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mardi 16 mars 2010

Le secteur privé veut s'impliquer dans l'élaboration du plan de reconstruction

Le secteur privé haïtien entend s'impliquer dans le plan de reconstruction du pays. Des séances de travail entre les représentants des chambres de commerce et les associations patronales permettront aux hommes d'affaires d'élaborer un document qui sera présenté lors de la conférence préparatoire du 17 mars à Santo Domingo. Le président de la Chambre de Commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH), Reginald Boulos, indique qu'il s'agit d'une étape vers les Etats généraux du secteur privé.
Environ 100 entrepreneurs des 10 départements géographiques prendront part à la première réunion de travail au début de cette semaine. M. Boulos se réjouit de la mobilisation des hommes d'affaires haïtiens y compris le secteur informel. Des représentants de la communauté international et du gouvernement participeront également aux débats explique Reginald Boulos soulignant que plusieurs thèmes seront pris en compte. La CCIH entend privilégier plusieurs secteurs jugés prioritaires dont le tourisme, l'industrie, la gouvernance, l'éducation et la santé.
Les états généraux permettront de définir une nouvelle vision et de nouvelles stratégies du secteur privé haïtien.
Le président de la CCIH préconise l'intégration des propositions du secteur privé dans le document que l'Etat haïtien présentera lors de la conférence de New York le 31 mars 2010.
LLM

Réalité des abris provisoires : Une atteinte aux droits des victimes du 12 janvier 2010

Dans l'après-midi du 12 janvier 2010 à 4 heures 53 la terre a tremblé en Haïti. Ce séisme dont la durée est de 35 secondes et de magnitude 7.3, a semé le deuil, la désolation au sein de la grande famille haïtienne, en particulier dans les départements de l'Ouest, du Sud-est et des Nippes. C'est la plus grande catastrophe de notre histoire de peuple vu les dégâts en vies humaines et matériels. Ce tremblement de terre dévastateur a fait au moins 300.000 morts, 500.000 blessés dont 4.000 amputés et a détruit des centaines de milliers de maisons. Au lendemain de cette catastrophe, près d'un million de personnes ont abandonné la région de Port-au-Prince pour se réfugier dans les villes de province où les infrastructures faisaient déjà défaut.
Parallèlement, la plupart des familles restantes se sont abritées sur les places publiques, dans les centres sportifs et dans d'autres espaces libres de la capitale. Comment y vivent ces familles et pour combien de temps sont-elles là? Se sentent-elles en sécurité et comment se nourrissent-elles ? De l'aide internationale ? Dans quelle condition cette dernière leur arrive-t-elle?
Qu'en n'est-il du droit au logement ? Du droit à la participation des victimes dans les décisions qui les concernent ?
Condition de vie des victimes dans les abris
La réalité des abris provisoires dans les quartiers populaires et dans le reste du pays laisse à désirer. Les conditions dans lesquelles vivent les victimes dans les abris dénotent une violation flagrante, le non respect de leurs Droits Sociaux et Economiques.
En effet, les gens sont entassés dans des cases construites, pour la plupart, avec des morceaux de toiles, de tôles, de bois, de cartons…. La majorité des personnes sinistrées n'ont bénéficie d'aucune tente. Certaines familles (femmes, enfants, hommes) dorment à la belle étoile jusqu'à maintenant et leur sécurité est hautement menacée, puisqu'il n'y a pas de présence policière dans les camps. Ce qui permet aux bandits, aux agresseurs de semer la panique dans tous ces endroits à forte concentration de victimes. On a dénombré dans certains endroits des cas de viol.
En ce qui concerne la distribution de l'aide, elle se fait dans un climat de désordre mettant en jeu la dignité des victimes. Pour avoir une carte, ces dernières ont dû parcourir plusieurs endroits de la capitale. Certaines fois, elles sont obligées de l'acheter. Les responsables de la distribution des matériels et de la nourriture s'amusent à les confisquer chez eux pour les vendre en retour aux vrais destinataires. La distribution s'est révélée en grande partie sélective.
Du point de vue sanitaire, les conditions dans lesquelles vivent les occupantes et les occupants sont des sources potentielles de maladies et d'épidémies. Pas assez de toilettes. Les gens font leur besoin par-ci par -là. L'air qu'ils respirent dans les abris est contaminé. Cette situation représente un grand danger pour leur santé notamment pour celle des enfants et des nouveaux nés qui sont dépourvus d'encadrement et d'appui psycho-social.
Fort de ces constats, la Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH), recommande aux responsables de l'Etat de prendre les mesures d'urgences suivantes ; 1. Mettre des patrouilles policières fixes et mobiles dans les camps et les zones à fortes concentration des personnes déplacées ;
2. Mettre sur pied des programmes de fumigation, de désinfestation en vue de diminuer les risques d'épidémies et de maladies ;
3. Installer des poubelles dans les camps ;
4. Créer des emplois pour les victimes ;
5. Installer des cliniques dans les camps et les quartiers populaires ;
6. Mieux organiser la distribution de l'aide humanitaire ;
7. Impliquer les victimes dans les décisions qui les concernent ;
8. Créer des activités d'animation et d'appui Psychosocial dans les camps.
La POHDH souhaite surtout que les mesures conjoncturelles ne deviennent pas définitives. Elle attend de plain-pied le plan de construction ou de la fondation promis par le gouvernement pour la solution définitive à la faillite structurelle des classes dirigeantes et dominantes traditionnelles.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17231

