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samedi 6 mars 2010

Haïti: le bilan des morts canadiens monte à 44 personnes


Publié le 05 mars 2010 à 20h05 | Mis à jour le 05 mars 2010 à 20h10
Agence France-Presse
Ottawa
Le nombre de Canadiens tués dans le séisme du 12 janvier en Haïti a encore augmenté vendredi, le ministère des Affaires étrangères confirmant 44 décès, contre 42 jeudi, tandis que 30 personnes étaient toujours portées disparues.
Les personnes disparues sont des Canadiens qui se trouvaient dans la zone touchée par le séisme et dont les familles sont sans nouvelles depuis la catastrophe qui a fait plus de 222 000 morts selon les autorités.
Depuis le séisme, quelque 6 500 Canadiens ont été retrouvés en vie, dont plus de 4 600 ont été rapatriés au Canada, selon le bilan publié par le ministère des Affaires étrangères.

Colloque sur la reconstruction: invitation à faire des affaires

Publié le 06 mars 2010 à 05h00 | Mis à jour à 07h10

Louise Leduc
La Presse
Les entreprises québécoises ne doivent pas être mal à l'aise d'aller brasser des affaires en Haïti et de venir chercher «leur part du gâteau de la reconstruction».
«L'humanitaire, c'est bien joli, mais ça ne dure pas. Les intérêts, ça, ça dure.» C'est ce qu'a déclaré hier le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, au colloque sur la reconstruction d'Haïti qui avait lieu depuis deux jours à l'École polytechnique.
«Beaucoup de gens se demandent s'il y a un pilote dans l'avion. Oui, il y a un pilote. Et il y a même un copilote», a dit M. Bellerive.
Plusieurs copilotes, en fait, à entendre parler le premier ministre, qui ne peut refuser l'aide internationale, mais qui sait que ce n'est pas la solution. «Avant le séisme, il y avait 70% de chômeurs. Maintenant c'est 90%. La population risque de s'habituer à ne pas travailler. J'ai peur que les enfants, les adolescents attendent le camion qui va passer avec l'eau, qu'ils attendent le camion qui va arriver avec la nourriture. Il faut donner un minimum aux gens, mais il ne faut pas tuer l'idée du travail.»
«Tout le reste a échoué. La seule chose qu'on n'a pas essayée, c'est un plan préparé par les Haïtiens, pour les Haïtiens, évalué par les Haïtiens.»
À cette phrase, les quelque 600 personnes présentes ont applaudi à tout rompre. Elles n'ont pas bronché, cependant, quand, quelques minutes plus tard, le premier ministre a déclaré: «Je ne suis pas intéressé aux chiffres (à l'argent nécessaire à la reconstruction). J'ai besoin d'engagements sur des projets concrets. Que faut-il construire? Dans quels délais? L'évaluation des coûts, ça viendra après.»
Cela dit, non sans contradiction avec sa volonté de voir des entreprises québécoises débarquer en masse et avec la volonté de mettre en place un plan haïtien, M. Bellerive a noté plus tard dans son allocution que, chaque jour, il reçoit de 200 à 300 offres de services d'entreprises nationales et internationales. Très clairement, il a dit que son gouvernement n'avait pas les moyens d'étudier ces offres actuellement.
Parce que c'est trop tôt? Parce que, comme il l'a dit ensuite, l'heure n'est toujours pas à la reconstruction, mais aux besoins pressants, à ces 700 000 enfants haïtiens qui ne vont pas à l'école, à tous ces gens qui vivent encore dans des tentes?
En tout cas, il n'a pas fait de mystère sur la vitesse à laquelle iront les choses. En point de presse, il n'a pas dit pendant combien de temps il estimait que des gens vivraient encore dans des tentes, mais il a reconnu qu'il ne faudrait pas se surprendre que cela dure des années.
Faut-il reconstruire Port-au-Prince là où elle se trouve, en plein sur une faille sismique? En point de presse, le premier ministre a balayé la question d'un revers de main, disant qu'il n'y avait pas de réflexion à ce sujet dans son gouvernement, mais une décision. La capitale restera là où elle se trouve.
La veille, en entrevue, Edwin Paraison, ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, avait affirmé au contraire que c'était là une question importante à laquelle le gouvernement réfléchissait toujours.
Fait inusité - de mémoire, on n'a pas vu souvent des premiers ministres canadiens et québécois faire la même chose -, le premier ministre Bellerive a répondu aux questions de l'auditoire, questions qui n'étaient pas arrangées avec le gars des vues.
M. Bellerive en avait aussi une pour ses compatriotes en exil: «Tout le monde a son petit plan de retour, tout le monde envoie de l'argent à l'oncle, en Haïti, qui a son petit bout de mur à réparer, mais il n'y a rien de structuré. Vous ne revenez plus au pays que lors de funérailles ou de mariages. Vos enfants ne sont même plus de la diaspora, ils sont canadiens, américains. Il faudrait qu'ils gardent un lien avec Haïti. Vos enfants et vos petits-enfants sont-ils seulement intéressés à entendre parler d'Haïti?»
«Maintenant, oui», ont répondu à voix haute plusieurs Haïtiens dans la salle.

