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dimanche 21 février 2010

Haiti : Les "orphelins" avaient tous des parents

L'agence AP a appris samedi auprès des familles concernées que les 33 enfants que les 10 américains ont tenté de faire sortir illégalement du pays ont tous des parents proches encore en vie.

Le 3 février l'agence de presse avait recueilli dans la localité de Callabas des témoignages auprès des parents de 20 enfants. Les parents avaient déclaré que le désespoir et une foi aveugle les avaient conduits à confier leurs enfants au groupe de missionnaires américains. Lors d'une visite dans le bidonville de Citron, l'agence a réussi à recueillir les témoignages des parents des 13 autres enfants, ils sont similaires et les parents ont également déclaré avoir remis leurs enfants aux Américains dans l'espoir qu'ils soient en sécurité.

Donc aucun des 33 enfants ne seraient réellement orphelin, ils auraient tous des parents contrairement aux dires de Laura Silsby qui le lendemain de son arrestation avait déclaré que les enfants étaient orphelins ou avaient de la famille "éloignée".

Mme Silsby et son adjointe Charisa Coulter sont toujours en détention alors que le juge chargé de l'instruction du dossier interroge actuellement des responsables dans les orphelinats qu'elles ont visité avant le séisme du 12 janvier. Toutes deux doivent à nouveau comparaître en justice mardi. Le juge s'est rendu samedi en République dominicaine, où le groupe avait l'intention d'emmener les enfants.

Par ailleurs, la justice haïtienne enquête sur un homme d'origine dominicaine. Il a servi de conseiller juridique aux missionnaires américains. Or, cet homme est soupçonné de participer à un réseau de trafic d'êtres humains.

Rappelons que les dix Américains, des baptistes membres d'une association caritative appelée "Le refuge pour une nouvelle vie des enfants", basée dans l'Idaho avaient été arrêtés le samedi 30 janvier après-midi à la frontière Dominicaine de Malpasse avec 33 enfants qu'ils tentaient de faire passer en république voisine. Ces enfants ont ensuite été transportés au SOS Children's Village et l'on a appris que la plupart d'entre eux avait encore de la famille. Certains enfants ont depuis été réclamés par des personnes se présentant comme leurs parents.

------------Chronologie---------------

30 janvier arrestation
1er février la justice haïtienne envisage des poursuites
2 février le juge interroge les cinq femmes
3 février le juge interroge les cinq hommes
4 février Me. Coq déclare "A mon avis ils sont tous innocents, mais la justice pourrait poursuivre le responsable du groupe"
4 février ont été inculpés d'enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs
5 février la demande de libération provisoire a été refusée
6 février Me. Edwyn Coq donne sa démission
8 février cinq des dix Américains se sont rendus au parquet, seule Laura Silsby a été interrogée par le juge
9 février le juge Saint-Vil a entendu deux familles des 33 enfants, et neuf des dix Américains
10 février le juge a rencontré l'ensemble du groupe ainsi que des parents
11 février le juge aurait recommandé que les 10 Américains soient remis en liberté
17 février certains membres du groupe vont être libérés
17 février huit des dix américains sont rentrer aux États-Unis
19 février Laura Silsby et Charisa Coulter, ont été entendues le juge Bernard Saint-Vil
20 février l'agence AP annonce que les 33 "orphelins" avaient tous des parents
20 février le juge s'est rendu samedi en République dominicaine, où le groupe avait l'intention d'emmener les enfants.

