POUR VOS RECHERCHES

Google

lundi 11 juin 2012

L'ambulance de la solidarité prend le chemin d'Haïti - Trébrivan

L'initiative Le séisme en Haïti a ému la population locale et diverses initiatives ont eu lieu chez les particuliers, dans les associations et au niveau des élus. Très sensible à cela, Joël Le Croisier, conseiller général, et le département ont décidé d'y apporter leur aide. Localement, le conseiller général a mobilisé les élus locaux et la communauté des communes. À ce jour, huit communes et la communauté de communes ont décidé de coopérer avec l'Association des maires de la grande Anse (Amaga).
Un chargé de mission du conseil général s'est rendu sur place et a évalué les besoins et parmi les projets celui d'un marché couvert à Corail. Plusieurs délégations ont suivi et Joël Le Croisier s'est rendu lui-même sur place, il y a un an. Il a rencontré les maires de la grande Anse et signer une convention avec eux pour le projet de Corail (convention de la CCKB).
Une chaîne de solidarité
Plusieurs délégations sont aussi venues en France et il a beaucoup été question de l'agriculture. On se souvient encore de cette visite dans une chèvrerie de plusieurs personnes d'Haïti. Et c'est là, en discutant avec ces maires, avec ces personnes, que Joël Le Croisier a reçu une de leur demande : un besoin en ambulance pour l'hôpital Saint-Antoine Jérémy. Une occasion unique de sensibiliser localement et de lancer une action solidaire.
Le conseiller général a pris son bâton de pèlerin et s'est souvenu de l'ancienne ambulance Croissant qui stationnait encore dans l'entreprise. Devant ce projet humanitaire, Jean-François Croissant a vite compris le problème et a répondu favorablement. Le garage solidaire a remis le véhicule en état et l'a présenté au contrôle technique. Les maires de la grande Anse ont pris en charge le financement du transport et un pharmacien local a complété le tout en offrant un fauteuil roulant. Cette ambulance part avec deux brancards, des cartons de compresse et surtout un grand message d'espoir avec ce geste.
Le véhicule rejoint Paris samedi, avec l'aide du garage solidaire, puis ce sera Le Havre. Arrivée courant août.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-ambulance-de-la-solidarite-prend-le-chemin-d-Haiti-_22031-avd-20120609-63016700_actuLocale.Htm

DES LAMPADAIRES SOLAIRES A LEOGANE

Dans le cadre des suivis du vaste programme de décentralisation « Katye Pa’m Poze » mis en oeuvre par le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, Me Thierry Mayard-Paul, une dizaine de lampadaires solaires a été installée dans la ville de Léogane le mercredi 6 Juin 2012. Cette démarche répond directement aux doléances de la population recueillies lors du « Cafe Communautaire » réalisé le vendredi 30 Mars 2012.

Quatre sites stratégiques ont été sélectionnés pour l’installation de cette première série de projecteurs : L’entrée « Bienvenue » de la ville ; La place Sainte Rose, La Station « Route Neuf » et le Marché de Darbonne. Chaque emplacement est équipé d’au moins deux lampadaires antivol et anticycloniques, équipé d’une batterie rechargeable alimentée par l’énergie solaire d’une durée de vie de quatre années. La sécurité citoyenne étant l’une des priorités du Ministère de l’Intérieur, l’éclairage nocturne de ces espaces publics va faciliter les activités des habitants de la zone, donner un meilleur aspect à la ville et réduire le taux d’insécurité dans la région.
Le programme « Katye Pa’m Poze » lancé depuis le mois de mars 2012 par le Ministre de l’Intérieur, se veut être le véritable moteur de la décentralisation et du développement national. Cette réalisation à Léogane constitue la première d’une longue série d’actions qui seront exécutées de concert avec les habitants des différentes collectivités du pays. KPP donne la voix au peuple pour accompagner le pouvoir central dans les prises de décision.
Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales œuvre afin d’accroitre les coopérations locale et internationale susceptibles d’apporter des transformations concrètes et positives pour la réalisation de la vision du Président de la République qui est un développement durable pour le pays.
http://www.haitinews509.net/2012/06/haiti-social-katye-pam-poze-apporte-la-lumiere-dans-la-ville-de-leogane/

