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samedi 27 février 2010

Face à la pluie, les rescapés du séisme invités à rejoindre leurs quartiers

Publié le 26 février 2010 à 12h15 | Mis à jour le 26 février 2010 à 12h17
Associated Press
Les travailleurs humanitaires présents en Haïti ont décidé de changer de tactique avec l'arrivée des fortes pluies sur la capitale, invitant les rescapés à regagner leurs quartiers détruits par le séisme de janvier dernier.
La stratégie d'origine était de construire de grands camps à l'extérieur de Port-au-Prince avant la saison des pluies. Si les ONG envisagent toujours d'installer des camps pour les réfugiés, elles ont opté cette semaine pour un retour des rescapés dans leur ancien quartier. Mais pour ce faire, les autorités doivent encore démolir des milliers de bâtiments et dégager les montagnes de débris.
Des pluies torrentielles de plus de 20 minutes jeudi soir ont donné un aperçu des difficultés que va entraîner la saison des pluies: les gens se ruaient dans les rues pour trouver un abri, dans des rues où l'eau drainait les saletés et créait des mini-mares.
Si la saison des pluies ne commence officiellement que dans un mois, les prévisionnistes préviennent que le week-end orageux annoncé pourrait créer des inondations et glissements de terrain à Port-au-Prince en particulier.
Le service de météorologie du gouvernement haïtien a toutefois levé son alerte aux fortes pluies vendredi matin, mais a conseillé à la population de rester vigilante.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/dossiers/seisme-en-haiti/201002/26/01-4255658-face-a-la-pluie-les-rescapes-du-seisme-invites-a-rejoindre-leurs-quartiers.php

Avec la pluie, les humanitaires changent de stratégie

Publié le 26 février 2010 à 08h36 | Mis à jour le 26 février 2010 à 08h39

Associated Press

Les travailleurs humanitaires présents en Haïti ont décidé de changer de tactique avec l'arrivée des fortes pluies sur la capitale, invitant les rescapés à regagner leurs quartiers détruits par le séisme de janvier dernier.
La stratégie d'origine était de construire de grands camps à l'extérieur de Port-au-Prince avant la saison des pluies. Si les ONG envisagent toujours d'installer des camps pour les réfugiés, elles ont opté cette semaine pour un retour des rescapés dans leur ancien quartier. Mais pour ce faire, les autorités doivent encore démolir des milliers de bâtiments et dégager les montagnes de débris.
Des pluies torrentielles de plus de 20 minutes jeudi soir ont donné un aperçu des difficultés que va entraîner la saison des pluies: les gens se ruaient dans les rues pour trouver un abri, dans des rues où l'eau drainait les saletés et créait des mini-mares.
Si la saison des pluies ne commence officiellement que dans un mois, les prévisionnistes préviennent que le week-end orageux annoncé pourrait créer des inondations et glissements de terrain à Port-au-Prince en particulier.

