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mardi 20 novembre 2012

Tournefeuille. Séduction de «Haïti Art et réalité»

Le vernissage de l'exposition «Haïti Art et réalité» a eu lieu hier soir à la mairie de Tournefeuille. Ce fut l'occasion d'admirer les œuvres des artistes de l'équipe de Saint-Soleil d'Haïti et de se sensibiliser à l'art populaire haïtien comme le courant «Bosmetal».
Marie Bel, Tournefeuillaise, n'a pas attendu le vernissage. Venue pour une question administrative, elle a été attirée par les peintures et a succombé au désir de voir toute l'exposition. «C'est fabuleux, magnifique. Les couleurs sont extraordinaires. C'est naïf et très joyeux, dit-elle. On sent parfois une influence orientale, balinaise dans les sculptures.»
Cette exposition-vente est ouverte à tous du lundi au vendredi de 8 h 30 à 18 heures Organisée par l'association Soutien Haïti, tous les fonds récoltés serviront à financer les actions locales du CET (Centre d'éducation pour tous), notamment pour le fonctionnement de l'école Pierre-Labitrie de Delmas, commune d'Haïti.
Les adhérents de l'association et les collèges Pierre-Labitrie et Léonard-de-Vinci ont déjà contribué à l'achat des 300 uniformes, des tables. Soutien Haïti espère aller plus loin en voulant créer une bibliothèque.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/20/1493087-tournefeuille-seduction-de-haiti-art-et-realite.html

Les Grenadiers se rebiffent



Le réveil a été brutal pour la sélection haïtienne de football qui devrait gagner impérativement face à la Grenade pour ravir une place à la phase finale de la Coupe des nations de la Caraïbe. Les Grenadiers – nom de l’équipe haïtienne – tombeurs de la Grenade (2-), compostent leur billet.
Dans l’antre de la Grenade – Grenada National Stadium –, les joueurs haïtiens se sont transcendés, dimanche soir, pour éviter une élimination prématurée. L’équipe haïtienne, privée de quelques-uns de ses cadres engagés dans la Ligue 1 et la Ligue 2 française, devrait impérativement s’imposer. 48 heures avant, elle a subi la loi de celle de Guyane française (1-0).
Les Grenadiers qui mesuraient les enjeux, ont pris 36 minutes pour trouver le chemin des filets, grâce à Jean Sony Alcénat, international haïtien évoluant au Portugal. Sous la pression de Olrish Saurel, Anthony Straker a inscrit contre sans camp le second but haïtien à la 56e minute de jeu. Au grand du pays hôte qui avait besoin d’un match nul pour se qualifier.  
Forts de ce succès, les Grenadiers ont ravi la première place du groupe. L’autre qualifié du groupe se nomme Guyane française, défaite (3-4) par son homologue de la Guyane anglaise.   
A la phase finale de la Coupe des nations de la Caraïbe qui se tiendra à Antigua & Barbuda du 3 au 15 décembre 2012, Haïti aura sous sa trajectoire la Jamaïque, la Martinique et l’équipe de Trinidad & Tobago. L’autre groupe est composé de : Antigua & Barbuda, République Dominicaine, Guyane française et Cuba.    
Les huit pays qualifiés
Groupe A: Antigua & Barbuda, République Dominicaine, Guyane française et Cuba
Groupe B: Jamaïque, Martinique, Haïti et Trinidad & Tobago
Résultats de la 3e journée
Guyane française – Guyane anglaise : 3-4
Haïti – Grenade : 2-0
Classement
1-Haïti : 6 points 3BP – 1BC (+2)
2-Guyane Française : 4 points 5BP – 5BC (0)
3-Grenade : 4 points  3BP – 4BC (-1)
4-Guyana : 3 points  5BP – 6BC (-1)

