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dimanche 24 octobre 2010

Editorial...Is the colonel Russel Williams alone or the only one?

Par Renos Dossous Si le pouvoir corrompt, il ne fait pas que cela. Il peut servir aussi à cacher le crime. Ce n’est pas un fait dont nous devrons chercher bien loin la démonstration. Les derniers événements avec le procès du colonel Russel Williams nous le confirment. Un personnage respecté, honoré, placé dans une position que de nombreux compatriotes, très qualifiés tacitement convoitent, quel plus grand privilège dans l’un des sept pays les plus industrialisées du monde ! Que signifie qu’un tel personnage élevé au rang le plus enviable au sein de l’armée canadienne, accumule autant d’actes répréhensibles et un comportement dont la dimension de pathologie n’a rien à envier à un de ces petits despotes mégalomanes schizophrènes de n’importe quel pays du tiers-monde ?
Dans la majorité des pays sous-développés, sans évidemment établir une relation automatique et fatale de cause à effet, il est courant qu’un individu qui accède au pouvoir de manière trop brusque, en soit tout aussi brusquement enivré au point d’en perdre la tête. Les causes de cet étourdissement particulier, spécifique, n’ont pas encore été clairement étudiées ni définitivement établies. Cependant, certains indices peuvent nous aider à essayer de comprendre, nous guider un peu dans la grotte obscure des motivations de certains cerveaux sadiques.
Quelquefois, c’est une ascension soudaine, inattendue, qui mène l’individu à des sommets qui lui donnent le vertige. Surtout s’il s’agit de quelqu’un qui, de par ses échecs passés, son origine modeste, n’aspirait pas forcement à se hisser si vite ni si haut. L’exemple d’Hitler semble éloquent à ce sujet. Dans d’autres cas, il peut s’agir d’un étourdissement si aigu qu’il fait accroire au bénéficiaire qu’il a hérité d’un don spécial, d’un pouvoir divin qui lui était spécialement dû, qui n’a été conçu que pour lui, et pour lui seul. Aristide, en Haïti ; Mobutu, au Zaïre (Congo belge) ou Trujillo en République Dominicaine. Cette folie des grandeurs mène aux pires excès d’autant qu’on devient persuadé que hors de ce pouvoir, on n’a aucune chance de s’affirmer, de s’assumer en tant qu’être humain. Celui qui se trouve sous l’emprise de cette folie risque d’être si intimement affecté qu’elle se transforme chez lui en une seconde nature, quelque chose sans lequel il n’est rien. D’où la nécessité de s’y accrocher au péril de sa vie ou de celle des autres. C’est tout ou la mort !
Un observateur distant, une espèce d’extra terrestre qui n’apercevrait le monde que de son terroir isolé du reste de la planète, tendrait probablement à croire que de tels déraillements de la personnalité ne sévissent que dans les pays les plus pauvres. Un effort de surcompensation de la nature qui ferait qu’à défaut de pouvoir s’assumer comme une personne normale, on veuille à tout prix paraitre autre qu’on n’est en réalité. Il n’hésiterait certainement pas à taxer de tiers-mondisation une telle dérive, si elle se produisait dans un pays riche. En effet, n’y aurait-il pas de quoi être surpris qu’un pays offrant des chances égales (du moins théoriquement) à tous ceux qui y vivent, se voie aux prises avec un cas qui épouse la dimension d’un véritable drame ? Car quel niveau de frustration, quel degré de privation justifierait qu’on aille si loin ?

