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mardi 18 mai 2010

207ème anniversaire du drapeau : le président René Préval demande à « ceux » qui sont en charge des élections d’agir afin qu’il puisse partir « en paix » le 7 février 2011

Le chef de l’Etat déclare en être à son « dernier 18 mai » / Aucun membre connu du corps diplomatique à la cérémonie traditionnelle du drapeau à l’Arcahaie 18 mai 2010, Radio Kiskeya
Le chef de l’Etat, René Préval, a lancé mardi un appel à « ceux qui sont chargés d’organiser les élections », sans désigner nommément le Conseil Electoral Provisoire très décrié, pour qu’ils s’activent afin d’organiser de bonnes élections et qu’il puisse partir « en paix » le 7 février 2011.
Prenant la parole à l’Arcahaie à la cérémonie de commémoration du 207ème anniversaire du bicolore national, le président Préval a remercié la population de la ville pour l’accueil qu’elle lui a toujours réservé, soulignant que c’était sa dernière participation comme chef de l’Etat à la cérémonie traditionnelle de la fête du drapeau.
Ces déclarations relatives à son départ le 7 février 2011 et à son « dernier 18 mai », le chef de l’Etat les a faites vraisemblablement pour répondre aux manifestations de l’opposition qui exige qu’il démissionne pour avoir violé la Constitution en faisant voter par un parlement à sa solde une loi d’Etat d’urgence de 18 mois et une autre loi qui l’autorise à rester au pouvoir jusque le 14 mai 2011, si les élections ne se tiennent avant le 7 février 2011.
Rappelant que le 18 mai 1803, date de la création du drapeau à l’Arcahaie, fut celle de la fondation de la nation, M. Préval a décrété le 12 janvier 2010, jour du séisme dévastateur, date de la refondation de la nation. De ce fait, parodiant la devise « l’union fait la force », il a lancé un appel à l’unité pour le relèvement du pays.
La refondation doit amener des emplois, un meilleur système éducatif, la disponibilité en soins de santé, a fait savoir M. Préval ovationné par des partisans.
La refondation passe aussi par des initiatives en province, le chef de l’Etat n’ayant pas parlé de décentralisation à proprement parler. « Nous garderons toujours un œil ouvert sur Port-au-Prince et un autre sur la province », a déclaré M. Préval. En ce sens, il a fait état de la construction d’une nouvelle centrale électrique à Port-au-Prince, parallèlement à la construction dans le Plateau central d’une nouvelle centrale hydro-électrique.
Le président de la République a fait état de l’avancement des travaux de construction de routes et de ponts dans divers départements, dans le cadre de son grand projet de maillage routier.
Il a promis le lancement, avant la fin de son mandat, d’un ambitieux programme de renforcement du système éducatif, du primaire à l’enseignement supérieur.
Etablissant la comparaison avec des catastrophes survenues à la nouvelle Orléans (Etats-Unis) et en Italie, René Préval a appelé les sinistrés à la patience, notant que dans ces grands pays les gens ne sont pas encore au bout de leur peine. La priorité du gouvernement est de relocaliser les gens soit dans leurs quartiers d’origine, soit dans des sites aménagés ailleurs, a-t-il précisé.
Le pays commençait à reprendre son cap avant le 12 janvier, selon le chef de l’Etat. Il rappelle en ce sens la disparition des zones de non-droit, la fin du phénomène du kidnapping, le regain de confiance chez les investisseurs et les haïtiens de la diaspora. La production agricole avait connu une certaine augmentation en dépit des graves conséquences du passage de 4 cyclones en été 2008, ajoute-t-il.
« Le 12 janvier a fait deux fois plus de victimes que celles occasionnées par les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Le séisme du 12 janvier est la plus grande catastrophe jamais vécue dans le monde qui s’est produite dans le pays le plus pauvre de l’Amérique », a déclaré le chef de l’Etat, invitant implicitement l’opinion publique à prendre la juste mesure des efforts de secours et d’assistance déployés par le gouvernement, le peuple haïtien et la communauté internationale, en vue de faire face à la situation.
Le 18 mai ramenant aussi la fête de l’Université, le chef de l’Etat a présenté ses sympathies au recteur de l’Université d’Etat présent à la cérémonie, pour le nombre de professeurs, d’étudiants et de membres du personnel administratif de l’université ayant perdu la vie dans le séisme.
Des partisans du président René Préval, dont certains venus vraisemblablement d’autres endroits que l’Arcahaie, ont scandé des slogans en sa faveur pendant le déroulement de la cérémonie à laquelle aucun membre connu du corps diplomatique accrédité à Port-au-Prince n’a pris part. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6771

