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mardi 6 avril 2010

Haïti: Attention danger!

Haïti connaît une inquiétante hausse de cas de grands brûlés dans les camps de sans abri, a indiqué mardi le Dr Rémy Zilliox qui travaille avec l'organisation Médecins sans frontières (MSF), pointant les incendies dans les tentes ou les électrocutions liées aux câbles électriques traînant en ville depuis le séisme. «C'est une nouvelle pathologie qui est une conséquence du mode de vie très précaire», que connaissent les quelques centaines de milliers d'haïtiens vivant dans des camps. «Ils sont sous la tente depuis trois mois et font de moins en moins attention», explique le chirurgien.
«J'ai un patient, il était en vélo quand un câble électrique s'est enroulé autour de sa roue avant. Comme son vélo était en métal, il a pris le courant dans les pattes», raconte l'humanitaire. «Toutes les familles vivent dans des tentes. Il y a une bougie ou une lampe à pétrole qui se renverse, et c'est une tente, deux, trois tentes qui flambent», poursuit-il. «Les femmes font la cuisine dans des conditions difficiles, avec de l'eau bouillante, de l'huile. La gamelle se renverse, ça vous donne ça», dit-il en pointant une femme défigurée, en attente d'une greffe de peau.
Face à cette situation, MSF a ouvert une unité spéciale, la seule en Haïti, dans son hôpital d'urgence installé dans le quartier Delmas de Port-au-Prince, au milieu d'un camp où vivent des milliers de sinistrés. Constitué de structures gonflables, l'hôpital de 4.500 m2 dispose de 200 lits et de tous les services d'un hôpital moderne.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17444

Haïti est toujours sous la menace des répliques

Les répliques vont se poursuivre dans les prochains jours. L'annonce a été faite par la direction générale du Bureau des Mines et de L'Energie dans un communiqué de presse rendu public le lundi 5 avril. L'United Geological Survey (USGS) et plusieurs universités canadiennes et françaises ont mené plusieurs missions scientifiques en Haïti durant ces derniers jours. Elles avaient pour but de mieux comprendre la répartition des répliques.
Ces expert qui ont prélevé des échantillons à Léogane et dans plusieurs autres ville du pays, ont affirmé que d'importantes répliques susceptibles d'endommager des bâtiments déjà affectés pourraient se produire. Ils indiquent également que la menace sismique en Haïti est et restera significative.
Suite à aux recommandations de ces spécialistes, les responsables du bureau des mines invitent la population à rester vigilante et à construire les bâtiments selon des normes para sismique. Les répliques sont beaucoup moins fréquentes à Port au Prince, ces dernières semaines, leur magnitude a aussi considérablement diminué.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17443
Commentaires:
Merci beaucoup messieurs les prophètes du lendemain!

La Norvège au secours d'Haïti

La situation en Haïti est sans précédant dans l'histoire de l'humanité, souligne le ministre norvégien de l'Environnement et du Développement international Erik Solheim. «Je crois comprendre que c'est la première fois qu'un pays enregistre autant de dommages, non seulement en termes de pertes en vies humaines et matérielles, mais également en termes de dégâts structurels» Il s'agit pour la Norvège de poursuivre son appui à Haïti et ainsi éviter des dégâts supplémentaires. «Nous allons joindre nos efforts à ceux du Gouvernement pour que le pays puisse se relever, que se soit sur le plan éducatif, de la santé ou en matière d'agriculture ou d'infrastructures», a dit le ministre norvégien qui doit rencontrer durant son séjour, outre la Minustah: le président René Préval, le Premier ministre, et des agences de l'ONU, ainsi que des acteurs humanitaires sur le terrain afin d'échanger avec ces autorités sur la reconstruction et de voir comment la Norvège peut utiliser ses ressources pour contribuer aux efforts de reconstruction d'Haïti et également, d'évaluer sur le terrain l'efficacité de l'aide de la Norvège.
L'aide de la Norvège à Haïti s'élève à 135 millions de dollars. En réponse à l'urgence humanitaire post-séisme, la Norvège a mis à la disposition du pays 35 millions de dollars. A cela s'ajoute une promesse de 100 millions de dollars en termes d'appui pour le long terme, notamment la reconstruction.
Erik Solheim était accompagné par l'envoyé spécial de la Norvège en Haïti, Halvor Saetre, l'ambassadeur de la Norvège au Venezuela accrédité en Haïti, Mme Ingunn Klepsvik, le Secrétaire général de la Croix Rouge norvégienne, Borge Brende, de la responsable des Affaires internationales de l'Aide de l'Eglise norvégienne (NCA), et deux conseillères, Mmes Elisabeth Slattum et Wera Helstrom. La visite du ministre Solheim a été l'occasion pour lui de rendre hommage au courage des haïtiens et «saluer le travail de la Minustah et du Gouvernement haïtien, qui sont remarquables»

