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samedi 31 mai 2008

Décès de l’éminent avocat haïtien Constantin Mayard Paul

Une perte énorme pour le pays, selon l’Ordre des avocats de Port-au-Prince et Me Gérard Gourgue
vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya

L’un des plus anciens et éminents hommes de loi haïtiens, Me Constantin Mayard Paul, est décédé tôt vendredi dans sa résidence après avoir été victime d’une embolie, a indiqué à Radio Kiskeya l’un de ses fils, Me Thierry Mayard Paul.
Agé de 78 ans, le disparu était depuis quelque temps un semi-retraité après avoir accompli une riche carrière professionnelle longue d’une cinquantaine d’années. Il souffrait d’une emphysème, mais n’a pas été emporté par cette maladie, a raconté Me Mayard Paul incapable de contenir son émotion.
Aussitôt connue la nouvelle de cette disparition monumentale, les plaidoiries ont été suspendues au barreau de Port-au-Prince qui devrait rendre un hommage appuyé à l’une de ses figures de proue.
Le bâtonnier de l’ordre des avocats de la capitale, Me Gervais Charles, a qualifié la mort de Me Constantin Mayard Paul de "fin d’une époque". Il l’a décrit comme un avant-gardiste et le premier avocat professionnel d’Haïti qui a consacré une bonne partie de sa carrière au droit des affaires.
Lui aussi célèbre juriste haïtien, Me Gérard Gourgue a, pour sa part, souligné la valeur professionnelle exceptionnelle de Me Mayard Paul dont il était l’aîné. Parlant d’un homme qu’il connaissait et fréquentait depuis 1954, l’ancien président de la Ligue haïtienne des droits humains a vanté les grandes qualités du défunt qui, selon lui, résidaient dans la préparation méticuleuse de ses dossiers, ses plaidoiries brillantes au prétoire et son talent d’orateur.
Gérard Gourgue a également rappelé quelques moments forts de la vie professionnelle de Me Constantin Mayard Paul en citant notamment la formidable bataille juridique qu’il avait livrée dans les années 70 contre les intérêts de feu Jean Dominique alors en conflit avec les héritiers de Ricardo Widmaïer, fondateur tour à tour de Radio Haïti et de Radio Métropole. Ce procès donna lieu à une grande polémique radiophonique.
La date des funérailles de Me Constantin Mayard Paul, grand ami et auditeur passionné de Radio Kiskeya, doit être annoncée ultérieurement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5066

Madrid, siège de la prochaine conférence internationale sur Haïti

La sécurité alimentaire et le développement rural en perspective
vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya

Madrid accueillera en juillet la prochaine conférence des donateurs d’Haïti à l’initiative conjointe du Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et du chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodrìguez Zapatero, ont indiqué vendredi des sources gouvernementales espagnoles relayées par EFE.
Dans la capitale espagnole, les différents partenaires d’Haïti partiront à la recherche d’un consensus sur un programme d’aide d’urgence en faveur du pays, théâtre début avril d’émeutes de la faim meurtrières suite à la hausse vertigineuse des prix alimentaires.
Placée sous la coprésidence de la France et de l’Argentine, la conférence visera également l’élaboration d’un programme de sécurité alimentaire et de développement rural. "Les nouvelles propositions se situeront dans la ligne du plan propre à Haïti et en adéquation avec les efforts déployés actuellement par la communauté internationale", ont fait savoir les autorités espagnoles.
Les leaders de l’Amériuqe latine, de la Caraïbe et de l’Union européenne, qui s’étaient réunis à la mi-mai à Lima (Pérou), avaient approuvé la proposition de Lula et de Zapatero de tenir une nouvelle conférence sur Haïti autour de la grave crise alimentaire.
La contestation sociale née de cette crise a emporté le gouvernement du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis qui liquide depuis environ deux mois les affaires courantes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5065

vendredi 30 mai 2008

Début à la chambre basse du processus de ratification du Premier ministre désigné

Une commission de sept Députés doit se pencher sur le dossier de Robert Manuel
vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le processus de ratification du Premier ministre désigné, Robert Manuel, a été officiellement lancé jeudi après-midi au Parlement avec la formation d’une commission de ratification de sept membres à la Chambre basse à l’issue de l’ouverture d’une session extraordinaire convoquée par le Président René Préval.
Un membre du bureau, Patrick Joseph et les représentants des quatre blocs parlementaires, Gasner Douze, Clédor Myril et Nelson Pierre-Louis (Concertation des parlementaires progressistes, CPP), Jean Etzer Valentin (UPDN), Joseph Wilbert Deshomme (FUSION) et Lutherking Marcadieu (OPL) composent cette commission. Ils auront la responsabilité de recevoir et d’analyser le dossier de M. Manuel afin de soumettre à l’assemblée un rapport dont les conclusions seront acceptées ou rejetées.
Le bureau de la Chambre des Députés devrait très rapidement inviter le successeur potentiel du Premier ministre sortant, Jacques-Edouard Alexis, à faire le dépôt de ses pièces.
Le président de la commission, Gasner Douze, un dissident de la Fusion, n’a annoncé aucun délai pour la présentation du rapport. Il soutient que la commission doit disposer du temps nécessaire à la réalisation d’un travail satisfaisant.
En revanche, son collègue Lutherking Marcadieu a promis d’accomplir l’étude du dossier du Premier ministre désigné avec la plus grande célérité.
De son côté, le Député Joseph Wilbert Deshomme affirme que la commission entend se mettre à la tâche en vue de permettre à l’assemblée de se prononcer de façon souveraine sur le choix de Robert Manuel. Il en a profité pour souligner qu’au sein des différents groupes parlementaires, il n’existait à ce jour aucun consensus sur le rejet ni l’acceptation de la candidature à la Primature du principal conseiller du Président Préval.
Enfin, un membre du bureau de la Chambre basse, Ronald Etienne, a estimé que pour la première fois une commission spéciale de ratification s’est formée sans heurts. Il croit que ses collègues doivent presser le pas s’ils veulent contribuer à combler le vide laissé à la tête du pays par la destitution depuis près de deux mois de Jacques-Edouard Alexis.
Désigné il y a une semaine environ par le chef de l’Etat, Robert Manuel, 55 ans, s’apprête à engager des discussions avec la CPP, première force politique à la Chambre des Députés et responsable de l’échec, le 12 mai dernier, d’un autre Premier ministre désigné, Ericq Pierre. Spp/Radio kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5063

Crise alimentaire : La Banque Mondiale accorde un don de 10 millions de dollars à Haïti

Le pays figure sur la liste prioritaire de la BM, selon son président Robert Zoellick
Vendredi 30 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le président de la Banque Mondiale (BM), Robert Zoellick, a annoncé jeudi le déblocage de 10 millions de dollars en faveur d’Haïti dans le cadre du lancement d’un programme de prêt et d’assistance financière d’un montant de 1,2 milliard de dollars destiné à permettre aux pays pauvres d’affronter la crise alimentaire.
Selon un communiqué rendu public à Washington, le conseil d’administration de l’institution financière internationale espère pouvoir, grâce à cette enveloppe, aider les autorités haïtiennes à contenir la flambée des prix, mais aussi à continuer à mettre en œuvre leur stratégie de réduction de la pauvreté.
« Cette aide constituera un soutien au programme du gouvernement dans le cadre du maintien d’un environnement macroéconomique stable », a déclaré Yvonne Tsikata, directrice de la Banque Mondiale pour la Caraïbe. Elle a ajouté que cet effort supplémentaire visait à donner à Haïti les moyens de résister au choc alimentaire à travers des programmes d’assistance sociale directe et indirecte aux couches les plus vulnérables de la population.
S’exprimant lors d’une conférence téléphonique, Robert Zoellick a, pour sa part, indiqué qu’Haïti, Djibouti et le Libéria seront les premiers pays bénéficiaires de ces fonds, dont 200 millions sous forme de dons, qui seront aussitôt disponibles grâce à des procédures de décaissement rapide.
Au lendemain des émeutes de la faim qui avaient secoué Haïti début avril, la Banque Mondiale avait déjà accordé 10 millions de dollars au pays.
L’annonce de la BM intervient à la veille de deux événements importants qui verront les dirigeants du monde s’attaquer à la grave crise alimentaire : la conférence de Rome prévue du 3 au 5 juin à l’initiative de la FAO et le prochain sommet du G8 qui réunira en juillet les huit pays les plus industrialisés. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5062

L’USAID accorde une aide alimentaire de 45 millions de dollars à Haïti

L’administrateur de l’Agence américaine pour le développement International ( USAID), Henrietta Fore, a annoncé vendredi dernier que son organisation a débloqué une aide supplémentaire de 25 millions de dollars en faveur d’Haïti.
Au total l’USAID entend apporter une aide alimentaire de 45 millions de dollars soit l’équivalent de 36 000 tonnes de nourriture tels riz, haricot, huile maïs etc. L’aide sera distribuée par le biais du Programme Alimentaire Mondial, de Catholic Relief Services et de World Vision.
L’USAID explique qu’une attention spéciale sera accordée aux populations vulnérables tells les handicapés, les orphelins, les vieillards et les enfants qui recevront une assistance pendant 12 mois.Mme Fore a indiqué que les Etats-Unis sont disposés à aider le peuple haïtien à faire face à l’urgence et à se préparer pour des progrès dans le long terme.
Le 16 mai dernier l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, avait annoncé l’arrivée de trois bateaux transportant environ 7.000 tonnes de nourriture en provenance des Etats-Unis.
La première tranche de 20 millions d'aide alimentaire d’urgence sera utilisée pour l'alimentation d’urgence à travers un système de sécurité défini en faveur des populations les plus vulnérables dans les zones urbaines et rurales ciblées et nourrir des écoliers dans les centres scolaires avec des rations à emporter dans les familles pauvres.
Selon la diplomate américaine le montant sera également utilisé dans le cadre du programme de " travail contre nourriture" (food for work) qui vise à réparer des systèmes d'irrigation/des infrastructures routières et réactiver les terres cultivables érodées en vue de renforcer la production agricole et de créer des emplois pour les chômeurs. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13785