N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17023

Une proposition du Canada irrite les Haïtiens des États-Unis



La Presse Canadienne

La proposition du Canada visant à relocaliser à Montréal une conférence sur la diaspora haïtienne qui doit avoir lieu le mois prochain à Washington a soulevé la colère de l'importante communauté haïtienne des États-Unis.
Le gouvernement canadien a offert cette semaine d'accueillir le Haitian Diaspora Forum dans la métropole québécoise, qui a déjà été l'hôte de deux autres conférences internationales sur Haïti depuis le tremblement de terre du 12 janvier.
Mais l'invitation a été interprétée par la Haitian American Grassroots Coalition, un organisme basé à Miami, comme une tentative du Canada de détourner la démarche de la diaspora haïtienne.
L'événement, qui a déjà été reporté plusieurs fois, sera l'occasion pour les expatriés et les immigrants haïtiens, ainsi que leurs descendants, de donner leur avis sur le plan de reconstruction en prévision d'une réunion des donateurs en mars aux Nations Unies.
«Nous savons que le Canada est un solide partenaire d'Haïti, a dit Jean-Robert Lafortune de la Haitian American Grassroots Coalition. Mais qu'il utilise son influence pour tenter de déplacer cette conférence des États-Unis vers le Canada, je pense que c'est injuste puisque cette initiative a été mise de l'avant par des organisations de société civiles.»
Le gouvernement canadien précise toutefois n'avoir voulu offusquer personne.
«Le Canada a offert à l'Organisation des États américains d'organiser le Haitian Diaspora Forum à Montréal, puisque Montréal est un des principaux endroits où habitent les Haïtiens du monde», a dit Catherine Loubier, la porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon.
Elle estime que l'emphase doit être mise sur la conférence sur la reconstruction qui aura lieu à New York ainsi que sur l'appui au peuple haïtien et à son gouvernement.
«Nous serons heureux peu importe où aura lieu la conférence et nous y partiperons pleinement», a ajouté Mme Loubier.
L'Organisation des États américains (OEA), qui participe à la coordination du forum, a indiqué qu'une décision finale sur la date et le lieu serait prise mardi.
«Nous attendons une réunion pour finaliser le tout, a expliqué la directrice des affaires internationales pour l'OEA, la docteure Irene Klinger. Peu importe où ce sera organisé, l'important est de donner à la diaspora une place pour s'exprimer en vue de la rencontre du mois de mars.»
Mme Klinger indique que l'offre a été soumise cette semaine par le ministre d'État aux Affaires étrangères, Peter Kent, lors d'une rencontre de l'OEA.
Quelque 200 personnes sont attendues à cet événement à Washington.
M. Lafortune croit toutefois que le nombre de participants sera moindre si l'événement a lieu à Montréal, puisque plusieurs ne seraient pas en mesure de défrayer le coût du voyage.
La communauté haïtienne des États-Unis compte environ un million de personnes.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/19/01-953518-une-proposition-du-canada-irrite-les-haitiens-des-etats-unis.php

LE FOSSOYEUR INFATIGABLE

Port-au-Prince) Quand tout s'écroule autour d'elles, certaines personnes trouvent la force de s'élever, de puiser en elles-mêmes des ressources qu'elles ne soupçonnaient pas. Un mois après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti, La Presse vous présente des héros. Des gens qui ont accompli des choses extraordinaires... dans des circonstances peu ordinaires.
«Souviens-toi que tu es poussière», peut-on lire à l'entrée du cimetière de Port-au-Prince. Vu la quantité de débris qui jonchent la ville et les cadavres couverts de poudre de ciment qu'on extirpe encore des bâtiments écrasés, disons que la chose est plus facile à se remémorer qu'à l'habitude, ces jours-ci, dans la capitale haïtienne.

François Michelin, du moins, est bien placé pour réaliser l'aspect éphémère de la vie. Voilà un mois qu'il se lève tous les jours pour enterrer les morts qui affluent vers le cimetière.
Il y enterre ses concitoyens, souvent des amis et des connaissances. Il a surtout enterré ici son père, sa mère, ses six soeurs et l'un de ses frères, tous tués en même temps quand la maison familiale s'est écroulée.
Son jeune frère et lui sont les seuls survivants de la famille. Des amis ont hébergé son frère. François Michelin, lui, vit dans la rue. Souvent il dort ici, parmi les morts, dans le cimetière où il travaille depuis 16 ans.
Deux mois avant le tremblement de terre, son employeur avait déjà cessé de le payer. Aujourd'hui, il semble ne même plus espérer de salaire. Il continue à enterrer les morts, dont le flot a heureusement fini par ralentir.
«C'est mon pays. Les gens qui sont morts sont des gens comme moi», répond-il quand on lui demande pourquoi il continue à faire son boulot.
«Si les cadavres restent par terre, ils produisent des maladies», ajoute-t-il.
Selon ses dires, 7000 personnes ont été enterrées ici depuis le tremblement de terre. Lui-même a perdu le compte du nombre de corps dont il a disposé.
L'air sombre, tranquillement, il nous entraîne à sa suite dans les dédales de ce cimetière qu'il appelle «le logement des morts». Le chaos est impressionnant. Plusieurs des mausolées se sont effondrés, éventrant des tombeaux qui avaient été scellés depuis des décennies. En jetant un oeil, on peut voir ici une cage thoracique, là un long os blanc qui dépasse de l'herbe folle.
Mais il n'y a pas que les forces de la nature qui ont ouvert les vieux tombeaux. Devant le nombre de cadavres dont il fallait disposer, les employés ont dû se résoudre à faire de même pour y entasser de nouveaux morts.
«Les gens sont enterrés dans des caveaux de personnes qu'ils ne connaissaient pas», dit François Michelin. Sa propre famille est ainsi éparpillée dans ce vaste cimetière, dans des tombes ornées de noms qui ne sont pas les leurs.
François Michelin, pourtant, connaît leur emplacement par coeur. Il nous montre les tombeaux, tous scellés par une couche de ciment frais.
Un moindre mal, probablement, si on pense à tous ceux qui ont été enterrés dans la fosse commune que les employés ont dû creuser à une extrémité du cimetière. Trois semaines plus tard, une forte odeur s'en dégage encore.
À trois reprises, François Michelin a même fait le voyage vers Titanyen, une immense fosse à une trentaine de minutes de Port-au-Prince où ont été enterrés des dizaines de milliers de corps, pour y conduire des morts dont le cimetière ne pouvait disposer.
Ses sentiments? «Ça ne fait pas de bien. C'est une catastrophe», dit-il d'un air étonnamment calme. Les psychologues diraient peut-être que son stoïcisme est une bombe à retardement. Mais en attendant, il lui permet d'accomplir un travail ingrat mais crucial pour lequel il ne reçoit ni reconnaissance ni salaire.

