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mardi 27 octobre 2009

Des actes sauveront Haïti de ses maux et non des mots

Quand en Haïti le chaos s'installe
En collusion, quand notre patrie chérie est prise
Quand sa descente aux enfers s'accélère
Viendra une classe d'Haïtiennes et d'Haïtiens
De toutes les ethnies, de toutes les couleurs
De milieux sociaux très hétérogènes
Qui croira aux actes et non aux mots
Et qui restaurera Haïti chérie
Dans sa beauté antérieure
Afin qu'elle redevienne la Perle des Antilles
Ceci est mon plus grand espoir
Cette classe d'Haïtiennes et d'Haïtiens
N'aura pas besoin de s'envoyer des fleurs patriotiques
Car l'histoire s'en chargera…

Renald LUBERICE


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INTERVENTION : L’ARMEE DOMINICAINE DETRUIT DES FOURS A CHARBON

Auteur Ramón Pérez Reyes - 10/27/2009
Traduction Haïti Recto Verso
Le bureau du procureur interroge les haïtiens survivants des assassinats de Jimani.
Santo Domingo.- Des brigades de l'Armée ont réalisé une intervention dans la zone de Jimani et ont détruit plusieurs fours à charbon ou les Cartels du charbon impose leurs affaires.
L'opération coup de poing a été menée par le général Francisco Ovalle Pichardo, directeur  du service d'intelligence de l'Armée (G-2), qui s'est réuni avec les leaders communautaires et religieux de cette commune en vue de trouver une solution au problème de la déprédation des arbres pour fabriquer le charbon de bois.
Ovalle Pichardo a expliqué que l'Armée fait face à cette situation depuis quelques temps déjà et que chaque jour, des dizaines de sacs de charbons sont saisis.
Il a déclaré cependant que la loi qui régit l'environnement est très bénigne en ce qui concerne les sanctions contre ceux qui la violent et pour cette raison le délit est commis de façon récurrente.
« S'il n'y a pas de sanction, il n'ya pas moyen de contrôler le délit. Nous devons travailler la dessus », a déclaré l'officier supérieur lors d'un entretien accordé dans ses bureaux.
Il a révélé en plus que les « Cartels du charbon », mettent des obstacles sur els routes pour empêcher que les véhicules de contrôle atteignent les endroits ou sont fabriqués les fours.
Dans d'autres occasions, a-t-il dit, les endroits choisis pour la coupe des arbres est tellement inhospitalier qu'il est impossible d'y accéder.
« Quelques fois ils construisent les fours dans des endroits ou les haïtiens marchent pendant  trois jours pour y arriver et transportent les sacs de charbon à dos d'âne ou sur leurs épaules, mais les soldats ne peuvent pas arriver dans l'antre de ces montagnes, pour cette raison nous utilisons des hélicoptères », a-t-il ponctué.
Il a de même fait remarquer que cette lutte revient chère à l'état dominicain et la population doit prendre conscience du problème grave que cela signifie.
Dans ce sens il a fait référence au fait que souvent  des gens transportant le charbon de bois sont arrêtés  et la population de la région frontalière exige leur mise en liberté, en argumentant que c'est leur moyen de subsister car avec le charbon de bois ils préparent leurs aliments.
Il a admis que le charbon qui s'obtient de la combustion des arbres s'est converti  en un commerce très lucratif au profit de bandes organisées d'haïtiens et de dominicains qui rivalisent autour de sa distribution et de son commerce.
Une enquête menée par le journal Listin Diario établit que ceci est la cause de l'incident sanglant survenu la semaine dernière se soldant par la mort par balles de trois citoyens haïtiens, selon les témoignages des habitants de cette localité interrogés sur la cause de ce fait violent.
Deux citoyens haïtiens  se trouvant sur les lieux de l'incident ont été remis par la Police au ministère public pour pouvoir offrir leurs versions des faits.
Le procureur Ruddy Pérez Medrano interrogera ce mardi le citoyen haïtien rescapé, blessé par balle qui avait pu atteindre Jimani pour demander de l'aide.
Jusqu'à ce moment 13 personnes ont été interrogées en ce qui concerne le crime.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=119466

