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jeudi 28 octobre 2010

Cuba : Les étudiants haïtiens réclament une meilleure intégration et le paiement de 300 000 dollars de subvention

Haïti: Par Ives Marie Chanel Plus de 300 étudiants haïtiens réunis à l'auditorium de la faculté des sciences médicales numéro 2 de Santiago de Cuba ont réclamé samedi une meilleure intégration des médecins formés à Cuba dans le système de santé haïtien. Par la voix de leur porte-parole, Exalus Jeantifils, les étudiants en médecine, boursiers du gouvernement cubain, ont sollicité les bons offices du ministre des Haïtiens vivant à l'Étranger auprès des autorités du ministère haïtien de la Santé afin que leur intégration soit effective dans les hôpitaux et centres de santé en Haïti à la fin de leurs études.
« Nous ne sommes pas optimistes en ce qui concerne notre avenir dans la carrière médicale. Nous déplorons qu'il y ait tant de polémiques entre médecins formés en Haïti et ceux formés à Cuba. Nous déplorons une absence d'intégration des médecins formés à Cuba et la pénurie de centres hospitaliers dans le pays", a déclaré Leosthène Jonathan, un étudiant en médecine en deuxième année.
Sur 615 médecins formés à Cuba au cours de ces six dernières années, moins de deux cents ont pu intégrer le système de santé en Haïti. De retour dans leur pays, nombre de ces jeunes médecins ont continué à maintenir des relations avec l'île communiste à travers les nouvelles familles créées par des mariages cubano-haïtiens ou ont dû se convertir en commerçants, particulièrement dans le secteur de l'habillement.
Les étudiants se plaignent également de ne pas recevoir depuis 11 mois une allocation mensuelle de 50 dollars américains prévue pour chaque boursier par le gouvernement haïtien. La même revendication a été faite samedi soir par une trentaine d'étudiants haïtiens de l'école internationale d'éducation physique et des sports de la Havane. Ces derniers affirment n'avoir pas reçu cette allocation depuis trois ans. Le gouvernement haïtien a ainsi une dette d'un montant de 239 250 dollars vis-à-vis des 435 étudiants en médecine et d'un montant de 66 600 dollars vis-à-vis des étudiants en éducation physique.
Les étudiants regrettent qu'il n'existe aucun mécanisme structuré et fiable de transfert de cet argent payé par les ministères de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et de la Planification.
L'allocation destinée aux étudiants haïtiens représente le dixième de ce que reçoivent mensuellement leurs homologues angolais. Le coût de la vie a beaucoup augmenté à Cuba au cours de ces dernières années, affirment-ils, tout en indiquant que le minimum pouvant couvrir leurs dépenses mensuelles devrait être supérieur à 100 pesos convertibles ($120 US).
Le ministre des Haïtiens vivant à l'Étranger, Edwin Paraison, en visite officielle dans l'île, a promis aux étudiants que son ministère allait jouer le rôle de facilitateur dans le processus de leur réintégration. Il en fera rapport aux responsables haïtiens concernés lors de son retour en Haïti. Paraison a également promis au nom de son ministère un laboratoire informatique équipé d'une quinzaine d'ordinateurs afin d'aider les étudiants à résoudre les problèmes de communication auxquels ils font face.
L'intégration a été aussi le thème central d'une rencontre tenue le vendredi 22 octobre au siège central de l'Institut cubain de l'amitié avec les peuples (ICAP) entre les membres de la communauté Toussaint Louverture, regroupant les descendants haïtiens de Camaguey et le ministre Edwin Paraison.
Le président de l'Association, Adolfo Dimanche, a souhaité que les professionnels cubano-haïtiens de Camaguey soient intégrés dans les missions de la coopération cubaine en Haïti. « Nous avons vu des professionnels de la santé de Santiago, Guantanamo et Holguín partir en direction d'Haïti après le tremblement de terre. Nous aurions souhaité voir des descendants d'Haïtiens vivant dans la zone de Camaguey intégrer ces missions, a-t-il affirmé.
Monsieur Dimanche a également sollicité un appui du gouvernement haïtien pour la mise en place d'un cours de créole dans la province de Camaguey. Il est désolé de constater que la troisième génération des descendants haïtiens ne parle plus le créole qui est considéré comme la deuxième langue parlée à Cuba après l'espagnol.
Au cours de sa visite de trois jours à Cuba, le ministre des Haïtiens vivant à l'Étranger a eu des entretiens avec le vice-ministre cubain du commerce extérieur et des investissements étrangers, Ramon Ripoll Diaz, le vice-ministre des relations extérieures, Marcelino Medina Gonzalez, et le chef de la Direction d'immigration, le colonel Oscar Acosta Dominguez.
Le directeur de radio Havane-Cuba s'est montré ouvert à toute collaboration visant la production de programmes en créole à l'intention des ressortissants et descendants haïtiens vivant à Cuba ainsi que des programmes concernant les populations d'Haïti.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=85118&PubDate=2010-10-28

L'Artibonite tient le coup

La vie reprend timidement à Drouin, la plus touchée des 11 localités de Grande Saline, qui a vu enterrer, en moins d'une semaine, 73 de ses enfants. Comme dans tout le département de l'Artibonite, l'épidémie de choléra se stabilise. Les gens ne meurent plus dans ce coin du département, où désormais les habitants ont peur de vivre. Haïti: Depuis trois jours, on ne compte plus de morts au centre de santé de Drouin. Les cas de contamination vont aussi au ralenti dans cette localité de Grande Saline où le vibrio cholerae a été, le premier, découvert dans le département de l'Artibonite. « Je peux enfin respirer, soupire Jean Emmanuel Thibert, ambulancier du ministère de la Santé publique (MSPP) affecté depuis vendredi au centre de santé de Drouin. Jusqu'à hier lundi, personne d'ici n'a eu droit au repos tant les cas de contamination se multipliaient. Maintenant, ils ne viennent plus au même rythme depuis dimanche. »
Grâce à la mise en place de cliniques mobiles à travers les localités les plus enclavées de Grande Saline, la distribution massive d'eau et de produits traitants et surtout la mobilisation communautaire qui s'intensifie dans les 11 localités de cette commune, les cas de contamination ont baissé. « Plus d'une dizaine d'ONG sont arrivées sur le terrain », explique Jean-Robert Délivrance, maire adjoint de Grande Saline. Ces organisations apportent l'aide nécessaire afin d'aider les autorités à venir à bout de la maladie qui a entraîné la mort de 73 Saliniens et plus de 280 dans les deux départements affectés.
« La mobilisation communautaire a donné beaucoup de résultats », fait remarquer le maire adjoint. Les voisins du fleuve sont de plus en plus réceptifs des messages véhiculés autour des risques encourus par les utilisateurs de cette eau contaminée, il y a une semaine, par des bactéries d'origine non encore connue. Les règles d'hygiène semblent aussi y avoir été observées. « Ils ne fréquentent plus les canaux d'irrigation ni le fleuve », dit l'édile de Grande Saline, qui pense déjà à la réhabilitation du seul cours d'eau de sa commune.
« Les habitants risquent de mourir si l'eau doit être désaffectée pour longtemps, s'inquiète Jean-Robert Délivrance. Notre agriculture, la cuisson de notre nourriture, notre breuvage et celui de notre bétail, notre bain, tout dépend du fleuve. »