Les esprits vaudou se sont tus

Publié le 20 février 2010 à 08h59 | Mis à jour le 20 février 2010 à 09h09
Philippe Mercure
La Presse
 (Port-au-Prince) Le tremblement de terre du 12 janvier dernier n'a pas seulement ébranlé la population d'Haïti: il a aussi fait taire les esprits vaudou, que personne n'ose invoquer depuis la tragédie.
«Ce qui est arrivé est un acte de Dieu. Il faut laisser le passage à Dieu. Il faut le laisser travailler», a expliqué à La Presse François Emmanuel, prêtre vaudou rencontré dans le quartier populaire de Bois-Piquant.
M. Emmanuel explique que, depuis le séisme, il n'invoque plus les esprits, pour ne pas «interférer» avec le travail de Dieu. On accède à sa maison, simple cabane au toit de tôle, en zigzaguant entre les enfants et les poulets. Dans sa petite chambre, où pendent les vêtements à sécher de toute la famille, caché derrière un large drapeau d'Haïti, se trouve le temple.
On y voit empilés pêle-mêle des crânes humains et des os, des bouteilles de rhum vides, des poupées de plastique pour enfants et des statues de la Vierge Marie. M. Emmanuel exhibe un certificat et une carte plastifiée qui attestent qu'il est autorisé à traiter «avec les esprits de Guinée», l'un des pays d'Afrique de l'Ouest d'où sont venus les esclaves jusqu'en Haïti, y apportant la religion vaudou.
Il demande toutefois longuement pardon à Dieu avant de nous montrer l'autel, récitant des incantations et répandant l'eau d'une cruche de terre cuite sur le sol.
Max Beauvoir, chef suprême du vaudou en Haïti, l'a confirmé à La Presse: les cérémonies qu'on tient habituellement au son des tambours et qui durent souvent plusieurs jours ont complètement cessé depuis le tremblement de terre.
«Les lois du vaudou sont formelles: il faut attendre 41 jours parce qu'il faut 41 jours à un os pour guérir si on le brise», explique ce chimiste de formation, qui a étudié dans les grandes universités américaines et françaises.
Christianisme et vaudou
Si ce mélange de christianisme et de vaudou peut paraître curieux aux yeux des Occidentaux, il teinte en fait toute la religion haïtienne.
«Ce pays a été fabriqué par les vaudouisants. Puis les chrétiens sont venus et ont apporté leurs influences», rappelle M. Beauvoir. Aujourd'hui, la population puise allègrement dans les différentes croyances et ne les considère pas comme exclusives. On entend souvent qu'en Haïti, 80% de la population est chrétienne, 40% protestante et 70% de foi vaudou. «C'est moins farfelu qu'on ne pourrait le croire», dit M. Beauvoir.
Dans le grand cimetière de Port-au-Prince, la croix noire de Baron Samedi, l'esprit des morts du vaudou, s'est brisée lors du tremblement de terre.
«Les esprits terrestres sont bouleversés», dit François Michelin, à la fois employé du cimetière et prêtre vaudou, interrogé sous un arbre sur lequel sont fixées des dizaines de petites poupées de tissu.
Lui aussi a cessé ses pratiques et attend une révélation pour savoir quand les reprendre. «Il faut d'abord se tourner vers Dieu pour tout ce dont on a besoin», dit-il.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/20/01-953617-les-esprits-vaudou-se-sont-tus.php

Quatre légendes du tennis réunies pour Haïti

Federer, Nadal, Sampras et Agassi joueront le 12 mars à Indian Wells au profit exclusif des victimes du tremblement de terre ; pour leur part, des vedettes hispaniques de la musique se préparent à sortir la version espagnole de "We are the world 25 for Haiti" sous la direction de Quincy Jones

