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mardi 1 février 2011

L'ONU offre son aide pour juger Duvalier

La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a offert aux autorités haïtiennes son aide afin de poursuivre les crimes commis par l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier.
La Haut Commissaire Navi Pillay a insisté sur le fait qu'il n'y a pas d'exceptions en droit international à la poursuite des responsables de graves violations des droits de l'homme, comme la torture, les exécutions sommaires, les disparitions forcées et les viols.

«Haïti a l'obligation d'enquêter sur des violations bien documentées qui se sont produites sous le régime de Jean-Claude Duvalier et de poursuivre leurs responsables», a déclaré Mme Pillay.
Droit à la justice
«De telles violations systématiques ne peuvent pas rester impunies. Les milliers d'Haïtiens qui ont souffert sous Duvalier ont droit à la justice. J'appelle les autorités haïtiennes à envoyer au monde le message que leurs tribunaux peuvent assurer le châtiment des coupables même dans un contexte politique et humanitaire difficile», a déclaré la Haut Commissaire dans un communiqué.
Rentré le 17 janvier de son exil en France, «Baby Doc» a été inculpé par la justice haïtienne pour corruption, vol, détournement de fonds et abus de pouvoir pendant ses années de règne, de 1971 à 1986. Il a été laissé en liberté, mais il lui est interdit de quitter le pays.
Quatre Haïtiens ont également déposé plainte pour crimes contre l'humanité, en raison des sévices dont ont été victimes des milliers d'opposants durant ses années au pouvoir.
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/L-ONU-offre-son-aide-pour-juger-Duvalier-24825871

Les fonds de Duvalier bloqués

Mise à jour le mardi 1 février 2011
La Suisse a bloqué mardi les fonds de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier au moment de l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi visant la restitution de ces avoirs à Haïti.
Surnommée Lex Duvalier, la loi a été adoptée par le parlement suisse lors de la session d'automne 2010 pour confisquer une fois pour toutes les quelque 6 millions de francs suisses (6,4 millions de dollars) déposés par la famille du dictateur déchu dans des comptes suisses.
La Loi fédérale sur la restitution des valeurs patrimoniales d'origine illicite de personnes politiquement exposées (LRAI) autorise le gouvernement helvétique à rendre l'argent volé bloqué en Suisse aux populations spoliées, et ce, même si l'État concerné s'y oppose.
Une longue saga judiciaire
Les avoirs de la famille de l'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier, alias « Bébé Doc », sont bloqués en Suisse depuis sa chute en 1986, date à laquelle les autorités haïtiennes avaient déposé une demande initiale d'entraide judiciaire.
Selon Enrico Monfrini, avocat en Suisse pour les autorités haïtiennes, la nouvelle loi permettra d'accélérer la restitution des avoirs de « Bébé Doc » qui fait l'objet d'une longue bataille judiciaire ponctuée de rebondissements.La dernière tentative de Jean-Claude Duvalier pour récupérer son argent bloqué dans la confédération remonte à mars 2010. L'ex-dictateur avait déposé un recours contre la décision de Berne de bloquer à nouveau l'argent à la suite d'un jugement du tribunal fédéral.
La plus haute instance judiciaire helvétique avait annulé en février 2010 la restitution prévue à Haïti d'une partie des avoirs de M. Duvalier. Le tribunal avait confirmé un jugement antérieur selon lequel ces fonds avaient été obtenus de manière illicite.
Toutefois, le droit suisse avait préséance dans cette affaire en raison de l'absence d'un accord d'entraide judiciaire entre Haïti et la Suisse. Ainsi, il avait relevé que les crimes commis étaient prescrits depuis 2001, conformément au Code pénal helvétique. Il a donc conclu que Berne ne pouvait recourir à cet argument pour restituer les fonds au peuple haïtien, comme il avait envisagé.
Lundi, Radio-Canada révélait avoir obtenu un rapport signé par l'ex-ministre haïtien de la Justice, François St-Fleur, qui chiffre à 120 millions de dollars la somme volée à l'État haïtien par Jean-Claude Duvalier et sa femme, Michèle Bennett.
Après 25 ans d'exil en France, Jean-Claude Duvalier est de retour en Haïti depuis la mi-janvier. Il a assuré vouloir apporter son aide à la reconstruction du pays après le séisme du 12 janvier.
Radio-Canada.ca avec
Agence France Presse
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/02/01/002-suisse-duvalier-argent.shtml

Washington serait pour l’extension du mandat de Préval, si les élections sont libres