Le secteur universitaire fait le deuil de ses membres

Deux mois après le séisme du 12 janvier des cérémonies religieuses sont organisées pour rendre hommage aux victimes dans le secteur éducatif haïtien. Les responsables de l'Université GOC ont salué la mémoire d'une centaine de professeurs et d'étudiants tués lors de l'effondrement de l'immeuble à Nazon. Le doyen Charles Dumont Point du jour est déterminé à poursuivre l'œuvre au profit de la collectivité. Il annonce que la GOC se prépare à reprendre ses activités à Sources Matelas sur une propriété de 14 hectares.
D'autre part, les professeurs et étudiants de la Faculté des Sciences Humaines de l'UEH ont déploré le départ du professeur Anil Louis Juste, assassiné quelques minutes avant le séisme. Détenteur d'un doctorat en travail social, M. Louis Juste était impliqué dans la lutte pour l'autonomie de l'Université et la transformation sociale. Certains professeurs et étudiants estiment qu'il s'agit d'un assassinat politique.
Par ailleurs une cérémonie religieuse a également été organisée sur le site de l'Université Lumière. Plusieurs centaines d'étudiants et d'enseignants haïtiens avaient été tués lors de l'effondrement de ce centre universitaire de l'église baptiste Lumière.
Plus de 60 jours après le violent séisme de nombreux cadavres d'étudiants et d'enseignants sont encore sous les décombres. La secousse tellurique enregistrée à 4 H53 PM avait surpris la quasi-totalité des étudiants dans leurs salles de classe.
De nombreux cadavres sont coincés sous les décombres de l'école des infirmières, de l'Université Saint Gérard entres autres. La majorité des centres universitaires, logés dans des immeubles de plusieurs niveaux, qui n'ont pas pu résister aux ondes du séisme.
L'UEH avait fait état de plus de 300 morts enregistrés lors du séisme. En ce qui concerne les Universités privées aucun bilan n'est disponible.
La semaine dernière, les responsables de l'UEH avaient annoncé que les différentes facultés seront transférées à la propriété de l'état à Damien. Cet espace accueille déjà la faculté d'Agronomie et le Ministère de l'Agriculture.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17230

Quatre américains tués à Port-au-Prince depuis le 12 janvier

Depuis le séisme du 12 Janvier, quatre citoyens américains ont été assassinés à Port-au-Prince. La plupart des enlèvements sont de nature criminelle, et les ravisseurs ne font aucune distinction de nationalité, de race, de sexe ou d'âge. Certains otages ont été tués, agressés sexuellement ou physiquement maltraitées. Malgré l'amélioration de la Police nationale d'Haïti depuis 2006, la présence d'une force de stabilisation (MINUSTAH) et les soldats de la paix ONU restent essentielles pour maintenir un niveau adéquat de sécurité dans tout le pays. Le manque de protection civile en Haïti, ainsi que la capacité limitée de l'application des lois locales visant à résoudre le crime, aggrave encore la menace de sécurité aux citoyens américains.
«Le département d'Etat exhorte fortement les citoyens à éviter de voyager en Haïti», insistant sur le «danger constant de crimes violents, comme les homicides et les enlèvements».

