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vendredi 31 août 2012

Des automobilistes grognent, la police ne bronche pas : Bouclez-la !

Bouclez-la ! La police colle à tour de bras des contraventions pour « non-port de la ceinture de sécurité ». A Pétion-Ville, cela irrite. Et des automobilistes ne la bouclent pas, ils crient à la discrimination. Pire, au harcèlement. « Ce n’est pas possible, on a l’impression que tous les policiers du Service de la circulation, en faction à Pétion-Ville, n’ont qu’une mission : donner des contraventions », fulmine Jean Joseph, un entrepreneur dans la trentaine. « Ils ne conseillent pas, mais verbalisent, pénalisent », ajoute-t-il, irrité aussi par ce qu’il appelle un « harcèlement à but lucratif ». Sur la fiche de contravention, il n’y a pas d'article sur le port de la ceinture, proteste Jean. En fin de compte, ce sont les affaires à Pétion-Ville que l’on pénalise. Car, outre le remorquage systématique des véhicules, la police place désormais des sabots pour immobiliser des véhicules mal stationnés, déplore-t-il, sarcastique pourtant en évoquant l’anarchie tolérée sur la voie publique dans le reste du pays, où des véhicules de transport en commun parquent des gens comme du bétail. Cela n’attire pas l’attention du Service de la circulation. Mais cette dernière est d’une grande bienveillance à l’égard des automobilistes de Pétion-Ville que l’on prend pour des « gran nèg », ironise Francis, 36 ans, qui souligne en revanche n’être pas opposé aux normes et aux règles clairement signalées sur la voie publique. « Non, il n’y a ni discrimination ni harcèlement contre les automobilistes à Pétion-Ville. C’est dans cette commune que l’opération pour le port de la ceinture de sécurité a commencé. C’est pour cela que des gens peuvent avoir cette impression. Mais nos policiers font ce même travail à Delmas, à Carrefour, à Croix-des-Bouquets, à Port-au-Prince et dans d’autres communes de la zone métropolitaine », répond le commissaire divisionnaire Will Dimanche, responsable de la DCPR. Cette mesure n’est pas encore appliquée à l’échelle nationale uniquement à cause d’un problème d’effectif, ajoute-t-il, confirmant que l’article 42 de la loi du 4 avril 1986 régit les contraventions au Code de la route. « Cet article oblige le port de la ceinture de sécurité et du casque pour les motocyclistes », soutient Will Dimanche, qui rejette fermement une quelconque motivation financière dans les opérations de la DCPR. « La police gagne quand la circulation est fluide, quand il y a moins d’accidents de la route », déclare Will Dimanche. « L’automobiliste qui s’est mal garé paie 2 500 gourdes pour que le sabot soit enlevé. La DGI, pour le compte de l’Etat haïtien, perçoit 1 000 gourdes de ce montant et 15 % de TCA sur les 1 500 reviennent à la compagnie privée effectuant ces opérations, indique-t-il. Pour les remorquages, 4 000 gourdes sont exigées. Sur ce montant, l’Etat ne perçoit rien. Cependant, une partie est versée au crédit de la DCPR car celle-ci effectue des opérations, notamment de libération de la voie publique des carcasses de véhicules », explique Will Dimanche. Convaincu que ces mesures difficiles à accepter visent à garantir la sûreté et la sécurité des usagers de la voie publique, Will Dimanche affiche de la satisfaction face à la réduction du nombre d’accidents sur les routes nationales. « Les postes de radars sur les nationales numéro 1, 2 et 3 ont dissuadé les camionneurs de faire des excès de vitesse », indique le commissaire divisionnaire. En général, les gens sont réticents au changement. Cependant, on doit accepter qu’Haïti est un pays. Il y a des règles et des normes à respecter », argumente Will Dimanche, ajoutant que tout le monde porte la ceinture de sécurité à l’étranger sans rouspéter. « C’est, comme son nom l’indique, une ceinture de sécurité. Si elle n’était pas nécessaire, les constructeurs d'automobiles ne l’auraient pas mise dans chaque véhicule », souligne Will Dimanche. C’est pour votre sécurité. Bouclez-la !», confirme-t-il, décidé à continuer sur sa lancée, malgré la grogne des uns et des autres… Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.fr http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108580

Et si enfin le «décollage» (take-off) devenait réalité ?

La volonté présidentielle d’accès généralisé au crédit est louable; en effet, vouloir du crédit pour tous part d’un bon sentiment. Seulement, même dans un Etat de bien-être (le «welfare state», le banquier n’est tenté de jeter de l’argent par la fenêtre. D’abord, l’argent au chaud dans son coffre-fort n’est pas le sien, il appartient au déposant. Ensuite, le réflexe de rétention est automatique chez le banquier. Aucun employé de banque n’assiste de gaieté de cœur aux retraits massifs de la clientèle. La raison tient en ce que, à un rythme ininterrompu, à une cadence soutenue, les désirs de retrait massif finissent par déstabiliser le système. La confiance réciproque Pour enrayer une panique des déposants, rien de mieux que la diligence de la Banque centrale à inonder de numéraire la banque menacée. Dès lors que celle-ci prouve sa capacité à répondre aux demandes multiples des épargnants, le calme revient. Les files se défont devant les guichets. En somme, la confiance est revenue. Et même la banque commerciale place la confiance à son plus haut exposant en traitant avec un client potentiel. Et sur quelle base accorde-t-elle un prêt ? Réponse : En fonction de la solvabilité de l’éventuel emprunteur. Comment est-on solvable ? On l’est par sa capacité à honorer son obligation, en un mot à rembourser le prêteur aux termes convenus. Le statut d’entrepreneur pour emprunter Quels sont les opérateurs (économiques) aptes à gagner la confiance du banquier (du prêteur) ? Grosso modo, ce sont les entrepreneurs. Dans quelle que soit l’activité entreprise, on est digne d’intérêt aux yeux du banquier. Toute l’habileté consiste à obtenir le premier financement. Et quand on paie rubis sur ongle (bref quand on est réglo) et avec les habitudes de contracter affaire, la confiance est acquise. L’entrepreneur commercial, l’entrepreneur petit ou moyen, l’entrepreneur agricole, l’entrepreneur industriel, tous présentent de l’intérêt pour le banquier. Les demandes de financement doivent être justifiées. Et même, dépendamment de l’importance du projet – agricole, hôtelier ou industriel –, le banquier réclame une étude préalable. C’est dire que le crédit, c’est du sérieux. Le banquier ne l’accorde qu’avec l’intuition (l’intime conviction) de bien miser l’avoir des déposants. Comme quoi il fait une bonne affaire en ajoutant à son livre des clients un nouvel emprunteur. Ecarté le critère du crédit à la consommation Pour les besoins de la démonstration, il n’est point nécessaire d’évoquer le crédit à la consommation dont le bénéficiaire est jugé sur son revenu, c’est-à-dire son pouvoir d’achat. Le pouvoir d’achat de son salaire ou de ses rentes est le critère qui est retenu par le banquier en cas de sollicitation d’un financement pour l’équipement de la maison ou du ménage. The bargaining power En dehors de ces cas de figure, il est illusoire d’espérer voir le banquier se débarrasser des avoirs à lui confiés. Le défi majeur à relever par le gouvernement est de mettre du pouvoir d’achat entre les mains de la population, comme nous ne cessons de le répéter. Comment ? En incitant les investisseurs à placer leurs mises dans tous les secteurs productifs. Seulement voilà, les investissements agricoles ne sont pas valorisés, je veux dire appréciés à leur juste valeur. Pourtant, l’agriculture absorbe des bras. Ces jours-ci, on observe un regain d’intérêt dans l’infrastructure hôtelière. Encourageant. Seulement, l’Ecole hôtelière d’Haïti réclame de l’aide pour couvrir le territoire afin d’assurer la formation des jeunes, désireux d’œuvrer dans le secteur. Je retiens ces deux secteurs d’activité parce que l’industrialisation exige un effort colossal que nous sommes incapables pour le moment de déployer. Illustration : Supposons la soudaine éclosion de l’industrie pharmaceutique, où trouver les chimistes en nombre suffisant ? Déjà, pour les brasseries existantes, leur nombre est restreint. Et ce type de formation s’installe dans la durée. L’exemple sud-coréen On n’en finirait pas d’identifier les conditions pour sortir du chômage massif, de relever les freins dans le désir légitime du mieux-être de la population, mais on entrevoit déjà la difficulté de transformer le rêve du crédit généralisé en réalité. Je crois plutôt que les élites (économiques et socioprofessionnelles) ont du pain sur la planche. Que faut-il faire pour vaincre leurs réticences ? Et si le gouvernement se dotait d’un véritable plan de développement comme l'a fait le général Park Thung-Hee en Corée du Sud ? En trois grands bonds, en trois décennies (1950-1960, 1960-1970 et 1970-1980), l’économie sud-coréenne est passée de l’arriération à l’industrialisation. Il y eut à la base la volonté d’un homme, d’un militaire, autrement dit sa vision. L’exemple sud-coréen est dans tous les esprits. Jean-Claude Boyer Jc2boyere@yahoo.com http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108068

La révolution mains propres-caisses pleines

Le gouvernement Martelly-Lamothe est sur pied de guerre. Contre les contrebandiers et les mauvais contribuables. C’est au pas de charge, avec la loi comme boussole, que le Comité interinstitutionnel de lutte contre la contrebande, la fraude fiscale, le blanchiment des avoirs et la corruption mène ses opérations. Les résultats sont tangibles. Les millions enflent les caisses du Trésor public depuis le lancement des actions. Des tonnes de marchandises sont saisies. Des fonctionnaires indélicats sont aux arrêts. Des listes de contribuables en contravention sont rendues publiques. D’autres mesures sont attendues. Dans le train des sanctions, le numéro 1 de la Direction générale des impôts laisse fuiter l’information qu’une liste de soixante retardataires récalcitrants a été dressée. Les désignés seront interdits de quitter le pays dans les jours qui viennent. C’est comme un "lagè-avèti-pa-tiye-kokobe" ou un venez-mettre-vos-devoirs-au-propre. La DGI avertit avant de sévir. Cette annonce est un tournant dans la lutte contre les mauvais contribuables. La détermination de l’administration est sans faille. Selon ce qui se dit, le président de la République a donné toute latitude à son Premier ministre pour conduire cette mission mains propres, caisses pleines. Laurent Lamothe s’y adonne sans réserve. Chaque jour, il réclame plus de résultats à ses hommes sur le terrain. Le président Martelly le dit à la blague très sérieusement : il n’interviendra pas pour alléger le courroux de la loi contre ceux qui ne versent pas à César ce qui est dû à César. Dans les mois qui viennent, les recettes vont s’envoler, les prix aussi, craignent certains qui se disent que la détente fiscale bénéficiait à tout le monde. Sauf au Trésor public. Consommer moins cher ou construire l’Etat de nos rêves est un dilemme. Plus de moyens pour plus de projets, aucun contribuable ne peut s’y opposer ouvertement. Souhaiter vivre dans un autre pays commence par des taxes acquittées. Martelly et Lamothe vont cependant devoir donner plus que ce qu’ils récolteront dans un pays qui adore recevoir sans contrepartie. Faire payer ce qui revient à l’Etat, faire payer de plus en plus de contribuables, faire de chaque citoyen un assujetti à l’impôt, c’est une révolution qui est en cours. Nul ne peut prédire ce qu’il en adviendra. Frantz Duval http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108543

Haïti-Politique : Un Cep, à quel prix ?