Le militant des droits humains Jean Claude Bajeux accuse le président René Préval d’avoir sapé les bases légales du système politique haïtien

Il s’expose du coup à devenir « de facto », considère-t-il mardi 18 mai 2010, Radio Kiskeya.
Le directeur exécutif du Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH), le professeur Jean Claude Bajeux, a vigoureusement rejeté lundi la politique suivie par le président René Préval, l’accusant d’avoir détruit les bases légales du système politique haïtien.
Dans une interview accordée à Radio Kiskeya, M. Bajeux qui fit partie de la commission présidentielle de réforme constitutionnelle, considère que « par le désordre qu’il a instauré dans le système politique en s’éloignant de la Constitution, M. Préval a sapé les bases de son propre statut de chef de l’Etat ». « Personne ne sait plus, désormais, ce qui est légal et ce qui ne l’est pas en Haïti », déclare-t-il.
Pour Bajeux, « dès qu’il a été décidé de prolonger le mandat des députés et des sénateurs, les autorités avaient clairement pris le parti de fonctionner en dehors de la Constitution et donc dans l’illégalité. Le chef de l’Etat s’est ainsi exposé à devenir « de facto ». « Il n’est plus président, il ne sera pas écouté tant qu’il refuse de se soumettre à la Constitution ». « Dans ces conditions, rien de ce que décidera le chef de l’Etat ne sera légal et les citoyens ne seront pas obligés de se soumettre à des décisions manifestement illégales », a soutenu le militant des droits humains. Il dit croire en ce sens au bien-fondé des manifestations ayant cours dans le pays.
Néanmoins, Jean Claude Bajeux croit encore possible que le chef de l’Etat parvienne à désamorcer la crise en s’exprimant sans équivoque, et dans un esprit patriotique, sur son départ le 7 février 2011. Pour autant, il n’aura pas à organiser des élections dans l’intervalle, celles-ci ne pouvant techniquement être réalisées avant le 7 février 2011. C’est la voie tracée par la Constitution qu’il faut suivre, en l’occurrence l’accession d’un juge de la Cour de Cassation à la présidence provisoire de la République suivie, 90 jours après, de la tenue d’élections, précise le responsable du CEDH. « Ce ne sera pas absolument nécessaire qu’un gouvernement de transition soit formé », déclare-t-il, sans apporter trop d’explications.
Dans ce cadre, ajoute Bajeux, il faudrait dès à présent adopter les dispositions qui s’imposent au niveau de l’Office National d’Identification (ONI) afin de régler la question des cartes d’identification égarées par leurs détenteurs, celle de l’octroi de cartes aux personnes ayant récemment atteint la majorité et la reconstitution des registres électoraux en raison du nombre élevé de déplacés.
Pour bénéficier de l’aide promise, il va falloir organiser de bonnes élections dans le pays, souligne-t-il en déplorant le fait que le chef de l’Etat a compromis la démarche fondamentale visant la mise sur pied du Comité Intérimaire de Reconstruction d’Haïti. Il va falloir reprendre toutes les formalités légales afin d’y parvenir et que l’aide puisse être véritablement octroyée, a enfin déclaré le directeur exécutif du Centre Œcuménique des Droits Humains. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6770

Un employé haïtien de la PADF apparemment exécuté par ses ravisseurs

Le corps du chauffeur non encore identifié, enlevé en compagnie d’un contractuel britannique, a été découvert samedi lundi 17 mai 2010,Radio Kiskeya
Un chauffeur haïtien travaillant pour la Fondation panaméricaine de développement (PADF) a été retrouvé mort samedi dernier, cinq jours après son enlèvement en compagnie d’un contractuel britannique lui-même libéré, a annoncé lundi l’organisation citée par AP.
"Nous sommes en état de choc devant le résultat de ce terrible kidnapping. Nous voulons que justice soit rendue", a déclaré dans un communiqué John Sanbrailo, directeur général de l’ONG basée aux Etats-Unis.
Aucune précision n’a été apportée sur l’identité de la victime qui était engagée depuis trois ans par la PADF.
Les deux employés avaient été kidnappés le lundi 10 mai à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince) au moment où le chauffeur conduisait vers sa résidence le ressortissant britannique dont le nom n’a pas non plus été révélé.
Celui-ci tente d’aider les autorités à mener efficacement l’enquête ouverte sur cette affaire.
De son côté, le porte-parole de l’ONG américaine, Michael Zamba, a indiqué que la police n’était pas encore en mesure de déterminer la date ni la cause du décès du chauffeur.
Plusieurs cas de rapt crapuleux ont été enregistrés en Haïti au cours des semaines écoulées, parmi eux ceux de deux membres de Médecins sans frontières (MSF) et d’un entrepreneur belge.
Après une réduction du phénomène à l’état presque résiduel ces derniers mois, l’évasion massive de plusieurs milliers de détenus, dont certains au passé criminel notoire, lors du séisme du 12 janvier, fait craindre un retour en force du kidnapping.
Seuls un peu plus de 200 des fugitifs ont été jusqu’ici capturés. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6767