La petite fille qui ne pleurait pas


Publié le 05 mars 2010 à 15h00 | Mis à jour le 05 mars 2010 à 13h28
Katia Gagnon
La Presse
Chaque jour, pendant des mois, Jayne, Jim et leur petit Maxime ont allumé une bougie avant de souper. Tous les trois, ils disaient à Esther, la petite soeur haïtienne, qu'ils pensaient à elle, ici, à Montréal. Qu'ils avaient hâte qu'elle soit parmi eux. C'est Maxime qui soufflait la bougie. Il avait 2 ans quand le rituel a commencé. Esther est arrivée le mois dernier. Maxime a maintenant 5 ans.
Pendant deux ans et demi, cette famille d'origine américaine qui vit sur le Plateau-Mont-Royal a attendu la petite Esther. «Dans la plupart des pays, on est jumelé avec l'enfant à la fin des formalités. En Haïti, c'est l'inverse. On est jumelés, et après les formalités commencent. Psychologiquement, c'est très différent», raconte Jayne Engle Warnick, 43 ans.
Jayne et Jim, 45 ans, enseignant à l'université McGill, ont toujours voulu adopter. Ils ont conçu leur premier enfant et, ensuite, ils ont décidé de lancer leur projet. Tout de suite, ils se sont tournés vers Haïti. «Nous avons beaucoup de liens avec ce pays. Mon frère travaille là-bas depuis 25 ans. Il a une conjointe haïtienne, des enfants.»
Il y a 30 mois, on leur a présenté la photo de la petite Esther, 10 mois, abandonnée par sa mère à l'orphelinat Foyer de Sion. Ils ont accepté. Et l'atroce attente a commencé. «Savoir que mon enfant était là-bas sans pouvoir m'assurer qu'elle allait bien, qu'on s'occupait bien d'elle, qu'elle recevait de l'amour, ç'a été épouvantable, raconte Jayne. L'attente nous a semblé éternelle.»
En août dernier, Jayne s'est rendue à Port-au-Prince pour passer une semaine avec la petite. On lui a emmené l'enfant à l'hôtel, où elle a dû demeurer toute la semaine avec Esther. Elle n'était pas autorisée à aller ailleurs avec l'enfant. Quand on lui a mis Esther dans les bras, la petite n'a eu aucune réaction. «Elle était complètement inerte», se rappelle Jayne. Dans la chambre, elle s'est assise et est demeurée totalement immobile.
«Elle regardait partout mais ne bougeait pas. Elle ne demandait rien.» Pourtant, quand Jayne lui a offert un verre d'eau, elle a bu. Avidement. Un, deux, trois verres. Quand Jayne lui a offert à manger, elle a tout engouffré. Goulûment.
En une semaine, Esther n'a pas versé une larme. Elle ne pleurait jamais, a noté sa mère adoptive.
