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dimanche 29 août 2010

SABINE RENCONTRE MAITRE MINUIT...QUATRIEME PARTIE

Elle longe le trottoir une fois de plus. Dix fois de plus, depuis qu’elle avait décidé de faire un dernier tour et partir. Sa nuit était sur le point de finir sur une note trop sèche. Elle déambulait. Elle prenait grand soin de maitriser son déhanchement excitant ; tombeur et provocateur, qu’elle peaufinait à souhait en s’approchant de ces jeunes encore attelés à apprendre par chœur l’assimilation chlorophyllienne ou les propriétés chimiques du benzène.

Personne à l’horizon. La nuit tombait de plus en plus drue. Elle lâchait son manteau sombre foncé sur les rues évidées de ses gens et des ses bruits. Sabine comprit, comme souvent, que ses espoirs s’éteignaient et ses espérances s’évanouissaient dans l’incertitude se débattant entre la veine et la chance. Autour de la déveine et la malchance.
Malgré les propos verts de Rosemond annonçant une pêche miraculeuse, elle alla rentrer bredouille. Elle se résigna à reprendre sa route. Dans l’autre sens. Le sens de son autre vie.
Ce fragment de sa journée lui inspirait une sensation mitigée. Entre figues et raisins. Elle rentrait une nouvelle fois bredouille. Une après-midi blanc.
Il n’était pas trop tard. Mais elle craignait les situations dangereuses qui viennent surtout à la tombée du jour et à l’approche de la nuit. D’autant plus qu’après dix-neuf heures, les regards inquisiteurs des badauds, les yeux perçant des curieux abasourdis par l’oisiveté vaquent éparpillés, attirés par des curiosités de tous genres. Des rondeurs féminines dans la pénombre passent simplement au premier plan.
Si à vingt heures, elle n’avait toujours pas eu le loisir d’honorer, elle était convaincue qu’elle ne pouvait rentrer chez elle que le portefeuille vide. S’empêtrer dans des embrouilles inextricables avec les jeunes brigands de La Rochelle et de carrefour s’avérait inutile et surtout très con.
Elle et sa silhouette réduites à une ombre errante à la disposition de ceux qui voudront bien se soulager leurs bourses et de quelques gourdes. Elle et sont corps confinés à la merci des fantasmes de vieux riches en quête de sensations fortes à allure de pénultième, propre d’une jeunesse que l’on refuse de bannir, anéantir ou oublier.
Les sensations partagées à demie pouvaient se convertir, à défaut de bonheur en moments gratifiants, avec quelques liasses de gourdes regorgeant son sac à main en contre partie.
Mais il y a des jours sans et des jours avec. Comme dans tous les corps de métier. Comme dans le domaine des jeux avec enjeux.
Rien par contre ne justifiait qu’elle s’en allât fanée et négligée. Comme le fleuriste range avec soins les roses non vendues pour les exposer le lendemain, elle se devait de prendre soin de sa valeur marchande : son apparence.
Le soleil était bien couché. Il avait pris soins d’endormir ses rayons qui, quelques minutes plus tôt, dardaient et zébraient la surface de la mer devenue complètement immobile de sérénité dans le zéphyr des espaces infinis.
Sabine se retira un instant de la vue des passants. Entre l’ombre d’un fier palmier et la lumière tamisée d’un lampadaire délaissé par les étudiants à cause de sa position trop proche de la route nationale. elle prit son sac à main. Elle l’ouvrit en regardant de tous les côtés. Elle y soustrait un sac encore plus petit pour y extraire de quoi se refaire une vraie beauté. Un coup de fond de teint par ci. Une bribe de rouge à lèvres par là. Et le petit miroir circulaire à peine craquelé en superficie qui lui chuchote en un clin d’œil, combien elle était belle et bien faite. Vraiment impressionnant le nombre d’articles sortis du petit sac à main : miroir, tubes, petits pots ronds, petites boîtes plates, crayons, pinceaux... La manipulation devenait de plus en plus audible dans l’épaisseur du silence de l’aube d’une nuit noire à peine étoilée.
Elle fit quelques espaces plus tard, les mêmes gestes dans l’autre sens pour tout ranger.
Elle sourit d’un rire convaincu. Elle voulut prendre du temps pour vanter sa beauté. En commençant par le teint parfait de sa peau sapotille divinement bien entretenue par les propriétés magiques du soleil d’Haïti. Pour finir par ses rondeurs plus que féminines, fermes et harmonieuses bien façonnées, bien placées et bien reparties.
Elle éloigne son visage du reflet du miroir. Regarde autour d’elle. Personne ne semblait l’observer. Même les voyeuristes étrangers attirés par le coucher du soleil avaient disparu chacun dans sa nature. Elle reprit son cycle de contemplation. Elle jeta un coup d’œil encore une fois autour d’elle. Elle resta assise. Elle se sentait cependant observée.
Elle se leva.
Souvent, une sensation de ce genre augurait des situations peu recommandables pour les filles de son métier. Elle avait, malgré son jeune âge, été informée et formée pour y faire face en prenant la fuite tout en évitant les endroits peu ou pas assez éclairés et fréquentés.
Cependant, cette fois-ci, elle se croyait habitée d’un sentiment de bravoure non justifié, de la forteresse d’un courage jamais éprouvé. Si ce regard qui fait froid au dos croisait le sien juste ce soir, elle aurait voulu aller bien au-delà de la résistance automatisée et l’affronter de face ce je ne sais qui.