Le réalisateur Didier Mauro a posé le débat sur Haïti - Vassy


L'association du Mille clubs et la Ligue de l'enseignement du Calvados ont proposé, mardi soir, la projection du film École en Haïti. Ce film documentaire, réalisé par Didier Mauro, cinéaste, documentaliste et sociologue, pose la question suivante : « Comment scolarise-t-on les enfants en Haïti, après un désastre social de plusieurs décennies, accentué par le séisme de 2010 ? »
Le réalisateur a tenté de répondre en allant à la rencontre d'enseignants, de parents et d'élèves dans deux camps abritant des victimes du séisme, trois écoles et un lycée. L'école est obligatoire pour tous les enfants mais encore beaucoup n'y vont pas pour des raisons économiques. Les classes sont encore en reconstruction, les élèves, souvent au nombre de 100, s'y entassent et les professeurs, peu qualifiés et pas souvent payés, essayent de faire passer les bases de l'éducation.
Le gouvernement met peu de moyens au service de l'éducation. C'est pour collecter des fonds que la Ligue de l'enseignement et Solidarité laïque projettent ce film de ville en ville avec ce slogan : « Pas d'éducation, pas d'avenir ». Ces fonds récoltés soutiennent des projets de scolarisation publique allant de la construction d'écoles à celle de restaurants d'enfants ou d'équipement de classes ou de locaux d'activité.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Le-realisateur-Didier-Mauro-a-pose-le-debat-sur-Haiti-_14065-avd-20120608-63003069_actuLocale.Htm

14 Secrétaires d’Etat nommés dont neuf reconduits



Plusieurs membres de l’ancien cabinet Martelly/Conille sont remerciés, parmi eux Georges Racine et Elsa Baussan Noël, tous deux de nationalité étrangère, selon le Sénat, Fritz Jean-Louis, membre, en 2010/2011, de l’état-major de campagne de Michel Martelly, et Michel Chancy, numéro deux du ministère de l’agriculture ces dernières années
Publié le vendredi 8 juin 2012
L’Exécutif a annoncé vendredi la nomination, par arrêté, de quatorze Secrétaires d’état qui viennent compléter le gouvernement Martelly/Lamothe, près d’un mois après la formation du nouveau cabinet ministériel.
Neuf Secrétaires d’Etat de l’ancien gouvernement, restés de facto à leurs fonctions ces dernières semaines, ont été finalement reconduits de manière régulière tandis que de nombreux autres ont été remplacés. Certains postes ont été supprimés et des responsables mutés dans d’autres ministères de tutelle.
Sont maintenus, Réginald Delva, à la sécurité publique, Pierre-Richard Casimir, aux affaires étrangères, Philippe Cinéas, aux travaux publics et transports, René Jean-Jumeau, à l’énergie, Fresner Dorcin, à la production végétale, Marina Gourgue, à la formation professionnelle, Gérald Oriol Junior, à l’intégration des personnes handicapées, et Jean Gérald Brutus à l’industrie.
Antérieurement Secrétaire d’Etat au commerce, Mathias Lauréus est désormais affecté aux collectivités territoriales, au ministère de l’intérieur.
Les nouveaux qui font leur entrée au gouvernement sont Pierre André Gédéon, Secrétaire d’état à l’environnement, Vernet Joseph, à la relance agricole, Francener Thélusma, à la jeunesse et à l’action civique, et Oswald Thimoléon à l’alphabétisation.
Un ancien haut fonctionnaire du ministère des finances, Ronald Décembre, a été, lui, nommé Secrétaire d’état à la réforme fiscale.
Parmi les responsables à avoir été renvoyés figurent les ex-Secrétaires d’Etat Georges Racine (intérieur) et Elsa Baussan Noël (patrimoine) dont les nationalités américaine et espagnole avaient été établies par une commission d’enquête sénatoriale, Fritz Jean-Louis (collectivités territoriales), Richard Maurasse (défense), Paul Emile Adrien (à la jeunesse et aux sports), et Michel Chancy (production animale). Ce dernier avait été, au cours de la première année de pouvoir du Président Michel Martelly, l’unique rescapé de l’ancienne administration Préval/Bellerive.
Mettant l’accent sur le dynamisme et l’efficacité potentielle de la nouvelle équipe, le chef de l’Etat et le Premier ministre Laurent Lamothe ont promis de parvenir à un niveau élevé de performance dans la gestion des affaires de la république et les réalisations gouvernementales. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8879




Que vaut une Constitution en Haïti ?