N/RadioMetropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17227

Ban de retour à New York

Le Secrétaire général est rentré, aux premières heures de la matinée, à New York, d'une visite qu'il a effectuée hier à Haïti. Dans la capitale, Port-au- Prince, il a rencontré le Président René Préval et le Premier Ministre Jean-Max Bellerive. Il a également visité un camp pour personnes déplacées, installé dans la ville de Pétionville. Le Secrétaire général a, par ailleurs, indiqué que l'Appel éclair révisé d'un montant de 1,4 milliard de dollars, lancé en faveur d'Haïti pour cette année, a été pourvu à hauteur de 49%. Le défi, a-t-il dit, est de maintenir cet esprit de solidarité avec Haïti, par le biais de la prochaine conférence des donateurs et au-delà.
Ban Ki-moon a souligné les progrès accomplis en matière d'approvisionnement en nourriture d'urgence et en eau. Pendant ce temps, des tentes et des bâches ont été fournies à environ 60% des 1,3 million de personnes qui sont dans le besoin. Et l'objectif est d'atteindre tous ceux qui ont besoin d'assistance d'ici la fin du mois d'avril.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17228

Les jeunes sont le futur, mais les arbres sont aussi le futur

Le Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) M. Diouf, en Haïti pour 4 jours, a déclaré que «l'agriculture est l'élément vital de ce pays [...] nous allons continuer à travailler avec le gouvernement pour que vous ayez du travail, des salaires et pour que vous puissiez fournir de la nourriture à vos familles et au reste du pays» a-t-il ajouté. M. Diouf a rencontré le président d'Haïti, René Préval, ainsi que de hauts responsables du gouvernement. Il a distribué, aux cotés du ministre de l'Agriculture, Joanas Glue, des semences, des fertilisants et des outils aux agriculteurs dans un village des abords de Port-au-Prince. D'ici au mois de juin, la FAO prévoit de distribuer 1.500 tonnes de semences et de fertilisants à 180.000 petits exploitants agricoles.
Pendant sa visite, M. Diouf a planté un arbre fruitier avec des jeunes Haïtiens. «Les jeunes sont le futur, mais les arbres sont aussi le futur», a-t-il dit. «Sur le long terme les arbres vont transformer la Terre, fournir du travail et de la nourriture pour la population, rendant possible le développement économique du pays», a déclaré M. Diouf.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17226

L'AUF vient en aide aux universités haïtiennes

L'Agence Universitaire de la Francophonie vient d'annoncer qu'elle réalisera un ensemble de projets, afin de venir en aide aux Universités haïtiennes touchées après la catastrophe du 12 janvier. Dans un communiqué rendu public ce lundi 15 mars, l'AUF décide réorganiser son dispositif d'intervention au profit des universités afin de l'adapter au nouveau contexte de l'enseignement supérieur en Haïti.
Ainsi, l'AUF compte mettre en place à Port au Prince deux entités distinctes devant dépendre directement du rectorat de l'Agence.
La première est une délégation pour l'enseignement supérieur en Haïti qui aura pour mission d'accompagner les universités haïtiennes dans la mise en œuvre de nouveaux projets. Un délégué sera nommé prochainement.
Et la seconde remplacera l'Institut francophone pour la gestion dans la Caraïbe (IFCAR), créé en 2006, à l'initiative de l'Agence universitaire de la Francophonie et du gouvernement d'Haïti. Ce nouvel institut portera le nom de l'écrivain Martiniquais Aimé Césaire, et recevra une nouvelle mission, afin de répondre aux besoins en formation exprimés par les universités haïtiennes.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17225

