Google

lundi 25 septembre 2023

Des hommes armés bloquent des routes pour réclamer le départ d’Henry

Des individus armés bloquent des axes routiers en Plaine pour réclamer le départ d’Ariel Henry Des individus armés ont barricadé plusieurs axes routiers de La Plaine du Cul-de-Sac en entreposant des véhicules sur la voie publique, ce samedi 23 septembre 2023. Selon des témoignages des habitants de La Plaine, ce mouvement est initié par ces individus pour le réclamer la démission sans condition du premier ministre haïtien Ariel Henry. En effet, au cours de la matinée de ce samedi, des individus armés ont érigé des barricades à l’aide de véhicules mis en travers de différents axes routiers à Carrefour Vincent, Carrefour Shada, Carrefour Drouillard, à Marin, Duvivier, Cazeau et Bon-Repos, pour exiger le départ d’Ariel Henry à la tête de la primature haïtienne, en en croire les informations de plusieurs medias de la capitale. Depuis ce matin, les habitants des différentes zones précitées sont sous tension craignant de devoir quitter leurs domiciles et quartiers pour se réfugier ailleurs. Hier, des individus armés identifiés comme des membres de la bande armée de Canaan dirigé par le chef de gang Jeff ainsi connu ont envahi la commune de Saut-d’Eau dans le département du Centre, faisant morts et blessés, kidnappant des membres de la population et incendiant le commissariat de la commune, abandonnée sous pression les agents des forces de l’ordre qui occupaient ledit commissariat. Ce mouvement réclamant la démission sans condition d’Ariel Henry intervient quelques jours après que le chef de gang de « G9 an fanmi e alye », Jimmy Cherisier alias Babekyou, ait annoncé que les groupes armés faisant partie de sa coalition allaient se lancer dans une bataille pour destituer le premier ministre haïtien par les armes. Dans la foulée, le numéro un de la primature haïtienne est intervenu dans la 78e Assemblée des Nations unies pour réitérer sa demande d’envoi d’une force multinationale robuste en Haïti, afin d’aider la pays à faire face à la violence des gangs qui a fait des centaines de morts et plus de 20 mille déplacés au cours des derniers mois, particulièrement à Carrefour-Feuilles, où la Police nationale d’Haïti a mené des opérations ayant conduit à la mort de près d’une dizaine de bandits armés en milieu de semaine. Entre temps, la force multinationale se dessine peu à peu, même si ça pourrait prendre encore quelques semaines en raison du vote de l’ONU sur la résolution rédigée par l’Equateur et les Etats-Unis qui se fait encore attendre. Ce vote qui devait se faire le 15 septembre passé n’a pas pu se faire en raison du fait que les pays supporters craignaient que la Chine et la Russie boycottent le vote. Pour l’heure, aucune date n’a été communiquée pour la tenue de ce vote. Les Etats-Unis, qui ont annoncé avoir pris des sanctions contre cinq nouvelles personnalités haïtiennes après les sanctions du Canada infligées aux Hommes d’affaires Carl Braun, Marc Antoine Acra et Jean Mari Vorbe pour leurs implications dans le financement des gangs en Haïti, ont annoncé qu’ils vont supporter la force multinationale à hauteur de 100 millions de dollars. Cette annonce a été faite après le président américain Joe Biden ait soutenu à la 78e Assemblée des Nations unies, qu’il faut de toute urgence envoyer ladite force en Haïti. Sources : http://haiti.loopnews.com/content/des-hommes-armes-bloquent-des-routes-pour-reclamer-le-depart-dhenry

