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mardi 30 juillet 2013

Les Calinous aux côtés des enfants d’Haïti

Les Calinous aux côtés des enfants d’Haïti

L’association Les Calinous, qui vient en aide aux enfants d’Haïti, soutient la création d’un orphelinat dans ce pays. Elle continue à lancer un appel aux dons et aux parrainages.


On estime que près d’un million d’enfants vivent dans une situation très précaire à Haïti. Une partie d’entre eux est placée « en domesticité ». C’est-à-dire qu’ils sont quasiment traités comme des semi-esclaves.
De nombreux gamins se retrouvent également à la rue. D’autres encore sont abandonnés à des institutions par des familles qui n’ont pas les moyens de les nourrir, ou bien ils survivent dans des conditions misérables avec leurs parents.
Depuis neuf ans, une association basée à Pau, Les calinous d’Haïti, se démène pour venir en aide à certains de ces jeunes. Avec l’appui de bénévoles répartis dans tout le Sud-Ouest de la France, elle essaie d’apporter un soutien financier à un orphelinat installé près de Port-au-Prince, La Maison de l’espoir.
Cette structure comprend aussi une école. Les Calinous se sont engagés à l’épauler à hauteur de 6 000 € par mois. Mais, dans ce pays, où de nombreuses personnes vivent encore dans des camps de fortune après le séisme survenu en 2010, les besoins restent immenses.
Tout un projet à monter
L’association a donc confié une mission à une jeune femme de 25 ans, recrutée dans le cadre d’un service civique.
Titulaire d’un master en affaires internationales, Louis Roudil s’est rendue sur place d’octobre 2012 à juillet 2013. Elle avait plusieurs objectifs. Tout d’abord aider la responsable de la Maison de l’espoir à créer une fondation qui lui permettrait de collecter des fonds.
Mais aussi lui donner la possibilité de trouver des financeurs pour construire un nouvel orphelinat de 50 places. En leur garantissant que leur argent serait utilisé à bon escient, et que le projet éducatif du futur établissement tiendrait la route. Des précautions qui ne relèvent pas du détail lorsque l’on sait, explique Louise Roudil, que l’aide internationale recueillie pour Haïti a été utilisée à 80 % pour rémunérer le personnel d’ONG ainsi que de diverses institutions.
La mission organisée par les Calinous a reçu un autre soutien : celui du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Ce dernier a en effet accepté qu’une psychologue employée dans ses services, Catherine Prévost, se rende en Haïti dans le cadre d’un congé solidaire afin d’ apporter sa pierre au projet. Sa tâche a notamment porté sur les adoptions d’enfants. Une réalité qui concerne de près notre département : plus d’une centaine de petits Haïtiens y ont trouvé une nouvelle famille ces dernières années.
5 euros par jour et par enfant
Aujourd’hui, les projets soutenus par les Calinous sont placés sur de bonnes bases. Un nouvel appel aux dons est toutefois lancé par l’association.
« Une somme de 5 euros par jour et par enfant est nécessaire pour qu’un bambin soit logé, nourri, soigné et pris en charge », explique Dominique Uthurralt, son président. « Il faut également savoir qu’à Haïti, la plupart des écoles sont privées, et payantes. Nous relançons donc une campagne de parrainage pour scolariser une vingtaine d’enfants à hauteur de 300 euros par an et par jeune. Les gens peuvent donner ce qu’ils veulent. »
Louis Roudil et Catherine Prévost, elles, ont été marquées par Haïti jusqu’au fond de l’âme. « C’est un pays à la fois extrêmement pauvre, mais très riche de cœur. Ses habitants n’ont rien. Il y a pourtant chez eux une richesse culturelle énorme. Une vraie pulsion de vie aussi. »
Les Calinous d’Haïti, 9 rue du Baron Séguier à Pau. Tél. 05 59 30 63 61 ; 06 22 25 25 37, lescalinous@sfr.fr ; http://lescalinoushaiti.com

Haïti-Choléra : La mise en oeuvre du plan d’éradication de l’épidémie dans l’impasse