Plusieurs personnalités affichent leur opposition à la peine de mort

Le sénateur Youri Latortue, le juriste Samuel Madistin et le secrétaire général du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, sont opposés au rétablissement de la peine capitale arguant que le renforcement de la police et l’épuration de l’appareil judiciaire sont de nature à améliorer l’efficacité de la lutte contre le kidnapping.
Youri Latortue, président de la commission sénatoriale de justice et de sécurité, préconise un redéploiement des forces de l’ordre et du système d’intelligence afin de contrecarrer la vague d’enlèvement. Il croit qu’il faut transformer le décret sur la lutte contre le kidnapping en loi.
Tout en faisant remarquer que le problème existe depuis 4 ans, il appelle à la mobilisation pour que l’insécurité devienne une exception. " Il doit y avoir à la fois la mobilisation des citoyens, du système répressif et de l’appareil judiciaire", dit-il soulignant que les efforts du gouvernement Alexis n’ont pas permis de résoudre le problème. Pierre Espérance est lui aussi contre la peine de mort rappelant que le pays doit respecter ses engagements internationaux. " Il n’y a pas un problème de législation mais d’application de la loi", lance M. Espérance faisant remarquer que jusqu'à présent aucun des chefs de gangs de Cité Soleil n’a été traduit en justice. Le directeur exécutif du RNDDH révèle que depuis 2005 moins de 50 kidnappeurs ont été condamnés " Des juges corrompus libèrent nombre de kidnappeurs arguant que les dossiers de la police sont mal montés", se plaint-il. De son coté, le juriste Samuel Madistin dit avoir noté une révolte de l’ensemble de la société contre les enlèvements. Il ne juge pas nécessaire l’instauration de la peine de mort pour lutter contre le kidnapping révélant que seulement 20 policiers ont reçu une formation dans la lutte contre les enlèvements. Maître Madistin rappelle que la peine de mort a été abolie en 1979 ce qui n’avait pas entraîné une hausse des actes de violence. Tout en soulignant que la prévention reste la meilleure arme il fait remarquer que l’effectif de la PNH est trop réduit.
http://www.moun.com/forum4/forum_posts.asp?TID=13991&PN=1

LE FEU DETRUIT "MACHE ANBA"

Le Marché en fer, le Marche Florvil Hyppolite, Mache en bas, consumé complètement par le feu.
Ce matin, depuis trois heures, alors que l’enceinte du marché était fermé avec les marchandises, un feu aurait déclaré et aurait consumé la totalité du marché et son contenu.
Les rumeurs d’implication de mains criminelles commencent à se faire entendre. Ni la ville de Port-au-Prince, ni Haïti dispose de moyens efficaces pour lutter contres des incendies de cette envergure.
Le service des pompiers plus qu’obsolètes auraient été carrément dépassés tandis que la mairie de Port-au-Prince aurait proposé l’achat de camions d’eau de façon à inviter les marchands à participer à la lutte contre les flammes.
Les émeutes de la faim qui ont poussé vers la sortie le gouvernement de Jacques Edouard Alexis, les tergiversations des pouvoirs exécutif et législatif autour de la formation d’un nouveau gouvernement, la recrudescence des actes de kidnapping ponctué par le crime crapuleux culminant avec l’assassinat du jeune Kareem, les accusations de secteurs concernés faisant état des dysfonctionnement du pouvoir judiciaire qui remet en liberté des bandits notoires appréhendés, sont autant de facteurs témoignant de l’état non équivoque de faillite de l’état.
Force est de reconnaître que nous autres les haïtiens nous nous sommes affranchis de la légitimité de vouloir ou pouvoir résoudre les problèmes de la nation. Il faut que nous soyons capables de passer la main.
La réserve morale hypothétique semble s’être effritée et étiolée peu à peu sous l’effet de l’instinct de survie.
L’histoire d’Haïti regorge de scènes d’incendie et de pillage. Les historiens vous diront combien de fois la ville de Port-au-Prince a subi les affres de ces apatrides. Il est si dur de constater que nous nageons encore dans la déchéance comme avant, comme il y a deux cents ans.
Oui il y a surement eu des mains criminelles dans la destruction par le feu du marché en fer. Bientôt les rumeurs feront des partisans zélés d’Aristide les auteurs présumés de ce drame.
Il est clair cependant que les marchands auront tout perdu peu importe d’où vient cet ordre dédaigneux.
Preval et Co, ces parlementaires de pacotille ne sont pas à la hauteur de cette tâche qui consiste a reconstruire un état aujourd’hui en 2008.
Messieurs, ayez la décence de passer la main !

jeudi 29 mai 2008

Fin de la visite de Lula en Haïti

Le Président brésilien et son homologue haïtien, René Préval annoncent le renforcement de la coopération bilatérale et réitèrent leur appui à la MINUSTAH ; le Président haïtien en visite au Brésil en août prochain
mercredi 28 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva a bouclé mercredi soir une visite officielle de quelques heures à Port-au-Prince marquée par le renouvellement du soutien du Brésil à Haïti, à la force onusienne et le renforcement de la coopération technique entre les deux pays.
Arrivé en milieu de journée à bord d’un avion des Forces aériennes brésiliennes (FAB), le chef de l’Etat s’est rendu au milieu d’un imposant dispotif de sécurité au Palais National (siège de la Présidence) où il a eu une audience privée avec son homologue haïtien René Préval avant une réunion élargie consacrée à la coopération bilatérale. S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe, les deux dirigeants ont souligné l’importance de la contribution brésilienne à la stabilisation d’Haïti et la nécessité pour le pays de continuer à bénéficier de l’assistance humanitaire du Brasilia.
"Des mesures immédiates vont être prises notamment concernant l’installation d’un barrage. Une délégation ministérielle arrivera bientôt en Haïti en vue d’évaluer les projets en cours et le Président Préval est invité à se rendre au Brésil dans cette même perspective", a affirmé Lula dont la délégation comprenait ses ministres des affiares étrangères, Celso Amorim et de la défense, Nelson Jobim.
Le chef de l’Etat a aussi annoncé l’arrivée prochaine d’une centaines de militaires brésiliens issus de la division d’ingénierie des Forces armées. Ils participeront à la réalisation de travaux d’infrastructure.
Pour sa part, René Préval a annoncé sa prochaine visite à Brasilia le 3 août et a remercié le géant sud-américain pour les efforts déployés dans le cadre du processus de rétablissement de la sécurité et de la stabilité en Haïti. Mais, soulignant les spécificités de l’insécurité actuelle, le Président a repris une idée qui lui est chère en réclamant de Lula un désengagement militaire au profit d’une augmentation des effectifs policiers de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). "Aujourd’’hui, il n’y a plus de groupes armés, mais des individus armés qui, à travers le kidnapping, provoquent de la souffrance dans les familles haïtiennes", a martelé Préval. Dans la foulée, il a indiqué qu’au cours de ce mois pas moins de 25 cas d’enlèvement ont été enregistrés.
En présence des deux chefs d’Etat, les ministres haïtiens concernés et le chancelier brésilien, Celso Amorim, ont, tour à tour, paraphé six accords portant respectivement sur un programme stratégique de coppération technique pour la période 2008-2010 en matière de sécurité alimentaire et d’agriculture, la coopération technique dans le secteur agricole avec l’apport de l’Institut interaméricain pour la coopération agricole (IICA), un projet intitulé "promotion de la production durable de légumes dans la région de Kenscoff, l’exécution d’un projet de lutte contre la violence à l’égard des femmes et l’exemption réciproque de visas pour les titulaires haïtiens et brésiliens de passeports diplomatiques, officiels ou de service.
Outre les membres du gouvernement démissionnaire, moins le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, le président du Sénat Kelly Bastien et le président a.i de la Cour de cassation, Georges Moïse étaient présents au Palais National.
A l’issue de sa deuxième visite en Haïti, après celle d’août 2004, Lula s’est rendu au Salvador où il doit participer jeudi à un sommet avec les chefs d’Etat et de gouvernement du Système d’intégration centraméricain (SICA).
Premier contributeur de troupes au sein de la MINUSTAH avec un bataillon de 1.200 casques bleus, le Brésil détient depuis 2004 le commandement de la force onusienne qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5061

Haïti sur une liste de 22 pays menacés par la faim, prévient l’ONU

Le directeur de la FAO, Jacques Diouf, estime que la conférence de Rome constitue une "opportunité historique"
mercredi 28 mai 2008,
Radio Kiskeya