Elle fit un discret signe de la main à l’un des derniers étudiants encore présent sous les lampadaires du patio de l’hôtel. Elle aurait aimé ne pas emprunter la route du retour seule. Un de ces jeunes ferait l’affaire. Elle ne craignait rien avec eux. Mais ils ne fréquentaient pas ouvertement ce genre de filles. Beaucoup d’entre eux ne disposaient pas de moyens pour se la payer. Ce luxe.
Dans ces circonstances, même la présence de Rosemond au physique de freluquet apeuré aurait servi à la rassurer un peu plus. Deux silhouettes sont en principes plus dissuasives qu’une seule féminine.
Elle assuma l’évidence de sa solitude. D’ailleurs dans ce métier on se fait rarement des amis. Les gens les plus proches sont soit de vieux amants convertis en protecteurs paternalistes, soient de jeunes femmes avec qui elle partage une vraie et sérieuse rivalité. Comme dans d’autres occasions, il ne lui resta que le choix de rentrer sur la route de son destin.
Elle pressa le pas et tourna le dos à l’immeuble de l’hôtel puis prit la direction de droite. Face à Port-au-Prince. Mince alors ! Elle va devoir ouvrir et chercher quelque chose dans son sac en pleine rue. Ce qui est peu intelligent, à cette heure de la nuit. Pourtant la route lui paraitrait trop longue et trop bruyante.
Le boulevard Jean Jacques Dessalines luisait assez animée, moyennement éclairée. Les tap-taps assuraient l’ambiance en exhalant des ondes rythmées et entrainantes. Ce même rythme se faisait cacophonie quand plusieurs tap-taps s’entrecroisaient ou s’arrêtaient pour monter ou descendre des passagers. Le type de musique qui sortait des hauts parleurs permettaient de deviner, les goûts, l’âge et l’origine géographique du chauffeur.
Sabine n’aimait pas le bruit. Elle pouvait être prise de vertige et d’étourdissement. Ça lui arrivait de vomir en pleine rue. Les gens qui la voyaient dégueuler élucubraient sans base ni motif en pensant à la drogue ou à une grossesse accrochée non voulue.
Elle avait un remède infaillible qui lui rendait la vie assez paisible et apaisante même dans les vacarmes les plus aigus des journées de carnaval. C’était son petit poste de lecteur de cassette de la marque Phillips. Elle y tenait beaucoup. Elle l’avait reçu en cadeau d’un vieil amant canadien transformé en père-protecteur. Elle eut même l’impression qu’il lui avait porté chance.
Avec les écouteurs bien enfouis dans le conduit auditif externe, elle obtenait une insonorisation de son milieu qui lui permettait de marcher en rêvant de lieux magnifiques, jamais visités. Une sorte d’évasion dans l’univers magique de la simplicité et de la différence.
Là, en plein milieu de ce va et vient incessant de véhicules bondés de monde, de mawoulés sentant mauvais, tirant , poussant des bœufs fatigués et affamés vers les abattoirs du centre ville des marchands de thé et de biscuits à grosse mie étalant leur marchandise sur l’étroite bande de la chaussée réservée aux piétons, elle les sentait venir les signes avant coureur de l’évanouissement.
Peu importe le risque. Il fallait ouvrir son sac en pleine rue et sortir le lecteur de cassettes Phillips. En fait ce n’était qu’un petit appareil un petit peu plus grand que la cassette elle-même.
Le walkman. Oui, elle se souvient encore de l’hilarité béate et niaise que lui provoqua l’évocation de ce mot pour la première fois. Elle avait ri parce qu’elle avait trouvé que le nom n’avait aucun rapport avec la fonction réelle de l’appareil. Pour elle, ce n’était qu’un petit lecteur de poche de casettes audio. En anglais ça aurait du faire a little pocket cassette reader. Mais pas walkman. Pas l’homme qui marche ou simplement le marcheur. Il en fallait de l’imagination pour traduire en un seul mot le petit lecteur de poche de cassette audio. Walkman.
Elle en avait vu des postes lecteurs de cassettes. La mode était de charger sur les plages des boîtes à musiques énormes. Certains plus sophistiquées que les autres. Certains avaient la propriété de pouvoir capter des ondes en bandes AM ou FM. Il y en avait même capables de lire des disques en vinyl et captaient à la fois les stations émettant en amplitude modulée et en fréquence modulée. Certains pouvaient lire et enregistrer. Le tout premier qui avait attiré son attention, elle l’avait remarqué chez un pasteur protestant qui en faisait usage pour enseigner l’anglais à ses fidèles. Tout le monde l’appelait player. Il était assez rudimentaire dans l’apparence et dans la fonction.
Ils en arrivaient aussi de plus en plus gros et de plus en plus puissants. Les jeunes qui recevaient des articles de toute sorte de leurs parents travaillant au Canada ou aux USA en exhibaient fièrement sur les places publiques et sur les plages au sable blanc de Léogane de Saint Marc ou de Jacmel. Ils les portaient sur les épaules coincés entre la tête d’un côté et le bras relevés de l’autre. En matière de puissance, ils animaient sans sourciller tout un quartier.
Grâce à ces énormes boîtes à bruits colportés par des exhibitionnistes in conscients, le Walkman devint quelque chose d’assez ridicule. Sauf pour celui qui en avait besoin.