N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17442

10,000 tentes sur la mer

Felipe Calderon, le Président du Mexique, a annoncé ce mardi 6 avril, que le navire «Zapotec», avait quitté le port mexicain de Coatzacoalcos, dans l'État de Veracruz, à destination d'Haïti. Ce navire chargé de 160 tonnes d'aides humanitaire et de matériels, transporte une précieuse cargaison de 10,000 tentes. Ce premier lot de tentes fait partie d'un total de 50,000 promise par le Président Calderon à René Préval lors du Sommet d'Amérique latine et des Caraïbes qui s'est tenue les 22 et 23 Février dernier dans la ville mexicaine de Playa del Carmen. Calderon espère que les 40,000 autres tentes «seront terminées dans les semaines à venir» à-t-il déclaré lors d'un déjeuner avec des sauveteurs mexicains de retour d'Haïti.

 Le Mexique a également promis au gouvernement haïtien une aide de cinq millions de dollars, ce qui n'a pas encore été finalisé «Nous avons la déclaration du Secrétaire au Trésor, qui a exploré les mécanismes de paiements, nous attendons les instructions pour transférer cet argent» a déclaré Calderon.

Le président a expliqué que «près d'un million de personnes dorment dans la rue en Haïti» et que le président Préval en collaboration avec la communauté internationale cherche à obtenir un total de 200.000 tentes pour fournir des abris temporaires aux victimes, avant la saison des pluies.
Les techniciens de l'Organisation des Nations Unies savent que la saison des pluies et des ouragans commence dans les Caraïbes, et que ces abris sont indispensables. L'ancien président américain Bill Clinton a annoncé vendredi dernier l'arrivée dans les sept prochains jours de 27.000 tentes supplémentaires.
Pendant ce temps, sur le marché du boulevard La Saline, surplombant le port de la ville, Peter, 20 ans, vend des bâches en plastique robuste, un matériel habituellement utilisé pour protéger les surfaces contre le soleil et l'eau dans la construction, en provenance de la République Dominicaine, «bien utilisée elles deviennent des tentes de luxe» dit-il. Ces «tentes de luxe» sont vendues 30$US à petit prix, précise-t-il soit 20% du salaire moyen d'un travailleur haïtien, un luxe sans aucun doute.
Quand la nuit tombe, les rues de la capitale se transforment en gigantesques dortoirs à ciel ouvert, exposés aux pluies menaçantes. En attendant l'arrivée du «Zapotec» dont ils ignorent tout de l'existence.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17440

Haïti: Ne remplacez pas Michaëlle Jean!

Des Haïtiens de passage à Ottawa pour la tenue d'un symposium sur Haïti, auquel participait Mme Jean ont demandé au premier ministre du Canada, Stephen Harper, de prolonger le mandat de Michaëlle Jean, qui se termine cet été. Il y a des précédents au Canada ou des gouverneurs sont restés en poste pendant plus que la durée limite fixée à 5 ans, telle Adrienne Clarkson qui est restée à son poste six ans ou Georges Vanier qui est mort en fonction alors qu'il en était à sa huitième année. Ces derniers jours, des média révélaient que le premier ministre Harper avait entrepris des recherches pour trouver un remplaçant à Mme Jean, bien que la principale intéressée garde le silence sur la question de son éventuel départ.
Le maire de Port-Au-Prince, Jean-Yves Jason, ainsi que la ministre haïtienne du Commerce et de l'Industrie, Josseline Féthière, ont souligné le rôle crucial joué par la gouverneure du Canada depuis le séisme du 12 janvier dernier et voient en elle, une alliée indispensable pour le peuple haïtien..
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17439 