Haïti: 22 000 tentes pour les sans-abri

Agence France-Presse Port-au-Prince
Quelque 22 000 tentes fournies par la communauté internationale seront bientôt distribuées en Haïti aux familles sinistrées à la suite du séisme du 12 janvier, a annoncé vendredi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
Le président haïtien René Préval avait récemment annoncé qu'Haïti avait acheté 50 000 tentes à la Chine pour une valeur de 5 millions de dollars. Ces tentes devraient être livrées sous peu à Port-au-Prince, a-t-il indiqué.
L'approvisionnement en abris d'urgence est également l'une des principales priorités de la communauté internationale pour venir en aide aux victimes du séisme qui a fait plus de 222 000 morts et 1,5 million de sinistrés, souligne l'OCHA.
«Jusqu'à présent, on a distribué des matériaux pour les abris d'urgence à peu près à un tiers de la population (sinistrée), c'est-à-dire à 425 750 personnes», a indiqué l'Ocha, ajoutant que 232 000 bâches étaient en cours d'acheminement.
L'OCHA a d'autre part indiqué qu'elle aidait les Haïtiens ayant trouvé refuge dans des campements spontanés rapidement surchargés à identifier d'autres endroits plus sûrs où ils pourront se déplacer s'ils le souhaitent.
Au total, 415 sites spontanés ont été identifiés à Port-au-Prince et dans les autres villes affectées par le tremblement de terre. Plus de 550 000 personnes vivent sur ces sites, pour la plupart érigés dans des zones inondables et dont 21 sont surpeuplés, selon l'OCHA.
L'organisation a par ailleurs indiqué avoir distribué de l'eau à plus de 1,3 million d'Haïtiens dans plus de 300 sites d'hébergement. Elle s'apprête à installer 12 000 latrines en mars et 20 000 en juin dans les camps de déplacés.
De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué avoir distribué de l'aide alimentaire à plus de 4 millions d'Haïtiens depuis le tremblement de terre.
Le PAM va aussi relancer la distribution de repas dans près de 150 écoles de la région de Port-au-Prince pour 72 000 écoliers âgés de 5 à 16 ans.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/26/01-4255763-haiti-22-000-tentes-pour-les-sans-abri.php

Haïti doit envisager un nouveau séisme, selon un sismologue

Publié le 26 février 2010 à 21h27 | Mis à jour le 26 février 2010 à 21h34

Agence France-Presse Port-au-Prince

Le sismologue français Éric Calais a recommandé vendredi aux autorités haïtiennes de préparer le pays à faire face à de nouveaux tremblements de terre, Haïti se trouvant dans une zone d'activités sismiques, afin de limiter les éventuels dégâts et pertes humaines.
«La menace sismique a existé avant le 12 janvier, elle continue d'exister après, il faut se préparer à y faire face», a déclaré le professeur Calais au terme d'une mission d'observation en Haïti.
En présentant son rapport à un groupe de fonctionnaires haïtiens, le sismologue, qui enseigne à l'Université américaine de Purdue dans l'Indiana, a estimé que le nombre de victimes d'un prochain séisme pourrait être limité «si le pays est préparé».
Le Professeur Calais a présenté une liste de recommandations aux responsables du pays, suggérant «le développement de normes parasismiques et de les faire respecter en vue de réduire la vulnérabilité du pays».
Il a également conseillé aux autorités d'établir une surveillance sismique, de former des cadres scientifiques et techniques et d'intégrer la menace sismique dans l'aménagement du territoire haïtien afin de minimiser l'impact d'éventuels tremblements de terre.
La violente secousse du 12 janvier qui a coûté la vie à plus de 222 000 Haïtiens et fait plus 200 000 blessés est la plus forte qui a frappé la capitale haïtienne en 240 ans et est considérée comme le phénomène le plus meurtrier ayant frappé une métropole caribéenne.
Publié le 26 février 2010 à 15h54 | Mis à jour le 26 février 2010 à 16h00
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/26/01-4255860-haiti-doit-envisager-un-nouveau-seisme-selon-un-sismologue.php