Le numéro un du tennis mondial, le suisse Roger Federer et son rival espagnol Rafael Nadal, numéro 3, participeront le 12 mars prochain en Californie à un match exhibition au profit des sinistrés d’Haïti en compagnie de deux anciennes légendes du circuit ATP, les américains Pete Sampras et Andre Agassi, rapporte samedi la presse américaine.
Organisé en marge du tournoi masters series d’Indian Wells, ce match caritatif d’une importance symbolique exceptionnelle baptisé "Coup pour Haïti" verra Federer s’associer à Sampras pour affronter en double Nadal et Agassi.
Steve Simons, principal organisateur de l’événement, espère pouvoir récolter un million de dollars pour la Croix-Rouge américaine et dépasser largement les 600.000 dollars déjà réunis en faveur des victimes du séisme du 12 janvier, lors de l’Open d’Australie, le mois dernier.
Les recettes du match ainsi que les dons, qui peuvent être envoyés par SMS et en ligne, seront remis intégralement à l’organisation humanitaire.
Patron quasi-inamovible du tennis, Roger Federer, le flamboyant numéro un mondial, vainqueur de la première levée du Grand Chelem, cette année, avait été à l’origine de l’élan de solidarité de Melbourne en faveur d’Haïti meurtrie par le séisme dévastateur. Il avait pu réunir sept autres complices masculins et féminins, dont Rafael Nadal, le serbe Novak Djokovic et la belge Kim Clijsters.
Deux haïtiens résidant en Australie avaient alors arboré le bicolore national (bleu et rouge) et remercié chaudement les joueurs à la fin de la partie.
Mais, la solidarité internationale sans précédent dont bénéficie notre pays ne s’arrête pas aux manifestations sportives.
Plusieurs stars de la chanson d’origine hispanique se mobilisent pour réaliser une version espagnole de "We Are The World" après celle en anglais sortie la semaine dernière sous la direction de Quincy Jones et de Lionel Richie. Gloria Estefan et son mari Emilio y travaillent en ce moment avec le célèbre producteur américain.
Le virtuose de la guitare Carlos Santana et la chanteuse Chayanne sont notamment associés à ce projet qui, au final, accouchera d’une nouvelle chanson dédiée au peuple haïtien. Elle sera distribuée sur le marché international dès le mois prochain afin de générer des ventes qui contribueront à soulager les souffrances des victimes.
Le terrible séisme de 7 degrés sur l’échelle de Richter a fait au moins 217.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-logis, selon le dernier bilan officiel des autorités haïtiennes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6551

Le Chili s’engagera dans la reconstruction d’Haïti, promet Michelle Bachelet

Soucieux de trouver des tentes aux sinistrés et de faciliter la reprise des cours dans les écoles, le Président René Préval sollicite l’appui de son homologue sud-américaine qu’il va retrouver dès dimanche au Mexique, hôte de deux sommets consacrés en grande partie à Haïti

La Présidente sortante chilienne, Michelle Bachelet, a promis samedi une participation active de son pays à la reconstruction d’Haïti, lors d’une visite de solidarité de quelques heures effectuée plus d’un mois après la secousse sismique dévastatrice du 12 janvier.
Porteuse d’un "message de respect et de réconfort" pour le peuple haïtien, la dirigeante social-démocrate qui doit abandonner le pouvoir à son successeur de droite, Sebastiàn Piñera, le 11 mars prochain, souligne que depuis la tragédie la coopération entre Port-au-Prince et Santiago s’est considérablement renforcée.
Se réjouissant de la "résistance de l’âme haïtienne" aux épreuves, Mme Bachelet a indiqué que le Chili sera aux côtés du gouvernement Préval/Bellerive pour l’aider à atteindre ses objectifs prioritaires concernant notamment la fourniture d’abris provisoires aux sinistrés et la réouverture des classes.
Dans son allocution de circonstance prononcée alternativement en français et en espagnol, dans les jardins du Palais National (siège de la présidence détruit), la Présidente a fait savoir que son pays, situé dans une zone de fortes activités sismiques, entend partager ses expériences en la matière avec Haïti déstabilisée par le potentiel de risques sismiques futurs après le 12 janvier.
Porte-parole des femmes et enfants d’Haïti auprès du Fonds des Nations Unies pour les femmes (UNIFEM), Michelle Bachelet a aussi fait un véritable plaidoyer pour l’implication des femmes dans un processus de reconstruction placé sous le leadershiop des autorités haïtiennes.
"Vous pouvez compter sur moi. Je travaillerai toujours pour les femmes d’Haïti", a-t-elle dit avant de conclure "la reconstruction d’Haïti se fera plus rapidement si les femmes y participent".
Pour sa part, le Président René Préval, très reconnaissant envers son homologue chilienne pour sa solidarité, en a profité pour lui demander d’appuyer toutes les démarches d’Haïti visant à obtenir des abris provisoires en quantité.
Préval compte tout particulièrement sur le soutien de Mme Bachelet à deux sommets, respectivement des pays d’Amérique latine et de la CARICOM et du Groupe de Rio, auxquels les deux chefs d’Etat doivent prendre part à partir de dimanche au Mexique.
Selon le dirigeant haïtien, deux grandes priorités sont aujourd’hui à atteindre : distribuer des tentes à tous les sans-abri et parvenir à la reprise des activités scolaires suspendues dans plusieurs régions du pays, dont Port-au-Prince, depuis plus d’un mois.
René Préval a aussi salué le rôle de Michelle Bachelet au sein de l’UNIFEM de même que la contribution aux élections de 2006 de son compatriote Juan Gabriel Valdés, ancien représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti.
Avant de quitter Haïti, la Présidente chilienne a survolé en hélicoptère Port-au-Prince, une ville dévastée, s’est entretenue avec les casques bleus chiliens et a visité le centre pour la petite enfance d’Aquin (sud).
Un contingent de quelque 600 soldats chiliens fait partie de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) déployée en Haïti depuis 2004. spp/Radio Kiskeya