Au lendemain de la visite d’Hillary Clinton, des déclarations d’officiels américains parlant sous le couvert de l’anonymat expriment les craintes de l’administration Obama de voir Haïti faire face à un "vide politique" à partir du 7 février et laissent entendre que la solution de la crise passe par un second tour Manigat/Martelly lundi 31 janvier 2011, Radio Kiskeya
Le Président René Préval pourrait rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel, le 7 février, si des garanties sont données sur le caractère libre et honnête de l’élection devant permettre de désgner son successeur, ont indiqué lundi de hauts responsables américains au lendemain de la visite éclair en Haïti de la Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, axée sur la résolution de la crise post-électorale.
Parlant sous condition d’anonymat à l’Associated Press, ces officiels ont exprimé leurs préoccupations face au "vide politique" que pourrait entraîner le départ la semaine prochaine de Préval dans un pays connu pour son instabilité.
Les mêmes diplomates ont fait savoir que la chef de la diplomatie américaine n’aurait nullement tenté au cours de son passage à Port-au-Prince de porter le candidat du pouvoir, Jude Célestin, à renoncer à ses ambitions présidentielles.
Le prétendant, dont le parti INITE a sollicité sans succès le retrait de la course, n’aurait pas non plus promis d’abandonner lors d’un tête-à-tête qualifié de "très respectueux".
"Nous supportons les recommandations de l’Organisation des Etats américains et nous souhaitons les voir entrer en application parce que nous sommes convaincus que c’est la voie à suivre en vue de respecter le vote du peuple haïtien", avait déclaré à la presse Mme Clinton.
Avant Jude Célestin, elle avait eu dans la résidence de l’ambassadeur américain, Kenneth Merten, des entretiens séparés avec les candidats Mirlande Manigat (RDNP) et Michel Martelly (Repons Peyizan) qui, selon les conclusions d’une mission technique de l’OEA, devraient s’affronter au second tour des présidentielles le 20 mars prochain.
Rien n’a filtré d’une rencontre qu’a eue avec le Président Préval Hillary Clinton qui a aussi discuté de la situation politique avec des organisations de la société civile et les représentants de la communauté internationale, en particulier le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Edmond Mulet.
La visite de ce poids lourd de l’administration Obama est intervenue au moment où le Conseil électoral provisoire s’apprête à publier les résultats définitifs du premier tour des élections controversées du 28 novembre en vue de relancer un processus paralysé par deux mois de crise.
Le chef de l’Etat sortant, dont la gestion politique est jugée très décevante dans l’opinion publique, souhaite rester au pouvoir, s’il le faut jusqu’au 14 mai, afin, dit-il, de passer le relais à un ou une successeur (e) élu (e) et non à un Président provisoire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7470
Commentaires:
En contre parti la tête de Jude Celestin, la problématique Aristide. On comprend mieux le contenu du package que Madame Clinton tenait sous les bras lors de sa dernière visite en Haïti

Préval ouvre théoriquement la voie au retour d’Aristide

Le ministère de l’intérieur soutient que le gouvernement est prêt à accorder immédiatement un passeport à l’ex-Président Lavalas tout en démentant avoir reçu une quelconque demande de l’intéressé ; très nuancé, le pouvoir ne se porte pas garant des autres étapes que M. Aristide devrait franchir avant son retour en Haïti lundi 31 janvier 2011, Radio Kiskeya
Le gouvernement Préval/Bellerive s’est engagé lundi publiquement, pour la première fois, à délivrer rapidement un passeport diplomatique à l’ancien Président Lavalas Jean-Bertrand Aristide dès que ce dernier, exilé depuis sept ans en Afrique du sud, aura présenté une demande formelle de renouvellement.
"Le gouvernement de la république donne l’assurance qu’aussitôt produite, une telle demande sera honorée avec célérité", écrit dans un communiqué le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, dans un communiqué démentant les allégations selon lesquelles un passeport diplomatique aurait été refusé à l’ex-chef d’Etat.
Le communiqué précise également qu’aucune demande en faveur de M. Aristide n’a été à ce jour reçue aux ministères de l’intérieur et des affaires étrangères, chargés respectivement de l’émission de passeports ordinaires et diplomatiques.
S’agissant des formalités relatives à un éventuel retour en Haïti du leader Lavalas, le ministre Paul Antoine Bien-Aimé souligne "qu’un passeport périmé ne constitue pas un obstacle pour un citoyen haïtien". Cependant, il prend le soin d’ajouter plus loin que "dans le cas où ce retour implique une ou plusieurs escales dans des pays tiers, l’obtention d’une autorisation de ces pays peut s’avérer nécessaire, que le passeport soit périmé ou pas".
Dans de récentes déclarations, Jean-Bertrand Aristide avait fait savoir que "des recommandations médicales exigeaient son retour en Haïti le plus tôt que possible, avant le prochain hiver austral" parce qu’en six ans de séjour en Afrique du Sud il avait dû subir six interventions chirurgicales. Ses yeux ne supporteraient pas les rigueurs du froid.
Agitée continuellement depuis son départ du pouvoir en catastrophe en février 2004, la question du retour de l’ancien dirigeant haïtien est revenue au centre de l’actualité depuis l’arrivée surprise et incompréhensible à Port-au-Prince le 16 janvier dernier de l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, au terme d’un exil de 25 ans en France.
Qualifés de "kidnapping" par ses partisans lavalassiens, la chute et l’exil d’Aristide, alors englué dans des dérives totalitaires, avaient résulté d’un large mouvement de contestation sociale, d’une rébellion armée et d’intenses pressions internationales. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7468

