différentes, affirment les experts.
En Haïti, la très faible profondeur de la secousse, à quelque 10 km dans la croûte terrestre, avait décuplé la violence des vibrations et amplifié les dégâts à la surface du sol. Au Chili en revanche, le séisme s'est déclenché à 35 km sous l'océan, ce qui a amorti le choc mais fait craindre un tsunami majeur.
Cependant, la différence entre les deux séismes "n'est pas seulement due au fait que l'épicentre de celui d'Haïti était plus proche de Port-au-Prince mais aussi que le Chili est bien mieux préparé qu'Haïti à une secousse tellurique de cette magnitude et de cette intensité", a affirmé pour l'AFP Roger Bilham, professeur de géologie à l'Université du Colorado. Le Chili est situé dans l'une des zones à la plus forte activité sismique au monde, avec la convergence de deux plaques tectoniques majeures qui provoque des séismes de magnitude 8 tous les dix ans environ. Haïti en revanche n'avait pas connu de séisme aussi catastrophique dans la région de Port-au-Prince depuis 240 ans.
C'est au Chili que s'est produit le plus fort tremblement de terre jamais enregistré, le séisme de Valdivia, le 22 mai 1960, de magnitude 9,5, qui avait fait deux milliers de morts.
Selon la société américaine EQECAT, spécialisée dans la modélisation du risque, le fait que le Chili ait mis en place à grande échelle des normes de construction antisismiques "a diminué le potentiel de destruction". Il apparaît que les dommages entraînés par le tremblement de terre au Chili "soient bien moindre qu'en Haïti", a noté samedi dans un communiqué l'organisation Architecture for Humanity, ajoutant: "cela est sans doute dû à l'état de préparation du pays, à de meilleures normes de construction et à la localisation et profondeur de l'épicentre".
"Si un bâtiment s'écroule au cours d'un tremblement de terre, c'est soit parce qu'il a été sévèrement secoué soit parce qu'il a été mal construit", résume le professeur Roger Bilham. "En Haïti, les bâtiments étaient très fragiles. Ceux qui les ont construits il y a vingt ou trente ans ont construit des tombes pour leurs occupants".
Dans la capitale haïtienne Port-au-Prince où s'entassent 2 millions d'habitants, deux immeubles seulement étaient connus pour avoir été construits selon des normes antisismiques et ont bien résisté au choc du 12 janvier.
AFP
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17088

Catherine Ashton et Kristalina Georgieva en visite en Haïti

Catherine Ashton, Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice présidente de la Commission européenne et Kristalina Georgieva, Commissaire à la coopération internationale, l'aide humanitaire et la protection civile seront en visite en Haïti la semaine prochaine pour évaluer sur le terrain la mise en œuvre de l'aide humanitaire européenne et les besoins prioritaires d'Haïti.

La Commissaire Georgieva arrivera en Haïti dans la soirée du dimanche 28 février. La Haute représentante et Vice présidente de la Commission européenne Catherine Ashton arrivera quant à elle dans la soirée du mardi 2 mars. La Haute représentante Ashton et la Commissaire Georgieva rencontreront le Président René Préval et le Premier ministre Max Bellerive le mercredi 3 mars et donneront une conférence de presse a l'issue de la rencontre.

Catherine Ashton rencontrera également les contingents de police et militaires de l'Union européenne déployés en Haïti pour soutenir les efforts humanitaires et de reconstruction du pays. Elle visitera également des projets locaux à Port-au-Prince, portant une attention particulière à l'aide apportée aux orphelins et enfants vulnérables. La Commissaire Georgieva visitera des projets humanitaires sur toute l'île pour évaluer la réponse humanitaire dans son ensemble.