Enquête
P-au-P., 29 juil. 2013 [AlterPresse / Ayiti Kale Je] --- À cause du manque de financement pour un plan visant l’éradication du choléra dans 10 ans, la maladie pourrait rester endémique en Haïti pendant longtemps.
La bactérie se transmet principalement par les aliments, l’eau et les matières fécales contaminées. L’un des aspects essentiels du « Plan d’élimination du choléra en Haïti », avec un budget de 2.2 milliards $US, est le financement pour des systèmes d’assainissement au niveau national.
La majorité des Haïtiens – à peu près 8 millions d’individus – n’ont pas accès à un système sanitaire hygiénique. Ils défèquent en plein air, sur les terrains vides, dans les ravines et aux abords des rivières. La région de la capitale produit plus de 900 tonnes d’excréments humains chaque jour, selon UNOPS (United Nations Office for Project Services).
« Haïti est le seul pays dans le monde entier dont la couverture d’assainissement a chuté durant la dernière décennie », selon le docteur Rishi Rattan, membre de Physicians for Haiti (Médecins pour Haïti), une association de médecins et d’autres professionnels de santé basés principalement à Boston et qui travaillent de concert avec Zanmi Lasante et d’autres institutions en Haïti.
« Avant le tremblement de terre et l’épidémie de choléra, la diarrhée était la deuxième cause de décès, en particulier des enfants de moins de cinq ans. Étant donné que le choléra est une bactérie véhiculée par l’eau, et considérant le manque d’accès à l’eau potable, il est fort probable que la maladie devienne endémique s’il n’y a pas un financement intégral des entités telles l’ONU pour le plan d’éradication de l’épidémie », relève le docteur Rattan dans un courriel à Ayiti Kale Je (AKJ).
Arrivé en Haïti en octobre 2010, l’épidémie, dont l’origine remonte, selon plusieurs études, à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), s’est répandue rapidement. A date, plus de 600,000 individus sont déjà infectés et au moins 8,190 autres ont trouvé la mort, selon un rapport du gouvernement daté du 21 juillet 2013. Près de 3000 personnes sont infectées chaque mois.
Dans les provinces, le taux de mortalité est encore à la hausse. Actuellement, plus de 4 pour cent des personnes infectées meurent à cause d’une déficience des centres de traitement de choléra. Si en janvier 2011 le pays disposait de 285 centres, en 2013, ils ne sont que 28, à cause d’un manque de financement et du retrait de la majorité des acteurs qui opéraient dans le secteur.
Pire : l’un des deux grands centres de traitement d’excrétas post-séisme est aujourd’hui fermé.
La connexion choléra-excréments
Elaboré par l’Organisation panaméricaine pour la santé (PAHO), les gouvernements américain et haïtien et l’UNICEF, et publié depuis novembre 2012, le plan contre le cholera met l’accent, entre autres, sur l’excrétât humain. Il vise à s’assurer qu’en 2022, « 90 % de la population aient accès et utilisent une installation sanitaire fonctionnelle », et que « 100 % des excrétas vidangés soient traités avant déversement dans le milieu naturel ».
Le volet assainissement à lui seul coutera plus de 467 millions $US.
« Selon les chiffres disponibles, on est en dessous de 30 pour cent de ce qu’on appelle l’assainissement de base à travers tout le pays », indique Edwidge Petit, responsable de l’assainissement à l’agence gouvernementale Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA). « Alors que les pays voisins d’Haïti ont entre 92 et 98 pour cent de couverture. »
Selon le constat de la DINEPA, à peu près la moitié des ménages des campagnes haïtiennes sont dépourvues de latrine ou d’autres installations sanitaires. Pour les milieux urbains le taux se situe autour de 10 à 20 pour cent. Ainsi, les canaux, les rivières, les ravines et les espaces vides servent de lieux d’aisances.
Dans un quartier de Cité-Soleil, un bidonville de la périphérie nord de la capitale, certains membres de la population satisfont encore leurs besoins physiologiques à même le sol.
« En ce qui concerne les latrines, nous avons l’habitude de nous rendre dans celle qui est à côté, tu vois ce que je veux dire ? Autrement dit dans les buissons qui sont là », témoigne sans détour le riverain Wisly Bellevue.
« Quand les enfants éprouvent le besoin d’aller à la selle, nous les plaçons sur le petit pot. Nous mettons de l’eau dans le petit pot et une fois fini nous allons tout déverser dans les buissons », ajoute-t-il.
Un autre système familier aux habitants de la région de Port-au-Prince et des villes de province consiste en des latrines qu’on doit vider de temps à autres : des toilettes temporaires qui se trouvaient dans plusieurs centaines de camps pour les déplacés du séisme de janvier 2010 ainsi que les fosses septiques de gros bâtiments et des institutions de la zone métropolitaine.
En ce qui concerne les grandes institutions ayant des fosses septiques, celles-ci sont vidées par des camions travaillant pour l’Etat, des agences humanitaires ou des compagnies privées. Entre 2010 et 2011, par exemple, les agences humanitaires se chargeaient de cette tâche en s’occupant des toilettes mobiles qui étaient dans les camps de déplacés.
Ceux qui ne peuvent pas se payer le luxe des compagnies pourvues de camions ont recours à un service plus économique : ce que l’on appelle en Haïti les « bayakou », les vidangeurs de fosses qui opèrent à la main.