Veut-on vraiment évoluer dans un Etat de Droit ?
Publié le dimanche 10 juin 2012
« Konstitisyon se papye, bayonèt se fè » ! C’est à ce vieil adage qu’on pense immédiatement en cherchant la réponse à une telle question. Notre histoire de peuple est tristement marquée par le feu et le sang !
Poser aujourd’hui la question de l’amendement constitutionnel soulève celle, plus essentielle, de la place que nous décidons finalement d’accorder à la Constitution et aux Lois dans notre vie de tous les jours, dans l’accomplissement du plus simple au plus complexe de nos actes.
Car, à quoi bon palabrer autour de l’amendement de la Constitution si personne ne croit, dans le plus profond de son être, en la suprématie absolue de celle-ci ?
Qui parle aujourd’hui de Constitution et d’amendement ?
Des parlementaires qui s’en fichent chaque fois qu’ils doivent faire prévaloir leurs intérêts politiques ou pécuniaires ;
Des membres de l’Exécutif qui, dans l’exercice du pouvoir, violent la Charte fondamentale au quotidien après avoir fait le serment de la respecter, de l’appliquer et de la faire appliquer ;
Des dirigeants politiques qui, pour la plupart, s’accommodent ou perpètrent des violations de la Constitution et des Lois, dès qu’elles leur profitent ;
Des autorités judiciaires qui ont transformé les tribunaux en marché ;
Des organisations de la société civile dont les véritables motifs en faveur de la Constitution et des Lois restent à déterminer.
Ils seraient donc tous contre la Constitution et pousseraient malgré tout l’audace jusqu’à prétexter en vouloir une ! Les bien-pensants du monde entier doivent nous trouver vraiment bizarres.
A noter que, fatigué de s’être fait avoir à maintes reprises, le gros de la population affiche une certaine indifférence par rapport à ce débat sur la Constitution qui implique jusqu’ici les « chabrak » de différentes catégories sociales. Dieu seul sait combien, pourtant, ce débat devrait intéresser la population, étant la première à pâtir des violations de toutes sortes de la Loi-Mère. Car, après tout, les individus des couches « moyennes et supérieures » de la société finissent toujours par trouver le moyen de tirer leurs marrons du feu. C’est le gros de la population qui reste toujours KO, sur le tapis…
Alors, que dire du débat sur l’amendement ? Faut-il le bouder carrément du fait que la Loi fondamentale n’est jamais appliquée et que les « zotobre » d’ici exercent toujours leur pouvoir comme ils l’entendent ?
A de telles interrogations, répondons tout de suite par la négative. Ce ne serait vraiment pas intelligent pour ceux qui prétendent vraiment contribuer à l’instauration d’un Etat de Droit en Haïti de s’en foutre en se croisant les bras.
D’abord, il n’est pas vrai que toute la Constitution ne soit pas appliquée. Si c’était le cas, que d’avatars n’aurait-on pas endurés de 1987 (date de l’entrée en vigueur de la Charte fondamentale) à aujourd’hui, en plus de ceux qu’on a enregistrés pendant cette époque ?
La Constitution, malgré qu’elle soit constamment violée, constitue un cadre auquel, bon gré mal gré, les autorités font obligatoirement référence, soit pour justifier leurs actes, soit pour se maintenir au pouvoir. Elle est, en ce cens, contraignante et s’impose, d’une manière ou d’une autre.
Par-dessus tout, la Constitution, dans sa forme et son contenu actuels ou futurs, représentent également un projet par rapport auquel la société tente constamment de s’ajuster. D’où, la nécessité du combat pour qu’elle existe, pour qu’elle soit appliquée et s’enrichisse au rythme de l’évolution de la société et des problématiques.
C’est donc le motif de l’engagement, par rapport au débat constitutionnel, des démocrates sincères qui, malheureusement, ne semblent pas être légion dans l’arène politique.
Il importe de retenir de toutes ces considérations que nous devrions finalement nous entendre sur la nécessité que la Constitution et les Lois nous gouvernent. Veut-on vraiment évoluer dans un Etat de Droit ? Ne serait-ce pas un thème intéressant pour la « Conférence nationale » dont on parle tant ?
Le consensus autour d’une telle question conduirait inévitablement à un autre plus large autour de la reconquête de notre souveraineté. Car, si nous nous engageons par rapport à une Charte fondamentale, c’est elle, et exclusivement elle, qui devra nous régir. Nous ne pourrons donc plus accepter des directives et même des ordres des étrangers sur le moindre acte que nous aurions à poser.
Et, oui ! La question de l’application pleine et entière de la Constitution est intimement liée à celle de la reconquête de la souveraineté nationale. Que vaut en effet une Constitution si le pays est occupé ? A moins que ce soit une Constitution élaborée ou suggérée par l’occupant, comme ce fut le cas pour la Convention en 1915. Cette considération nous amène sans doute à comprendre pourquoi certains secteurs de la communauté internationale voudraient qu’on adopte la Constitution amendée sans débat préalable impliquant l’ensemble de la société. Quelle est leur véritable motivation ?
Sortir de cette situation implique le consensus dont nous parlions. Cela conduit droit à une certaine forme d’unité nationale (donc, à la Nation qui n’a jamais encore existé en Haïti). Et cela nous amènerait à la stabilité tant recherchée, car nous aurions finalement choisi de nous soumettre à la toute puissance de la Constitution et des lois, et donc, tout aussi bien, à celle des institutions ! Il n’y aurait plus de « koupe tèt, boule kay ! », ni de « bare anwo, bare anba, nan mitan rete rèd ». Les conflits se résoudraient dans le débat et dans le libre jeu des institutions appliquant les lois et les règles en général. Les étrangers n’auraient plus à justifier leur présence dans nos murs par notre incapacité à nous prendre en charge !
Marvel DANDIN
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8882