Opération portes fermées.
Jusqu'à présent, aucune activité n'est encore reprise à Drouin. Les portes des maisonnettes sont verrouillées, les écoles et les boutiques sont fermées. « Nous nous attelons à rouvrir les classes lundi, dit Estama Murat, directeur de l'Ecole méthodiste Etzer Vilaire. Mais, de toute évidence, ce ne sera pas chose facile. Car certains de nos élèves ne se relèvent pas encore de la maladie ; d'autres ont eu des parents décédés, d'autres encore ont quitté la zone. »
M. Murat explique que les habitants de Drouin ont cru à une calamité de source diabolique à l'apparition de la maladie. Ils ont fui leurs maisons pour se réfugier aux Gonaïves et à Saint-Marc, les deux plus grandes villes du département de l'Artibonite.
Des 350 écoliers qui fréquentaient son établissement scolaire, M. Murat ne s'attend pas à revoir la moitié. Car, dit-il, le village est encore sous le choc.
Pour favoriser l'accueil des écoliers, les autorités sanitaires, avec le concours de partenaires étrangers, ne lésinent pas sur la distribution de produits traitants dans les écoles. Pure Water for the World travaille à l'installation de filtres d'eau en vue de faciliter la vie à la population. 300 filtres sont déjà disponibles, selon Noelle Thabaut, l'un des responsables de Pure Water.
En dépit des multiples rencontres et de promesses du gouvernement, la mairie se trouve encore dans l'incapacité de venir à bout de ses responsabilités vis-à-vis de la population. « La mairie serait heureuse de prendre en charge certains membres du personnel médical en déplacement, mais nous ne disposons pas de ces ressources », dit M. Délivrance
La magie de la mobilisation communautaire
La mobilisation communautaire, c'est le maître mot qui a pu aider les autorités sanitaires à reprendre confiance, en dépit du fait que la maladie tend à se propager dans d'autres régions du pays. Le maire adjoint de Grande Saline le croit, à l'instar de Agma Prins, chef de mission du projet Santé pour le développement et la stabilité d'Haïti (SDSH) implémenté par Management sciences for health (MSH), qui encourage les acteurs à ne pas abandonner la campagne de sensibilisation enclenchée. « Ce sera dangereux pour la population si on ne poursuit pas avec la campagne, dit-elle. Car la population se déplace à l'intérieur du pays et les gens infectés peuvent constituer des risques de propagation des bactéries à travers les endroits sains. »
Lima Soirélus
lsoirelus@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=85106&PubDate=2010-10-27

Violents affrontements électoraux dans le Plateau Central : une quinzaine de blessés légers

Les partisans des candidats à la Députation Arodon Bien-Aimé (INITE) et Hugue Bien-Aimé (Solidarité) se sont livrés à une guerre de pierres et de bouteilles, en marge d’un rassemblement public à Cerca Carvajal Mercredi 27 octobre 2010, Radio Kiskeya
Des affrontements à coups de pierres et de bouteilles entre les partisans de deux candidats briguant le siège de la circonscription électorale de Cerca Carvajal (centre), le Député sortant Arodon Bien-Aimé (INITE) et son rival Hugue Bien-Aimé (Groupement Solidarité), ont fait mercredi une quinzaine de blessés légers dans les deux camps.
L’ex-parlementaire, qui se trouvait sur le théâtre des événements, après avoir tenu un meeting dans la localité de Cercady, a affirmé au micro de Radio Kiskeya avoir été giflé à deux reprises par les partisans déchaînés de son rival.
Il estime qu’il a réagi "sagement" à cette provocation, ce qui aurait évité un bilan plus lourd à son équipe qui a essuyé des jets de pierres en passant devant le quartier-général de Hugue Bien-Aimé.
Ce dernier n’était pas joignable par les journalistes qui se sont rendus sur place.
Les autorités policières et judiciaires de Cerca Carvajal ont tenté de trouver une conciliation entre les deux parties, lors d’une rencontre.
Aucune arrestation n’a été effectuée.
Les incidents violents entre rivaux politiques affectent régulièrement les périodes électorales dans le Plateau Central (centre) où des armes auraient été distribuées à des partisans zélés du pouvoir en prévision du scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre, ont dénoncé des parlementaires de l’opposition. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7175

Le choléra n’en serait pas encore à sa "vitesse de croisière", selon l’OMS

Mise en garde du Dr Claire-Lise Chaignat, une spécialiste de l’Organisation mondiale de la santé qui croit qu’Haïti devrait se préparer au "pire" ; elle écarte, par ailleurs, l’hypothèse d’une "maladie importée" dont des étrangers seraient responsables
Mercredi 27 octobre 2010, Radio Kiskeya
L’épidémie de choléra sévissant en Haïti où près de 300 personnes ont été tuées en une semaine n’a pas atteint son "pic", a prévenu mercredi l’Organisation mondiale de la santé au moment où des rumeurs continuent de mettre en cause la responsabilité de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) dans l’apparition de la maladie, malgré un démenti officiel.
"Je ne pense pas qu’elle est contenue", a fait savoir le Dr Claire-Lise Chaignat, coordinatrice du groupe spécial de lutte contre le choléra à l’OMS qui, souligne-t-elle, recommande aux autorités haïtiennes de se préparer au "pire scénario".
Autrement dit, il y a de fortes possibilités de voir la bactérie se propager à Port-au-Prince où plusieurs centaines de milliers de sinistrés du violent séisme de janvier vivent dans des camps d’hébergement insalubres.
Cette sévère mise en garde de l’OMS tranche avec l’optimisme affiché par la chef de la diplomatie haïtienne, Marie Michèle Rey, qui s’était déclarée dimanche "confiante", allant jusqu’à affirmer que l’épidémie semblait "contenue jusqu’à nouvel ordre".
"Je ne pense pas que nous avons atteint un pic", a, au contraire, rétorqué la spécialiste de l’OMS tout en relevant que le taux de mortalité avait baissé, atteignant 7,7%, contre 10% au début de l’épidémie. "Cela montre que la réponse se met en place. C’est un signe positif", a-t-elle admis.
Face aux interrogations sur l’origine du choléra et aux accusations visant la Mission de stabilisation de l’ONU dans la découverte d’une maladie éradiquée en Haïti, il y a un peu plus de cent ans, le Dr Claire-Lise Chaignat juge "absolument impossible" qu’elle ait été introduite par des humanitaires originaires de pays où le choléra est présent. "Ce n’est pas la première fois que le choléra apparaît dans un pays sans qu’aucune explication soit trouvée", a-t-elle conclu.
Une dizaine de jours après ses premières manifestations, le choléra a causé environ 300 décès et plus de 4.000 cas d’hospitalisation, selon le dernier bilan officiel communiqué mercredi. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7171

