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mardi 31 juillet 2012

Le Brésil et l'Equateur prêts à aider Haïti pour former une armée


Mis à jour le 31.07.12 à 08h57
Le Brésil et l'Equateur ont accepté d'aider Haïti à restaurer son armée pour remplacer la force de maintien de la paix de l'ONU qui protège le pays depuis 1994, a-t-on appris auprès de sources brésiliennes et équatoriennes. Le président Michel Martelly souhaite depuis près d'un an rétablir une armée, estimant que les Haïtiens préfèreraient voir leur pays être protégé par ses propres troupes que par les forces de l'ONU. Les forces armées haïtiennes ont été supprimées en 1994 par l'ancien président Jean-Baptiste Aristide, qui avait été renversé quatre ans plus tôt par un coup d'Etat militaire.
«Le Brésil va apporter son savoir-faire pour aider Haïti à rebâtir son armée», a indiqué un porte-parole du ministère brésilien de la Défense. Le Brésil va dépêcher une équipe militaire à Haïti dans les deux ou trois prochaines semaines pour évaluer la situation, a ajouté le porte-parole. Selon un responsable du ministère équatorien de la Défense, l'Equateur s'est également engagé à apporter son aide.
Réserves
La volonté de restaurer l'armée, dans un pays qui peine toujours à se remettre du séisme dévastateur et meurtrier du 12 janvier 2010, risque de se heurter à de fortes réserves tant dans l'opinion publique que chez les bailleurs de fonds internationaux. Les violations des droits de l'homme attribuées jadis à l'armée pourraient être un facteur de division, et les dépenses occasionnées par son rétablissement risquent d'être vues d'un mauvais oeil par ceux qui souhaitent donner la priorité à la reconstruction du pays.
«Nous voulons créer une force qui contribuera au développement, nous aidera à faire face aux catastrophes naturelles, à protéger nos frontières et à apporte son soutien sur des question sécuritaires lorsque la police est submergée», a dit Michel Martelly à Rentiers. «Nous parlons avec d'autres partenaires qui ont des inquiétudes, notamment en raison des anciennes méthodes de l'armée haïtienne qui a été impliquée dans des violations de droits de l'homme et des coups d'Etat.»
Reuters
http://www.20minutes.fr/ledirect/979207/bresil-equateur-prets-aider-haiti-former-armee

Haïti - Diaspora : TF1 n'a pas diffusé les images du défilé de la délégation haïtienne aux J.O (lettre ouverte)

31/07/2012 09:27:31
Alors que toutes les communautés ont vu défiler avec joie et bonheur les athlètes représentant leur pays d’origine, la communauté haïtienne a été privée de voir les siens. En effet, les images de la délégation haïtienne aux J.O. de Londres, ont été injustement « zappées » par TF1. Dans une lettre ouverte au Groupe de Télévision Français, la Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe (FEDHE) exprime sa très grande déception et demande au Groupe de télévision français, sinon des excuses, tout au moins la rediffusion de ces images de la délégation haïtienne, qui ont été ignorées par TF1.

Lettre ouverte :
« Groupe TF1
1, quai du Point du Jour
92100 Boulogne Billancourt

Paris, le 30 juillet 2012

A l’attention de Madame Catherine Nayl
Directrice de l’information
CC. M. Harry Roselmack
M. Gilles Bouleau,
“CSA”

Madame, Messieurs,
La Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe tient, par ce courrier, à vous exprimer sa très grande déception après un grave incident lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, lequel a frappé en plein cœur les 200,000 Haïtiens vivant en France. Alors que toutes les communautés ont vu défiler avec joie et bonheur les athlètes représentant leur pays d’origine, la communauté haïtienne a été privée de voir défiler ses athlètes.
La délégation haïtienne à Londres a été effacée par TF1, « zappée », diriez-vous, de vos écrans ; les commentateurs faisant le choix de ne s’intéresser qu’aux seuls athlètes français. S’il est vrai que nous comprenons l’enthousiasme qu’a pu solliciter chez vos commentateurs le passage des athlètes tricolores, nous nous interrogeons en revanche sur le fait d’avoir balayé les sportifs haïtiens. Pour quelles raisons ?
Compte tenu du professionnalisme dont sait faire preuve votre chaîne, la seule d’ailleurs, en France, à avoir acquis les droits de rediffusion de cet événement planétaire, nous prenons la liberté de penser qu’il ne peut s’agir d’une simple erreur.
Nous n’ignorons rien des énormes enjeux publicitaires que représentent ces athlètes et ces Jeux pour TF1. Nous savons aussi que la marque France doit être vue, comprise, appréciée, aimée. Nous-mêmes y sommes très attachés, pétris des valeurs républicaines, soucieux des liens historiques forts qui unissent la France à Haïti, deux nations sœurs, liées par une histoire coloniale à rebondissements. Vous savez donc, comme nous, qu’au Stade de Stratford ce vendredi soir, il n’était pas seulement question de sport mais aussi d’images, de visibilité. D’où notre colère de l’absence de la marque Haïti sur vos antennes.
Après le séisme du 12 janvier 2010, les caméras du monde entier, les vôtres comprises, se sont tournées vers Haïti. Depuis, le pays panse ses plaies et maintenant Haiti est en phase de reconstruction.. Sa présence à Londres participe de cette reconstruction. Le sens de notre passage s’inscrivait non seulement dans un cadre strictement sportif mais aussi et surtout, par ces temps difficiles pour nous, dans un cadre politique. La marque Haïti, comme la marque France, doit être vue. C’est son droit légitime, surtout quand le monde entier peut la voir lors d’une fête aussi importante.
Madame, Messieurs, le fait d’avoir ignoré le passage des athlètes haïtiens n’a pas blessé uniquement les Haïtiens, ou les franco-haïtiens. Cette faute – volontaire ? – a profondément choqué tous ceux qui croient dans les valeurs de l’olympisme : partage, RESPECT, universalité. Aussi, la Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe, attend-elle de vos équipes sinon des excuses publiques dans l’une de vos émissions de grande écoute du moins des explications. L’idéal serait la diffusion, enfin, de ces images de la délégation haïtienne, qui ont été injustement ignorées par TF1. Ce sera justice.
Loin de nous l’idée de nous ériger en procureurs malhabiles et de mauvaise foi. Vous comprendrez cependant notre émotion et notre colère légitimes.
Dans l’attente de la prise en compte de nos remarques ci-dessus, recevez, Madame, Messieurs, l’expression de nos distinguées salutations.
Pour la Fédération Diaspora Haïtienne d’Europe FEDHE
Samuel Colin
Délégué Général
P.S : Cette lettre sera diffusée sur les réseaux sociaux et sera envoyée aux associations franco-haïtiennes ainsi qu’aux représentants du gouvernement haïtien en France. »
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-6265-haiti-diaspora-tf1-n-a-pas-diffuse-les-images-du-defile-de-la-delegation-haitienne-aux-jo-lettre-ouverte.html

Commentaires:

Cet évènement qui avait provoqué l'hilarité de mon fils, ne m'avait pas fait rire. Je faisais la remarque à une très bonne amie avec qui j'avais partagé mon envie d'écrire et d'interpeller les gens de TF1. J'applaudis donc cette initiative de la fédération de la Diaspora Haïtienne d'Europe qui ne doit pas laisser passer ce fait comme quelque chose de banal.
L'une des (premières) victimes d'une attitude que l'on pourrait cataloguer de chauviniste est votre serviteur. J'ai suivi toute la cérémonie qui me semblait assez lourde par moment dans le but de voir défilé nos athlètes. Au moment de la présentation des délégations, je me suis confortablement placé devant mon écran de télévision. mon appareil photo mis sur trépied. Mon caméscope en main. Mille vérifications ont été réalisées pour immortaliser ce moment. Le défilé pour moi n'a eu d'intérêt qu'à l'approche des pays dont les noms commençaient par la lettre H. Pour ne rien rater j'ai commencé à suivre avec assiduité le défilé à partir du Gabon, gwam etc...
Pourtant, ceux qui ont assuré la retransmission de la soirée d'ouverture avaient parlé d'Haïti. Toujours avec les mêmes mots. Peu importe le contexte. en effet au passage de la délégation de la Dominique, ils ont eu l'intelligence d'établir un distinguo entre la Dominique et la république Dominicaine. Ils ont été jusqu'à rappeler que la République Dominicaine représentait une puissance dans le monde du baseball. Ce qui est vrai! mais ils ont introduit Haïti dans la narration pour décrire le côté saisissant que l'on découvrait quand on survolait les deux pays à basse altitude et que l'on pouvait observer la différence entre (la pseudo opulence) de la République Dominicaine et la pauvreté criante d'Haïti!...
Pour revenir au défilé, je ne sais plus quelle nation avait précédé Haïti, mais juste avant, la production de TF1 est partie vers la délégation française pour faire la chasse aux personnalités qui s'amusaient: Laura Fessel, Tony Parker et bien d'autres...Pendant ce temps, assis devant la télé, j'ai entendu les maîtres de cérémonie annoncer « HAITI » tandis que je regardais un banqueteur français filmer les l'évènement pour sa famille et ses amis!
Heureusement qu’une amie depuis Haïti, m’a envoyé une photo de ma délégation !
Je ne sais pas si la production de TF1 a imaginé à un certain moment, combien d'Haïtiens ont été frustrés et bernés, victimes d'une injustice inconsciente. Ce qui, n'aurait pas du se produire en se basant sur le caractère universel d'un tel évènement.
TF1 depuis ce jour a surement perdu au moins un téléspectateur...MOI!

Haïti: la colère gronde dans les bidonvilles menacés par les bulldozers


Sur les collines qui surplombent Pétion-Ville, quartier cossu à l'est de Port-au-Prince habité autrefois par les riches haïtiens, les constructions anarchiques occupent de plus en plus de terrain.
Les éboulements meurtriers qui ont frappé les quartiers surpeuplés et le risque d'hécatombe lors de catastrophes naturelles poussent les autorités à envisager le déplacement des résidents de bidonvilles.
Mais elles risquent, ce faisant, de se heurter à la colère de la population délogée.
Récemment, à l'annonce de mesures d'éviction, des habitants en colère sont sortis des cabanes exposées aux intempéries et descendus dans les rues de la capitale pour affronter la police.
"Ils doivent nous passer sur le corps pour nous déloger. C'est ça la récompense du président à notre vote?", lance Sylvestre Véus, la trentaine, les yeux rouges de colère, parmi les manifestants. Selon lui, "il n'y a pas de danger" dans son quartier, appelé Jalousie.
Jalousie est un de ces bidonvilles qui entourent la capitale d'Haïti. Planté au flanc de la colline en face de Pétion-Ville, les masures y sont collées les unes aux autres, comme tout au long du massif montagneux qui borde la capitale.
"Ce quartier existe depuis plus de 60 ans, je suis né ici", dit William Jean, 62 ans, assis sur une banquette en face de l'unique porte de sa petite demeure. "Au début, il n'y avait que quelques rares maisons", se souvient-t-il.
Aujourd'hui, 21% de la population de la commune de Pétion-Ville vit dans ce faubourg, où les maisons montent en escalier les unes après les autres, jusqu'au sommet de la colline complètement déboisée.
Après le séisme de 2010, qui a fait plus de 200.000 morts et d'un million de sinistrés, de nombreux sans-abri sont allés s'établir dans ces bidonvilles qui ont pour noms Jalousie, Tchétchénie, Désermithe ou Canapé Vert. Ils s'étirent sur un massif montagneux de 4.000 hectares jonché de tentes et d'abris provisoires à perte de vue.
Au total, plus de 250.000 personnes vivent dans 50.000 maisons dans ces quartiers.
Les électeurs oubliés
"Chaque crise sociopolitique a poussé son lot de personnes à venir s'établir ici comme dans les autres ghettos de Port-au-Prince", explique Sylvestre Telfort, responsable d'une organisation de défense des intérêts des résidents de Jalousie.
Celui-ci encourage cependant les gens vivant dans les ravines à se déplacer comme demandé et préconise le dialogue entre les autorités et les personnes concernées.
"C'est dans les bidonvilles qu'on vient chercher les électeurs, après on les oublie!", tempête Jocelyn Louis, assis sur son vélo. "Je dis non! Personne ne peut nous arracher à cette terre".
Jocelyn s'en prend à "l'Etat en retard" qui n'intervient "jamais à temps" et "ne respecte pas la Constitution qui garantit un logement à chaque fils de ce pays". Les voisins opinent, accusant pêle-mêle les gouvernements successifs et les élus locaux qui "ne font rien pour le peuple et donnent tous les avantages aux riches".
Pour Deracin Joseph, un notable de Jalousie, les autorités seraient même complices de la concession d'espace à des propriétaires de luxueuses villas.
Une passante enceinte soupire en désignant les grandes résidences cachées derrière de hauts murs surmontés de barbelés: "Ils veulent nous déloger, mais les propriétaires des maisons à deux et trois étages continueront à jouir de leur position".
"C'est un dossier délicat. Il y a une gestion politique, une gestion sociale et une gestion technique à faire", reconnaît le ministre de l'Environnement, Jean Ronald St-Cyr. "Il faut faire quelque chose", répète-t-il.
En attendant, il envisage la destruction d'environ 2.000 maisonnettes érigées à proximité des ravines et propose une indemnité, de six mois à un an, pour les habitants concernés ainsi que l'interdiction de toute nouvelle construction.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/haiti-la-colere-gronde-dans-les-bidonvilles-menaces-par-les-bulldozers-26-07-2012-2102926.php

QUOI DE NEUF!

Bonjour, amis bloggeurs ! Bonjour fidèles lecteurs d’Haïti Recto Verso !