Et c’est là que l’imagination nous joue des tours pendables. En réalité, l’instinct animal qui nous habite tous, dont la résorption (malgré l’éducation) risque d’être interrompue à n’importe quelle étape, n’est pas forcément apprivoisé par le pays où nous habitons ni par la somme des possibilités qu’il met à notre portée. La preuve, c’est que parfois, c’est d’un milieu humble, misérable, que surgit un individu hautement recommandable moralement, alors que le fils à papa, le privilégié qui ne s’est donné que la peine de naitre, a tendance à perdre les pédales avant même d’avoir atteint l’âge de raison. Ce n’est pas sans motif que Bernanos – si ma mémoire est fidele - disait que « sur le fumier de la misère ont cru les plus belles fleurs de la civilisation humaine ». Mais tout en reconnaissant le manque de sérieux d’une généralisation hâtive, nous devons admettre aussi que la réciproque est vrai « l’excès ou l’abondance des privilèges peut couver les plus terribles monstres de la civilisation humaine ». Voudrait-on que nous qualifiions autrement ce phénomène : un colonel qui pénètre clandestinement chez la femme qu’il convoite, la dépouille de ses sous-vêtements dont il s’habille, la viole, filme la scène y compris ses supplications, et se retire tranquillement au sein de sa famille ? Et là encore, la nausée pourrait être limitée si l’on ne mentionnait pas les chiffres 82 et même 84 introductions par effraction ; et si le juge lui-même, secoué émotionnellement par le poids à la fois du nombre et de la sauvagerie de fauve du criminel, n’avait pas perdu tout contrôle au point d’être incapable de retenir ses larmes.
Il y a une relation de proportionnalité extrêmement dangereuse entre la position du criminel et l’intensité de la menace pour la société. Il fut un temps où, pour assouvir leur soif de sang ou de vengeance, dans les pays développés comme dans les sous-développés, l’alibi de prédilection des criminels haut placés était d’accuser leurs victimes ou potentiels victimes de communisme. Aujourd’hui, l’épouvantail peut être le terrorisme. Ne devrait-on pas soupçonner automatiquement des crimes dont ils couvrent leur potentielles victimes chacun de ceux qui, « cachés sous ce lin » d’un grade ou d’un uniforme, agitent l’étendard de la peur gratuite ? Que n’aurait pas fait un Russel Williams et tous ceux qui suivent son exemple, si par malheur, il n’était pas en condition d’éliminer rapidement un témoin oculaire d’un de ses crimes ? De quoi ne l’aurait-il pas accusé pour se camoufler ? La TARTUFFERIE n’a pas de frontière !
Quelques questions s’imposent cependant, lorsqu’une société se voit soumise dans l’intervalle de dix-sept ans à trois cas de l’ampleur de ceux qu’a vécu ce pays* - pour ne mentionner que les trois plus connus – l’on se demande COMBIEN de monstres de cette espèce sont dissimulés dans l’ombre en train de mijoter des crimes horribles, ou en ont déjà commis, contre des citoyens paisibles et ne seront jamais traduits devant la justice ? Voilà le danger auquel une société civilisée n’a pas intérêt à s’exposer inutilement ! Et la pire des calamités, c’est que les énergumènes de cette espèce, puissent utiliser les ressources de l’état pour soumettre ces mêmes citoyens (auxquels ils doivent leur salaire) à toutes sortes de chantage, d’intimidation (quand ils se laissent faire) et de violation de leurs droits. Cela s’appelle ajouter le cynisme à la dépravation. En faisant la somme des victimes de ces trois agresseurs (Paul Bernardo, Robert Pickton et Russel Williams), en supposant que nous les connaissions toutes, y aurait-il excès de jugement que de penser qu’« il y a plus de criminels tapis dans l’ombre de l’impunité qui courent les villes que de délinquants ordinaires » ?

• 1. Karla Homolka et Paul Bernardo, un jeune couple est arrêté en 1993 pour avoir violé et assassiné trois jeunes filles dont la petite sœur de Karla elle-même, Tammy de 15 ans, le 24 décembre 1990
• 2. Robert William Pickton, un boucher qui a assassiné 49 femmes (dont plusieurs prostitués) dans la ville de Vancouver et n’a été arrêté qu’en 2002
• 3. Le colonel Russel William, de 47 ans, qui a assassiné 2 femmes dont une ex-collègue militaire comme lui. 82 nouveaux chefs d’accusation ont été retenus contre lui.

Trafficking, sexual exploitation of Haitian children in the Dominican Republic on the rise

