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dimanche 10 mai 2009

Des secteurs chercheraient à créer des conflits entre Haïti et la République Dominicaine

Des secteurs chercheraient à créer des conflits entre Haïti et la République Dominicaine

Auteur: Pedro Holguin, El Nacional

Les ambassadeurs d’Haïti et République dominicaine n'ont pas écarté que des secteurs des deux pays incitent la création de conflits pour affecter « les excellentes relations bilatérales », et ont nié que pendant les protestations effectuées face à l'Ambassade dominicaine en Port Prince, une personne aurait trouvé la mort.

Les docteurs Fritz Cineas et Rubén Silié, en conférence de presse accordée dans le local de la Chancellerie, en présence de la vicechancelière dominicaine, Licenciée Alejandra Léger, ont aussi nié que deux femmes aient été assassinées en Haïti dans des actes de vengeance pour la décapitation d'un haitien survenue la semaine passée dans le secteur de Herrera.

À ce sujet, l'ambassadeur Cineas a dit que son Gouvernement est conscient qu'il y a parfois des nouvelles qui correspondent avec la réalité et qu'il puisse y avoir des intentions malsaines des deux côtés de la frontière dans le but faire tomber les pays dans l'erreur de croire ques les rumeurs créeraient des problèmes dans leurs relations.

Il a rappelé qu'après le décès du citoyen haitien Carlos Nerilus et du citoyen dominicain Francisco Leonardo, survenu dans ce secteur, les gouvernements des deux pays ont déploré ces tragédies.

« Aux familles de ces deux êtres humains, nous voulons exprimer notre regret et nos condoléences, parce que le Gouvernement haitien a toujours essayé de rendre une gestion très responsable, avec responsabilité et sagesse pour le maintien de très bonnes relations avec la République dominicaine », a ajouté l'ambassadeur Cineas.

Le diplomate a considéré, toutefois, que ces relations sont devenues parfois fragiles et très difficiles, parce que l'émotion des deux côtés de la frontière est toujours grande et que c'est pourquoi il est nécessaire de les manipuler de manière responsable et avec beaucoup de sagesse.

Il a manifesté en insistant que le Gouvernement haitien veut maintenir de bonnes relations avec ses voisins dominicains parce qu'il considère qu’il est très important pour l'île, parce que les deux nations sont des ailes d'un même oiseau. « C'est pourquoi nous ferons toujours tout ce qui est possible pour maintenir ces bonnes relations », a insisté l'ambassadeur haitien à Saint-Domingue, expressions qui ont été secondées par son collègue dominicain à Port Prince, docteur Rubén Silié.

Selon le diplomate, des secteurs de la presse dominicaine se sont laissés manipuler en diffusant des informations, comme celle qui concernerait deux citoyens dominicains assassinés en Haïti en au meurtre d'un haitien par des citoyens en République dominicaine. Il a assuré que son Gouvernement est conscient de ses responsabilités et qu'il offre la protection nécessaire aux citoyens dominicains qui résident dans leur pays, ainsi qu'à ses représentations diplomatiques et consulaires. Il a dit que les compatriotes haitiens résidants à ce côté de la frontière attendent un traitement du même genre.

« De sorte que je profite pour déclarer la décision de mon Gouvernement de faire tout ce qui est à sa portée pour que ces bonnes relations soient ainsi maintenues fermes et cordiales et c’est ce que nous attendons de vous », a insisté l'ambassadeur Cineas.

Tandis que l'ambassadeur dominicain Silié a dit approuver ce qui a été exprimé tant par son collègue haitien, comme par la vicechancelière Alejandra Liriano, autour de l'ouverture du dialogue maintenu par le Gouvernement de l’Etat voisin, de travailler en coordination et avec responsabilité avec l’Etat dominicain, pour affronter la situation regrettable, et triste qui s'est produite la semaine passée avec le décès de citoyens des deux pays.

Il a soutenu que pour les autorités dominicaines ce ft un geste très responsable du Gouvernement haitien, quand par le biais de son chancelier il les aura invitées pour faire connaître les faits de manière officielle, à travers d’une conférence de presse.

« Je dis que ça a été très important, parce que c'est une manière, comme a dit le sous-secrétaire Liriano, de démontrer que les deux gouvernements se basent sur la confiance qui existe entre eux orientée par l'intérêt que les relations intergouvernementales soient maintenues dans le niveau dans lequel elles se trouvent, de communication permanente et decoordination pour l'échange », a-t-elle ajouté.