Après un mois d’absence sur la toile nous sommes revenus. Vous êtes déjà assez habitués avec ces périodes d’absence qui surviennent toujours à la même époque. Elle correspond à nos vacances. Vacances, quand elles ne riment pas avec farniente ou les pieds dans l’eau, signifie le temps de refaire le plein. Nous avions opté pour garder un profil plutôt bas. Nous avons préféré observer et nous garder d’émettre des coups de gueule.
Tout compte fait, nous n’avions pas pris de vraies vacances. Nous sommes partis voir pour comprendre et agir. Nous sommes allés en Haïti, là nous avons pu voir un pays qui se remue doucement, manifestant le désir de se relever. Nous avons eu l’impression qu’il manque encore un petit quelque chose. Peut être, passer de la résilience à l’indignation pour s’auto-estimer par rapports aux adversités et aux faux amis ? Sans doute comprendre les enjeux dans leurs vrais sens pour s’armer des meilleurs atouts pour les affronter victorieusement ?
Trente mois après, pour ne pas froisser des sentiments, le bilan reste assez mitigé. Tout dépend du côté ou l’on se place. Le pays a surement repris sa physionomie d’avant le 12 janvier 2010. Certains « espaces vides » rappellent qu’il manque ici et là certains édifices. Mieux encore, le Palais National encore à genou est sans doute le seul élément qui ramène encore les souvenirs cruels et dramatiques du tremblement de terre. S’il est vrai que l’on observe très peu de décombres, il n’y a pas non plus de chantiers grouillant de monde comme témoin d’une vaste reconstruction.
La place du Champ de Mars est vidée des camps de déplacés. Le parc Sainte Thérèse de Pétion Ville et le Stade Sylvio Cator aussi. Ne demandons pas dans quelles conditions ces évacuations ont été effectuées.
Sur le plan politique nous avions envie de dire que c’est le statut quo. Les deux pouvoirs principaux, le législatif et l’exécutif, refusent catégoriquement de se mettre d’accord pour affronter les défis qui semblent les dépasser de plusieurs coudées. Un scandale succède à un autre qui est vite oublié. Des parlementaires qui changent de côté en s’alliant à leurs adversaires d'hier au gré des caprices de leurs besoins et intérêts.
L’exécutif de son côté, surtout la présidence, continue à faire cavalier seul sur des dossiers et des actions qui peuvent être jugées comme contradictoires. Les programmes d’assistance ne sont pas bien expliqués. Ils portent des noms qui évoquent surtout la misère et l’égocentricité partisane : « Ti manman chéri » (Petite maman chérie), la carte rose…
Il faut cependant noter quelques mesures qui tendent vers une organisation simple et débutante de la vie sociale en Haïti. La je pointe positivement du doigt le service de circulation qui veut sévir de façon radicale contre les mauvaises habitudes au volant. Ce sont certes des mesures simples. On pourrait se demander pourquoi elles n’étaient pas encore appliquées dans une capitale si mal gérée. Parmi les plus récentes on peut évoquer le port de la ceinture de sécurité, l’obligation de porter les enfants en bas âge dans des sièges appropriés, des radars placés sur les axes routiers…
Le paradoxe qu’il fallait relever avant ces mesures c’est que le pays a un besoin cruel d’argent dans une société qui n’est pas habituée à payer des impôts. Pour des raisons justifiées ou pas. L’application des règles du code de la route permet à la fois de protéger des vies et d’augmenter les recettes de l’état. Un bon ami résidant en Haïti, me disait que pour lui c’était comme une sorte de réflexe. Dès qu’il arrive aux Etats-Unis ou en République Dominicaine, au volant il met automatiquement sa ceinture de sécurité. Cependant à Port-au-Prince, il ne se sent pas de s’emmerder avec ce truc, dans ce merdier !...
Nous avions visité l’école et les enfants de la Fondation « SEEDS FOR THE FUTURE » (SEMENCES POUR L’AVENIR), cette école dont les enfants reçoivent une attention particulière de la part du personnel soignant de l’hôpital Privé Clairval et de quelques amis. Nous avions pu évaluer leurs besoins tout en leur assurant notre soutien.
Nous avions aussi travaillé avec beaucoup d’organisations qui s’occupent de l’enfance défavorisée. Cette partie « pilier » de la société haïtienne en bute à de vraies difficultés. Les problèmes et les besoins sont les mêmes, pour des enfants qui risquent d’être happés par l’engrange de la délinquance ou de la prostitution. FONDACIRE, Fondation Croire, Investir, Réussir travail dans ce domaine et nous pensons pouvoir faire passer le message de ces enfants défavorisés jusqu’aux gens de bonne volonté qui ont compris que cette forme de coopération peut se révéler très productive pour la société haïtienne…
Enfin, nous avions rencontré Nephtalie Ilisse, cette fille miraculée qui avait été prise en charge à Marseille, en 2007, après un vaste mouvement de solidarité sans précédent qui avait permis de recueillir les fonds nécessaires pour couvrir les frais d’une chirurgie cérébelleuse, magistralement réalisée par le Docteur Gabriel LENA de l’hôpital La Timone.
Nous l’avions vue, guérie de sa maladie avec des séquelles prévues. Selon les parents, qui sont encore extrêmement reconnaissants envers toux ceux qui avaient rendu possible cet exploit, elle n’a plus mal à la tête, elle ne vomit plus, elle n’a pas de nausées. Scientifiquement parlant, elle ne présente plus de syndrome d’hypertension intracrânienne.
Nous avions été agréablement surpris de voir qu’elle se rappelait de tout le monde en particulier de tous ceux qui ont été proches d’elle durant son séjour à Marseille. Elle a mentionné sans erreur, des noms comme Anne Marie Straboni, Marie Dominique Ohresser, Valérie Ranchin.
Nous voudrions profiter de cet instant pour envoyer nos plus vifs remerciements à ceux qui ont contribué à redonner la vie à cette demoiselle qui aujourd’hui a treize ans. Nous pensons au service de Air France qui avait mis â notre disposition des billets d’avion pour faciliter le voyage, à aviation sans frontières qui avait dépêché un de ses membres pour accompagner Nephtalie et sa mère depuis Port-au-Prince jusqu’à Marseille et pendant le trajet dans l’autre sens, à tous les donateurs qui nous ont proportionné généreusement « le nerf de la guerre ». Nous avons dans ce sens une pensée particulière pour l’ensemble des supporters de l’Olympique de Marseille qui avaient pris part à cette action avec un très grand cœur…
Nephtalie serait heureuse de revenir en France pour remercier Marseille de ce qui a été fait en sa faveur…
Nous avions traversé la frontière entre Haïti et la République Dominicaine. Mon Dieu quel Bordel!
Nous sommes allés vers le plateau central. Une zone géographique regorgeant une potentialité enviée pour le développement et le désenclavement. Avec cette route nationale numéro 3, à mettre dans les grandes réalisations du président Preval, il ne manque que ce rien pour en faire une zone pilote.
Et que dire de la visite de "PELIGRE", cette force de la nature apprivoisée dans un décor de rêve pour alimenter en électricité le pays. A l'époque de son inauguration, les slogans propagandistes pro François Duvalier disait que seul Duvalier pouvait conquérir l'énergie de Péligre pour la donner à son peuple. Près de cinquante ans plus tard, cette centrale hydroélectrique continue à être la seule pourvoyeuse du peu d'énergie électrique dont bénéficient la capitale et le reste du pays...Les slogans disaient-ils la vérité sur un ton de malédiction ou de prophétie?
Nous avions suivi aussi la première phase du tournoi qualificatif pour la Coupe du Monde des moins de 17 ans. Nous avons vu avec une certaine délectation une sélection de jeunes grenadiers pétris de talents. Leur défaut, c'est d'être haïtiens! Que dire de cette perle qui joue en milieu offensif droit, Derival Jean Wesner. Une vraie perle. Mais nous connaissons déjà la fin de l'histoire. La fédération n'aura pas les moyens suffisants pour assurer la préparation de ces jeunes qui pourraient déjà être considérés comme la base de la sélection pour la coupe du monde de 2018.
Pourtant dans ce même pays on peu disposer de plus d'un million de dollars pour un carnaval des fleurs en juillet. Parler de fleurs dans un pays déboisés à plus de 90% ! Cinq mois après le carnaval national. Un évènement réalisé sans raison du dimanche à Mardi. Comme si en juillet il y avait un mardi gras aussi. Un carême en juillet. Pourquoi ne pas avoir organisé ces festivités chères aux haïtiens sur un week-end ? Quelqu'un devra expliquer aux autorités ce que représente en matière de productivité et de recette fiscale une journée et demie de congé.
Voilà, amis lecteurs, un résumé assez succinct de nos activités de vacances. Nous restons à votre disposition pour plus de renseignements et nous sommes comme d’habitude, ouverts au débat contradictoire positif comme forme de contribution pour faire avancer les esprits et les choses.
Merci et bonne lecture !
Juillet 31/2012
Marseille, France