Les Nations Unies ont cité mercredi Haïti parmi 22 pays particulièrement menacés par la crise alimentaire globale et la famine en raison de l’escalade des prix des produits à l’origine de grandes inquiétudes et de divers mouvements de protestation à travers le monde.
Selon un rapport de l’Organisation de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) rendu public à Rome en prévision de la prochaine conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire, Haïti, l’Erythrée, le Niger, les îles Comores et le Libéria sont très affectés par la crise des prix alimentaires.
Intitulé “la flambée des prix des denrées alimentaires : faits, perspectives, effets et actions requises”, le rapport estime que la situation des 22 pays identifiés s’est fragilisée à cause de leur "niveau élevé de sous-alimentation chronique (plus de 30 pour cent), conjugué à une forte dépendance des importations de céréales et de produits pétroliers".
Pour l’agence onusienne qui croit qu’il est venu le temps d’accorder la priorité aux pays pauvres et à l’agriculture, le sommet de Rome prévu du 3 au 5 juin offrira aux dirigeants du monde une chance historique de favoriser la relance effective de la lutte contre la faim et la pauvreté. “Nous vivons un moment historique : pour la première fois en 25 ans, une incitation fondamentale - les prix élevés des produits alimentaires - est en place pour stimuler le secteur agricole”, écrit le directeur général de la FAO, le sénégalais Jacques Diouf qui avait effectué récemment une visite en Haïti à la suite des émeutes de la faim ayant secoué le pays début avril.
Seul pays des Amériques à être confronté au drame de l’insécurité alimentaire totale, Haïti n’a pas encore annoncé officiellement sa participation à la conférence de Rome. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5059

Funérailles symboliques de Kareem Xavier Gaspard

Des parents, amis et camarades d’études du jeune supplicié plongés dans la déprime et l’envie de s’expatrier
mercredi 28 mai 2008,
Radio Kiskeya

Les funérailles symboliques de Kareem Xavier Gaspard, nouveau martyr du kidnapping en Haïti, ont été chantées mardi à la paroisse des sœurs Salésiennes de Jacquet, à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), a appris Radio Kiskeya.
Plusieurs centaines de personnes, dont les parents, amis et camarades de classe de la victime, ont assisté à la fois émus et indignés à cette cérémonie.
En larmes, la mère de Kareem a exhorté les amis de son fils brutalement disparu à ne pas commettre l’erreur consistant à "élever ses enfants en Haïti". De nombreuses personnes se trouvant dans l’assistance ont, de leur côté, exprimé leur pessimisme devant la violence qui s’abat sur le pays et annoncé leur intention de s’installer à l’étranger si la situation sécuritaire ne s’améliore pas.
Selon certains témoignages, le jeune élève de seconde du Collège mixte Catts Pressoir avait refusé, jusqu’au moment de rendre son dernier soupir, de céder à ses meutriers qui insistaient pour avoir des informations sur les amis de l’adolescent dont le nom et les coordonnées figuraient sur son téléphone cellulaire. Un héroïsme unanimement salué.
Dimanche, sa famille avait autorisé l’incinération du corps méconnaissable de Kareem transporté à la morgue de l’HUEH après sa découverte vendredi dernier à Carrefour Péan, dans le quartier populaire de Sans-Fil (centre de la capitale). Tué par strangulation après avoir reçu maints coups à la tête malgré le versement d’une rançon, l’écolier de 16 ans avait rendu l’âme au milieu des plus grandes souffrances en subissant le "supplice de l’eau bouillante".
Très porté vers les disciplines scientifiques selon le directeur de son établissement, Guy Etienne, Kareem Xavier Gaspard avait été enlevé le mardi 20 mai en montant malencontreusement à bord d’une camionnette à sa sortie de l’école.
Au moins 25 cas de kidnapping ont été recensés depuis le début du mois de mai. Mercredi, un bébé de deux ans, une femme enceinte, un membre d’une importante famille du monde des affaires et une ressortissante canadienne travaillant pour Médecins du monde étaient notamment toujours en captivité plusieurs jours après leur enlèvement. Malgré quelques opérations à succès de la police, les gangs impliqués dans le kidnapping paraissent en mesure de tromper la vigilance des forces de l’ordre et d’atteindre leurs cibles souvent avec une facilité déconcertante. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5060

Des juristes se déclarent favorable à l’instauration de la peine de mort contre les kidnappeurs

Des juristes suggèrent l’instauration de la peine capitale pour favoriser une lutte efficace contre les actes d’enlèvement. Maître Luckman Delil estime que le laxisme des autorités est l’une des causes de la recrudescence de ces crimes se déclarant favorable à l’instauration de la peine de mort.
Cet avis est partagé par maître Renold Georges qui se déclare opposé à toute négociation avec les bandits. Il préconise l’usage de moyens très coercitifs pour rétablir un climat sécuritaire.
De son coté, le sénateur Judnel Jean se déclare également favorable à l’instauration de la peine de mort. Tout en faisant part de ses préoccupations en raison de la dégradation du climat sécuritaire, le deuxième sénateur du Nord-est croit qu’il faut extirper ceux qui empêchent un bon fonctionnement de la société.Par ailleurs, les funérailles de Kareem Xavier Gaspard ont été chantées hier. Le cadavre avait été incinéré depuis dimanche en raison de son état de décomposition.
De nouveaux cas d’enlèvement ont été enregistrés hier dans la région métropolitaine alors que la montréalaise Nadia Lefebvre était toujours entre les mains de ses ravisseurs. Les auteurs de l’enlèvement de Mme Lefebvre avaient en début de semaine réclamé une rançon de 100 000 dollars rapportent des medias canadiens.
Une femme d’affaires a été libérée par les forces de l’ordre mardi soir environ une heure après son enlèvement dans le quartier de Lalue ( Port-au-Prince). La victime a été séquestrée dans un quartier de Cité Soleil révèle le commissaire de police de Delmas, Carl Henry Boucher, qui se réjouit de la collaboration de la population.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13781

Lancement du processus de ratification du choix du premier ministre désigné

Le sénat a été officiellement informé hier de la désignation de Robert Manuel au poste de premier ministre. " Le chef de l’état a adressé une correspondance au grand corps", confirme le sénateur Eddy Bastien qui fait remarquer que la situation sera difficile pour M. Manuel en raison de la présence de 18 sénateurs au grand corps.Eddy Bastien, premier secrétaire du bureau du sénat affirme qu’il y aura une séance plénière en vue de la formation d’une commission chargée d’analyser les dossiers de M. Manuel. Il soutient que le premier ministre désigné devrait s’assurer d’une majorité dans les deux chambres avant la présentation de sa déclaration de politique générale.A la chambre basse, le premier ministre désigné peut compter sur l’appui des parlementaires des blocs Fusion et OPL.Le député de Dame Marie, Acluche Louis Jeune (OPL), est favorable à la ratification du choix de Robert Manuel apprécié en tant qu’expert en sécurité publique. " C’est une personnalité qui peut œuvrer pour freiner la vague de kidnapping", dit-il admettant que la production nationale constitue également une priorité nationale.Le bloc Fusion est disposé à approuver le choix de Robert Manuel en attendant la déclaration de sa politique générale. Le député Bastien Jean Berthold croit que les démocrates doivent œuvrer pour sortir le pays de la crise.Par ailleurs, le porte parole de la Fusion, Micha Gaillard, soutient que le choix de Robert Manuel découle de la réalité conjoncturelle.Il révèle que les chefs de file des partis politiques avaient mis l’accent sur la sensibilité sociale, la capacité politique et la capacité de faire face à l’insécurité comme des critères essentiels dans le profil du premier ministre. " M. Manuel rempli ces critères ", dit-il soulignant que la Fusion souhaite le déblocage de la crise.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13782

mercredi 28 mai 2008

Arrestation d’un citoyen haitien à saint Domingue transportant 31,498 dollars US et 111 mille gourdes non déclarés

Saint Domingue. - Un haitien a été arrêté avec US$31,498 et 111.00 gourdes accrochés au corps avec une ceinture, de hautes sommes qui ont été remises immédiatement ainsi que l'étranger à la Direction Générale de Douanes, a informé aujourd'hui la Direction Nationale de Contrôle de Drogues (DNCD).
Le porte-parole antidrogues, Robert Lebrón, a identifié le citoyen haïtien comme Antoine Michee, arrêté à l'Aéroport International l'Isabela, à Saint-Domingue Nord, peu après son arrivée de Port Prince, la capitale haïtienne, par un vol privé. Michee, de 39 ans, a voyagé à Saint-Domingue accompagné de 18 autres personnes à bord d’un avion immatriculé HI-848CT, piloté par José Martínez et Juan Díaz.
Au début, les inspecteurs ont pensé que ce qu’il portait accroché à la ceinture correspondait à de la drogue.
S'agissant de contrebande d'argent, a dit Lebrón, « cette personne a été livrée immédiatement à la Direction Générale de Douanes, afin de réaliser des investigations sur l’origine de l’argent dont elle est fait des recherches par rapport à l'origine de l'argent »...
http://www2.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=104457

ÉTUDE : 96% des travailleurs haïtiens et 72% des travailleurs dominicains ne connaissent pas leurs droits en matière de travail

María Eugenia del Pozo
5/28/2008 Santo Domingo.

96 pour cent des travailleurs haïtiens ne connaissent pas leurs droits en matière de travail et 72% des dominicains vivent la même situation, comme l’a révélé une étude effectuée par le Service Jésuite d'Appui aux Immigrants haïtiens résidant en République Dominicaine.
Dans l’étude intitulée « Entre ce qui est Réel, ce qui est Établi et ce qui est Désirable », est aussi révélé que la moyenne de salaire reçu par les travailleurs haïtiens est de RD$200 par jour et que 76% pour cent des travailleurs ne sont pas informés du montant de leur salaire au moment d’être contracté.
En présentant l'étude, Sonia Adames, responsable de l’étude a dit que le salaire moyen quotidien selon la législation de travail est de RD$414.00. Tandis que 62% des travailleurs haïtiens ne reçoit aucun paiement pour les heures supplémentaires, « quand 21% déclare travailler entre 9 et 11 heures par jour et 37% de lundi à dimanche ».
La sécurité
En soulignant l'aspect dans la sécurité de travail, l'étude souligne que plus de 80% des dominicains et des haïtiens qui travaillent le secteur de la construction qui ont participé à l’enquête ont affirmé ne pas disposer d’aucun type de sécurité.
Le Système dominicain de Sécurité Sociale exclut automatiquement les travailleurs migrants, ce qui augmente leur situation d’absence de protection et vulnérabilité, a dit Adames. La construction et l'agriculture sont les deux secteurs qui groupent le plus grand nombre de travailleurs haïtiens, avec 38%.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=60349

VILLE ET DEVILLE....PORT-AU-PRINCE EN 2008

La peur règne en maître au centre-ville

Malgré les mesures annoncées pour contrer les bandits qui terrorisent le centre-ville, grossistes et détaillants vivent toujours la peur au ventre. Tous espèrent que la police passe enfin de la parole aux actes.