N/ Radio Métropole Haïti

Des parlementaires américains préoccupés par la situation des orphelins

Une délégation parlementaire américaine conduite par la sénateur de Louisiane Mary Landrieu effectue depuis lundi une visite officielle en Haïti. Au cours de son séjour la sénateur Mary Landrieu et ses collègues Kirsten Gillibrand et Eleanor Holmes Norton, ont eu des entretiens avec le chef de l'Etat haïtien René Préval, le Premier Ministre Jean Max Bellerive ainsi que le ministre des affaires sociales, Yves Christalin. La situation des enfants vulnérables et le processus d'adoption ont été au menu de la rencontre avec le ministre des affaires sociales. Le ministre Christalin a mis l'accent sur la nécessité de la création d'une «task force» appelée à apporter un encadrement aux enfants regroupés dans les camps.
Les membres de la délégation ont promis leur appui au gouvernement haïtien rapporte M. Christalin qui récemment fait le dépôt d'un projet de loi sur l'adoption au Parlement. Les différents critères de l'adoption ont été abordés au cours de la rencontre, explique le ministre des affaires sociales soulignant que l'adoption simple est souvent bradée par les nouveaux parents qui empêchent tout contact entre l'enfant et ses parents biologiques.
Quelques heures plus tard, les membres de la délégation ont visité l'orphelinat Rose Mina sur la route de frères. Cette institution accueille de nombreux enfants orphelins après le séisme du 12 janvier.
La sénateur Landrieu a exprimé sa tristesse après avoir visité les nombreux sites détruits lors du séisme. Elle a réitéré sa détermination à aider le gouvernement américain dans les efforts visant à contribuer à la reconstruction d'Haïti.
Mme Landrieu, co présidente du causus adoption annonce qu'elle poursuivra les efforts en faveur des orphelins haïtiens.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17437

Haïti: Washington estime à 34.4 milliards le coût de la reconstruction


Le vice-président américain Joe Biden a réaffirmé lundi, que la Maison-Blanche tiendrait son engagement et sa promesse de reconstruire Haïti et d'assurer à l'île, dévastée par un séisme du 12 janvier, un avenir meilleur, lors d'une réunion avec la communauté haïtienne de Miami. Le Vice-président Joe Biden, accompagné de Paul Weisenfeld, coordinateur en Haïti de l'Agence américaine d'aide internationale (USAID), à rencontré hier, au centre culturel Haïti, les leaders de la communauté haïtienne, et plusieurs élus locaux dont le maire de North Miami André Pierre, celui maire de la ville de Miami Regalado Tomás, de North Miami Beach Councilman Philipe Derose, et le représentant de l'État de Floride, Ronald A. Brisé américain d'origine Haïtienne.
Joe Biden a réaffirmé l'engagement de l'administration Obama à Haïti en promettant d'être à l'écoute des préoccupations des haïtiano-américains qui veulent être impliqués dans la reconstruction de leur pays d'origine. Joe Biden a souligné que la diaspora haïtienne, avant même le tremblement de terre, envoyait environ 2 milliards de dollars par an en Haïti soit près de 30% du PIB de ce pays.
«Notre engagement n'a pas été revu à la baisse. Le président (Barack Obama) tiendra son engagement de reconstruire Haïti et de le reconstruire en mieux», a déclaré M. Biden, «Nous avons fait la promesse de déblayer les décombres, mais aussi de remettre Haïti sur pied, comme ce pays ne l'a pas été depuis longtemps», a-t-il ajouté. «Nous allons travailler avec le peuple d'Haïti, nous allons travailler avec la diaspora, nous allons travailler avec vous tous» a dit M. Biden
Le vice-président a rappelé que les États-Unis avaient débloqué 1 milliard de dollars après le séisme, et réitéré la promesse de Washington, formulée la semaine dernière lors de la conférence internationale des donateurs de consacrer 1,15 milliard de dollars à la reconstruction. Selon lui, la coopération internationale a déjà permis «d'apporter des améliorations dans la vie des Haïtiens» soulignant qu'aujourd'hui, 1,2 million d'Haïtiens «ont accès a des eaux traitées, soit 50% de plus qu'avant le séisme».
Au total, les bailleurs de fonds étrangers ont engagés près de 5,3 milliard dans l'effort de reconstruction d'Haïti, et 9,9 milliards de dollars pour la prochaine décennie. Un montant supérieur à ce qu'attendaient les autorités haïtienne mais inférieur au montant nécessaire à la reconstruction du pays. Le gouvernement Obama estime qu'Haïti aura besoin de 11,5 milliards de dollars pour les 18 prochains mois, et 34,4 milliards de dollars au cours des dix prochaines années pour tout reconstruire.
N/ Radio Méteropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17433

Steven Benoît affirme que la loi d'urgence est inconstitutionnelle

Le député de Pétion ville Steven Benoît a engagé une nouvelle bataille avec l'exécutif haïtien en lançant une campagne contre la loi d'urgence. Le parlementaire multiplie les interventions publiques afin de mobiliser ses collègues et conscientiser la population sur l'inconstitutionnalité de cette loi d'urgence Post séisme. Inconcevable, inadmissible le député de Pétion ville ne manque pas de qualificatif pour démontrer l'irrecevabilité du projet de loi destiné à réguler la réalisation des travaux dans le cadre de la reconstruction d'Haïti. On nous demande de violer la constitution se plaint M. Benoît qui critique l'introduction de la commission intérimaire dans le projet de loi soumis aux élus.
Ayant pris ses distances avec le parti au pouvoir, le député Benoît se propose de motiver ses collègues afin de faire échec au projet du chef de l'Etat.