jeudi 26 juillet 2012

NOS BAS EN HAUT...COUP DE GUEULE DE CARLIE

Il ne manquait que ça, nous importons la merde maintenant...
La nouvelle a parcouru la ville comme une traînée de poudre, des salamis à la merde peuplent le marché haïtien, provenance, République Dominicaine. J'ai été incrédule et j'ai souhaité que cette information ne fût qu'une rumeur qu'on allait vite démentir. Il n'en est rien, au contraire, des mesures ponctuelles ont été prises pour interdire la vente de ces produits sur le marché local.
Comme un journaliste a eu à si bien le souligner, il a fallu que le constat soit fait par des dominicains eux-mêmes, pour que nous soyons avisés de la situation.
La question, allons nous attendre que les étrangers nous indiquent combien de "fatras" que nous importons de partout ? Nous sommes,  il parait, la poubelle de bien des états voisins.

La douane ne s'intéresse qu'au contrôle des taxes. Payez et déversez !
Il a fallu qu'une âme charitable nous fasse comprendre qu'on nous fait manger de la merde pour que l'on "réagisse".
A quand une association des consommateurs?

Les "balles de pèpè" nous viennent de partout et personne ne se donne la peine de questionner le contenu de ces sacs poubelles. On y voit de tout quand ils sont déballés sur les trottoirs.  Mêmes des sous vêtements usagés dont la population vante la bonne qualité y trouvent leur place.
Carlie pour AFHES http://www.afhes.org/

dimanche 15 juillet 2012

Nephtalie ILISSE…CINQ ANS PLUS TARD


Nephtalie ILISSE…CINQ ANS PLUS TARD….
J’avais tellement prévu de faire des choses pendant mon séjour de 17 jours en Haïti que j’ai failli laisser de cote l’un des points les plus importants de mon agenda. J’avais écrit en rouge et souligné en noir : rencontrer Nephtalie.
Nephtalie ILISSE, est donc cette petite haïtienne qui avait été opérée en 2007 par les soins du Docteur Gabriel Lena au CHU La Timone, d’une tumeur cérébelleuse responsable d’une hypertension intracrânienne qui justifiait l’urgence d’une indication chirurgicale.
Tout avait commencé un matin par la lecture d’un article paru dans un quotidien local, Le Nouvelliste, expliquant le désarroi de cette famille qui devait constater la dégradation jusqu'à la mort de leur fille de huit ans si rien n’était fait assez rapidement. En Haïti, il n’existait pas un plateau technique per mettant d’augurer  une issue satisfaisante à cette maladie.
Le décalage horaire aidant, on n’avait pu se renseigner immédiatement de l’état de sante de Nephtalie et un grand mouvement de solidarité mis en place par Madame STRABONI de l’association Hispaniola, Marie Dominique OHRESSER de Chrétiens et Sida, Valérie Ranchin, et l’association Culturelle Haïtienne de Marseille. Des particuliers et des institutions comme l’Olympique de Marseille et les groupes de supporters  avaient permis de payer les frais d’hospitalisation.
Air France avait mis deux billets d’avion à la disposition de Nephtalie et  de sa mère.
Aviation sans frontières avait dépêché quelqu’un pour les accompagner.
Apres un séjour d’un mois, Nephtalie et sa mère étaient reparties pour Haïti heureuses et guérie.
On avait eu très peur après le tremblement de terre du 12 janvier. Mais les nouvelles reçues de Monsieur Igaud ILISSE nous avaient rassurées…
Le 11 juillet nous nous sommes rendus chez Nephtalie à Port-au-Prince. Nous l’avions retrouvée grandie et changée cinq ans plus tard. Elle nous a reconnus en citant notre nom et prénom. Elle se rappelle encore de Madame Straboni, Marie Dominique OHRESSER, Valerie Ranchin et ses deux enfants.
Les parents nous rejoignirent après dans une effusion de joie indescriptible. Le père, que nous croisions pour la première fois nous a raconté l’histoire vécue de son coté. Comme croyant, il considère que l’intervention de l’équipe de Marseille était en fait une intervention divine.
D’après les parents, Nephtalie n’a plus de maux de tête, ni de nausées ni de vomissements. Cela veut dire qu’elle est guérie.
Elle garde des séquelles présentes avant l’intervention : troubles de l’apprentissage et baisse de l’acuité visuelle…
La famille encore  reconnaissante, m’a priée de transmettre l’expression de leur gratitude à tous ceux qui ont de prés ou de loin contribué à  ce que Nephtalie soit encore en vie….

Dans un bidonville d'Haïti, le sport comme antidote à l'exclusion

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Rien ne prédestinait Robert Duval, rejeton d'une famille d'industriels, à se retrouver dans cet endroit où plus de 300.000 Haïtiens vivent dans des conditions inhumaines, lui qui a fait des études dans des universités nord-américaines.
"Je suis venu à Cité-soleil parce que je cherchais un engagement social conforme à ma vision de la vie. Je me suis dit que j'allais monter un centre de développement de talents sportifs", dit-il.
Après avoir fait de la prison sous les Duvalier, Robert Duval, mieux connu sous son surnom de "Bobby", a voulu donner une nouvelle direction à sa vie. Depuis près de 20 ans, il est à la tête d'un centre sportif, l'Athlétique d'Haïti, planté au coeur du bidonville sur une ancienne décharge.
En venant dans ce quartier ostracisé, cet ancien sportif a voulu se "rapprocher des exclus", explique-t-il.
Après avoir donné des leçons de football à un petit groupe de jeunes déshérités, il s'est retrouvé avec plusieurs centaines d'enfants. Le projet a grandi et fournit désormais le gros des footballeurs des clubs professionnels et de la sélection nationale.
"J'ai formé des dizaines et des dizaines de jeunes footballeurs haïtiens et je les ai emmenés dans des compétitions en Europe et aux Etats-Unis", raconte-t-il, montrant les trophées qu'il a rapportés de tournois disputés en Norvège, aux Etats-Unis et récemment de France, la Coupe des sans-abri.
5 millions nécessaires
Son engagement a valu à Bobby une reconnaissance internationale. La chaîne de télévision américaine CNN en a fait un de ses "héros" en 2007.
"Je suis reconnu à l'étranger pour mon travail, mais pas forcément en Haïti. Il y a encore des irréductibles qui pensent que je ne devrais pas venir ici. Ils pensent que ma place n'est pas là", dit Robert Duval. "Mais c'est un choix", répète-t-il.
Pour son choix, il est respecté et adulé à Cité-soleil, où il donne de l'espoir à des jeunes en T-shirt rouge en train de jouer sous un chaud soleil.
"Je suis un milieu, je rêve de jouer dans des clubs en Europe", dit Ariel Charles, 14 ans, surnommé Zannetti.
"Mon rêve c'est de jouer comme Suarez, comme Messi", renchérissent deux autres garçons qui reviennent de l'entraînement pour prendre place au réfectoire où un plat de riz leur est servi.
"Ils viennent de loin pour s'entraîner. Ils jouent au foot, mais aussi au basket, font du karaté ou de la boxe", dit Robert Duval. "Ils reçoivent aussi à manger et il y a une école classique. C'est important", ajoute-t-il.
Aujourd'hui, Bobby nourrit le projet de construire un grand stade de 15.000 places à Cité-soleil.
"C'est un grand projet pour ce quartier détesté comme une plaie et que certains avaient souhaité raser", dit l'ancien militant.
Avec l'aide de la Banque interaméricaine de développement, de la Clinton Global Initiative et d'autres mécènes, Robert Duval compte récolter les 5 millions de dollars nécessaires.
"Le projet avance, le terrain est là, il m'a été offert par un Haïtien. Nous allons ériger un beau stade qui sera baptisé Phoenix": les fondations sont faites avec les débris des destructions provoquées par le séisme de janvier 2010 qui a ravagé Port-au-Prince, explique-t-il.
Ses plans ne s'arrêtent pas là: "Avant de mourir, je rêve de monter des académies sportives dans tout le pays pour former des athlètes".
La Voix Du Nord
http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/dans-un-bidonville-d-haiti-le-sport-comme-antidote-a-ia0b0n572395