Hillary Clinton rend hommage à onze victimes américaines et haïtiennes du séisme

Des employés du gouvernement américain qui étaient très engagés envers la cause haïtienne, affirme la Secrétaire d’Etat qui en profite pour réitérer le soutien de Washington au processus de reconstruction lundi 17 mai 2010, Radio Kiskeya
La Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a rendu hommage lundi aux onze membres du personnel civil et militaire américain et haïtien des Etats-Unis morts à Port-au-Prince dans le séisme dévastateur du 12 janvier.
Selon un communiqué du Département d’Etat, lors d’une cérémonie organisée à l’auditorium Dean Acheson, la chef de la diplomatie américaine a fait savoir que la mémoire de ces personnes devait être honorée parce que "chacune d’elles travaillait dans son domaine en vue d’aider Haïti à avoir un meilleur avenir".
L’attachée culturelle de l’ambassade américaine à Port-au-Prince, Victoria DeLong, a reçu des remerciements posthumes très particulers pour sa précieuse contribution à la préservation des trésors culturels haïtiens et à la promotion de l’anglais. Elle a passé 30 années au service de la diplomatie de son pays.
Parmi les onze disparus, il faut également retenir les noms de Diane Barry Caves, 31 ans, employée du programme d’urgence présidentiel contre le VIH/Sida, du major de l’armée de l’air Kenneth Bourland, officier du commandement sud tué dans la capitale haïtienne où il était venu préparer la visite du général Ken Keane et de Joseph Fontal, un haïtien qui a travaillé pendant 16 ans à l’ambassade.
Paraphrasant le proverbe créole "Piti Piti zwazo fè nich li" (petit à petit l’oiseau fait son nid), Hillary Clinton a promis l’aide de Washington au processus de reconstruction d’Haïti ravagée par le tremblement de terre. "Petit à petit, nous aiderons à réhabiliter les rues et à faire des constructions plus solides, sécuritaires et meilleures qu’avant. Progressivement, les entreprises vont recommencer à travailler et les élèves reprendront le chemin de l’école", a martelé la Secrétaire d’Etat qui soutient qu’avec leur cœur les américains entendent poursuivre le travail des diplomates, des experts en développement et des volontaires afin de rendre le pays plus prospère et plus énergique.
Le tremblement de terre a fait entre 250.000 et 300.000 morts dont un certain nombre d’étrangers de différentes nationalités. 300.000 blessés et 1,2 million de sinistrés ont été également enregistrés. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6769

Nouvelle manifestation contre le président René Préval à Port-au-Prince

1 mort, 1 blessé par balle et 11 arrestations lundi 17 mai 2010, Radio Kiskeya
Plusieurs milliers de personnes ont de nouveau manifesté lundi à Port-au-Prince pour exiger le départ du président René Préval. Un individu qui, selon la police, dévalisait des gens sur le parcours de la manifestation, a été lynché. Un manifestant a été blessé par balle dans des circonstances non encore élucidées. Onze (11) autres ont été appréhendés par la police pour « comportement délictueux ».
Les manifestants ont renversé des barricades établies par la police aux abords des ruines du Palais national afin d’investir les lieux, scandant des slogans hostiles au Chef de l’Etat à qui ils reprochent d’avoir délibérément prorogé son mandat jusqu’au 14 mai 2011 par l’amendement de la loi électorale de 2008 voté par des parlementaires à sa solde. Ils exigent le retrait de ladite loi, ainsi que de celle relative à l’établissement pour 18 mois de l’Etat d’urgence.
Au nombre des dirigeants politiques présents à la manifestation figuraient la coordonnatrice de Fanmi Lavalas (parti de l’ancien président Aristide), le Dr Maryse Narcisse ; le Dr Turneb Delpé du PNDPH et de la Palteforme « Rasanble » ; Charles Henri Baker du parti « Respect » qui a été chahuté par certains manifestants pour son rôle dans le renversement d’Aristide ; André Michel, porte-parole du KID et coordonnateur d’une coalition récemment formée, le « Groupe des 77 » ; les chefs d’organisations populaires lavalas René Civil, Yves Pierre Louis ; l’ancien délégué du Sud sous Aristide, Jacques Mathelier ; des ex-parlementaires, dont l’ex-sénateur du Sud-Est, Ricard Pierre (OPL) ; l’ex-sénateur de la Grande-Anse sous la bannière de Lavalas, Louis Gérald Gilles ; l’ancien député de Lascahobas (Centre), Gary Guiteau (OPL).
A signaler également la présence significative dans la manifestation d’un nombre considérable d’employés licenciés des entreprises publiques qui se sont lancés depuis déjà plusieurs mois dans un véritable mouvement d’opposition au gouvernement.
Dans un message délivré sur le parcours de la manifestation, la coordonnatrice de Fanmi Lavalas, Mme Maryse Narcisse, a formellement exigé la démission du chef de l’Etat et la tenue d’élections anticipées. Une autre revendication de Mme Narcisse soutenue par certains responsables de partis hier hostiles à l’ancien président Aristide, est la délivrance d’un passeport à l’ancien chef de l’Etat réfugié à Prétoria (Afrique du Sud).
Les revendications soutenues de concert par les secteurs politiques d’horizons divers qui ont lancé les mots d’ordre de manifestations anti-gouvernementales, sont le retrait des lois d’Etat d’urgence et de prorogation jusqu’au 14 mai 2011 du mandat présidentiel, la dissolution du Conseil Electoral Provisoire (CEP) accusé d’être le jouet de l’Exécutif. Concernant le départ du chef de l’Etat, les points de vue oscillent entre l’exigence qu’il parte le 7 février 2011 et la nécessité qu’il s’en aille dès maintenant.
En marge d’une rencontre samedi dernier avec le président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Luis Alberto Moreno, le chef de l’Etat a déclaré qu’il lui restait 8 mois au pouvoir, si les élections se tiennent le dernier dimanche de novembre 2010. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6768