Au bas de la ville, la peur règne en maître et tout parait suspect pour les commerçants. Pour ces derniers, même le client fait peur. « Se Bondye ki konnen, mwen sou kont li », dit un étalagiste, qui se réconforte comme il peut dans la fatalité. On peut le comprendre. A la moindre alerte, c'est le sauve-qui-peut général. « Tout koukouy klere pou je ou », comme dit le proverbe haïtien.
Cette peur est liée à la recrudescence de l'insécurité dans le plus grand centre commercial du pays. Les commerçants sont unanimes. Et découragés. Une dame dans la trentaine, propriétaire d'un magasin de produits cosmétiques, ne trouve pas les mots pour qualifier son état d'âme.

Pour elle, l'insécurité qu'elle vit au quotidien dans son magasin est devenue une véritable pathologie. « Tu as beaucoup de chance de me trouver aujourd'hui», dit-elle au représentant de Le Nouvelliste, soulignant que, depuis la semaine dernière, la seule idée de venir au centre-ville afin d'ouvrir son commerce la fait trembler de peur. « Insupportable », qualifie-t-elle la situation de ses collègues commerçants. « Très souvent des individus viennent me rançonner et qu'ils soient armés ou pas, j'ai peur, confie la dame », manifestement inquiète pour sa sécurité et celle de ses cinq employés. Elle refuse même de laisser enregistrer sa voix ou de prendre sa photo et celle de son magasin. « On pourrait reconnaître ma voix à la radio et identifier mon magasin. Je paie régulièrement les taxes à l'Etat, je veux en retour qu'on me protège, qu'on protège mon magasin et mes employés », clame-t-elle, se disant prête à donner chaque semaine quelque chose à la police en plus des taxes payées pour avoir un minimum de sécurité.
Le centre-ville est trop congestionné

Que ce soit à pied ou en voiture, la circulation est extrêmement difficile dans presque tout le bas de la ville. Rue des Miracles, rue du Centre, rue des Fronts forts ou rue Pavée, tout se mélange, les étalagistes qui occupent anarchiquement les trottoirs ou la rue, les voitures mal garées, les monceaux de fatras qui nuisent aux interventions policières... « On n'aura jamais de sécurité au centre-ville si les dirigeants ne le décongestionnent pas, lance un grand commerçant du boulevard Jean Jacques Dessalines. On ne peut pas compter sur la solidarité de son entourage, tout le monde a trop peur ! » Interrogé sur la présence policière, le businessman se contente de soupirer en secouant la tête, sans répondre à la question. »Il n'a pas vraiment tort. Au centre-ville, la solidarité est une denrée rare. Au moindre événement, c'est le sauve-qui-peut général. comme d'habitude, les bandits repartent tranquillement après leur forfait. « Lorsque la police arrive, il est presque toujours trop tard », dit tout le monde.

Les policiers doivent intensifier leur présence

Dans plusieurs zones sillonnées par Le nouvelliste au centre-ville mardi matin, il n'y avait ni point fixe, ni patrouille policière. « Je n'ai vu passer aucun policier dans la zone depuis samedi », déclare une commerçante perplexe. Pourtant, à chaque montée de l'insécurité au bas de la ville, les responsables de l'institution policière parlent de mesures spéciales sans miser sur la durée. » Chose certaine, ces commerçants n'ont pas perdu espoir de voir enfin une présence policière conséquente dans centre commercial. Mais il faut faire vite. « La police ne peut pas être partout à la fois. D'ailleurs, les bandits le savent très bien et en profitent. Mais si les policiers sont vraiment des professionnels, à eux de trouver la bonne formule pour contrer les malfrats », déclare une commerçante.

Robenson Geffrard
robby8104@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=57979&PubDate=2008-05-27

mardi 27 mai 2008

Haïti/Nations Unies / Crise alimentaire : Faire renaître l’agriculture à partir des menaces actuelles

Mardi 27 mai 2008
P-au-P, 27 mai 08 [AlterPresse] --- Les nations du monde devraient travailler à remettre l’agriculture dans sa vraie place légitime pour le développement, en saisissant l’opportunité des menaces de la crise alimentaire sur la stabilité politique et économique, suivant un communiqué consulté par l’agence en ligne AlterPresse.
C’est ce qui se dégage d’une réunion spéciale tenue pendant trois jours par le Conseil économique et social (Ecosoc) des Nations Unies sur la situation de crise alimentaire qui se développe ces derniers mois dans plusieurs pays, y compris Haïti.
« Il faut transformer une situation menaçante en une renaissance de l’agriculture », souligne Léo Mérorès, président haïtien en exercice de l’Ecosoc dans un communiqué publié le 22 mai 2008, en marge d’une réunion spéciale.
Mérorès, qui a proposé une série d’actions politiques pour le court, le moyen et le long terme, met l’accent sur la nécessité de remettre l’agriculture à sa place légitime, qui est au centre de l’agenda pour le développement.
Pour Mérorès, il faut « redoubler d’efforts pour réduire autant que possible les émissions de gaz à effet de serre, le déboisement et le réchauffement climatique (…) de façon à réduire les coûts de production et accroître substantiellement le rendement et la production de chaque hectare de terre arable ».
La crise alimentaire, qui sévit actuellement dans le monde, constitue une menace pour la stabilité politique et économique des gouvernements, dans les régions où la faim et la malnutrition sont les plus aiguës, estime Léo Mérorès, président du Conseil économique et social des Nations Unies.
Selon le diplomate haïtien, cette crise menace les modestes progrès, accomplis au cours des dernières années pour libérer des millions d’êtres humains de la pauvreté et réduire la faim et la malnutrition parmi les populations les plus vulnérables.
« C’est maintenant qu’il faut agir », déclare le président de l’Ecosoc qui croit nécessaire d’ « apporter une réponse efficace et globale à la crise alimentaire mondiale ».
Léo Mérorès pense qu’il est essentiel de satisfaire « les besoins humanitaires immédiats » et de « garantir une offre de produits alimentaires, suffisante pour l’avenir, en accroissant dès aujourd’hui la production agricole ». [do rc apr 27/05/2008 0:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7290

Haïti / Nations Unies / Crise alimentaire : Le Brésil propose d’agir sur plusieurs fronts

Mardi 27 mai 2008
P-au-P, 27 mai 08 [AlterPresse] --- Pour contenir les effets négatifs de la crise alimentaire, frappant plusieurs pays dont Haiti, le Brésil recommande d’agir sur plusieurs fronts et de prendre des mesures d’urgence, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
« Le Brésil agit en Haïti en fournissant une assistance alimentaire et en soutenant l’agriculture locale », affirme le président Luiz Inacio (Lula) Da Silva dans un message adressé au Conseil économique et social (Ecosoc) des Nations Unies.
Dans ce message du président Da Silva, qui doit visiter Haïti pendant quelques heures le mercredi 28 mai 2008, le Brésil réaffirme son engagement de lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde.
« Par-dessus tout, nous devons créer les conditions nécessaires pour que les pays pauvres produisent leurs propres produits alimentaires, ajoute le chef de l’Etat brésilien.[do rc apr 27/05/2008 0:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7289

Haïti/Gouvernement : Premières réactions favorables à la désignation de Robert Manuel comme Premier Ministre