RESUME DE L'ACTUALITE


Haïti-Conjoncture : L’État de droit, un discours ?

P-au-P, 11 juil. 2012 [AlterPresse] --- Les autorités haïtiennes en particulier la présidence n’ont pas encore apporté d’explications officielles quant aux suspicions relatives aux irrégularités constatées dans le cadre de la nomination des membres du Conseil supérieur de la justice (Cspj).
Installé le mardi 3 juillet dernier, la nomination de 2 membres du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire souffrirait d’un manque de transparence.
Certains sénateurs dénoncent le fait que 2 conseillers sont nommés par la présidence alors que leurs noms ne figuraient pas sur la liste soumise par le sénat.
Face à cette dénonciation, aucune autorité n’a apporté de précisions ou de démentis.
La décentralisation version Martelly/Lamothe
Un conseil de gouvernement a été tenu le 5 juillet au Cap-Haïtien (Nord). Une démarche qui entre dans la perspective de "décentralisation" de l’État et du territoire.
Installé le 16 mai 2012, le gouvernement de Laurent Lamothe promet d’œuvrer à la décentralisation du pays.
Dans cette perspective également, les festivités carnavalesques de février dernier se sont déroulées aux Cayes (Sud).
Une opération contre les trous …
Quatre vingt dix jours (90) jours est la durée d’une opération, en guise d’un plan stratégique, de réhabilitation de 37 kilomètres de route à travers la capitale haïtienne et des zones périphériques.
L’opération « bouche twou : boucher les trous » est conduite par le ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc).
Par cette démarche le gouvernement compte s’approprier l’espace urbain, ont fait savoir les autorités.
Des contrats dont se passe la reconstruction
Le gouvernement Martelly/ Lamothe a résilié 39 des 41 contrats de reconstruction paraphés par l’Administration Préval /Bellerive. Une partie de fonds alloués aux deux contrats maintenus sera réaffectée.
Cette initiative arrive après la decision de la cour superieure des comptes sur le rapport d’audit de ces contrats qui a été commandé par l’ancien premier ministre Garry Conille.
De nouveaux joueurs pour l’équipe de Martelly/Lamothe
René Jean Jumeau est le nom du nouveau ministre chargé de la sécurité énergétique. Ancien secrétaire d’Etat à l’énergie, Jumeau est le vingt quatrième ministre du gouvernement en place.
Placer Haïti dans le couloir de pays émergents à l’horizon 2030, résoudre le problème des coupures électriques habituelles, installation de compteurs prépayés et meilleure offre d’électricité dans les zones rurales font partie des objectifs annoncés par le ministre Jean Jumeau.
Par ailleurs, Guirlène Raymond remplace Gabriel Thimotée à la direction générale du ministère de la santé publique et de la population.
Le docteur Thimotée a fourni son service à cette institution pendant environ 6 années.
Le rituel du renvoi des maires
Le gouvernement dirigé par Laurent Salvador Lamothe entend remercier les 120 maires élus en 2006. Leur mandat a pris fin en 2011.
Les élections pour le renouvellement de ces élus locaux n’ont pas eu lieu en novembre 2011 comme cela devrait se faire.
Certains cartels ont été déjà remplacés par arrêté présidentiel, notamment à Port-au-Prince. Ceux qui seront nommés resteront en poste jusqu’à la tenue des prochaines joutes, selon des explications du premier ministre Lamothe.
Le fonctionnement du parlement …
Plusieurs sénateurs ont boudé une séance au sénat le jeudi 5 juillet dernier. Celle-ci n’a pas eu lieu par manque de quorum.
Depuis la ratification du choix de Laurent Lamothe comme premier ministre, la santé du sénat haïtien n’est pas stable.
Et la retraite réalisée par les sénateurs entre la fin du mois de juin et le début du mois de juillet ne paraît pas changer les données.
De leur côté les députés décident de commencer l’analyse du budget pour l’année fiscale 2012 -2013. Ce budget a été déposé au parlement à la fin du mois de juin.
En outre, des projets de loi, des traités, des conventions internationales seront prochainement soumis au parlement pour analyse d’après des annonces faites par le ministre chargé des relations avec le parlement, Ralph Théano.
Martelly au 33e sommet du Caricom
Le président haïtien a participé du 4 au 6 juillet au 33 ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de la Caraïbe (Caricom) qui s’est tenu à Sainte Lucie.
Parmi les priorités défendues par Martelly on trouve l’intégration du français comme langue de travail à côté de l’anglais et l’emploi de cadres haïtiens au secrétariat du Caricom.
Michel Martelly souhaite que le peuple haïtien tire des bénéfices palpables de la communauté caribéenne.
L’armée remise sur le tapis par Martelly
Le chef de l’État haïtien a une fois de plus promis de mettre sur pied une armée au cours d’une sortie médiatique qu’il a faite après avoir participé au sommet de Caricom.
De cette affaire il en fait« son projet » et promet d’établir une armée haïtienne avant la fin de son mandat. Michel Martelly y voit un outil pour la sécurité et le développement économique du pays.
Sécurité…
Le porte-parole adjoint de la police, Garry Desrosiers, a annoncé une baisse importante du phénomène de sécurité dans la capitale haïtienne. Il considère cette baisse comme une résultante des différentes opérations conduites par la police nationale (Pnh) notamment celle baptisée « Boukle Pòtoprens : Boucler Port-au-Prince ».
Une prison civile d’une capacité de 768 places sera bientôt fonctionnelle dans la commune des Croix –des-Bouquets (Ouest).
Le choléra toujours au rendez-vous …
Le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies (Ocha) a lancé dans son dernier bulletin daté du 2 juillet une alerte sur l’évolution des cas de choléra dans les départements de l’Oeust et de l’Artibonite (Nord).
Deux cent vingt-sept (227) cas sont enregistrés au cours des premières semaines de juin contre 61 au cours du mois de mars 2012. Les mauvaises conditions sanitaires restent les causes identifiées par l’Ocha.
Environ 7 mille personnes ont déjà péri dans cette épidémie introduite au pays depuis le mois d’octobre 2010. [ srh kft gp apr 11/7/2012 12 :00]

Solidarité…L’Ircod aide à reconstruire les crèches en Haïti


Une délégation haïtienne de la commune de Jacmel, durement touchée par le séisme il y a deux ans, était en visite dernièrement en Alsace.