Chavannes Jean-Baptiste, le MPP, le MPNKP et la base du parti KONBA s’allient au candidat à la présidence de « Renmen Ayiti », Jean Henry Céant

Le coordonnateur du MPP et « Renmen Ayiti » dénoncent "le projet" de reporter les élections Mercredi 27 octobre 2010, Radio Kiskeya
Le coordonnateur du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP, Hinche, Centre), Chavannes Jean Baptiste, a officiellement annoncé mercredi sur les ondes de Radio Kiskeya la conclusion d’un accord entre son organisation, la base de l’organisation politique KONBA et le candidat à la présidence de « Renmen Ayiti », Me Jean Henry Céant.
Le leader de l’une des plus importantes associations paysannes du pays révèle que l’accord en question résulte d’intenses discussions avec le candidat sur le programme qui devrait être le sien. Dans le cadre de cet accord, une grande mobilisation doit incessamment être lancée dans 120 communes du pays où le MPP, le Mouvement Paysan National du Congrès de Papaye (sigle créole MPNKP) comptent des représentants et militants.
Chavannes Jean-Baptiste dénonce par ailleurs le projet qu’aurait le pouvoir de reporter les élections en prenant l’épidémie de choléra pour prétexte. Ce revirement serait en rapport avec l’engouement tout à fait inattendu manifesté par le peuple par rapport aux élections, déclare-t-il.
A signaler que le parti « Renmen Ayiti » du candidat Céant a lui aussi dénoncé mercredi ce projet prêté au pouvoir de reporter les élections. En conférence de presse, Henri Robert Sterlin et Eslhomme Raymond, deux membres du directoire de la plateforme politique, ont estimé qu’en plus du tremblement de terre et du choléra, le chef de l’Etat René Préval planifie actuellement une catastrophe politique pour le pays.
Les deux responsables politiques ont enfin assimilé à de la pure manipulation les sondages du Bureau de Recherches en Informatique et en Développement Economique et Social (BRIDES). Ils les imputent au Groupe des 184 qui s’opposait en 2004 à Jean Bertrand Aristide. Ils en veulent pour preuve le fait que, selon eux, ce sont les membres de ce groupe, aujourd’hui candidats, qui sont les mieux placés dans les sondages. [jmd/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7174
Commentaires:
C'estdrôle de lire des déclarations non nunacées de certaines personnalités publiques du pays. Nous ne pensons pas que ce serait un complot que d'annoncer le report des présidentielles si jamais l'épidémie de choléra n'était pas endiguée.
Que le pouvoir en place, se sentant menacé pour une raison quelconque, profite de l'épidémie pour annuler les élections ce serait une manière de dire que Préval est définitivement béni des dieux et que cette maladie viendrait juste avec une mision salutaire pour son clan.
Si les haïtiens se respectaient réellement il n'y aurait pas d'élections en novembre.
Les milliosn qui sont entrain d'être dilapidés sans  connaître  de façon certaine l'origine de cet argent aurait mieux servi à soulager unpeu la peine et le visage hideux des haïtiens.
Il sera difficile de réaliser des élections si le champ de mars se tranforme en camp de "cholériques".

Mme Mirlande Manigat satisfaite du dernier sondage du BRIDES qui la place en 1ère position dans les intentions de vote

Elle se montre toutefois perplexe par rapport à la fulgurante progression du candidat du pouvoir, Jude Célestin (INITE) au regard des 2 précédents sondages de la même firme Mercredi 27 octobre 2010, Radio Kiskeya
La candidate à la présidence du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Mme Mirlande Hyppolite Manigat , a exprimé mercredi sa satisfaction de son classement en 1ère position dans le dernier sondage sur la popularité et les intentions de vote réalisé par le Bureau de Recherches en Informatique et en Développement Economique et Social (BRIDES) pour le compte du Forum économique du secteur privé (regroupement d’associations patronales).
Mme Manigat s’interroge tout de même au sujet du bond accompli par le candidat du pouvoir, Jude Célestin (INITE), qu’elle qualifie de « saut du kangourou », en référence à la distance qui la séparait de ce dernier dans deux précédents sondages réalisés par la même firme. Elle a souhaité garder la tête du classement jusqu’aux élections.
La candidate à la présidence du RDNP dénonce par ailleurs une certaine tentation d’« utiliser le choléra comme prétexte pour reporter les élections ». Exprimant sa compassion et sa solidarité envers les victimes, Mme Manigat estime que, dans ce domaine, c’est l’avis des médecins qui compte. Or, dit-elle, ces derniers croient que la vague peut-être contenue. « Dans ces conditions, rien ne justifierait que les élections soient reportées à cause du choléra », a-t-elle conclu. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7173