lundi 26 mai 2008
P-au-P, 26 mai 08 [AlterPresse] --- Des dirigeants d’au moins deux partis politiques, représentés au Parlement haïtien, se déclarent favorables à la designation de Robert Manuel comme Premier ministre devant succéder à Jacques Edouard Alexis, démissionnaire, après le rejet [le 12 mai 2008] du choix de Pierre Ericq Pierre comme futur chef de gouvernement.
Les critères ayant trait à la sensibilité sociale, des connaissances en sécurité publique et la capacité de développer une politique non partisane auraient été pris en compte, estiment la Fusion des sociaux-démocrates et l’Organisation du peuple en lutte (OPL), dans des déclarations faites à l’agence en ligne AlterPresse.
Ces deux partis politiques ont participé aux diverses rencontres avec le président René Garcia Préval autour de la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale.
Pour Micha Gaillard, porte-parole de la Fusion des sociaux-démocrates, le conseiller de l’actuel chef d’Etat et ancien secrétaire d’Etat à la sécurité publique sous le premier mandat de Préval (1996-2001), Robert Manuel, répondrait aux caractéristiques d’ « une certaine sensibilité sociale, d’une certaine sensibilité populaire ».
Pour sa part, précisant qu’aucun nom de personnalités n’a été cité lors des discussions avec René Préval, Edgard Leblanc Fils, coordonnateur de l’OPL. indique plutôt qu’ « il a été surtout question de statuer sur le profil de la personnalité qui dirigera le prochain gouvernement.
« Nous n’avons aucun problème avec ce choix », affirme Leblanc.
Des parlementaires, contactés par AlterPresse, se sont toutefois gardés de tout commentaire sur la désignation de la nouvelle personnalité appelée à conduire la barque nationale durant les mois à venir. Ces parlementaires affirment attendre la décision qui sortirait (sur la question) de la réunion avec leurs partis politiques.
La designation de Robert Manuel, qui devrait être formalisée ce lundi 26 mai 2008 par lettre officielle de la présidence de la république aux présidents du Sénat et de la Chambre des députés, tombe dans un contexte de recrudescence d’actes d’insécurité, notamment d’enlèvements fréquents de personnes.
Plusieurs personnes enlevées sont toujours en captivité. Le week-end dernier, le cadavre de Kareem Gaspard, un écolier de 16 ans enlevé le 20 mai à sa sortie de l’école, a été découvert à Port-au-Prince.
Le climat d’insécurité, qui tente de refaire surface et auquel phénomène le futur chef de gouvernement aura à faire face, serait, aux yeux de Micha Gaillard, favorable à Robert Manuel qui a déjà occupé le poste de secrétaire d’Etat à la sécurité publique sous le premier mandat de Préval.
En tout cas, les démarches devraient commencer pour la ratification du choix du premier ministre désigné. En cas de ratification de son choix, Robert Manuel aura à former un gouvernement en concertation avec le président Préval et à présenter une déclaration de politique générale au sénat et à la chambre des députés.
Le nouveau programme de gouvernement sera probablement centré sur le document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (Dsncrp). Considéré comme un cadre de référence, « le Dsncrp mérite d’être réorienté », selon le porte-parole de la Fusion.
Pour Micha Gaillard, l’accent doit surtout être mis sur la relance de la production nationale, la sécurité alimentaire et la création d’emplois, dans ce document élaboré sous le gouvernement destitué de Jacques Edouard Alexis.
Edgard Leblanc croit, quant à lui, que le plus important c’est de travailler à l’amélioration des conditions de vie dans le pays. Le dirigeant de l’OPL espère que Robert Manuel sera en mesure de mieux coordonner les actions gouvernementales.
Actuel conseiller de Préval, Robert Manuel est un architecte qui a occupé le poste de secrétaire d’Etat à la sécurité publique jusqu’à sa démission en octobre 1999. Activiste politique, il est aussi poète et membre de l’Association des écrivains haïtiens.
Sous le premier mandat de Préval (1996-2001), il était chargé de réfléchir [en 1999] avec le secteur politique sur des stratégies à mettre en œuvre en vue d’une issue à la crise politique que traversait le pays à l’époque, suite à la démission de Rosny Smarth (membre de l’OPL) comme chef de gouvernement en 1997. [do rc apr 26/05/2008 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7286

Arrivée mercredi en Haïti du Président brésilien

Tête-à-tête avec René Préval, signature d’accords bilatéraux et rencontre avec les casques bleus brésiliens seront au menu de la visite de Luiz Inàcio Lula da Silva
lundi 26 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva arrive mercredi matin à Port-au-Prince pour sa deuxième visite officielle en Haïti où le Brésil joue un rôle de premier plan dans le processus de stabilisation en cours.
Selon un communiqué de presse de la Présidence haïtienne, le chef de l’Etat, qui passera quelques heures dans la capitale, s’entretiendra en audience privée avec son homologue René Préval. Par la suite, une réunion élargie se déroulera avant la signature de divers accords de coopération bilatérale portant sur l’agriculture, l’éducation, les relations diplomatiques et les droits de la femme.
D’autre part, une dépêche de l’Associated Press datée de Brasilia précise que Lula rendra visite également aux troupes brésiliennes faisant partie de la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH).
Au cours de son séjour, il devrait être accompagné d’un groupe d’hommes d’affaires brésiliens.
A l’issue de cette visite, le dirigeant brésilien se rendra mercredi soir au Salvador où il discutera de relations commerciales et de coopération lors d’un sommet avec les chefs d’Etat et de gouvernement du Système d’intégration centraméricain (SICA). Ce regroupement régional comprend le Bélize, le Costa Rica, le Salvador, le Guatémala, le Honduras, le Nicaragua, le Panama et la République Dominicaine.
En août 2004, Luiz Inàcio Lula da Silva avait déjà effectué une visite en Haïti à l’occasion d’un match historique pour la paix entre la sélection haïtienne de football et la Seleçao avec ses vedettes Ronaldo Luiz Nazario da Lima, Ronaldinho Gaucho et Roberto Carlos.
Premier contributeur de troupes au sein de la MINUSTAH avec un bataillon de 1.200 casques bleus, le Brésil détient depuis 2004 le commandement de la force onusienne qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5055

Eléments de biographie/Itinéraire du premier ministre désigné Robert MANUEL


lundi 26 mai 2008,
Radio Kiskeya
Age : 55 ans.
Architecte de formation.
Arrière petit-fils du président haïtien Tancrède Auguste (1912-1913).
Ses frères et sœurs : Fabienne Thonon, née Manuel ; Françoise Roumain, née Manuel ; Thierry Manuel (décédé récemment).
Petit cousin de feu le célèbre écrivain haïtien, fondateur du Bureau National d’Ethnologie et du premier Parti Communiste Haïtien, Jacques Roumain.
Neveu de feu l’architecte de renom Albert Mangonès.
Cousin germain de l’ex-directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Pierre Denizé.
Père de plusieurs enfants. Avec sa première épouse, Clothilde Charlot (Haïtienne) : Elodie et Anaïse Martino (épouse du lead-vocal de l’orchestre T-Vice, Roberto Martino).
Avec sa seconde épouse, Maricelle Dieguez de Manuel (Guatemaltèque) : Emiliano et Sebastian.
-Ecrivain : auteur de "La lutte des femmes dans les romans de Jacques Stéphen Alexis"(1979) et des recueils de poèmes "Otofonik" (1982) et "E Muet" en 1985.
Ex-fondateur et vice-président de l’Association des Ecrivains Haïtiens (AEH).
Membre de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN)
Membre du Cabinet privé du président Jean Bertrand Aristide en 1991, chargé des questions de sécurité.
Membre de la Commission présidentielle de lutte contre le crime organisé en Haïti, en 1991.
Secrétaire d’Etat à la Sécurité publique en 1998. A la demande du président Préval, il démissionne de ce poste le 7 octobre 1999, suite à des rumeurs relatives à de profondes divergences avec Jean Bertrand Aristide (alors ancien président jouissant de pouvoirs étendus). Son départ pour l’étranger (pour l’exil, disaient alors certains) est survenu au lendemain de l’assassinat à Port-au-Prince du colonel Jean Lamy (8 octobre 1999) pressenti alors, selon des sources non officielles, pour le remplacer à la Sécurité publique.
Conseiller spécial du président René Préval, après avoir accompagné ce dernier durant sa campagne pour un second mandat présidentiel, en 2006.
Avant de regagner Haïti en 2006, Robert Manuel a prêté ses services à certaines missions de paix des Nations Unies, dont celle déployée en Afghanistan. [jmd/RK]


lundi 26 mai 2008

Consternation après l’assassinat de Xavier Gaspard

Des représentants de divers secteurs de la société civile expriment leur colère après le crime crapuleux de Xavier Gaspard par des kidnappeurs. Les responsables de ces organisations lancent un SOS aux autorités, particulièrement au chef de l’état, en vue de l’adoption de mesures urgentes pour contrer le phénomène du kidnapping.L’épouse de l’historien Georges Michel soutient que le 25 mai ne doit pas être considéré comme un jour de fête mais doit être décrété journée de réflexion pour les mères. " Nous partageons la douleur de la mère de Xavier, la journée de dimanche doit être l’occasion de témoigner nos sympathies avec les mères dont les enfants ont été enlevés", ajoute t-elle.Pour sa part, le directeur du collège Catts Pressoir, Guy Etienne, affirme que les professeurs et les élèves de l’école sont sous le choc après ce crime odieux.Il souligne que le jeune Gaspard fréquentant l’école depuis la 7eme année fondamentale avait un esprit scientifique très fort. " Courtois et gentil c’était un espoir pour le collège et pour le pays", argue t-il estimant qu’il n’y a pas de mot pour qualifier le crime." En assassinant nos jeunes on assassine l’avenir et l’espoir du pays", déplore M. Etienne qui annonce que la direction de l’école prépare une thérapie de groupe pour que les jeunes continuent de garder espoir.Pendant ce temps les autorités policières appellent les citoyens à la vigilance face à la recrudescence des actes d’enlèvement.Le porte parole de la Police, Frantz Lerebours, fait remarquer que depuis quelques mois les kidnappeurs se présentent aux domiciles des citoyens pour perpétrer leur forfaits. " Les gens ne doivent pas avoir un comportement victimaire, mais doivent adopter des mesures et renforcer les portes de leurs résidences ", dit-il soulignant que le nombre de rapt à domicile est pratiquement identique à ceux enregistrés sur la voie publique.Cependant M. Lerebours soutient que lorsque les forces de l’ordre sont alertés à temps ils arrivent à appréhender certains criminels.Les forces de l’ordre ont libéré mercredi dernier, Rebecca Dorceus, enlevée 48 heures auparavant dans le quartier de Santo 14.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13775