Un tour de force prévisible… P-au-P, 31 août 2012 [AlterPresse] --- Un nouveau tour de force s’annonce ce 31 août 2012, avec la perspective pour l’assemblée nationale de choisir, sur des bases irrégulières, des représentants du corps législatif devant siéger à un organisme électoral dit permanent, relève l’agence en ligne AlterPresse. Encore une fois, les politiciens de tout poil avanceront des manœuvres, arguments et arguties, pour justifier le viol de la Constitution du 29 mars 1987, qui avait banni la participation des trois pouvoirs formels (exécutif, législatif et judiciaire) dans la constitution de l’organisme devant conduire les processus électoraux. Ils entendent désigner, de manière provisoire, 3 noms devant siéger à l’organisme électoral qu’ils qualifient de “permanent”, sans tenir compte des contestations déjà soulevées dans un processus initié à bout de bras par l’appareil politique en place. Avec l’appui d’un regroupement politique dénommé “Inite” (unité), une version dite amendée de la Constitution de 1987 a été reproduite en juin 2012 (plus d’une année après un vote d’amendement suspect, réalisé à la va-vite et sans aucun débat sérieux avec les couches vives nationales) par l’administration politique de Joseph Michel Martelly, avec des modifications de taille, sautant d’un revers de main des verrous placés par les constituants de 1987. Un grand risque demeure pour des élections avec un organisme électoral “présidentiel”, puisque les 6 membres déclarés investis comme “conseillers permanents” sont soupçonnés de “soumission” au régime actuel. Ainsi, les résultats des futures compétitions électorales seront-elles connues à l’avance, craignent des dirigeants politiques. Non seulement, le processus ayant conduit aux amendements de la Constitution de 1987 est vicié, mais encore et surtout tout ce qui s’en est suivi tend à hypothéquer l’avenir d’Haïti avec la possibilité pour un régime politique d’asseoir une mainmise totale sur l’ensemble des institutions fondamentales. 15 mois après l’investiture d’un ancien chanteur à la présidence en Haïti, Martelly semble jouir de pleins pouvoirs, avec la complicité d’un parlement asservi ayant tendance à marcher dans ses vues non démocratiques. Depuis le début de l’année 2012, est mis en branle un processus de renvoi d’administrations communales élues au profit d’entités appelées “agents exécutifs intérimaires”, en guise de parade pour la non tenue, à la fin de 2011, d’élections pour le renouvellement d’un tiers du sénat et des 140 conseils municipaux. Certains “agents exécutifs intérimaires” sont des repris de justice, dénoncent des parlementaires. Désormais, les assemblées territoriales sont écartées dans le débat démocratique (pas de représentation au conseil des ministres, ni aucune participation dans la formation de l’organisme électoral) au profit d’un dirigisme et d’une politique autocratique, dessinés par une propagande de mauvais aloi mettant toutes les actions administratives sous le compte de la présidence. De quel organisme électoral s’agit-il ? Campant sur sa position, Michel Martelly souhaite que ces élections soient organisées avec “son” conseil électoral permanent (Cep), contesté (bien avant sa constitution) par des personnalités de la scène politique, notamment des parlementaires. La version, dite “reproduite” par l’administration Martelly/Lamothe de la Constitution , voudrait que “ce” conseil électoral permanent soit formé avec 9 membres, avec 3 membres représentant respectivement les pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif. Les assemblées territoriales, prévues par la Constitution de 1987 et qui n’avaient jamais été formées durant les vingt-cinq dernières années (de 1987 à 2012), par les régimes qui se sont succédé, semblent apparemment écartées… La manière, dont les 3 représentants du pouvoir judiciaire ont été désignés, reste très controversée. Le choix de ces derniers a été fait en l’absence de plus de la moitié des membres du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), composé essentiellement de 9 personnes. Des représentants de partis politiques, des membres d’organisations de défenses des droits de la personne et d’organisations sociales, soutiennent que le Cspj travaille pour le compte de Michel Martelly. Deux membres du Cspj, qui rejettent le tour de force du président du Cspj (Anel Alexis Joseph) dans le choix des “représentants’ du judiciaire, ont démissionné. Le mouvement de rejet du processus électoral en cours n’aurait pas encore ralenti le zèle du président-chanteur, Michel Martelly, d’avancer “contre vents et marées” dans l’organisation d’élections déjà qualifiées de “truquées, malhonnêtes et non transparentes” par de nombreuses voix. Martelly presse les parlementaires de monter dans le train en marche … « L’Exécutif attend encore les trois représentants du parlement, afin d’atteindre le nombre de neuf conseillers électoraux, que doit contenir l’institution électorale… », indique la présidence dans une déclaration rendue publique le jeudi 30 août 2012. « Le président de la république, toujours ouvert au dialogue (…) », lit on dans cette même note du bureau de communication de la présidence. Une apparence d’ouverture politique, qui n’apportera aucune vraie modification, ni dans la composition de l’actuel organisme, ni dans le processus amorcé contre l’avis des partis politiques, car la détermination présidentielle est d’ « aller dans le droit chemin, en ce qui a trait au conseil électoral permanent ». Ou encore un conseil électoral « présidentiel », selon le qualificatif attribué par des sénateurs et des députés à cette institution, mise sur pied par Martelly. Pour un conseil électoral de consensus Les président et vice-président de l’assemblée nationale, respectivement Dieuseul Simon Desras et Lévaillant Louis Jeune, ont convoqué les parlementaires à une assemblée nationale pour ce vendredi 31 août 2012. À l’ordre du jour : le lancement du processus pour la désignation des trois (3) représentants du parlement au Cep. Une assemblée, « importante » pour le député Vickens Dérilus, qui en voit une occasion de bien prendre connaissance de la position d’un groupe de 40 députés contestatatires du conseil électoral instauré par Martelly. « Nous maintenons notre position : un conseil électoral de consensus », soutiennent les sénateurs Jean Charles Moïse et Wetsner Polycarpe. Une vision, partagée par les 40 députés signalés. Tous optent pour une organisation électorale de circonstance, qui n’aura qu’à organiser les prochaines élections. « Je serai présent dans l’enceinte, mais je ne participerai pas à cette assemblée », reste, ferme, le sénateur Polycarpe « Je n’y serai pas. Martelly doit reculer », insiste Jean Charles Moïse. Organiser les élections avec ce conseil, établi par Michel Martelly, ne permettra pas de tenir des scrutins honnêtes, crédibles et réalisés dans la communion de toutes les parties en présence dans la vie sociopolitique haïtienne, soulignent Moïse et Polycarpe, qui refusent de sacrifier les acquis démocratiques. Pour envoyer des représentants dans ce conseil, il faut 2 tiers de chacune des deux chambres , soit 66 députés et 20 sénateurs. Or, dans le contexte actuel, le sénat n’a que 20 membres, qui ne seront pas, tous, présents à l’assemblée nationale convoquée pour le 31 août 2012. Ce qui risque d’aboutir au « constat de l’impossibilité matérielle », de désigner ces personnalités, selon le député Dérilus. Ainsi, la situation reste t-elle tendue. “Il ne sera pas possible d’attendre, sans fin, le parlement, qui n’arrive pas encore à statuer sur la situation”, estime, dans ses sorties médiatiques, le porte parole de la présidence, Lucien Jura. Une impatience, qui s’oppose visiblement à l’attente nationale - qui a marqué la première année de gestion de Martelly - quant à la promulgation ou non de la version amendée de la Constitution de 1987. Une démarche, entreprise par Martelly au mois de juin 2012, plus d’une année après son investiture le 14 mai 2011, en autorisant une version amendée de la Constitution de 1987 que l’actuelle administration qualifie de “reproduction”. [srh rc apr 31/8/2012 1:18] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13341

Après la tempête tropicale, Haïti redoute le choléra

LE MONDE | 27.08.2012 à 17h13 Par Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant) Au moins 10 morts et plus de 20 000 personnes évacuées : le bilan s'est alourdi sur l'île d'Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, vingt-quatre heures après le passage de la tempête tropicale Isaac. Après avoir balayé les provinces orientales de Cuba sans faire de victimes, Isaac a atteint le sud de la Floride, dimanche 26 août, contraignant le parti républicain à reporter de vingt-quatre heures l'ouverture de sa convention. Face aux risques d'inondations et de glissements de terrain, les autorités dominicaines et haïtiennes ont maintenu l'état d'alerte. Selon Joseph Edgard Célestin, responsable de la protection civile haïtienne, quatre des huit victimes enregistrées en Haïti sont des fillettes victimes de chutes d'arbres, d'éboulements ou emportées par des rivières en crue. Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés Juan Manuel Mendez, directeur du centre des opérations d'urgence en République dominicaine, a confirmé la mort de deux hommes, dont l'ancien maire de Villa Altagracia, au nord de la capitale, noyé en tentant de traverser une rivière. PLUIES TORRENTIELLES ET VIOLENTES BOURRASQUES Des centaines d'habitations ont été détruites dans les deux pays, notamment dans la région touristique de Jacmel, au sud d'Haïti. Précaire en temps normal, le service électrique a été sévèrement affecté. Plus de 400 000 foyers étaient toujours privés de courant dimanche soir en République dominicaine. Des routes ont été coupées par des coulées de boue et des ponts détruits, isolant 90 localités dans ce pays. La situation était plus dramatique en Haïti, où près de 400 000 rescapés du tremblement de terre de janvier 2010 - qui a fait plus de 250 000 morts - sont toujours entassés dans des camps. Selon la Mission des Nations unies en Haïti (Minustah), "de nombreuses tentes et bâches ont été emportées" par les vents d'Isaac qui ont dépassé 100 km/h. Cité Soleil, le plus vaste bidonville de la capitale haïtienne, a été inondée par la crue de la rivière Grise. Peu avant l'arrivée de la tempête, les autorités ont tenté d'évacuer plusieurs camps. De nombreux réfugiés ont refusé de partir, craignant que leurs maigres possessions ne soient pillées ou que l'évacuation ne se transforme en éviction définitive. Les pluies torrentielles et les violentes bourrasques d'Isaac ont provoqué d'importants dégâts dans l'agriculture. Les pertes de récolte et de bétail pourraient accélérer la hausse des prix des produits alimentaires enregistrée ces dernières semaines. Les inondations risquent aussi de provoquer une résurgence de l'épidémie de choléra qui a fait plus de 7 500 morts depuis octobre 2010, selon plusieurs ONG présentes en Haïti. "Les prochaines semaines seront cruciales pour empêcher la propagation du choléra", souligne Jane Cocking, directrice de l'aide humanitaire de l'ONG britannique Oxfam. "DYSFONCTIONNEMENT DE LA SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE" Le Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires s'est récemment inquiété de l'insuffisance des capacités d'accueil pour faire face à une recrudescence de l'épidémie, soulignant que "le pays ne dispose que de 468 lits, alors que 2 500 lits étaient disponibles lors du pic de juin 2011". Médecins sans frontières a aussi mis en garde contre le manque de moyens et "le dysfonctionnement du système de surveillance épidémiologique". Il y a un mois, le coordonnateur humanitaire des Nations unies en Haïti, Nigel Fisher, ne cachait pas sa déception face au manque d'empressement des bailleurs de fonds. Seuls 47 millions de dollars (37,6 millions d'euros) avaient été collectés fin juillet, sur les 231 millions sollicités en début d'année par les Nations unies pour faire face aux besoins humanitaires les plus urgents. "Les fragiles progrès pourraient être menacés sans l'apport continu des bailleurs", soulignait M. Fisher. Le président haïtien, Michel Martelly, qui a annulé un voyage au Japon à l'approche de la tempête, a critiqué la lenteur de l'aide internationale. Il a demandé une accélération des décaissements, notamment pour reloger les nombreux sinistrés qui vivent encore sous des tentes. Dimanche soir, Isaac se dirigeait vers la Louisiane, l'Alabama et le Mississippi, où l'état d'urgence a été décrété. http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/27/apres-la-tempete-tropicale-haiti-redoute-le-cholera_1751819_3244.html