Ces derniers fonctionnent surtout la nuit. En général, les bayakou de la région métropolitaine ne transportent pas les excréments extraits des fosses jusqu’aux nouveaux centres de traitement de la DINEPA. Ainsi, ce sont les cours d’eau, les canaux et les ravines qui en paient les frais. Souvent, lorsqu’ils sont surpris par le lever du jour (ne voulant pas être identifiés par les membres de la population), ils déversent les déchets humains à même le sol.
Avant l’épidémie de choléra, les bayakou et mêmes les camions se déchargeaient de leur contenu dans les ravines qui drainent les eaux pluvieuses vers la mer. Depuis l’apparition de la maladie, les autorités s’efforcent de convaincre les compagnies ainsi que les bayakou de vider leurs cargaisons dans des endroits convenables aux fins de ne pas mettre en danger la vie des individus.
Vers la fin de l’année 2010, la DINEPA et l’UNICEF ont aménagé un trou géant à la décharge de Truitier, au nord de la capitale pour vidanger les matières fécales, particulièrement celles qui provenaient des toilettes mobiles des camps de déplacés. A l’époque, un représentant de la DINEPA avait confié à AKJ que la grosse piscine d’excrétas était « le début d’une forme de gestion des excréments ».
Des avancées, des défis
D’octobre 2010 à aujourd’hui la DINEPA et ses partenaires ont réalisé des avancées considérables dans le domaine de l’assainissement. Avec l’appui du gouvernement espagnol, de l’UNICEF et d’autres acteurs, la DINEPA a pu construire deux centres de traitements pour les « eaux noires » (la matière fécale avec l’urine) de la région métropolitaine.
L’agence pense construire 22 autres centres. Le coût total serait de 159 millions $US. Pour le moment, la construction de trois d’entre eux a déjà débuté à Morne Saint-Marc (Artibonite/ nord), aux Cayes (Sud) et à Limonade (Nord).
Le centre de traitement d’excrétas de Morne à Cabri (est de la capitale), inauguré en septembre 2011 et qui a couté 2.5 millions $US, est impressionnant. La nouvelle installation « possède une capacité de traiter 500 mètres cube d’excrétas par jour, soit l’équivalent de ce que produirait 500 mille personnes », indique DINEPA.
Cependant, il y a déjà un hic.
Aujourd’hui le centre est fermé. Les excréments n’arrivent pas. Les portes sont verrouillées. Le manque de financement est une des raisons évoquées. Les frais de transport sont trop élevés pour les entreprises privées de vidange qui n’en tirent pas assez de revenus.
En plus, après le retrait, faute de financement, des agences humanitaires qui assuraient la gestion des camps, les livraisons des contenus des toilettes mobiles faisaient problème.
« On est passé de 10 à 20 pour cent de détritus dans les récipients à 70 à 80 pour cent », explique Petit. « La station n’était pas conçue pour des détritus. Elle devrait traiter de l’eau et des matières fécales. Nos bassins ont été bloqués par les détritus. »
En dépit du manque de financement, la DINEPA compte remettre le centre en marche.
« Nous allons utiliser les équipements que l’Etat peut mettre à notre disposition. Si nous les obtenons, 40 à 50 mille $US devraient nous permettre de faire le nettoyage », estime-t-elle.
Certes, l’autre centre fonctionne, mais pas sans difficulté. L’énigme est le suivant : comment convaincre tous les acteurs d’y amener leurs cargaisons ?
Et même quand les vœux de la DINEPA seraient exaucés, le problème de financement se ferait toujours sentir. Les compagnies privées peuvent assurément payer, mais rien n’est certain pour les bayakou. C’est peut-être la raison pour laquelle les observateurs pensent qu’ils continueront à déverser les matières fécales dans les cours d’eau, les canaux et les ravines.
« Les vidangeurs qui opèrent manuellement, le font mal… », critique Frantz François, responsable d’assainissement et de jardinage pour un centre communautaire de Cité-Soleil.
« Au moment même où nous parlons tu peux arpenter les abords du canal, tu verras qu’il est propre. Le lendemain, cela pue. Ils vident la matière tirée des fosses n’importe où », fait-il remarquer.
Un autre aspect du plan de lutte contre le choléra consiste en l’organisation de campagnes d’éducation au niveau national sur les comportements à adopter afin de changer « les mauvaises pratiques de défécation et d’hygiène ». D’après Petit, beaucoup de familles vivant en milieu rural ne pensent plus à construire des latrines ; elles ne font que bâtir leurs maisons.
« Durant ces 30 dernières années, nous avons pris l’habitude de compter sur l’autre (les organisations étrangères) pour nous apporter les toilettes », explique Petit.
Plutôt que de donner aux gens des latrines et des toilettes gratuites, la DINEPA compte créer un fonds de 120 millions $US afin de fournir des crédits aux familles pour la construction de toilettes.
Une alternative
Il n’y a pas que la DINEPA qui opère dans le domaine d’installations sanitaires en Haïti.Sustainable Organic Integrated Livelihoods (SOIL), une organisation basée aux Etats-Unis d’Amérique, traite et transforme les excréments humains en compost. Le produit peut être utilisé comme engrais.
Pour recueillir les matières fécales, SOIL place ses toilettes spéciales pour les personnes et les institutions qui acceptent de payer une modique somme pour assurer la collecte des matières chaque deux semaines par une camionnette spéciale appelée « Poopmobile » (véhicule collecteur d’excréments). SOIL indique que son système de toilettes « Eco-San » dessert aujourd’hui 24,000 individus à travers le pays.