En prévision de sa visite en Haïti, Catherine Ashton a déclaré: "Je me rends en Haïti pour réaffirmer l'engagement de l'Union européenne d'aider le peuple haïtien à faire face à la crise et à reconstruire le pays. Il s'agit maintenant du bon moment pour se rendre sur place : l'aéroport est de nouveau ouvert et les visites de haut niveau n'encombrent plus l'espace aérien et ne ralentissent plus la mise en œuvre de l'aide humanitaire. Nous souhaitons travailler avec le gouvernement d'Haïti à la définition d'une vision commune pour l'avenir du pays. Nous sommes conscients que la reconstruction prendra des années, et l'Union européenne est engagée à soutenir le peuple Haïtien sur le long terme. Les besoins sur le terrain restent immenses. Je suis particulièrement préoccupée par les centaines de milliers de personnes qui ont urgemment besoin d'abris alors que les saisons des pluies et cyclonique approchent. L'UE renforce donc ses engagements dans ce secteur car le temps presse".

La Commissaire Georgieva a ajouté: "La crise humanitaire en Haïti est loin d'être terminée. L'arrivée des saisons des pluies et cyclonique va rendre la situation encore plus difficile. La Commission a rapidement mobilisé des moyens d'intervention humanitaire dès le lendemain du séisme. Nous ferons le maximum pour continuer à répondre aux besoins les plus urgents du pays, notamment en matière d'abris, d'assainissement et de soins de santé. La Commission a mobilisé une enveloppe additionnelle de 90 millions d'euros et je souhaite que nous fassions l'utilisation la plus efficace possible de ces fonds. C'est la raison pour laquelle je viens en Haïti pour évaluer la situation à travers le pays, y compris en dehors de Port-au-Prince, et renforcer notre partenariat avec les autorités haïtiennes, les Nations unies et tous nos partenaires sur le terrain. Le peuple haïtien peut compter sur nous. »

La Commissaire Georgieva et la Vice-Présidente et Haute Représentant Ashton évalueront les besoins urgents pour poursuivre les efforts déployés sur le terrain par l'Union européenne. A l'heure actuelle les priorités immédiates, en plus des abris sont l'assainissement – notamment dans les camps-, l'enlèvement des débris et le suivi de l'assistance médicale. Les saisons des pluies et cyclonique – débutant respectivement en mars et en juin - vont encore renforcer ces besoins.