André Saint-Germain et Anne-Marie Janvier, les deux responsables du service de gestion des établissements préscolaires de Jacmel, étaient invités par l’Ircod (Institut régional de coopération et développement), qui mène là-bas un projet de reconstruction financé par les collectivités alsaciennes. « Sur 54 centres préscolaires, il ne nous en reste plus que 42. Trois se sont effondrés et neuf ont été très endommagés », explique André Saint-Germain, dont le service gère l’accueil de 2 100 enfants de 3 à 5 ans.

« Sur le long terme » Après la catastrophe, l’Ircod a collecté 250 000 € en Alsace, auprès de quelque 45 collectivités, mais aussi des associations et quelques privés, indique Denis Schultz, le directeur de l’institut. Les fonds ont déjà servi pour des travaux de première urgence, soit la construction de trois abris provisoires. Il s’agit désormais de réhabiliter une des crèches de Jacmel, « le Soleil », et de construire de nouveaux locaux administratifs. Les bâtiments seront aux normes antisismiques, mais aussi anticycloniques, Jacmel ayant été frappée par quatre cyclones en cinq ans. Pour l’expertise technique, l’Ircod s’est appuyé sur Architectes sans frontières. L’opération se monte au total à 112 000 € et les travaux devraient démarrer très prochainement.

« Notre rôle, ce n’est pas l’aide d’urgence, on se positionne à plus long terme sur l’aide à la reconstruction et au développement », rappelle Denis Schultz. L’Ircod a déjà soutenu de nombreux projets dans le même esprit à Jacmel : création de jardins familiaux, financement de matériel de déblaiement pour les collectivités, renforcement des services de gestion des risques, formation aux gestes qui sauvent…
le 14/07/2012 à 05:00 par Clément Tonnot
http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2012/07/14/l-ircod-aide-a-reconstruire-les-creches-en-haiti

Haïti: six morts dans un naufrage


Six jeunes Haïtiens ont péri noyés dans le naufrage d'un bateau à moteur qui transportait une vingtaine de personnes au Cap-Haïtien, la deuxième plus grande ville située dans le nord du pays, a-t-on appris aujourd'hui de source gouvernementale. "Les six victimes étaient âgées de 18 à 25 ans, elles faisaient partie d'un groupe qui revenait de la plage pour fêter un anniversaire, et elles étaient apparemment ivres", a expliqué le représentant du gouvernement dans le nord de l'île, Yvon Altéon.

Les corps de deux des victimes ont été retrouvés sur place le jour de l'accident, dimanche, tandis que quatre autres ont été découverts hier. Les 14 survivants ont pu regagner leur domicile, a-t-on appris de même source. "Les jeunes se trouvaient dans un canot à moteur qui a été renversé par un coup de vent alors que le groupe venait de quitter une plage publique", a ajouté M. Altéon, citant les témoignages des survivants.

L'accident s'est produit non loin de la station balnéaire de Labadie, exploitée par une compagnie étrangère qui accueille chaque semaine des bateaux de croisière.

Samedi, un autre accident maritime survenu près de Port-au-Prince avait fait un mort et quatre personnes étaient toujours portées disparues mardi, ont indiqué les autorités locales. Au moment du naufrage, 22 passagers se trouvaient à bord d'un yacht qui assurait le transport entre l'île de la Gonâve, en face de la capitale, et la région côtière du nord de Port-au-Prince.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/10/97001-20120710FILWWW00420-haiti-six-morts-dans-un-naufrage.php

L'Equateur aide à la reconstruction post-séisme d'Haïti


2012-07-12 16:35:08  
Le président équatorien Rafael Correa a déclaré mercredi que son pays désignerait 15 millions de dollars américains pour financer une équipe de maintien de la paix équatorienne qui aidera le peuple haïtien à reconstruire son pays, dévasté par un séisme.
"Dans la lutte pour surmonter les obstacles, si l'Equateur peut aider d'une certaine façon, vous pouvez compter sur nous sans condition," a dit M. Correa au président haïtien Michel Martelly lors de sa visite de deux jours en Equateur.
M. Correa a déploré la détresse d'Haïti et a exhorté les Haïtiens à surmonter les difficultés causées par le puissant tremblement de terre qui a démoli il y a deux ans une grande partie de Port-au-Prince, la capitale du pays.
Le tremblement de terre de magnitude 7.0, qui a causé une épidémie de choléra, a tué 222 570 Haïtiens et causé des dommages estimés à 7,9 milliards de dollars américains le 12 janvier 2010 .
La dernière contribution de l'Equateur servira à financer un contingent équatorien de 66 membres, qui partirait pour Haïti vendredi et rejoindrait les casques bleus de l'ONU dans des opérations humanitaires, tels que des soins médicaux et la reconstruction de ponts, de routes et d'autoroutes.
Saluant le soutien de l'Equateur, M. Martelly a déclaré que les deux pays allaient commencer la deuxième phase du programme de coopération.
M. Correa et M. Martelly ont signé des accords de coopération concernant des programmes de sécurité sociale, en vertu desquels l'Equateur fournira à Haïti des conseils techniques pour aider les personnes handicapées et former des policiers haïtiens de haut rang.
http://french.cri.cn/621/2012/07/12/461s287901.htm

Haïti-Femmes/Coopératives : Elles font le crédit…mais décident peu


Du crédit, contracté par les femmes, mais profitable aux hommes... 