Commentaires:
Les mesures de sécurité ne consistent pas uniquement à renforcezr les cerrures des portes et des portails. Les citoyens doivent se protéger et assuer la sécurité de leurs vies et de leurs biens. Le monopole du port et de l'utilisation des armes ne doit pas être l'apange des bandits et des fotteurs de terreur décidé à poser a jamais lementeau de deuil sur la société haïtienne.
Porter des armes, organiser des tours et des brigades de protection dans les quartiers deviennent une nécessité commandée par l'instinct de conservation.
Nous déplorons l'absence de rapports policiers faisant état de bandits tués lors d'échanges de tirs au détriment des cas d'arrestation dont les suivis de dossier laissent toujours à désirer.
Dans cette logique de déficience et de complicité de certains membres de l'institution policière, dans lalogique de l'engegemt entre guillemets de la MINUSTAH, nous demeurons plus que convaincus qu'un bandit à jamais hde nuire un bandit "MORT"

Robert Manuel sera le prochain premier ministre désigné

Confirmation de son choix par le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques
lundi 26 mai 2008
Radio Kiskeya

L’ex-secrétaire d’Etat à la sécurité publique sous le premier mandat de René Préval, Robert Manuel, plus connu sous le nom de "Bob Manuel", a été proposé dimanche soir par le chef de l’Etat comme premier ministre, après le rejet de la candidature de l’agronome Ericq Pierre à ce poste par la Chambre basse.
Ce choix a été confirmé par le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, joint au téléphone tard dimanche soir par Radio Kiskeya.
Le chef de l’Etat s’était réuni dimanche soir avec les présidents des deux chambres du parlement pour discuter de ce choix, comme l’exige la Constitution en cas d’absence au parlement d’un parti majoritaire.
Pendant tout le week-end, et encore dimanche matin, le chef de l’Etat avait rencontré des dirigeants de la plupart des partis représentés au parlement, y compris ceux de la plate-forme politique LESPWA (L’espoir) sous la bannière de laquelle il a été élu pour une seconde fois à la présidence en 2006. Il avait également rencontré la Coalition des Parlementaires Progressistes (CPP), influent bloc parlementaire regroupant 53 députés, qui a décerné le vote de rejet de la candidature de Ericq Pierre au poste de premier ministre, le 12 mai dernier.
Depuis le début des consultations, le nom du ministre de la planification et de la coopération externe du gouvernement démissionnaire, Jean Max Bellerive, circulait dans tous les milieux, particulièrement au parlement, comme celui qui allait être "irrémédiablement" désigné premier ministre. Dans le public, il était aussi quasiment admis qu’une large majorité de parlementaires, au niveau des 2 chambres, étaient ouvertement favorables à la désignation de Bellerive. Certains, comme le sénateur de l’Ouest Roudy Hérivaux (Lavalas), l’a même souhaité de vive voix.
Jusqu’à sa désignation qui devrait être incessamment officialisée par lettre du président de la République aux présidents des 2 chambres, Robert Manuel était l’un des principaux conseillers du chef de l’Etat. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5053

Haïti au premier tour éliminatoire à Cuba

L'équipe haïtienne U-20 jouera du 27 au 31 mai prochain à la Havane le premier tour des éliminatoires de la Coupe du monde de cette catégorie dans le groupe A composé aussi de Cuba et de la République Dominicaine.

La sélection nationale U-20 laissera Port-au-Prince ce dimanche à destination de la Havane pour jouer la première phase des éliminatoires de la Coupe du monde de cette catégorie.
Aucun stage international n'a été effectué pour préparer cette échéance, la sélection nationale n'a presque pas joué de matches amicaux sinon quelques uns contre des équipes de seconde zone sous la direction d'une commission composée de Carlo Marcelin, le directeur technique national Charles Antoine Eliazard, l'entraîneur principal, assisté d'Eddy César et de Rosario Lauture, entraîneur des gardiens.
Les coéquipiers de Hérold Junior Charles se montrent plutôt confiants quant à une possible qualification pour le second tour. « Nous sommes prêts pour la compétition. Gagner la première place, tel est notre objectif principal », a déclaré Vaniel Surin, le milieu de terrain du Tempête.
D'abord, l'équipe haïtienne débute le tournoi le 27 mai contre ses homologues de la République dominicaine. Ensuite, elle affrontera les Bahamas deux jours plus tard et enfin elle va se frotter à l'équipe cubaine le 31 mai pour le supposé duel pour le gain de la première place du groupe A. Selon Charlitte Eliazard, son équipe ne devrait pas connaître trop de difficultés pour arracher son billet pour la prochaine phase : « Mon équipe est composée de 75% de joueurs de l'équipe de moins de dix-sept. Autrement dit, c'est un groupe assez soudé, même si en réalité nos conditions de préparation restent à désirer », a commenté Charlitte Eliazard.
Signalons que pas moins de vingt pays de la Caraïbe prendront part à ces éliminatoires. Ils sont répartis en cinq groupes de quatre. Le premier de chaque groupe et les quatre meilleurs deuxièmes sont qualifiés pour le second tour.

En septembre de cette année, les neuf qualifiés répartis en trois groupes de trois vont s'affronter et le premier de chaque triangulaire ainsi que le pays classé meilleur deuxième jouera la dernière phase de la compétition programmée pour le mois de décembre 2008. Par ailleurs, les matches de qualification pour la zone de l'Amérique centrale se joueront à la fin de cette année. Les matches du groupe A auront lieu du 17 au 21 septembre au Honduras.
Ce groupe est composé du Costa Rica et du Nicaragua alors que les rencontres du groupe B (Bélize, Salvador et Panama) se dérouleront au Guatemala du 24 au 28 septembre 2008.
Pas moins de quatre pays sont exempts du premier tour. Il s'agit respectivement du Mexique, des Etats-Unis d'Amérique, du Canada et de Trinidad et Tobago. En janvier et février 2009 Trinidad et Tobago organisera la dernière phase de la compétition pour la première fois depuis 1996.


Légupeterson Alexandrepetoo76@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=57807

Football : Le Onze national se prépare en vue du rendez-vous du 15 juin

La sélection haïtienne de football a laissé le pays en direction de la Floride (USA), en vue de préparer la double confrontation contre les Antilles Néerlandaises, dans le cadre des éliminatoires du mondial 2010 zone Concacaf.
Le Onze national dirigé actuellement par le franco-haïtien Wagneau Eloi, effectuera un stage de trois semaines à Orlando. L’équipe profitera aussi de ce séjour en Floride pour jouer quelques matches amicaux contre des formations de la région, avant l’échéance du 15 juin au stade Sylvio Cator.
L’entraineur adjoint Wilner Etienne qui est chargé par la Fédération Haïtienne de Football de faire les contacts avec les joueurs haïtiens évoluant à l’étranger, a opiné sur l’importance de ce stage et donné le programme de la sélection pour les prochains jours : « Le but de ce stage, c'est d'héberger les joueurs dans un endroit où ils peuvent se sentir confortables et travailler en toute sérénité. A Orlando, il sera plus facile pour nous de trouver des adversaires pour nous mesurer avant les échéances des 15 et 22 juin. Ainsi, si tout se passe bien, nous jouerons contre le Honduras le 30 mai et contre le Salvador ».
Monsieur Eloi a fait appel à trente joueurs pour ce stage de préparation dont une dizaine évolue à l’extérieur. Cependant, le sélectionneur haïtien ne pourra pas compter sur le nantais Jean-Jacques Pierre et le portier havrais Johnny Placide, tous deux blessés. En revanche, Jean Philippe Péguéro qui joue en MLS fera son retour en sélection après environ trois ans d’absence.
La délégation haïtienne regagnera Port-au-Prince le 10 juin prochain soit cinq jours avant le match aller contre la sélection de Curaçao au stade Sylvio Cator.
Voici la liste des 32 retenus
Les gardiens : Gabart Fénélon, Yves Marie Clervin, Wings Pierre Louis.
Les défenseurs : Bruny Pierre Richard, Regi Nooitimer, Windsor Noncent, Judelain Aveska, Genevois Romain, Mercier Pierre, Lesly Fellinga, Frantz Gilles, Mechack Jerome, Parnel Guerrier, Patrick Thermeus.
Les millieux : Monès Chéry, Alain Vubert, Markorel sampeur, Peter Germain, Lecsinel Jean-François, Jean Sony Alcénat, Boucicaut Alexandre, Fucien Brunel, Ednerson Raymond, Monuma Constant Junior, Turlien Romulus, Peterson Joseph.
Les attaquants : Peguero Jean Philippe, Léonel Saint-Preux, Jerood Laventure, Fritzson Jean-Baptiste, Fabrice Noel, Eliphène Cadet.
Guyto Rivière
surguyriviere@yahoo.fr

Un écolier de 16 ans, Kareem Gaspard, tué à Port-au-Prince par ses ravisseurs

L’adolescent a été sauvagement torturé avant d’être tué
vendredi 23 mai 2008
Radio Kiskeya