 


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René Préval et José Miguel Insulza proclamés "héros de l’hémisphère" par la PADF

Aucune précision sur les raisons pour lesquelles le chef de l'Etat haïtien et le Secrétaire général de l'OEA ont été honorés le week-end dernier à Miami

Le titre de "héros de l'hémisphère" a été décerné conjointement au Président haïtien René Préval et au Secrétaire général de l'Organisation des Etats américains, José Miguel Insulza, par la Fondation panaméricaine pour le développement (PADF), lors d'une cérémonie organisée samedi à Miami.

Selon une dépêche de l'Associated Press, M. Préval, qui devait se rendre en Floride pour recevoir cette distinction, a finalement annulé son voyage.

Il s'est fait représenter par le ministre du tourisme, Patrick Delatour.

Le motif de l'attribution de cette récompense n'a pas été précisé.

Le numéro un de l'OEA et l'écrivain cubain Carlos Alberto Montaer ont pris la parole lors d'un lunch qu'a abrité un bateau de croisière dans le port de Miami.

Bras humanitaire de l'Organisation des Etats américains, la PADF a notamment pour mission de fournir de l'aide aux pays du continent confrontés à des catastrophes naturelles et de contribuer au développement économique et social à l'échelle régionale. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6278



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Les oubliés de la frontière…

La chronique hebdomadaire de l'écrivain Lyonel Trouillot

Un ami sociologue pour lequel j'ai beaucoup de respect à cause de sa capacité à mettre le doigt dans la plaie et sa volonté d'analyser sans peur les mécanismes d'exclusion sociale dans la société haïtienne, a attiré mon attention sur le silence, désormais habituel, qui entoure le massacre de milliers d'haïtiens en République dominicaine.

Il y a 72 ans, un pouvoir, un Etat, avec l'accord de secteurs économiques et sociaux, massacrait des hommes, des femmes et des enfants avec lesquels nous partagions au moins une citoyenneté à défaut d'autre chose.

Dans d'autres pays, on aurait essayé d'avoir un compte aussi précis que possible du nombre de victimes. Dans d'autres pays, on aurait relevé leurs noms, établi des listes, inscrit ces listes dans des archives historiques. Dans d'autres pays, on leur aurait dressé des monuments. Dans d'autres pays, on aurait gardé l'événement en mémoire pour en tirer leçon. Pourquoi ? Comment ? Le poids de la perte et ses conséquences. La responsabilité de ceux qui l'ont perpétrée, la solidarité symbolique avec les victimes…

Dans d'autres pays… mais ici, on a choisi d'oublier. Il est plus facile d'oublier. Et les enfants ne sauront pas, ou ils auront une connaissance vague des faits. En réalité nous enseignerons à nos enfants, par le silence, que cela n'a pas d'importance. Après tout, nos élites économiques n'aiment pas que les cadavres de quelques inconnus incapables de leur vivant d'adopter l'accent dominicain viennent troubler leurs vacances ni leur commerce. Et nos dirigeants politiques n'ont toujours pas trouvé les termes d'une politique étrangère fondée sur un principe d'équité et de cohabitation dans la dignité avec la République dominicaine.

Les victimes du massacre n'ont donc ni diplomates, ni Etat, ni amis. Abandonnés à l'oubli dans leurs fosses.

Qu'est-ce qu'un pays qui ne sait ni pleurer ses morts, ni prendre cas des vivants ! On a l'impression que ce qui nous est arrivé de pire peut se reproduire sans choquer les consciences. Car, le silence sur les morts n'est pas attitude envers le passé, c'est une attitude envers le présent. Le présent est fait de nos victoires et de nos pertes. C'est parce qu'il n'y a pas de « nous » que nous ne pouvons ensemble pleurer « nos morts », ni transformer le mauvais côté de l'histoire et des dates fatidiques en points de repères pour discuter de l'avenir.

A l'est comme à l'ouest de l'île, ils pourrissent seuls dans leurs trous, les oubliés de la frontière…

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6279

 



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