Chili: le monde se mobilise pour les victimes

Agence France-Presse Paris
La communauté internationale a été prompte à se mobiliser pour le Chili, où un violent séisme a fait samedi au moins 300 morts, l'UE annonçant une aide d'urgence de 3 millions d'euros et les États-Unis se déclarant prêts à participer aux opérations de secours et de reconstruction.
Le département d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) est prêt à mobiliser une aide de première urgence de 4 millions de dollars) pour répondre aux besoins les plus immédiats, a annoncé le président de la Commission, Jose Manuel Barroso.
L'UE est prête à «apporter toute l'aide possible que demanderaient les autorités chiliennes», a ajouté M. Barroso, qui s'est déclaré «profondément choqué par l'étendue du désastre».
Evoquant «des centaines de morts» à la suite du séisme de magnitude 8,8, le président américain Barack Obama a déclaré que les États-Unis «se tenaient prêts à apporter leur aide aux opérations de secours et de reconstruction».
«Nous avons des ressources pouvant être déployées si le gouvernement chilien demande notre aide», a-t-il ajouté dans une brève apparition devant la Maison-Blanche.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, avait annoncé un peu plus tôt que les États-Unis surveillaient de près la situation après le séisme, ajoutant «nos pensées et nos prières vont aux Chiliens et nous nous tenons prêts à les aider».
La Banque mondiale, par la voix de son président Robert Zoellick, s'est déclaré disposée «à soutenir le gouvernement chilien de toutes les manières que celui-ci jugera utiles».
Les organisations humanitaires britanniques ont annoncé qu'elles débloquaient des fonds, dépêchaient des équipes d'évaluation sur place et lançaient des appels aux dons.
La Croix-Rouge britannique a fait état du déblocage de 76 000 dollars.
L'antenne britannique d'Oxfam a prévu d'envoyer depuis la Colombie une équipe d'ingénieurs et de logisticiens dès samedi.
«La population du Chili souffre énormément aujourd'hui, mais le Royaume-Uni se tient prêt à aider, nous ferons tout notre possible», a déclaré le Premier ministre britannique Gordon Brown.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré surveiller «de très près l'évolution de la situation, notamment le risque de tsunami dans la ceinture de feu du Pacifique, après l'énorme séisme au Chili», ajoutant qu'une aide des Nations unies était disponible si Santiago en formulait le souhait.
Il a «fait part de ses condoléances à ceux qui ont perdu des membres de leur famille et des amis, et souhaité aux blessés un prompt rétablissement», selon un communiqué.
Le Canada est «prêt offrir l'aide nécessaire à la population du Chili en ces circonstances difficiles», a déclaré le Premier ministre Stephen Harper, adressant au nom de tous les Canadiens un message de sympathie à toutes les personnes touchées par la catastrophe.
Le président français Nicolas Sarkozy a exprimé sa «profonde émotion» et «sa profonde solidarité» aux autorités et au peuple chiliens.
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a annoncé qu'«en concertation avec ses partenaires de l'Union européenne, la France se tient prête à répondre aux demandes d'assistance du Chili».
L'Espagne «est à la disposition du Chili dès maintenant pour l'aider avec tout ce dont il aura besoin», indique un télégramme du chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, adressé à la présidente chilienne Michelle Bachelet, dans lequel il exprime ses condoléances aux Chiliens.
La Suisse envoie une «petite équipe d'évaluation» au Chili pour étudier les besoins spécifiques du pays, a annoncé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Les messages de solidarité et de condoléances ont afflué d'Amérique latine. La présidente argentine Cristina Kirchner a offert à son homologue chilienne toute l'aide qui serait nécessaire pour affronter les conséquences du séisme.
Le Venezuela a exprimé «son profond chagrin pour les dizaines de victimes du terrible tremblement de terre qui a frappé le peuple frère du Chili», tandis qu'à Lima, le gouvernement préuvien a décrété un jour de deuil national, le 1er mars, par solidarité avec le peuple chilien.
Des messages de solidarité avec le Chili ont été envoyés par le Brésil, l'Uruguay, la Bolivie, le Costa Rica, le Panama, le Guatemala, la République dominicaine.