Donc, Sabine ne courrait aucun risque a sortir son walkman juste l’espace bref de quelques minutes pour y introduire la cassette, le jeu d’écouteurs et appuyer sur le bouton « play ». Les hommes de manies peu recommandables feraient de meilleures affaires avec des mega postes qu’avec un petit lecteur de cassette audio. Peu importe que ce fût de la marque phillips.
Sabine y tenait énormément. Il ne fallait pas non plus tenter le diable. Avant de sortir l’appareil, il s’avérait beaucoup plus intelligent d’avoir choisi au préalable la cassette. Sur la lune il n’ya a pas de roses de Sylvie Vartan ou emmenez-moi danser ce soir de Michèle Thor ? Un sacré dilemme.
Après une journée sèche, elle ne ressentait pas trop l’envie de danser. Encore moins joue contre joue, serrés dans le noir. Elle n’avait pas non plus de raisons de vouloir s’accrocher à la terre et refuser catégoriquement d’aller voir ailleurs et faire un tour sur la lune. Pourtant elle n’avait ni plus ni mieux.
Elle opta pour l’évasion, le rêve irréalisable. Elle le savait. Il n’y aura ni astronaute, ni d’invitation à s’envoler vers la lune. Mais elle pourra peupler son imagination de sons agréables, de couleurs apaisantes et d’odeurs à tendresse. Des sensations très discordantes et opposées à la crue réalité de ce panorama du boulevard Jean Jacques Dessalines qui ressemblait à une course pour éviter le pire, pour s’échapper à la fin du monde. Ce vide pesant aux trousses qui s’entête et s’acharne par vocation à vouloir vous broyer le corps, l’âme et l’esprit. Entre un cillement et une pulsation.
Elle avait parcouru le chemin du retour sur quelques centaines de mètres. L’esprit occupé dans les remembrances de son lecteur de cassette de poche et le choix entre ses deux chansons préférées, elle traversa sans peur aucune la partie réputée la plus dangereuse du trajet.
Apparemment elle ne s’était pas retournée une seule fois pour vérifier si elle était suivie ou non. Juste avant de tourner à droite pour reprendre la rue Madame Ganot, elle se tourna d’un geste relevant plus de l’automatisme que du souci de se savoir suivie. Elle ne nota personne de suspect. Il ne lui restait que quelques mètres avant de bifurquer à gauche pour s’engouffrer dans les petits sentiers en terre battus traversant les terres des SAUREY pour regagner sa maison.
Généralement sur ce tronçon de routes, elle ne se faisait aborder par aucun client. Les maisons étaient trop proches de la rue. Celui qui abordait une femme de petites vertus s’exposait à des quolibets de mauvais gouts de groupes de badauds réunis sous des lampadaires pour rire de tout et de rien.
Ainsi n’accorda-t-elle point d’attention à cette grande voiture qui roulait aux pas ralentis, moteur ronronnant à peine qui suivait sa direction à quelques dizaines de mètres derrière elle.
Elle se mit à chanter à voix haute avec Sylvie Vartan. Elle regarda à gauche et a droite pour traverser la rue et emprunter l’autre trottoir. Elle aperçut encore la voiture qui ne s’était toujours pas arrêtée. Elle allait bientôt tourner à gauche. A partir de là aucune voiture ne pourra la suivre.
Le seul danger viendrait des loups garou. Mais il était encore trop tôt pour croiser ces créatures qui sortent surtout après minuit et respectent les gens de leurs propres quartiers.
Juste avant de tourner, le lalalala de la chanson s’arrêta net. Elle entendit à travers l’écouteur, quelqu’un l’interpeller par son prénom. Elle sortit le lecteur de cassette pour se rendre compte que la cassette continuait à tourner. Elle sortir l’écouteur de l’oreille gauche. Souffla un brin dessus. Et le réintroduit à sa place. En guise de musique, une voix masculine riait à gorge déployée. Elle pensa donc que quelqu’un lui avait joué un tour en enregistrant une blague sur sa cassette. Cependant elle avait bien pris soin de faire ce qu’il fallait pour éviter tout enregistrement accidentel. Quelqu’un l’avait donc fait par méchanceté. Elle se disait qu’elle se paierait le luxe de l’étrangler de ses propres mains ce salaud qui lui aura abimé sa cassette préférée.
- Sabine !
Retentit la voix de nouveau qui ne rigolait plus. Elle se défit du lecteur et de tout ce qui va avec ; tourna sur elle-même pour apercevoir à quelques mètres, la silhouette de la voiture qu’elle avait cru voir un peu plus bas juste après avoir laissé le boulevard Jean Jacques Dessalines.
- Ah ! c’est vous qui m’avez interpelée ? Comment vous avez fait pour me crier à l’oreille ? Que voulez-vous ? J’ai fini de travailler.
- Vous avez fini de travailler ? J’ai l’impression que vous aviez eu une journée plutôt sèche.
- Cela ne vous regarde pas en plus mon travail ce n’est pas de faire de la conversation en pleine rue.
- C’est vrai je m’excuse d’avoir procédé ainsi mais il fallait bien attirer votre attention…
- Vous l’aviez fait et bien fait rassurez vous…que me voulez vous ?
- Laissez-moi commencer par le commencement. Voulez-vous m’accompagner ?
- Vous ne demandez pas mes tarifs ?
- Tarifs de quoi ? Je veux juste que vous m’accompagniez…
- Il vous sera appliqué le tarif par heure
- Vos tarifs ne m’inquiètent pas …venez. Montez.

