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samedi 22 mai 2010

Kelly Bastien dénonce le comportement des sénateurs minoritaires

Dix jours après la séance houleuse qui avait permis la prorogation du mandat du chef de l'Etat, le président du grand corps Kelly Bastien a repris l'offensive. Le sénateur Bastien critique le comportement de ses collègues du groupe minoritaire qui avaient réclamé sa démission.
Rejetant les critiques relatives à la violation des règlements du sénat, le président du grand corps fait remarquer que la principale argumentation du groupe minoritaire a été à maintes reprises ignorée par l'assemblée. Il soutient que le sénateur Latortue lui même avait obtenu le dépôt et le vote immédiat de plusieurs projets de loi.
17 des 33 projets ou propositions de loi ont été votés au moment de leur présentation, précise t-il.
Kelly Bastien déplore le comportement des sénateurs minoritaires qui ont traité certains de leurs collègues de brigand. D'autres écarts dont le vacarme pour empêcher la poursuite de la séance ont été également dénoncés. Le sénateur Wenceslass Lambert s'était blessé lorsque le sénateur Latortue lui a subtilisé le micro.
Kelly Bastien n'entend pas satisfaire aux revendications des 7 sénateurs minoritaires qui conditionnent leur présence à sa démission. En raison de l'absence des sénateurs minoritaires le sénat ne pourra pas obtenir le quorum nécessaire pour la tenue d'une séance en assemblée.
LLM / Radio Métropole Haïti

Le corps diplomatique n'est pas associé à la fête du drapeau

L'absence du corps diplomatique aux festivités commémoratives du 18 mai avait suscité rumeurs et spéculations sur un éventuel désaccord entre le gouvernement et la communauté internationale.
Certains commentateurs politiques dont Edwige Lalanne avaient expliqué que les diplomates accrédités en Haïti sont tenus de participer à cette fête. Au cas où les diplomates auraient décliné une invitation du gouvernement on pourrait conclure à une mise sous tutelle ou une non reconnaissance des autorités, avait prévenu M. Lalanne.
Interrogé sur ce dossier plusieurs diplomates étrangers ont fait part de leur étonnement. Le chef de la Minustah, Edmond Mulet, l'ambassadeur de France, Didier Le Bret et le représentant spécial du secrétaire général de l'OEA, Ricardo Seitenfus, assurent que les chefs des représentations diplomatiques n'avaient pas été invités à la fête du drapeau. Les diplomates étrangers ne sont jamais conviés à ces festivités où les autorités haïtiennes veulent se retrouver seules avec la population.
L'ambassadeur de France explique que l'ensemble du corps diplomatique participe à la fête nationale du 1 janvier mais n'a jamais été associé aux festivités du 18 mai.
Le diplomate français et le représentant de l'OEA étaient disposés à répondre favorablement à une invitation du gouvernement.
Toutefois M. Le Bret n'est pas vexé de n'avoir pas été invité puisqu'il s'agit d'une tradition en Haïti. Faisant remarquer que certaines polémiques peuvent être à l'origine du tollé autour de ce dossier, M. Le Bret assure qu'il s'agit en fait d'un "non sujet".
L'ambassadeur Seitenfus signale que le 18 mai est réservé strictement à la nationalité haïtienne. Ce n'est pas la fête nationale insiste t-il.
LLM / Radio Métropole Haïti

Didier Le Bret appelle à la tenue des élections en 2010

L'ambassadeur de France à Port-au-Prince, Didier Le Bret, se prononce pour la tenue des élections avant la fin de cette année. Tout en se réjouissant de l'engagement du chef de l'Etat à organiser les joutes avant la fin de son mandat, M. Le Bret a mis l'accent sur la nécessité de respecter les échéances constitutionnelles.
Il croit que les acteurs politiques haïtiens ont intérêt à accorder une attention spéciale aux programmes qui seront proposés au corps électoral lors du prochain scrutin. Les électeurs sont préoccupés par les programmes des candidats, insiste le diplomate qui n'a pas voulu faire de commentaires sur les dissensions entre le gouvernement et l'opposition.
Ayant constaté des moments de flottement de la démocratie, le diplomate français rappelle qu'il ne s'agit pas d'un problème haïtien. Il estime que les acteurs politiques doivent œuvrer pour écourter ces moments.
En ce qui a trait aux revendications sur la loi d'urgence le diplomate français soutient que les explications apportées par le chef de l'Etat devrait permettre de mettre un terme à la polémique.
Ces dernières semaines plusieurs personnalités dont le président Préval, le chef de la Minustah, Edmond Mulet et le président de la commission affaires étrangères du sénat américain, Jhon Kerry, s'étaient prononcées pour la tenue des élections avant la fin de cette année. Une troisième rencontre entre le chef de l'Etat et les experts de l'OEA et de l'ONU doit avoir lieu dans les prochains jours.
LLM / Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17748