«Dès la deuxième journée, j'ai vu un changement. Elle a ri quand je lui ai chatouillé les pieds.» Puis, la mère et la petite ont joué. Surtout dans la chambre. Esther était terrorisée par l'extérieur. Il faut dire qu'elle ne quittait jamais les murs du Foyer de Sion. Dans ce bunker de béton, des dizaines d'enfants vivaient entassés les uns sur les autres. Trois enfants couchaient dans chaque lit. Il n'y avait pas un jouet. Et les enfants ne sortaient pratiquement jamais.
Jayne a pleuré quand elle a dû replacer sa fille au Foyer de Sion après une semaine. Elle lui avait donné une grenouille verte. Une semaine plus tard, un bénévole est passé à l'orphelinat. Il a raconté à Jayne que la petite avait toujours la grenouille. Elle était affreusement sale, mais Esther ne voulait rien savoir de la laisser.
N'eût été le 12 janvier, Jayne, Jim et Maxime attendraient probablement encore Esther. Mais il y a eu le tremblement de terre. Jayne a mis sur pied un «centre de commandement?» dans le salon du petit appartement du Plateau. Télé, internet, Skype, Twitter, tous les moyens ont été bons pour entrer en communication avec Haïti. «Je ne pouvais pas me sortir de la tête l'image de cette petite fille qui ne pleure pas. Est-elle morte? Blessée? En choc? Et quoi qu'elle endure, elle ne pleure pas.»
Deux jours plus tard, elle a eu des nouvelles. Les enfants allaient bien. Quand la responsable de l'agence d'adoption l'a jointe quelques jours plus tard pour lui demander de venir avec elle à Port-au-Prince récupérer les enfants, elle a tout de suite accepté. Au terme d'un épuisant voyage de deux jours, les deux femmes sont arrivées sur place.
Il y avait une montagne de travail à faire. Remplir les visas pour 30 enfants, organiser le départ... La veille du grand voyage, les 30 enfants passent la nuit à l'ambassade après avoir engouffré un énorme chaudron de spaghettis préparés par le personnel. «Certains enfants étaient surexcités, d'autres, terrorisés. Ils n'avaient aucune idée de ce qui leur arrivait», raconte Jayne.
Dans l'avion, Esther a pleuré pour la première fois.
Le lendemain, la mère et la fille sont enfin arrivées à la maison. La fillette, qui a la taille d'un enfant de 18 mois, s'adapte très bien, raconte sa maman. «Elle parle constamment, se déplace, joue avec ses jouets», explique Jayne, qui essaie, ce matin, de faire des tresses à sa fille. Pas facile. «Je vais apprendre!» dit-elle en riant.
Esther s'échappe des mains de sa maman. Elle fait des cabrioles sur un petit matelas, joue avec les perles de bois qui iront dans ses cheveux. Elle monte sur un tabouret. «Ready?» dit Jayne. «Weady!» dit la petite en riant. Et elle se laisse tomber dans ses bras.
Un autre grand saut dans la courte vie d'Esther.