Le centre pour la transformation d’excréments en compost est à Truitier, au nord de la capitale, non loin de l’un des deux centres de traitement des eaux usées de la DINEPA. Une équipe de trois individus s’occupent directement de la vidange des récipients : l’un les décharge dans des monticules où les matières se transformeront en compost après six mois, et les autres ouvriers les nettoient afin qu’ils soient utilisés au cours de la prochaine collecte. « Il y a beaucoup de pays qui utilisent ce système, notamment ceux de l’Afrique de l’ouest. C’est une nouvelle approche, il s’agit de l’assainissement écologique », indique Baudeler Magloire, responsable de projet à SOIL.
Ce n’est pas une approche totalement nouvelle. L’utilisation de matières fécales pour la fertilisation des cultures remonte à l’antiquité et a été pratiquée par les peuples de la Chine, de l’empire romain et d’autres civilisations. Les Aztèques et les Incas se sont servis également des excréments humains dans leur agriculture.
Magloire affirme que son organisation n’est pas contre le système de lagunage utilisé par la DINEPA pour traiter les déchets humains, mais ses objectifs sont différents.
« Notre mission est de permettre que la matière soit recyclée, transformée afin de l’utiliser dans divers endroits à travers le pays, là où des individus peuvent l’acheter, la vendre et l’utiliser dans l’agriculture », explique Magloire.
Quel avenir pour le plan anti-cholera ?
Pendant que le véhicule collecteur de matières fécales dessert 24,000 latrines dans un pays d’à peu près 10 millions d’habitants, les trois quarts de la population conservent encore des pratiques et des structures non hygiéniques et dangereuses.
Le Plan d’élimination du choléra en Haïti nécessite 2.2 milliards $US, et un plan pour la République Dominicaine requiert 77 millions $US supplémentaires. Pour les années 2013 et 2014, les deux pays sont à la recherche de 521 millions $US, dont 443.7 millions pour Haïti et 33 millions pour son voisin.
La Banque Mondiale, l’UNICEF et PAHO ont récemment promis 29 millions $US, et deux autres agences de l’ONU 2.5 millions $US. Mais, jusqu’au 31 mai 2013, les promesses des bailleurs ne dépassaient pas la barre de 210 millions $US, soit moins de la moitié du montant nécessaire pour les deux premières années.
« L’investissement dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement est absolument essentiel pour éliminer la transmission du choléra », signale Jon K. Andrus, directeur adjoint de PAHO, lors d’une rencontre à Washington au cours de laquelle on a annoncé le don.
Sa directrice exhorte à la participation de tout un chacun.
« Le gouvernement ainsi que ses partenaires doivent trouver de l’argent pour avoir l’assurance qu’on arrive à accomplir les tâches nécessaires. Notre objectif ne consiste pas seulement en l’élimination du choléra, mais nous devons avoir la garantie que chaque homme, femme et enfant aient accès à l’eau potable et à l’assainissement. Ce sont entre autres les éléments basiques de la dignité humaine », selon Carissa F. Etienne, directrice générale de PAHO.
L’ONU devrait fournir la majorité des fonds nécessaires, dès que possible, d’après le docteur Rattan de Physicians for Haiti.
« Il a réduit le montant initialement promis et il n’a pas encore fait le décaissement », a écrit le docteur le 17 juillet 2013 dans un courriel à AKJ. « Cela paralyse le gouvernement haïtien dans la mise en œuvre du plan. »
A Cité Soleil, Michelène Milfort sait très bien que l’exécution du plan n’est pas pour demain. Milfort vit sous une tente avec neuf autres individus, dans un camp où sont installés 38 abris provisoires, des tentes et des maisons de fortunes qui sont pour la plupart abimées. Ces rescapés du séisme n’ont que trois cabines de SOIL pour faire leurs besoins. Avant, ils avaient l’habitude de se soulager sur des parcelles vides.
John Abniel Poliné, son voisin, témoigne : « il y a des gens qui n’ont pas d’endroits fixes pour satisfaire leurs besoins physiologiques. Parfois l’individu est obligé d’utiliser des sachets plastiques qui sont jetés par la suite dans un canal. Parfois, la culpabilité ne revient pas à l’individu. Tu dois comprendre que si l’individu avait un endroit fixe pour faire ses besoins, il ne serait pas obligé d’agir ainsi. »
Poliné s’est interrogé sur les priorités du gouvernement haïtien et des acteurs internationaux, en particulier, la MINUSTHA. « L’on ne fait que fournir des milliers de dollars à la MINUSTHA, pendant que le peuple de Cité Soleil vit dans des conditions infrahumaines », dit-il.
Le budget de la MINUSTHA pour l’exercice 2012-2013 est de 648 millions $US. Ce montant est de 200 millions $US supérieur à la somme nécessaire à Haïti et la République Dominicaine durant les deux premières années de leurs plans de lutte contre le choléra.
Voire aussi notre Dossier #4
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Ayiti Kale Je » (http://www.ayitikaleje.org/) est un partenariat établi entre AlterPresse (http://www.alterpresse.org/), la Société pour l’Animation de la Communication Sociale (SAKS -http://www.saks-haiti.org/), le Réseau des Femmes Animatrices des Radios Communautaires Haïtiennes (REFRAKA), les radios communautaires et des étudiants de la Faculté des Sciences Humaines/Université d’État d’Haïti.

