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mercredi 19 septembre 2012

Haïti est à la croisée des chemins..."

Port-au-Prince. Mardi 18 septembre 2012. CCN. Ivan Simonovic, a parlé de « signes encourageants en Haïti aujourd’hui», mais également de risques, à la fin de sa mission de quatre jours dans le pays. «Haïti est à la croisée des chemins Si les bonnes décisions sont prises sur un certain nombre de questions clé, il existe un potentiel pour le progrès – mais en même temps, le risque d’un retour en arrière. Le nouveau Conseil Electoral Permanent doit être crédible et jouir de la confiance de l’ensemble de la classe politique pour s’assurer que les élections locales, municipales et parlementaires aient lieu sans délai et soient libres et exemptes de violence. » Il a qualifié de signes positifs les récents amendements constitutionnels qui établissent un quota de 30% pour les femmes dans la vie publique et un conseil constitutionnel, la nomination d’un ministre des droits de l’homme et de la lutte contre l’extrême pauvreté, ainsi que la diminution significative de la population des camps de 1,5 million à 370.000. Au cours de sa visite du 12 au 15 septembre pour discuter des défis des droits de l’homme avant le prochain examen du mandat de la MINUSTAH, la mission de stabilisation des Nations Unies dans le pays, par le Conseil de sécurité de l’ONU, Simonovic a rencontré de hauts responsables gouvernementaux, y compris le Premier ministre Laurent Lamothe, les ministres des Affaires étrangères, des Droits de l’homme et de l’Extrême pauvreté, de la Justice ainsi que le Directeur Général de la Police et l’Inspecteur Général de la Police. Il a également rencontré des représentants de l’ONU, le corps diplomatique et des représentants de la société civile. «Le recrutement prévu de 5.000 nouveaux agents de police au cours des 4 prochaines années augure d’un grand potentiel pour un environnement sûr et stable en Haïti. S’ils sont recrutés en fonction de leur mérite, bien formés, et comprennent davantage de femmes, la Police Nationale d’Haïti en sera renforcée tout comme la confiance de la population en elle. Le rôle et l’indépendance de l’Inspecteur Général sont essentiels pour s’assurer que les auteurs des violations des droits de l’homme soient interdits de servir, » a t-il dit. Simonovic a appelé à accompagner la réduction planifiée des forces militaires de la MINUSTAH d’un soutien accru à la police nationale et aux institutions garantissant l’état de droit. « Réformer la police ne suffit pas. La réforme du système judiciaire est attendue depuis longtemps. J’ai visité le Pénitencier National où les 3.489 détenus vivent dans des conditions inhumaines et dégradantes. Parmi eux, seuls 278 ont été reconnus coupables par un tribunal, la plupart des autres sont en détention préventive prolongée. Un système de justice plus indépendante, fiable et efficace est nécessaire pour résoudre non seulement cette situation, mais pour s’assurer que les droits de la population soient mieux protégés, notamment les droits fonciers. La réforme du code pénal en cours doit être achevée sans délai et devrait conduire à des poursuites judiciaires contre les graves violations passées des droits de l’homme, conformément aux obligations juridiques internationales d’Haïti. » Simonovic a exhorté la communauté internationale à accroître son soutien aux efforts de développement à long terme d’Haiti, compte tenu du fait que l’aide humanitaire destinée au pays après le tremblement de terre est en baisse. « Pendant trop longtemps, beaucoup trop d’Haïtiens ont réclamé en vain leurs droits économiques et sociaux, mais n’ont pas été en mesure d’accéder aux services de base. Les efforts de développement qui ont été engagés doivent être fondés sur les droits de l’homme et bénéficier à tous, en particulier aux plus démunis. «Nombreuses parmi les personnes les plus vulnérables sont toujours dans des camps, dont 70% sur des terres privées et sont menacés d’expulsions forcées. J’ai insisté sur la nécessité d’une concertation avec la population des camps et du respect des normes internationales relatives aux droits de l’homme dans le processus de démantèlement des camps qui sont toujours occupés. Une politique de logement et de développement urbains est nécessaire ». Simonovic a observé qu’Haïti a le potentiel d’attirer des investissements et de créer de nouveaux emplois décents, ce qui est essentiel dans un pays où la majorité de la population active est au chômage et où la jouissance des droits économiques et sociaux reste un défi. Dans ce contexte, la sécurité et le respect de l’état de droit ainsi que la lutte contre la corruption sont essentiels. Le responsable onusien a noté que les organisations de la société civile et l’opposition ont une grande contribution à apporter aux efforts de développement du pays. Il est donc important pour le gouvernement de les engager, ainsi que tous les Haïtiens dans la reconstruction de leur pays. http://www.caraibcreolenews.com/news,haiti,1,3972,18-09-2012-hay-ti-hay-ti-est-yy-la-croisy-e-des-chemins-.html