Les bandits de Canaan ont envahi Saut-d'Eau faisant morts et blessés

Loop News September 23, 2023 10:25 AM ET es bandits armés identifiés comme des membres du gang de Canaan ont envahi la commune de Saut-d’Eau, département du centre, dans l’après-midi du vendredi 22 septembre 2023, faisant des morts, des blessés, des personnes déplacées mais aussi des personnes kidnappées, à en croire l’agent exécutive intérimaire de ladite commune, Marie Andrée Ruth Thélus. Selon les témoignages des habitants de cette commune du département du Centre, les hommes de Canaan lourdement armés ont tué et blessé près d’une dizaine de personnes au moment de leur intrusion dans la commune. Beaucoup de blessés ont été conduit d’urgence à l’Hôpital universitaire de Mirebalais. En outre, des centaines de personnes ont dû se réfugier dans la commune de Mirebalais et les zones avoisinantes pour échapper à la terreur des hommes armés. Sur les réseaux sociaux, les appels au secours se sont multipliés depuis hier, où les habitants appellent à l’aide les autorités concernées, qui tardent à intervenir dans la commune de Saut-d’Eau assiégée par les hommes de la bande armée à Jeff ainsi connu. Les policiers qui occupaient le commissariat de Saut-d’Eau ont dû quitté les locaux face à l’assaut cruel du gang de Canaan opérant à l’entrée Nord de la Capitale et dirigé par le chef de gang dénommé Jeff, qui ont incendié ledit commissariat. Les bandits sont parvenus à exécuter leur plan d’envahir Saut-d’Eau malgré les dispositions préventives prises par la population de ladite commune en érigeant des barricades dans différents axes routiers stratégiques, suites a des rumeurs qui circulaient depuis plusieurs semaines annonçant le plan des bandits de Canaan d’envahir la commune. Par ailleurs, dans la matinée de ce samedi 23 septembre 2023, des individus armés ont été aperçu sur les principaux axes routiers de La Plaine du Cul-de-Sac, bloquant ces axes en servant de plusieurs véhicules allongés le long des routes. La circulation est donc bloquée au niveau de Carrefour Douillard, Bute Boyer, Carrefour Vincent, Carrefour Shada, Croix-des-Missions, Carrefour Marin, et Bon-Repos par les hommes armés. La situation sécuritaire du pays se dégrade de plus en plus chaque jour, particulièrement dans la région métropolitaine de l’Ouest, sous les regards impuissants des autorités concernées qui n’attendent que l’intervention d’une force multinationale dans le pays, même si l’intervention de la force devrait prendre encore du temps, en attendant le vote favorable du Conseil de sécurité de l'ONU. Cette force multinationale se précise ces derniers jours après la 78e Assemblée des Nations unies où le président américain Joe Biden a appelé à une intervention d’urgence de ladite force que les Etats-Unis se disent prêts à supporter à hauteur de 100 millions de dollars. Les américains appellent aussi d’autres pays à faire pareil. http://haiti.loopnews.com/content/les-bandits-de-canaan-ont-envahi-saut-deau-faisant-morts-et-blesses Commentaires : Les bandits gagnent du terrain et se lancent dans la conquête d'espaces et de territoires. Le gouvernement est incapable de limiter l'action des bandits et de protéger les "territoires-aujourd'hui -non-perdus"! Dans une certaine narrative haïtienne qui voudrait faire croire que le sous-sol du pays regorge de "richesses", il est à se demander quel genre de richesse les bandits vont préserver pour leurs grands patrons en occupant "saut-d'eau", en route vers l'occupation du plateau central !

Une attaque armée d'un gang fait une vingtaine de morts et de blessés à Saut d’Eau