S'il peut compter sur l'appui de certains députés dont Hugues Célestin et Acluche Louis Jeune, le parlementaire s'attend à une tache ardue face aux élus de INITE. Il espère que certains députés du parti au pouvoir ne voteront pas le projet de loi. " Je ne veux pas citer de noms mais des députés courageux de INITE refuseront de voter la loi", assure le parlementaire qui plaide pour un vote nominal et public au cours de la séance.

Répondant aux questions de radio Métropole à la rubrique " Le point sur le 100.1", le député Benoît a prévu qu'une soixantaine d'élus sur les 99 prendront part à la séance.

Le président Préval est dans la ligne de mire du député de Pétion ville, élu sous la bannière de Lespwa et aujourd'hui candidat au sénat de l'Alternative. Accusant le chef de l'Etat d'avoir violé la constitution à 5 reprises par le non respect des échéances constitutionnelles, Steven Benoît estime que René Préval a œuvré afin de contrôler les différents secteurs du pouvoir.
LLM / Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17434

Faible affluence lors de la réouverture des classes


Très peu d'élèves avaient regagné leurs salles de classes hier dans la région métropolitaine. De nombreux parents et élèves sont encore dans l'expectative tandis que d'autres se sont rendus auprès des directeurs afin d'obtenir des informations sur le calendrier scolaire. De nombreux établissements scolaires avaient gardé leurs portes fermées et certains autres ont été contraints de renvoyer les rares élèves présents.
Avec ou sans uniformes, les élèves présents ont fait montre d'engouement pour les activités académiques. Au lycée Antênor Firmin plus de 600 élèves sans uniformes ont été accueillis par le directeur qui a lancé le programme d'appui psychosocial. Au lycée Marie Jeanne la directrice affirme avoir lancé un programme de recensement. Elle espère que les travaux de construction de hangar s'achèveront au cours de cette semaine. Néanmoins, plusieurs élèves étaient présent dans d'autres établissements scolaires notamment au Centre d'études Lumière.
La reprise a été également perturbée par l'indisponibilité de plusieurs sites écoles dont le Lycée Alexandre Pétion, collège Saint Martial, collège Canado, Collège Le Normalien, Collège Bird, Lycées Marie Jeanne et qui étaient toujours en chantier.
Outre les travaux, plusieurs sites d'écoles sont toujours occupés par des milliers de sans abris. Le collège adventiste de Diquini n'a pas pu reprendre ses activités en raison notamment de la présence de plusieurs milliers de sans abris sur le campus. Les responsables de cette institution envisagent tout de même de reprendre les activités le 12 avril.
LLM/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17432

Air Caraïbes: vols directs vers Haïti en mai

AFP: -06/04/2010
Mise à jour : 11:09 Réagir
La compagnie française Air Caraïbes va reprendre à compter du 1er mai ses vols directs entre Paris et Haïti, qu'elle avait suspendus depuis le séisme du 12 janvier, a-t-elle annoncé mardi.
La compagnie va de nouveau exploiter "deux vols hebdomadaires directs Paris-Port-au-Prince", détaille-t-elle dans un communiqué. Elle avait déjà repris cette desserte mais avec escale à Pointe-à-Pitre et Fort-de-France, aux Antilles.
Air Caraïbes et Air France sont les deux seules compagnies françaises à desservir Port-au Prince. Elles avaient été contraintes de suspendre leurs vols avec la fermeture de l'aéroport aux vols commerciaux.
Air France dessert de son côté la capital haïtienne via Miami et Pointe-à-Pitre.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/04/06/97002-20100406FILWWW00427-air-caraibesvols-directs-vers-haiti-en-mai.php

115 Haïtiens arrêtés au Canada

AFP.- Le nombre d'Haïtiens essayant de rentrer illégalement aux Etats-Unis en provenance du Canada a augmenté depuis le séisme du 12 janvier en Haïti, et 115 d'entre eux ont été arrêtés récemment, a-t-on appris aujourd'hui de source policière.
"Depuis le 21 janvier, 114 Haïtiens ont été appréhendés dans le Vermont (nord-est), et un à New York", a précisé à l'AFP Mark Henry, porte-parole de la police des frontières du Vermon.
Ces immigrants ne venaient pas de l'île dévastée par le tremblement de terre. "Ils avaient déjà vécu illégalement aux Etats-Unis pendant des années, et avaient été expulsés vers le Canada, où ils avaient demandé l'asile, ne l'obtenant pas pour la plupart d'entre eux", a-t-il expliqué.
L'officier de police a refusé de lier la hausse des tentatives de retour aux Etats-Unis à la tragédie qui a frappé Haïti en janvier, faisant quelque 220.000 morts et 1,3 million de sans-abri.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/05/97001-20100405FILWWW00381-115-haitiens-arretes-au-canada.php