HAÏTI NE COÛTERA PAS CHER AUX ASSUREURS

GHISLAIN DE MONTALEMBERT
26/02/2010 | Mise à jour : 14:20
Plus de 200 000 morts, peut-être 300 000 selon les dernières estimations du président René Préval. Le bilan macabre du séisme d'Haïti se précise. Son coût, pour les sociétés d'assurances, également. Selon une note interne du groupe Scor (cinquième réassureur mondial) que nous nous sommes procurée, il se situe aux alentours de 200 millions de dollars (environ 148 millions d'euros). Un chiffre dérisoire au regard des dégâts matériels, estimés à près de 14 milliards de dollars (10,7 milliards d'euros) par la Banque interaméricaine de développement. L'explication ? Seulement 0,28 % de la population haïtienne était assurée, révèle Scor, pour des biens principalement situés dans les environs de Port-au-Prince et sur les plages dans le nord du pays. «Dans un pays comme Haïti, la nourriture et le logement concentrent l'essentiel des revenus. L'assurance est un luxe que seuls peuvent s'offrir quelques groupes industriels, et la population la plus aisée», commente Jean-Paul Conoscente, responsable de la zone Amériques chez Scor Global P&, à New York. Le gouvernement haïtien participe par ailleurs au Caribbean Catastrophe Risk Insurance Facility (CCRIF), un pool sponsorisé par la Banque mondiale permettant aux Etats des Caraïbes d'acheter une couverture d'assurance « catastrophes ». Mais les sommes versées par le CCRIF à Haïti ne devraient pas dépasser 8 millions de dollars (5,9 millions d'euros).
Comment se prémunir du pire dans les pays les plus pauvres de la planète ? C'est une question sur laquelle planchent les assureurs. Certains voient dans la micro-assurance une solution d'avenir, d'autant qu'elle permet par la même occasion de créer une demande nouvelle sur des marchés au potentiel colossal. Le principe : offrir aux populations déshéritées des formules d'assurances adaptées à leurs moyens. Fin 2009, Scor a par exemple investi dans LeapFrog, le premier fonds de micro-assurance au monde, lancé par Bill Clinton en 2008. Ce fonds compte déjà 25 millions de bénéficiaires en Afrique et en Asie...

En Haïti, Lula da Silva réaffirme l'engagement du Brésil

LE MONDE | 26.02.10 | 14h21  •  Mis à jour le 26.02.10 | 14h21
A la tête de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) et fort du plus gros contingent de casques bleus (2 200 hommes), le Brésil exerce dans ce pays depuis 2004, et à la satisfaction générale, ses prérogatives de puissance émergente aspirant à un grand rôle international.
La catastrophe du 12 janvier l'a conforté dans sa volonté de rester en Haïti le principal "faiseur de paix" dans une société trop longtemps politiquement déchirée, mais aussi de devenir un maître d'oeuvre ambitieux et généreux de la reconstruction. Tel est le message qu'a transmis le président Luiz Inacio Lula da Silva à son homologue René Préval, jeudi 25 février, lors d'une visite officielle (la troisième depuis l'engagement brésilien) de quelques heures, à Port-au-Prince.
Le président Lula a assuré "le camarade Préval" que le Brésil ferait tout ce qui est en son pouvoir pour aider Haïti "en accord avec le gouvernement légitime" de ce pays qu'il "faut renforcer". Et surtout qu'il modulerait son assistance : "C'est à Haïti de dire ce qu'on doit faire, où le faire, et comment."
Il a également exhorté les créditeurs internationaux d'Haïti, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, à annuler leur dette, estimée à 1,3 milliard de dollars (958 millions d'euros) : "Ce pardon de la dette ne suffira pas à satisfaire tous les besoins d'Haïti, mais il lui permettra de recevoir de nouvelles lignes de crédit."
En attendant, il y a les urgences, que M. Lula da Silva a pu mesurer lors de la visite d'un quartier en ruines et du survol en hélicoptère de la capitale : "La situation est bien plus grave que je ne l'imaginais." Il faut déblayer les montagnes de décombres, tâche qui équivaut, selon les experts, à remplir un millier de camions pendant mille jours.
Centrale hydroélectrique
Il faut surtout trouver un abri pour les quelque 2 millions de personnes sans toit ou qui n'osent pas réintégrer un domicile jugé peu sûr. Pour l'instant, 1,2 million d'habitants ont récupéré un abri précaire, sous une tente ou des bâches. Pour les autres, le temps presse à l'approche de la saison des pluies. Le gouvernement haïtien, avec l'accord du Brésil, privilégie, conformément aux voeux de la population, la création de campements abritant de 50 à 100 familles.
Aucun des deux présidents n'a évoqué publiquement le différend qui se profile quant à l'avenir de la Minustah. Le Brésil souhaite que cette force, amenée à durer sous son autorité accrue, obtienne pour mission de "reconstruire" le pays, et non plus seulement de le "stabiliser", objectif un peu périmé depuis le 12 janvier. Le chef de la Minustah, le Guatémaltèque Eduardo Mulet, s'oppose à cette transformation.
Le Brésil et Haïti ont signé jeudi plusieurs accords concernant l'agriculture, l'éducation, la formation professionnelle et la capture des eaux de pluie. Avant sa visite, M. Lula avait confirmé que des entreprises brésiliennes construiraient à Haïti une centrale hydroélectrique dont l'étude est en cours, à 60 km de Port-au-Prince, et qui satisfera les besoins en énergie de 600 000 personnes. Un projet durable, typique de la reconstruction que le président brésilien souhaite pour ce pays meurtri.
Jean-Pierre Langellier