Des hommes armés de Canaan et de Titanyen ont attaqué la commune de Saut d’Eau, vendredi 22 septembre 2023 en début d’après-midi. Ils ont fait au moins neuf morts et plus d’une dizaine de blessés. Avisée d’un éventuel retour des bandits, la population a vidé la commune. Par Wedster Lyvert 24 septembre 2023 Les membres d'un gang ont frappé aux portes des Saudelais en début de week-end. Aux environs de 3 heures p.m., des hommes armés à bord de véhicules et de motocyclettes, ont envahi la commune. Ils ont assassiné neuf personnes et fait plus d’une dizaine de blessés, selon le premier bilan communiqué par le juge de paix Judes Smith. La mairie, de son côté, a recensé 11 morts. « Les blessés ont été conduits à l’hôpital de Mirebalais pour recevoir les soins que nécessitent leurs cas », a rapporté l’agent exécutif intérimaire de Saut d’Eau, Marie André Ruth Thelus, jointe par le Nouvelliste. « Les blessés et les morts sont beaucoup plus nombreux que la quantité communiquée pour le moment », a-t-elle précisé, samedi 23 septembre, car certains blessés sont à couvert et il y a des morts qui ne sont pas encore déclarés. Les hommes armés ont aussi pillé et brûlé les maisons des habitants, a confié Romuald Smith, l'ex-député de Saut d’Eau, au journal un peu plus tôt le samedi. 14 véhicules et plusieurs motocyclettes sont déclarés perdus, selon le juge de paix. Les fauteurs de trouble proviendraient de Canaan et de Titanyen, deux localités situées à l’entrée Nord de Port-au-Prince. Ils n’ont rencontré aucune résistance sur leur chemin. Ils ont incendié le commissariat de Saut-d’Eau et emporté le seul véhicule de police en service dans la commune. Des riverains ont aperçu les policiers du commissariat abandonnant le poste de police à bord de motocyclettes, ont-ils rapporté à la mairesse. Deux équipes de cinq policiers, fonctionnant par relais, sont attachées à ce commissariat. Les autorités locales et le délégué départemental ont alerté les autorités départementales de la police au début de l’attaque, s’est plaint l’ex-parlementaire. Les secours sont arrivés le lendemain peu après 8 heures. « Ils nous ont promis d’envoyer des agents de l’Unité départementale de maintien de l'ordre. Ceux de Mirebalais qui sont à proximité devaient arriver les premiers avant l’arrivée des agents de Hinche en renfort. Mais les agents de Mirebalais, imbus de l’ampleur de l’attaque, ont préféré attendre en chemin les renforts. Nous nous sommes entretenus avec eux après le coucher du soleil. Ils ont dit qu’ils préfèrent attendre demain, faisant croire qu’il serait désastreux de mener une contre-offensive durant la nuit » s’est indigné Romuald Smith. « Les bandits ont eu le temps de mettre à exécution tout ce qu'ils voulaient faire », a-t-il déploré. Cette attaque aurait été menée en représailles à l’arrestation d'individus qui seraient impliqués dans un kidnapping dans la matinée du vendredi 22 septembre, selon des commentaires rapportés par M. Smith. Si la mairesse a confirmé ces arrestations, elle croit que l'assaut est la manifestation de la volonté des bandits de contrôler tout le Plateau central. « Depuis décembre dernier, ils nourrissent l’idée de placer un chef à Saut-d’Eau. Ils souhaitent avoir accès à Savien, dans le département de l’Artibonite », a-t-elle souligné. Les bandits ont levé le siège samedi matin avant le lever du soleil, a fait savoir Romuald Smith. Cependant, le menace d’un éventuel retour des hommes armés plane sur Saut d’Eau. La population, tout comme la première citoyenne de la commune, s'est mise à couvert. Source https://lenouvelliste.com/article/244567/une-attaque-armee-dun-gang-fait-une-vingtaine-de-morts-et-de-blesses-a-saut-deau

A l’ONU, Ariel Henry réaffirme le droit d'Haïti d'utiliser l'eau de la rivière Massacre