Isaac rouvre les plaies d'Haïti

Rédaction, Romain De Oliveira | 30/08/2012
L'ouragan Isaac a frappé les Haïtiens qui vivent toujours dans des tentes. Aucune victime n'a été enregistrée aux États-Unis après le passage de l'ouragan Isaac le 30 août 2012. Ce n'est pas le cas en Haïti. L'île qui ne s'est pas encore relevée des ravages du séisme en janvier 2010 déplore des victimes. Depuis que l'ouragan a frappé l'île, les 24 et 25 août 2012, “on comptabilise 24 personnes décédées, 42 blessés et un peu plus de 6000 familles qui ont besoin d'un abris”, indique Georges Ngwa Anuongong, responsable de la communication du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha), basé en Haïti. Un bilan sévère, mais moins grave qu’on aurait pu l'imaginer, compte tenu du nombres d'Haïtiens encore sans logement: “Plus de 300.000 personnes vivent encore sous des tentes”, explique Gaspard Dorélien, journaliste pour le quotidien haïtien Le Nouvelliste. À Port-au-Prince, la capitale, beaucoup d’Haïtiens ont été “déplacés dans des bâtiments publics ou des aires de jeu. Il y a eu une grande mobilisation avant la tempête et beaucoup de personnes ont pu être mises en lieu sûr.” Pour Vanessa Huguenin, chargée d’informations au sein de l’Ocha à Genève, le pire a été évité grâce à l’anticipation de l'ouragan. Des stocks de nourriture ont été prévus quelques jours avant l’arrivée de la tempête. “J’ai moi-même vu des photos où l’on constate la distribution de nourriture”, confirme Gaspard Dorélien. Le plus dur est à venir Un rapport de l’Ocha révèle que selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), “il y aurait des pertes très importantes de récoltes de banane, sur des producteurs déjà affectés par les effets de la sécheresse des campagnes d’hiver et de printemps 2012.” Pis encore, "un pic de choléra a été enregistré, explique Georges Ngwa Anuongong, alors que l'on constatait une baisse importante depuis début 2012. Il faut donc que nous restions très vigilents.” > Pour comprendre les enjeux de la reconstruction en Haïti, vous pouvez lire ou relire notre dossier spécial. Crédit photo: MINUSTAH/Victoria Hazou http://www.youphil.com/fr/article/05629-isaac-rouvre-les-plaies-d-haiti?ypcli=ano

Haïti-Budget national : L’investissement, parent pauvre des dépenses ministérielles ?

P-au-P, 31 août 2012 [AlterPresse] --- Environ 20% seulement du budget d’investissement de l’exercice fiscal 2011-2012 a été dépensé, selon ce qui a été révélé lors de l’audition, le mercredi 22 août 2012, de trois ministres devant la commission économie et finances du sénat de la république, a observe l’agence en ligne AlterPresse. Certains ministères ont dépensé jusqu’à 70% de leur budget de fonctionnement au 30 juin 2012. Par contre, les dépenses d’investissement n’ont pas été effectivement engagées. Cette 3e audition qui s’est déroulée en présence d’une dizaine de sénateurs, concernait le ministre de la culture, Mario Dupuy, la ministre des affaires sociales, Josépha Gauthier, et la ministre à la condition féminine, Yannick Mézile. La ministre Mézile, qualifiée de doublure de la femme du président, Sophia Saint Rémy Martelly, par les sénateurs lors de la séance d’audition, a été très critiquée. Sur les 86 millions de gourdes (Us $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00gourdes aujourd’hui), affectées à son ministère, seulement 15% ont été dépensées, relèvent les sénateurs. La raison se situe dans le fait que le ministère a encore 7 projets non exécutés, a toutefois répondu Mézile, pour se défendre. Pour sa part, le ministre de la culture, Mario Dupuy, s’est plaint de l’ « insuffisance » de l’enveloppe de son ministère, en dépit d’une très nette augmentation. L’investissement du ministère de la culture, à partir du secteur public, a subi une baisse de 65 millions de gourdes lors de l’exercice antérieur. Pour l’exercice fiscal de l’année 2012-2013, le ministère de la culture - bien qu’il ait été détaché de la communication - dispose d’une enveloppe de 159 millions de gourdes. Moins de deux semaines, depuis son arrivée au ministère des affaires sociales, Josépha Gauthier est intervenue à l’audition pour déplorer des irrégularités dans les traitements salariaux, octroyés aux fonctionnaires de certaines institutions attachées au ministère. Gauthier a particulièrement pointé l’office national d’assurance vieillesse (Ona), dont le directeur général, Bernard Dégraff, percevrait un salaire supérieur à celui de son ministère de tutelle. Ceci doit être corrigé dans le plus bref délai, indiquent les sénateurs, sans aller dans les détails. « L’objet fondamental de l’audition [du 22 août 2012] , c’est de mettre l’emphase sur l’aspect investissement de ce budget, car 89 milliards seront proposés pour les dépenses d’investissement, avec 40 milliards de l’assistance internationale et environ 40 milliards des ressources internes », à en croire le président de la commission économie et finances du sénat, Jocelerme Privert. De fait, cette commission, qui est à la recherche d’une articulation entre les différents ministères, souhaite aussi s’informer de la capacité de ces ministères à s’acquitter de leurs redevances envers la population haïtienne, indique Privert. Les auditions au sénat sur le projet de loi finances 2012-2013 se sont poursuivies le mardi 27 août 2012 avec d’autres titulaires de ministères. La loi, qui a été revue à la hausse par les députés, etait en discussion, pour un vote final, au sénat, dans l’après-midi du jeudi 30 août 2012. [jep kft rc apr 31/08/2012 1:20] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13288

Haïti – Institutions : Monsieur Justice en Haïti, Anel Alexis Joseph, alimente la polémique

P-au-P, le 31 août 2012 [AlterPresse] --- Anel Alexis Joseph, qui circulerait désormais dans un véhicule blindé, est sous le feu des projecteurs et des critiques depuis quelques semaines, relève l’agence en ligne AlterPresse. Tour d’horizon. Le double président, de la cour de cassation et du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), véritable Monsieur Justice en Haïti, se voit principalement reprocher son accointance avec la présidence de Joseph Michel Martelly, dont il est d’ailleurs le parrain. En qualité de président de la cour de cassation, Anel Alexis Joseph avait nommé, dans des conditions jugées irrégulières, les 3 membres appelés à siéger au conseil électoral permanent, en charge notamment de la surveillance des élections : Yves Benoit Jean-Marie, Patrick Métellus, Salnave Exantus. Suite à cette décision unilatérale, deux membres dudit conseil avaient présenté leur démission, provoquant un gel des institutions. Dans le bras de fer qui l’opposait avec le législatif, qui se refusait à nommer les trois membres manquants, Martelly a décidé de légaliser, au lieu de neuf, un Cep à six membres, dont l’un, Josué Pierre-Louis, a du démissionner comme ministre de la justice après l’arrestation arbitraire et illégale du député Arnel Belizaire en octobre 2011, avant d’avoir été recyclé au palais national. De facto, une fracture nouvelle apparaissait dans l’équilibre et la séparation des trois pouvoirs : justice et exécutif d’un côté, législatif de l’autre. A cela, s’ajoute la bataille engagée, ces derniers jours, par le sénateur du Nord, Jean Charles Moïse. Celui-ci entend entacher d’illégalité la nomination d’Anel Alexis Joseph à la présidence de la cour de cassation, se fondant sur l’article 51 de la loi de 2007 portant statut de la magistrature, qui fixe à 65 ans la limite d’âge pour qu’un juge voie son nom porter sur une liste pour fin de nomination. Anel Alexis Joseph est âgé aujourd’hui de 72 ans. L’issue de cette croisade pourrait provoquer une série de réactions en chaîne, qui fragiliserait à nouveau le régime. Si sa destitution était décidée, il est possible que les nominations, prises en qualité de président de la cour de cassation, soient également attaquées. Ceci renverrait ainsi le Cep à la case départ avec trois (3) membres, perçus comme trop proches de Martelly, et six (6) membres manquants, dans un contexte de forte suspicion des pouvoirs législatif et judiciaire. Un Cep inexistant. Le ton monte à l’encontre de Maître Anel Alexis Joseph et le pouvoir marche sur des œufs. Décidément, il existe toujours une attaque personnelle, dont la gravité, à écouter ceux qui la déclenchent, légitime le blocage des institutions. Le problème de fond, étant de pourvoir distinguer les guéguerres d’influences à la véritable passion pour la légalité démocratique. [jp kft rc apr 31/08/2012 0:35] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13294

Haïti/ tempête Isaac: le sud-est sujet à des épidémies.

Le secteur agricole est le plus touché par la tempête tropicale Isaac, 86% des plantations sont détruites dans le sud-est selon les institutions officiellement autorisées à informer la Protection civile. La destruction de ces plantations engendrera à coup sûr une famine dans quelques mois encore : ‘’ Il est urgent pour le gouvernement en place de se préparer à faire face à une famine dans le pays. Une politique devrait être mise en place pour supporter la population a ce moment la’’ souligne l’agronome-nutritionniste Odile Thamar rencontrée par Bonzouti.com.
La famine est à craindre cependant le plus grand danger est cette possibilité d’avoir des épidémies de choléra de diarrhée, de malaria et de typhoïde. La plupart des organisations humanitaires œuvrant sur le terrain sont d’accord là-dessus le pays est sujet à de graves épidémies. Dans le sud-est la majorité des points d’eau utilisés habituellement par la population pour s’approvisionner sont contaminés par de la matière fécale. ‘’J’ai constaté de mes yeux au bas de la ville de Jacmel toutes les latrines sont débordées et l’eau des inondations entraine toutes les matières fécales et d’autres détritus dans les puits, les sources, les bassins de la zone...’’ a témoigné un étranger membre d’une institution humanitaire. C’est le même constat à Cayes-Jacmel, à Marigot, à Belle-Anse bref dans tout le sud-est. Une vaste campagne de fumigation et d’assainissement s’impose actuellement dans tout le département du sud-est et selon le docteur Jean Louis Marie Françoise l’état haïtien, la Croix Rouge haïtienne, devront renforcer leur campagne de sensibilisation contre le choléra. ‘’C’est une réalité nous sommes à la veille d’une épidémie de cholera et de malaria, et je pense que le gouvernement Lamothe ferait mieux d’ouvrir tous les centres de sante du pays et encourager les mères de vacciner leurs enfants, par ce qu’ils seront les premières victimes. Toutes les ravines, sont remplies de flaques d’eau stagnantes, les sources sont polluées... ’’ a expliqué le docteur Jean Louis. Notons qu’actuellement la croix rouge haïtienne et ses partenaires comme la Croix-Rouge canadienne, espagnole et néerlandaise distribuent des kits d’hygiène dans les zones les plus touchées par Isaac. Source:Bonzouti.com Tags:epidemies cholera isaac tempete haiti ________________________________________ http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1482-Haiti-tempete-Isaac-le-sud-est-sujet-a-des-epidemies-.html