Earthquake survivors are being smuggled across the border, then put to work as prostitutes, peddlers and beggars. Trafficking of Haitian children rises since earthquake
A joint investigation by El Nuevo Herald and The Miami Herald exposes how the trafficking of Haitian children has risen since the January earthquake. The series shows how boys and girls end up in prostitution, shoe-shining, street-begging, window-washing -- with the proceeds often going to adults who give them housing and food.
MIAMI HERALD / EL NUEVO HERALD
Trafficking of Haitian children rises since earthquake
Victimization of Haitian children in the Dominican Republic
Child trafficking problem grows in wake of Haiti quake
BY GERARDO REYES AND JACQUELINE CHARLES
GREYES@ELNUEVOHERALD.COM
BOCA CHICA, Dominican Republic -- After several days of going hungry, Marie said she surrendered to sexual propositions made by several men in the park where she begged in this resort town in the south of the Dominican Republic.
Marie, 12, said she had sex with ``many'' of those men, sometimes for a dollar, while her cousins, 13 and 10, begged European and American tourists for coins.
``I was hungry, I lost everything; we didn't know what to do,'' said Marie, explaining her decision to sell her body on the streets of Boca Chica.
The three children told reporters from El Nuevo Herald and The Miami Herald that they left Port-au-Prince with the help of a smuggler after the January earthquake devastated the city.
Today, the children sell boiled eggs for 10 cents all day, walking in the sun along Duarte Avenue, a bustling runway for juvenile prostitution in the heart of Boca Chica, where newly arrived Haitian girls sashay, offering their bodies to gray-haired tourists.
The story of Marie and her cousins has become commonplace: Since the earthquake more than 7,300 boys and girls have been smuggled out of their homeland to the Dominican Republic by traffickers profiting on the hunger and desperation of Haitian children, and their families. In 2009, the figure was 950, according to one human rights group that monitors child trafficking at 10 border points.
Several smugglers told the newspaper that they operate in cahoots with crooked officers in both countries -- their versions verified by a United Nations Children's Fund UNICEF report and child advocates on both sides of the border.
``All the officials know who the traffickers are, but don't report them. It is a problem that is not going to end because the authorities' sources of income would dry up,'' said Regino Martínez, a Jesuit priest and director of the Border Solidarity Foundation in Dajabón, a Dominican border town.
Martínez has denounced the problem from the pulpit, to community groups and to the heads of CESFRONT, the Dominican Republic's Specialized Corps for Borderland Security.
Leaders in both nations, following the catastrophic earthquake that killed an estimated 300,000 people, pledged to protect children from predatory smuggling, a historic problem.
And the problem became an international scandal after a church group from Idaho tried to bring 33 children from Haiti to an orphanage it was establishing in the Dominican Republic. Yet one month later, without headlines, smugglers moved 1,411 children out of the country, according to one child protection group in Haiti.
EYEWITNESSES
The newspaper found that the trafficking of children remains, with reporters witnessing smugglers carrying children across a river, handing them to other adults, who put the kids on motorcycles and speed off to shanty towns. Border guards, charged with preventing this very operation, witnessed the incidents and never reacted, the reporters found.
Haitian Prime Minister Jean-Max Bellerive acknowledged that there has been a lack of political will to tighten the porous 230-mile border between the nations, which he called a ``no man's land and an opening for bigger trafficking.''
``There is not one person who feels they have an interest in controlling the frontier,'' Bellerive told The Miami Herald. ``There are people on the Haitian side who are profiting because they are the ones who organize the trafficking. The same on the Dominican side.''
Dominican President Leonel Fernández did not respond to interview requests but his office sent an e-mail, saying that the government has intensified border security, prosecutions and sanctions against smugglers. ``The Dominican government deeply laments cases involving exploitation and trafficking of Haitian minors,'' the e-mail said.
But Dominican immigration records show only two convictions since 2006. And 800 children a month are brought into the Dominican Republic through different northern border crossings by a loose network of dealers, according to figures from Jano Sikse Border Network (RFJS), which monitors human rights abuses along the border. The traffickers charge an average of $80 per person.
Vice Admiral Sigfrido Pared, the Dominican Republic's director of migration, called the figures plausible, even if his own agency does not track trafficking.
``It might be, but whether they are five, 10 or 20 is worrisome because we know that most of the children are [brought here] to be exploited on the streets by Dominican and Haitian adults.''
The smugglers told the Herald they travel hundreds of miles unhindered through both countries, with caravans of children and with the protection of border patrols, soldiers and immigration officials.
Since February, reporters for El Nuevo Herald and The Miami Herald visited every clandestine station in the scabrous route children are forced to take.
On this journey, children and traffickers told the newspaper, kids go arm in arm through rivers and jungles; they are shoved onto motorcycles or into buses; some are forced to walk as long as three days without food. Other kids are kidnapped to pressure parents to pay the full price of the trip; some -- as young as 2 years old -- have been abandoned by the smugglers halfway through the journey.
Nelta, a slender 13-year-old Haitian, told The Herald that she walked for three days with two other young girls to reach Santiago de los Caballeros in the Dominican Republic. She said a female trafficker left them at a hideout in that town, the country's second-largest town.
``A man raped me in the shelter,'' said Nelta, who said she left Oanaminthe, a Haitian border town, without her mother's knowledge after the earthquake.
``I can't go home empty-handed,'' she said softly, watching her words in front of the woman who took her to the Dominican Republic. She survived by begging on street corners under a red traffic light. In August she returned home.
Her travel buddy, Weslin, 12, said the same man did not rape her ``because I was obedient.''
The buscones [hustlers], as the smugglers are known, not only deliver children on request. They also deliver them a la carte to strangers. ``You choose the age, what sex, skills of the Haitian kid you want,'' one smuggler told an El Nuevo Herald reporter.
Despite the horror stories, scores of Haitians of all ages -- 250,000 this year, according to Pared -- have long turned to the Dominican Republic because they believe there are more jobs in construction, tourism and service sectors.
But the reality is that children end up begging at traffic lights, darting between cars at busy intersections, or roasting peanuts into the wee hours to sell on street corners, all under the watchful eye of adults who pocket the proceeds of the sale.
LAWS IGNORED
Police officers come and go while hundreds of kids shine shoes and wash car windshields. Other children scour through garbage in landfills for valuables or meals and many girls end up as prostitutes in resort towns like Boca Chica.
Tony, an 11-year-old Haitian boy, told The Herald that he and his friend hand over all of the money they make by washing the windshields of cars on busy Lincoln Avenue in Santo Domingo to a 17-year-old.
``He protected us. He gives us some food and we live with him in a house,'' said Tony, who did not want to reveal his last name. His mother is in Haiti.
All this occurs despite the governments of Haiti and the Dominican Republic signing treaties and laws to combat child trafficking. A U.S. State Department report this year concluded that the Dominican Republic ``does not fully comply with the minimum standards for the elimination of trafficking and is not making significant efforts to do so.''
According to the report, since 2007 the Dominican government has not convicted any traffickers or government officials involved in trafficking.
``Results in the areas of victim protection and trafficking prevention were also limited,'' the report adds.
Pared, the Dominican migration director, called the State Department findings ``exaggerated.'' He said his country passed a law in 2003 that imposed stricter penalties on child trafficking.
According to Pared, the two most recent convictions for trafficking in Dominican Republic are from 2008 and 2006.
``It's indisputable that we are much to blame, but specific efforts are being made to stop trafficking,'' Pared said.
The Herald obtained a UNICEF report, which previously had not been made public in the Dominican Republic, stating that a border-crossing network has existed since at least 2002 involving ``Haitian traffickers, or `passeurs,' Dominican chauffeurs, and Dominican Army soldiers.''
And Herald reporters repeatedly watched smugglers this summer transport children across the borders unhindered.
The bulk of the child smuggling is concentrated in the sweltering northern border of the island of Hispaniola, between the towns of Dajabón, 180 miles from Santo Domingo, and Oanaminthe in Haiti, separated by the Masacre River.
A chaotic, bi-national wholesale market opens every Friday and Monday in Dajabón. Thousands of merchants and buyers show up, allowing smugglers to pass money -- usually $1 -- via Haitian bag men to Dominican officers, who look the other way as the human cargo moves amid the chaos.
Herald reporters watched adults carrying children across the thigh-deep river or via a bridge without giving an explanation or showing immigration documents as required by law.
The smugglers move freely through the streets of both border towns, where safehouses dedicated to hiding the children operate without hindrance. The regional child abuse prosecutor in Dajabón said her office has not tried a single trafficking case during the past year.
``The CESFRONT is not doing its job and I cannot go down to the river to arrest people,'' said Carmen Minaya, prosecutor for the Adolescent Children's Court.
TELLTALE VIDEO
Gen. Francisco Gil Ramirez, the then-director of CESFRONT, asked Herald reporters during an interview for proof that his guards had been bribed to let undocumented kids enter the country. But the general declined to watch videos shot by The Herald, where middle-men are seen taking cash from Haitians who cross the river and later hand it to CESFRONT guards.
Gil called the claims isolated incidents: ``On all borders in the world people commit mischief and when a soldier commits mischief, we, with great responsibility, subject him to the internal institutional regulations.''
Gil left his office in September; Pared could not explain why.