Le premier ministre Ariel Henry a pris la parole dans l’après-midi du vendredi 22 septembre 2023 à la 78e Assemblée générale de l’ONU. Par Jean Daniel Sénat Ariel Henry à la 78e Assemblée générale de l’ONU. Le premier ministre Ariel Henry a pris la parole dans l’après-midi du vendredi 22 septembre 2023 à la 78e Assemblée générale de l’ONU. Le chef du gouvernement a profité de son temps de parole pour se prononcer sur la nébuleuse situation entre Haïti et la République dominicaine, provoquée par une initiative haïtienne de construire un canal sur la rivière Massacre. Le chef la Primature a réaffirmé le droit d’Haïti de bénéficier des ressources hydriques au même titre que la République dominicaine. « Je voudrais souligner à la haute attention de la communauté internationale une situation qui s’est développée, ces dernières semaines à la frontière haitiano- dominicaine, créant un malaise inutile entre les deux Républiques qui se partagent l’île. Je souhaite préciser que la République d’Haïti n’est en guerre avec personne. Les Haïtiens sont un peuple généreux et solidaire qui croient au dialogue et à la possibilité de partager équitablement des ressources communes, sans heurts et dans le respect mutuel », a fait savoir Ariel Henry. Ariel Henry a plus loin indiqué qu’Haïti n’a pas de jugements ni d’intentions qui peuvent préjudicier son voisin, avec qui elle partage l’île d’Haïti. « L’histoire nous rappelle chaque jour que la violence entre pays frères ne peut entrainer que des regrets et nous laisser des amertumes qui se transmettent de génération en génération. Je suis venu vous transmettre le message du peuple haïtien dans son ensemble : la rivière Massacre, une trop grande scène de frictions historiques et actuelles entre la République d’Haïti et la République dominicaine, nous invite à faire de notre mieux pour ne pas réveiller les vieux démons, ressusciter d’anciennes blessures ni en causer d’autres », a exhorté Henry, sans toutefois renoncer à la construction du canal sur la rivière Massacre dans la partie haïtienne. « Haïti réaffirme son droit souverain du peuple haïtien d’utiliser les ressources hydrides binationales, comme le fait la République dominicaine et revendique une répartition équitable des eaux de cette rivière. Le peuple haïtien choisit la voie du dialogue et de la négociation pour régler pacifiquement le différend, dans le respect des instruments juridiques internationaux déjà signés de bonne foi entre les deux Etats, en 1929 et 2021 », a soutenu Ariel Henry. Le chef du gouvernement a, par ailleurs, évoqué la crise qu’il qualifie de structurelle et multidimensionnelle, et qui, selon lui a impacté les institutions et qui empêche le développement économique et le progrès social. « La crise a atteint aujourd’hui sa phase critique avec la dégradation de la situation sécuritaire, où la population subit quotidiennement les attaques violentes des gangs armés qui contrôlent plusieurs quartiers de la capitale et de certaines villes de province. Ils assassinent, incendient, pillent, volent, violent avec une rare cruauté. Ils chassent les habitants de leurs maisons, bloquent les routes et contraignent les écoles, les hôpitaux et les commerces à fermer leurs portes. La détérioration de la situation sécuritaire, ces dernières semaines, a engendré une nouvelle crise humanitaire avec des déplacés qui occupent de façon spontanée plusieurs sites pour échapper à la violence des gangs. Plus de 25 écoles de la capitale sont investies par les déplacés internes, estimés à plus de 16.500. Ils font face à de graves difficultés et vivent dans des conditions infrahumaines. Les enlèvements contre rançon, les pillages, les incendies, les récents massacres, la violence sexuelle et sexiste, le trafic d’organes, la traite des personnes, les homicides, les exécutions extrajudiciaires, le recrutement d’enfants-soldats, les blocages des routes principales, constituent une liste non exhaustive des crimes perpétrés par les gangs armés », a détaillé le PM. Il a appelé, en conséquence, le conseil de sécurité de l’ONU, à agir en urgence en autorisant le déploiement d’une Mission multinationale de Soutien à la Sécurité. Cette mission qui sera à composante policière et militaire, devra, selon le PM, aider la Police Nationale d’Haïti à combattre les gangs et rétablir l’ordre. Le PM Henry, au cours de son intervention à l’ONU, n’a pas manqué de saluer le Kénya qui accueille positivement l’idée d’assumer le leadership de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité. En ce qui concerne la situation politique, Ariel Henry a promis la formation prochaine du Conseil électoral provisoire. Ce, alors que les discussions pour un consensus politique traîne. « Ce gouvernement intérimaire que je dirige est déterminé à réaliser les élections dans les meilleurs délais. Et dans les jours à venir, malgré la situation, je finaliserai en accord avec le Haut Conseil de la transition les démarches pour le lancement du processus électoral, avec le support de la communauté internationale », a-t-il promis. https://lenouvelliste.com/article/244566/a-lonu-ariel-henry-reaffirme-le-droit-dhaiti-dutiliser-leau-de-la-riviere-massacre#google_vignette

La classe politique haïtienne doit avoir un « sens de l’urgence » et parvenir à un consensus pour sortir de la crise politique, estime le chargé d’affaires américain