La portière arrière gauche s’ouvra toute seule. Sabine hésita un instant. L’inconnu lui fit un petit signe de la main. Elle vit sa main et ses doigts et se sentit rassurée. Elle s’installa juste derrière l’inconnu bien assis au volant de sa grande et belle voiture.
(A SUIVRE)
DL

Quand le vodou aura son premier musée-centre culturel

Les objets sacrés du vodou constituent un patrimoine culturel, un héritage monumental à sauvegarder et à préserver. Un projet de création d'un musée-centre culturel est envisagé par un groupe de citoyens et intellectuels. Ce, dans l'objectif de la perpétuation et de la revitalisation des valeurs culturelles, populaires et religieuses du pays.
Haïti: La Fondation pour la préservation, la valorisation et la production d'oeuvres culturelles haïtiennes (FPVPOCH), composée de l'anthropologue Rachel Beauvoir Dominique, de Reynald Trouillot, de Marianne Lehmann, des architectes Didier Dominique et Jean Hénock Trouillot, ambitionne depuis vingt ans de créer dans le pays un musée-centre culturel, consacré au vodou et à la culture haïtienne.
Selon Rachel Beauvoir Dominique et Jean Hénock Trouillot, « ce musée, qui sera formellement le premier espace d'exposition consacré aux arts sacrés du vodou, se veut aussi le premier « centre culturel de préservation, de conservation et d'activités culturelles et artistiques relatives au vodou et à la culture du pays. D'où le projet dénommé : musée-centre culturel ». Les architectes Didier Dominique, Jean Henock Trouillot travaillent d'arrache-pied à la conception de la maquette du bâtiment devant abriter ce musée. Cette construction, indiquent-ils, « doit répondre aux normes standard de tout musée ».
Le musée-centre culturel du vodou sera doté d'une bibliothèque, d'une salle de spectacles (théâtre, danse, musique), explique Jean Hénock Trouillot. « Ce musée aura aussi la vocation d'encourager et de produire des recherches scientifiques sur la culture haïtienne et le vodou », ajoute-t-il.
Les fonds de collection de ce musée-centre culturel seront notamment constitués de la riche collection d'objets sacrés de Marianne Lehmann. Il s'agit d'une riche collection d'environ 3 000 objets, répartis en grandes installations représentant des divinités du vodou et en objets de tous genres, tels que : cruches, drapeaux, colliers, crécelles, costumes, statues. Ces objets ont été généralement utilisés dans des cultes du vodou. Ils sont notamment issus de temples de vodou et de « lakou ». Au-delà de leur dimension esthétique, ces objets ont une valeur significative sur le plan magico-religieux.
Les arts sacrés du vodou d'exposition en exposition.
Une grande partie des objets de la collection de Madame Lehmann a, depuis 1996, fait l'objet d'expositions itinérantes organisées aux Etats-Unis d'Amérique, en République dominicaine, au Canada et en Europe du Nord. Une exposition de ces objets a été tournée dans de nombreuses villes américaines, dont celle de l'Université de Los Angeles en Californie et du Musée d'art de Baltimore. Cette institution lui a consacré un catalogue : « Les arts sacrés du vaudou en Haïti ». En 2000, le Centre culturel espagnol de Santo Domingo a réalisé une exposition autour de ces objets, laquelle a eu lieu dans une église datant du XVe siècle, l'époque de la colonisation espagnole dans la partie est de l'île. De 2006 à 2007, à l'initiative de Jacques Hainard et de Philipe Mathez, une autre exposition s'est tenue au Musée ethnographique de Genève. Intitulée « Vodou, un art de vivre », cette exposition a fait l'objet d'un catalogue, du même titre, conçu et réalisé par Jacques Hainard et Philipe Mathez, respectivement directeur et conservateur du Musée ethnographique. Ce catalogue de 448 pages, auquel ont contribué une vingtaine de chercheurs, d'universitaires et de vodouisants, est paru en anglais, en allemand et en néerlandais. Dans le cadre de l'exposition genevoise qui s'était poursuivie jusqu'au mois d'août 2008, les organisateurs ont projeté le documentaire, « Une mémoire vodou », réalisé par Irène Lichtenstein. Dans ce film, Marianne Lehmann raconte sa passion. Elle fait découvrir ses pièces et fait rencontrer des artisans qui fabriquent ces objets pour lever un coin du voile sur une des croyances les plus mystérieuses du pays.
En septembre 2007, une autre exposition allait être réalisée au Musée des cultures mondiales de Göteborg, en Suède, en présence des architectes Didier Dominique et Hénock Trouillot et de l'anthropologue Rachel Beauvoir-Dominique. L'ouverture de cette exposition a été suivie de la présentation de la collection des objets sacrés par l'anthropologue Dominique, de la conférence d'Hénock Trouillot, (dans laquelle il a situé le contexte historique des objets présentés).
Du 1er novembre 2008 au 10 mai 2009, l'exposition s'est déroulée au Tropenmuseum d'Amsterdam. De style XIXe siècle en brique, le Tropenmuseum est l'un des plus grands musées ethnographiques d'Europe. Logé dans un édifice d'une quarantaine de mètres de hauteur et de cinq étages à balcons intérieurs, ce musée comprend des collections impressionnantes de milliers d'objets du monde entier.
Après le musée de Göteborg où elle s'est poursuivie jusqu'en janvier 2010, l'exposition se déroule de mai à octobre 2010 au Musée ethnologique de Berlin - qui comporte une collection permanente de plus de 500 000 objets du monde entier. En novembre 2010, les objets seront montrés au Musée canadien des civilisations d'Ottawa. D'octobre 2011 à avril 2012, ils seront à nouveau présentés au public allemand, puis en juin 2012 à l'Ubersee Museum de Brème.
L'exposition durera jusqu'en novembre de cette année. Les recettes des entrées des différents musées où se sont tenues les expositions seront reversées à la Fondation pour la préservation, la valorisation et la production d'oeuvres culturelles haïtiennes, en vue de la construction du musée-centre culturel. Entre-temps, les initiateurs de ce projet comptent sur les contributions des organisations et de citoyens d'ici et d'ailleurs pour les aider à concrétiser ce rêve qui les tient tant à coeur.
La création du Musée-centre culturel vodou en Haïti s'inscrit dans les lignées de la préservation et de la conservation d'un patrimoine culturel, artistique et sacré que constituent les objets vodou. Bien nombre de ces objets sont entreposés dans une maison de sept pièces, « placés sous l'oeil de sa propriétaire, en l'occurrence Marianne Lehmann ». Quelques pièces ont été endommagées lors du séisme du 12 janvier. Par la suite, elles ont été confiées au Centre de sauvetage de biens culturels pour être restaurés. « Car nous tenons à préserver cet héritage culturel monumental », a lâché l'anthropologue Rachel Beauvoir Dominique. Les objets sacrés du vodou témoignent du syncrétisme religieux, de la dimension spirituelle, cultuelle, rituelle et artistique d'Haïti. Ils sont capables de provoquer d'intenses émotions ou des sensations de transe. Ces objets renvoient au passé et à la culture populaire haïtienne ainsi qu'aux influences africaines et occidentales. C'est pour plus d'un tout un « art de vivre » !
Chenald Augustin
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82937&PubDate=2010-08-27