Choléra : un centre de traitement de MSF incendié à St-Marc

Médecins sans Frontières déplore l’action violente de manifestants contre ses nouvelles installations qui devaient permettre de maintenir en quarantaine les malades hospitalisés Mercredi 27 octobre 2010, Radio Kiskeya
Un centre de traitement du choléra (CTC) de Médecins sans Frontières à Saint-Marc (Artibonite, nord), l’une des villes les plus touchées par le mal, a été attaqué mercredi par des manifestants qui ont brûlé des tentes, un incident qui a considérablement affecté la capacité d’intervention de l’ONG humanitaire dans le cadre de la lutte contre l’épidémie.
"La conséquence majeure est que nous sommes désormais incapables de répondre à l’épidémie de choléra dans la région de l’Artibonite de manière efficace et dans les meilleures conditions possibles", a regretté Francisco Otero, chef des équipes d’intervention d’urgence MSF à Saint-Marc, dans un communiqué cité par l’AFP.
"La construction d’un centre d’une capacité de 400 lits allait être achevée quand un groupe de personnes ont manifesté violemment contre l’ouverture de l’établissement. Plusieurs tentes ont été brûlées. Aucun blessé grave n’est à déplorer", précise Médecins sans Frontières.
L’organisation souligne l’importance cruciale que devait avoir le centre détruit dans le renforcement du dispositif médical envisagé en vue de confiner dans des zones stériles les malades et de diminuer ainsi les risques de propagation de la maladie.
"Isoler les malades atteints de choléra est essentiel pour limiter le risque de contamination pour le reste de la population hospitalière", a fait remarquer M. Otero.
La MINUSTAH s’est défendue mardi contre toute implication de son contingent népalais dans la flambée de choléra qui, selon le dernier bilan officiel, a entraîné 292 morts et plus de 4.000 cas d’hospitalisation en Haïti.
Le Sénateur Youri Latortue a demandé l’ouverture d’une enquête sur l’origine de l’épidémie suite à des accusations d’habitants de Mirebalais (centre) selon lesquelles les casques bleus, originaires d’un pays où le choléra est à l’état endémique, auraient contaminé le fleuve Artibonite avec des matières fécales. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7172

L'ambassadeur du Canada préconise la poursuite du processus électoral

L'ambassadeur du Canada à Port-au-Prince, Gilles Rivard, confirme l'engagement de son pays dans les efforts visant à endiguer l'épidémie de choléra. Il assure que le Canada est toujours aux cotés du peuple haïtien dans les moments difficiles. Le diplomate arrivée en fin de mission ne doute pas de la capacité des haïtiens à surmonter les difficultés. Se disant impressionné par la résilience de la population, M. Rivard se réjouit de l'hospitalité et de la richesse culturelle des haïtiens.
Le diplomate canadien exhorte les autorités haïtiennes à tout mettre en œuvre afin de poursuivre le processus électoral. Si l'épidémie de choléra est contrôlée grâce à la l'implication de l'ONU et des ONG il serait opportun d'organiser le scrutin, martèle M. Rivard.
Il salue la détermination des candidats qui ont investi des montants énormes au cours de la campagne électorale. Toutefois l'ambassadeur Rivard invite les autorités à légifère sur le financement des partis politiques pour éviter l'intégration de l'argent sale dans la politique.
Le Canada contribue à hauteur de 6 millions de dollars soit 20 % du budget des élections.
Intervenant à la rubrique " Le point sur le 100.1 " de radio Métropole, Gilles Rivard a rappelé que l'aide canadienne à Haïti dépasse les 200 millions de dollars annuel.
Le diplomate, en poste depuis deux ans à Port-au-Prince, a été récemment désigné chef de la représentation canadienne au siège de l'ONU à New York.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18399

Les marchés binationaux à nouveau fonctionnels

Le gouvernement dominicain a autorisé mardi la réouverture des marchés proches de la frontière. Les marchés dominicains proches des villes de Belladères, Anse-a-Pitres, Ouanaminthe et Malpasse avaient été fermés dans le cadre de mesure préventive pour empêcher une propagation de l'épidémie de choléra en République Dominicaine. Plusieurs milliers d'haïtiens en provenance d'autres villes frontalières participent à ces marchés considérée comme binationale.
Le ministre dominicain de la santé, Bautista Rojas, a précisé que des contrôles sanitaires dans toutes la zone frontalière ont été établis avant la réouverture des "marchés binationaux".
Les postes de contrôle sont dotés d'eau potable, de savon et de chlore pour "garantir l'hygiène" sur ces marchés tenus deux fois par semaine. Les autorités sanitaires dominicaines ont également annoncé le lancement d'une campagne nationale de prévention du choléra.
L'interdiction des marchés était jugée comme une disposition excessive par l'OMS. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a assuré qu'il n'était "pas nécessaire de fermer les frontières ou de restreindre les voyages dans l'île et le commerce avec Haïti".
Tandis que les autorités dominicaines annoncent une réouverture de la frontière, les autorités régionales du sud-est ont décidé la fermeture de la frontière dans le point de passage à Anse-a-Pitres. Cette décision s'inscrit dans le cadre des dispositions visant à empêcher une propagation de l'épidémie en provenance de l'Artibonite ou de la république dominicaine.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18400

Les autorités régionales veulent se prémunir de l'épidémie de choléra

La peur du choléra a gagné plusieurs départements une semaine après le début de l'épidémie dans l'Artibonite. Dans le sud-est où un cas suspect est en observation les autorités ont adopté de nouvelles dispositions en vue d'empêcher l'entrée de la bactérie. Au moins 5 postes de contrôle seront mis en place à Jacmel afin de désinfecter les véhicules en provenance du bas Artibonite.
Dans le même temps, le délégué départemental, Ramilus Bolivar et le maire de Jacmel, Edwin Zeny, ont interdit l'entrée des produits alimentaires du bas artibonite.
Les autorités entendent tout mettre en œuvre pour empêcher une contamination et ont interdit l'entrée de cadavre des personnes décédées lors du début de l'épidémie dans l'Artibonite.
Dans la Grand Anse les autorités sanitaires affirment qu'un comité de vigilance et de prévention a été constitué. Une rumeur faisant état du décès de 7 personnes atteintes du choléra avait causé la panique à Jérémie hier mercredi. Les autorités régionales assurent qu'aucun cas de choléra n'a été enregistré dans la région.
Les directions départementales du ministère de la santé ont lancé une campagne de sensibilisation sur le respect des principes d'hygiène. Des prélèvements ont été effectués sur des cas suspects au Cap Haïtien et aux Cayes en début de semaine. Les résultats des tests n'ont pas encore été rendus public par le laboratoire national.
Au cours de la journée du mardi 26 octobre 8 nouveaux cas de décès et 535 cas d'hospitalisation ont été recensés par les autorités. Le bilan partiel de l'épidémie dans l'Artibonite et le Plateau Central est de 292 morts et 4147 hospitalisés.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18398