Sean Penn, "déconstructeur" du palais national à Haïti

LE MONDE | 18.09.2012 à 14h03 Par Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant) Sévèrement touché par le tremblement de terre de janvier 2010, le palais national haïtien est la proie des pelleteuses qui vont achever de le démolir au cours des trois prochains mois. Le président Michel Martelly a donné le coup d'envoi des travaux le 6 septembre. Il les a confiés à J/P Haitian Relief Organization, l'ONG de la star hollywoodienne Sean Penn. Nommé ambassadeur itinérant par le président haïtien, l'acteur a multiplié les initiatives humanitaires après le séisme qui a tué près de 250 000 personnes. Selon l'entourage du président, Sean Penn a proposé de prendre en charge "bénévolement" les travaux de "déconstruction" du palais. Les avis sont partagés, sur les réseaux sociaux et parmi les badauds qui se pressent devant les grilles entourant le terrain de 40 000 m2, au centre de Port-au-Prince, où les engins lourds poursuivent la démolition de l'immense bâtisse blanche en forme de E. Des voix s'élèvent pour déplorer l'absence de transparence et le manque d'information sur la reconstruction du palais. "Livrer le palais national à une ONG est tout un symbole, 221 ans après le soulèvement général des esclaves, nous sommes incapables de déblayer les ruines de la maison nationale", regrette le quotidien Le Nouvelliste. "Orgueil" Lors de son entrée en fonction, en mai 2011, Michel Martelly a exclu la reconstruction du palais de ses priorités. L'urgence, disait-il, était le relogement des sinistrés du séisme. Plus de 390 000 sans-abri sont toujours entassés dans des campements de fortune, dans des conditions que les dernières pluies ont encore aggravées. Mais pour Michel Martelly, il est temps de s'attaquer à la reconstruction des bâtiments publics. "La nouvelle construction reproduira à l'identique ces lignes, formes et volumes qui entretenaient et justifiaient notre orgueil", a promis le chef de l'Etat. Après consultation de l'Institut de sauvegarde du patrimoine national, il a précisé que le seul ajout serait "la prise en compte des normes parasismiques". Ni le coût du projet de reconstruction ni l'origine des fonds n'ont été annoncés. Quinze jours après le séisme, le président René Préval, alors en fonctions, avait évoqué une proposition française pour la reconstruction du palais, transmise par l'ambassadeur de France, Didier Le Bret. Cette offre avait été rapidement abandonnée face à l'ampleur des besoins humanitaires. Comme celle d'Haïti, l'histoire du palais a été mouvementée. En 1869, il fut incendié lors d'une rébellion qui renversa le président de l'époque, Sylvain Salnave. En 1912, l'explosion de la poudrière du palais a détruit l'édifice et tué le président Cincinnatus Leconte et près de deux cents soldats. L'année suivante Georges Baussan, architecte haïtien formé aux Beaux-Arts, à Paris, a remporté le concours pour la reconstruction du palais. L'édification de l'imposant bâtiment de style néoclassique, surmonté de trois coupoles, s'est achevée en 1921, sous la supervision des ingénieurs qui accompagnaient les troupes d'occupation américaines. Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant) http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/09/18/sean-penn-deconstructeur-du-palais-national-a-haiti_1761829_3222.html