Un ouragan «majeur» inquiète les experts américains

Danielle, un nouvel ouragan de catégorie quatre sur l'échelle de Saffir-Simpson (qui en compte cinq) se rapproche dangereusement des Bermudes, a annoncé le Centre national américain des ouragans (NHC).
Situé au dessus de l'Atlantique avec des vents atteignant 215 km/h, l'ouragan ne menacerait pas les Etats-Unis et le Canada pour l'instant. Les forts courants pourraient cependant affecter certaines zones de la côte Est des Etats-Unis.
«Un renforcement supplémentaire est possible dans les prochaines 24 heures», a ajouté le centre.
Il s'agit du deuxième ouragan de la saison 2010 dans l'Atlantique. Peu avant 06H00 GMT, l'ouragan était déjà passé à la catégorie trois, c'est-à-dire un «ouragan majeur». Il se situait à 940 km au sud-est des Bermudes et se dirigeait vers le nord-ouest.
Le NHC a indiqué que Danielle devrait tourner vers le nord et passer bien à l'est des Bermudes pendant le week-end, bien que l'ouragan devrait affecter ces îles avec de fortes pluies.
L'ouragan Danielle était suivi par la tempête tropicale Earl qui s'est aussi renforcée en mer, mais il faudra plusieurs jours avant que les deux n'atteignent les côtes, ont estimé des experts aux Etats-Unis.
Ce vendredi matin, également dans l'Atlantique, au sud-est de Danielle, soufflait la tempête tropicale Earl. Selon le NHC, elle progressait vers l'ouest avec des vents pouvant atteindre 75 km/h et, d'après des experts, elle devrait devenir un ouragan d'ici samedi.
Danielle est le second ouragan majeur de la saison 2010 dans l'Atlantique après Alex qui a traversé l'Amérique centrale et le Mexique, laissant derrière lui au moins 12 morts et perturbant les opérations de récupération de pétrole liées à la marée noire dans le golfe du Mexique.
(Source AFP).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18193

Le dossier des candidats écartés est une affaire classée.