Bill Clinton et George Bush demandent "plus d’aide pour Haïti" à leurs concitoyens

Un message télévisé conjoint des deux ex-Présidents a été diffusé jeudi sur les grandes chaînes publiques américaines afin de porter les américains à se montrer encore plus généreux envers notre pays dévasté
Les anciens Présidents américains Bill Clinton et George W. Bush, chargés par l’actuel locataire de la Maison Blanche, Barack Obama, de recueillir des fonds au profit d’Haïti, ont lancé jeudi un appel conjoint à la télévision invitant leurs compatriotes à accorder "plus d’aide immédiate et à long terme" pour la reconstruction du pays, victime en janvier d’un séisme destructeur.
"Il reste encore beaucoup à faire", a assuré M. Clinton, également responsable au sein de l’ONU de la coordination de l’aide à Haïti et de sa reconstruction, dans un enregistrement réalisé pour le compte de l’organisation Ad Council et diffusé sur toutes les chaînes publiques américaines.
Insistant au cours de cette heure d’antenne gracieusement accordée sur la situation d’urgence qui continue à sévir en Haïti, Bill Clinton et George Bush ont encouragé les américains à faire des dons en utilisant leurs cellulaires ou à travers le site www.ClintonBushHaitiFund.org.
L’ex-Président républicain a exprimé sa gratitude envers tous les donateurs "grands et petits" ajoutant "au cours des prochains mois et des prochaines années, nous continuerons à travailler sérieusement pour consacrer l’argent récolté à des plans effectifs de reconstruction capables d’assurer un avenir meilleur aux haïtiens".
"Nous venons à peine de nous engager sur la voie de la reconstruction d’Haïti", a, de son côté, prévenu Clinton pour qui l’enregistrement diffusé jeudi soir visait à conscientiser davantage les américains sur la nécessité de continuer à alimenter "la pluie des dons" qui s’était déversée au cours du mois de janvier.
Dans un communiqué Ad Council souligne que le "Fonds Clinton-Bush" créé en faveur d’Haïti à l’initiative du Président Barack Obama dirigera les fonds récoltés vers des organisations non gouvernementales jouissant d’une solide réputation et vers les fondations des deux anciens Présidents, la Fondation William Jefferson Clinton et la Fondation des communautés du Texas.
L’implication tous azimuts de l’administration Obama dans la gestion de la crise sévère provoquée en Haïti par le séisme meurtrier du 12 janvier demeure sans précédent dans l’histoire récente des Etats-Unis. spp/Radio Kiskeya