10% de la population haïtienne vit avec un handicap physique

Le Bureau du Secrétaire d'Etat à l'intégration des Personnes Handicapées (BSEIPH) et le Projet de Renforcement du Cadre Juridique pour les Personnes Handicapées en Haïti de l'OEA ont organisé le lundi 10 Septembre dernier une causerie avec le secteur privé des affaires sur la problématique du handicap en Haïti. Selon un communiqué du Bureau de la présidence, cette rencontre déroulée sous le thème « Accès des personnes handicapées à l'emploi et au travail adaptés », a été l'occasion pour M. Gérald Oriol Junior, Secrétaire d'Etat à l'Intégration des Personnes Handicapées, de faire une plaidoirie en faveur de la présence des handicapés dans les entreprises. M. Oriol dit croire qu'une personne vivant avec un handicap ne représente pas un handicap pour une entreprise quelconque. Le Chef de l'Etat, qui ne cesse d'intercéder pour la cause des handicapés, plaide une fois de plus en faveur du respect de la différence et l'acceptation des personnes handicapées. Il demande à tout un chacun de supporter ces dernières, car un effort supplémentaire doit être fait en vue d'accompagner ce secteur. « Notre pays a besoin, pour son décollage, de l'apport de tous ses fils et filles et nous n'avons pas le droit de laisser se perdre le moindre atome d'intelligence, la moindre parcelle de potentialité », a déclaré le Président. La présence du Chef de l'Etat à cette grande réunion prouve son souci de sauvegarder l'égalité de tous les êtres humains, de faire respecter la liberté et la dignité de tous, de créer le cadre nécessaire pour enrayer toute discrimination fondée sur le handicap. « Je regarde cette initiative comme un pas vers l'émergence d'une conscience citoyenne qui tient compte des conditions d'existence de l'ensemble de la population. Et ce pas me renforce dans ma conviction que, nous autres Haïtiens, pouvons dépasser notre petite personne et nous ouvrir aux besoins de nos compatriotes. » Plusieurs entrepreneurs présents ont compris la nécessité d'offrir des opportunités égales à tous et promis d'intégrer désormais les personnes handicapées compétentes dans leurs entreprises. M. Hervé Denis, Président de la Chambre de Commerce et de l'Industrie en Haïti (CCIH) invite tous les autres membres à faire pareil. Le Président Martelly invite tous les Haïtiens à s'épauler et à avancer sur la voie d'une construction collective et solidaire de cette Haïti dont nous rêvons tous. Radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21382

Haïti-Politique : Des sénateurs mèneraient la bataille sur un autre front contre Martelly

P-au-P, 17 sept. 2012 [AlterPresse] --- Le président haïtien, Joseph Michel Martelly, le président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire et de la cour de cassation, Anel Alexis Joseph, et deux autres juges de la cour de cassation se trouvent dans le collimateur d’une partie du sénat de la république, selon des déclarations recueillies par AlterPresse au cours d’une série d’entretiens. Quatre (4) juges, Frantzy Philémon, Thélot Wendell Coq, Kesner Michel Thermesi et Louis Pressoir, ont été installés le vendredi 17 février 2012 pour compléter la cour de cassation du pays. En fait, Frantzy Philémon et Kesner Michel Thermesi « sont entrés en fonction dans l’irrespect de la loi », fait savoir le sénateur du Nord-Est, Jean Baptiste Bien-Aîmé. Les noms de ces 2 derniers ne figuraient pas dans une liste reconnue par le parlement, selon les explications de l’élu. En conséquence, « nous allons prendre une résolution pour demander à ces derniers de démissionner », ajoute Bien-Aîmé, qui explique que le sénat a été dupé de l’intérieur lors du processus. Le dossier, relatif à l’entrée soupçonnée d’irrégulière de 2 juges à la cour de cassation de la république, ouvre une fenêtre sur celui du conseil électoral (dit permanent) à 6 membres établi par Michel Martelly. Un conseil incomplet, car la version amendée de la Constitution de 1987 et "reproduite" par l’administration de Martelly / [premier ministre Laurent Salvador] Lamothe stipule un organisme électoral de 9 membres. Les six (6) membres déjà installés ont prêté serment devant ces juges incrimines à la cour de cassation, qui font désormais l’objet d’une résolution parlementaire. Tous les « actes » qu’ils [ces 2 juges] auraient posés seraient « nuls et non avenus », au terme de la résolution envisagée par le sénat de la république. Les membres de ce conseil électoral (dit permanent pour certains et présidentiel pour d’autres) sont : Josué Pierre-Louis (représentant de l’exécutif, président ; il est nommé au dit conseil sans avoir reçu décharge de sa gestion au poste de ministre de la justice, auquel il a renoncé en octobre 2011 au fort des remous provoqués par l’arrestation arbitraire et illégale du député en fonction Arnel Bélizaire), Gustave Acacia (représentant de l’exécutif, vice-président), Reynaldo Brunet (représentant de l’Exécutif, responsable des opérations électorales), Yves Benoit Jean Marie (représentant du judiciaire, trésorier), Patrick Métellus (représentant du judiciaire, secrétaire général) et Salnave Exantus (représentant du judiciaire, responsable de la communication). Autre personnalité concernée par cette résolution, c’est Anel Alexis Joseph, le président de la cour de cassation et du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj). Lui aussi aurait violé la loi en acceptant son poste, limite à 65 ans l’âge de nomination d’un juge en son article 51 ; alors que le juge Anel Alexis Joseph est septuagénaire. Est également contestée la nomination des représentants du Cspj au conseil électoral permanent (Cep) mis sur pied par Michel Martelly . Changement de phase … « La bataille », contre Martelly « a changé de phase », a déclaré à AlterPresse le sénateur du Nord Jean-Charles Moïse. « Nous avons passé 15 mois à parler. Maintenant, les armes sont les manifestations, les grèves et les sit-in », préconise Moïse, qui entend mettre fin politiquement au mythe d’un Michel Martelly "très populaire". Pour appuyer ses assertions, le sénateur Moise évoque les mouvements de protestation et de grève, tenus, les 12 et 13 septembre 2012, respectivement au Cap-Haïtien (Nord) et aux Cayes (Sud). contre le mode de gestion de l’administration Martelly / Lamothe. Jean Charles Moïse annonce une autre série de manifestations, lesquelles devront, cette fois-ci, impliquer des habitantes et habitants des Gonaïves (Artibonite / Nord). [srh kft rc apr 17/09/2012 10:30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13409

