POUR VOS RECHERCHES

Google

mercredi 13 octobre 2010

Une enquête confirme le retour des déplacés dans leur zone de résidence

Seuls 20 % des personnes ayant fui la région métropolitaine au lendemain du violent séisme sont demeurés dans les villes de province. Les statistiques publiées par le Fonds des Nations Unies pour la Population (Fnuap) témoignent du retour d'une grande majorité des 1.3 millions de déplacés du séisme. La peur des répliques et la destruction de plus de 200 000 maisons avaient poussé de nombreuses personnes à trouver refuge auprès de leurs proches dans les régions non affectées notamment l'Artibonite et la Grand Anse.
Le représentant résident de la Fnuap en Haïti, Igor Bosc, invite les autorités à prendre compte des déplacés notamment dans l'élaboration de politiques publiques, d'aménagement du territoire et de réponse humanitaire. La Fnuap considère comme des migrants temporaires les 20 % de déplacés résidant toujours dans les villes de province.
Les déplacés sont regroupés dans des camps d'hébergement non loin de leur zone de résidence. M. Bosc préfère utiliser le terme site d'hébergement et attire l'attention sur la nécessité pour que les déplacés aient accès aux service sociaux de base.
Les principales raisons évoquées par les déplacés pour revenir à Port-au-Prince sont l'emploi, la famille et l'éducation. L'enquête permet également de constater une diminution de la scolarisation pour la tranche d'age 5 à 24 ans.
Le représentant résident du Fnuap préconise la décentralisation des services publics et de l'aide humanitaire afin d'encourager les familles à opter pour les villes de province. Il estime également que l'aménagement du territoire permettra le développement de centres urbains en dehors de la capitale.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18336

Les syndicats enseignants exigent une enquête après l'assassinat de Philbert Jean

Les autorités policières ont ouvert une enquête après l'assassinat de l'enseignant Jean Philbert, 35 ans, lors d'un sit-in devant le ministère de l'éducation nationale le 8 octobre 2010. L'agent 3 Francine Deruisseau qui avait lancé le tube de gaz lacrymogène ayant causé le décès du professeur de Mathématiques est introuvable rapportent des responsables de la police. Mlle Deruisseau, membre de l'unité Départementale de Maintien de l'Ordre a pris la fuite quelques minutes après l'incident. Les 5 autres membres de l'escouade sont auditionnés par l'Inspection générale de la PNH.
Des responsables de plusieurs organisations enseignantes et de défense des droits humains condamnent l'assassinat de M. Philbert et réclament l'ouverture d'une enquête sur le dossier. Citant des témoins le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) estime qu'il s'agit d'un acte délibéré.
Dans le même temps, la Ligue Nationale des Enseignants Haïtiens (Lineh) et la Confédération Travailleurs Secteur Public et Privés (CTSP) réclament l'ouverture d'une enquête par le ministère de l'éducation nationale.
Les dirigeants de ces organisations souhaitent que l'action publique soit mise en mouvement contre Mlle Deruisseau. Ils dénoncent le comportement du ministre de l'éducation qui refuse d'accorder de meilleurs conditions de travail aux enseignants.
D'autre syndicats enseignants tels l'Union Nationale des Normaliens Haïtiens (Unnoh) et la Fédération des Travailleurs en éducation et Culture (Fenatec) exigent également justice et réparation pour les parents de Jean Philbert. La victime était membre de la coordination de l'Unnoh à Delmas. Un nouveau sit-in de protestation a été organisé lundi dernier par les membres de l'Unnoh devant le local du ministère de l'éducation.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18335

Aide à des étudiants haïtiens: Bill Clinton félicite l'UQAR

Carl Thériault, collaboration spéciale, Le Soleil
(Rimouski) L'ex-président américain Bill Clinton a adressé une lettre de félicitations au recteur Michel Ringuet pour avoir accueilli cet automne une dizaine d'étudiants de l'Université d'État d'Haïti qui ont entrepris des études au campus de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).
Le groupe d'étudiants haïtiens en compagnie de
 Fritz Deshommes, vice-recteur à la recherche de l'Université
d'Etat d'Haïti et du recteur de l'UQAR, Michel Ringuet.

COLLABORATION SPÉCIALE CARL THÉRIAULT
Bill Clinton manifeste explicitement son intérêt pour la formation d'une nouvelle génération de leaders dédiés à la reconstruction d'Haïti et l'engagement de l'UQAR.
«Now more than ever, it's important that we help the country's next generation of leaders continue to pursue academics. As Haiti works toward economic growth and stability, their education will play a critical role in building back better.
«Thank you for your commitment to Haiti's future, and best wishes to you», a écrit l'ex-président dans une lettre envoyée le 17 septembre depuis l'Office of William Jefferson Clinton.
«C'est une lettre complètement inattendue qui démontre le souci de M. Clinton de reconnaître les bons gestes pour Haïti. C'est aussi une reconnaissance pour le travail de la communauté universitaire», a précisé Michel Ringuet.
Chaque étudiant représente un déboursé total de 24 000 $ (scolarité, séjour...).
Réponse de l'UQAR
L'UQAR compte faire part à M. Clinton, coprésident de la commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti, de son expertise globale en aide internationale, notamment en pêcheries et développement régional.
«Je vais probablement lui faire voir dans ma réponse que le projet à Haïti s'inscrit dans un processus intégré à l'UQAR en aide internationale comme notre chaire de l'UNESCO pour soutenir le développement durable des pêches au Sénégal, en Mauritanie et au Cap-Vert. Ce sont des thèmes qui touchent à sa Fondation.
«Avec un groupe à La Pocatière, nous sommes engagés dans un examen de modèles additionnels d'intervention en Haïti. Notre centre de recherche en développement territorial a de l'expérience qui serait utile à ce pays. Il y a aussi l'aide à la formation des maîtres», a précisé au Soleil le recteur Ringuet.
Le dernier président américain qui avait manifesté un intérêt pour la région avait aussi été un démocrate, Jimmy Carter, qui était venu en 1980 avec ses gardes du corps à... la pêche au saumon dans la vallée de la Matapédia.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/201010/13/01-4332165-aide-a-des-etudiants-haitiens-bill-clinton-felicite-luqar.php
Commentaires:
Rien en dit qu'Haïti à la fin tirera un profit direct de cette aide à des étudiants.