lundi 29 juillet 2013

Dans les assiettes des expatriés

En Haïti, les assiettes des expatriés sont loin d'être garnies de ce que mangent traditionnellement, ou par obligation faute de mieux, les Haïtiens.
En effet, entre les supermarchés et les restaurants de Pétion Ville, les premiers peuvent très bien continuer à consommer les mêmes aliments français ou américains, et ne goûter que rarement aux plats créoles.
Pourtant, quelques spécialités valent le détour, en voici quelques exemples:
- Le tasso de boeuf ou le griot de porc: la viande est marinée puis frite, accompagnée de riz et de "banan peze", des rondelles de bananes frites, qui diffèrent cependant de sa cousine la plantin telle qu'on la mange en Afrique par exemple.
- Le touffé : sorte de ratatouille aubergines agrémentée de morceaux de viande et de crabe, attention aux os qui s’y cachent !
- Parmi les crustacés mon préféré est de loin le lambi, grillé ou en sauce. Encore faut-il qu'il soit bien préparé, quelques minutes de cuisson en trop et il devient caoutchouteux et sec. Comme les écrevisses ou autre poisson noble, j'en ai honnêtement rarement voire jamais vu dans une assiette d'un Haïtien lambda.

- Corossol
Quelles boissons ? Les jus de fruits frais ! Le plus courant est le jus «grenadia», qui comme son nom ne l’indique pas, est un jus de fruits de la passion. Le jus de corossol (fruit en photo ci-contre), à la fois sucré et acidulé, est aussi délicieux.
- Au petit déjeuner, ce sont omelettes ou spaghettis, ou du pain blanc garni de lait concentré. Un régal de voir la tête de personnes venues en mission quelques jours qui se scandalisent de ne pas avoir d'autres plats au petit déjeuner que ceux-ci, surtout en région où la diversité des plats se tarit. Pour certains, que l'adaptation alimentaire est dure!
On peut aussi acheter sur la route des « papitas » : chips de banane, et des « pâtés », feuilletés à la viande ou autre garniture.
Tous ces plats sont agrémentés de riz, de beaucoup de riz ! Car il s’agit de faire taire la faim donc en priorité calmer les cris du ventre, avant de penser nutrition. Au choix, le riz blanc américain ou bien le «riz national» - «riz pois collé». Ce deuxième choix est un riz produit localement, souvent servi avec des « pwa », haricots rouges le plus souvent, ou lentilles, … en fait tout ce qui à la forme d’un pois.

Les sacs de courses de l’élite haïtienne et des expatriés
Port-au-Prince compte quelques supermarchés où l’on se sent plus aux Etats-Unis qu’en Haïti, tels que Giant ou le Caribbean, fréquentés par l’élite haïtienne et les expatriés.
Les grandes marques françaises sont visibles entre les américaines, mais, importation oblige, chaque produit est environ 1 à 2 € plus cher qu’en France, ce qui sale grandement la note pour ceux qui tiennent à leur Activia ou eau d’Evian.
Dans ces magasins, il faut fouiller ou battre en retraite si l’on refuse de consommer ce fameux riz américain. Et on n'y trouve que des fruits importés de République dominicaine ou d’Amérique du Sud, alors que les mêmes poussent en Haïti, disponibles au marché pour des coûts dérisoires comparés aux prix prohibitifs de ces supermarchés.
De plus, impossible d’y acheter fruits et légumes sans en même temps emporter polystyrène et plastique qui les enrobent, qui finiront à la poubelle, puis dans les ravines.


Les restaurants de Pétion Ville et alentours
Je les surnomme le « village français », comme les Américains doivent les surnommer « le village américain», idem pour les Canadiens ou toute autre nationalité. En effet, vous y croiserez forcément quelqu’un que vous connaissez ou que vous avez déjà croisé, l’offre étant plus limitée que la demande.
On y mange bien, voire très bien, pour des prix équivalents à Paris, c'est-à-dire pas forcément donné. Le turn-over est impressionnant, les enseignes subissent les effets de mode de certains quartiers tantôt délaissés, tantôt en hausse. Il en est ainsi du Yanvalou à Paco, seul restaurant du quartier au moment de son ouverture, qui attire ceux qui veulent fuir Pétion Ville.
On pourrait penser, à tort, qu’il est plus sécurisant pour son système gastrique de manger dans ces endroits de Port-au-Prince que dans des petits restaurants de région, ou que les fruits et légumes de la rue. Tout dépend de la constitution et de la tolérance de chacun: il m’est arrivé d’être tout autant malade après avoir mangé du lambi en province qu’à L’Océane, restaurant de poisson réputé de Port-au-Prince.
Et vous ?
Et vous qui êtes passé par Haïti ou qui y vivez, quel est votre plat préféré ?
(à venir: "dans les assiettes des haïtiens", le riz et le poulet américains, les cantines scolaires,...Restez connectés!)
http://haiti.blogs.liberation.fr/cooperation/2013/07/dans-les-assiettes-des-ha%C3%AFtiens-et-des-expatri%C3%A9s.html