Haïti - Santé : Des soins gratuits pour les grands brûlés de Port au Prince

En attendant la fin de l’urgence… jeudi 30 août 2012 L’hôpital Médecins sans frontières (Msf) à Drouillard, périphérie désœuvrée de Port-au-Prince au nord de la capitale, est le seul établissement gratuit, spécialisé dans le soin des grands brûlés en Haïti. L’hôpital illustre le problème de fond de la prise en charge médicale en Haïti. Les organisations non gouvernementales (Ong), qui l’assurent majoritairement, ne souhaitent pas et n’ont pas vocation à se substituer au système de santé national. Seulement, le privé reste trop cher, et le public trop rachitique. La précarité alimente, pour sa part, un nombre élevé de demandeurs de soins. Spécialistes de l’urgence, les Ong médicales voient donc leurs installations s’inscrire inévitablement dans la durée. Reportage Jérémie Postel P-au-P, 30 août 2012 [AlterPresse] --- Par une route caillouteuse, écrasée de chaleur, l’agence en ligne AlterPresse s’est rendue sur place pour visiter ce nouveau phare du paysage médical national. Nous nous rendons sur l’ancien site de la laiterie Laina, Route Lysius. Petit tour à Drouillard… A l’entrée, une fouille sommaire s’assure que les visiteurs ne sont pas armés. Les autocollants « Kalachnikovs interdites », estampillés sur les 4x4 et les fenêtres, donnent le ton : les armes à feu, même dans un objectif de défense, font des trous dans les gens. Bienvenue chez les Médecins sans frontières (Msf). Mis à part la verdure frappante et les hauts murs d’enceinte, le « Terrain » n’a rien d’un camp de vacances. S’offre, à nos yeux, une zone de la surface d’un gros terrain de football où l’on s’affaire. Sur l’aile gauche, les différents bâtiments, constructions de bois légèrement surélevées à l’allure solide, sont bien agencés. On lit, aux différentes portes : « Administration », « RT », « Bureau Médical ». Des bosseurs passent en vous serrant la main, un pantalon bleu d’infirmier par ici, une glacière de laboratoire par-là. Un responsable, en conversation échauffée au téléphone. Un jeune Haïtien, venu chercher un certificat de collaboration. « C’est bon pour mon curriculum vitae (CV) », nous sourit-il. Au centre, l’artère de pierres et de terre battue. Les camions blancs, frappés du sceau rouge MSF, sont rangés en bataille. Quelques arbres. C’est l’accès des ambulances, la cour des allées et venues, la colonne vertébrale de la base. Nous sommes rejoints par Richard Accidat et Mathieu Fortoul, les « Communication Officers », qui nous mènent où les camions blancs conduisent leurs patients : l’entrée des urgences, au bout de l’aile droite. Nous progressons le long du couloir qui dessert urgences, laboratoires et services spécialisés. Puis, le bâtiment principal bifurque. Nous pénétrons dans une zone en rénovation, scrupuleusement bâchée, plus silencieuse tout à coup. Entre le bâti en dur et un sas de stérilisation. Ici, tout annonce une aile médicale plus spécifique, un environnement sous contrôle. Plane une odeur d’éthanol et de plastiques neufs. « Lavez-vous les mains ici, ensuite vous enfilerez ceci ». On nous fournit des combinaisons stériles, « pour prévenir des infections, qui sont très fréquentes pour les cas de brûlures ». La peau est une protection naturelle contre les microbes : brûlé au troisième ou quatrième degré, l’organisme est en effet extrêmement vulnérable à tous types de contaminations. « Pardon, s’il vous plait ! ». Nous sommes dans le passage, plus ou moins à cloche pied, pour enfiler nos chaussons hygiéniques. Derrière nous, un lit d’hôpital, flanqué de deux infirmiers, est apparu pour entrer dans le service. Allongé, un enfant de cinq ou six ans, brûlé sur une bonne partie du tibia, nous regarde visiblement un peu sonné. Ils pénètrent la tente high-tech, unité gonflable géante de fabrication italienne, conçue pour créer un environnement climatisé et hygiénique dans l’urgence. Une tente à 18,000 euros )Us $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui). La prise en charge Quand un blessé est pris en charge, il passe d’abord au « tri », nous explique-t-on. On y remplit un dossier, qui informe rapidement le service compétent sur l’état du patient. Ensuite, les urgences. On n’y chôme pas. La quasi-totalité des lits est occupée. Le service gère, de front, toutes sortes de blessures. L’hôpital compte également différents blocs, services ou unités spécialisés : chirurgie viscérale, victimes d’agressions sexuelles, greffes de peau, orthopédie, choléra… La capacité d’accueil est de 160 lits, hors service des grands brûlés, qui en compte une trentaine supplémentaire, pour un total d’environ 190 places. En cas d’urgence, ce nombre peut être augmenté, nous explique-t-on. Miss Tristan, que l’équipe traite comme le cœur et l’âme du service, nous accueille en compagnie du Dr Philippe Brouard, chirurgien. « La semaine dernière, nous avions 36 patients. Nous pouvons faire de la place si nécessaire », déclare le dcoteur Brouard. L’hôpital chapiteau est composé de trois pièces. La première, pour les adultes, compte plus d’une dizaine de lits. La suivante, celle des enfants, est plus peuplée. « Environ 60% des accidents concernent les enfants, dans un cadre domestique », nous confie le chirurgien. Les jeunes mères, acceptées à leur chevet, partagent, dans une solidarité silencieuse, souffrances et dignité. Elles n’ont pas le droit de passer, de lit en lit, pour discuter, pour éviter des phénomènes de contagion, d’un patient à l’autre. Plusieurs d’entre elles semblent écrasées de sentiments de culpabilité ou d’impuissance. Dans la dernière pièce, deux patients sont en soins intensifs. Sous un voile blanc, suspendu au-dessus de son lit, un homme brûlé à 80% ne peut qu’attendre dans une souffrance indicible. Depuis sa création, 400 patients ainsi ont ainsi été admis gratuitement dans ce service. Le changement des pansements représente 35% des actes opératoires de l’hôpital. Outre les chirurgiens, médecins, infirmier(e)s et aide-soignant(e)s, kinés et psychologues jouent un rôle indispensable, aux côtés des grands brûlés. Les premiers accompagnent la cicatrisation pour s’assurer que ne surviennent pas des séquelles handicapantes. Les seconds accompagnent les patients dans leurs épreuves et dialoguent avec les proches. Chez les jeunes mères tout particulièrement, le sentiment de responsabilité peut être lourd à porter. Les greffes sont fréquentes, pour près d’un quart des patients. Une peau saine, prélevée sur le blessé sur une zone « esthétiquement acceptable », est traitée en laboratoire, nettoyée, étirée, puis appliquée sur la blessure. Les résultats sont observés dans les cinq jours et sont très majoritairement probants, surtout chez les plus jeunes. Certains, malgré les explications de l’équipe médicale, refusent cependant cette opération, débouchant sur des situations critiques. « Le consentement du patient est indispensable. Une greffe ne se pratique jamais dans une urgence telle que l’on ne puisse pas se passer de son consentement », précise le docteur Philippe Brouard. Où est passée la sensibilisation ? Les Médecins sans frontières n’ont pas de programme de prévention des brûlures dans les quartiers, par la sensibilisation aux comportements à risques, par exemple. Ils préfèrent concentrer leurs moyens sur la prise en charge médicale. Le meilleur moyen de faire de la prévention, « c’est de faire en sorte que chaque patient, quittant nos services, puisse sensibiliser ses proches », poursuit Brouard. Solide et étendu, le lien familial a un gros rôle à jouer. Le bouche à oreille et le récit du vécu sont bien plus efficaces que prospectus et affiches. Ce qui sonne aussi comme une grande confiance dans l’avenir. En sortant du service, nous tombons sur une aire de vie, aménagée pour les familles. Admises, de façon très limitée, au chevet de leurs proches, elles peuvent, néanmoins, rester dans l’enceinte de l’hôpital sous certaines conditions. Des allures de petit parc, peuplé de gens qui partagent un secret. Précarité et accidents L’hôpital des grands brûlés de Drouillard est installé dans un contexte, où les comportements à risques, à l’origine des blessures, sont d’autant plus nombreux que le cadre de vie est précaire. Dans la grande agglomération de Port-au-Prince (près de deux millions et demi d’habitants), 400,000 personnes vivraient encore sous la tente... En famille, et dans de petits espaces, à l’abri de bâches inflammables. Les enfants sont les plus touchés : les dangers de la cuisine (eau de cuisson, huile de friture, charbon, gaz) sont une menace permanente pour leur énergie désœuvrée. Chez les adultes, les blessures sont souvent professionnelles : électrocutions (notamment occasionnées lors de piratage des lignes à haute tension), brûlures chimiques, liées à la manipulation de produits toxiques, ou au gaz, résultats de bonbonnes ou de becs défectueux. Cette urgence qui n’en finit pas Les autorités haïtiennes ne manquent pas de dossiers « prévention » à traiter : menace du choléra, des maladies sexuellement transmissibles, sensibilisation à l’hygiène alimentaire et corporelle, aux comportements à adopter face aux catastrophes naturelles… Les exemples sont légion. Elles n’ont donc pas encore inscrit la prévention des brûlures dans leurs priorités. Quant aux cliniques privées, le prix des soins pour ce type de blessures (et les admissions en général) les rend inaccessibles au plus grand nombre. « Nous acceptons tous les blessés : ceux qui se présentent spontanément, mais également ceux qui sont transférés depuis d’autres structures médicales, haïtiennes notamment », martèle l’équipe Msf. Drouillard est devenue la référence. « Msf, en tant qu’Ong d’aide médicale d’urgence, n’a pas vocation à se substituer au système de santé haïtien. Nous apportons, ici, une connaissance et une expérience aux personnels haïtiens qui travaillent avec nous. Et notre service, même s’il est généralement plein à 100%, n’est pas, non plus, complètement overbooké. D’ailleurs, des lits étaient encore dispos durant votre visite », souligne Mathieu Fortoul, interrogé sur un éventuel projet d’accroissement des capacités d’accueil du service. « Nous essayons, au maximum, de répondre, de manière pertinente et équilibrée, aux besoins médicaux de la population haïtienne, sans, pour autant, déséquilibrer le système de santé national », ajoute Fortoul. Un système de santé, qui brûle sur le feu de l’urgence. [jp kft rc apr 30/08/2012 1:15] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13293

mercredi 29 août 2012

Un enfant sur dix est travailleur domestique en Haïti

ESCLAVAGE DOMESTIQUE Le Bureau international du travail (BIT) a lancé une nouvelle campagne en Haïti pour tenter d'éliminer le travail des enfants, a indiqué mercredi l'organisation. Un enfant haïtien sur dix est un travailleur domestique ou «restavec». «Le système des restavec est indubitablement la pire forme de travail des enfants en Haïti et il a continué de se détériorer ces dernières années. Un enfant haïtien sur dix est un restavec, mais il reste invisible, caché dans les sombres recoins du foyer qui l'emploie et totalement vulnérable à de nombreuses formes d'exploitation», a déclaré à Genève Nancy Robinson, conseillère technique pour le Programme international pour l'abolition du travail des enfants (IPEC) en Haïti. En créole, le terme «restavec» signifie littéralement «rester avec». Aujourd'hui, il est l'une des pires dénominations dans la société haïtienne, selon le BIT. Esclavage moderne Conçu à l'origine comme un système permettant d'envoyer les enfants vivre en ville auprès de parents plus aisés afin qu'ils puissent recevoir une éducation et vivre dans de meilleures conditions, le système restavec s'est perverti. Il est devenu une forme de trafic de domestiques et d'esclavage moderne. Des intermédiaires, désignés en créole comme koutchye, sont rémunérés pour trouver des restavec pour les familles d'accueil. En plus d'effectuer de longues heures de travail, ces enfants sont souvent physiquement, sexuellement et verbalement abusés. Selon l'UNICEF, environ 225'000 enfants, en priorité des filles, âgés de 5 à 17 ans vivent comme restavec en Haïti. Leur journée de travail dure en moyenne 10 à 14 heures. Bien qu'étant chargés de préparer les repas de la maison, les restavec ne se nourrissent généralement que des restes. Du fait de cette malnutrition, un restavec de quinze ans mesure en moyenne quatre centimètres et pèse vingt kilos de moins qu'un enfant haïtien ordinaire. Nouvelle campagne En coordination avec des partenaires locaux et internationaux, l'IPEC et l'Organisation internationale des migrations (OIM) ont lancé une nouvelle campagne intitulée «Frennen Sistem Restavèk La» (En finir avec le système restavec). Elle a pour but de lever le voile sur le système restavec en vue d'abolir cette forme moderne d'esclavage. Haïti a ratifié la convention 182 du BIT pour l'élimination des pires formes de travail des enfants en juillet 2007 et la convention 138 sur l'âge minimum en juin 2009. (ats/Newsnet) http://www.lematin.ch/monde/asie-oceanie/Un-enfant-sur-dix-est-travailleur-domestique-en-Haiti/story/14220832