Haïti-Éducation : Une marche pacifique en vue pour le vendredi 5 octobre

P-au-P, 17 sept, 2012 [AlterPresse] --- L’union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh) appelle à une marche pacifique à l’échelle nationale le vendredi 5 octobre 2012 (journée mondiale des enseignantes et enseignants), dans l’objectif de porter le ministère de l’éducation nationale à prendre en considération le niveau de traitement des enseignantes et enseignants du secteur public, annonce son secrétaire général, Josué Mérilien, dans des declarations faites à plusieurs journalistes, dont de l’agence en ligne AlterPresse. Pour inciter les autorités de l’État à se pencher sur les conditions des enseignantes et enseignants du secteur public, l’Unnoh entend réitérer le mouvement enclenché le 10 septembre dernier dans tout le pays. Parmi les recommandations de l’Unnoh, figurent les arriérés de traitements des enseignantes et enseignants (alors que l’ouverture des classes est annoncée pour le lundi 1er octobre), et la nomination des professeures et professeurs qui travaillent déjà dans le système, celle des étudiantes et étudiants finissants de l’école normale supérieure ainsi que celle des enseignantes et enseignants de l’école normale des institutrices et instituteurs. L’Unnoh réclame un salaire mensuel de base de cinquante mille gourdes (G. 50,000.00) [US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes] pour toutes les enseignantes et tous les enseignants, quels que soient leur niveau d’études et le secteur (privé ou public). De fait, la dynamisation de ce projet passerait par une augmentation du budget national pour le secteur éducatif à près de 34 pour cent, avec 30 pour cent pour le niveau préscolaire, fondamental, et secondaire et professionnel et 4 % pour l’enseignement supérieur public. Vu que plus de quatre-vingt pour cent (+ de 80 %) des écoles du pays sont privées, l’Unnoh demande aux autorités de l’État de prendre toutes les mesures nécessaires pour construire, dans tout le pays, des écoles publiques, afin que la question de scolarisation gratuite ne soit pas du chantage, mais de préférence une réalité. Lors de la mobilisation, tenue le 10 septembre 2012, beaucoup d’organisations d’enseignantes et d’enseignants du monde ont manifesté leur solidarité à l’Unnoh pour l’encourager dans sa lutte. Parmi ces organisations, figurent le syndicat national des enseignants en France, le syndicat des enseignants de l’Amérique du Nord, l’association des peuples des Caraïbes et le comité défendre Haïti en Martinique. A l’occasion du 5 octobre 2012, journée mondiale des enseignantes et enseignants, l’Unnoh compte honorer certaines professeures et certains professeurs dans tous les départements du pays, en hommage à leurs sacrifices. [jep kft rc apr 17/09/2012 14:10] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13411