vendredi 26 juillet 2013

CRIMES COLONIAUX ET REPARATION

26 mai 2013 .- Par Sam La Touch.- 
La Nouvelle-Zélande va payer des millions d’euros aux descendants d’une tribu victime de crimes coloniaux notamment de la spoliation de leurs terres lors de la conquête coloniale britannique. Vendredi 23 mai, le gouvernement néo-zélandais a signé un accord avec la tribu des Iwis. Il a reconnu les injustices commises lors de la colonisation par les troupes britanniques envers les autochtones. 
La Nouvelle-Zélande a offert à cette tribu des réparations culturelles et financières qui s’élèveraient à près de 11 millions de dollars US. Ce qui en somme n’est qu’un geste symbolique mais pourrait toutefois faire jurisprudence. 
A l’heure où le gouvernement bostwanais est mis en cause par Survival International pour vouloir organiser la spoliation des terres des Bushmen pour créer un corridor touristico-écologique sponsorisé par le ministère du développement durable et de l’écologie français, certains feraient bien de s’inspirer de cette dynamique. 
(Lire mon précédent Billet :Projet d’expulsion de Bushmen au Bostwana sur financement de fonds publics français ? (SURVIVAL).).- 
A quand les réparations envers le peuple haïtien pour la dette odieuse d’indépendance que ce peuple a dû payer pendant deux siècles ? « Un diplomate français nous confiait récemment, sans ironie aucune, que, sous la présidence de François Mitterrand, “Haïti devait encore une part de cette dette” ». (Le monde diplo 2003, Haïti, l’embargo et la typhoïde).Haïti a dû rembourser 90 millions de francs or, soit aujourd’hui quelque 17 milliards d’euros, exigés par la France en 1825, sous le règne de Charles X, en échange de l’affranchissement du pays, et destinés à « indemniser » les colons. Source :AL JAZEERA 24.05.2013New Zealand to pay colonial compensationhttp://www.aljazeera.com/indepth/features

/2013/05/201352417347523932.html

mercredi 24 juillet 2013

Haïti-Carnaval des fleurs : La présidence persiste et déclare les 29 et 30 juillet prochains, fériés et chômés

P-au-P, 23 juil. 2013 [AlterPresse] --- En dépit de la pétition signée par diverses personnalités notamment du monde intellectuel contre la tenue du carnaval des fleurs au début de la semaine prochaine, le président Michel Martelly ne fera pas machine arrière.
Le dimanche 28 juillet prochain, date retenue pour le lancement des festivités carnavalesques, marquera le 98e anniversaire du débarquement des soldats américains venus instaurer une féroce et sanglante occupation d’Haïti qui durera 19 ans (1915-1934).
Le chef de l’Etat appelé à éviter de banaliser cette date tragique, n’entend toutefois pas renoncer à son carnaval des fleurs.
Il annonce dans un communiqué ce 23 juillet que les 29 et 30 juillet seront fériés et chômés à l’occasion.
La journée du lundi 29 Juillet sera chômé à partir de midi, alors que le mardi 30 Juillet 2013 le sera dans son intégralité.
Faute d’inspiration, le thème du carnaval de février revient « Yon Ayisyen, yon pye bwa », en français (un haïtien, un arbre), sans des précisions sur le nombre d’arbres qui ont été plantés depuis le début de l’année.
Le président du comité d’organisation, Jean Dany Pierre François, avait annoncé à la radio qu’ « à cause des impayés du carnaval du Cap-Haitien qu’il faut solder, il ne reste en caisse que trente millions de gourdes pour le carnaval des fleurs ». [jep kft apr 23/07/2013 12 :25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14905#.Ue-j9zsqwbA

Haïti-Justice : Le parlement en possession d’une copie du rapport d’autopsie du juge Joseph ?


P-au-P, 24 juil. 2013 [AlterPresse] --- Les deux commissions du parlement enquêtant sur la mort jugée suspecte du juge Jean Serge Joseph, auraient en leur possession le rapport d’autopsie du corps, apprend AlterPresse ce mardi 23 juillet.
Le député Sadrac Dieudonné a confirmé que la commission de la chambre des députés dispose du contenu du rapport mais a tenu à le garder secret.
« Nous avons une idée de la conclusion du rapport, mais nous avions un droit de réserve, parce qu’une enquête a été diligentée, il faut attendre que l’enquête aboutisse pour soumettre à l’assemblée un rapport », soutient-il.
« Je connais les résultats de l’autopsie, mais sans commentaire », ajoute-t-il.
La commission avait 15 jours pour rendre son rapport mais risque de demander de rallonger ce délai, selon Dieudonné.
La commission de la chambre basse a déjà auditionné trois « personnalités clés », affirme-t-il, sans donner de noms. Il s’agirait d’un témoin oculaire et de deux confidents du juge défunt.
Il signale que la commission aura besoin de l’autorisation de la famille Joseph pour auditionner le personnel médical traitant.
Le juge Serge Jean Joseph est décédé le 11 juillet d’un accident vasculaire cérébral selon ce personnel médical.
Il aurait subi deux jours plus tôt des pressions de la part du président Michel Martelly et du premier ministre Laurent Lamothe pour se rétracter dans l’instruction d’un dossier de plainte contre la famille présidentielle pour corruption présumée. [jep kft gp apr 24/07/2013 00:10]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article14907#.Ue-jfTsqwbA