Haiti : N'oublions pas les personnes âgées

Suite au tremblement de terre du mois de janvier en Haïti, les personnes âgées ont besoin de recevoir davantage d'attention, et leur rôle potentiel dans le relèvement doit être mieux apprécié, disent des travailleurs humanitaires. D'après Help Age International, quelque 800 000 Haïtiens, soit environ sept pour cent de la population, ont plus de 60 ans, et plus de 200 000 personnes âgées ont été affectées par le séisme.
« C'est une population qui a des besoins spécifiques et peut être très vulnérable – par certains aspects, aussi vulnérable que les enfants de moins de cinq ans ou les nourrissons », a dit à IRIN Cynthia Powell, de Help Age International, à Port-au-Prince, la capitale.
« En même temps, ce sont des adultes qui ont eu des vies formidablement riches et ont une grande expérience, un grand potentiel à donner en retour à la société, d'une certaine manière. »
D'après Help Age, il existe un certain nombre de maisons de retraite dans la capitale. Mais certaines ont été endommagées, et les autres n'ont pas la capacité nécessaire pour accueillir les personnes âgées qui sortent de l'hôpital ou ont besoin de soins spéciaux suite au tremblement de terre.
Help Age travaille notamment avec l'ONG (organisation non gouvernementale) Samaritan's Purse sur un projet vivres contre formation, dans lequel des femmes seraient formées à s'occuper de personnes âgées.
Déprimés, désorientés
Dans les camps pour familles déplacées, IRIN a rencontré des personnes âgées présentant des conditions variables – d'une femme de 90 ans qui vendait de la lessive et du savon pour les mains, à un homme de 66 ans qui, depuis le séisme, est désorienté et refuse de manger.
« Je n'arrive pas à le faire manger », a dit sa fille, Yolande Casimir, à IRIN, alors qu'il était allongé par terre, sous leur tente, semblant passer alternativement du sommeil à la veille. « Il souille ses vêtements. Il est déprimé. Il parle tout seul. Quand il se lève pour marcher, il tombe. » Elle a dit qu'il était diabétique et qu'il souffrait d'hypertension artérielle, mais qu'il allait bien avant le tremblement de terre.
« C'est juste qu'il est tellement stressé. Il ne pense qu'à la maison et à tout ce qu'il a perdu. Pourriez-vous me dire ce que je pourrais faire pour l'aider un peu, pour qu'il ne perde pas complètement la tête ? »
Parmi les personnes âgées avec lesquelles IRIN a parlé dans les camps de déplacés, plusieurs ont dit qu'elles avaient des douleurs à la poitrine, et des maux de tête et de ventre depuis le séisme. La plupart ont dit qu'elles souffraient d'hypertension et qu'elles ne prenaient plus leurs médicaments
« Avec le diabète et l'hypertension, c'est une double malédiction », a dit Mme Powell, de Help Age, à IRIN. « Après le tremblement de terre, il y a parfois eu une interruption de l'accès aux prescriptions de médicaments contre les maladies chroniques comme celles-là, et ces deux maladies sont aggravées par le stress. »
Rita Baptiste, 65 ans, a dit qu'elle avait été opérée des yeux juste avant le tremblement de terre, qu'elle avait maintenant les yeux irrités et ne voyait pas bien. L'hôpital où elle aurait dû être suivie a été détruit, tout comme ses lunettes.
Pour certaines personnes âgées vivant dans les camps – dont beaucoup sont seules, leurs enfants habitant en province ou à l'étranger – obtenir l'aide dont ils ont réellement besoin est un véritable défi. Philomène Casimir, 70 ans, a dit à IRIN qu'elle avait reçu un ticket de distribution alimentaire un matin, mais que lorsqu'elle était allée chercher la nourriture l'après-midi, elle avait été bousculée par la foule et était repartie les mains vides. Elle a dit qu'elle n'osait pas essayer une seconde fois.
Besoins spécifiques
Help Age et d'autres ONG prévoient de mettre en place des zones spéciales dans les nouveaux camps de déplacés qui doivent être créés dans les mois à venir, afin d'apporter une réponse à ces problèmes.
« Nous plaidons pour qu'une zone [dédiée aux personnes ayant des] besoins spécifiques soit créée dans ces camps – pas simplement pour les personnes âgées, mais aussi pour les personnes amputées, les personnes sortant de l'hôpital et les handicapés », a dit Michael Andreini, de Help Age, à IRIN. « De façon à ce que les services de santé [leur] soient plus accessibles et que la sécurité et la protection [de ces populations] soient prises en considération ».
Un membre du comité qui gère un des camps, qui s'est présenté uniquement sous le nom de Harold, a dit qu'à cause de la rupture des communautés provoquée par la catastrophe, les gens qui auparavant rendaient visite à une personne âgée pour l'aider dans les travaux ménagers, ou lui donner un peu d'argent ou de nourriture, ne le faisaient plus.
Toutes les personnes âgées affectées par le séisme ne sont pas dans une situation désespérée, ont souligné les travailleurs humanitaires et les résidents des camps. Beaucoup sont actives et ont simplement besoin de soutien en termes de soins de santé, d'alimentation et d'abri, de façon à ne pas basculer dans la vulnérabilité. Ces personnes représentent également des ressources précieuses, a dit M. Andreini.
« Ce sont des gens qui ont connu différents régimes, qui ont [participé à] l'histoire d'Haïti, qui comprennent ce que ce pays a traversé et quel est son potentiel », a-t-il dit. « Les personnes les mieux placées pour aider à planifier la reconstruction du pays sont entre autres celles qui sont là depuis longtemps ».
np/mw/il/ail
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17224