Michelle Bachelet promet l'appui du chili au peuple haïtien

La présidente chilienne, Michelle Bachelet, a effectué ce samedi une brève visite à Port-au-Prince afin d'exprimer la solidarité de son gouvernement avec les autorités haïtiennes.
Mme Bachelet a apporté un message de respect, d'affection et de solidarité de son peuple envers les haïtiens. Elle a annoncé une contribution de son gouvernement dans les efforts pour trouver des abris provisoires pour les sinistrés du séisme.
Dans un discours sur la pelouse du Palais National en ruine, Mme Bachelet a promis d'apporter une contribution dans la réhabilitation des infrastructures scolaires.
La rencontre avec le chef de l'Etat haïtien, René Préval, a permis d'aborder des dossiers importants tel l'élaboration d'un plan de reconstruction en partenariat avec la communauté internationale. Tout en appelant à une aide massive des bailleurs de fonds, Mme Bachelet a souhaité que les haïtiens transforment cette tragédie en opportunité de développement.
De son coté, le président Préval a sollicité l'appui de Mme Bachelet dans les efforts pour l'obtention de tentes avant la saison pluvieuse. Le chef de l'Etat haïtien révèle que seulement 24 % des sans abris disposent de tentes pour se protéger lors des averses.
Au cours de son séjour la présidente chilienne a survolé la capitale haïtienne en hélicoptère afin de constater l'ampleur des dégâts causés par le séisme. De plus elle a rendu visite à des enfants dans un centre d'accueil à Aquin (sud) avant de s'entretenir avec des casques bleus chiliens de la Minustah.
La présidente chilienne a également eu une rencontre avec les représentantes d'organisations féminines. En sa qualité de porte parole de Unifem, Mme Bachelet a promis de faire écho de la situation des plus vulnérables, les femmes et les enfants, auprès des organismes internationaux.
LLM

900.000 Haïtiens attendent des tentes, dont l'acheminement est une priorité

Près de 900.000 Haïtiens attendent toujours les tentes promises par la communauté internationale et le gouvernement a fait de l'acheminement d'abris provisoires une priorité, a déclaré samedi le président haïtien René Préval.
Remerciant la communauté internationale pour les efforts déployés afin de venir en aide aux Haïtiens, M. Préval a indiqué que, plus d'un mois après le séisme, "seuls 24% des 1,2 million de déplacés se trouvent sous une tente".
"Nous accordons la plus haute priorité pour trouver les voies et moyens afin de permettre le plus rapidement possible aux familles de s'abriter dans des conditions décentes", a-t-il souligné, expliquant qu'une autre des principales priorités du pays était de fournir de rouvrir les école.
Le tremblement de terre du 12 janvier a fait plus de 217.000 morts et poussé environ 1,2 million de personnes à la rue, la plupart vivant dans les places publiques et sur des terrains vagues, et l'arrivée de la saison des pluies et des ouragans laisse craindre une nouvelle catastrophe humanitaire.
"Notre pays est engagé dans la mobilisation de ses propres ressources pour faire face à ce problème mais nos seuls moyens ne suffiront pas", a indiqué le chef de l'Etat, qui recevait la présidente du Chili Michelle Bachelet en visite officielle en Haïti.
Le président haïtien a ajouté qu'il comptait sur le soutien de son hôte "pour faire passer ce message dans les réunions internationales".
"Il est urgent aujourd'hui que ceux qui sont dans la rue, exposés aux intempéries (...) trouvent des abris tout de suite", a encore martelé M. Préval.
Le président haïtien, qui doit participer dimanche et lundi à un sommet des pays de la la Communauté des Caraïbes (Caricom) à Cancun (Mexique), a indiqué qu'il présenterait cette préoccupation devant toutes les instances internationales.
De son côté, la présidente sortante du Chili a offert l'expérience de son pays, qui a connu des tremblements de terre, pour la reconstruction d'Haïti.
"Il faut faire de cette tragédie une opportunité pour le développement d'Haïti avec le soutien de la communauté internationale mais sous le leadership du président Préval et du gouvernement haïtien", a soutenu Mme Bachelet qui s'exprimait en français.
Avant de visiter des projets dans le sud d'Haïti financés par son pays, la présidente, qui vient d'être nommée porte-parole de l'action en Haïti du Fonds des Nations Unies pour les femmes et les filles, a rencontré dans la cour du palais présidentiel en ruines des représentantes d'associations de femmes d'Haïti.
AFP