A Port-au-Prince, une rentrée scolaire hypothétique


Port-au-Prince Envoyée spéciale La pluie, la nuit dernière, a eu raison de l'abri de toile dans lequel il avait trouvé refuge depuis le soir du séisme. Des torrents de boue ont emporté les draps, les bâches, un fatras d'ustensiles et de vêtements. Mais le voilà qui sourit, remercie le ciel, Jésus, et tous les saints. Il a sauvegardé l'essentiel : un échantillon de petites photos, collées, jaunies, mais authentiques, représentant son école, sa fierté, son histoire.
Jusqu'au 12 janvier, date à laquelle a eu lieu le séisme, Fritz Fleurimiste dirigeait l'institut mixte La Fontaine, qui accueillait 200 enfants. "Une belle école, dit-il. Voyez les professeurs, cravatés et élégants à mes côtés. Et regardez mes élèves, comme ils ont fière allure, costumés comme des princes pour notre grande parade du 18 mai, jour de la fête nationale."
L'école, aujourd'hui, n'est plus qu'un tas de ruines. Personne n'y a péri. Ce n'est pas comme cet institut de formation d'enseignants où 299 des 300 étudiants sont morts en même temps. Ni comme cette école d'infirmières où deux promotions entières ont disparu dans les décombres. On estime que 80 % du parc scolaire de la région de Port-au-Prince est détruit ou très endommagés, ce qui représente plus de 4 000 écoles. Les établissements universitaires seraient, eux, détruits à plus de 90 %.
M. Fleurimiste a retrouvé beaucoup de ses élèves dans le campement du Pétion-Ville Club. Plusieurs sont orphelins. D'autres ont fui en province, comme certains enseignants privés de leur maigre salaire. Comment prendre au sérieux le mot d'ordre du ministère de l'éducation qui proclame que la réouverture des écoles - il n'y a jamais eu de fermeture "officielle" - aura lieu mardi 6 avril ? "J'essaie de repérer un endroit pour regrouper les élèves, dit le directeur. Mais je n'ai pas de tentes pour les accueillir ! Pas de pupitres, de cahiers, de livres... Il faudrait un miracle." A l'aide d'un mégaphone, il convoque pourtant les enfants du camp, toutes les fins de semaine, pour des chants, des poèmes et la marche de parade. "Le 18 mai prochain, la fierté nationale ne doit pas être en berne."
Mais que se passera-t-il mardi ? Combien d'écoles ouvriront ? Où ? Sous quels abris ? Avec quel matériel ? Quels enseignants ? Payés par qui ? Et pour enseigner quoi à cette population traumatisée qui refuse d'entrer dans le moindre bâtiment en dur ? Toutes ces questions sont brassées par le ministre de l'éducation, aux bureaux eux aussi réduits en miettes. Discutées avec l'Unesco, l'Unicef, des représentants de la Commission européenne, de la francophonie, de la Banque mondiale...
Une course contre la montre est engagée pour qu'au moins quelques écoles importantes de Port-au-Prince rouvrent leurs portes à la date indiquée. Seule une infime minorité de sites scolaires ont reçu l'aval d'ingénieurs venus inspecter les bâtiments fissurés ou ont été totalement déblayés (l'armée française y participe), des vigiles devant alors les protéger des squatters à l'affût d'un endroit pour poser bâches et abris.
Tous les acteurs veulent profiter de l'occasion pour repenser un système éducatif jugé désastreux, jeter les bases d'un modèle plus qualitatif et plus équitable dans lequel le ministère de l'éducation aurait enfin un rôle de référence pour tous les établissements. Avant la catastrophe, ils étaient publics pour 15 % seulement, le reste privés (dont 15 % dépendant de congrégations religieuses, et au moins 20 % très bas de gamme, dits "borlettes").
Taux de scolarisation ? 23 % en préscolaire, 76 % en primaire et collège, 22 % au lycée, 10 % en supérieur. 500 000 enfants de 6-12 ans ne sont pas scolarisés, et 70 % des scolarisés présentent un retard de plus de deux ans. 38 % de la population au-dessus de 15 ans est analphabète. Et la plupart des enseignants n'ont pas fréquenté l'école pendant plus de neuf ans.
Comment remettre ce secteur en route ? En faisant en sorte, d'abord, de favoriser l'intégration dans les écoles de province de tous les enfants réfugiés de Port-au-Prince. En abolissant, ensuite, la distinction public-privé, l'Etat devant prendre le relais de familles incapables d'acquitter les frais de scolarité du privé.
Dans les demandes aux bailleurs internationaux, mention est donc faite de ces nouvelles obligations envers le secteur privé. Un fonds de 22 millions de dollars (16,3 millions d'euros) vient d'être réorienté vers le secteur, dont 16 seront essentiellement destinés aux professeurs du privé, non rémunérés depuis le 12 janvier. Mais c'est à 627 millions de dollars que le ministère chiffre le total des dommages.
Les riches se sont déjà organisés pour envoyer leur progéniture à l'étranger ou payer des professeurs privés. Il y a eu aussi, dans les camps, et grâce à plusieurs ONG ou associations, quelques initiatives pour distraire, faire s'exprimer les enfants. Elisabeth Debrosse Delatour, la femme du président d'Haïti, a organisé une poignée de petites écoles installées dans des bus.
Mais des centaines de milliers d'enfants, désœuvrés depuis le 12 janvier, attendent avec impatience et anxiété le 6 avril. D'autres, déphasés, vagabonds, ou trop impliqués dans le combat de leurs parents pour la survie, ont le sentiment que leur vie d'écoliers en petit uniforme est révolue à tout jamais.
Annick Cojean
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/05/a-port-au-prince-une-rentree-scolaire-hypothetique_1328950_3244.html#ens_id=1290927