Emouvante cérémonie en mémoire de huit membres d’une famille cruellement touchée

Quatre anciens ministres de la justice et d’autres personnalités ont rendu un ultime hommage à l’ex-commissaire divisionnaire de la PNH, Carlo Lochard, décédé en compagnie de trois de ses enfants et de sa mère ; un frère du disparu, Me Jacques Lochard, critique l’absence du haut commandement de la police à la cérémonie
En présence de proches et d’amis plongés dans la désolation, une messe a été chantée vendredi à la mémoire de huit membres de la famille Lochard, dont l’ancien directeur départemental de l’ouest de la Police Nationale, Carlo Lochard, tous tués dans le séisme du mois dernier.
Devant la résidence rasée des disparus située à la rue St-Gérard, dans le quartier de Carrefour-Feuilles (banlieue sud-est de Port-au-Prince), où l’émotion était à son comble, s’était réunie une assistance nombreuse dans laquelle on distinguait quatre anciens ministres de la justice, Mes Jean Vandal, Henry Marge Dorléans, Gary Lissade et Jean Joseph Exumé.
Etaient également présents, la mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, l’inspecteur divisionnaire Jean Marc Edvard, représentant du haut commandement de la PNH et l’ex-directeur général de la police sous Aristide, Jean Nesly Lucien.
Prenant la parole au nom de la famille, Me Jacques Lochard, avocat du barreau de Port-au-Prince, a rendu un vibrant hommage posthume aux victimes, particulièrement à sa mère Ysméda Lochard et à son frère Carlo.
Décrite comme un "modèle de bonté et de piété", la maman a été retrouvée morte sur sa bible et son chapelet. Assise dans un fauteuil à bascule, elle ne pouvait, en raison de son état de santé, se rendre à une réunion de prière lorsque le tremblement de terre l’avait terrassée.
Parlant de Carlo Lochard, son frère a loué sa "générosité vécue souvent jusqu’à l’excès au détriment de la sécurité économique de sa propre famille". Quoique au chômage depuis son renvoi en 2005 de la Police Nationale, il continuait à financer la scolarité de certains élèves et à assurer le loyer d’amis en difficulté, a révélé Me Lochard.
Sur un ton amer, il a, par ailleurs, vivement déploré l’absence à la cérémonie du haut commandement de la PNH qui, contrairement aux pratiques instaurées dans les institutions hiérarchisées telles l’armée et la police, n’a pas daigné saluer le départ de l’ancien commissaire divisionnaire et DDO.
Me Jacques Lochard en a profité pour souligner la bravoure dont avait fait montre le disparu en affrontant les bandes armées qui avaient fait basculer Port-au-Prince dans l’horreur de la violence criminelle durant la période de "l’Opération Bagdad" (mai 2004-juillet 2005).
Emprisonné avant d’être expulsé de l’institution policière pour sa responsabilité présumée dans une tuerie lors d’une opération anti-gang à Martissant (banlieue sud de la capitale), en août 2005, (à l’issue d’un match de football réalisé sous les auspices de l’Organisation internationale de la Migration (OIM) et financé par l’USAID), Carlo Lochard était candidat à la députation aux élections avortées de ce mois-ci. Il s’était présenté sous la bannière du parti Konbit de la mairesse Claire Lydie Parent et de son frère, l’ancien Sénateur Clark Parent.
Dans la tragédie du 12 janvier, l’ancien haut responsable de la police est décédé en compagnie de trois de ses enfants et de sa mère Ysméda Lochard. Sa belle-sœur et ses deux enfants y ont également péri.
La violente secousse sismique de 7 degrés a fait au moins 222.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-abri, selon des statistiques officielles. spp/Radio Kiskeya

Haiti : Entre tentes et bâches

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) a annoncé que quelque 22.000 tentes fournies par la communauté internationale seront bientôt distribuées en Haïti aux familles sinistrées.
René Préval a tant qu'à lui annoncé qu'Haïti avait acheté 50.000 tentes à la Chine pour une valeur de 5 millions de dollars, soit 100 dollars l'unité. Ces tentes devraient être livrées cette semaine.
L'Ocha a soulignée que mettre des abris d'urgence à disposition des quelques 1.5 millions de sinistrés demeure l'une des principales priorités de la communauté internationale et indique également que "Jusqu'à présent, on a distribué des matériaux pour les abris d'urgence à peu près à un tiers de la population (sinistrée), c'est-à-dire à 425.750 personnes", puis l'organisme a ajouté que 232.000 bâches étaient en cours d'acheminement. L'Ocha aide également les Haïtiens ayant trouvé refuge dans des campements spontanés rapidement surchargés à identifier d'autres endroits plus sûrs où ils pourront se déplacer s'ils le souhaitent.