Des enseignants sont attristés par le décès de Gabriel Bien Aimé

L'ex-ministre de l'éducation nationale Gabriel Bien Aimé est décédé le samedi 15 mai 2010 dans un centre hospitalier de la capitale haïtienne. M. Bien Aimé qui était jusqu'à cette date membre du directoire de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL), a succombé à une crise d'hypertension artérielle. Hospitalisé depuis une semaine en raison des complications de sa maladie, M. Bien Aimé a rendu l'âme avant d'être transporté vers un hôpital à l'étranger.
Ex-pretre engagé dans les années 1990, M. Bien Aimé avait joué un rôle important dans la communauté " Ti Legliz " de Saint Gérard aux coté de Jean Mary Vincent et Ti Jean. Partisan de la théologie de libération M. Bien Aimé aurait envisagé de briguer la présidence lors des prochaines joutes.
Sa dernière intervention publique remonte au 18 avril 2010 dans la Grand Anse. Il avait dénoncé la loi d'urgence qui selon lui comporte des effets pervers puisqu'elle restreigne les libertés fondamentales.
Le départ de M. Bien Aimé attriste des responsables de syndicats d'enseignants et ses camarades de l'OPL qui ont en mémoire son action au sein du ministère de l'éducation nationale. Entre juin 2006 et septembre 2008, M. Bien Aimé avait occupé la fonction de ministre de l'éducation au sein du gouvernement d'ouverture de Jacques Edouard Alexis.
Quelques mois après son départ du gouvernement son action a été critiquée par les autorités y compris le chef de l'Etat. Plus de 2 000 personnes avaient été intégrées dans le système éducatif sans lettre de nomination. A l'époque les dirigeants de l'OPL avaient dénoncé les critiques contre M. Bien Aimé qui selon eux visaient à ternir l'image du parti avant les sénatoriales.
Aujourd'hui encore l'ex-sénateur Andrice Riché soutient que M. Bien Aimé avait déployé des efforts pour améliorer le système éducatif.

Cet avis est partagé par les dirigeants des syndicats, GYEL, Leonel Pierre et CONEH, Paul Saint Preux. M. Pierre croit que l'ex-ministre de l'éducation avait fait montre de détermination pour faire bouger le système éducatif.

On notera que les responsables du ministère de l'éducation ont exprimé leur tristesse en raison du décès de M. Bien Aimé.

LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17733

Haïti cherche à reloger ses sinistrés

AFP.- 18/05/2010 Le représentant en Haïti du secrétaire général de l'ONU Edmond Mulet a annoncé que les Nations unies travaillaient avec le gouvernement haïtien sur plusieurs solutions pour déloger les sinistrés qui occupent les places publiques de la capitale.
Plus de 1,3 million de personnes ont été jetées à la rue suite au séisme du 12 janvier qui a fait entre 250.000 à 300.000 morts, selon l'ONU. Plusieurs centaines de milliers de personnes campent depuis dans la rue, faute de maison encore debout ou de peur qu'elle ne s'écroule.
"Nous sommes en train d'identifier des maisons qui n'ont pas été trop abîmées pour aider les propriétaires à faire des réparations afin d'inciter les personnes à rentrer chez elles et accueillir d'autres sinistrés", a fait savoir lundi le responsable onusien.
M. Mulet, qui visitait un camp de réfugiés de 8.000 personnes près de Cité soleil, le plus grand bidonville d'Haïti, a indiqué que l'ONU était en train de discuter avec le gouvernement haïtien afin de développer une stratégie à moyen et à long terme pour les personnes déplacées.
"Après avoir fourni des tentes à la majorité des victimes du séisme, nous devons passer à une autre phase qui consiste à donner des abris plus solides et plus sûrs aux gens car la saison pluvieuse est là et la saison des cyclones arrive", a averti M. Mulet.
"La vie de certains résidents du camp de Tapis vert est menacée par les inondations. Nous envisageons de faire venir des engins lourds pour creuser des canaux d'écoulement des eaux de pluie", a déclaré Nigel Fisher, coordinateur de l'aide humanitaire de l'ONU en Haïti. Le camp de Tapis vert à la sortie nord de Port-au-Prince abrite plus de 8.000 personnes.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/18/97001-20100518FILWWW00443-haiti-cherche-a-reloger-ses-sinistres.php

Deux millions d'Haïtiens menacés du pire

Arnaud Poissonnier, fondateur du site de micro-crédit Babyloan, revient d'un voyage en Haïti. Il lance un appel aux bailleurs de fonds pour qu'ils aident les organismes de micro-crédit, les banquiers des pauvres.

Quatre mois après le tremblement de terre qui a provoqué entre 250.000 et 300.000 morts sur une population de 8 millions d'habitants, les Haïtiens continuent de souffrir. Malgré les centaines de millions d'euros de financements internationaux qui vont permettre de reconstruire le pays dans les prochaines années et la présence de près de 1.000 organisations non gouvernementales, le timide début de reprise de la vie économique est menacé. Le secteur privé est au bord de l'asphyxie. Les petits commerçants qui sont parmi les premiers bénéficiaires du micro-crédit, sont durement touchés.
« La micro finance haïtienne qui est essentielle à la vie économique du pays, est au bord du gouffre », affirme Arnaud Poissonnier, président fondateur de Babyloan qui rentre d'un voyage en Haïti. Premier site français de micro-crédit, Babyloan permet à des internautes de financer des entrepreneurs installés dans les pays du Sud.
Prêts à 800.000 Haïtiens
Les 70 sociétés de micro-crédit jouaient un rôle clé avant les événements du 12 janvier. Elles prêtaient de petites sommes à environ 800.000 Haïtiens. Elles apportaient ainsi leur soutien à environ 2 millions de personnes. Le tremblement de terre les a mises à terre.
«Nombre des sociétés de micro-crédit ont subi des pertes humaines. Des sièges sociaux ont été détruits. Ces pertes peuvent être estimées à une quinzaine de millions de dollars», explique Arnaud Poissonnier. L'asphyxie financière les guette.
Un de ces organismes va devoir réduire ses activités s'il ne trouve pas d'argent entre juillet et septembre. Quatre sont au bord du gouffre. D'autres pourraient faire faillite.
«Le constat est simple. Les sociétés de micro-crédit ont dû presque totalement stopper leurs activités sur les zones sinistrées. Elles ne peuvent plus pratiquer de recouvrements ou débloquer de nouveaux micro-crédits puisque les gens sont morts, ont perdu leur emploi ou leur logement. Elles connaissent également des difficultés dans les régions moins touchées. Cette déflagration met à mal l'économie tout entière. C'est le pire des scénarios alors que le pays doit se relancer. Il est donc essentiel que l'Etat haïtien, la conférence des Etats donateurs et les bailleurs institutionnels prennent en urgence conscience de l'urgence du problème et s'en emparent au plus vite», témoigne Arnaud Poissonnier.
La BID va lancer un fonds de 12 millions de dollars
Premier signe d'espoir, la Banque Interaméricaine de Développement (BID) a annoncé il y a deux mois le lancement d'un fonds doté de 12 millions de dollars qui va racheter une partie des créances douteuses de certaines sociétés haïtiennes de micro-crédit. « Son tour de table n'est pas encore totalement bouclé. Il est ouvert aux bailleurs qui souhaitent s'y greffer. Il faut promouvoir cette initiative», affirme Arnaud Poissonnier. Malgré des moyens limités, Babyloan a décidé de s'engager à aider quelques organismes de micro-crédit en espérant que «des bailleurs de fonds internationaux se mobiliseront également pour cette cause».
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/05/17/04016-20100517ARTFIG00591-deux-millions-d-haitiens-menaces-du-pire.php

Haïti : Paris veut accélérer l'adoption des enfants

INFO LE FIGARO - Un rapport qui sera remis mardi matin à Nadine Morano souligne les conditions de vie très précaires des enfants dans les orphelinats.