Haiti : Le temps est à la coopération

Six ressortissants Dominicains sont morts le 12 janvier dernier lors du séisme et plusieurs autres sont portés disparus selon l'ambassade Dominicaine en Haïti.
Par ailleurs la République Dominicaine va désormais passer de l'assistance humanitaire à la coopération. Selon l'ambassadeur Dominicain accrédité en Haïti, Ruben Silié Valdez le gouvernement Dominicain va apporter un support technique aux autorités haïtiennes en matière d'urbanisme dans le cadre de la reconstruction du pays. D'après le diplomate des démarches en ce sens sont en cours avec le gouvernement Colombien qui envisage de construire 500 maisons en dehors de la capitale pour les sans-abris.

N/ Radio Métropole Haïti

Haiti : Les rescapés doivent déguerpir

Les sans-abris résidant à l'institution Saint-Louis de Gonzague à Delmas 33, seront bientôt obligés de quitter ce centre d'hébergement, une décision qui aurait été prise par des responsables en vue de préparer la reprise des activités scolaires. Selon les propos des sans-abris, recueillis par radio Métropole, certains se disent prêts à partir d'autres réclament un autre endroit avant de s'en aller.

Dans ce centre d'hébergement, c'est déjà la panique, les rescapés du séisme ne pourront pas rester indéfiniment dans ce centre, les activités scolaires devront reprendre coûte que coûte. Les citoyens interrogés sur cette décision disent être au courant d'autres pas du tout mais à la question de savoir s'ils sont prêts à quitter les lieux cette catégorie répond:
- «Je n'ai pas d'endroit pour aller, ils ne peuvent pas nous dire de partir»
- «Je ne peux pas quitter, je n'ai pas d'endroit où aller, il faut qu'on me donne une place où aller d'avance»

Un autre groupe s'est montré plus ou moins compréhensif, ces sans-abris ont fait remarquer qu'ils sont prêts à partir mais pas dans n'importe quelles conditions.
«Nous savons qu'ici c'est une propriété privé qui appartient à la congrégation Saint-Louis de Gonzague, nous sommes ici jusqu'à nouvel ordre... l'état à une responsabilité envers nous et il doit nous trouver un endroit où aller...»
«Quelque soit le coté ou ils vont m'envoyer, je dois trouver des services de santé, de l'eau, des toilettes... »
«Personnellement ça ne me cause pas trop de problème je vais me résigner...»
D'autre sans-abri n'ont pas mâché leurs mots à l'endroit des autorités du pays, à qui ils imputent la responsabilité du 12 janvier, selon ces rescapés du séisme, il doivent à présent assumer leur responsabilité.
«Maintenant nous sommes sous le compte de l'État, c'est l'État qui doit nous dire où aller»
«C'est l'État qui sait où nous reloger, nous n'avons plus de maison, elles sont détruites, c'est l'État qui doit avoir un endroit pour mettre les sans-abri de Saint-Louis, sinon toute les petites maisons et tentes que vous voyez, vous aller les voir sur la route de Delmas, alors l'état à un choix...»
Comme dans tous les grands centres provisoires on s'adapte, on s'accommode et la transformation est rapide et brutale, déjà, à l'entrée de l'établissement nombreux sont les marchands et vendeurs de recharge de carte téléphonique qui prennent position. Un peu plus loin dans la cour, des hommes et des femmes s'adonnent à d'autres activités de toutes sortes. Au moment où ces rescapés du séisme semblent bien s'adapter à la réalité, dans quelque jours ils seront tous obligé de quitter ce centre qui les a hébergé.
Le maire de Delmas, Wilson Jeudi, confirme avoir passé des instructions aux sans-abri, logés à l'institution Saint-Louis de Gonzague de déguerpir avant la fin de ce mois, une initiative prise par la mairie pour faciliter la reprise des activités scolaire. Intervenant sur radio Métropole vendredi matin, M. Wilson Jeudi affirme avoir fait d'autres propositions aux sans-abri, notamment d'autres espaces dans la commune, le maire dénonce une manipulation orchestrée par des individus à des fin politique.
N/ Radio Métropole Haïti