L'université d'Haïti redoute une "fuite des cerveaux"

Près de trois mois après le séisme du 12 janvier, les étudiants haïtiens n'ont qu'une hâte : reprendre les cours. "Certaines universités accueillent des étudiants sous des tentes, essaient de les loger, d'autres se font prêter des bâtiments, les universités congrégationnistes ont reçu des fonds de l'église. Mais pour un établissement comme le nôtre, la reprise ne pourra se faire que graduellement car la majorité de nos bâtiments ont été détruits", témoigne le recteur de l'université d'Etat d'Haïti, Jean-Vernet Henry. C'est dire si les universités du pays, dont huit sont membres de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) et qui regroupent 60 % des étudiants, soit quelque 60 000 jeunes, attendent beaucoup des assises internationales pour la reconstruction de l'enseignement supérieur, organisées par l'AUF à Montréal, fin mai.
L'enseignement supérieur a perdu plus de 400 étudiants et professeurs et vu s'écrouler la quasi-totalité de ses bâtiments. L'université d'Etat d'Haïti, la plus importante avec 25 000 étudiants (dont 15 000 à Port-au-Prince), est en ruine. Celles de Quisqueya (2 600 étudiants) et de Notre-Dame (2 500) ont beaucoup souffert. Les étudiants, dispersés aux quatre coins du pays, n'ont plus de logement et leurs parents, souvent sans emploi, ne peuvent subvenir à leurs besoins. La délégation des universités haïtiennes membres de l'AUF, reçue mi-mars par le ministère français de l'enseignement supérieur, estime que la facture devrait s'élever à 50 millions d'euros par an pendant dix ans.


MAINTENIR SUR PLACE
Lors de sa visite en Haïti, le 17 février, Nicolas Sarkozy a proposé que 700 étudiants haïtiens soient accueillis sur les trois sites de l'université des Antilles et de la Guyane. Quelque 11 000 jeunes ont déposé des dossiers, en cours d'examen. "L'annonce a été comprise comme une offre de bourses", ce qui n'était pas le cas, indique-t-on à l'ambassade de France. Le budget nécessaire au financement de 700 boursiers, soit 15 millions d'euros, n'existe pas. Pour l'heure, un peu plus de 60 étudiants, dont ceux de l'institut de gestion géré par l'AUF, poursuivent leurs études à Fort-de-France.
Les recteurs des universités haïtiennes craignent que le départ de ces jeunes ne devienne définitif. Dans un pays miné par la fuite des cerveaux, l'aide doit s'efforcer avant tout, estiment-ils, de maintenir les étudiants sur place. Ils défendent donc un système de bourses ciblées sur des diplômés qui iraient se spécialiser pour un master ou un doctorat et à qui ils feraient signer "un engagement de retour". Car "la grande tendance" aujourd'hui, rappelle M. Henry, est d'aller poursuivre ses études en République dominicaine, qui dispose de plus grandes capacités d'accueil et d'un plus grand nombre de filières.
L'un des moyens pour parer au plus pressé tout en offrant des moyens de qualité passe par les cours à distance. Dans cet esprit, l'AUF va lancer un appel d'offres de 100 000 euros afin d'ouvrir un campus numérique d'ici à la prochaine rentrée.
Brigitte Perucca
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/05/l-universite-d-haiti-redoute-une-fuite-des-cerveaux_1328953_3244.html