Le CEP annonce qu'il ne va pas revenir sur sa décision d'écarter de la course électorale la candidature de 15 personnalités, notamment celle de Wyclef Jean. Le conseil électoral provisoire a présenté les motifs de sa décision d'écarter 15 des prétendants ayant manifesté la volonté de succéder au président au Préval.
Au cours d'une rencontre avec la presse ce 27 août, la direction des Opérations électorales et le Service des Affaires Juridiques se sont prononcés sur chaque cas séparément.
C'était l'occasion pour la section juridique du CEP de rappeler le caractère irrévocable des décisions du Bureau de Contentieux Electoral National (BCEN.
Selon Me Moslaire Georges, membre du Service des Affaires Juridiques du CEP, les avocats de Wyclef Jean seraient dans une certaine mesure responsables de l'éviction de leur client.
« La liste des candidats agréés est définitive », a martelé le porte-parole du Conseil Electoral Provisoire , Richardson Dumesle.
Les responsables du Conseil Electoral Provisoire affirment qu'ils ont mis le cap désormais, vers la réalisation des élections du 28 novembre.
L'équipe dirigée par Gaillot Dorsainvil se dit plus que jamais déterminée à organiser des élections crédibles et transparentes.
Rappelons que le Conseil Electoral Provisoire est très décrié est décrié par plusieurs secteurs de la vie nationale, qui estiment qu'il n'est pas en mesure d'organiser de bonnes élections dans le pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18194

Haïti-Arts : Prochain dévoilement à Québec d’une statue en bronze de Toussaint Louverture

P-au-P, 29 août 2010 [AlterPresse]--- Une statue en bronze, représentant Toussaint Louverture, l’ancien esclave noir précurseur de l’indépendance d’Haïti, sera dévoilée le mercredi 8 septembre 2010, au cours d’une cérémonie officielle au Parc de l’Amérique latine au Québec (en arrière du Palais de Justice), apprend l’agence en ligne AlterPresse. “C’est à l’occasion du bicentenaire [le 1er janvier 2004] de l’indépendance d’Haïti que l’association haïtienne de Québec (Ahq) avait fait cette offre à la ville, via la commission de la capitale nationale du Québec”, souligne l’Ahq dans une note transmise à AlterPresse.
Le projet de don, à la ville de Québec, de cette statue en bronze de Toussaint Louverture [ de 2.50 m de hauteur], réalisée par Anioclès Grégoire, un sculpteur d’origine haïtienne vivant à Montréal, a pris du temps à se concrétiser.
Une activité culturelle haïtienne devra suivre la cérémonie officielle de dévoilement, le 8 septembre prochain, de la statue en bronze de Toussaint Louverture, annonce l’association haïtienne de Québec.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9911

Haiti-Éducation : Cents étudiants haïtiens bientôt au Sénégal pour une formation universitaire

P-au-P, 27 aout 2010 [AlterPresse] --- Cent étudiants haïtiens partiront en octobre prochain pour le Sénégal afin de démarrer ou de poursuivre une formation universitaire dans deux universités publiques de ce pays. Soixante dix des cents étudiants sont attendus à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, tandis que les trente autres à l’université Gaston Berger de Saint-louis.
« Les frais couvrant les études, l’hébergement et l’entretien des boursiers haïtiens seront à la charge du gouvernement sénégalais », selon le ministre sénégalais des Affaires internationales et humanitaires, Amadou Lamine Ba, de passage en Haiti dans le cadre du traitement des dossiers de candidature à cette formation.
La sélection des étudiants est confiée à une commission sénégalo-haitienne qui soumet les candidats à une évaluation académique, un bilan de santé et un entretien, indique à AlterPresse le ministre Lamine Ba.
Ce programme de bourses d’études constitue la première phase d’exécution d’un « vaste projet humanitaire et historique » mis en œuvre par le président du Sénégal Abdoulaye Wade suite au passage meurtrier du séisme du 12 janvier dernier en Haiti, précise le haut fonctionnaire.
L’autre phase du projet concerne l’accueil et l’insertion de familles haïtiennes désireuses de vivre au Sénégal.
Une commission nationale du Sénégal est en train d’identifier des sites pour la construction de logements, assure Amadou Lamine Ba, sans plus de précisions sur l’état d’avancement du processus de sélection et le nombre de familles haïtiennes attendues au Sénégal. [cer apr 27/08/10 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9907
Commentaires:
Les haïtiens qui veulent s'installer au Senegal savent-ils exactement ce qui les attend là-bas?

Haiti-Sécurité : Bientôt plus de 900 nouveaux agents dans les rangs de la Police nationale

P-au-P, 27 Aout 2010[AlterPresse] --- La vingt-deuxième promotion de la Police nationale d’Haïti (Pnh) fait son entrée le dimanche 29 aout prochain à l’Académie de police de Frères (quartier de Pétion-Ville à l’est de la capitale), apprend AlterPresse auprès de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Haiti (Minustah). Cette nouvelle promotion compte dans ses rangs plus de neuf cents personnes, soit environ huit cent garçons et une centaine de filles, précise Jean Francois Vezina, porte-parole de la police civile de la Minustah.
468 agents, dont 153 femmes, avaient bouclé en aout 2009 un cycle de formation de huit mois à l’Académie de police.
La formation de la vingt-deuxième promotion de la Pnh intervient à un an de l’échéance d’un accord de l’institution policière avec les Nations-Unies sur la professionnalisation des policiers nationaux et le renforcement de leurs capacités opérationnelles.
L’accord s’inscrit dans le cadre d’un plan de réforme adopté en aout 2006 par la Pnh et la Minustah.
Créée en 1995, la Police nationale d’Haiti disposait la veille du séisme du 12 janvier 2010 d’un effectif avoisinant les dix mille policiers.
Le nombre a diminué suite à la catastrophe qui a causé de lourdes pertes dans les rangs de la Pnh.
Un premier bilan officiel dressé quelques jours après le tremblement de terre du 12 janvier a fait état de 70 morts, cinq cents disparus et de quatre cents blessés.
Plus de sept mois après le séisme, un bilan définitif sur le nombre de disparus ou de blessés ayant regagné ou non leurs postes se fait toujours attendre.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9908

