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mercredi 22 août 2012

Haïti Politique : L’évêque émérite de Jérémie exhorte Martelly à la raison

Correspondance Joseph Serizier Cayes, 22 août 2012 [AlterPresse] --- L’évêque émérite de Jérémie (Grande Anse / Sud-Ouest), Mgr. Willy Romélus, sort de son silence (depuis plusieurs années) pour exhorter l’administration politique haïtienne à écouter, une fois de plus, la voix de la raison pour éviter au pays de sombrer, apprend l’agence en ligne AlterPresse. « Le pays est au bord d’une grave crise si les autorités persistent dans cette voie irrégulière sur la question de conseil électoral permanent devant organiser les élections dans le pays pour renouveler le tiers du sénat et les collectivités territoriales », avertit Mgr. Romélus, dans une homélie à l’occasion du centenaire de la paroisse Sainte Jeanne de Chantal (commune située à environ 18 km au sud-ouest de la ville des Cayes) ce mardi 21 août 2012 Selon le prélat, l’exécutif fait la sourde oreille à la voix de la majorité de différents secteurs organisés du pays qui disent non à l’inacceptable. Mgr. Romélus invite les protagonistes à s’unir pour trouver une entente dans l’intérêt de la nation et à travailler pour construire une Haïti nouvelle dans la solidarité. De son côté, le sénateur du Sud, Carlos Lebon, plaide en faveur d’une entente entre l’exécutif et le législatif en vue de trouver une formule appropriée à la mise en place d’un organisme électoral de consensus. « La formation d’un organisme électoral permanent, avec des membres provisoires et permanents, dans le contexte actuel - où le parlement est amputé d’un tiers pour pouvoir répondre aux exigences constitutionnelles de composition d’un conseil électoral permanent – est irrationnelle et inconstitutionnelle », considère Lebon dans une interview accordée à AlterPresse, en marge de la célébration du centenaire de la paroisse de Chantal. Le parlementaire invite le chef de l’État à emprunter la voie du dialogue et du consensus pour une meilleure solution. Carlos Lebon demande aussi à ses collègues parlementaires de respecter la charte fondamentale de la nation, laquelle doit leur servir de boussole dans les prises de décision. « Cette fois-ci, la dictée est très mauvaise. Il faut donner une chance au pays », déclare Lebon qui en profite pour stigmatiser l’ingérence de certains pays de la communauté internationale dans les affaires internes du pays. Pour sa part, le député des Cayes, Fenel Thanis, élu sous la bannière de « Repons peyzan », préconise un compromis politique entre l’exécutif et le législatif afin de faciliter la formation d’un organisme de consensus de 9 membres, pour la réalisation de bonnes élections dans le pays en attendant la mise en place d’une entité électorale permanente. Le parlement est en difficulté de choisir ses représentants pour la création d’un conseil électoral permanent selon le vœu de la Constitution, signale le député Thanis. [js rc apr 22/08/2012 0:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13273

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