lundi 27 août 2012

BILAN DU 25/08/2012 DU PASSAGE DE ISAAC

Bilan Provisoire en date du Samedi 25 août 2012, 12h30 p.m. : (Informations collectées par les 10 Coordonateurs techniques départementaux de la Protection civile les représentants des secteurs au sein du SPGRD, OCHA) - Les évaluations des dommages matériels se poursuivent ce dimanche. ARTIBONITE : Des toitures ont été emportées par les vents dans plusieurs communes du département. Trois familles habitant sur les rives de la rivière Marcel ont été évacuées de manière préventive. Le réseau électrique a été affecté à Marchand Dessalines. Une équipe a été dépêchée sur place pour les réparations. La Route nationale #1 a été bloquée par endroits par des chutes d’arbres et des alluvions. CENTRE : Une personne a perdu la vie à Ti-Lori, Cerca La Source ; Les Rivières Guayamouc (Hinche), Rio Frio (Maïssade) et Fer-à-Cheval (contour de Savanette et Mirebalais) sont en crue. Dans la commune de Thomonde, 3 circuits électriques ont été endommagés ; La Route Nationale #3 est bloquée entre Hinche et Pignon ; 233 maisons ont été endommagées dont 9 détruites ; 493 personnes sont dans les abris ; Plusieurs rivières sont en crue : Guayamouc (Hinche), Rio Frio sur Maïssade ; Pas d’électricité sur l’ensemble du département, rétablissement en cours à Hinche. NORD : Les vents ont emporté les toitures d’une quinzaine de maison. La communication routière a été coupée entre Borgne et Port-Margot. NORD-OUEST : Quatre tronçons de route sont coupés à cause de la boue : Port-de-Paix et Jean-Rabel ; Port-de-Paix et Anse-à-Foleur ; Port-de-Paix et Bassin-Bleu ; Jean-Rabel et Baie-de-Henne. Les quatre principales rivières du Nord-ouest sont en crue modérée. À Jean- Rabel, une personne a été blessée après la chute d’un arbre. SUD-EST : La route a été coupée à Jacmel, au niveau de Saint-Etienne ; Au centre-ville de Jacmel, la circulation était difficile. Les TPTC ont fait le nécessaire ; Le réseau téléphonique est affecté ; Les rivières « Tipen », « Gosseline », « Fond- Melon », « Cochon Gras », « Jet d’Eau », « Citronnier », « Fèves » sont en crue au niveau de Côte-de-Fer, de Bainet, de Moreau ; Une femme (de 51 ans ) a perdue la vie à Marigot, après la chute d’un arbre sur sa maison. OUEST : Une fillette de 10 ans a perdue la vie la suite à l’effondrement d’un mur de sa maison à Thomazeau ; La rivière grise est en crue ainsi que la plupart des rivières de la région Inondation à Marin : la Coordination départementale de l’Ouest de la protection civile a dépêché deux autobus pour venir en aide aux riverains en difficulté et desservir également Duvivier. Toujours à Marin, la Croix-Rouge haïtienne a procédé à l’évacuation de 350 personnes qu’elle a mises en abri à la maison des pompiers volontaires de la Croix-des-bouquets ; À Delmas 75, la rupture d’un câble de moyenne tension, a provoqué l’incendie d’une maison. GRANDE ANSE : La Rivière de Dame-Marie, la Rivière Glace et la Rivière de Grand-Anse sont en crue. NORD-EST : Cinq personnes sont réfugiées à la Mairie de Mombin Crochu. Le tronçon Vallière-Perche a été endommagé à cause d’un glissement de terrain. NIPPES : Deux maisons sont détruites à Paillant ; 40 personnes sont dans les abris à Baradères, 13 à Grand Boucan et 6 à Petit-Trou. SUD : La rivière des Côteaux est en crue.

Plus de 13 500 personnes dans les abris provisoires après le passage de la tempête Isaac

Par RFI La tempête Isaac s'approche de la Floride. Dans la nuit de vendredi 24 à samedi 25 août, elle est passée sur Haïti faisant 7 morts et causant d'importantes inondations. Au plus fort des intempéries, plus de 14 000 personnes ont été évacuées sur tout le pays et dimanche matin 13 500 étaient encore dans les abris provisoires faute d'avoir un endroit sûr où aller. Dans ces écoles et églises, les conditions sont très précaires. Dans les salles de classe du lycée Pétionville, les femmes, leurs enfants dans les bras, n'en peuvent plus d'attendre. L'OIM les a transportés ici vendredi 24 août dans la soirée alors que la tempête déversait des trombes d'eau. Mais seul Jean Rhomere, un officier de la protection civile haïtienne est encore présent dans l'école pour s'occuper d'elles : « Ces gens n'ont pas de moyens pour retourner dans leurs maisons. Actuellement nous avons ici 25 bébés, deux handicapés. Depuis qu'ils sont arrivés, l'OIM avait prévu de leur apporter des matelas, mais il n'y a pas de matelas, il n'y a pas de draps. C'est sur le ciment qu'ils dorment. Les gens ne veulent pas rester et moi-même, tellement ils me pressent, je ne sais pas quoi faire car je n'ai pas de moyens à leur donner ». Marjorie Noël est reconnaissante d'avoir vécu la tempête à l'abri mais elle est désemparée et inquiète pour son bébé de trois mois. En deux jours, on leur a donné uniquement des biscuits énergétiques : « J'allaite et je ne peux pas nourrir mon enfant n'importe comment. Je n'ai pas cinq gourdes en main pour acheter d'autres biscuits pour manger et être capable de nourrir mon bébé qui pleure. Je commence à être malade et je ne veux plus encore dormir sur le ciment. On est laissé à notre compte, même un bonbon je ne peux pas l'acheter : je n'ai pas pris d'argent. » L'officier de la protection civile est désespéré car avant que ces femmes ne puissent quitter l'abri, il faut s'assurer que leurs tentes dans les camps de sinistrés soient en état. Elles et leurs enfants pourraient être obligés de passer une troisième nuit sur le sol en béton. http://www.rfi.fr/ameriques/20120826-haiti-tempete-etats-unis-isaac?ns_campaign=google_choix_redactions&ns_mchannel=editors_picks&ns_source=google_actualite&ns_linkname=ameriques.20120826-haiti-tempete-etats-unis-isaac&ns_fee=0

Isaac devient un ouragan et devrait toucher la Nouvelle-Orléans

par (aureliebac) le 27/08/2012 09:36 Après la Louisiane, l'Alabama et le Mississippi, la tempête Isaac devrait toucher la Nouvelle-Orléans. melty.fr vous en dit plus. Si l'alerte rouge a été levée pour la tempête Isaac en Guadeloupe, l'état d'urgence a été décrété en Lousiane, en Alabama et au Mexique. La tempête, qui pourrait encore se renforcer pour devenir un ouragan dans les prochaines 24 heures, selon le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC), devrait toucher La Nouvelle-Orléans dès lundi soir. Sur son passage, Isaac a déjà fait plusieurs victimes dimanche. La tempête a tué sept personnes à Haïti et deux personnes en République dominicaine. À 20 heures (2 heures, heure de Paris), la tempête balayait les côtes de Floride, également en état d'urgence, avec des vents soufflant à 105 km/h. Le centre de la tempête doit traverser lundi l'Est du golfe du Mexique, où plusieurs groupes pétroliers ont commencé à évacuer du personnel de leurs plates-formes. http://www.melty.fr/isaac-devient-un-ouragan-et-devrait-toucher-la-nouvelle-orleans-a126286.html#

Des employés de l'ONU condamnés pour leur rôle présumé dans des violences

RANGOON, Birmanie (Sipa) — Trois employés de l'ONU ont été condamnés à des peines allant de deux à six ans de prison en Birmanie pour leur rôle présumé dans des violences en juin dernier, a annoncé lundi l'organisation. Le porte-parole de l'ONU, Aye Win, a expliqué à l'Associated Press qu'un tribunal de Maungdaw, dans l'Etat de Rakhine, avait condamné deux employés du Haut commissariat aux réfugiés à six et trois ans de prison. Un membre du Programme alimentaire mondial a écopé de deux ans de prison. Ils ont été condamnés pour leur rôle présumé dans des violences qui ont éclaté en juin dans l'ouest de la Birmanie, notamment dans des incendies criminels. Ils sont également accusés d'avoir attisé les haines entre bouddhistes et musulmans. Tous trois sont de nationalité birmane. Les violences avaient fait plus de 80 morts et des milliers de maisons entièrement détruites par des incendies. ir/AP-v103 (Sipa / 27.08.2012 09h46) http://www.romandie.com/news/n/Des_employes_de_l039ONU_condamnes_pour_leur_role_presume_dans_des_violences270820120946.asp

Le fort séisme au large du Salvador a provoqué un tsunami

WASHINGTON (Etats-Unis) - Le séisme de magnitude 7,4 au large du Salvador a provoqué lundi un tsunami en frappant une zone située dans l'océan Pacifique, au large du Salvador, a annoncé le centre américain d'alerte au tsunami du Pacifique. Les relevés du niveau de la mer confirment qu'un tsunami a eu lieu, a ajouté cet organisme dans un communiqué. Le centre a précisé que le séisme avait eu lieu à 54 kilomètres de profondeur et a émis une alerte au tsunami pour toute l'Amérique centrale et le Mexique. Il a averti que ce raz-de-marée pourrait être destructeur le long des côtes de la région. Les autorités dans la région devraient prendre les mesures adéquates pour répondre à cette possibilité, a ajouté le centre. (©AFP / 27 août 2012 08h46) http://www.romandie.com/news/n/_Le_fort_seisme_au_large_du_Salvador_a_provoque_un_tsunami57270820120847.asp

samedi 25 août 2012

Haïti subit le choc de la tempête Isaac

Si la tempête ne s'est pas, à l'heure qu'il est, transformée en ouragan, les fortes précipitations attendues pourraient provoquer inondations et glissements de terrain. Avec de grands risques pour les centaines de milliers de personnes qui vivent encore de manière précaire depuis le séisme de 2010. La tempête tropicale Isaac s'est renforcée au cours des dernières heures, alors qu'elle commençait à déverser de la pluie sur Haïti. Même si elle ne devrait pas se transformer en ouragan avant son arrivée dans le golfe du Mexique en début de semaine prochaine, les risques sont grands pour ce pays pauvre et déboisé, régulièrement frappé par des inondations et des coulées de boue, dans lequel les conséquences du séisme de 2010 sont encore visibles et où de nombreux habitants vivent toujours dans des conditions précaires : ils seraient aujourd'hui 350.000 à vivre encore dans des camps de toile. En raison de la tempête, le président Michel Martelly a annulé un voyage au Japon. "Je sais vos inquiétudes", a-t-il dit dans une adresse à la nation. "Dans ces moments difficiles ma place est à vos côtés". Il a également appelé la population à bien observer les mesures de précaution édictées par les responsables de la protection civile.
La tempête se déplace vers le nord-ouest à 17 km/h et elle pourrait déverser jusqu'à un demi-mètre de pluie en certains endroits d'Haïti. Elle menace aussi la République dominicaine voisine. Au-delà, les météorologues s'attendent à ce que la dépression touche Cuba et la pointe sud de la Floride avant d'atteindre le littoral des Etats-Unis au niveau du nord-ouest de la Floride ou de l'Alabama, voire de La Nouvelle-Orléans. Mais sa trajectoire erratique rend les prévisions difficiles. Il est tout aussi difficile de savoir si elle se renforcera encore avant de toucher les Etats-Unis. Par précaution, plusieurs groupes pétroliers ont commencé dès vendredi à évacuer du personnel de leurs plateformes dans le golfe du Mexique. Prudent lui aussi, le vice-président des Etats-Unis Joe Biden a renoncé à se rendre lundi à Tampa, pour ne pas interférer avec l'éventuelle mobilisation des forces de l'ordre face à l'approche de la tempête qui menace la Floride. Le voyage de Joe Biden en Floride était censé coïncider avec l'ouverture lundi à Tampa de la convention nationale du parti républicain, qui intronisera formellement Mitt Romney comme candidat pour tenter de ravir la Maison Blanche le 6 novembre au président Barack Obama. Le vice-président américain avait aussi prévu de faire campagne mardi en Floride, un Etat-clé en vue de la consultation de novembre. Cette partie de son programme reste tributaire de la situation météorologique, selon l'équipe démocrate. http://lci.tf1.fr/monde/amerique/haiti-subit-le-choc-de-la-tempete-isaac-7473879.html