Le Chili était préparé au séisme, Haïti pas du tout

AP Frank Bajak Associated Press Port-au-Prince, Haïti
L'un affichait une magnitude de 8,8 et a fait 708 morts, selon le dernier bilan communiqué dimanche, l'autre une magnitude de 7 et a tué plus de 220 000 personnes. Mais le tremblement de terre du 12 janvier en Haïti a pris au dépourvu un pays infiniment pauvre, tandis que celui de samedi au Chili a frappé un pays beaucoup plus riche et mieux préparé, doté de normes de construction antisismiques.
Le facteur chance a joué aussi: au Chili, l'épicentre du phénomène a été localisé dans le Pacifique, à environ 34km de profondeur, près d'une région relativement peu peuplée, alors qu'en Haïti le séisme s'est produit à seulement 13km de la surface et à quelques kilomètres de la capitale, Port-au-Prince.
«Les tremblements de terre ne tuent pas, ils ne font pas de dégâts s'il n'y a rien à abîmer», souligne Éric Calais, géophysicien à l'Université Purdue, qui étudie le séisme en Haïti.
Selon le Centre américain d'études géologiques (USGS), huit municipalités haïtiennes, dont Port-au-Prince et ses trois millions d'habitants, ont subi une secousse «violente» à «extrême» le 12 janvier. Au Chili en revanche, aucun secteur urbain n'a subi plus qu'un tremblement «sérieux», terme qui correspond au troisième échelon par ordre décroissant de gravité. L'épicentre se trouvait à 325km de la capitale et plus grande ville du pays, Santiago.
Le séisme chilien a certes libéré 501 fois plus d'énergie à l'épicentre que son prédécesseur haïtien, mais cette énergie se dissipe rapidement en s'éloignant de l'origine, et le sol autour de Port-au-Prince est moins stable et «tremble comme de la gelée», pour reprendre l'expression du géologue Tim Dixon de l'Université de Miami.
Comment se comporter
Les rescapés haïtiens ont décrit la panique qui les a saisis alors que les immeubles implosaient autour d'eux, qu'ils s'accrochaient à des piliers de ciment pour les voir s'effondrer sous leurs mains. Ils n'avaient reçu aucune instruction sur la conduite à tenir: se réfugier sous une table, se tenir à l'écart des vitres. Au Chili, logements et bureaux sont construits selon des normes antisismiques, leur armature d'acier étant conçue pour osciller avec l'onde au lieu de lui résister.
«Quand vous observez l'architecture au Chili, vous voyez des bâtiments endommagés, mais pas cet effet de crêpe que vous avez en Haïti», note Cameron Sinclair, directeur général de l'ONG Architecture for Humanity, qui a participé à la reconstruction dans 36 pays frappés par des catastrophes naturelles. Des collègues architectes au Chili ont notamment construit des milliers de logements à bas prix respectant cependant les normes parasismiques, affirme-t-il.
Rien de tel n'existait en Haïti. L'architecte local Patrick Midy ne connaît que trois bâtiments construits pour résister aux tremblements de terre dans ce pays, l'un des plus pauvres du monde. Cameron Sinclair dit avoir reçu 400 demandes d'aide au lendemain du séisme en Haïti, et aucune à ce jour du Chili. «Le Chili compte davantage de sismologues de renommée internationale et d'ingénieurs spécialisés par tête qu'aucun autre pays», estime Brian Tucker, président de l'ONG GeoHazards International, basée à Palo Alto (Californie).
Grande capacité de réaction
Au Chili, «le fait que la présidente (Michelle Bachelet) ait été dehors à faire le point minute par minute quelques heures après le séisme du milieu de la nuit donne une idée de leur capacité de réaction à une catastrophe naturelle», souligne Cameron Sinclair.
En Haïti, la plupart des habitants ont ignoré pendant au moins une journée si leur président, René Préval, était vivant ou mort, alors que le palais présidentiel s'était effondré comme la plupart des bâtiments gouvernementaux. La télévision, la radio et le réseau de téléphonie mobile étaient muets. Plus d'un mois après à Port-au-Prince, plus de 500 000 habitants sont toujours sans abri, la plupart n'ont pas d'électricité et dépendent de l'aide alimentaire internationale.
Mais le Chili se trouve dans l'une des régions sismiques les plus actives du monde. «Chaque habitant a probablement déjà connu un tremblement de terre majeur, alors que le dernier à avoir frappé Port-au-Prince remontait à 250 ans», rappelle le géophysicien Éric Calais. Pour le chanteur de reggae haïtien Fanfan Bozot, 32 ans, c'est beaucoup plus simple: «Le Chili a un gouvernement responsable. Nous, notre gouvernement est incompétent».