L'Ocha intensifie ses efforts pour contenir l'épidémie de choléra

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) affirme que 96% des décès et des cas d'infection au choléra proviennent de l'Artibonite et du Centre. L'Ocha poursuit ses opérations de prévention et d'intervention, en partenariat avec le ministère haïtien de la Santé (MSPP) et les organisations humanitaires. Un plan national d'action pour répondre à l'épidémie de choléra été récemment mis en place par les autorités sanitaires haïtiennes et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les trois axes de cette stratégie sont: la distribution continue de sels de réhydratation orale et de sachets et comprimés de purification d'eau aux familles dans toute la capitale, le renforcement des soins de santé primaires dans 80 centres de santé et le renforcement d'un réseau de 10 centres de traitement du choléra et de 8 hôpitaux destinés à traiter les cas les plus graves.
Dans le même temps, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a distribué du matériel médical dans trois villes des zones les plus durement touchées, notamment 10.000 sachets de sels de réhydratation orale. L'Ocha et l'OIM poursuivent la campagne de distribution de comprimés de purification d'eau et de chlore dans plusieurs villes de l'Artibonite.
Par ailleurs, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires informe qu'une campagne d'information publique sur la prévention du choléra et la promotion de l'hygiène est en cours dans les différents départements du pays.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18397

UN probes base as source of Haiti cholera outbreak

By JONATHAN M. KATZ

The Associated Press
Thursday, October 28, 2010; 2:51 AM
MIREBALAIS, Haiti -- U.N. investigators took samples of foul-smelling waste trickling behind a Nepalese peacekeeping base toward an infected river system on Wednesday, following persistent accusations that excrement from the newly arrived unit caused the cholera epidemic that has sickened more than 4,000 people in the earthquake-ravaged nation.
Associated Press journalists who were visiting the base unannounced happened upon the investigators. Mission spokesman Vincenzo Pugliese confirmed after the visit that the military team was testing for cholera - the first public acknowledgment that the 12,000-member force is directly investigating allegations its base played a role in the outbreak.
Meanwhile the epidemic continued to spread, with cases confirmed in two new departments in Haiti's north and northeast, said U.N. Office for the Coordination of Humanitarian Affairs spokeswoman Imogen Wall. At least 303 people have died and 4,722 been hospitalized.
International aid workers and the United Nations are focusing their efforts on stemming the spread of the outbreak, which was first noted on Oct. 20. But Haitians are increasingly turning their attention to its origins: How did a disease which has not been seen in Haiti since the early 20th century suddenly erupt in the countryside?
The mission strongly denies its base was a cause of the infection. Pugliese said civilian engineers collected samples from the base on Friday which tested negative for cholera and the mission's military force commander ordered the additional tests to confirm. He said no members of the Nepalese battalion, whose current members arrived in early October for a six-month rotation, have the disease.
The unit's commander declined to comment.
Local politicians including a powerful senator and the mayor of Mirebalais are pointing the finger at the Nepalese peacekeeping base, which is perched above a source of the Meille River, a tributary to the Artibonite River on Haiti's central plateau. The Artibonite River has been the source of most infections, which remain concentrated in the rural area surrounding it - mostly down river from the mouth of the Meille.
"They are located exactly where the sickness started," Mirebalais Mayor Laguerre Lochard, who is also running for Senate, told the AP. Area residents are also blaming the base; a young man walked by its gate laughing and chanting, "Co-co-cholera. Cholera MINUSTAH" - referring to the peacekeeping mission by its French initials.
Cholera is pandemic in much of the world but almost unheard of in the Western Hemisphere. It is endemic to Nepal, which suffered outbreaks this summer. A recent article in the Japanese Journal of Infectious Diseases about outbreaks in 2008-09 said the strain found by researchers was "Vibrio cholerae O1 Ogawa biotype El Tor."
That is the same strain that has been identified in Haiti, epidemiologist Eric Mintz of the U.S. Centers for Disease Control and Prevention told the AP. But he cautioned that strain is common and description too general to be a "smoking gun" that would identify the strain's country of origin.
The CDC is not directly investigating the base, spokesman David Daigle said.
The U.N. issued a statement on Tuesday defending the base. It said the Nepalese unit there uses seven sealed septic tanks built to U.S. Environmental Protection Agency standards, emptied every week by a private company to a landfill site a safe 820 feet (250 meters) from the river.But those are not the conditions AP found on Wednesday.
A tanker truck deposits excrements from the Nepali UN base in an
area 400 meters away from the base in Mirebalais, Haiti, Wednesday,
Oct. 27, 2010. U.N. investigators took samples of foul-smelling
waste flowing behind a Nepalese peacekeeping base toward
an infected river system on Wednesday, following persistent
accusations that excrement from the newly arrived
unit caused the epidemic that has sickened more than 4,000
people in the earthquake-ravaged nation.
(AP Photo/Ramon Espinosa)  (Ramon Espinosa - AP)

A buried septic tank inside the fence was overflowing and the stench of excrement wafted in the air. Broken pipes jutting out from the back spewed liquid. One, positioned directly behind latrines, poured out a reeking black flow from frayed plastic pipe which dribbled down to the river where people were bathing.
The landfill sites, across the street, are a series of open pits uphill from family homes. Ducks swim and pigs wallow in pools of runoff. The pits abut a steep slope which heads straight down to the river, with visible signs where water has flowed during recent heavy rains.
The people who live nearby said both the on-base septic tank and the pits constantly overflow into the babbling stream where they bathe, drink and wash clothes.
"The water is no good at all. You shouldn't wash in it," said Jean-Paul Chery, a sand miner who lives near the human-waste pits with his wife and five children.
Lochard, the mayor, said he had told Nepalese officers not to place the landfill sites in that location but never received feedback from peacekeeping headquarters in Port-au-Prince.
Pugliese denied that the reeking black flows from the base were human waste, saying that the only liquid investigators was testing came from kitchens and showers. He said the pipes had only been exposed for the tests, though he could not explain why the liquid inside them was allowed to flow toward the river.
The samples were collected in mid-morning by uniformed military personnel, who scooped black liquid into clear jars with U.N. sky-blue lids. About a half hour later, as AP and Al Jazeera journalists stood by, the Nepalese troops began hacking around the septic tank with pickaxes and covered the exposed pipe jutting from behind the fence, but did not plug it.
Then tanker trucks from the contractor, Sanco Enterprises S.A., arrived to drain the septic tank and dump their contents across the street in the waste pits. As the septic tank drained, the flows behind the base stopped.
The waste company's CEO, Marguerite Jean-Louis, declined to comment, citing her contract with the U.N.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/27/AR2010102707728.html

Psychose du choléra en Haïti: un centre de traitement attaqué

Publié le 27 octobre 2010

Agence France-Presse Saint-Marc, Haïti
Un centre de traitement du choléra de Médecins sans Frontières (MSF) dans la ville haïtienne de Saint-Marc (centre) a été attaqué par des manifestants qui redoutaient une propagation de l'épidémie, a constaté mercredi l'AFP.
Des habitants de la ville, située au coeur de l'épidémie à environ 100 km au nord de la capitale, ont jeté des pierres mardi soir en direction du personnel médical de l'association humanitaire, qui tentait d'installer ce centre de traitement en dehors de l'Hôpital St-Nicolas, débordé par les malades.