* * *
A hurdle facing investigators is that in some sectors the buscones -- or finders, as the traffickers are called -- are either feared or considered good: For better or worse they help the children avoid a grim future in Haiti, but sometimes at a cost.
``Thank God he [the buscón] did not beat the children on the road,'' said Josette Pierre a woman whose two sons, 5 and 7, were held hostage by a trafficker because she did not have the full amount for the trip.
The earthquake also created a mass exodus, which makes it hard at times to differentiate between smugglers and parents or relatives crossing the border with kids. Exact figures are hard to come by.
Alexis Alphonse, an RFJS coordinator, makes an almost daily census of the undocumented Haitians who cross the border at 10 key points. He does it by hand. At those points, Alphonse said, the smugglers bring the children, teenagers and adults to wait for drivers who will ferry them to the Dominican Republic.
``I can't tell if a child is going with her father or her mother, or with a stranger who wants to sell her or exploit her. It is impossible, it is a business out of control,'' Alphonse told The Herald.
Still, prosecutors explained to the Herald, the checks and balances sit with the border guards who are required to check documents like passports and visas and identity cards.
Alphonse said trafficking is such a normal business that the buscones don't mind when his agency comes to count kids and adults.
Pared, the Dominican migration director, complained that NGOs surveyors never report trafficking to authorities, but instead run to the news media: ``I have spent a year and two months in this position and have not received a single complaint from them. The thing is, [the NGOs] would lose their reason to exist once the issue is corrected.''

