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lundi 27 mai 2013

Bayamón FC lleva alegría a niño haitiano operado en la Isla

Varios jugadores del Bayamón FC visitaron, junto a personal del equipo, al niño haitiano Gerilon Mondesir y su madre en la Casa Ronald Mc Donald en Santurce.

Gerilon es un niño haitiano que vino a la Isla a la edad de 13 años para ser operado por galenos puertorriqueños, que le removieron un tumor de la cara.
“Estamos muy contentos. Poder compartir y traer alegría a Gerilon nos llena de satisfacción y podemos demostrar que más allá de la competencia la vida humana es muy importante en nuestro Club”, expresó el entrenador Leander “Cuba” Betancourt Pentón, mientras compartía con los jugadores del BFC Jean-Charles Canès y Stanley Guirand, ambos de descendencia haitiana.
El niño, que hoy cuenta con 14 años, se encuentra en la Isla para una revisión médica y para otra intervención quirúrgica como parte del seguimiento a la reconstrucción de su rostro.
El pasado año a Gerilon se le realizó una traqueotomía y se le extirpó un tumor que se le había desarrollado en su rostro en el Hospital Pediátrico, del Centro Médico de Puerto Rico.
Durante la visita también compartieron con el niño, el jugador Toño Martínez y el entrenador Pacho Castillo.
Gerilon Mondesir fue invitado por parte del BFC a ser parte del equipo superior cuando se enfrente a Mayagüez en el Bayamón Soccer Complex el próximo sábado en la noche. http://www.metro.pr/deportes/bayamon-fc-lleva-alegria-a-nino-haitiano-operado-en-la-isla/pGXmez!1zySkWfhIFpa6/

Crimes coloniaux et réparations : de la Nouvelle-Zélande à Haïti en passant par le Bostwana


26 mai 2013 Par Sam La Touch
La Nouvelle-Zélande va payer des millions d’euros aux descendants d’une tribu victime de crimes coloniaux notamment de la spoliation de leurs terres lors de la conquête coloniale britannique. Vendredi 23 mai, le gouvernement néo-zélandais a signé un accord avec la tribu des Iwis. Il a reconnu les injustices commises lors de la colonisation par les troupes britanniques envers les autochtones. La Nouvelle-Zélande a offert à cette tribu des réparations culturelles et financières qui s’élèveraient à près de 11 millions de dollars US. Ce qui en somme n’est qu’un geste symbolique mais pourrait toutefois faire jurisprudence.
A l’heure où le gouvernement bostwanais est mis en cause parSurvival International pour vouloir organiser la spoliation des terres des Bushmen pour créer un corridor touristico-écologique sponsorisé par le ministère du développement durable et de l’écologie français, certains feraient bien de s’inspirer de cette dynamique. (Lire mon préccédent Billet : Projet d’expulsion de Bushmen au Bostwana sur financement de fonds publics français ? (SURVIVAL).)
A quand les réparations envers le peuple haïtien pour la dette odieuse d’indépendance que ce peuple a dû payer pendant deux siècles ? « Un diplomate français nous confiait récemment, sans ironie aucune, que, sous la présidence de François Mitterrand, “Haïti devait encore une part de cette dette” ». (Le monde diplo 2003, Haïti, l’embargo et la typhoïde).
Haïti a dû rembourser 90 millions de francs or, soit aujourd’hui quelque 17 milliards d’euros, exigés par la France en 1825, sous le règne de Charles X, en échange de l’affranchissement du pays, et destinés à « indemniser » les colons.
Source :
AL JAZEERA 24.05.2013
New Zealand to pay colonial compensation
http://www.aljazeera.com/indepth/features/2013/05/201352417347523932.html
TOUS LES COMMENTAIRES

26/05/2013, 16:36
Par JEAN-CLAUDE POTTIER
Il arrive qu'un semblant de justice interrompe (inverse?) le cours habituel des choses. Arrivera enfin ce temps où seront reconnus tous les droits des peuples colonisés, spoliés, massacrés et humiliés.

26/05/2013, 17:42
Par SAM LA TOUCH
Le temps de la réparation. Qu'il vienne, qu'il vienne. Le temps dont on s'éprenne. A nous de faire bouger les lignes...Ah le romantisme !

26/05/2013, 20:05
Par JO B.
Merci pour ce billet! Certains pays l'ont déjà compris, il est temps de réparer! Il serait intéressant de voir quels processus ont conduit à ce vote. des infos?