En ce qui concerne la manifestation de protestation effectuée hier face à l'ambassade dominicaine en Port Prince en protestation pour la décapitation du compatriote à Herrera, le diplomate a dit qu’elle s’est déroulée sans incident grave. Il a dit que les nouvelles sur le décès d'une personne aucours de cette protestation et le supposé meurtre de deux dominicaines en Haïti, sont fausses.

Il a clarifié qu'il ne se trouvait pas dans le siège diplomatique, parce répondant aux instructions du chancelier, Carlos Morales Troncoso, il s’était déplacé vers la la frontière par Jimaní pour négocier la solution du conflit produit par des syndicats de camionneurs qui maintenait obstrués le passage par cette zone. Il a dit qu'on a heureusement obtenu la reprise du transit terrestre de ce côté de la frontièrer après un accord avec les organisateurs de la protestation.

http://www.elnacional.com.do/nacional/2009/5/8/15314/RD-Haiti-dicen-sectores-buscan-crear-conflictos

Esclavage : Bordeaux se penche sur son histoire

Esclavage : Bordeaux se penche sur son histoire
Eric Biétry-Rivierre
09/05/2009
Michèle Alliot-Marie, Christine Albanel et Yves Jégo inaugurent dimanche avec Alain Juppé un espace permanent consacré à la traite négrière au Musée d'Aquitaine.
Les navires s'appelaient le Liberté, l'Heureux, le Confiance ou encore Conduite de Dieu. Il n'y avait aucune ironie dans leur nom : aux XVIIe et XVIIIe siècles, la traite des Noirs allait de soi, à Bordeaux comme dans tous les ports d'Europe de l'Ouest. Depuis une dizaine d'années, la Ville ausculte ce passé et dimanche, pour la troisième Journée annuelle de la commémoration nationale de l'abolition de l'esclavage, le 10 mai, un espace permanent consacré à la traite négrière sera inauguré au Musée d'Aquitaine. Ce sera le deuxième en France après celui de Nantes.
Quatre sections, riches d'un fonds de gravures mais aussi d'éléments d'architecture monumentale, d'objets issus des civilisations précolombiennes ou d'Afrique, de maquettes, de cartes et de films structurent ce parcours de 750 m². Priorité y est donnée à l'exposé rigoureux des faits. On rappelle qu'entre la fin du XVe et celle du XIXe, environ 50 millions d'Africains, hommes, femmes et enfants, furent enlevés de leur village et que 12,5 millions vécurent suffisamment longtemps pour entamer la traversée de l'Atlantique, dans des navires armés par des Européens.
Repentance ? Alain Juppé parle de «politique de la juste mémoire». L'exposition entend simplement aider à comprendre. En récusant tout anachronisme culpabilisateur.
Entrons. Un morceau du piédestal de la monumentale statue équestre de Louis XV, érigée en 1743 à Bordeaux et détruite à la Révolution, s'impose au visiteur. On y remarque l'évocation du Nouveau Monde par la représentation d'une coiffe de plumes et d'un carquois d'Indien. Les «Sauvages» sont ici honorés comme des vaincus classiques, comme Vercingétorix pour César.
Achetés déjà privés de leur liberté, principalement sur les côtes du centre-ouest du continent noir, les Africains vont remplacer dans les champs et les mines d'Amérique les Précolombiens, disparus à 95 %. S'ils ont survécu à six mois de cale, durée moyenne d'un voyage du sud vers le nord puis de l'est vers l'ouest.
Domestiques ou nourrices
Les très rares chanceux (4 000 au XVIIIe) que l'on débarque à Bordeaux servent de domestiques ou de nourrices aux familles riches. Ils sont portraitisés aux côtés de leurs maîtres, parfois encore avec leur collier de servitude alors que l'esclavage est en principe interdit en France depuis Louis X le Hutin et son édit de 1315. Non loin du buste en marbre de Montesquieu, ces tableaux soulignent le manque de portée de l'ironie anti-esclavagiste présente dans De l'Esprit des lois.
Toutefois, les Lumières gagnent vite du terrain et les abolitionnistes abondent en Gironde. Bordeaux ne sera jamais la capitale du commerce triangulaire, contrairement à Nantes. Mieux : au XVIIIe, la traite ne représentera que 4,4 % de son activité commerciale. Mais elle devra amplement sa prospérité à la production des colonies, et donc indirectement à l'exploitation forcée de l'homme par l'homme.
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/05/09/01002-20090509ARTFIG00410-esclavage-bordeaux-se-penche-sur-son-histoire-.php