Garantir le droit à la santé en Haïti, une obligation de l’État

P-au-P, 28 août 2010 [AlterPresse] --- L’établissement d’un véritable système politique de santé axé sur la prévention et le traitement, accompagné d’une volonté politique, est le point de départ pour garantir l’accès de la population haïtienne des dix (10) départements géographiques aux soins de santé, considère le docteur psychiatre Harrisson Ernest, qui intervenait le vendredi 27 août, dans le cadre des conférences-débats (derniers vendredis de chaque mois) de la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh). « La promulgation de lois et de procédures sanitaires par l’État haïtien et un engagement, de sa part, à les respecter, sont fondamentaux pour permettre aux habitants, de toutes les sections communales, de jouir de leur droit à la santé », soutient Ernest, à cette conférence-débat déroulée autour du thème « la problématique des droits à la santé en Haïti ».
Dans ce processus de respect du droit à la santé, le psychiatre intervenant insiste non seulement sur la formation des citoyennes et citoyens quant à la situation épidémiologique du pays, mais aussi sur l’apport global des organisations sociales.
Les recommandations issues de la conférence-débat posent l’exigence d’une transversalité entre les différentes actions des ministères : de la santé publique, en surveillant la qualité des soins donnés ; de l’éducation nationale, en s’assurant d’une bonne formation des médecins ; de l’agriculture et de l’économie, dans la production des aliments et le contrôle de leur qualité ; des affaires sociales, dans le contrôle du traitement accordé aux travailleuses et travailleurs dans les institutions ; puis des travaux publics, dans la vérification du bon état des routes pour prévenir des accidents.
Dans ce contexte, la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh) demande à l’État haïtien d’appliquer l’article dix (10) de la convention de San Salvador, adoptée le 17 novembre 1988, laquelle préconise de garantir le bien-être physique, psychologique et social [des Haïtiennes et Haïtiens].
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9910
Commentaires:
Il a dit quoi lepsychiatre? Heureusement qu'il y a eu ce débat. Maintenant le gouvernement , les acteurs politiques savent que l'état a l'obligation de garantir le droit à la santé. Il y aura un débat pour arriver à la même conclusion en ce qui concerne la santé, un autre pour le logement, un autre pour le droit à la vie.
Par contre je cherchais le nom de l'ONG qui a fiancé ce débat et je ne l'ai pas lu entre les lignes de cette dépêche!

René Préval reçu chez les Manigat

Le chef de l’Etat, qui se dit "neutre" dans la course électorale, a pris l’initiative de rencontrer pour la première fois l’ex-Président Leslie Manigat et son épouse Mirlande Manigat, candidate à la présidence, "officiellement" en vue de présenter la situation du pays avant les élections Samedi 28 août 2010, Radio Kiskeya
Le Président René Préval a eu vendredi soir des discussions sur la situation du pays et le processus électoral avec la candidate à la présidence du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Mirlande Hyppolite Manigat, et son époux, l’ancien Président Leslie Manigat (fév-juin 1988), lors d’une visite en leur résidence.
Les problèmes liés aux prochaines élections et les grands dossiers de l’Etat étaient au menu de cette réunion à trois longue de trois heures, a fait savoir Madame Manigat à Radio Kiskeya dans ses considérations sur cette initiative du Président qui visait à exposer l’Etat de la nation à celle qui fait partie de ses successeurs potentiels.
Elle précise que face à sa décision de décliner une invitation à aller au Palais National (siège de la Présidence), le chef de l’Etat a utilisé les bons offices d’un "ami commun" pour se rendre chez elle en Plaine (nord de Port-au-Prince).
"Il s’agissait d’une rencontre politique, très cordiale, chaleureuse à un certain moment, sérieuse, avec des discussions franches qui se sont déroulées dans le respect mutuel", s’est bornée à dire la secrétaire générale du RDNP qui a refusé de réveler dans les détails le contenu de la conversation.
Mettant l’accent sur le fait que pour son premier tête-à-tête avec le professeur Leslie Manigat, son prédécesseur et rival direct aux présidentielles de 2006, M. Préval était visiblement "content", Mirlande Manigat note que le dialogue s’est situé à un "certain niveau" où chacun a pu soutenir son point de vue.
La dirigeante démocrate-chrétienne souligne avoir fait part au chef de l’Etat de ses critiques, déjà exprimées publiquement, sur la dépendance présumée du Conseil électoral provisoire vis-à-vis du pouvoir et sa décision de valider, en violation de la constitution, la candidature d’anciens hauts responsables de l’Etat n’ayant pas reçu décharge de leur gestion.
René Préval a quant à lui revendiqué la neutralité de l’Exécutif dans le processus électoral, se défendant notamment d’avoir été à l’origine du communiqué #16 du CEP qui a consacré la mise en veilleuse de l’article 233 de la loi mère relative à la décharge.
La professeure Manigat croit que sa rencontre avec le chef de l’Exécutif n’avait pas les "mêmes objectifs" que celle que René Préval avait eue, il y a une semaine, avec Wyclef Jean tout juste avant l’exclusion de ce dernier de la course électorale pour déficit de résidence.
Passé depuis à l’opposition, le célèbre musicien de hip-hop a, dans une chanson polémique mise en circulation, contre-attaqué en dénonçant "l’hypocrisie" de Préval qui aurait dicté sa mise à l’écart à des conseillers électoraux soumis bons pour être "emprisonnés".
Par ailleurs, le leader du RDNP n’était pas en mesure de confirmer l’intention de son interlocuteur -chef suprême de la plateforme INITE- de s’entretenir de la situation post-séisme du pays avec les autres candidats à la présidence.
En visite à Port-au-Prince, le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, avait confié vendredi que le chef de l’Etat prévoyait de faire le point sur l’état d’avancement du processus de reconstruction avec les 19 personnalités en lice pour les élections du 28 novembre sur lesquelles continuent de planer plusieurs inconnues.
Constitutionnaliste, vice-rectrice de l’université privée Quisqueya et ancienne Sénatrice en 1988, Mirlande Manigat s’était retirée des sénatoriales de 2006 à la suite de la défaite aux présidentielles de son mari que celui-ci avait vivement contestée tout en réclamant son droit à un "second tour pédagogique" contre Préval alors déclaré vainqueur au premier tour sans avoir franchi la barre de 50% des voix. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6987
Notre commentaire:
L'exécutif aura bien du mal à faire accepter une vertuese neutralité dans ce processus électoral. Sans vouloir adopter ouvertement une position d'arbitre, René Préval n'a pas toujours choisi les meilleurs moments pour intervenir. Nous aions très mal compris le propos de sa rencontre avec Wyclef le jour de lapublication de la liste des candidats.
Cette réunion avec Myrlande Manigat n'a nullement sa raison d'être.