ONU : des signes encourageants en Haïti

ONU : des signes encourageants en Haïti Mise à jour 19.09.2012 08h57 Le Sous-secrétaire général de l'ONU aux droits de l'homme, Ivan Simonovic, a parlé de "signes encourageants en Haïti aujourd'hui », mais aussi des risques, à la fin de sa mission de quatre jours dans le pays. Selon un communiqué de presse parvenu lundi à Genève, le sous- secrétaire général a cité comme signes positifs les récents amendements constitutionnels qui établissent un quota de 30% pour les femmes dans la vie publique et un conseil constitutionnel, la nomination d'un ministre des droits de l'homme et de la lutte contre l'extrême pauvreté, ainsi qu'une diminution significative de la population des camps de 1,5 million à 370.000. "Haïti est à la croisée des chemins. Si de bonnes décisions sont prises sur un certain nombre de questions clés, il existe un potentiel pour le progrès - mais en même temps il y a des risques d'un retour en arrière. Le nouveau Conseil électoral permanent doit être crédible et avoir la confiance de l'ensemble de la classe politique pour s'assurer que les élections locales, municipales et parlementaires ont lieu sans délai et soient libres et sans violence ", indique le commniqué. Simonovic a exhorté la communauté internationale à accroître son soutien aux efforts des Haïtiennes de développement à long terme, vu que l'aide humanitaire destiné au pays après le tremblement de terre est fortement réduite. http://french.peopledaily.com.cn/International/7952981.html

ONU : des signes encourageants en Haïti

ONU : des signes encourageants en Haïti Mise à jour 19.09.2012 08h57 Le Sous-secrétaire général de l'ONU aux droits de l'homme, Ivan Simonovic, a parlé de "signes encourageants en Haïti aujourd'hui », mais aussi des risques, à la fin de sa mission de quatre jours dans le pays. Selon un communiqué de presse parvenu lundi à Genève, le sous- secrétaire général a cité comme signes positifs les récents amendements constitutionnels qui établissent un quota de 30% pour les femmes dans la vie publique et un conseil constitutionnel, la nomination d'un ministre des droits de l'homme et de la lutte contre l'extrême pauvreté, ainsi qu'une diminution significative de la population des camps de 1,5 million à 370.000. "Haïti est à la croisée des chemins. Si de bonnes décisions sont prises sur un certain nombre de questions clés, il existe un potentiel pour le progrès - mais en même temps il y a des risques d'un retour en arrière. Le nouveau Conseil électoral permanent doit être crédible et avoir la confiance de l'ensemble de la classe politique pour s'assurer que les élections locales, municipales et parlementaires ont lieu sans délai et soient libres et sans violence ", indique le commniqué. Simonovic a exhorté la communauté internationale à accroître son soutien aux efforts des Haïtiennes de développement à long terme, vu que l'aide humanitaire destiné au pays après le tremblement de terre est fortement réduite. http://french.peopledaily.com.cn/International/7952981.html

Haïti a perdu sa « mère Teresa ».

Renette François-Barbier est décédée samedi dernier des suites d'un cancer à l'âge de 67 ans.
Figure indispensable de la diaspora haïtienne, Mme François-Barbier a fondé la Cellule de réveil de la communauté haïtienne en 1986, puis L'Organisation Têtes Ensemble Internationale SOS Haïti (OTEI), dix ans plus tard. « Renette était très sensible aux besoins des autres, confie son mari, Jean-René Barbier. Elle était animée d'une grande bonté. » L'infirmière de formation débarque à Montréal en 1970. Elle écrit la première page de son oeuvre deux ans plus tard. Une école sur la terre familiale est créée, et elle paye de sa poche le salaire de l'enseignante qui y travaille. Elle ne reviendra dans sa terre natale que 28 ans plus tard. Celle qui a quitté sa patrie dans un état d'extrême pauvreté la retrouve dans une misère indicible. Nous sommes en 1999. Maintenant jeune retraitée, Mme François-Barbier se dévouera par la suite entièrement aux miséreux de la Perle des Antilles. Mais le véritable électrochoc survient en septembre 2004, après le passage de l'ouragan Jeanne, dans Les Gonaïves. Les images de détresse se multiplient à la télévision. Horrifiée et fortement ébranlée, Rénette François-Barbier s'active et amasse en quelques semaines près de 150 000 $, avec l'aide précieuse de Gisèle Lalonde. Cinq conteneurs chargés de vêtements, de meubles, et de produits d'hygiène, quittent bientôt le port de Montréal pour la commune située dans l'ouest d'Haïti. « Elle avait vraiment l'amour de son pays et des Haïtiens, raconte l'ancienne mairesse de Vanier. Elle les avait tout le temps dans son esprit et dans son coeur. » Le 12 janvier 2010, le malheur s'abat une nouvelle fois sur Haïti. Un violent séisme tue environ 200 000 personnes, en grande partie dans sa capitale, Port-au-Prince. Plus de détails dans l'édition du 18 septembre ou sur ledroitsurmonordi.ca