Des habitants de Saint-Marc ont jeté des pierres
en direction du personnel médical de MSF, qui tentait
d'installer un centre de traitement en dehors de l'Hôpital
 St-Nicolas, débordé par les malades.  Sur la photo,
des casques bleus argentins discutent avec des enfants,
alors qu'ils montent la garde devant le centre médical
en question. PHOTO: NICHOLAS KAMM, AFP
 «La construction d'un centre d'une capacité de 400 lits allait être achevée quand un groupe de personnes ont manifesté violemment contre l'ouverture de l'établissement. Plusieurs tentes ont été brûlées. Aucun blessé grave n'est à déplorer», a indiqué MSF dans un communiqué.
Des casques bleus argentins de la Mission des Nations unies en Haïti (MINUSTAH) sont intervenus pour mettre fin aux échauffourées, ont indiqué des responsables sur place. Mercredi, ces soldats montaient la garde pendant que ce qui restait du centre médical était démonté.
À l'hôpital, le Dr Yfto Maquette a expliqué que le centre de MSF devait être installé à proximité de deux écoles et que les habitants ont craint que l'afflux de patients ne propage l'épidémie, qui a fait près de 300 morts et plus de 4000 malades.
«L'idée était de désengorger l'hôpital en installant des patients dans le centre mais nous aurions dû commencer par parler à la population pour qu'elle comprenne ce que nous étions en train de faire», a déclaré à l'AFP le Dr Maquette, dans la cour de l'Hôpital St-Nicolas où des centaines de patients attendaient sur des lits de camp d'être pris en charge.
Le Dr Maquette a précisé que 800 malades étaient en cours de traitement à l'hôpital, où 300 nouveaux cas arrivent chaque jour depuis le début de l'épidémie provoquée par l'eau contaminée de l'Artibonite, fleuve qui arrose le département du même nom.
Des rumeurs circulent dans le pays sur l'origine de l'épidémie, qui reste un mystère, et font un lien avec l'aide étrangère, incriminant particulièrement des soldats népalais de l'ONU.
La MINUSTAH a démenti: certains croient «que des matières organiques humaines jetées dans une rivière (...) par la MINUSTAH sont à l'origine de l'épidémie (...), mais (la mission) utilise en fait sept fosses septiques».
À Genève, une responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé qu'il était «absolument impossible» que la maladie ait été apportée par des humanitaires venant d'autres pays. Selon elle, ce n'est pas la première fois que le choléra apparaît dans un pays sans qu'aucune explication ne soit trouvée.
En attendant, l'incident de mardi soir retarde les efforts de MSF pour lutter contre l'épidémie.
«La conséquence majeure est que nous sommes désormais incapables de répondre à l'épidémie de choléra dans la région de l'Artibonite de manière efficace et dans les meilleures conditions possibles», a déclaré Francisco Otero, chef des équipes d'intervention d'urgence MSF à Saint-Marc, cité dans le communiqué.
«Isoler les malades atteints de choléra est essentiel pour limiter le risque de contamination pour le reste de la population hospitalière. Un centre opérationnel aurait soulagé la pression que connaît l'hôpital, débordé par un nombre élevé de malades», a expliqué M. Otero.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/27/01-4336761-psychose-du-cholera-en-haiti-un-centre-de-traitement-attaque.php
Commentaires :
Quand les ONGs s’haïtiannisent !
A quoi servent toutes ces ONGs en fait ?

L'épidémie de choléra en Haïti pourrait s'intensifier

Publié le 27 octobre 2010

Clarens Renois Agence France-Presse Port-au-Prince
L'épidémie de choléra qui a fait 292 morts en Haïti n'a pas atteint son «pic», a averti mercredi l'Organisation mondiale de la santé, au moment où des rumeurs sur l'origine du mal crispaient les relations entre une partie de la population et l'aide étrangère.
Une dizaine de jours après l'apparition de la maladie sur les rives de l'Artibonite, l'OMS a ravivé les craintes d'une intensification de l'épidémie.
«Je ne pense pas qu'elle est contenue», a déclaré le Dr Claire-Lise Chaignat, une responsable de l'OMS.
Elle a expliqué que l'OMS recommandait aux autorités de se préparer au «pire scénario», soit la possibilité de voir la bactérie se développer dans la capitale Port-au-Prince, où des centaines de milliers de personnes s'entassent dans des camps depuis le séisme du 12 janvier qui a fait plus de 250 000 morts.
L'avertissement tranche avec l'optimisme affiché dimanche par la ministre haïtienne des Affaires étrangères Marie Michèle Rey, qui s'était déclarée «confiante», affirmant que l'épidémie semblait «contenue».
«Je ne pense pas que nous avons atteint un pic», a renchéri la spécialiste de l'OMS, tout en relevant que le taux de létalité avait baissé, atteignant 7,7%, contre 10% au début de l'épidémie. «Cela montre que la réponse se met en place. C'est un signe positif».
La maladie a fait 292 morts, selon un bilan communiqué mercredi par les autorités haïtiennes, portant sur une période allant du 19 au 27 octobre.
Ces chiffres montrent une relative stagnation du nombre de nouveaux morts (huit) par rapport à mardi, mais une augmentation des nouvelles hospitalisations (535, pour un total de 4147).
L'origine de l'épidémie de choléra, éradiqué à Haïti depuis plus de cent ans, reste un mystère, alors que des rumeurs dans le pays mettent en cause des soldats népalais de l'ONU.
La Mission des Nations unies en Haïti (Minustah) a démenti: certains croient «que des matières organiques humaines jetées dans une rivière (...) par la Minustah sont à l'origine de l'épidémie (...), mais (la mission) utilise en fait sept fosses septiques».
Mme Chaignat a affirmé pour sa part qu'il était «absolument impossible» que la maladie ait été apportée par des humanitaires venant d'autres pays. Selon elle, ce n'est pas la première fois que le choléra apparaît dans un pays sans qu'aucune explication soit trouvée.
A défaut de connaître l'origine du mal, les autorités haïtiennes et les ONG s'attachaient à limiter sa propagation, en intervenant au niveau de la distribution d'eau potable, un des vecteurs de la maladie.
A l'Arcahaie, petite ville au nord de Port-au-Prince, de petits sacs de plastique bleu censés contenir de l'eau «propre», traitée, sont distribués à la population.
Mais Gabriel Thimoté, le directeur général du ministère de la Santé, a indiqué qu'elle n'était peut-être pas bonne pour la santé.
«Je n'ai bu que de l'eau potable», protestait ainsi un malade âgé.
Le choléra est une maladie hautement contagieuse dont la propagation est favorisée par les défaillances des réseaux sanitaires et l'absence d'hygiène.
Aux difficultés dans les zones touchées s'ajoute un climat tendu à la frontière avec la République dominicaine, partiellement fermée par Saint-Domingue. Lundi, des heurts entre la Minustah et des Haïtiens s'y étaient produits.
Malgré tout, Haïti continuait de préparer les élections présidentielle et législative du 28 novembre. Mardi, une première cargaison de «kits électoraux», composée d'urnes et d'isoloirs, est arrivée dans le pays.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/27/01-4336679-lepidemie-de-cholera-en-haiti-pourrait-sintensifier.php

Editorial / Honteux !