Le Chili lance un appel à l'aide

Martin Croteau, Olivier Ubertalli et Claire Martin : La Presse
Le bilan du séisme qui a dévasté le Chili samedi s'est alourdi, hier, tandis que les secouristes tentaient de venir en aide aux blessés et aux sinistrés.
Au tremblement de terre de 8,8 sur l'échelle de Richter se sont ajoutées des répliques qui ont compliqué encore davantage le travail des autorités. Si bien que le gouvernement a lancé un appel à l'aide en milieu de journée.
Après l'un des plus violents tremblements de terre jamais enregistrés dans le pays côtier, la présidente Michelle Bachelet craint que la tragédie ne gagne encore en ampleur: plus de 1,5 million de Chiliens sont sinistrés, autant de maisons sont endommagées.
«Nous sommes confrontés à une catastrophe d'une magnitude tellement impensable qu'il faudra un effort énorme» pour rebâtir le pays, a déclaré la présidente au terme d'une réunion de six heures avec les services de secours.
Elle a lancé un appel à l'aide à la communauté internationale, précisant que le Chili a un urgent besoin d'hôpitaux d'urgence, de génératrices, de purificateurs d'eau et de soutien pour rétablir les communications et reconstruire les ponts.
Le décompte des morts a plus que doublé en 24 heures. Et le pays continue de trembler : plus de 90 répliques, certaines atteignant une magnitude de 6,1, ont ralenti les efforts pour prêter main-forte aux victimes.
«Tout vient de finir de tomber, s'est écriée Maria Talca, après une réplique survenue en matinée. La terre vient de s'ouvrir, les gens sont en train de crier dans la rue. S'il vous plaît, aidez-nous. Nous sommes avec des enfants, des personnes âgées, des morts et personne ne nous aide! Sortez-nous de là!»
Psychologue installée dans la capitale Santiago, Marcela Quijada habite le quartier des Beaux-Arts, où se trouvent des cafés, des restaurants et des discothèques branchées.
«Durant le séisme, c'était l'heure des sorties quand la lumière s'est coupée, a-t-elle relaté. Alors les gens sont sortis en courant et en criant dans les rues. Pendant ce temps, les vitres et les corniches de pierre des vieux immeubles tombaient.»
Concepción ravagé
Le séisme a provoqué des dommages partout dans le centre du pays, mais c'est la province de Concepción, zone côtière située près de l'épicentre, qui a été la plus dévastée. Au moins une centaine de personnes sont mortes dans la ville de Concepción, la deuxième du pays avec 200 000 habitants. Là-bas, des dizaines de bâtiments ont été réduits en décombres.
La ville a été plongée dans le chaos lorsque des rescapés ont forcé les portes d'un supermarché pour dérober de l'eau et de la nourriture. Non loin de là, à San Pedro, des pilleurs ont attaqué des banques, des pharmacies et des stations-service.
Le couvre-feu a été décrété hier dans la province de Concepcion pour mettre un frein aux scènes de pillage, a annoncé le gouvernement chilien, alors que la population locale, affamée, n'a pas encore reçu d'aide d'urgence.
Prisonniers des décombres
En soirée, les secouristes tentaient encore de rescaper 48 personnes prisonnières d'un immeuble de 14 étages qui s'est effondré à Concepción. Au total, une centaine de personnes y dormaient lorsque, vers 3 h 30 samedi matin, le tremblement de terre a frappé.
Le bâtiment était presque neuf au moment du drame. Mais cela ne l'a pas empêché de crouler sous la force de la secousse. Vingt-quatre heures plus tard, le groupe de spécialistes arrivé par avion militaire avait retiré 16 survivants des décombres. Et huit cadavres aussi. «À l'intérieur, c'est compliqué, a expliqué Paulo Klein, chef du groupe. Il faut travailler avec beaucoup de précaution.»
Dans les heures qui ont suivi le séisme, la crainte qu'un tsunami balaie le Pacifique a amené plusieurs pays à évacuer des résidants des zones côtières. Le Japon et l'Australie ont finalement été frappés par des vagues, mais personne n'a été blessé. L'alerte au tsunami a été levée en matinée.
Situé entre la cordillère des Andes et l'océan Pacifique, le long de la «ceinture de feu», le Chili se trouve sur l'une des zones sismiques les plus actives du monde. C'est d'ailleurs dans ce pays qu'on a enregistré le plus puissant tremblement de terre de l'histoire, celui de Valdivia en 1960. On avait alors mesuré une secousse de 9,5 à l'échelle de Richter.
Mais des voix se sont élevées dans le pays, hier, pour critiquer la manière dont le gouvernement a géré la crise. Le ministre de la Défense, Francisco Vidal, a lui-même admis que la marine chilienne a commis une erreur en ne sonnant pas l'alarme sur le risque d'un tsunami.
Le pays a été d'autant plus perturbé que le séisme a coïncidé avec la fin des vacances estivales, un peu l'équivalent de notre fête du Travail. C'est donc dire que plusieurs familles n'étaient pas chez elles au moment du drame. Et des milliers de personnes ont tenté de regagner leur domicile durant tout le week-end.
«Il y a beaucoup de gens qui n'ont pas pu revenir chez eux, a indiqué Guillaume Bélanger, Québécois que La Presse a joint à Santiago. Pour faire 400 km, il a fallu faire 10 ou 12 heures en auto. Les autoroutes sont bloquées, il y a des ponts qui sont littéralement tombés.»
Avec l'AFP, AP, CNN
Olivier Ubertalli et
Claire Martin sont des collaborateurs spéciaux.