vendredi 13 juillet 2012
Les femmes représentent 74% des sociétaires de coopératives qui sollicitent un crédit, soit 211,948 femmes ayant obtenu 5,87 milliards de gourdes de crédit brut sur un portefeuille de 7,4 milliards de gourdes au 30 septembre 2011 en Haïti.
Par Edner Fils Décime
P-au-P, 12 juil. 2012 [AlterPresse] --- Dans les caisses d’épargne et de crédit, appelées couramment coopératives en Haïti, 74% des sociétaires - qui sollicitent un crédit - sont des femmes. Pourtant, elles ne sont pas aussi nombreuses à occuper les postes de décision, selon les informations rassemblées par AlterPresse.
Au 30 septembre 2011, ils étaient 286,416 emprunteuses et emprunteurs à avoir obtenu environ 7,4 milliards de gourdes de prêts dans les coopératives [US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui].
Les femmes sont donc 211,948 à occuper 5,47 milliards de gourdes du portefeuille de crédit brut du secteur coopératif.
Ces chiffres ne signifieraient-ils pas également que les sociétaires sont davantage de femmes que d’hommes ?
Contraste. Paradoxe. Dans les conseils d’administration (Ca), on ne retrouve pas un nombre aussi important de femmes.
Or, les conseils d’administration sont élus au suffrage universel direct par les assemblées générales, composées des sociétaires de la coopérative.
A la société d’utilisation coopérative du crédit et de l’épargne pour l’épanouissement socioéconomique (Succès) de Jacmel (Sud-Est), sur les 13 membres du Ca, seulement 4 sont des femmes, selon les informations fournies par la directrice de cette coopérative, Ketsia Métellus Janvier.
La caisse populaire espoir de Gros-Morne (Kpegm, en créole / Artibonite - Nord), ne compte qu’une femme parmi les 7 membres de son Ca.
Ce n’est pas un hasard si, à Succès, c’est le crédit-business ou crédit-commerce qui est le plus sollicité.
« Plus de 50% des sociétaires-femmes » sollicitent ce crédit, au détriment du crédit de production, par exemple, regrette Janvier.
Pourtant, dans un fort pourcentage de cas, « la femme contracte le crédit auprès de la caisse pour verser l’argent à son mari. Aussi, revient-il à la femme de se débrouiller dans le commerce pour le rembourser », explique Ketsia Métellus Janvier.
La situation n’est pas totalement différente à la caisse populaire espoir de Gros Morne (Kpegm).
« Des femmes prennent le crédit pour acheter un tap tap (véhicule de transport en commun) à leurs mari,, alors que ce sont elles qui remboursent dans plusieurs cas », confie le président du Ca de cette coopérative, Loubert Damus.
Dans plusieurs autres cas, « les époux co-signent la feuille de crédit. Mais, si le couple n’arrive pas à payer, la femme endosse pour les deux, dans quelques cas », poursuit Damus.
Au niveau du personnel des caisses, il semble que le quota des femmes progresse un petit peu.
A Succès, « la parité homme-femme est observée. On a 50% de femmes et 50% d’hommes dans le personnel », souligne fièrement Ketsia Métellus Janvier, directrice générale.
10 des 27 employés de Kpegm sont des femmes.
Des réflexions ont cours actuellement sur un cadre légal pour la branche économique des coopératives en Haïti et un rôle plus actif des coopératives et de la microfinance dans l’inclusion économique et la réduction de la pauvreté.
Le tout est de savoir dans quelle mesure les aspects - liés à la participation véritable des femmes - feront l’objet d’un certain souci. [efd kft rc apr 12/07/2012 15:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13100

Haïti : Vers la formalisation d’un espace d’économie sociale


Suite à l’atelier de réflexion du secteur professionnel des coopératives et de la microfinance 

vendredi 13 juillet 2012

P-au-P, 12 juil. 2012 [AlterPresse] --- L’Association nationale des caisses populaires haïtiennes (Anacaph) et le Conseil national de financement populaire (Knfp) ont annoncé cette semaine la mise en place d’un « espace d’économie sociale ».
Cet espace a été créé à partir de l’atelier de réflexion des 10 et 11 juillet, organisé par les deux associations conjointement avec l’Association nationale des institutions de microfinance d’Haïti (Animh) et le Forum latino-américain et caribéen pour le financement rural (Forolacfr).
L’égalité, l’équité et la solidarité font partie des fondements idéologiques de l’économie sociale, qui constitue un troisième secteur, aux cotés du privé et du public, a expliqué Lionel Fleuristin du Knfp.
La rencontre qui a eu lieu en prélude à l’assemblée générale ordinaire annuelle de l’Anacaph et à l’aube des quinze ans des réseaux Anacaph et Knfp, a réuni à Montrouis (Nord) plus d’une centaine de participants venant des diverses régions du pays, du Brésil, du Pérou, de l’Equateur, de la Bolivie et du Mexique.
Le thème débattu était : « Cadre légal et performances sociales : inclusion économique et réduction de la pauvreté en Haïti avec le rôle actif des coopératives financières et de la Microfinance ».
Yolène Jacquet de l’Anacaph croit qu’au regard de plusieurs « indicateurs » l’atelier est une réussite en terme de participation et d’échanges.
« Grâce au pouvoir de la coopération le Knfp, le Forolac-fr, l’anacaph, l’animh ont pu réaliser ce séminaire dont le taux de participation a dépassé largement les espérances. Surtout avec la participation des acteurs étatiques, la publication et diffusion [quasi] immédiates des résultats et des dispositions de suivi », a martelé Jacquet en rappelant que 2012 est l’année internationale des coopératives.
La primature, les ministères de l’économie, de la planification, de l’agriculture et la Banque de la république d’Haïti se sont faits représentés à cette activité et ont tous plaidé pour l’implication effective de tous les acteurs non seulement pour un cadre légal tenant compte des questions de la reconstruction et du développement, mais aussi dans la lutte pour la réduction du chômage et de la pauvreté extrême.
« Votre atelier démontre clairement la renaissance avérée de votre mouvement tout comme son besoin de refondation légale », a déclaré Pierre Érold Etienne, directeur général du ministère de l’économie, qui représentait la ministre Marie Carmelle Jean-Marie.
Seule la branche coopérative de la microfinance dispose d’un cadre légal depuis juin 2002, a-t-il souligné.
En réponse à la crise caractérisée par la faillite des coopératives offrant 10% d’intérêts sur les épargnes aux sociétaires, l’Etat haïtien et les différents acteurs ont développé un cadre légal pour le secteur qui porte sur le fonctionnement des Coopératives d’épargne et de crédit et des fédérations. A la faveur de la loi du 3 juin2002, la Brh intervient pour le contrôle, le suivi en vue de la protection des épargnes.
Loubert Damus, président du conseil d’administration de la Caisse populaire Espoir de Gros-Morne/Nord (Kpegm en créole) a pointé du doigt « la faiblesse de cette loi émotive de 2002 et les injustices portées par elle contre les coopératives » et loué la participation des coopératives à des réflexions sur le cadre légal.
Pour Patrice Denis de la Caisse populaire Sainte Anne de Camp Perrin/Sud (Caposac), la loi sur laquelle travaille actuellement la Brh, ne peut être proposée au parlement « sans l’avis et les recommandations » des acteurs du secteur coopératif et de la microfinance.
Avec une pointe polémique, Eugène Garry de la caisse populaire Fraternité du Cap-Haitien/Nord (Cpf) rappelle que « la vocation première des coopératives est sociale et que chaque sociétaire est un propriétaire de l’institution ». Clin d’œil aux autres institutions de microfinance, surtout chez les banques !
Frantz Brinvil, directeur du Conseil national des coopératives (Cnc) trouve qu’il est « intéressant que les secteurs coopératif et non-coopératif de la microfinance s’unissent pour réfléchir sur la législation ».
Le premier Ministre Laurent Lamothe, qui s’est fait représenter par Jean Audan Catel a proposé la mise en place d’un « comité » avec lequel il pourrait avoir une rencontre sur le cadre légal actuel et « voir ce qu’on peut soumettre comme proposition de loi au parlement ».
Catel a aussi tenu à rappeler que le premier ministre est pour la concurrence de manière à ce que la population puisse « bénéficier de la réduction du taux d’intérêt sur le crédit » sur le marché. [efd apr 13/07/2012 09:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13099