Kareem Gaspard ( 16 ans), élève de seconde à l’institution privée mixte Catts Pressoir de Port-au-Prince, a été tué après avoir été enlevé mardi à sa sortie de l’établissement scolaire, a appris Radio Kiskeya vendredi soir de sources proches des parents de la victime.
Le corps méconnaissable de l’adolescent a été retrouvé à Carrefour Péan, un quartier populaire situé au nord de la capitale. Il y aurait été déposé en pleine nuit, selon des riverains.
Des négociations engagées entre les parents de l’écolier et les ravisseurs, au su de la police, avaient abouti au versement d’une rançon jeudi soir, dont le montant non précisé pouvait être en-deçà de la faramineuse somme réclamée par les bandits. Ils avaient tout de même donné rendez-vous aux parents de l’otage dans les parages du Ciné Capitol (centre de la capitale), où l’enfant devait être remis. Les parents y ont passé la nuit en vain.
Tôt vendredi matin, un cadavre a été signalé à Carrefour Péan. En très mauvais état, le corps a pu être finalement identifié à la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (principal centre hospitalier de la capitale) comme celui de Kareem Gaspard, grâce au bracelet qu’il portait sur lequel était inscrit son nom, et à son uniforme scolaire.
L’aspect du cadavre, présentant un crâne sérieusement fracturé, des traces de brûlures et d’autres signes de sévices, atteste du fait que l’enfant a été sauvagement torturé avant d’être tué.
Kareem Gaspard est le fils d’un cadre supérieur d’une banque privée de la capitale et d’une éducatrice de carrière bien connue à Port-au-Prince, plus précisément à Lalue où elle dirige un jardin d’enfants.
Une nette recrudescence du phénomène du kidnapping est constatée ces deux dernières semaines à Port-au-Prince, en dépit des multiples points de contrôle installés sur divers axes routiers par la police nationale et les casques bleus de l’ONU. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5048
Commentaires :
Ce cas nous rappelle outrageusement le drame de la jeune Farah Natacha. Un cas qui avait ému jusqu’aux entrailles des citoyens les plus humanisés. Cependant comme l’a annoncé le malheureux ex-premier ministre désigné nous avons appris, instinct de survie (malvie) l’oblige, à intégrer ce qui est synonyme d’anormalité, d’aberration, d’abomination dans notre mode de vie.
On a en effet perdu depuis des lustres cette capacité de nous indigner et, les forces rétrogrades, les forces des ténèbres ont pris d’assaut l’espace délaissé par les forces de l’ordre et les forces de lumière qui sont parties sous d’autres cieux ou l’indifférence et l’insouciance s’accommodent dans un mariage déraisonné.
C’est pour cette raison que l’assassinat crapuleux abominable du jeune Kareem GASPARD ne semble pas émouvoir « plus que ça » la société haïtienne.
Nous avons une pensée particulière aux parents de ce jeune homme éprouvé dans le sans et dans ses gènes. Une tristesse qui ne peut être ni décrite ni partagée.
La famille GASPARD fait partie hélas de millions de familles qui malheureusement ne peuvent pas émigrer, ces familles qui sont obligées de détruire l’union sacrée qui caractérise ce premier noyau social.
Monsieur GASPARD n’est ni premier ministre, ni ministre, ni directeur général, ni fonctionnaire de l’état qui dispose de moyens suffisants pour assurer l’entretien de leurs femmes et enfants en Europe, au Canada, aux USA ou à Saint Domingue.
La famille GASPARD est à l’instar de millions de familles haïtiennes qui malheureusement ne peuvent pas compter sur le travail des préposés à veiller à la sécurité des citoyens. Car pour ces fonctionnaires ne se sentent nullement concernés car leurs ouailles sont bien gardées et à l’abri.
Les millions de familles comme la famille GASPARD, devront comprendre qu’il incombera à chaque citoyen de faire usage de « TOUS LES MOYENS POSSIBLES » pour assurer la sécurité des vies et des biens.
Courage aux parents de KAREEM GASPARD

PARADOXE DES RELATIONS DOMINICO-HAITIENNES.."Leonel Fernàndez veut faire de son pays le "grenier" d’Haïti" et "Deux haïtiens abattus ....

Le Président dominicain va défendre ce projet à la conférence de la FAO sur la sécurité alimentaire
vendredi 23 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le Président dominicain Leonel Fernàndez a annoncé vendredi sa participation à la conférence de haut niveau sur la crise alimentaire mondiale début juin à Rome où il défendra llámbition de son pays de devenir le "grenier" de la Caraïbe, au profit notamment d’Haïti.
Selon le quotidien dominicain Diario Libre, le chef de l’Etat compte proposer aux différents participants d’aider la République Dominicaine à redynamiser son agriculture et à "servir de grenier sûr à sa voisine Haïti et à d’autres pays de la Caraïbe".
Fernàndez sera accompagné du chancelier Carlos Morales Troncoso, de plusieurs autres ministres et d’un groupe d’entrepreneurs dominicains à la conférence de Rome qui se tiendra du 3 au 5 juin à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’’alimentation (FAO).
Le dirigeant voisin aura aussi des entretiens particuliers avec ses homologues brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et vénézuélien, Hugo Chàvez.
Frappée de plein fouet début avril par une grave crise alimentaire ayant eu de graves conséquences économiques, sociales et politiques, Haïti n’a pas encore officiellement confirmé sa présence à la conférence de la FAO. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5046
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Deux haïtiens abattus dans une ferme en République Dominicaine
Tués à coups de feu, les deux hommes auraient péri lors d’une tentative de cambriolage à Dajabòn
Samedi 24 mai 2008
Radio Kiskeya
Les autorités dominicaines ont découvert samedi les cadavres de deux ressortissants haïtiens qui auraient été abattus au cours d’un présumé cambriolage dans une ferme de la province de Dajabòn (nord-ouest), selon un rapport de police cité par EFE.
Agés approximativement entre 35 et 39 ans, les deux hommes, dont l’identité n’a pas été révélée, auraient été surpris en train de voler dans la localité de Vigìa du bétail et des produits agricoles qu’ils devaient ensuite acheminer en territoire haïtien. Ils ont été retrouvés mains et poings liés avec des blessures par balle sur le corps, notamment à la nuque.
La police dominicaine précise que la présence d’aucun document d’identité appartenant aux victimes n’a été constatée sur les lieux du drame.
En raison de l’état de décomposition avancée des corps, le médecin légiste requis en la circonstance, José Manuel Rodrìguez, a ordonné leur inhumation immédiate et sur place.
Une commission formée par le substitut du chef du parquet de Dajabòn, Daniel Estrella Fernàndez, et des officiers du département des homicides de la police a ouvert une enquête sur la mort de ces deux haïtiens.
Plusieurs compatriotes, mais aussi des dominicains ont été ces derniers mois victimes dans des incidents à répétition ayant opposé à Dajabòn les membres des deux communautés. Contrairement à leurs homologues haïtiennes, les autorités dominicaines interviennent régulièrement sur ces cas. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5051

vendredi 23 mai 2008

Le chef de l’état se prépare à designer un nouveau premier ministre

La désignation d’un nouveau premier ministre serait imminente selon le président du sénat, Kelly Bastien.
Le chef de l’état, René Préval avait prévu de rencontrer les présidents des deux chambres jeudi dans le cadre de consultations constitutionnelles avant la désignation d’un nouveau premier ministre.
Très prudent, le sénateur Bastien envisage de recueillir les réactions des parlementaires sur la personne pressentie pour le poste afin d’éviter un nouveau revers pour l’exécutif.
Le président du sénat souhaite que le nouveau gouvernement puisse obtenir la ratification du parlement avant la fin de ce mois.
Des membres de la communauté internationale avaient fait état des graves conséquences sur la coopération du retard dans la formation d’un nouveau gouvernement.
Le représentant de l’Union Européenne, Francesco Gossetti, avait indiqué que la communauté internationale a besoin d’un gouvernement en pleine capacité de ses moyens comme interlocuteur.
Il affirme que la situation d’Haïti est difficile et fait remarquer qu’il faut de bonnes dispositions macroéconomiques pour une bonne gestion. " L’objectif principal de l’aide de l’UE est la réduction de la pauvreté ", insiste M. Gossetti en réponse à une question sur les critiques contre la politique néolibérale.
L’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, est également préoccupée par le retard dans la formation d’un nouveau gouvernement. " Il faut un gouvernement pour répondre aux besoins des haïtiens et nous attendons une décision dans un meilleur délai", dit-elle rappelant que la communauté internationale ne peut coopérer avec un gouvernement non légitime.


DES CAS DE KIDNAPPING...

Le monde vit au rythme de l’escalade du prix de pétrole. On réfléchit encore au grand défi de l’ère après-pétrole. Le temps est à l’alternative. En Haïti quand on ne parle pas de la politique à la mode de chez nous, c’est-à-dire, magouilles et injustices, corruption et abus, on parle de kidnapping…
Depuis quelques jours, on a l’impression que des citoyens étrangers sont de plus en plus ciblés par les bandits quoi continuent à déjouer la vigilance des forces de l’ordre représentées par la Police Nationale d’Haïti et la MINUSTAH.
Après le rapport situant le pays parmi les pays les plus dangereux du monde, Haïti continuera à être présentée comme une destination dangereuse…
Ceci, jusqu’à ce que les autorités changent de tête et de cerveau…