Quatre mois après le séisme en Haïti, plus de cinq cents familles françaises attendent toujours leur enfant adoptif. Sur place, les conditions de vie demeurent très précaires. Comme le préconise un rapport qui sera remis mardi matin à la secrétaire d'État à la Famille, Nadine Morano, la France s'efforce d'accélérer les procédures d'adoption. «Le devenir de ces enfants fragiles et vulnérables nous soucie énormément», écrit le Dr Dominique ­Rosset, pédopsychiatre et chef de la mission qui s'est rendu en Haïti début mars. Les experts ont visité 18 orphelinats et rencontré 112 enfants qui ont, depuis, été remis à leurs parents adoptifs.
Le rapport se prononce pour un maintien du dispositif d'accueil en Guadeloupe, étape nécessaire avant un départ forcément bouleversant pour la France. «Cela permet une rencontre en douceur. La plupart des parents n'ont vu leur enfant adoptif que sur une photographie», souligne-t-on au cabinet de Nadine Morano, qui devrait reconduire ce dispositif pour quelques mois. Son coût est de 1 000 euros par enfant environ. La mission déconseille d'ailleurs aux parents adoptifs de venir chercher leurs enfants en Haïti, en raison d'une grande insécurité dans ce pays détruit.
La France premier pays d'accueil
Plus de 500 enfants ont déjà été rapatriés en ­France depuis le séisme, selon le Service de l'adoption internationale. L'administration haïtienne a repris le cours des procédures en mars, mais le rythme est ralenti par un manque de moyens. «Pour les familles qui ont un jugement d'adoption, nous avons obtenu une accélération de la délivrance des passeports. Cette phase durait plusieurs mois auparavant, indique-t-on au ministère des Affaires étrangères. Mais les autorités haïtiennes sont exigeantes et nous attendons leur réponse pour les autres.» Ainsi, l'incertitude demeure pour les 445 familles qui sont encore dans la phase précédant un jugement d'adoption.
En attendant, la mission redoute que l'état physique et psychique des enfants se dégrade. À Port-au-Prince, beaucoup dorment encore dans des tentes par crainte des répliques. «Dans sa très grande majorité, le personnel est peu ou pas formé», peut-on également lire dans le rapport. Les nourrices semblent «angoissées, tristes, épuisées, peu disponibles psychiquement, et en grande difficulté pour soutenir le lien à l'enfant».
Suivi des enfants
Les experts recommandent un renforcement des structures permettant un suivi de ces enfants en France. «Or ces enfants, qui ont vécu des choses extrêmes, sont probablement très fragilisés, et les parents peuvent passer à côté de signes de détresse, confirme le Dr Anne de Truchis, pédiatre à l'hôpital de Versailles. Il faudrait qu'ils puissent être reçus régulièrement dans le temps.» Mais les délais pour obtenir un rendez-vous dans une consultation spécialisée sont aujourd'hui très longs.
Pour l'avenir, le rapport recommande enfin un meilleur encadrement de l'adoption. La France est le premier pays d'accueil des enfants adoptés en Haïti. Interrogé au Sénat, le ministre des Affaires étrangères, Bernard ­Kouchner, avait indiqué qu'il avait «un grand espoir» de voir Haïti signer la convention de La Haye sur l'adoption internationale. En attendant, la France a gelé toute nouvelle adoption dans ce pays.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/05/17/01016-20100517ARTFIG00602-haiti-paris-veut-accelerer-l-adoption-des-enfants.php
Commentaires:
La déprédation massive, l'expoliation de toutes les ressources d'Haïti se poursuivent. Chacun y met du sien et y contribue largement. Le Canada et les USA prennent les cadres et les professionnels de premier rang. La france prend les enfants.
pour faire une réalité le rêve d'être meres des françaises on prive de ce droit les mères haïtiennes!