samedi 20 juillet 2013

UN HAITIEN...CHARLES HEROLD JUNIOR JOUERA AU HONDURAS LA SAISON PROCHAINE


Un haitiano se suma al tetracampeón 10:27 pm - Erlin Varela

El volante de 22 años se integró al plantel merengue en Miami y está siendo observado por Juan Espinoza.
 El centrocampista haitiano, que viene de jugar con el Tempête de su país, se sometió al ojo de Juan Carlos Espinoza. En el juego ante la H, Charles dejó atrás a Beckeles y mostró su calidad. El centrocampista haitiano, que viene de jugar con el Tempête de su país, se sometió al ojo de Juan Carlos Espinoza.
En el juego ante la H, Charles dejó atrás a Beckeles y mostró su calidad.
 Tegucigalpa, Honduras Mientras Juan Carlos Espinoza afina su dibujo en la Ciudad del Sol, la junta directiva de los Blancos le ha agregado un eslabón más a su engranaje para que el entrenador lo mire en los juegos de preparación y dé el visto bueno para que se ponga oficialmente la camisa blanca. Caracterizado por su gran encare y velocidad, el mediocampista haitiano Charles Hérold Júnior se ha integrado al plantel merengue que se prepara en Miami y todo apunta a que será el “refuerzo de buen nivel” que ha estado solicitando el estratega merengue.
Ante la H mostró su calidad Sí, se trata del camisa 17 de la selección de Haití que participa en la Copa Oro y que en el 0-2 ante Honduras no solo le complicó la noche al lateral Bryan Beckeles, sino que estuvo a punto de vencer a Donis Escober en un par de oportunidades.
Aunque en la Copa Oro, el mediocampista solo estuvo presente en esos 90 minutos frente a la Bicolor, allí demostró su calidad y llamó la atención de los Blancos. Osman lo presentó al grupo El vicepresidente deportivo de los Blancos, Osman Madrid, se encargó de presentar al caribeño ante el cuerpo técnico y al plantel de jugadores, para que luego se pusiera a las órdenes del timonel merengue.
 Si bien el Olimpia no ha oficializado la información, Zona conoció que “todo dependerá de Juan Carlos porque él lo va a ver y será quien decidirá, pero al parecer ya existe un preacuerdo con el jugador haitiano”. Por tanto, el joven caribeño, que juega por el centro y que también puede tirarse por los costados, podría aparecer mañana en el partido en que Olimpia enfrentará al Millonarios en Miami.
Charles es un volante de 22 años de edad que llega procendente del Tempête de su país, donde portaba la camisa 10 y se encargaba de construir el fútbol en la cintura del campo. El haitiano podría ser presentado en los próximos días y, si se oficializa su llegada al Olimpia, se convertirá en el tercer extranjero en el club (Douglas Caetano y Ramiro Bruschi), ya que el nacionalizado Fabio de Souza ocupa plaza de hondureño.

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Haïti-Dictature : Hommage à Hector Riobé, figure de la défiance du duvaliérisme

P-au-P, 19 juil. 2013 [AlterPresse] --- Près d’une vingtaine de personnes ont rendu hommage, ce vendredi 19 juillet 2013, à Hector Riobé, décédé à l’âge de 23 ans en 1963, dans un affrontement avec des militaires et des milices duvaliéristes, à Kenscoff (Est) au pied du morne qui porte son nom, a observé l’agence en ligne AlterPresse.

Manifestation religieuse marquée par des chants et des prières, dépôt de gerbe de fleurs ... la cérémonie d’hommage s’est déroulée en présence, notamment, de personnes ayant perdu un membre de leur famille ou un proche sous la dictature, à l’image de François Benoît qui, lui, a perdu toute sa famille lors du massacre du 26 avril 1963.

Jean Claude Turnier, l’unique survivant, a pris la parole pour évoquer son amitié avec le défunt et comment il s’est retrouvé dans le groupe des cinq (5) jeunes qui ont défié le pouvoir de François Duvalier.

Ému et au bord des larmes, il est revenu sur les événements du 19 juillet 1963.

C’est dans une grotte à morne Godet (aujourd’hui morne Riobé) de Kenscoff (à l’est de la capitale) qu’Hector Riobé s’est réfugié du 16 au 19 juillet 1963, lourdement armé, dans le cadre d’un mouvement de rébellion contre la dictature instaurée par François Duvalier (dit Papa Doc).

Il a descendu de nombreux miliciens, qui tentaient de s’approcher de sa position, après avoir fait des victimes dans les rangs des gendarmes.

En panne de minutions, Hector Riobé s’est tiré une balle à la tête, le 19 juillet 1963, à l’arrivée du bataillon tactique des Casernes Dessalines des forces Armées d’Haïti (Fad’H) d’alors, accompagné de sa mère.