Haiti : Les 2 Américaines attendent la décision du juge

Une décision concernant la libération des deux Américaines toujours détenues en Haïti pourrait être prise la semaine prochaine, a indiqué vendredi leur avocat, Aviol Fleurant.
Laura Silsby, chef du groupe des dix missionnaires baptistes inculpés après avoir été arrêtés avec 33 enfants haïtiens à la frontière avec la République dominicaine, et sa confidente Charisa Coulter, ont été entendues vendredi par le juge Bernard Saint-Vil.
Le juge cherche à vérifier que Laura Silsby a bien été à Ouanaminthe en décembre dernier pour distribuer des jouets et du matériel scolaire, comme elle le prétend. Le responsable de l'orphelinat "La maison des agneaux de Dieu" a confirmé par téléphone que les missionnaires ont été dans la ville du Nord-est pour distribuer des jouets et du matériel scolaire aux enfants en décembre dernier, c'est ce qu'indique Me Fleurant. Le juge Bernard Sainvil se rendra lui même à Ouanaminthe pour vérifier les dires, il ira aussi en république voisine visite un orphelinat qui est la propriété de Mme. Silsby. Ensuite le juge devrait prendre sa décision.
Les huit autres Américains avaient pu rentrer aux États-Unis dans la nuit de mercredi à jeudi après deux semaines de détention.
Rappelons que les dix Américains, des baptistes membres d'une association caritative appelée "Le refuge pour une nouvelle vie des enfants", basée dans l'Idaho avaient été arrêtés le samedi 30 janvier après-midi à la frontière Dominicaine de Malpasse avec 33 enfants qu'ils tentaient de faire passer en république voisine. Ces enfants ont ensuite été transportés au SOS Children's Village et l'on a appris que la plupart d'entre eux avait encore de la famille. Certains enfants ont depuis été réclamés par des personnes se présentant comme leurs parents.

------------Chronologie---------------
30 janvier arrestation
1er février la justice haïtienne envisage des poursuites
2 février le juge interroge les cinq femmes
3 février le juge interroge les cinq hommes
4 février Me. Coq déclare "A mon avis ils sont tous innocents, mais la justice pourrait poursuivre le responsable du groupe"
4 février ont été inculpés d'enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs
5 février la demande de libération provisoire a été refusée
6 février Me. Edwyn Coq donne sa démission
8 février cinq des dix Américains se sont rendus au parquet, seule Laura Silsby a été interrogée par le juge
9 février le juge Saint-Vil a entendu deux familles des 33 enfants, et neuf des dix Américains
10 février le juge a rencontré l'ensemble du groupe ainsi que des parents
11 février le juge aurait recommandé que les 10 Américains soient remis en liberté
17 février certains membres du groupe vont être libérés 17 février huit des dix américains sont rentrer aux États-Unis 19 février Laura Silsby et Charisa Coulter, ont été entendues le juge Bernard Saint-Vil
N/ Radio Métropole Haïti

Haiti : Les pertes de la PNH

La police nationale haïtienne (PNH) a annoncé hier que 75 de ses membres étaient morts lors du séisme du 12 janvier et que 74 étaient portés toujours portées disparus.
Frantz Lerebours, porte parole de la PNH précise "Nous comptons [également] 253 blessés, dont 5 amputés", "74 policiers sont toujours portés disparus"
3.000 policiers ont été touchés par séisme et ont vu leurs maisons détruites. 40 commissariats et locaux de la PNH ont également été détruits ou endommagés.
Ce dimanche doit avoir lieu une cérémonie au commissariat de Delmas 33 en hommage aux policiers victimes de la terrible catastrophe.
N/ Radio Métropole Haïti