* * *
Regardless, both sides agree that the traffickers operate with impunity.
One buscón approached a Herald reporter and photographer offering children. The customer, he said, chooses the age, sex or skills of the Haitian child he wants.
``Do you want them to speak Spanish?'' asked an intermediary who offered to locate at least two children.
Back in Boca Chica, on a cloudless and sunny Saturday, girls in bikinis played like children in the water or sand as adult men came over and propositioned them. One man, about 70 years old, clad in a yellow Speedo as he walked through thigh-deep water, asked two girls for sex.
That same night along Duarte Avenue, girls in tight dresses and pumps danced in groups waiting to corner the tourists with all kinds of sexual propositions.
Nataly, who said she is 19 years old, but looks younger, said she left Port-au-Prince in August with her two children, ages 5 and 3.
The house where she lived with her husband -- a merchant -- was destroyed by the earthquake and he lost his business, she said.
Having no money to pay the buscón, Nataly said she had to sleep with him twice during the voyage. Never before, she said, had she offered her body in exchange for favors or money.
Nataly said she charges tourists $40 to $50 for sex. Of that amount, she must pay a fee to young hustlers in their 20s who get her customers.
Nataly lives with her two sons in a dirty, bug-infested house without doors or windows, in the midst of a large and expensive residential neighborhood for foreigners, Jardines de Bochachica, north of town.
``I will not return to Haiti,'' she said. ``There is no life there.''
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/10/23/v-fullstory/1888703/earthquake-survivors-are-being.html#ixzz13JJjeUit

In Haiti, cholera could heighten earthquake misery

By JACOB KUSHNER

The Associated Press
Sunday, October 24, 2010; 3:51 PM
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Health authorities and aid workers in Haiti are scrambling to keep a cholera outbreak out of the squalid camps in Port-au-Prince where 1.3 million earthquake survivors live.
The disease has killed 250 people in rural areas and sickened more than 3,000, and five cholera patients have been reported in the Haitian capital so far. But government officials said Sunday that all five appear to have gotten cholera outside Port-au-Prince. They say they can keep the deadly bacterial disease from spreading by limiting patients' movement and disposing of bodies carefully.
Hundreds of thousands of people could be sickened if cholera reaches the camps. Aid groups are providing soap and water purification tablets and educating people about the importance of washing their hands.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/24/AR2010102400548.html

Haïti - Économie : Deux nouveaux centres de collectes de mangues

24/10/2010 08:30:44 Le Gouvernement des États-Unis, à travers l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), a annoncé le 21 octobre 2010 l’ouverture de deux centres de collectes de mangues pour augmenter la valeur commerciale du produit agricole haïtien et accroitre les revenus pour des milliers d’agriculteurs haïtiens. Les formateurs attachés au centre enseigneront de meilleures méthodes d’emballage pour empêcher les mangues récoltées d’être détruites ou abimées, et garantir qu’elles soient propres et sans danger. Ils aideront aussi à respecter les exigences qui leur permettent de rentrer sur les marchés étrangers, telles que la traçabilité et la vérifiabilité d’origine. Les centres situés dans les communautés de Cameau et de Saut d’Eau.
Plus de 140 variétés de mangues ont été identifiées en Haïti et à cause des différents microclimats du pays, les mangues peuvent être produites presque tout au cours de l’année. Malgré cet énorme potentiel, il existe encore des défis énormes à relever pour acheminer le produit sur le marché. Une seule variété de mangues, la mangue Madame Francique est actuellement exportée. De plus, les producteurs de mangues perdent actuellement entre 30-40% de leurs produits post-récoltes à cause du manque de formation et d’infrastructure. Les centres aideront à renverser cette tendance.
« L’USAID s’est engagée à aider, à renforcer le secteur agricole en Haïti et à stimuler la croissance économique », a indiqué le Dr. Carleen Dei. Nous sommes fiers d’appuyer les planteurs haïtiens et d’aider à rendre leurs produits disponibles à un plus grand nombre de personnes, y compris ceux des acheteurs d’outre-mer. L’objectif de ces centres est d’enseigner aux planteurs les techniques en vue de mieux emballer et vendre leurs produits, ce qui augmentera la possibilité de commercialisation et permettra d’accroitre les revenus ».
Les centres ont été créés à travers un nouveau partenariat public privé entre l’USAID, la CNFA et la firme d’agrobusiness JMB S.A. en vue de renforcer et fournir un appui aux associations locales d’agriculteurs, y compris la Mobilisation pour Sauver la Production Agricole MOSOPA (Mobilization to Save Agricultural production), et la Société Agricole pour la Production et la Commercialisation SAPKO (Agricultural Company for the Production and Marketing). Le budget total de ce projet est estimé est d’environ 250,000 dollars. Le peuple américain à travers l’USAID a apporté un financement de plus de 174,000 dollars alors que la CNFA et la JMB S.A. ont ensemble contribué à hauteur de 75,000 dollars. Ce projet a été exécuté par la CHF International – Haïti.
Ces centres devraient aider à augmenter la rentabilité de chaque agriculteur de 20%. Chaque centre offrira 31 emplois permanents et permettront d’augmenter la capacité de production de 9,500 agriculteurs dont 8,000 à Cameau et 1,500 à Saut d’Eau.