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Enlèvement d’une ressortissante canadienne en Haïti
A la veille de l’arrivée au pays de 8 experts en lutte contre le kidnapping de la police canadienne
Jeudi 22 mai 2008
Radio Kiskeya
Une étudiante canadienne de l’Université de Sherbrooke, Nadia Lefèvre (32 ans), a été enlevée en sa résidence à Pétion Ville (Est de Port-au-Prince) dans la nuit de mardi à mercredi, par au moins quatre individus armés. Le personnel de la maison a été malmené par les agresseurs, selon la police.
Le véhicule à bord duquel l’otage a été emmené a été par la suite retrouvé à Pétion Ville.
La ressortissante canadienne était engagée à titre de coopérante pour une période de trois mois par l’ONG Médecins du Monde.
Interrogé par Radio Canada Internationale, le porte-parole de la Police Nationale d’Haïti (PNH), le commissaire Frantz Leurebours, a déclaré que l’otage est en bonne santé, selon des informations dont il dit disposer. Jusque dans la matinée de jeudi, les ravisseurs n’avaient pas encore formulé de demande spécifique, informe Radio Canada Internationale.
L’Université de Sherbrooke est mobilisée sur le dossier.
Ce grave incident survient quelques jours avant l’arrivée au pays de 8 experts en matière de lutte contre le kidnapping de la police canadienne, dans le cadre de la coopération entre le Canada et Haïti.
De nombreux cas d’enlèvement et d’agression physique contre des canadiens ont été enregistrés en Haïti au cours des 4 dernières années.
En mai 2005, un ressortissant canadien, John Courély, établi alors en Haïti depuis 25 ans, avait été libéré contre rançon, grâce à des négociations directes entre sa famille et ses ravisseurs.
Une canadienne de 65 ans, Huguette Goulet, enlevée le 12 juin 2005 à Port-au-Prince, avait été libérée 3 jours plus tard, vraisemblablement contre rançon.
Le 19 août 2005, un canadien originaire du Québec, Dennis Therrien, âgé d’une cinquantaine d’années, avait été tué au volant de son véhicule à Drouillard, un quartier du bidonville de Cité Soleil situé au nord de la capitale haïtienne.
Un policier à la retraite de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), Marc Bourque, avait été grièvement blessé par balles le 20 décembre 2005 près de Cité Soleil. Il devait par la suite succomber à ses blessures à l’hôpital.
Un missionnaire canadien, Ed Hughes, 62 ans, avait été kidnappé le 19 juin 2006 en Haïti par des individus armés. Il devait être libéré contre rançon une semaine après. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5043
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Libération par la police d’une femme enlevée en Plaine (Nord de Port-au-Prince)
Arrestation d’une femme trouvée sur les lieux où l’otage était gardé
Jeudi 22 mai 2008
Radio Kiskeya
La Police Nationale d’Haïti (PNH) a procédé jeudi à Santo 14 (Plaine du Cul-de-Sac, Nord de Port-au-Prince) à la libération de Rebecca Dorcéus (25 ans), enlevée chez elle à Santo 25, dans la nuit de mardi à mercredi, par trois hommes armés.
Une femme dont l’identité n’a pas été révélée et qui se trouvait dans la maison où l’otage était gardée, a été appréhendée par la police, selon le porte-parole de celle-ci, le commissaire Frantz Leurebours. Il précise que les proches de Rébecca Dorcéus n’avaient pas eu le temps de verser de rançon.
Le commissaire de police n’a pas voulu par ailleurs apporté trop de précisions sur le cas de la canadienne Nadia Lefèvre (32 ans), enlevée, elle aussi, en sa résidence à Pétion Ville (Est de Port-au-Prince), dans la nuit de mardi à mercredi. Il s’est contenté d’affirmer que la police travaille sur le dossier.
De plus en plus de cas de kidnapping sont réalisés au domicile même des personnes enlevées, au grand dam de la PNH et de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) qui ont établi des points de contrôle sur les principaux axes routiers. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5045

jeudi 22 mai 2008

La société civile s’implique dans la lutte contre le kidnapping

Le directeur du Centre Pétion – Bolivar, Arnold Antonin, est l’un des responsables de l’association de Lutte contre le Kidnapping ( Lunak), regroupant des représentants de plus d’une centaine d’organisations de la société civile. L’une des premières activités de cette association est la tenue d’un colloque de sensibilisation de la société sur ce phénomène.
Arnold Antonin critique la banalisation du kidnapping par certaines autorités qui comparent les statistiques de plusieurs pays. " Il est temps qu’il y ait une mobilisation citoyenne et que l’état assume ses responsabilités", lance M. Antonin rappelant que l’une des fonctions premières de l’état est de garantir la sécurité des citoyens.Interrogé sur les obstacles dans cette lutte, M. Antonin cite la méconnaissance du phénomène et l’inaction de l’état. " Nous réfléchissons sur ce que la société civile doit proposer pour résoudre le phénomène du kidnapping", insiste t-il.Il rappelle que le kidnapping est un crime de disparition qui implique une grande responsabilité de l’état. " La société civile doit forcer l’état à assumer ses responsabilités ", dit-il faisant remarquer que des représentants de la chambre de commerce, des ONG, des associations, étudiantes, patronales, syndicales et féminine avaient pris part à ce colloque.
Arnold Antonin se prononce en faveur de l’élaboration d’une législation en vue de donner une réponse normative à la recrudescence des actes d’enlèvement.Tout en rejetant des mesures de type paramilitaire qui peuvent causer d’autres problèmes, M. Antonin estime que la méfiance entre les citoyens et la police est l’un des obstacles dans la lutte contre le kidnapping. Interrogé sur les mesures concrètes à adopter, M. Antonin a préférer attirer l’attention sur les difficultés pour atteindre par téléphone les autorités judiciaires ou policières.
Une association de personnes victimes d’enlèvement a participé aux débats lors du colloque de deux jours au cours duquel des sociologues dont Laennec Hurbon ont présenté leurs points de vue sur le phénomène. En ce qui a trait aux causes de l’intensification des actes de violence, Arnold Antonin croit que les enlèvements ont des motivations socio-économiques et politiques. " Il y a quelqu’un qui disait qu’un président a été enlevé donc il faut continuer les actes d’enlèvement", rappelle t-il pour prouver que des secteurs politiques encouragent cette pratique.
Selon M. Antonin les auteurs d’enlèvement sont parmi les pires criminels qui peuvent exister.Alors que ce colloque de sensibilisation sur la lutte contre le kidnapping est organisé d’autres cas d’enlèvement ont été signalés.
Une ressortissante canadienne, travaillant pour l’organisation Médecins du Monde, a été enlevée mercredi matin dans la zone de Thomassin 48 (Pétion ville) par des bandits armés. Le véhicule de la victime a été abandonné par les criminels dans un autre quartier de Pétion ville quelques minutes plus tard.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13767

Wyclef Jean lance une campagne d'aide pour Haïti

Le chanteur de hip hop Wyclef Jean a lancé mardi à New York, conjointement avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et à la Fondation panaméricaine pour le développement (PADF), une campagne d'aide pour Haïti.La campagne, titré "Ensemble pour Haïti", vise à collecter des fonds, à distribuer de l'aide alimentaire, à créer des emplois et à soutenir l'agriculture haïtienne. Le pays est confronté depuis deux mois à une crise alimentaire grave résultant de la hausse des prix des produits sur le marché international et la faiblesse de la production agricole nationale. " Haïti a connu des émeutes, et d'autres désordres peuvent survenir dans ce pays", a soutenu Wyclef Jean au cours d'une conférence de presse, en compagnie de l'économiste Jeffrey Sachs, conseiller du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Wyclef Jean entend par le biais de son organisation Yélé Haïti soutenir des projets visant le développement du secteur agricole. " Il faut distribuer de l’aide alimentaire, mais il est aussi essentiel d’aider les agriculteurs haïtiens à produire plus, à travers des micro entreprises", a-t-il ajouté.
Wyclef Jean espère collecter rapidement 48 millions de dollars dans le cadre de cette campagne.
Plusieurs pays notamment les Etats-Unis, le Canada, le Brésil et la France ont déjà accordé une aide alimentaire à Haïti qui a enregistré de violentes manifestations contre la vie chère au début du mois d’avril.
Les manifestants qui réclamaient le départ du gouvernement avaient poussé les sénateurs à renvoyer le gouvernement de Jacques Edouard Alexis. Des chefs de file de nombreux partis politiques critiquent le retard dans la formation d’un nouveau gouvernement résultant du refus de la chambre basse d’approuver le choix d’Ericq Pierre au poste de Premier ministre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13768

Intensification du trafic d’enfants haïtiens vers la R. Dominicaine

Les autorités judiciaires dominicaines tirent la sonnette d’alarme
Mercredi 21 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le trafic d’enfants d’Haïti vers la République Dominicaine a considérablement augmenté au cours des dernières semaines, suscitant les inquiétudes des autorités de Santo Domingo et de différents secteurs du pays qui estiment urgente une solution à ce problème, rapporte l’agence espagnole EFE.
Face à ce phénomène, la procureure du tribunal pour enfants et adolescents de Santiago (nord), Antia Beato, n’a pas caché ses préoccupations. Elle a notamment fait état d’un nombre croissant d’enfants de nationalité haïtienne traînant dans les rues de la deuxième ville dominicaine où ils sont arrivées illégalement.
La juge recommande aux institutions dominicaines concernées l’adoption de mesures conjointes en vue de faire face à cette situation.
Beaucoup des mineurs, âgés entre 5 et 16 ans, sont fréquemment impliqués dans des affrontements au cours desquels ils se servent de bâtons, couteaux et pierres. Certains d’entre eux auraient même cassé des pare-brises de véhicules et endommagé des résidences et établissements commerciaux, ont dénoncé des leaders d’organisations communautaires et patronales.
Des habitants du nord de la république voisine ont réclamé des autorités migratoires l’arrestation et le rapatriement de ces jeunes qui se livrent à la mendicité ou à des actes délictueux.
Pour sa part, le magistrat Antia Beato a demandé aux personnes affectées par les agissements de ces mineurs de saisir le tribunal tout en reconnaissant que ce type de dossier reste compliqué parce qu’il relève de la législation existant en matière d’immigration.
Pour leur part, des organisations haïtiennes et dominicaines ont fait savoir que certains des jeunes migrants sont orphelins et d’autres emprisonnés antérieurement avaient pu obtenir leur libération grâce aux pressions exercées par des groupes de défense des droits humains.
Le flux migratoire d’Haïti vers la République Dominicaine est très important et concerne toutes les catégories d’âge des couches défavorisées des milieux suburbains et ruraux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5041