Publié le lundi 25 octobre 2010 à 11H09 Dévastée par un séisme le 12 janvier dernier, Haïti est en proie à une épidémie de choléra. Neuf mois après le tremblement de terre, la solidarité mondiale accouche d’une catastrophe sanitaire ayant déjà entraîné plus de 250 décès. Quelle honte !
Il ne s’agit évidemment pas de clouer au pilori les personnels des associations humanitaires qui, ici comme ailleurs, donnent le meilleur d’eux-mêmes. Mais, il n’y a pas de quoi être fier de l’action de nos nations, dites développées. Même dans un pays aussi pauvre qu’Haïti, la dernière épidémie de choléra était tellement lointaine que la majorité de la population ne connaissait pas la maladie. C’est dire…
Et pourtant, les ruines de Port-au-Prince tremblaient encore que les grands de ce monde se succédaient pour jurer, la main sur le cœur, qu’Haïti pouvait compter sur la générosité planétaire pour se reconstruire. Fonds de solidarité international par ci, promesses d’aide en tous genres par là, le temps que l’aéroport soit de nouveau praticable et on allait voir ce qu’on allait voir. On voit…
Haïti, ce sont moins de 10 millions de personnes qui vivent sur un territoire à peine plus grand que la Champagne-Ardenne. Et tout le savoir faire des pays industriels n’a pu empêcher ce morceau d’île de patauger dans l’eau souillée ? Une monnaie baptisée gourde ne devrait pas prédestiner à mendier l’eau potable… Donner à chaque catastrophe selon ses moyens pourquoi pas ? Par croyance religieuse, solidarité politique ou simple générosité, peu importe. Mais, il est primordial que la communauté internationale prenne le relais et remplisse sa mission jusqu’au bout. Parce qu’à force d’être rat, ce n’est pas seulement le choléra qui va sévir…
Jean-Michel Roustand
http://www.lunion.presse.fr/article/editos/editorial-honteux

L'école pour tous les enfants d'Haïti

Publié le 27 octobre 2010

Brigitte Trahan Le Nouvelliste
(Shawinigan) Le Comité d'accueil des personnes immigrantes de Shawinigan (CAPI), a lancé, hier, une pétition d'envergure internationale en faveur de la scolarisation des enfants haïtiens.
Le CAPI sera appuyé dans sa démarche par le Groupe de réflexion et d'action pour une Haïti nouvelle, le GRAHN, un organisme créé il y a quelques semaines par la diaspora haïtienne.
Le CAPI entend mettre à contribution les unités du GRAHN qui sont réparties dans huit principaux pays dans le monde, ce que les instigateurs du projet appellent le Grahn-Monde.
Non seulement l'initiative de cette pétition part-elle de Shawinigan, mais c'est le CAPI de Shawinigan qui gérera l'ensemble des pétitions qui circuleront dans les 28 GRAHN du monde, en Afrique, en Europe, au Canada, aux États-Unis, à Cuba, aux Caraïbes, en République dominicaine et en Haïti.
«Croyez donc en Shawinigan. Les gens attendent que ça origine de Montréal ou de Toronto», a lancé hier l'ex-sénatrice Madeleine Plamondon, porte-parole de cette initiative.
L'école pour tous les enfants d'Haïti. C'est le rêve que souhaitent concrétiser en 20 ans le Grahn-Monde et le GRAHN-Mauricie, a expliqué Claude Bélizaire, bénévole de première heure pour toutes les causes touchant son pays d'origine.
Pour les intellectuels haïtiens qui se trouvent aux quatre coins de la planète, il est clair que la reconstruction du pays doit passer par l'éducation.
Actuellement, «la moitié des enfants haïtiens n'ont jamais eu accès à l'école», signale Andrée Hammond, président du CAPI.
Pour Madeleine Plamondon aussi, la renaissance d'Haïti passe par la scolarisation des enfants. «Ça dépasse les situations temporaires. Quand on montre à lire à un enfant, on lui donne une deuxième vie», plaide-t-elle.
«Lire développe l'esprit critique et permet de participer à l'histoire de son pays. Quand les édifices s'effondrent et que les maisons sont saisies, une chose qui n'est jamais saisie, c'est ce qu'on a à l'intérieur de soi», fait-elle valoir.
La lecture, rappelle Mme Plamondon, permet de prendre connaissance de plusieurs points de vue sur un même sujet, donc de développer son sens critique, une qualité fort importante pour reconstruire un pays.
La pétition sera remise au gouvernement canadien «à qui nous demandons une présence vigilante au sein de la communauté», précise Mme Hammond.
Elle contiendra non seulement des signatures individuelles, mais aussi des résolutions d'organismes désireux d'appuyer la scolarisation de tous les enfants en Haïti.
«C'est par la scolarisation qu'Haïti se donnera du pouvoir», estime Madeleine Plamondon.
Pour obtenir des exemplaires de la pétition, on doit communiquer avec le Centre d'action bénévole de Shawinigan 819-539-8844. La pétition circulera pendant six mois, soit jusqu'au 17 avril.
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201010/27/01-4336512-lecole-pour-tous-les-enfants-dhaiti.php

Choléra à Haïti: «La situation est extrêmement grave»

Publié le 27 octobre 2010 Judith Lachapelle, La Presse
La propagation du choléra a ralenti depuis deux jours à Haïti, mais les autorités sanitaires restent vigilantes. L'épidémie est toujours concentrée en Artibonite, à une centaine de kilomètres de Port-au-Prince, et semble épargner la capitale. Mais il est impossible de dire, pour le moment, si le pire est passé.