À Propos de la CHF International :
CHF International est une organisation de développement international qui a été fondée en 1952 et qui travaille dans les pays qui font face aux conflits, instables et en voie de développement. La CHF International travaille en partenariat avec des communautés à travers le monde pour les aider à améliorer leurs conditions de vies et leur moyen de subsistance. Elle croit que ceux qui sont plus aptes à décider de ce dont une quelconque communauté aurait besoin sont les habitants de cette même communauté. La CHF est une organisation apolitique et à but non lucratif qui se félicite de son approche responsable, efficace, et efficiente. Fiancée par USAID, la CHF travaille depuis 2006 à l’exécution d’un des plus grands programmes de création d’emplois et d’infrastructure financée par le gouvernement américain.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1496-haiti-economie-deux-nouveaux-centres-de-collectes-de-mangues.html

La faille d'Haïti encore capable de provoquer un violent séisme

Publié le 24 octobre 2010
Agence France-Presse, Paris
Le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010 a certes été dévastateur mais n'a pas relâché toutes les tensions accumulées au fil des ans le long d'une faille sismique bien connue, qui présente toujours un danger important pour la capitale, Port-au-Prince, selon une étude américaine.
Ce puissant tremblement de terre, d'une magnitude de 7 et dont l'épicentre a été localisé à seulement 25 km de la capitale, a fait plus de 250.000 morts.
Son origine a été attribuée à la faille de l'Enriquillo-Plantain Garden (EPGF), bien identifiée mais dont le fonctionnement est encore mal compris, qui avait déjà provoqué deux séismes de magnitude similaire en 1751 et 1770.
Cette faille complexe, longue de 270 km, court le long de l'étroite péninsule occidentale de l'île d'Hispaniola, deuxième plus grande île des Antilles, qu'Haïti partage avec la République dominicaine.
Mais selon une équipe de géologues dirigée par Carole Prentice, de l'US Geological Survey de Menlo Park, en Californie, le rôle de l'EPGF dans ce séisme est plus compliqué qu'il y paraît.
Relevés terrestres, photos aériennes, observations satellites: les chercheurs ont examiné en détail la surface de l'île au-dessus de cette faille, à la recherche de traces laissées par le séisme. Mais s'ils ont trouvé de multiples preuves laissées par les secousses du 18e siècle (failles, soulèvement de terrain, cours d'eau détournés...), aucune n'a pu être attribuée au séisme du 12 janvier 2010.
Ce cas de figure n'est pas unique dans l'histoire de la sismologie, mais il est d'autant plus rare et surprenant que le tremblement de terre était puissant et proche de la surface.
Le séisme a pu être causé par une autre faille proche, non identifiée, ou alors par l'EPGF mais à une grande profondeur.
Quelle que soit l'explication, les observations et les modélisations informatiques réalisées par les géologues pour tenter d'expliquer ce phénomène laissent penser que le séisme de janvier n'a pas suffi à évacuer toutes les tensions telluriques qui se sont accumulées à la surface de cette faille depuis les précédentes secousses, il y a 250 ans.
La faille l'Enriquillo-Plantain Garden «reste un grave danger sismique pour Haïti, en particulier pour la région de Port-au-Prince», met en garde l'étude, publiée par le journal Nature Geoscience.
L'inquiétude est particulièrement vive concernant une bande de 110 km qui passe juste au sud de la capitale, entre le lac Miragoane, à l'ouest, et Dumay à l'est.
Ces sections de la faille sont capables de générer un séisme qui pourrait créer dans cette zone urbanisée des secousses encore plus violentes en surface que lors du 12 janvier, avertissent les auteurs.
http://www.cyberpresse.ca/sciences/201010/24/01-4335606-la-faille-dhaiti-encore-capable-de-provoquer-un-violent-seisme.php
Commentaires:
Merci beaucoup à ces scientifiques qui font de la science fondamentale. Aujourd'ui Haïti fait face à une épidémie de choléra qui prend des allures d'appocalypse annoncé du au délabrement des infrastrutures et social du pays. L'image qui me revient à la tête c'est la conversion des camps de réfugiés en des camps de malades couchés à même le sol avec des perfusions pour les réhydrater tandis que les morts se dénombrent par centaines de milliers.
Donc aujourd'hui le problème d'Haïti ne s'explique pas par la présence de failles sinon par la présence de plus d'un millions de personnes logées dans des conditions déplorables.
Que l'on concentre les attentions sur les vrais problèmes et que l'on cesse de nous prendre pour des cobayes.