Les parties prenantes doivent avoir un « sens de l’urgence » et parvenir à un consensus pour sortir de la crise politique qui affecte la population Haïtienne, a appelé le chargé d’affaires des Etats-Unis en Haïti, Eric Stromayer, lors d’une visite en début de semaine à Le Nouvelliste. Les parties prenantes doivent avoir un « sens de l’urgence » et parvenir à un consensus pour sortir de la crise politique qui affecte la population Haïtienne, a appelé le chargé d’affaires des Etats-Unis en Haïti, Eric Stromayer, lors d’une visite en début de semaine à Le Nouvelliste. « Je souligne que depuis que je suis là, le gouvernement en fonction a toujours dit qu’il est un gouvernement de transition et qu’il veut arriver le plus vite que possible à la tenue des élections dont celles d’un président au suffrage populaire », a-t-il dit. « Nous continuons à travailler pour qu’il y ait des élections avec un taux de participation majeur qui permettra de sortir de la crise politique. Cela va de soi que cela dépend des compromis de toutes les parties. Je saisis l’opportunité de souligner que nous pensons que les parties doivent avoir un sens de l’urgence compte tenue de ce que vit la population (…) Il faut être sérieux et avancer vers une sortie de la crise qui affecte le peuple depuis si longtemps », a poursuivi Eric Stromayer. https://lenouvelliste.com/article/244565/la-classe-politique-haitienne-doit-avoir-un-sens-de-lurgence-et-parvenir-a-un-consensus-pour-sortir-de-la-crise-politique-estime-le-charge-daffaires-americain

L'immédiat c'est la sécurité », dit la cheffe du BINUH

 

« Pour la représentante du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies en Haïti, María Isabel Salvador, le pays fait face à une « crise multidimensionnelle et à une urgence sécuritaire ». Par Valéry Daudier 22 septembre 2023 | Lecture : 2 min Pour la représentante du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies en Haïti, María Isabel Salvador, le pays fait face à une « crise multidimensionnelle et à une urgence sécuritaire ». « L'immédiat c'est la sécurité. Mais on ne peut pas laisser de côté tout le reste. On doit avancer vite sur la question sécuritaire mais on ne peut s'arrêter de travailler sur la question de la crise politique et socio-économique non plus. C'est pour cela que la situation d'Haïti est complexe », a indiqué la diplomate lors d’une visite au Nouvelliste le mardi 19 septembre 2023. La cheffe du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) estime que l’ONU fait de son mieux pour aider à trouver une solution à la crise sécuritaire. « Les agences des Nations unies sont là pour tout ce qui concerne le développement du monde humanitaire, et notre rôle (au sein du BINUH) c’est d’appuyer l’État, le gouvernement. Quand j’utilise ce mot (appuyer), il est parfois mal interprété. Quand on dit appuyer l’État, le gouvernement, c’est dans les efforts qu’ils font pour trouver des solutions », a expliqué Mme Salvador. « Notre rôle est de conseiller, de suggérer des actions. C’est aux Haïtiens de décider. La solution ne sera jamais entre les mains des Nations unies », a soutenu la diplomate. « Moi, je voudrais faire un appel qui va paraître bizarre. La participation sociale est importante dans la résolution de la crise. Ce n’est pas toujours le cas que les hommes politiques transmettent la voix du peuple, il faut le dire. Donc, c'est important que le peuple haïtien soit capable de s'organiser au niveau de mouvements sociaux différents et d'y participer. C'est la façon la plus directe de contribuer à la solution des problèmes », a déclaré la représentante du secrétaire général de l’ONU en Haïti. Sur la question du canal sur la rivière Massacre Par ailleurs, la cheffe du BINUH a récemment exprimé ses inquiétudes au sujet du conflit provoqué par les travaux de construction du canal sur la rivière Massacre qui partage Haïti et la République dominicaine. « J'ai des inquiétudes parce qu'on ne sait pas où ça va passer, comment ça va avancer. En ce sens, la seule chose que je peux faire c'est appeler les différentes parties engagées (le gouvernement, les acteurs) qui sont en train d'avancer dans les travaux d'utiliser le mécanisme de la diplomatie de haut niveau pour résoudre le problème. Je pense que le problème ne va jamais se résoudre avec des attitudes de force », a indiqué la cheffe du BINUH. https://lenouvelliste.com/article/244555/limmediat-cest-la-securite-dit-la-cheffe-du-binuh