Manifestation à Port-au-Prince : un blessé par balle

Plusieurs milliers de personnes ont pris part ce lundi à Port-au-Prince à une nouvelle manifestation anti- gouvernementale, au cours de laquelle, une personne a été blessée par balle.
Les groupes de manifestants qui provenaient d'endroits différents se sont rencontrés dans les parages du Palais National où un important dispositif de sécurité avait été mis en place très tôt dans la matinée en prévision à ce mouvement.
Les protestataires ont forcé des barrages installés par les membres d'une unité spécialisée de la Police Nationale. Ils scandaient des slogans hostiles au Chef de l'État.
Soulignons que tous les participants n'avaient pas les mêmes revendications. Si certains manifestants pro-Lavalas exigeaient le retour de leur leader, Jean Bertrand Aristide, d'autres réclamaient purement et simplement le départ du président Préval, qui selon eux est en train de violer la constitution de 1987.
Notons que cette manifestation a été organisée par plusieurs organisations politiques dont Lavalas et le PNDPH. Elle fait suite aux mobilisations qui ont eu lieu le week-end écoulé, notamment au Cap Haïtien dans le Nord ou à Jacmel dans le sud-est.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17730

L'Oxfam réhabilite des captages d'eau potable à Grand Goave et Petit Goave

L'organisation internationale, Oxfam, annonce que des travaux de réhabilitation de 37 captages d'eau détruits ou endommagés pendant le séisme sont actuellement en cours d'exécution à Grand Gôave et à Petit Gôave. Ces travaux, sont réalisés en coordination avec la Direction nationale d'eau potable et d'assainissement (Dinepa) dans les localités situées dans les mornes de Petit Gôave, soit les 11e et 12e sections communales et dans les 1e, 2e, 3e et 4e sections communales de Grand Gôave, indique, l'organisation non gouvernementale, dans un communiqué.
Parallèlement, l'Oxfam indique qu'elle a installé un centre de production d'eau potable depuis le 28 avril 2010 dans le centre ville de Léogane. Ce centre aménagé de concert avec d'autres organismes dont Save the Children au local de la Dinepa, produit une moyenne de 155 mètres cubes d'eau potable par jour.
« Nous faisons progressivement la transition de l'urgence aux programmes à impact sur le long terme. Ainsi, de concert avec d'autres institutions locales et agences internationales, nous cherchons des solutions durables aux problèmes d'eau et d'assainissement rencontrés dans nos zones d'intervention », dit Céline Gagné, Field Manager de Oxfam à Petit Gôave, Grand Gôave et Gressier.
Selon le communiqué, le point de production d'eau potable à Léogane a été établi suite à une demande formelle des différentes ONG travaillant dans la commune et des autorités locales. L'équipe de la Croix rouge Espagnole est provisoirement chargée de tester la qualité du produit. Cette eau est redistribuée aux bénéficiaires par les acteurs sur le terrain dont Terre des Hommes, Save the Children et ACTED.
« Nous intervenons sur le terrain avec l'appui des acteurs locaux afin de renforcer leur capacité. Par ce mécanisme, Oxfam s'assure que la population est capable de maintenir ces infrastructures afin de pouvoir s'approvisionner en eau potable dans l'avenir », déclare Antonella Scifo, une des coordonnatrice humanitaires de Oxfam.
Dans le cadre de son programme de cash for work, Oxfam fait aussi le nettoyage de canaux d'évacuation et des lits de rivières ainsi que la réalisation de drainages dans ses sites d'intervention. Ces cours d'eau sont identifiés par la direction de protection civile comme étant les principales causes des inondations dans ces lieux pendant les fortes averses.
L'Oxfam a fait remarquer qu'elle a déjà réalisé un ensemble d'activités depuis le séisme, du 12 janvier, notamment la distribution de l'eau potable, et la promotion de l'hygiène dans plusieurs communes affectées dans le sud du pays.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17732