La tempête Isaac atteint Haïti et menace la Floride

La tempête tropicale Isaac est arrivée samedi matin sur la côte sud d'Haïti. «Elle vient juste de toucher terre à l'ouest de Port-au-Prince» indique Jessica Schauer, porte-parole du Centre américain de surveillance des ouragans (NHC). La tempête se déplace accompagnée de fortes bourrasques de vent d'environ 110 kilomètres/heure, les rafales gagnant en puissance au moment de leur entrée dans les terres.
Les premières pluies ont commencé à toucher le sud d'Haïti où les villes des Cayes et de Jacmel ont été en proie dès vendredi en fin d'après-midi à de fortes averses. Une alerte rouge à l'ouragan a été émise sur Haïti, et une alerte à la tempête tropicale est maintenue en République dominicaine, à Cuba, aux Bahamas et en Jamaïque. Un renforcement majeur n'est pas exclu par le NHC qui estime que la phénomène pourrait prendre de l'envergure. Les fortes précipitations pourraient aussi provoquer des inondations et des glissements de terrain. En Haïti, la reconstruction du pays après le séisme qui a fait plus de 250 000 morts en 2010 est loin d'être achevée, et environ 400 000 personnes vivent encore dans des camps de déplacés. Le chef de l'Etat Michel Martelly s'est adressé vendredi aux Haïtiens, les appelant à bien observer les mesures de précaution. Il a également annulé un voyage officiel au Japon, déclarant : «dans ces moments difficiles, ma place est à vos côtés» Des mesures préventives de la République Dominicaine aux Etats-Unis «Tout le gouvernement est mobilisé, ainsi que les forces de l'ordre pour évaluer la situation. Nous allons travailler avec nos partenaires internationaux pour coordonner les actions de réponse», a annoncé le Premier ministre Laurent Lamothe, précisant que 1 250 abris étaient disponibles pour accueillir les déplacés. Les comités régionaux de la protection civile ont aussi été mobilisés pour venir en aide aux populations à risque, notamment aux gens qui vivent dans les camps, et donc «les plus exposées si la tempête venait à frapper le pays» a estimé Jean-Claude Mukadi, directeur national de l'association humanitaire World Vision Haïti. «Sans un système d'égouts et de logement stables, les fortes pluies et les vents forts peuvent créer des problèmes bien plus importants tels que des maladies ou et une contamination de l'eau» a-t-il souligné. Au nord-ouest, à Cuba, six provinces de l'est, dont celles de Santiago et de Guantanamo, ont fait l'objet de mesures préventives, comme l'envoi d'équipes médicales dans les zones potentiellement isolées par les inondations et la préparation de bâtiments publics à l'accueil de populations sinistrées. Dans le golfe du Mexique, plusieurs compagnies pétrolières ont aussi commencé par précaution à évacuer du personnel de leurs plate-formes. Sur les bases américaines de Floride, le Pentagone a déplacé ses avions vers le Texas et Porto Rico. Isaac pourrait en effet toucher les Etats-Unis la semaine prochaine, et venir perturber la convention républicaine organisée au bord de l'eau, à Tampa, en Floride. Le vice-président des Etats-Unis, le démocrate Joe Biden a pour sa part renoncé à se rendre à Tampa, lundi, où il prévoyait d'y mener campagne pour son parti. http://lci.tf1.fr/monde/amerique/haiti-subit-le-choc-de-la-tempete-isaac-7473879.html

vendredi 24 août 2012

Réforme des franchises douanières

Le Nouvelliste | Publié le : lundi 20 août 2012 Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.fr L'Etat lance la réforme des franchises. Il tient par le bon bout les ONG friandes de pénombre. L’Etat a besoin de plus d’argent. Le Ministère de l'Economie et des Finances (MEF), la DGI et l’AGD s’exécutent. La réforme des franchises non industrielles est pondue par un arrêté présidentiel rendu public dans le Moniteur 132 du 9 août 2012. « Ce n’est pas un arrêté pour supprimer les franchises des ONG… », précise d’emblée, lundi 20 août 2011 Marie Carmelle Jean-Marie, comme pour couper court à une conviction déjà acquise. Ce texte, explique le MEF, fixe des mesures administratives pour mieux contrôler les franchises. En ligne de mire, selon Mme Jean-Marie, une meilleure coordination des actions des ONG par le ministère de la Planification et de la Coopération externe. Celles-ci, environ 460, devront souscrire à un certain nombre d’obligations; entre autres, établir la liste globale des équipements qu’elles voudront importer sur l’année, avoir à jour leur quitus fiscal et produire la liste de leurs employés à la DGI, friande désormais d’impôt sur le revenu autant du personnel haïtien que des étrangers. « Aucune loi ne prévoit d’exonération sur les revenus d’un étranger qui travaille en Haïti », précise Ronald G. Décembre, secrétaire d’Etat à la Réforme fiscale. Comme le grand argentier de la République, Ronald Décembre souligne qu’il n’est pas question de supprimer les franchises mais plutôt de régulariser et de faciliter les opérations administratives. Quelque 500 franchises sont sollicitées chaque mois. Avec les mesures fiscales et douanières prévues dans cette nouvelle réforme, les opérations se verront facilitées, explique Ronald G. Décembre, direct aussi en soulignant que les franchises privent le Trésor public de fonds qui auraient pu être affectés à des travaux publics. Il illustre. Pour l’exercice 2009/2010, l’Etat avait octroyé des franchises pour un montant de 45 milliards de gourdes, un montant supérieur au 36 milliards de gourdes de recette de cette année-là, une année particulière à cause du séisme du 12 janvier 2010. 2010/2011, les franchises étaient de 8 milliards de gourdes et pour l’exercice en cours elles oscillent entre 7 et 8 milliards de gourdes. L’Etat cherche à contrôler, faciliter et coordonner l’action des ONG. L’équilibre est recherché pour éviter des duplications comme c’est le cas à Caracol où trois ONG veulent construire trois écoles professionnelles, explique la ministre de l’Economie et des Finances, Marie Carmelle Jean-Marie. « Les ONG ont tendance à voler au secours de la victoire », indique-t-elle pour illustrer que des fonds et des projets sont souvent mal répartis, sans cohésion avec le plan de développement du pays. Concédant que l’Etat ne peut pas se priver du jour au lendemain du support des ONG, Jean-Marie et Décembre rappellent la responsabilité de l’Etat de mettre de l’ordre dans ce secteur. Il y a quelques mois, Mme Jean-Marie soulignait l’opacité totale recouvrant les opérations de la majorité des ONG opérant en Haïti. Cette absence de transparence et de coordination avec l’Etat haïtien avait également été dénoncé par le Premier ministre Laurent S. Lamothe, qui plaide en faveur de plus de leadership de l’Etat dans la reconstruction du pays. L'aide octroyée au gouvernement haïtien est restée très faible, malgré les supports budgétaires. Deux ans après le séisme, les donateurs tardent à concrétiser les promesses faites en évoquant l'existence d'un système d'accointance, de passe-droit, de corruption du gouvernement haïtien. « Les capacités du gouvernement ne seront jamais renforcées si les donateurs continuent de contourner les institutions locales en faveur des ONG », avait prévenu un rapport du Centre pour le développement global basé à Washington, aux Etats-Unis. Avec la réforme des franchises non industrielles et les mesures visant en particulier les ONG, l’Etat haïtien a franchi un cap vers plus de contrôle à un moment où ses capacités dans les régions sont très faibles pour ne pas dire inexistantes. Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.fr http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108240

10 millions de dollars pour le secteur hôtelier du Nord

A l’initiative du ministère du Tourisme, un important atelier de travail a été organisé ce mercredi au Cap-Haïtien sur le financement de projets touristiques dans la région Nord, en présence de la ministre du Tourisme, Stéphanie Villedrouin; du gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel; du vice-président du Conseil de la Banque nationale de crédit, Robert Pardo, et de Mme Georgette Jean-Louis, membre du conseil d'administration de la BRH. A travers cette initiative, le ministère du Tourisme entend permettre au gouverneur de la BRH et au vice-président de la BNC de fournir des explications sur le programme en cours, lequel vise l’octroi de prêts aux opérateurs touristiques dans le Nord. D'entrée de jeu, le gouverneur Charles Castel a annoncé que la Banque centrale a décidé de créer un fonds de garantie de dix millions de dollars destiné au financement de ces projets touristiques dans le Nord. De son côté, le vice-président de la BNC a fait savoir que cette banque commerciale d'Etat a décidé d’offrir des prêts aux opérateurs touristiques du Nord au taux fixe de 8% sur 5 ans. Toutefois, Robert Pardo a clairement fait comprendre au secteur privé du Cap-Haïtien que les projets présentés doivent être bien élaborés pour être retenus. Ainsi, dans le but de faciliter la tâche au secteur touristique du Nord, la Banque centrale s’apprête à signer un contrat avec un consultant international qui sera sur place dans cette région afin d'encadrer les opérateurs touristiques sur les techniques d'élaboration de projets et la viabilité de leurs entreprises au regard de la compétition. Le consultant, qui doit arriver au Cap-Haïtien au mois de septembre, sera pris en charge financièrement par la Banque centrale dans le cadre des efforts consentis par l’Etat pour renforcer le secteur touristique dans cette région du pays. Selon la ministre du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, l’objectif de ce projet est la construction de 300 chambres d’hôtel additionnelles, de standard international dans les 8 prochains mois. Les membres du secteur touristique du Nord qui participaient à cet atelier de travail qui s'est déroulé au bureau départemental de la BRH au Cap-Haïtien ont tous salué l'initiative prise par le ministère du Tourisme avec l’accompagnement de la BNC et de la Banque de la République d’Haïti pour renforcer l’industrie touristique dans la région. Gérard Maxineau gedemax@yahoo.fr Twitter: @gedemax http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108358