Inondations meurtrières à Haïti

LEMONDE.FR avec AFP | 01.03.10 | 08h43  •  Mis à jour le 01.03.10 | 09h06

AFP/EITAN ABRAMOVICH
Inondations dans les rues de Les Cayes, ville côtière située à 160 kilomètres à l'ouest de Port-au-Prince, dimanche 28 février.
Treize personnes sont mortes samedi, victimes d'inondations provoquées par de fortes pluies dans le sud-ouest d'Haïti, selon un bilan fourni dimanche soir par la protection civile à Port-au-Prince. Au moins trois personnes sont portées disparues, trois mille ont été évacuées, qui ont un besoin de nourriture et d'eau.
Plusieurs localités ainsi que des résidences ont été inondées dans la ville des Cayes, à 160 km au sud de Port-au-Prince, qui avait été épargnée par le séisme du 12 janvier, forçant des dizaines de personnes à se réfugier sur le toit de leur maison. Le secteur agricole et les routes ont été sérieusement affectés par les intempéries, ont signalé les autorités qui font également état d'éboulements dans plusieurs localités.
Ces inondations viennent s'ajouter aux conséquences du séisme dévastateur qui a fait 222 500 morts et plus d'un million de sans-abri dans la capitale et ses environs.

Sean Penn sauve deux vies à Haïti

Par Ludmilla INTRAVAIA, le 01 mars 2010 à 12h09, mis à jour le 01 mars 2010 à 12:11
Jeudi, l'acteur américain a secouru une femme et un enfant, prisonniers de décombres, suite à une des répliques du séisme d'Haïti, rapporte la presse américaine.
La presse américaine, relayant une information du site internet TMZ.com spécialisé dans les célébrités révèle, vendredi, que Sean Penn a sauvé deux personnes, prisonnières sous des décombres, suite à une des répliques du séisme qui a frappé l'île, le 12 janvier dernier. L'acteur américain qui apporte son aide aux sinistrés, par le biais de son association Jenkins-Penn Haitian Relief, s'est rendu, jeudi, en camion, avec sa fille Dylan, sur des lieux d'habitations ayant subi une réplique de tremblement de terre, près de Port-au-Prince.
'est là qu'il a retiré des décombres une femme blessée aux jambes et un enfant ayant subi des contusions à la tête, avant de les conduire dans un hôpital de Port-au-Prince, où leurs blessures ont été soignées. TMZ.com rapporte que Sean Penn a attendu, dans son camion, que ces deux personnes sortent de l'établissement hospitalier pour les accueillir chez lui, soucieux de les soutenir jusqu'à ce qu'elles trouvent un abri où séjourner.
http://lci.tf1.fr/people/2010-03/sean-penn-sauve-deux-vies-a-haiti-5714422.html