Le Président d'Haïti, à Bruxelles, pour dire merci

Michel Martelly était à Bruxelles ce lundi. Le président d'Haïti a rencontré les autorités européennes pour les remercier des aides reçues après le violent séisme de 2010 qui avait fait 300 000 victimes, mais aussi pour faire le point sur l'évolution de la situation du pays. L'occasion de rencontrer un président au profil original à la tâche énorme.
Le président haïtien a été reçu par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Dès ses premières paroles, il a marqué l’objet de sa visite :  remercier l’Union européenne, au nom du peuple haïtien, de toute l’aide reçue et de dire que : "Cela va mieux, même si les défis restent nombreux".
Effectivement, les catastrophes s’enchaînent sur Haïti. Dernière en date, le cyclone Sandy. Haïti qui peine à se relever du séisme de 2010se bat toujours contre le choléra. Aujourd'hui, 300 000 personnes vivent encore sous tente. Mais Michel Martelly le répète, il est optimiste.
"Aujourd’hui, le message c’est qu’il y a de l’espoir. Qu’Haïti renait de ses cendres, qu’Haïti se reconstruit. Pas seulement au niveau des immeubles, des bâtiments mais au niveau de sa société, de son peuple".
Pour le président haïtien, à côté des calamités à répétition, ce qui a surtout mis ce pays à genoux, ce sont des décennies de corruption généralisée.
"A un certain moment, je me suis même dit : même si on ne faisait rien, rompre avec ce passé ce serait déjà beaucoup", nous a-t-il confié.
Michel Martelly est une personnalité à part car s’il se présente aux autorités européennes en costume de président, les Haïtiens le connaissent surtout comme "Sweet Micky", son nom de scène. Ce chanteur, star dans son pays, a troqué en 2011 la casquette pour la cravate et fait campagne en musique.
La star est devenue président. C'était en mai 2011. Dix-huit mois seulement après son arrivée au pouvoir, en mai 2011, Michel Martelly fait face à un important mouvement de contestation de sa politique. Une manifestation, dimanche à Port au Prince, demandait sa démission.
Le président Haïtien est en Europe jusque mercredi.

APRES ISAAC ET SANDY LES AGRICULTEURS ONT TOUT PERDU


SALAGNAC (Haïti) (AFP) - Sur le plateau de Salagnac, dans le sud-ouest d'Haïti, les agriculteurs, déjà à la peine, affirment avoir "tout perdu" après les intempéries qui ont durement touché l'île cette année.
"Je suis ruiné. J'ai tout perdu. J'avais investi plus de 50.000 gourdes (près de 2.000 dollars)", raconte Dieunord Elismé, 27 ans, jeune planteur de carottes de Salagnac, qui a aussi perdu sa maison. "Maintenant, il faut tout recommencer".
Comme Dieunord, beaucoup de petits agriculteurs ont vu disparaître tout leur investissement.
"Nous avons été frappés à deux reprises", rappelle-t-il. La tempête Isaac en août avait ébranlé la production agricole. Et lors du passage de l'ouragan Sandy fin octobre, vents violents et inondations ont détruit les cultures maraîchères à la veille des récoltes.
Des animaux d'élevage, des plantations et des maisons ont été emportés, faisant fondre toutes les économies des agriculteurs. Le secteur a perdu au total 104 millions de dollars.
Haïti, qui produisait à peu près 50% de ses besoins alimentaires, va tomber sous la barre de 40% à cause des intempéries, avertissent en outre des experts agricoles.
"Agir vite"
Les tempêtes n'ont fait qu'aggraver la crise du secteur, qui pâtit d'une mécanisation très faible et d'exploitations trop petites, empêchant notamment la lutte contre l'érosion.
En outre, l'abaissement des tarifs douaniers au début des années 90 a ouvert la production haïtienne à une concurrence internationale rude.
L'annonce, en fin de semaine dernière, d'une aide de la France a été accueillie avec enthousiasme à Salagnac.
"Bonne nouvelle, la France a accepté de subventionner les semences et les engrais pour un millier de petits agriculteurs de notre communauté", se réjouit Clovis St-Gil, président de l'Association des boutiques d'engrais de la région. L'assistance applaudit à tout rompre.
L'aide de la France (300.000 euros) ira à 1.000 familles d'agriculteurs qui pourront acheter des semences et des engrais à moitié prix, explique sur place l'ambassadeur de France à Haïti, Didier Le Bret.
"Il faut agir vite, car les premiers signes de la rareté des produits alimentaires sont déjà là", souligne, à ses côtés, le ministre haïtien de l'Agriculture Jacques Thomas. "Les prix de certains aliments sont en nette hausse. La malnutrition pourrait commencer à se manifester bientôt".
Un agriculteur dans la salle réclame plus d'aide: "même avec le soutien de la France, nous risquons de ne pas pouvoir acheter les semences".
D'autres s'inquiètent de l'érosion des terres. "Nous devons travailler dans les mornes (monticules isolés dans des plaines d'érosion, ndlr), là où vient l'eau qui détruit nos plantations", insiste Gammel Rigueur.
La tempête Sandy a tué plus de 50 personnes en Haïti, et 350.000 personnes vivent encore dans des campements de toile depuis le tremblement de terre de 2010.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121120.AFP5466/a-haiti-apres-isaac-et-sandy-les-agriculteurs-ont-tout-perdu.html