La coordination de l'aide à Haïti reste défaillante

LE MONDE | 20.02.10 | 14h07  •  Mis à jour le 20.02.10 | 16h21
Léger flottement dans la grande machine internationale censée accoucher d'un "nouvel Haïti", après le séisme qui a fait au moins 217 000 morts et plus de un million de sans-abri dans la région de Port-au-Prince, le 12 janvier. Un mois après la réunion des pays amis d'Haïti à Montréal, le 25 janvier, et à un mois de la conférence interministérielle des donateurs prévue au siège des Nations unies, à New York, le 31 mars, les acteurs de la reconstruction peinent à donner une image d'unité.
Première fausse note : la coordination de l'aide. Au moment même où l'Organisation des Nations unies (ONU) lançait, jeudi 18 février, le plus important appel de fonds de son histoire, 1,44 milliard de dollars destinés à l'aide d'urgence pour 2010 en Haïti, le coordinateur des Nations unies pour l'aide humanitaire, John Holmes, a dû reconnaître l'authenticité d'un e-mail dans lequel il critique sévèrement les défaillances et le manque de coordination des agences de l'ONU et des ONG destinataires de ces fonds.
Dévoilé par la revue Foreign Policy, ce courrier rappelle aux agences humanitaires qu'il reste "des besoins humanitaires énormes non satisfaits". M. Holmes demande à ses "chers collègues" "de revoir radicalement" leur approche : "Plusieurs zones doivent encore dresser une liste concise des besoins, définir des plans cohérents pour y répondre et analyser les carences, écrit-il. Cela commence à se voir et en conduit d'autres à douter de notre capacité à agir."
Deuxième accroc : le coût de la reconstruction. Alors que la mission d'évaluation des dommages menée par des experts de la Banque mondiale, des Nations unies et de l'Union européenne ne doit rendre son rapport que dans deux ou trois semaines, la Banque interaméricaine de développement (BID), principal créancier d'Haïti, a surpris en annonçant, mardi 16 février, que la facture pourrait approcher 14 milliards de dollars et "serait probablement plus élevée que ce à quoi on s'attendait ".
Le chiffre a été immédiatement rejeté par l'ensemble des donateurs : il n'est que le résultat d'une projection calculée d'après le coût des dix dernières plus grandes catastrophes naturelles... "Il faut attendre la fin de la mission d'évaluation, qui va relever les pertes humaines, matérielles et économiques, en déduire le coût des dommages, puis estimer le coût possible de la reconstruction en fonction des scénarios et des priorités définis par le gouvernement haïtien ; c'est ce qui fera foi à New York", explique Sergio Jellinek, porte-parole de la Banque mondiale pour les Caraïbes.
"La conférence de New York ne doit pas se limiter à empiler des chiffres. Il faut y réfléchir à une nouvelle stratégie de développement pour Haïti, qui ne doit pas être discutée uniquement entre bailleurs multilatéraux", défend pour sa part Pierre Duquesne, l'ambassadeur chargé de coordonner l'aide française à Haïti. Dans cet esprit, la France a convaincu ses partenaires de la nécessité d'organiser quatre conférences internationales supplémentaires pour préparer le rendez-vous du 31 mars.
Le Canada et l'Organisation des Etats américains devraient organiser une réunion de la diaspora haïtienne, l'ONU une conférence des ONG, la BID et les Etats-Unis réuniront le secteur privé. La France, elle, devrait organiser aux Antilles, vers le 23 mars, une "conférence internationale des villes et des régions du monde pour Haïti", destinée à encourager la coopération décentralisée entre les collectivités locales des pays donateurs et les municipalités haïtiennes, a annoncé Nicolas Sarkozy, jeudi 18 février, lors de son déplacement en Martinique.
Que peut-il sortir d'une telle avalanche de réunions dans un calendrier aussi serré ? "L'objectif est de nourrir la conférence de New York, où pourraient s'exprimer des représentants de chaque groupe", explique M. Duquesne.
La définition d'interlocuteurs uniques pour gérer la reconstruction, par contre, reste en suspens. Côté bailleurs, la Banque mondiale, la BID et l'ONU tentent chacun d'obtenir la maîtrise du futur fonds fiduciaire qui pourrait concentrer la gestion des milliards de dollars de la reconstruction.
Côté haïtien, le gouvernement doit décider s'il veut s'appuyer sur un ministère unique ou sur une agence de reconstruction intégrant les experts internationaux. Les bailleurs ont fait savoir qu'ils ne souhaitent pas une myriade d'interlocuteurs ministériels en fonction de la nature des projets. La seconde option serait acceptable, selon Paris, à condition que le contrôle de l'agence ne soit pas confisqué de fait par les Etats-Unis.
Pendant ce temps, en Haïti, les premières averses tropicales de la saison transforment les camps de fortune surpeuplés en bourbiers et soulignent le manque persistant de tentes et d'abris en dur.
Grégoire Allix
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