Un policier et son frère tués, un Commissaire de police grièvement blessé au cours de deux incidents distincts dimanche soir à Port-au-Prince

Nombreux cas d’agression contre des policiers en moins d’une semaine lundi 31 janvier 2011, Radio Kiskeya
Le policier Jimmy Valéry (14ème promotion de la Police Nationale d’Haïti, PNH) ainsi que son frère Mario Valéry qui l’accompagnait, ont été tués dimanche soir à Clercine (Plaine du Cul-de-Sac, Nord de la capitale), par des inconnus qui ont ensuite pris la fuite.
Le policier et son frère habitaient non loin d’un camp d’hébergement de sinistrés du tremblement de terre du 12 janvier 2010 situé dans le quartier de Clercine. C’est en traversant le camp à bord de leur véhicule pour se rendre chez eux qu’ils ont été attaqués.
Lors d’un autre incident survenu le même soir en Plaine, non loin de Santo 11, le Commissaire principal de police, Wesber Edouard, affecté à l’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH), ex-responsable a.i. de la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP), a été blessé par balle par au moins quatre individus qui se trouvaient à bord d’un véhicule venu s’interposer face au sien.
Edouard était en civil et revenait d’une cérémonie religieuse organisée à l’occasion de son anniversaire, ce dimanche, accompagné de sa compagne et de leurs deux enfants.
Contraint par les agresseurs de s’allonger par terre pendant qu’ils fouillaient le véhicule et dépouillaient ses occupants de tous les objets de valeur qu’ils portaient, Edouard avait quand même eu le temps de dissimuler son arme de service, après avoir rapidement réalisé que le rapport de force n’était pas en sa faveur. Selon les témoignages de la compagne du Commissaire, aussitôt que les bandits ont repéré l’arme, ils ont ouvert le feu sur lui l’atteignant de 3 projectiles avant de prendre la fuite. Transporté d’urgence à l’hôpital, sa vie ne serait pas en danger, selon la police.
Les incidents de dimanche soir viennent s’ajouter à deux autres enregistrés pendant la semaine écoulée à Port-au-Prince au cours desquels deux policiers ont été tués et trois autres blessés par des inconnus.
Cette série d’actes visant particulièrement des membres de l’institution policière, préoccupe non seulement les organismes de défense des droits humains mais aussi les policiers eux-mêmes dont certains se plaignent de ne disposer d’aucun moyen pour faire face à cette situation, y compris des équipements les plus élémentaires, dont des gilets pare-balles. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7467

L’ancien président Jean-Bertrand Aristide n’a pas laissé l’Afrique du Sud, son passeport ne lui ayant pas encore été remis, selon son porte-parole en Haïti

L’ancien président Jean-Bertrand Aristide n’a pas laissé l’Afrique du Sud, son passeport ne lui ayant pas encore été remis, selon son porte-parole en Haïti

Un site internet avait annoncé dimanche que l’ancien président se trouvait à Cuba
dimanche 30 janvier 2011, Radio Kiskeya
La porte-parole de Jean-Bertrand Aristide, et coordonnatrice de son parti, Fanmi Lavalas, le Dr Maryse Narcisse, a démenti dimanche les rumeurs circulant intensément sur internet selon lesquelles l’ancien président réfugié en Afrique du Sud depuis 2004, a laissé ce pays pour Cuba pour y être soigné pour des problèmes occulaires.
“C’est archi-faux. Son passeport ne lui a jamais encore été transmis et les contacts qu’il souhaite entre Prétoria et Port-au-Prince au sujet de son retour n’ont vraisemblabement pas été établis”, a déclaré Mme Narcisse jointe au téléphone par Radio Kiskeya. Elle promet de faire le point autour de la question lundi dans la presse.
Un site internet diffusant des nouvelles sur Haïti avait cité dimanche, comme source de l’information relative à la présence d’Aristide à Cuba, Mme Inmácula Nervil qui serait la directrice de "Casa de Hermandad Haitiana Bolivariana" et membre de l’organisation dénommée "Movimiento Unido Socialista Haitiano" qui militerait en faveur du retour de Jean Bertrand Aristide in Haïti.
A noter que les rumeurs sur la présence de l’ex-président à Cuba avait déjà fortement circulé à Port-au-Prince au lendemain du communiqué qu’il avait publié sur son intérêt à revenir au pays et une semaine après le retour inattendu à Port-au-Prince de l’ancien président à vie Jean Claude Duvalier. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7466