Pluie de dons pour ONE DROP

Le président du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, accompagné
par sa conjointe, Claudia Barila
LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE
Publié le 29 août 2010 à 05h00
Ian Bussières, Le Soleil
(Québec) Le pdg du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, n'oublie pas sa ville natale et, hier, Québec lui a montré qu'elle ne l'oubliait pas non plus alors que la soirée-bénéfice pour la fondation ONE DROP, à l'occasion de l'avant-dernière présentation du spectacle TOTEM dans le Vieux-Port, a permis d'amasser 820 000 $ pour l'association caritative.
«C'est ici que je suis né, c'est ici que j'ai travaillé fort au cours des premières années, ça fait toujours plaisir de voir que Québec soutient encore les causes qui me tiennent à coeur», a déclaré l'homme d'affaires peu de temps avant que son partenaire et président d'honneur de la soirée, le metteur en scène Robert Lepage, ne dévoile le montant recueilli.
En entrevue au Soleil, Guy Laliberté s'est dit heureux de pouvoir être présent dans la capitale cette année alors que l'an dernier, il préparait son voyage dans l'espace. «Je n'ai pas pu être là l'an passé, je m'étais adressé aux gens par vidéo. Je suis content de pouvoir souligner deux grandes années de levées de fonds à Québec», a-t-il déclaré.
Il a ajouté que sa jeune fondation avait grandement bénéficié de sa très médiatisée épopée spatiale à bord du vaisseau Soyouz TMA-16. «Ça a vraiment eu un gros impact à l'international. Au Québec, à la limite ça a quasiment été de la surexposition, mais c'était nécessaire pour nous faire connaître dans les grandes capitales du monde.»
Robert Lepage, créateur et metteur en scène de TOTEM, était heureux de s'associer à la soirée, qui permettait aussi de recueillir du financement pour le Centre résidentiel et communautaire Jacques-Cartier, qui aide les jeunes en situation difficile à reprendre leur place dans la société.
«Nous avons amassé 820 000 $ et on me dit que dans la région de Québec, jamais une oeuvre caritative n'a amassé autant à travers les années. Pour moi, c'est important d'avoir une compassion locale et une préoccupation universelle», a-t-il expliqué.
La directrice générale de la fondation ONE DROP, Lili Anna Peresa, a expliqué que la somme recueillie à Québec s'ajoutait à un montant de 1 million $ obtenu lors d'une activité de financement à Montréal et à un don de 1 million $ du Groupe financier RBC.
Pour Haïti
«Ce sont donc entre 2,5 et 3 millions $ qui serviront à financer le projet de ONE DROP en Haïti, plus précisément à Léogâne, où se trouvait l'épicentre du séisme du 12 janvier. Nous sommes actuellement en phase de planification, mais les opérations sur le terrain débuteront en septembre», indique-t-elle. ONE DROP aidera la communauté de Léogâne, qui compte 100 000habitants et dont 90 % des infrastructures ont été détruites, en creusant des puits, mais aussi en fournissant des filtres pour procurer une eau de qualité, en installant des toilettes et des latrines et en mettant en place un système de captation de l'eau de pluie qui permettra d'arroser des jardins.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201008/28/01-4310684-pluie-de-dons-pour-one-drop.php