N/ Radio Métropole Haïti

194 boat-people de retour en Haïti

Ce mardi, 194 ressortissants haïtiens ont été rapatriés par les autorités cubaines. Ce groupe été incarcéré depuis plusieurs mois à Cuba. Révoltés contre les conditions exécrables dans lesquelles les autorités cubaines les enfermaient, le groupe de "boat-people" aurait demandé à être rapatrié en Haïti.
A leur arrivée à l'aéroport du Cap-Haïtien, ils ont été accueillis par des représentants de l'Office National de la Migration (ONM). L'ONM a remis une modique somme de 10 dollars américains (390 gourdes) à chacun des rapatriés.
Les familles de ces rapatriés n'avaient plus de nouvelles et croyaient qu'ils avaient péri durant la traversée.
N/ Radio Métropole Haïti

22.000 tentes seront bientôt distribuées en Haïti

Quelque 22.000 tentes fournies par la communauté internationale seront bientôt distribuées en Haïti aux familles sinistrées à la suite du séisme du 12 janvier, a annoncé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
Le président haïtien René Préval avait récemment annoncé qu'Haïti avait acheté 50.000 tentes à la Chine pour une valeur de 5 millions de dollars. Ces tentes devraient être livrées sous peu à Port-au-Prince, a-t-il indiqué.
L'approvisionnement en abris d'urgence est également l'une des principales priorités de la communauté internationale pour venir en aide aux victimes du séisme qui a fait plus de 222.000 morts et 1,5 millions de sinistrés, souligne l'Ocha.
"Jusqu'à présent, on a distribué des matériaux pour les abris d'urgence à peu près à un tiers de la population (sinistrée), c'est-à-dire à 425.750 personnes", a indiqué l'Ocha, ajoutant que 232.000 bâches étaient en cours d'acheminement.
L'Ocha a d'autre part indiqué qu'elle aidait les Haïtiens ayant trouvé refuge dans des campements spontanés rapidement surchargés à identifier d'autres endroits plus sûrs où ils pourront se déplacer s'ils le souhaitent

L'ONU appelle à reprendre d'urgence la lutte contre le sida en Haïti

Dans un rapport publié vendredi, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) lance un appel pour rétablir d'urgence le système de prévention et de prise en charge des personnes atteintes du VIH/Sida en Haïti, alors que le séisme du 12 janvier dernier a détruit le peu d'infrastructures dont disposait le pays.
Haïti est le pays des Caraïbes le plus durement touché par le VIH, pointe le rapport. Avant le tremblement de terre, le taux de prévalence du VIH chez les adultes était de 2,2 % et on estimait à 120.000 le nombre de séropositifs.
« C'est la première fois qu'il y a une catastrophe naturelle d'une telle ampleur dans un pays où la prévalence du VIH est élevée », a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l'ONUSIDA.
« Aujourd'hui, plus d'un million de personnes vivent dans des abris temporaires, ce qui les expose à des risques de violence accrus, notamment les violences sexuelles » a-t-il ajouté.
Actuellement, les services et les programmes de prise en charge du VIH sont interrompus. Il s'avère prioritaire de reconstruire des centres de prise en charge, notamment les services de traitement antirétroviral et de prévention de la transmission de la mère à l'enfant, ainsi que de recréer une coordination nationale de lutte contre le VIH.
« Il faut de toute urgence mettre en œuvre des programmes pour réduire les vulnérabilités au VIH et garantir la protection des personnes », a conclu M. Sidibé.
Le budget national annuel consacré à la lutte contre le sida en Haïti s'élevait à 132 millions de dollars avant le tremblement de terre. L'ONUSIDA estime que 70 millions de dollars seront nécessaires dans les six prochains mois pour répondre d'urgence aux besoins de la population haïtienne.
ONU