Les écoles rouvrent en Haïti

Publié le 05 avril 2010
Mike Melia ; Associated Press ; Port-au-Prince


Pour Rachelle Moris, 12 ans, lundi, c'était le bonheur: les écoles haïtiennes ont rouvert officiellement, près de trois mois après le séisme qui a dévasté la capitale Port-au-Prince.
«Tous mes amis sont là. Je suis heureuse, ils ne sont pas sous les gravats», s'est exclamée la petite fille, après ces longues semaines passées dans les rues, à aider sa mère et à surveiller ses deux petits frères.
Étape majeure du retour à la normale pour les enfants haïtiens, cette «rentrée des classes» un peu particulière s'est faite dans des conditions minimales: l'école de Rachelle est endommagée, la cour pleine de débris, les parents refusent que les enfants s'installent dans des bâtiments menaçant de s'effondrer et les tentes promises par le ministère de l'Education ne sont pas arrivées. Après avoir fait l'appel et recensé les présents, l'administration a donc renvoyé tout son petit monde, jusqu'à lundi prochain...
Le séisme a détruit quelque 4 000 écoles, et seules quelques centaines devraient rouvrir cette semaine. Selon Edward Carwadine, porte-parole de l'UNICEF à Port-au-Prince, si des cours avaient repris dans les camps de déplacés, il n'y avait plus d'école dans la ville depuis le séisme.
A l'école de Rachelle, dans le quartier de Carrefour-Feuilles (ouest de Port-au-Prince) une centaine d'enfants sur le millier d'élèves que comptait l'établissement sont morts dans la catastrophe.
Les responsables commencent par inciter les enfants à parler de ce qu'ils ont vécu, une forme de thérapie de groupe, en l'absence de tout soutien psychologique professionnel. Et, les uns après les autres, les élèves se lèvent pour raconter ce qu'ils ont vu, vécu, le 12 janvier et les jours qui ont suivi. Des histoires de douleur et de survie, comme cette élève qui raconte qu'elle venait de sortir de chez sa voisine pour faire une course, juste avant que la maison ne s'effondre, tuant tout les présents. Ou cette autre qui dit n'avoir ni mangé ni dormi, pendant deux jours, sous le choc. Après chaque récit, tout le groupe applaudit.
Déjà très aléatoire dans un pays où seule la moitié des enfants en âge d'être scolarisés le sont effectivement, le système éducatif haïtien est ramené à zéro. Le ministère de l'Education et tous ses dossiers ont été détruits. Plus de 700 enseignants sont morts, et au moins 4 000 élèves.
Les écoles rouvrent progressivement dans la zone du séisme, l'objectif étant d'avoir 700 000 enfants de nouveau à l'école d'ici la mi-mai, explique Mohamed Fall, responsable de l'éducation de l'UNICEF en Haïti. Et l'année scolaire a été prolongée jusqu'en août, pour tenter de rattraper le temps perdu.

Le nombre d'Haïtiens arrêtés à la frontière (canadienne) s'est multiplié

Publié le 05 avril 2010 à 10h48 Mis à jour le 06 avril 2010 à 06h57
Le nombre d'Haïtiens qui tentent d'entrer illégalement aux États-Unis en provenance du Canada a augmenté en flèche depuis le tremblement de terre du 12 janvier.
«En moins de trois mois, nous en avons intercepté davantage que pendant les cinq années précédentes», a indiqué l'officier Mark Henry, porte-parole pour le poste de Swanton du US Border Patrol.Depuis le 23 janvier, 120 Haïtiens ont été arrêtés sur le territoire du poste de Swanton, qui couvre essentiellement la frontière entre le Québec et l'État du Vermont. La police frontalière les a appréhendés alors qu'ils tentaient d'entrer aux États-Unis par la forêt ou par les champs, de nuit la plupart du temps.
«Ces Haïtiens avaient déjà vécu illégalement aux États-Unis dans le passé, mais ils avaient été expulsés, a expliqué Mark Henry. Ils sont donc allés au Canada pour demander l'asile, qui leur a été refusé.»
Les autorités américaines n'ont pas établi de lien entre cette hausse de tentatives de retour vers les États-Unis et le séisme. Il pourrait toutefois y en avoir un, selon Marjorie Villefranche, directrice des programmes à la Maison d'Haïti.
Séisme
Mme Villefranche a rappelé que, quelques jours après le tremblement de terre, le gouvernement de Barack Obama a décidé d'accorder l'asile temporaire aux Haïtiens sans papiers, un statut qui permet de travailler en toute légalité.
Mais pour l'obtenir, les ressortissants haïtiens devaient être présents sur le territoire américain le jour du séisme.
«Les gens qui ont essayé de traverser la frontière n'étaient peut-être pas au courant de cette condition, a dit Mme Villefranche. Ils ont peut-être pensé qu'ils gagneraient mieux leur vie aux États-Unis.» Plusieurs centaines d'Haïtiens menacés d'expulsion aux États-Unis se sont réfugiés au Canada sous l'ère du président américain George Bush, a souligné Mme Villefranche.
Les Haïtiens qui ont tenté de retourner aux États-Unis se retrouvent dans une situation encore plus précaire: ils risquent maintenant l'expulsion vers leur pays d'origine. La plupart sont détenus au Vermont et font face à des accusations de nature criminelle ou administrative.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/05/01-4267443-le-nombre-dhaitiens-arretes-a-la-frontiere-sest-multiplie.php