Mission en Haïti cette semaine

Gilbert Lavoie, envoyé spécial, Le Soleil (Montreux, Suisse) Le gouvernement du Québec enverra une mission technique en Haïti dès cette semaine afin de préparer la mise en place d'un centre de formation professionnelle dans ce pays dévasté par le séisme de janvier dernier.
C'est ce qu'a annoncé hier le premier ministre Jean Charest à l'issue de la première rencontre des chefs d'États et de gouvernements. De plus, Québec veut désigner un représentant commercial à Port-au-Prince afin d'aider les entreprises québécoises qui veulent participer à la reconstruction. Le gouvernement a également décidé de travailler avec la France pour la mise en place d'un nouveau cadastre sur le territoire haïtien, une étape essentielle à une reconstruction plus ordonnée.
Sans grande surprise, la proposition conjointe du Québec avec Haïti de demander à tous les pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) de s'engager en faveur de ce pays, a été bien accueillie si l'on en croit M. Charest. «Ce n'est pas un sujet qui nous divise, bien au contraire», a déclaré le premier ministre. Une résolution à cet effet sera formellement débattue ce matin. Selon lui, l'adoption de cette résolution ne sera pas que des voeux pieux et aura des suites concrètes.
Sur un autre sujet, M. Charest a déclaré que les réactions à sa proposition de tenir un forum sur le français à Québec en 2012 semblaient favorables. Une décision sera prise à ce sujet aujourd'hui.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201010/23/01-4335535-mission-en-haiti-cette-semaine.php

Haïti: le choléra a déjà fait plus de 250 morts

Publié le 23 octobre 2010
Agence France-Presse, Port-au-Prince L'épidémie de choléra en Haïti a fait 253 morts, dont deux dans un village proche de Port-au-Prince, et 3115 personnes sont hospitalisées, selon le dernier bilan officiel annoncé dimanche.
Ces chiffres communiqués par le directeur général du ministère de la Santé publique, Gabriel Thimoté, représentent 30 morts supplémentaires par rapport au dernier bilan communiqué samedi.
La progression du nombre de personnes hospitalisées est moindre en pourcentage. Ce chiffre était proche de 3000 samedi.
Une vingtaine de personnes souffrant de «diarrhée aïgue» ont été admises ces deux derniers jours dans un centre de traitement du choléra installé à Port-au-Prince par Médecins sans Frontière (MSF), a-t-on par ailleurs appris dimanche auprès de sources concordantes.
Dans un rapport sur la situation de la maladie, MSF indique avoir «pris en charge plusieurs patients atteints de diarrhée aïgue» à Port-au-Prince sans en préciser le nombre. Selon une source contactée par l'AFP, et qui a requis l'anonymat, une vingtaine de personnes ont été reçues dans le centre de l'ONG.
Le choléra, une maladie hautement contagieuse causée par une bactérie, provoque de très violentes diarrhées. En l'absence de soins immédiats basés d'abord sur une réhydratation, cette déperdition gravissime de liquides (un malade peut perdre 10% de son poids en quatre heures) est souvent mortelle.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/23/01-4335457-haiti-le-cholera-a-deja-fait-plus-de-250-morts.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS6

Les élections au temps du choléra

Haïti: Les inquiétudes, la panique et la tristesse suscitées en Haïti par le choléra sont justifiées avant tout par l'état déplorable de nos infrastructures et l'inefficacité légendaire des pouvoirs publics. Nous sommes un peuple, blotti dans la plus abjecte promiscuité organisationnelle, qui défie toutes les lois de la santé publique et de la bonne gouvernance. Dans ces conditions, le choléra, ou toute autre épidémie, est une menace collective qui doit être prise au sérieux par nous tous, gouvernants et gouvernés, riches et pauvres, au-delà de nos frontières intérieures.