Haïti: après la collecte de l'eau, des enfants viennent lire au BiblioTaptap

PORT-AU-PRINCE, 18 sept 2012 (AFP) - 18.09.2012 06:28 - Par Clarens RENOIS "Men machinn liv-la!" --"Voilà la voiture à livres!"--, crient les enfants de la Communauté Sainte-Marie, dans la banlieue de Port-au-Prince. Dans les minutes qui suivent, une salle de lecture est dressée sous un arbre pour écouter les histoires merveilleuses que Suze Dorange va raconter. Les petite têtes curieuses fêtent l'arrivée du "BiblioTaptap", une camionnette transformée en bibliothèque grâce à Bibliothèque sans frontières (BSF), arrivé ce samedi matin dans le quartier de Canapé-vert à l'est de la capitale haïtienne. Le séisme de janvier 2010 a détruit de nombreuses bibliothèques à Port-au-Prince. Grâce à l'intervention de BSF, beaucoup ont été remises sur pied et l'organisation a permis aux personnes déplacées de rester en contact avec les livres en tenant des séances de lectures publiques. Certains enfants arrivent au pas de course. Après la collecte de l'eau pour leur famille, ils ont rendez-vous avec les livres. Emilcar Dieuphène, 8 ans, est assis aux pieds de l'animatrice et répète toutes les phrases qu'elle entend, tirées du conte de Maryse Lamigeon "Dauphin, Dauphin quand reviendras-tu ?" Les enfants ouvrent de grands yeux et applaudissent à la fin de la lecture. "C'est une belle histoire, lis encore", dit Emilcar. "Nous allons aussi dans les camps de déplacés du séisme de 2010. Il y a des enfants qui y vivent et qui découvrent le livre pour la première fois. Ils ne vont pas à l'école et font la fête quand le BiblioTaptap arrive", raconte l'animatrice. Ces enfants se contentent de voir des illustrations et écoutent les animateurs de la bibliothèque mobile qui déclament en créole. "Le BiblioTaptap a un tel succès, c'est incroyable! Cela correspond à un vrai besoin de la population", a relevé Patrick Veil le directeur de BSF. Le tremblement de terre en janvier 2010 a fait au moins 220.000 morts, dont 1.350 enseignants et 38.000 élèves. Les écoles ont rouvert officiellement le 6 avril 2010 dans la capitale, mais beaucoup n'ont pas encore été reconstruites. Les adultes aussi BSF a lancé en Haïti sa première bibliothèque mobile il y a environ deux mois et depuis, de nombreux enfants dans les quartiers de la capitale goûtent chaque jour au plaisir de la lecture. Mike, 9 ans, préfère "le Loup et l'agneau", la fable de Jean de La Fontaine, que l'animatrice a raconté en créole pour la joie des enfants. Terra, 4 ans, a apporté ses propres livres pour qu'ils soient lus par l'animatrice. "Les enfants sont adorables, ils ne sont jamais rassasiés de contes. Ils aiment Kirikou, Obélix, Astérix ou Alladin", explique Suze qui fait ainsi le tour de Port-au-Prince cinq fois par semaine pour apporter les livres dans les quartiers et sur les places publiques. Les adultes ne sont pas en reste et viennent eux aussi passer quelques heures à lire au passage de la bibliothèque mobile très appréciée. "Nous avons une bonne clientèle de jeunes et d'adultes qui viennent consulter nos rayons, mais certains ont des demandes très spécifiques. Alors on prend note et on essaie de répondre à leur demande", rapporte Marc-Elsius Saintvilus, bibliothécaire et animateur. Dictionnaire, romans, ouvrages sur le droit ou l'économie, les lecteurs lisent tout ce qui est disponible. Des jeunes en profitent pour préparer leurs devoirs de classe. "Parfois, certains nous suivent d'un quartier à un autre pour pouvoir terminer une lecture ou poursuivre une consultation", souligne le bibliothécaire. Bibliothèques sans frontières (BSF) a récemment inauguré la bibliothèque du ministère haïtien des Affaires étrangères et un centre des archives détruits en 2010. L'université d'Etat a bénéficié d'une bibliothèque numérique. Au total, plus de 460 structures haïtiennes bénéficient du soutien de BSF depuis trois ans grâce à une dotation de 750.000 euros du grand prix culturel de la Fondation Louis D-Institut de France attribué à l'association en 2010. © 2012 AFP http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Haiti-apres-la-collecte-de-l-eau-des-enfants-viennent-lire-au-BiblioTaptap.htm?&rub=5&xml=120918062831.w283mnfd.xml