26/05/2013, 23:33
Par SAM LA TOUCH
En réponse au commentaire de JO B. le 26/05/2013 à 20:05
Selon l'article d'Al Jazeera, il s'agit d'un processus existant depuis belle lurette en Nouvelle-Zélande. Il aurait commencé en 1980 face aux demandes de réparation des tribus Maoris depuis les années soixante et à leur revendication face au non respect par les gouvernements néo-zélandais successifs des traités signés lors de la colonisation. Le gouvernement néo-Zélandais pour la paix des cultures et pour favoriser un début d'intégration de ces tribus très marginalisés et faire taire leur revendication aurait commencé par reconnaître la spoliation des terres de ces peuples autochtones lors de la colonisation britannique et le non respect des traités signés. Il y a eu un consensus au sein du parti travailliste qu'il fallait traiter avec le passé depuis les débuts de la colonisation de la Nouvelle-Zélande en 1840. Ainsi des tribus Maoris ont reçu déja en 1995, l'équivalent de 170 millions de dollars néo-zélandais. Ce qui constitue de l'avis général une fraction des biens qui leur ont été volés lors de la colonisation. Néanmoins pour certains cela marque une reconnaissance des crimes qui ont été commis sur leur peuple, une reconnaissance de leur histoire associée à une réparation pécunière même symbolique.
Il y a aussi l'Allemagne qui a reconnu le caractère injuste de la colonisation germanique en Namibie et a offert des compensations financières (assez minimes d'ailleurs : de l'ordre de 25 millions d'euros à payer sur plusieurs années) aux Namibiens il y a quelques années. Néanmoins l'Allemagne n'a toujours pas reconnu le génocide des Hereros au début du XXème siècle en Namibie et n'a à ce jour offert aucune réparation à ce titre.
http://blogs.mediapart.fr/blog/sam-la-touch/260513/crimes-coloniaux-et-reparations-de-la-nouvelle-zelande-haiti-en-passant-par-le-bostwana

Haïti jour 5: "Une sorte de désintérêt du reste du monde"

HAÏTI - Jour 5: Ce matin, dans les hauteurs de Port-au-Prince, nous avons visité un projet que j'ai trouvé extrêmement cohérent, car il mélange des notions sociales d'emploi et de réinsertion des jeunes des quartiers difficiles à qui l'on propose un travail. Ils améliorent leur quotidien dans la ville en construisant des murs de pierre dans cette ravine à flanc de montagne afin de retenir la terre en cas de pluies importantes. En travaillant, ces jeunes vont pouvoir gagner de l'argent, un minimum syndical respectable, afin d'améliorer à la fois leur quotidien et l'environnement de leur île. Ce projet est le fruit d'une très bonne collaboration entre la MINUSTAH et une association locale, l'Organisation des jeunes professionnels pour sauver Haïti. Avec l'aide d'agronomes, ils construisent ces murs en pierre sèche semblables à nos"restanques" dans le midi, qui retiennent la terre et s'endurcissent au fil des ans pour constituer des remparts contre l'eau.


© Igor Rugwiza, MINUSTAH
 Je crois que ces jeunes sont très respectés dans le projet car on les emploie et en même temps ce sont leurs familles qu'ils protègent en empêchant le déferlement de l'eau si dévastatrice dans les quartiers bas. Il y a aussi des rencontres et des formations sur la violence, car, issus de quartiers très difficiles, ils appartiennent parfois à des gangs. Cela les responsabilise et peut faire germer une réflexion dans leur esprit par rapport à cette notion de violence.
Cependant je pars avec une impression mitigée. L'étendue des travaux à faire est énorme. Je me sens préoccupé car il y a une sorte de désintérêt du reste du monde. Les ONG et les Nations Unies ont fourni un gros effort, alors on se dit que le pire est passé, qu'il y a d'autres chantiers dans le monde, et l'on donne de l'argent pour d'autres priorités. Il y a effectivement des initiatives intéressantes en Haïti mais celles-ci auront besoin de l'oxygène que pourront leur apporter des soutiens extérieurs et, je l'espère, du gouvernement.

© Igor Rugwiza, MINUSTAH
Saint Soleil Après cela, nous avons continué notre progression dans la montagne pour atteindre le village de Soissons et la communauté artistique de Saint Soleil. C'est un collectif d'artistes initié par le plasticien Tiga dans les années 70. Celui-ci a décidé, pour lutter contre la super commercialisation de l'artisanat pour touristes, de trouver une alternative en aidant des gens talentueux qui avaient d'autres métiers et qui ne dépendaient pas de l'art pour vivre. Il y a maintenant plusieurs générations d'artistes de Saint Soleil. Nous avons rencontré l'un d'entre eux, très doué, Onel. Cotés sur le marché de l'art, ils travaillent dans de bonnes conditions puisqu'ils ne sont pas en péril de survie en tant qu'artistes.

© Igor Rugwiza, MINUSTAH
On pourrait imaginer que l'art passe au deuxième plan après les crises mais il reste vivant et l'existence de cette forme d'expression reste essentielle. J'avais noté depuis mon arrivée que l'Haïtien en général a un oeil pour l'arrangement des couleurs, des végétaux. C'est un pays tellement beau que j'imagine que cela instille dans l'œil un goût de l'esthétique. C'est frappant quand on arrive ici. Il y a une sorte d'équation "Haïti = problèmes". Même s'il y a des difficultés, il y a aussi des choses extraordinaires dans ce pays. La géographie, les paysages et les Haïtiens sont merveilleux. Ils m'ont complètement séduit. Pourtant, on ignore cela en lisant les journaux. Il est clair que, plus on avance dans la découverte d'Haïti, plus on se rend compte de sa complexité avec des strates sociales compliquées, une histoire très lourde, un rapport au politique pesant. Ça serait prétentieux de dire que je puisse être utile mais, en même temps, j'ai envie de revenir, si possible avec un projet. Maintenant c'est concret, j'ai vu les gens, les paysages, les situations et surtout un cadre dans lequel je peux m'impliquer, si les Nations Unies veulent bien continuer à travailler avec moi.
Et maintenant, de retour en France, j'entre dans la période de réflexion...
http://www.huffingtonpost.fr/lambert-wilson/haiti-desinteret-reste-du-monde_b_3332007.html