Q: Quel est le dernier bilan de l'épidémie de choléra?
Des patients atteints du choléra sont soignés à l'hôpital
Saint-Nicolas, à Saint-Marc, au nord de Port-au-Prince.
Les cas traités hier sont «moins graves» que dans  les derniers
 jours, un signe positif, selon Médecins sans frontières.
PHOTO: AFP
R: Selon un nouveau bilan fourni hier par les autorités sanitaires d'Haïti, l'épidémie a fait 284 morts depuis la semaine dernière, soit 25 de plus que le total annoncé la veille. Au total, 3612 personnes ont été hospitalisées. «La majorité de ces personnes vivent dans des régions rurales où il y a des rizières», a expliqué hier la porte-parole du bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, Elizabeth Byrs. Plus de la moitié des décès surviennent non pas à l'hôpital, mais dans la communauté. Des experts en enlèvement de cadavres ont été envoyés par l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

Q: Où est concentrée l'épidémie?
R: Dans la région rurale de l'Artibonite, à une centaine de kilomètres au nord de Port-au-Prince. L'apparition de la maladie dans cette région a surpris Médecins sans frontières (MSF), étant donné que s'y trouvent relativement peu de personnes déplacées et que la maladie a été éradiquée d'Haïti depuis 100 ans. MSF a indiqué hier traiter 450 patients par jour à l'hôpital Saint-Nicolas, dans la ville de Saint-Marc. Les cas sont «moins graves» que dans les derniers jours, un signe positif, selon MSF.

Q: Le pire est-il passé?
R: «Je ne pense pas que la situation soit maîtrisée», a dit hier Francesco Otero, coordonnateur à MSF, joint à Port-au-Prince. Lundi, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU a déclaré: «Une épidémie d'ampleur nationale avec des dizaines de milliers de cas est une possibilité réelle. La situation est extrêmement grave et, sur la base de l'expérience que nous avons des épidémies ailleurs dans le monde, il serait irresponsable de ne pas se préparer à une épidémie beaucoup plus importante.»

Q: L'épidémie pourrait-elle se propager à d'autres pays, notamment en République dominicaine, voisine d'Haïti?
R: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué qu'il n'était pas nécessaire de restreindre les voyages dans l'île d'Hispaniola. Mais, de son côté, la République dominicaine a annoncé la fermeture partielle de sa frontière, longue de 376 km, aux «personnes qui voyagent sans passeport». Aucun cas de choléra n'a été détecté en République dominicaine, mais «la poussée de choléra en Haïti représente tout le danger du monde pour la République dominicaine. Il est impossible d'empêcher une bactérie ou un virus de passer», a estimé vendredi le ministre dominicain de la Santé publique.

Q: Parle-t-on toujours d'une nouvelle forme de choléra?
R: Selon Francesco Otero, de MSF, il faudra attendre les résultats des tests de laboratoire avant de confirmer si Haïti fait face à une nouvelle forme du virus du choléra. Bogdan Dumitru, de Care Canada, précise toutefois que, même s'il s'agit d'une nouvelle forme de virus, la maladie se soigne bien avec les traitements habituels, dont disposent déjà les organisations humanitaires sur place. «Ce n'est pas une maladie très complexe, mais elle doit être traitée dans les premiers jours parce qu'elle est très violente.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/27/01-4336490-cholera-a-haiti-la-situation-est-extremement-grave.php

Aide humanitaire en vente en Haïti

Dix mois après le séisme de 7 degrés dans l’échelle de Richter qui a dévasté la Capitale haïtienne en janvier, la reconstruction de la ville n’a pas encore démarré. Le gouvernement a embauché des compagnies dominicaines pour déblayer les décombres, il a pu nettoyer un peu le centre ville, mais rien que ça. Ce qui a effectivement fleuri c’est le marché noir des marchandises arrivées après le séisme envoyées par les organisations humanitaires internationales, un fait qui s’étend virtuellement sur tout le pays. A travers une visite dans quelques uns des établissements commerciaux en dedans et en dehors de la capitale, principalement dans les quartiers les plus pauvres, on retrouve facilement des boites de conserves, des sacs de riz et de haricots avec les rotules de l’USAID indiquant qu’il s’agit de dons.
Dans un de ces magasins, le journaliste de elmundo.es questionna le propriétaire sur l’origine des produits et la réponse a été claire : « je ne sais pas »
Dans certains coins de la ville, il facile de trouver des vraies rations de combat qui ont été distribuées gratuitement par l’armée américaine qui participa dans les activités de secours en janvier et que maintenant sont vendues à qui veut bien les acheter à 10 ou 15 dollars.
Durant les mois qui ont suivi le séisme, le gouvernement chinois envoya approximativement un demi millions de tentes de campagne qui portent une étiquette sur le côté ou on lit « République Populaire de Chine » qui était destinées toutes aux campements de réfugiés.
Maintenant, non seulement on les vend dans certains établissements commerciaux de la ville, mais les journalistes de elmundo.es a découvert quelques unes dans les jardins de particuliers. Dans ce cas, les tentes auraient été vendues par les haïtiens qui les reçurent gratuitement du gouvernement quand ils sont restés sans logement.

On cache le marché noir
Le sujet de détournement de l’aide humanitaire est un tabou en Haïti. Le gouvernement de reconstruction dirigé par le premier ministre Jean Max Bellerive, s’efforce de combattre les détournements, mais ses fonctionnaires reconnaissent que c’est une tache « très difficile ».
« Dans ce aspect on a deux problèmes dont on doit tenir compte. Premièrement la corruption est un grand mal, mais la population a des besoins. Si on attrape quelqu’un entrain de détourner les aides, il va en prison. Mais c’est difficile car la population ne coopère pas avec les autorités. Pour elle, la priorité reste l’accès aux marchandises » déclare aux journalistes de elmundo.es un des fonctionnaires qui demanda à ne pas être identifié à cause de la sensibilité du problème.
Immédiatement après le séisme, quand les premières cargaisons d’aide ont commencé à arriver en Haïti, les organisations internationales étaient responsables de la distribution. Mais à cette époque il y eut pas mal de problèmes à cause de la dépendance du système de transport haïtien.
En plus, des pays comme le Maroc par exemple, qui envoya des avions chargés d’aide dont les charges étaient abandonnées sur la piste et les avions décollaient tout de suite.
Après le départ de la grande majorité des organisations internationales, la distribution de l’aide resta directement en mains des autorités locales dont les douanes sont l’une des plus corrompues du continente.
http://www.elmundo.es/america/2010/10/26/noticias/1288120372.html
Traduction Jonas Jolivert pour Haïti Recto Verso http://haitirectoverso.blogspot.com