Clinton veut inciter les Haïtiens des Etats-Unis à investir en Haïti

La fondation caritative de l'ex-président américain Bill Clinton va mener avec l'Université de New-York (NYU) une étude auprès de la diaspora haïtienne aux Etats-Unis afin d'identifier des investisseurs potentiels pour le pays, a-t-elle annoncé lundi. "Ma fondation travaille depuis maintenant 3 ans en Haïti pour encourager la création d'emplois et promouvoir des investissements privés. Aujourd'hui, nous allons lancer une nouvelle collaboration", a déclaré M. Clinton, lors d'une visite de 24 heures en Haïti, où il a été reçu par le président Michel Martelly et le Premier ministre Laurent Lamothe. "Haïti a d'énormes potentialités en tant que pays en voie de développement. Ce pays a besoin d'identifier et de lever les obstacles qui freinent les investissements des étrangers, mais également des Haïtiens", a dit M. Clinton. Cette étude devrait permettre au Centre haïtien de facilitation des investissements (CFI) de recenser les entrepreneurs haïtiens vivant aux Etats-Unis et de leur offrir des avantages pour investir en Haïti. "Nous nous rendons compte qu'il est plus facile d'attirer des Haïtiens qui ont des attaches patriotiques et sentimentales avec leur pays, à investir dans leur région que de convaincre des étrangers", a expliqué M. Georges Andy René, directeur du CFI. L'enquête, soutenue par la fondation de Bill Clinton, sera menée pendant 12 semaines exclusivement auprès des Haïtiens vivant aux Etats-Unis, par des étudiants américains et des étudiants haïtiens aux Etats-Unis. En fin d'après-midi, l'ancien président américain, envoyé spécial des Nations unies en Haïti et co-président de la commission présidentielle pour l'économie et l'investissement, a participé au lancement de projets du fonds Qatar pour Haïti prévoyant notamment la construction d'habitats sur un terrain public à une vingtaine de kilomètres de Port-au-Prince ainsi que des programmes de formation. http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/industrie-lourde/actu/afp-00465610-clinton-veut-inciter-les-haitiens-des-etats-unis-a-investir-en-haiti-363066.php

Haïti/Post-séisme : Les Émirats Arabes Unis participent au processus de reconstruction

P-au-P, 18 sept. 2012 [AlterPresse] --- Création de cliniques mobiles, construction d’écoles, développement de quartiers résidentiels et assistance à la formation d’infirmières et pharmaciens constituent les fondements de 5 projets paraphés le 17 septembre par l’ambassadeur des Émirats Arabes Unis, Mohamed Bin Abulla Al-Rumaihi, et des entités haïtiennes et internationales. Ces projets recevront le financement du premier fonds Qatar (Fonds d’investissement souverain des Émirats Arabes Unis) pour Haïti estimé à 20 millions de dollars américains. Le premier contrat consiste en un accompagnement technique du bureau du premier ministre haïtien Laurent Salvador Lamothe. Des experts venus de la Nouvelle-Orléans (New Orleans) viendront mettre à la disposition du gouvernement leurs expériences en matière de gestion des désastres. L’organisation non gouvernementale (Ong) Zanmi Lasante (Amis de la santé) se chargera de son coté de la mise sur pied des cliniques mobiles dans le Plateau Central (Centre) et dans le bas Artibonite (Nord). L’agence américaine pour le développement (Usaid) mettra en œuvre le projet visant la construction des écoles professionnelles et élémentaires et d’établissement d’un quartier résidentiel à Cabaret (Ouest, 20 kms au nord de la capitale). Un autre contrat vise la formation standard des infirmières de l’hôpital Albert Schweitzer (à Deschapelles, petite rivière de l’Artibonite), qui passera par une série d’entraînements. Ces 5 projets seront financés pour un total de 10 millions de dollars. Les 10 autres millions qui resteront dans le fonds Qatar Haïti seront essentiellement dirigés vers la construction de logements sociaux, selon les déclarations du premier ministre Laurent Lamothe. Le montant destiné à la réalisation de chacun des ces projets n’est pas encore indiqué. « Cela se fera au fur et à mesure qu’on les mettra à exécution », explique l’ambassadeur Abdulla Al-Rumaihi. Le seul projet dont le financement semble être clairement énoncé est celui estimé à 1 million de dollars, destiné à instaurer un programme de formation de pharmaciens et de professeurs de l’Université Notre-Dame d’Haïti (Undh). Le choix de l’Université Notre-Dame et non de l’université d’État s’explique par le fait que c’est la seule qui avait présenté un projet, a t-on fait savoir. L’ambassadeur et président du fonds Qatar pour Haïti Bin Abdulla Al-Rumaihi, qui répondait à une question d’AlterPresse, se dit « prêt » à acheminer au conseil de gestion du fonds souverain, tout projet venant de l’Université d’État, dont les entités ont été gravement touchées par le séisme de janvier 2010. D’autres personnalités étaient présentes pour la circonstance , telles Michaëlle Jean, envoyée spéciale de l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, (Unesco) en Haïti, l’ancien Président américain William Jefferson Clinton, le maire de la Nouvelle-Orléans, Mitchell Landrieu, et l’ambassadrice des États-Unis en Haïti Pamela Write. [srh kft gp apr 18/09/2012 13 :35] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13418