Haïti / Santé : L’engagement pluriel pour une même cause

12 juillet 2012 | Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de la Population, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), a organisé le 11 juillet dernier à Port-au-Prince, un atelier de réflexion sur le thème “ La planification familiale : un droit individuel à promouvoir’’. Un excellent cadre pour engager le dialogue entre les divers secteurs tant nationaux qu’internationaux en vue du « repositionnement » de la planification familiale en Haïti.
Considérée comme un « moteur de développement », devant favoriser l’atteinte des Objectifs du Millénaire dans le pays, la Planification Familiale permet, selon Dr Raymond, directrice générale du MSPP, de réaliser un équilibre harmonieux entre croissance démographique et ressources disponibles, d‘améliorer la qualité de la vie tout en diminuant la mortalité infantile et maternelle et d’alléger les pressions exercées sur les gouvernements pour qu’ils répondent aux besoins sociaux et économiques primaires. Avec une population qui est passée de 3 millions en 1950 à plus de 10 millions en 2012, Haïti est un pays où plus du ¼ de ses habitants vivent autour de la capitale Port Au Prince avec moins de 2 US $/habitant.
En ce qui concerne la santé de la reproduction, les statistiques font état d’une moyenne de 630 femmes qui meurent chaque année en raison de complications de grossesse et d’accouchement, pour 100 000 enfants qui naissent. Soit le taux le plus élevé des Amériques.
C’est pourquoi la Ministre de la Santé publique et de la Population, le Dr Florence Guillaume, présidant l’ouverture des travaux de cet atelier, a affirmé que « la situation du pays en matière de santé reproductive et de planification familiale reste alarmante et que pour inverser l’ordre des choses, le gouvernement entend accorder la priorité à une « approche holistique, intégrée et multisectorielle », fondée sur l’implication de tous les secteurs de la vie nationale et avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux».
Depuis 2008, le ministère de la Santé et de la Population, avec l’aide des partenaires internationaux, a mis en œuvre un dispositif de planification familiale, de prestation gratuite de soins prénatals, obstétricaux et néonatals dans un certain nombre d’établissements de soins du pays.
Pour Dr Florence Guillaume, le 11 juillet constitue le lancement d’une « véritable mobilisation » devant permettre à tout un chacun d’apprécier « l’ampleur et la gravité » des problèmes liés à la planification familiale en Haïti, et pour discuter « à fond » et de manière transparente de leur origine et des mesures à prendre pour les résoudre.
Quant au Représentant du FNUAP en Haïti, Dr Ramiz Alakbarov, il a réaffirmé son engagement à « agir avec tous ses partenaires pour garantir que l’accès universel à la santé sexuelle et procréative, en particulier à la planification familiale volontaire, soit reconnu comme un élément clé du nouvel agenda de développement international après 2015, et de les insérer dans les plans et politiques de développement et de réduction de la pauvreté ».
Dans un souci de permettre aux populations (femmes) vivant dans des zones reculées d’avoir accès aux soins de santé de base tels que la prévention, les consultations prénatales, le diagnostic, la prise en charge médicale, l’accouchement, l’accès aux médicaments, l’hygiène de la mère et de l’enfant, les Nations Unies ont récemment lancé le projet inter-agences [UNICEF, UNOPS, UNV et OPS/OMS] « Cliniques Sourire », où sont entre autres déployées des sages-femmes volontaires de l’ONU (VNU) .
Et, si l’on veut faire du droit de chaque femme aux meilleurs soins de santé possibles pendant la grossesse et l’accouchement une réalité, les Nations Unies recommandent que les efforts mondiaux soient concentrés sur l’ « élargissement de l’accès des femmes à des services de sage-femmes de qualité », selon un communiqué de l’OMS en date du 20 juin 2011.
Rédaction : Pierre Jérome Richard
Edition : Tahirou Gouro Soumana
http://minustah.org/?p=36354

samedi 7 juillet 2012

LE SYSTEME D DANS TOUTE SA SPLENDEUR EN LONG ET EN LARGE
Mon séjour  en Haïti m’a permis de voir l’application la plus pure et complète de ce que nous connaissons comme système D. Haïti est un pays ou le chômage est carrément endémique. Le nombre limite de gens qui ont un petit boulot constitue l’exception qui accompagnerait une règle générale disant qu’aucun haïtien ne travaille.
J’ai parcouru des quartiers défavorisés réputés difficiles ou j’ai croisé des gens avec qui j’avais passé une grande partie de mon enfance. J’étais heureux de voir qu’ils avaient gardé avant tout une dignité à toute épreuve. Malgré un chômage inexprimable en taux, la misère galopante, la faim, ils ne grossissent pas les bandes armées ni se livrent au trafic de stupéfiants. Pourtant ils vivent au jour le jour. Ils mangent un jour peut être, demain on verra…quand vous les croisez vous personnifiez l’espoir, vous représentez le miracle de la vie. Un billet de 20, 50, 100 dollars et ils reviennent a la vie. Et si vous n’êtes pas en mesure de leur laisser quelque chose, il vaut mieux ne pas les croiser car la frustration et  l’espoir qui vient de naitre pour s’anéantir tout de suite tordent davantage les tripes que la faim que l’on arrive à maitriser par des manœuvres humainement incompréhensibles.
Le plus dramatique de la situation, c’est que ces gens décrits dans cette situation ont  5, 6 ,7 enfants ou plus. Ceux sont ces enfants qui grossissent le nombre d’enfants abandonnés, d’enfants restavek, d’enfants des rues, d’enfants délinquants.
Beaucoup d’haïtiens voient la  problématique et comprennent la logique et la nécessité d’y apporter des solutions, mais les moyens sont très limités.
Dans ce sens j’ai été approché par des responsables de plusieurs institutions qui œuvrent dans la même lignée de « SEEDS FOR THE FUTURE »
A défaut de pouvoir répondre positivement, j’ai du laisser des réponses comportant un peu d’espoir en évitant de faire de vaines promesses.
«  Envoyez-moi le dossier et on verra ce qui peut être fait ». Je ne sais pas trop bien ce que cela représente comme message, une phrase aussi bidon que passe partout. Mais les poignées de mains reçues en disent beaucoup…
Jonas Jolivert
Port-au-Prince
Le 6 Juillet 2012

dimanche 1 juillet 2012

HAITI RECTO VERSO A L'HEURE DES DEPLACEMENTS

Bonjour, amis lecteurs de Haiti Recto Verso. Comme chaque annee pendant cette meme periode, nous nous trouvons souvent en vacances et en deplacement vers les Etats Unis d'Amerique. Cette annee, l'exigence de certains de nos projets a fait bifurquer notre itineraire vers Haiti et la Republique Dominicaine.
Nous avons ete accueillis par le personnel et les enfants de "SEEDS FOR THE FUTURE" a Delmas ou on a compris que notre implication revetait une importance plus que capitale. Nous avons pu etablir un budget de fonctionnement pour la bonne marche de l'ecole et la prise en charge des enfants. Maintenant le plus gros du combat reste a venir et constituera la piece maitresse de nos activites.
Nous avions fait un petit tour vers la Republique Dominicaine et nous avons eu l'impression que haiti ressemblait a une region abandonnee par le Republique Dominicaine.
Pourtant les dominicains ne se conforment pas a leur situation que je trouve enviable. Ils denoncent la corruption du gouvernement socialiste en place...
Plus de details dans les jours a venir....