Six boursiers haïtiens en route pour la Chine

Le Nouvelliste | Publié le : jeudi 23 août 2012 Amos Cincir mcincir@lenouvelliste.com Ils sont au nombre de six, les boursiers haïtiens qui devraient se rendre le 31 août en cours en République populaire de Chine pour cinq années d'études. Ils partiront avec la motivation de revenir avec des outils efficaces leur permettant de participer activement à la reconstruction d'Haïti. Ces bourses s'inscrivent dans le cadre des relations entre les deux Républiques depuis 15 ans. Fanorah Duval, Vicnie Léandre, Jean Stéphane, Pierre Roolmich, Ludwig Elie et Etienne Wilson, sont les noms des six jeunes qui bénéficient de bourses d'études du gouvernement de la République populaire de Chine pour la période allant de 2012 à 2017. La cérémonie officielle de départ pour la Chine s'est déroulée à la résidence du représentant chinois à Port-au-Prince, Wang Shuping, en présence de son assistant, Ling Junmin, des autorités haïtiennes et des parents. Ces étudiants qui quitteront le pays à la fin du mois d’août entameront leurs études universitaires, selon leur choix, dans différents domaines. Ils vont parcourir une distance de 10 000 km pour atteindre l'Empire du milieu sans possibilité de faire le chemin inverse pendant quelque temps. Ces 6 boursiers, 2 filles et 4 garçons, auront à acquérir des connaissances notamment en médecine, en économie et en génie électronique dans différentes universités de la Chine continentale, notamment l’Université de technologie de Hefei, l’Université d’Economie et des Finances de Shanghai, la Fujian Medical University et l’Université maritime de Dalian. Ils avaient la possibilité de s’inscrire directement à partir du bureau de développement communal de Chine au morne Calvaire à Pétion-Ville ou au ministère des Affaires étrangères à Musseau (Delmas 60). Selon une note du bureau commercial et de l’Association des amis haïtiano-chinois (ACHA), cela rentre dans le cadre du support de la République populaire de Chine à l’éducation haïtienne. « Aujourd’hui, nous sommes fiers de vous présenter les noms et les photos de ces 6 bénéficiaires qui devront quitter le pays en direction de la Chine dans quelques jours », lit-on dans la note. Etudier en République populaire de Chine, pour certains de ces boursiers, c'est s'intégrer dans une culture très différente de celle d'Haïti, avec pour objectif de revenir mettre leurs connaissances au service de leur patrie. « Notre ultime objectif est de retourner au bercail, une fois nos études terminées, en vue de mettre nos savoirs au service de notre pays. » Plus de 300 jeunes Haïtiens étaient inscrits au programme de bourses du gouvernement chinois. Six d'entre eux ont été sélectionnés. Les critères de sélection étaient basés notamment sur la compétence des postulants, leur connaissance de l'anglais, du français, des connaissances générales et des mathématiques. Ainsi, il convient de faire remarquer que le gouvernement chinois a commencé à allouer des bourses aux étudiants haïtiens depuis 1997. En 15 ans, plus d'une cinquantaine de cadres haïtiens ont été formés en République populaire de Chine, et ce, dans différentes disciplines. http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108363

VERS UN APPEL A LA SOLIDARITE

Le délégué régional Antilles/Guyane/Caraïbes et des Amériques, du Cercle de la diversité, Jacques Lurel, a rencontré, le mercredi 22 août, une quinzaine de représentants d’organisations locales et internationales. L’objectif de cette rencontre, qui s’est tenue dans les locaux du Bureau de la coordination de l'aide humanitaire (OCHA) à Musseau, était de présenter certains projets à caractère humanitaire, notamment « Téléhuma 2012 », et de créer une structure devant aider à la réalisation de cet événement. La délégation régionale Antilles/Guyane/Caraïbes et des Amériques entreprend une vaste opération humanitaire par le biais de trois activités, a fait savoir Jacques Lurel. Il s’agit, premièrement, d’une formation aux métiers d’agents humanitaires volontaires (AHV), qui se tiendra du 8 au 31 octobre 2012 en Guadeloupe. Cette formation tiendra compte des spécificités de l’arc Antilles-Guyane/Caraïbes, des Grandes et Petites Antilles avec les solutions tirées des expériences du tremblement de terre de janvier 2010 et des nouvelles méthodes à adopter. Deuxièmement, un séminaire international de la diversité aura lieu du 27 octobre au 3 novembre 2012. Ce séminaire devra favoriser des rencontres et des débats sur les aspects économiques, culturels, touristiques, ainsi que sur la prévention des cataclysmes et la protection des populations. En fin de compte, un premier Téléhuma sera organisé les 1er et 2 novembre 2012. D’une manière générale, ces trois activités visent à informer, à former et à solidariser, à développer une dynamique d’entraide inter-île et une relance économique. C’est quoi le Téléhuma ? Le Téléhuma est une série de documentaires télévisés visant à la sensibilisation du plus grand nombre à un ensemble de sujets relatifs à l’environnement et un appel à la solidarité. Ce sera un grand marathon caritatif. Pendant 24 jours, 49 émissions préenregistrées de 20 à 52 minutes seront diffusées par des chaînes de télévision à travers le monde, selon Jaques Lurel. Pendant vingt-quatre heures à une collecte de fonds aura lieu les 1er et 2 novembre 2012. (Un numéro de téléphone est également prévu afin d'enregistrer les promesses de dons). Haïti, la principale bénéficiaire de Téléhuma 2012 L’Association Guadeloupe cataclysme, initiatrice de cet événement, laquelle se mobilise pour la sécurité des habitants des îles des Caraïbes en cas de catastrophe naturelle, espère recueillir 18 millions d’euros lors de ce marathon qui fera appel à la générosité de chaque citoyen. Jacky Lurel informe que cette somme servira à financer 5 projets dans 5 communes du pays: la construction du premier village caribéen à Gressier (Ouest); la création d’un pôle d’excellence rurale à vocation internationale à Beaumont (Grand'Anse); un projet agricole à Cabaret (Ouest); un projet de tourisme vert à Bainet (Sud-Est) et un centre international de formation aux métiers des sports à Plaisance (Nord). Ces fonds devraient également permettre de financer 850 projets de création d’entreprises. Gladimy Ibraïme gibraime@lenouvelliste.com Twitter: @GladimyIbraime Le Cercle de la diversité est un club de réflexion qui a été créé en France à l'initiative des Africains.

mercredi 22 août 2012

Sean Penn's charity to demolish Haiti's Palace

By Trenton Daniel on August 21, 2012 PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) — The nonprofit aid group founded by Hollywood star Sean Penn in the aftermath of Haiti's deadly 2010 earthquake will oversee demolition of the wrecked National Palace, the Haitian government said Tuesday. Government spokesman Lucien Jura told The Associated Press that Penn's J/P HRO group will begin the demolition in the next 10 days. The group is not charging for the work, which is expected to take about two months, Jura said in an email. "Amb. Penn mentioned that his organization (J/P HRO) could provide the engineers and equipment to do the demolition at no cost to the government," Jura wrote in an email, referring to the position that Penn holds as ambassador-at-large for Haiti. The earthquake toppled hundreds of buildings in the capital of Port-au-Prince and in other cities to the south. The National Palace was among them, its white dome and the rest of the structure slowly falling into itself. The collapse forced government officials to work from a tiny police station near the international airport after the earthquake, coordinating the arrival of aid. Authorities now conduct day-to-day operations from a cluster of pre-fabricated buildings on the grounds of the National Palace. The crumbled National Palace has come to symbolize the level of devastation caused by the quake as well as government inertia. But Penn's group hopes the demolition will mark a turning point for Haiti as it works with the government and a department in charge of preserving historical monuments. The effort will include both construction machines along with workers using their hands, said Ron Baldwin, the group's executive director. "It's an important project, an important step for the government, for Haiti, for the people of Haiti to move on," Baldwin said by telephone. Baldwin declined to give a value on the cost of the demolition, saying the budget was still being worked on. It's still not clear what will follow the demolition. Government spokesman Jura said officials had not decided on how to replace the government building, which has had to be rebuilt before. While still under construction, the Beaux Arts structure was burned by a mob that assassinated Haiti's president, Vilbrun Guillaume Sam. It was completed during the 1915-34 occupation by U.S. Marines that followed his death.

International Emmy nods: Haiti orphans, refugees

NEW YORK — Television productions that explored the children orphaned by Haiti's devastating earthquake and took viewers aboard a boat smuggling refugees from North Africa to the Italian island of Lampedusa are among the nominees for International Emmy awards in the current affairs and news categories. The eight nominees from seven countries announced Tuesday include "Haiti's Orphans: One Year After the Earthquake" on Canada's CBC Television and "Extra: The RTL Magazine — The Merciless Traffic in the Flight From Africa" from Germany's infoNetwork GmbH in the current affairs category. Brazil's TV Globo had two nominations for "Profession: Reporter — Children and Drugs: A Childhood Overtaken by Addiction" in current affairs and "Jornal Nacional — Rains in the Mountain Region of Rio" in news on the heavy rains and landslides in January 2011 that caused the worst natural disaster in Brazil's history. The other nominees in the news category were Japan's NHK for its coverage of the March 2011 Japanese earthquake and tsunami; Qatar's Al Jazeera for its reporting on the Libyan uprising and fall of Tripoli and Russia's RT Channel for its reports on the global Occupy Movement that began in New York's financial district. The other current affairs nominee was "China Dolls - Fragile Bodies, Strong Minds" from Hong Kong's Phoenix Satellite Television Co. Ltd. about the struggles of two Chinese families afflicted by the rare brittle bone disease. "The 2012 nominees present a powerful showcase of the human, political and socio-economic drama unfolding daily around the world," said Bruce L. Paisner, president and CEO of the International Academy of Television Arts & Sciences, in a news release. The winners will be announced at an Oct. 1 ceremony in New York. http://online.wsj.com/article/APf6fab11ac3114acdb31bed106624ae69.html

Haitian choir plans 'thank you' concert

Performance to show gratitude for support after earthquake ASBURY PARK — A 40-member choir from the Methodist Church of Haiti will hold a concert to thank Americans for their support, and to continue raising money for its homeland. The concert is scheduled for 7 p.m. Sunday at First United Methodist Church, 906 Grand Ave. The choir from Duplan, near Petionville in the mountains overlooking Port-au-Prince, is touring the Northeast, said the Rev. Sony Augustin, senior pastor at First United Methodist.
“It is a ‘thank you, America’ concert because of all of the support they received from people here, and they come just as an act of gratitude,” Augustin said. Like many other communities, Asbury Park, Neptune and surrounding towns launched a major relief effort to help get food, shelter, medical supplies and money to Haiti after an earthquake on Jan. 12, 2010, killed more than 300,000 people, injured another 300,000 and left 1 million homeless, by many accounts. Hundreds of thousands of homes and businesses were destroyed. Many of the touring choir members are staying with people in the local community who are themselves from Petionville, Augustin said. “They are well aware of the support that this community has for Haiti,” he said. The tour includes performances in Englewood and Hackettstown, with the last concert in Asbury Park on Sunday, Augustin said. The choir members, whose ages range from 20 to 40, will be selling compact discs of their work as part of their fundraising, both to fund their own trips and to continue rebuilding their country, he added. Tickets cost $20 and can be purchased at the door or by calling the church at 732-775-2693. Nancy Shields: nshields@njpressmedia.com http://www.app.com/article/20120821/NJNEWS/308210060/Haitian-choir-plans-thank-you-concert