Débat au Parlement autour des élections et de la reconstruction

Le président de la Chambre basse, Louis Jeune Levaillant, et le sénateur du Nord-Ouest, Hyppolite Mélius, fixent leur position lundi 15 mars 2010, Radio Kiskeya
Le président de la Chambre des députés, Louis Jeune Levaillant, a annoncé lundi une éventuelle rencontre entre les autorités et les secteurs intéressés aux élections.
Il n’a toutefois pas donné de date de cette éventuelle rencontre qui viserait à redonner confiance à un large pan de la classe politique qui a ouvertement exprimé sa crainte de participer à des élections dont l’issue serait déterminée à l’avance.
Comme pour répondre aux préoccupations exprimées par la plupart des partis politiques concernant l’inopportunité d’organiser des élections dans le contexte actuel de détresse de la population, le représentant de Desdunes (Artibonite) au Parlement a souhaité que le gouvernement retire la majorité des sinistrés des abris provisoires où ils se trouvent au plus tard en mai prochain.
Sur la question de la reconstruction du pays après la catastrophe du 12 janvier, le parlementaire a proposé à l’Etat de recourir à des prêts plutôt qu’à des dons, en vue de faire face à la situation.
Réagissant pour sa part à la ferme volonté exprimée par le chef de l’Etat d’organiser coûte que coûte des élections avant son départ le 7 février 2011, le sénateur Mélius Hyppolite (Nord Ouest, OPL) a déclaré n’être pas opposé à la tenue d’élections. Cependant, il se dit en faveur d’élections honnêtes et crédibles. "Personne ne craint de participer à des élections. Les acteurs politiques doutent plutôt de la crédibilité de certains membres du Conseil Electoral Provisoire", a-t-il ajouté.
Le sénateur, membre de la Plate–forme politique Alternative, évoque par ailleurs les problèmes causés par le séisme du 12 janvier et la situation déplorable dans laquelle se trouvent près de 3 millions de personnes vivant dans les rues sous des tentes.
En raison du nombre de morts, de disparus et de déplacés, les listes électorales doivent être révisées, souligne le parlementaire. Il estime aussi indispensable l’ouverture du dialogue politique avant le lancement du processus électoral.
Hyppolite Mélius a enfin déploré le fait que la question de la reconstruction n’ait pas donné lieu à un vaste débat national. Il critique à ce propos le caractère limité et sectaire des conférences sur la question qui se tiennent prochainement en République dominicaine et à New York. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6640