L'OEA mobilise la diaspora haïtienne en vue de la reconstruction d'Haïti

A l'initiative d'Albert Ramdin, secrétaire général adjoint de l'Organisation des Etats Américains, une rencontre entre les membres de la diaspora haïtienne, sera organisée au siège de l'OEA à Washington, les 22 et 23 mars prochain.
Selon le communiqué daté du 24 février, il est surtout question de promouvoir le dialogue sur la reconstruction d'Haïti dans la perspective de la conférence internationale des donateurs du 31 mars à New York.
"Cet effort de l'OEA, des autorités haïtiennes et de la diaspora constituait une étape importante dans l'élaboration d'un plan relatif à l'aide pouvant faciliter la reconstruction d'Haïti" ,a précisé l'organisation régional dans ce communiqué.
Au nombre des participants figurent des représentants des pays amis d'Haïti.
"La décision de l'OEA de faciliter cette rencontre marque la volonté de l'organisation à fournir et coordonner l'assistance internationale au peuple et au gouvernement d'Haïti après le séisme du 12 janvier", peut -on lire dans le texte
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17076

L'amiral Mullen, chef d'état-major américain, en visite en Haïti

L'un des principaux conseillers militaires du président américain Barack Obama, l'amiral Michael Glenn "Mike" Mullen, s'est rendu en Haïti vendredi pour évaluer la situation un mois et demi après le séisme qui a ravagé sa capitale, Port-au-Prince, et ses environs.
Il s'agit de la première visite de l'amiral Mullen, chef d'état-major interarmées américain, depuis le séisme du 12 janvier qui a fait plus de 222.500 victimes et 1,2 million de sans-abri, selon les autorités haïtiennes.
L'amiral Mullen "est venu pour rencontrer les troupes (américaines), les remercier pour ce qu'elles font et s'entretenir avec les dirigeants haïtiens", a indiqué à l'AFP le porte-parole de M. Mullen, le capitaine John Kirby. "Il a rencontré le Premier ministre (haïtien Jean-Max Bellerive) et le président René Préval", a-t-il ajouté.
Il est également descendu dans les rues de Port-au-Prince pour "voir l'étendue des dégâts et l'effort de reconstruction", et a déjeuné avec des soldats de la 82e division aéroportée de l'armée de Terre américaine, avant de se rendre dans le port de la ville et de discuter avec des ingénieurs militaires américains, a ajouté le capitaine Kirby.
L'amiral Mullen devait quitter le pays dans la journée, avait indiqué un peu plus tôt David Johnson, un porte-parole du ministère américain de la Défense en Haïti.
Les Etats-Unis ont réduit de moitié environ leur présence militaire en Haïti et au large de ses côtes par rapport aux quelque 20.000 militaires américains envoyés sur place juste après la catastrophe. Selon des sources officielles américaines, ce nombre devrait continuer à diminuer régulièrement.
AFP

DES HAITIENS RECLAMENT UN PROTECTORAT AMERICAIN

iReport —
After the earthquake, the challenge to rebuilt the Nation. The citizen of Haiti on feb. 12th 2010, walk in the streets to claim Haiti a USA Territory as did Puerto Ricans in 1917. They urge the Senators of Haiti to contact the American Congress to present their case.

In this video, your are about to view what happen in the south, at Les Cayes City, the third in the Island, were 20000 express their will and ask the whole world to stand with them to get their only chance to survive. This is the first time such an event happen in the history of the Island. They claim the support of all the haitians living in the USA.


Après le tremblement de terre, le défi pour reconstruire la Nation. Des citoyens haïtiens ont manifesté le 12 février  dans les rues pour demander  de faire d’Haïti un territoire américain comme l’ont fait les portoricains en 1917. Ils exigent que les sénateurs américains prennent contact immédiatement avec le Congrès Américain pour présenter le sujet.
A travers cette vidéo que vous êtes sur le point de voir ce qui s’est passé dans le sud du pays, dans la ville des Cayes, la troisième ville du pays, ou 20.000 citoyens ont exprimé leur volonté et ont demandé au monde de se tenir à leur côté pour concrétiser leur unique chance  de survie. C’est la première fois qu’un tel évènement a lieu dans toute l’histoire du pays. Ils ont demandé le support de tous les haïtiens résident au USA

LA PRESSE N’EN A PAS PARLE