Finding Haiti on Miami’s Walls

By Alexander Britell The walls of Miami’s Little Haiti have proven to be a frequent canvas for the neighbourhood — from the diverse creations of local artist Serge Toussaint to murals remembering the victims of the 2010 earthquake in Haiti. Now, a new generation of artists in Little Haiti is getting its chance to put brush to wall thanks to a local affordable housing developer. Each day, a group of painters focuses on a 80-foot-long wall at the Pinnacle Place apartments on 56th Street and NE 4th Avenue.
The mural, just steps away from the Little Haiti Cultural Centre, provides a training ground for Little Haiti’s budding young painters (who also get paid for their time on the mural) — and a colourful reminder of the vibrancy of the neighbourhood. The programme is being conducted by MLK, or “Moving the Lives of Kids,” at Pinnacle Place, an affordable housing development of Miami-based Pinnacle Housing Group. “I think public art is one of the most powerful tools to do several things to a community,” says Kyle Holbrook, founder and CEO of MLK. “It can inspire a community, when there’s a change about to happen, and, for a community like this, having residents work with residents outside, it can instill that community feel.” Pinnacle Place
MLK had a strong hand in relief efforts in Haiti after the earthquake, working on a cash-for-work programme in several regions in the country with an emphasis on art. The initiative helped 7,000 Haitians help create artwork about issues like ecology, recycling and tree planting. MLK also helped fashion the Haiti earthquake remembrance mural on Miami’s 79th Street, among others. In the predominantly Haitian neighborhooud, just a minute away from the Little Haiti Cultural Centre, the hope is that this kind of art can have a particularly tangible impact. “We’re trying to do it with as many young aspiring artists as we possibly can,” says Louis Wolfson III, a founding partner of Pinnacle Housing Group, which is making public art a hallmark of each of its affordable housing projects across Miami. “The impact in the Haitian community should be wonderful — it’s a real opportunity to pursue a passion for the first time in many of their lives.” Pinnacle has two other projects in development in Miami with similar art initiatives, Wolfson said. The highlight at Pinnacle Place is the leadership of local artist and Port-au-Prince native “Woff” Senatus, aka “Wolfgang Mosaic,” a promising young muralist who is spearheading the artistic efforts on the wall. The aforementioned Toussaint has also lent a hand in artistic training.
Senatus arrived from Haiti at the age of 2, and led a troubled adolescence — even becoming homeless at the age of 13. But he has turned exceptional struggle into exceptional creativity, and, from helping design the Pinnacle mural to designing outdoor frescoes across Miami, he is working to help local youth focus their energies on art — using Haiti as inspiration. Young artists at work “There will be many individual stories like Wolfgang’s,” Wolfson says. “Hopefully this is a start — and will spark a passion.”
Haiti is at the centre of Woff’s work. The 22-year-old says he wants to use his creativity to combat what he believes is a misperception many have about Haiti. “People have a kind of feud with the Haitians,” he says. “They were the first to revolt, and it’s like that is all they’re known for. But what else?” It’s that “what else,” the image of Haiti abroad (something Haiti First Lady Sophia Martelly discussed with Caribbean Journal last week), that he says he wants to help promote. “I want to show that what else — I want to be the voice of the Haitian community, he says. “I feel like for Haiti, I want to be that breath of fresh air — Haiti is one of my biggest influences.” http://www.caribjournal.com/2012/08/21/finding-haiti-on-miamis-walls/

Softness in China hits Haitian results

By Steve Toloken | HONG KONG (Aug. 21, 2 p.m. ET) -- In the latest sign of significant slowing in China’s plastics industry, the country’s largest injection press maker, Haitian International Holdings Ltd., said Aug. 21 that sales for the first half of the year dropped 14 percent to 3.17 billion Chinese yuan (US$498.6 million). Haitian said it was satisfied with the results given the tough conditions, and there are signs it may be faring better than some peers – rival Chen Hsong Holdings Ltd. reported sales fell 24 percent and Cosmos Machinery Enterprises Ltd. warned investors this month it may lose money in the first half of the year. Taken together, those and other reports indicate continued softness in one of the world’s largest plastics markets. “The situation in China is quite difficult,” said Helmar Franz, executive director of Ningbo, Zhejiang province-based Haitian, in an Aug. 21 news conference in Hong Kong connected to its earnings report. Haitian estimates that one-third of the plastics machinery manufacturing companies in Ningbo, a major center of plastics machinery in China, have stopped production and another 20 percent are operating at significantly reduced capacity. Haitian’s CEO, Zhang Jianming, is head of Ningbo’s plastics machinery trade group. Recent signs of worsening in China and the world economy make it “increasingly difficult” to predict sales trends for the remainder of the year, the company said in its financial filing to the Hong Kong stock market. But on the positive side, Haitian said sales in first half of 2012 stabilized from a low point in October 2011. Its first-half results were similar to second-half 2011, and it said it was hopeful that relaxation of credit in China and efforts to support the Euro would lead to gradual improvement. “The first half of 2012 was a challenging period for [the] machine manufacturing industry… in China, marked by the slow-down of China’s growth momentum and the deteriorating Eurozone’s sovereign debt crisis which together weighted heavily against investor and consumer sentiment,” the company said. Haitian officials said the first-half sales drop of 14 percent from $3.7 billion yuan (US$578.3 million) in the same period of 2011 is acceptable partly because the first six months of 2011 set a half-year sales record, fed by what it said was an overheating economy in China. It said profit for the first six months of this year were down 19 percent to 486 million yuan (US$78.3 million), although it maintained its profit margin at just over 15 percent. Its biggest challenges now seem to be within China, where Haitian sales were down 21 percent to 2.08 billion yuan (US$327.0 million) in the first half. But the company said there were some promising areas: despite trouble in world markets exports remained stable and sales of its higher-tech products all grew in the first half of the year. For example, sales of its all-electric Venus machines increased 7.3 percent, the Jupiter series two-platen machines increased 25.5 percent and sales of IA series for multicolor molding rose 26 percent. Export sales were driven in part by manufacturing relocating from China as wages rise more than 10 percent a year and China’s currency has strengthened, Franz said. For example, Haitian’s exports to North America, including Mexico, more than doubled in the first six months to 134.5 million yuan (US$21.3 million). “We not only see Americans moving back to Mexico or America, but we also see some Singaporeans moving to Vietnam, which are customers of ours and they encourage us to come with them to Vietnam or Thailand because the cost situation in Thailand or Vietnam is much better than the situation in China,” Franz said. “Those people who just took advantage of the cheap labor, they will now consider other locations.” Haitian has invested in overseas factories in recent years, in Vietnam, Brazil, Turkey and Germany, and in setting up offices and service centers in India, Japan and the United States. Franz, a longtime plastics machinery executive in Germany who has worked in Ningbo for seven years for Haitian, said there’s also uncertainty in China’s business community ahead of the change of power in the Chinese government expected later this year. But he argued that its economic problems are temporary and the government will craft solutions to challenges facing its manufacturers, as it has in the past: “I don’t think this is a long-term decline and a long-term situation.” http://www.plasticsnews.com/headlines2.html?id=26294

Visite en Haïti d’un haut responsable des droits de l’homme des Nations Unies

Port-au-Prince, le 21 août 2012 – Le Sous-Secrétaire général aux droits de l’homme, M. Ivan Šimonović, effectuera du 22 au 25 août 2012 une visite en Haïti pour s’informer des défis liés aux droits de l’homme auprès du gouvernement, des responsables des Nations Unies, de la communauté internationale et de la société civile. Cette visite intervient au moment où Haïti sort d’une crise humanitaire provoquée par les effets dévastateurs du tremblement de terre de janvier 2010, qui a fait plus de 300.000 morts et détruit une grande partie des infrastructures du pays. L’an dernier, le président Michel Martelly avait déclaré qu’Haïti était « ouverte aux affaires», signalant ainsi le recadrage de l’attention vers le développement socio-économique à long terme. Le gouvernement a depuis identifié l’emploi, l’éducation, l’énergie, l’environnement et l’Etat de droit comme prioritaires. « Au moment où Haïti concentre ses efforts sur l’éradication de la pauvreté et sur le développement socio-économique, il est essentiel de s’attaquer aux défis structurels des droits de l’homme en vue d’atteindre les résultats souhaités au bénéfice de tous les Haïtiens», a déclaré M. Šimonović. «Je suis donc heureux de constater que l’Etat de droit est l’une des priorités du gouvernement ». Entre autres représentants du gouvernement, M. Šimonović prévoit de rencontrer le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe, le président du Sénat, Dieuseul Simon Desras et le président de la Chambre basse, Levaillant Louis Jeune. Il s’entretiendra également avec des responsables de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), l’Equipe-pays du système des Nations Unies, ainsi que des représentants du corps diplomatique et de la société civile. Le Conseil de Sécurité doit examiner le mandat de la MINUSTAH qui arrive à échéance en octobre de cette année. http://minustah.org/?p=36941

Haïti-Politique : Deuxième journée d’audition des ministres par la commission finances du sénat

P-au-P, 21 août 2012 [AlterPresse] --- La commission économie et finances du sénat de la république, a procédé le lundi 20 août 2012, à sa deuxième journée d’audition des ministres du gouvernement de Laurent Lamothe, dans la perspective de faire la lumière sur les fonds qui leur ont été alloués pour l’exercice fiscal 2011-2012, apprend AlterPresse. Cette rencontre a aussi été l’occasion pour les ministres de défendre leur enveloppe fiscale pour l’exercice 2012-2013. De fait, le nouveau ministre des affaires étrangères et des cultes, Pierre Richard Casimir, a connu sa première convocation en tant que titulaire d’un ministère. Ceci a aussi été le cas pour le nouveau ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Ronsard Saint-Cyr, qui a été récemment muté du ministère des affaires sociales. Pour clôturer la seconde journée d’audition, le ministre de la justice, Jean Renel Sanon, a été le dernier à être entendu. Trois autres ministres sont attendus pour ce mardi 21 août dans le cadre de la validation du budget de l’exercice fiscal 2012-2013. Il s’agit de la ministre de la santé publique et de la population (Mspp), Florence Duperval Guillaume, du nouveau ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), Vanel Pierre, et celui de la jeunesse et des sports, Jean Roosevelt. Lors de la première séance d’audition, tenue le vendredi 17 août dernier, trois ministres ont été entendus par les membres de cette commission sénatoriale : le ministre des travaux publics, transports et communications, Jacques Rousseau, le ministre de l’agriculture des ressources naturelles et du développement rural, Thomas Jacques, et le ministre de l’environnement, Jean Vilmond Hilaire. [jep apr 21/08/2012 8:40] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13264

Haïti Politique : L’évêque émérite de Jérémie exhorte Martelly à la raison

Correspondance Joseph Serizier Cayes, 22 août 2012 [AlterPresse] --- L’évêque émérite de Jérémie (Grande Anse / Sud-Ouest), Mgr. Willy Romélus, sort de son silence (depuis plusieurs années) pour exhorter l’administration politique haïtienne à écouter, une fois de plus, la voix de la raison pour éviter au pays de sombrer, apprend l’agence en ligne AlterPresse. « Le pays est au bord d’une grave crise si les autorités persistent dans cette voie irrégulière sur la question de conseil électoral permanent devant organiser les élections dans le pays pour renouveler le tiers du sénat et les collectivités territoriales », avertit Mgr. Romélus, dans une homélie à l’occasion du centenaire de la paroisse Sainte Jeanne de Chantal (commune située à environ 18 km au sud-ouest de la ville des Cayes) ce mardi 21 août 2012 Selon le prélat, l’exécutif fait la sourde oreille à la voix de la majorité de différents secteurs organisés du pays qui disent non à l’inacceptable. Mgr. Romélus invite les protagonistes à s’unir pour trouver une entente dans l’intérêt de la nation et à travailler pour construire une Haïti nouvelle dans la solidarité. De son côté, le sénateur du Sud, Carlos Lebon, plaide en faveur d’une entente entre l’exécutif et le législatif en vue de trouver une formule appropriée à la mise en place d’un organisme électoral de consensus. « La formation d’un organisme électoral permanent, avec des membres provisoires et permanents, dans le contexte actuel - où le parlement est amputé d’un tiers pour pouvoir répondre aux exigences constitutionnelles de composition d’un conseil électoral permanent – est irrationnelle et inconstitutionnelle », considère Lebon dans une interview accordée à AlterPresse, en marge de la célébration du centenaire de la paroisse de Chantal. Le parlementaire invite le chef de l’État à emprunter la voie du dialogue et du consensus pour une meilleure solution. Carlos Lebon demande aussi à ses collègues parlementaires de respecter la charte fondamentale de la nation, laquelle doit leur servir de boussole dans les prises de décision. « Cette fois-ci, la dictée est très mauvaise. Il faut donner une chance au pays », déclare Lebon qui en profite pour stigmatiser l’ingérence de certains pays de la communauté internationale dans les affaires internes du pays. Pour sa part, le député des Cayes, Fenel Thanis, élu sous la bannière de « Repons peyzan », préconise un compromis politique entre l’exécutif et le législatif afin de faciliter la formation d’un organisme de consensus de 9 membres, pour la réalisation de bonnes élections dans le pays en attendant la mise en place d’une entité électorale permanente. Le parlement est en difficulté de choisir ses représentants pour la création d’un conseil électoral permanent selon le vœu de la Constitution, signale le député Thanis. [js rc apr 22/08/2012 0:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13273