Il est clair que la communication est incontournable dans ce combat contre un mal dont l'évolution et l'expansion dans un pays insalubre comme le nôtre peuvent perturber totalement la vie nationale dans tous ses aspects en entraînant des pertes massives en vies humaines. A cet égard, les élections pourront être reportées en cas de détresse nationale.
Soutenues par l'assistance internationale, les mesures annoncées par les autorités doivent être fermes et tatillonnes pour obtenir des résultats immédiats et définitifs. De quelle nature? De quel ordre ? Outre les méfaits répugnants de l'insalubrité, amplifiés par cette saison cyclonique active, l'exode rural apparaît chez nous comme une autre condition de propagation rapide du choléra.
Quelles sont les dispositions envisagées et appliquées pour freiner sa propagation à travers la mobilité des individus et le déplacement des groupes ? C'est une question on ne peut plus inquiétante lorsqu'on sait nos carences en matière de sécurité routière, de surveillance transfrontalière, de gestion et de prévention des risques et désastres, de contrôle du territoire. Lorsqu'on sait aussi que nos gouvernants, « criseurs » impénitents, ne sont pas de bons gestionnaires de crises et de catastrophes naturelles, on a davantage les tripes en bouillie et la tête en feu. En somme, même le déplacement des candidats et l'organisation de leurs meetings deviennent des activités à risque.
On ne peut pas assurément apaiser la peur collective, sans une gestion communicationnelle transparente. Mais on ne peut pas non plus combattre et prévenir les risques épouvantables d'épidémie sans de vigoureuses actions coercitives, environnementales, communautaires et sanitaires. Un rappel historique instructif peut nous éclairer en nous aidant à assumer, sans désemparer, notre destin face aux calamités de toutes sortes. Les tristes leçons du 4H (ancêtre du sida) au début des années 80, sous Jean-Claude Duvalier, méritent d'être rappelées ici. Les ravages sur l'image et le prestige de plusieurs générations d'Haïtiens ont été dévastateurs. Meurtri et avili, le pays tout entier en a souffert profondément. La gestion calamiteuse des autorités de l'époque a considérablement facilité et nourri la propagande internationale raciste et hystérique. Notre industrie touristique en est ressortie exsangue, hébétée, effilochée. Avec ses crises en cascade et ses dérapages sanglants, notamment l'inutile et néfaste coup d'État-embargo (1991-1994), cette longue quête de la démocratie a ruiné et pollué notre pays. On a aujourd'hui oublié ou fait semblant d'oublier les conséquences « sismiques » ou chaotiques du coup d'État-embargo qui a seulement enrichi un petit groupe de putschistes et d'aristidiens, mais la grande et seule victime est le peuple haïtien. Comme les précédents ouragans et autres catastrophes naturelles qui ont ponctué dramatiquement les vingt années de transition, le séisme désastreux du 12 janvier n'a pas été géré avec compétence par nos dirigeants.
Ce sombre retour en arrière est là pour nous fortifier - telle est mon intention véritable - dans nos efforts comme responsables dévoués et dans notre vigilance active comme citoyens. La tenue des prochaines élections dépend absolument de l'efficacité de cette synergie.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84972&PubDate=2010-10-22

Haïti: 5 cas de choléra à Port-au-Prince, mais pas de nouveau foyer d'épidémie

Haïti: L'ONU a confirmé dimanche cinq cas de choléra dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, tout en précisant qu'il n'y avait pas de nouveau foyer d'épidémie et que ces personnes arrivaient des régions déjà touchées. "Sur les cinq cas confirmés de choléra à Port-au-Prince, quatre se sont avérés être des personnes originaires de l'Artibonite (nord) et une du département Centre", a précisé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
"Ces cas ne constituent pas une propagation de l'épidémie car il ne s'agit pas d'un nouveau foyer d'infection" et "l'identification de ces cinq cas dans la capitale, bien qu'inquiétante, démontre que le système de surveillance de l'épidémie fonctionne", a ajouté l'Ocha.
L'hôpital de la ville de Saint-Marc, dans le nord du pays, atteint "sa capacité maximale" et d'autres structures médicales "s'efforcent de faire face à l'afflux de nombreux patients", selon la même source.
Le choléra a déjà fait 220 morts en Haïti, selon les autorités qui tentent d'enrayer l'épidémie dont la propagation est facilitée par les conditions de vie précaires de la population, dix mois après le séisme dévastateur de janvier.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84979&PubDate=2010-10-24