Ici Radio Débrouillardise Haïti

Publié le 05 avril 2010 à 07h33 Quelques heures après le séisme qui a détruit une partie de Port-au-Prince, le 12 janvier dernier, l'animateur de radio Carel Pedre était derrière son micro, sur les ondes de Radio One. Animateur de l'émission du matin et directeur de la station, Pedre est une vedette locale qui a acquis une notoriété internationale lorsque CNN a diffusé les photos qu'il avait prises et publiées sur Twitter quelques moments seulement après la secousse.
Quelques jours seulement après le séisme, d'autres radios comme Tropic FM et Radio Ginen (il y en a au total une dizaine établies à Port-au-Prince) avaient repris leur diffusion.

«Des radios ont opéré pendant des semaines grâce à du matériel récupéré dans les décombres, à partir d'une tente aménagée, dans le voisinage ou sur la Cour de Saint-Louis, l'un des plus grands camps de réfugiés de la capitale», raconte Claude Gilles, directeur du Centre opérationnel des médias mis sur pied par Reporters sans frontières au lendemain du séisme.

Radio-Caraïbes, une des stations de radio les plus populaires au pays, diffusait quant à elle sous une tente, en face de ses anciens studios, comme l'a déjà raconté notre collègue Agnès Gruda, fin janvier.
Deux mois plus tard, c'est toujours le cas. «Radio-Caraïbes diffuse toujours dehors, dans la rue, et ses émissions en direct sont devenues de véritables happening le soir, à Port-au-Prince», confirme Jean-Hugues Roy, envoyé spécial en Haïti pour Radio-Canada.
Télé et journaux
Du côté de la télévision, pour des raisons techniques évidentes, le retour à la normale est plus long. «La plupart des postes de télé diffusent des vidéoclips et des films, explique Carel Pedre, joint par téléphone. Mais la Télévision nationale d'Haïti, installée dans la cour extérieure de son ancien édifice, a repris sa programmation régulière.»
Quant aux deux quotidiens haïtiens, Le Matin et Le Nouvelliste, leurs presses ont été lourdement endommagées dans le séisme. La version papier du Matin, publiée une fois par semaine pour l'instant, est imprimée en République dominicaine. Quant au Nouvelliste, le plus vieux quotidien au pays, il publie deux numéros par semaine mais doit reprendre son rythme quotidien aujourd'hui.
«La rédaction du journal demeure toujours dans son siège provisoire, à Pétionville, et le journal sera imprimé dans son local situé au centre-ville en ruine», explique Claude Gilles par courriel. «Le journal est en outre à rebâtir sa liste d'abonnés dont un grand nombre a déménagé ou a quitté le pays.»
Deux jours après le séisme, des représentants de l'organisme Reporters sans frontières, avec l'aide financière de Quebecor, mettaient sur pied un centre opérationnel des médias. Situé lui aussi à Pétionville, il offre du matériel, des ressources professionnelles et psychologiques ainsi que des espaces de travail aux journalistes haïtiens ainsi qu'aux médias étrangers en reportage en Haïti.
François Bugingo, porte-parole de RSF Canada, a participé à sa création. «Le centre est coordonné en collaboration avec le ministère des Communications haïtien et éventuellement, nous allons céder notre place à des associations locales afin qu'elles assument sa coordination.» Reporters sans frontières estime qu'une trentaine de travailleurs du monde des médias sont morts dans le séisme.
http://www.cyberpresse.ca/arts/medias/201004/05/01-4267360-ici-radio-debrouillardise-haiti.php