Le casse-tête universitaire

Malorie Beauchemin, La Presse.-
(Haïti) Christina Colimon a bien cru qu'elle ne reverrait pas de si tôt les bancs d'école. Étudiante en droit à l'université privée Quisqueya, elle s'apprêtait à entamer son deuxième trimestre lorsque le séisme a frappé. «Pendant au moins un mois, j'ai pensé que ça n'allait pas reprendre. Je suis contente. Sur six cours, il y en a cinq qui ont recommencé, c'est bon quand même», dit-elle, souriante.
Certains cours ont repris en avril, d'autres au début du mois de mai. En empiétant sur les mois normalement consacrés au trimestre d'été - qui sera sûrement annulé de toute façon -, la catastrophe n'entraînera pas, pour Christina et plusieurs autres, de retard dans leur formation.
Les bâtiments de l'un des deux campus de l'université, en haut de la montagne, se sont écroulés complètement.
Dans la cour, là où se trouvait l'un des pavillons, des ouvriers s'affairent à construire un bâtiment semi-temporaire de bois et de tôle. L'institution attend les évaluations de la qualité du sol pour prendre une décision importante: reconstruire sur le même terrain ou déménager tout le campus.
Mais la perspective de la reconstruction est encore bien lointaine.
«Nous sommes actuellement dans la phase de réhabilitation», explique le vice-doyen à la faculté des sciences, du génie et d'architecture, Evenson Calixte.
Et elle doit se faire en douceur, tant le choc psychologique a été grand.
«On a dû passer par une étape où, en guise de cours, on se racontait des blagues, on se parlait de ce qui s'est passé le 12 janvier, après le 12 janvier, comment vous avez vécu ça, quelle a été la situation chez vous, raconte le professeur de sciences politiques Wilson Jabouin. Certains de mes étudiants ont été pris sous les décombres et se sont nourris de cola pendant des heures ou des jours. Je prends la précaution de ne pas les étouffer avec le cours.»
L'enseignement, d'abord donné sous la tente, se fait depuis le mois d'avril dans 14 salles aménagées dans un abri de bois, de tôle et de béton. Et comme l'essentiel des bibliothèques universitaires de Port-au-Prince a disparu, c'est l'internet qui prend le relais.
«Bien entendu, je demande aux étudiants de vérifier les sources, alors ils cherchent sur des sites universitaires surtout», précise le professeur Jabouin. Bientôt, les syllabus, les devoirs et la documentation pourraient aussi se retrouver en ligne.
Puis, l'Université a créé un programme de volontariat pour les étudiants qui ont de la difficulté à payer les droits de scolarité. Un trimestre à Quisqueya coûte de 900 à 1300$, ce que peu d'Haïtiens peuvent se permettre. Contre quelques heures de bénévolat dans les camps de déplacés, avec les enfants ou les blessés, les étudiants reçoivent quelques centaines de dollars par mois.
Mais le plus grand problème qui s'annonce à Quisqueya, c'est la baisse de fréquentation. Seulement 500 des 1800 étudiants que comptait l'université avant le séisme sont revenus sur les bancs d'école après quatre mois. Qu'est-il advenu des autres? «Ceux qui avaient de l'argent sont partis à l'étranger», dit Evenson Calixte, résigné.
Le rêve d'un campus unique
À l'Université d'État d'Haïti (UEH), seule institution nationale publique d'enseignement supérieur, le problème est tout autre.
À Port-au-Prince seulement, les facultés de l'UEH étaient dispersées en 11 lieux différents. Les dommages sont immenses. La faculté de linguistique, entre autres, est complètement détruite, et plus de 300 personnes y ont trouvé la mort. Les cours reprennent maintenant graduellement, par rotation, pour les 15 000 étudiants de la capitale. Mais l'Université n'est pas au bout de ses peines.
«On doit rassembler les étudiants. On n'a pas beaucoup de locaux, les anciens bâtiments étaient en hauteur, il y avait des laboratoires, des résidences, explique le recteur de l'UEH, Jean Vernet Henry. On n'a pas encore fini les abris temporaires destinés à accueillir les étudiants.»
D'ici à la fin du mois de mai, l'Université d'État d'Haïti estime que la totalité de ses étudiants auront repris certains de leurs cours. Mais le recteur ne se fait pas d'illusions: «Tout le monde sera diplômé un peu plus tard», concède-t-il.
Dans le chaos et la désolation, les dirigeants de l'UEH ont toutefois un rêve: construire un nouveau campus qui réunira l'ensemble des facultés.
«Le plan de match est là, nous avons trouvé un terrain de 30 hectares au nord de Port-au-Prince», raconte le recteur, une étincelle dans les yeux.
Mais comme c'est souvent le cas, le financement manque. En Haïti, seulement 0,7% du budget de l'État est consacré à l'éducation. Ailleurs dans les Caraïbes, c'est 4 ou 5%, et autour de 20% au Québec.
«Même avant le séisme, le gouvernement s'occupait très peu de l'Université d'État. On est sous-financé, sous-équipé», déplore M. Henry.
Les étudiants entrent à l'UEH à la suite d'un concours - «ils sont sélectionnés au mérite», précise le recteur - et n'auront à débourser que de 10 à 20$ par année pour leur formation.
L'UEH survit grâce à des partenaires étrangers, dont l'ACDI, l'Université Laval ou encore l'Université de Montréal. Jean-Vernet Henry mise aussi sur l'aide étrangère pour financer son campus. Sa solution: fractionner la construction par faculté, pavillon, laboratoire, pour que les bailleurs de fonds puissent contribuer chacun à sa façon.
L'ÉDUCATION HAÏTIENNE EN CHIFFRES
> 40% de la population haïtienne a moins de 15 ans.
> Les deux tiers de la population scolaire ont été affectés par le séisme.
> 38 000 élèves et 1300 professeurs sont morts dans la catastrophe.
> La moitié des enfants d'âge scolaire n'allaient pas à l'école avant le tremblement de terre.
> Les écoles primaires publiques ne comptent que pour 8% des établissements scolaires mais accueillent 20% des élèves.
Sources : UNICEF, Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
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