Trois mois avant, soit le 26 avril 1963, la féroce dictature de François Duvalier avait exécuté le père d’Hector, André Riobé, suite à un prétendu attentat contre les enfants de François Duvalier (1957-1971), dont Jean-Claude Duvalier qui allait prendre la relève en 1971 jusqu’en 1986. [kft/jwc rc apr 19/07/2013 14:55]http://www.alterpresse.org/spip.php?article14889#.Uep7kG1UDUI

Haïti: des milliers de personnes dans la rue contre l'homosexualité

Par RFI
Sur appel d'organisations religieuses, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de la capitale haïtienne ce vendredi 19 juillet pour dénoncer les pratiques homosexuelles. Aucun projet de loi sur le mariage gay n'est en préparation, mais c'est pour prévenir cette éventualité que cette marche a été organisée.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Bible à la main, une femme hurle son dégoût de l'homosexualité. Dans le cortège, les slogans homophobes sont repris par tous. Le pasteur Fresnel Joseph explique qu'il ne veut pas voir Haïti suivre l'exemple des pays qui autorisent toute union homosexuelle.
« Haïti est un pays moral. Nous ne sommes pas d'accord avec une proposition de loi quelconque qui serait en train d'être préparée pour que des personnes de même sexe se marient. C'est vrai qu'il y a de grands pays qui le font déjà, mais nous, nous disons que nous ne sommes pas d'accord. La bible dit que c'est une abomination. La bible dit une femme, un homme », assène le pasteur.

Appel au meurtre
Pour la plupart des manifestants, les gays ne sont pas des Haïtiens à part entière. Certains, comme Wilbert, 25 ans, appellent même au meurtre des homosexuels. « C'est une chose immorale. Si je trouve un homosexuel là, je le frappe, je le tue même ! Je ne dois pas tuer quelqu'un, mais comme il se tue lui-même alors je peux le tuer », clame le jeune homme.
Face à cette démonstration homophobe, les gays d'Haïti en appellent aujourd'hui aux autorités pour garantir leur protection. Charlot Jeudy, le président de Kouraj, l'unique association gay d'Haïti, témoigne des menaces qu'il reçoit, mais qui l'encouragent aussi dans son combat pour faire respecter le droit à la différence.

Charlot Jeudy
Président de l'association gay Kouraj
Ces réactions me permettent de comprendre que je dois continuer, parce qu'il y a un problème, bien plus grave que je croyais.


Nos commentaires:
Devrait-on se lancer a faire des commentaires sur un sujet de ce type transpose dans le milieu et le contexte haitien? Sans doute oui.

Les haitiens sont des citoyens et des elements contributifs a part entiere a la configuration de la societe que nous observons et subissons. Les homosexuels haitiens sont dans leurs droits quand ils revendiquent des lois qui leur permettre d’exister sans se cacher ni se voiler la face en affichant ouvertement leurs orientations sexuelles.
En france, une la societe a resolu ses problemes de base, on a tendance  dire que ce sujet a ete un peu trop porte en avant. Personnellement, j’avais envie de dire « tout ca pour ca » et a ceux qui ont interprete la loi comme une licence accordee a tout le monde pour pouvoir s’approcher de tout le monde, j’ai eu a declarer que je n’etais ni contre ceux qui sont en faveur ni avec ceux qui sont contre...mais qu’il fallaait surtout me fouttre la paix et voir si on pouvait accorder un peu plus ‘attention a d’autres problemes societaux aussi prioritaires que le mariage pour tous.

En ce qui concerne Haiti, j’aurais tendance a dire la meme chose, si le probleme se presentait de la meme facon.
Il faut savoir evoquer cette question avec un maximum de precaution.
Il faut tenir compte par exemple que cette notion de respect de la vie n’est pas ancree comme il faut dans toutes les  mentalites. On a souvent l’impression que l’on peut facilement perdre la vie ou se voir depouiller de sa vie ; de facon gratuite a en juger par certaines reflexions tres courantes dans le discours de tous les jours...
Pour une grande partie de la societe, manifestant une fois religieuse proche de l’integrisme  propre a d’autres cultes, l’homosexualite est vue pire qu’une maladie mais un « peche », voire une abomination. Il n’est pas inconcevable de voir surgir des attitudes et des comportements carrement hostiles se deformant en vraies attitudes violentes contre ceux qui exhibent cette orientation sexuelle.
Et dans la societe haitienne le pourcentage de chretiens protestant donc partageant cette derniere vision de l’homosexualite est tres significatif. Ils se sont deja manifeste avec quelaues velleites violentes contre le vaudou et les vaudouisants en les rapprochant du satanisme a eradiquer.
Enfin, c’est malheureux de constater que nous aussi nous suivons l’evolution de certaines idees des grandes societes developpees quand nous ne sommes encore qu’a des annees lumieres de la resolution de nos problemes de bases.

Mais que faire ? A chacun son probleme et ses soucis.
Nous souhaitons vigoureusement qu’il n’y ait ni de confrontations violentes, ni de perte en vies humaines.