Haïti-Éducation : L’Unnoh exige un traitement mensuel de base de 50 mille gourdes pour les enseignants des secteurs public et privé

P-au-P, 18 sept. 2012 [AlterPresse] --- L’union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh) se prononce pour un « traitement mensuel équitable » de 50 mille gourdes (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) pour toute enseignante et tout enseignant, quels que soient leur niveau d’études et leur secteur d’appartenance (privé ou public). C’est la revendication mise sur la table par l’organisation syndicale, lors d’une rencontre d’échanges, le vendredi 14 septembre 2012, avec le titulaire du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), Vanneur Pierre, indique à AlterPresse le secrétaire général de l’Unnoh, Josué Mérilien. Sans annoncer de mesures rassurantes, susceptibles d’améliorer les conditions des enseignantes et enseignants - qui ne savent pas encore si leurs enfants vont pouvoir se rendre à l’école durant l’année académique 2012-2013 - le Menfp croit opportun de poursuivre le dialogue pour résoudre le problème de plus de six mille enseignantes et enseignants non titularisés, dont certains auraient déjà une lettre de nomination, rapporte Mérilien. Seulement 3,000 (de ces 6 mille) auront droit à une lettre de nomination dans le secteur public, aurait promis Vanneur Pierre à l’Unnoh, sans mentionner dans quel délai de telles dispositions administratives seront effectives. « Exprimant une « bonne compréhension » des revendications des enseignantes et enseignants, le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a reconnu la nécessité de travailler de concert avec eux, en vue de résoudre les divers problèmes, auxquels est confronté le corps enseignant en Haïti dans l’exercice de sa profession », signale Mérilien. Le Menfp pourrait se heurter à une vaste mobilisation des enseignants, voire à un boycottage de l’année académique 2012-2013, au cas où il persiste à faire fi de leurs différentes réclamations, avertit Mérilien, interrogé sur la demande de trêve (de plus de deux semaines avant la rentrée des classes du 1er octobre 2012) souhaitée par le ministre Vanneur Pierre, dans une tentative de compromis. Déterminée à défendre le sort des maîtres, l’Unnoh entend mener le combat jusqu’au bout pour la satisfaction des desiderata des enseignantes et enseignants durant la nouvelle année académique 2012-2013. L’organisation annonce une série d’actions de mobilisation, dont la première est déjà prévue pour le vendredi 5 octobre 2012, à l’occasion de la journée mondiale des enseignantes et enseignants. Le traitement « exécrable » de six mille gourdes (G. 6.000.00), octroyées à certains professeurs évoluant dans le système, ne devrait plus être de mise, de manière à garantir un enseignement de qualité, comme le prône le ministère pour la deuxième phase du programme-phare de scolarisation gratuite et obligatoire de l’administration du président Joseph Michel Martelly et du premier ministre Laurent Salvador Lamothe, suggère l’Unnoh. [jep rc apr 18/09/2012 0:51] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13414