De Wideline à Rosalie

Publié le 05 mars 2010 à 15h00 | Mis à jour le 05 mars 2010 à 13h13
Katia Gagnon
La Presse
Depuis un mois, Elyse Dupuis ne dort pas très bien. Elle couche sur un petit matelas, dans la chambre de ses deux enfants. À sa droite, le lit de son fils de 4 ans, Ismaël. Derrière elle, le lit de bébé de sa fille de 2 ans, Rosalie. Pour que les deux enfants consentent à s'endormir, maman doit leur tenir la main. Deux petites mains marron lovées dans les grandes mains blanches d'Elyse, dont les bras s'engourdissent lentement jusqu'à ce que les deux enfants tombent enfin dans le sommeil.
Les enfants d'Elyse sont haïtiens. Ils ont passé plusieurs mois dans des orphelinats, à Port-au-Prince, avant d'aboutir ici, à Valleyfield, dans le bungalow de Mme Dupuis. Ismaël est arrivé il y a un an et demi. Et Rosalie, à la fin du mois de janvier, après avoir vécu de très près le séisme. Elyse Dupuis, 45 ans, les élève seule. Haïti est l'un des rares pays à accepter la candidature des mères célibataires.
Elyse Dupuis en voulait, des enfants. Elle a été servie. À l'époque où elle a adopté Ismaël, on déconseillait aux parents adoptants de séjourner à Port-au-Prince. Trop dangereux. Pour aller chercher les enfants, on procédait comme suit?: embarquement dans l'avion à 10?h. Arrivée à Port-au-Prince vers 15?h. Retour dans le même avion, qui décollait une heure plus tard. Elyse Dupuis et les autres parents adoptants sont arrivés, hors d'haleine, dans le hall de l'aéroport, où les enfants attendaient. Elle a pris son petit garçon, qui ne l'avait jamais vue. Elle est repartie au pas de course vers l'avion avec un enfant hurlant.
Ismaël a continué de hurler pendant des jours. «Il était constamment en crise. Il criait, il pleurait, il donnait des coups de pied partout. Il n'y avait rien à faire.» Pendant plus d'un an, Ismaël a été constamment collé sur elle. Il dormait dans son lit. Il n'acceptait de se faire prendre par personne d'autre.
Ismaël avait été abandonné par sa mère haïtienne. Sevré du jour au lendemain. Le petit a passé plus d'un an à l'orphelinat, où deux dames s'occupaient seules d'une cinquantaine d'enfants. Pour elles, Ismaël était un enfant difficile. «C'est ce qui était écrit dans les rapports», raconte Elyse Dupuis. Quand elle repense à ces mots durs, elle se met à pleurer. «Il veut tellement se faire aimer.»
Jamais Ismaël n'a voulu parler de sa vie là-bas. «Il est né le jour où il est monté dans l'avion avec moi.»
Malgré ces mois d'enfer avec un enfant en crise, Elyse Dupuis a voulu un autre bébé. Au mois d'août dernier, on lui a proposé la petite Wideline, un an et demi. Elle aussi abandonnée. Elyse a accepté. En novembre, elle s'est rendue voir la petite.
«Elle avait vu sa mère biologique le jour de sa fête, le 10 novembre. Mois, je suis arrivée le 12. On lui a dit: "Viens voir maman, Wideline." Mais moi, j'étais qui, pour elle? Une étrangère», raconte Elyse Dupuis. Pendant une semaine, elle s'est promenée à l'orphelinat avec la petite dans les bras. «Elle n'acceptait rien d'autre.» Même pas les baisers. Lorsque Elyse essayait de la bécoter, elle la repoussait de sa petite main.
«À la fin, elle avait un tout petit sourire quand elle me voyait.»
Lorsqu'elle est revenue à Valleyfield, Elyse savait qu'elle allait devoir patienter encore avant que Wideline ne devienne Rosalie, le nom qu'elle avait choisi pour sa fille. Pour Ismaël, elle avait patienté 15 mois. Mais le 12 janvier, les choses ont brutalement changé.
Elyse a vu les premières images du séisme à la télé. «Haïti, c'est le pays de mes enfants. J'étais bouleversée.» Mais les nouvelles étaient encourageantes: tous les petits de la crèche Coeur d'enfants, où vivait Wideline, étaient en vie. Pendant 17 jours, Elyse Dupuis a attendu. Puis, elle a enfin reçu un téléphone. Wideline était dans l'avion. «Je m'étais promis que l'arrivée au Québec se ferait mieux qu'avec Ismaël. Mais finalement, ç'a été presque pire. Elle est passée de mains étrangères en mains étrangères pendant 24 heures.»
À l'arrivée, Elyse Dupuis a pris dans ses bras un nouveau bébé hurlant. Rosalie a pleuré toute la soirée. La nuit venue, la maman a couché les deux enfants avec elle, dans son lit. La petite avait la tête enfouie entre ses seins. Son petit corps était blotti tout contre elle. «Si elle avait pu rentrer au dedans, elle l'aurait fait.» Elyse n'osait pas bouger. Elle pas beaucoup dormi.
Le lendemain, la petite a pleuré toute la journée.
Depuis, Rosalie ne quitte pas les bras de sa mère. Elle est minuscule, de la taille d'un bébé de 1 an. Elle adore le beurre d'arachide et refuse que quiconque touche à son assiette lorsqu'il y reste de la nourriture. La petite est coquette, ramasse chaque miette tombée sur sa robe rose et refuse obstinément de quitter ses jolis souliers neufs.
La petite dans les bras, Elyse Dupuis me montre des photos d'Ismaël. Sur le premier cliché, l'enfant est assis sur ses genoux à l'aéroport, petit, maigre, de grands yeux hagards. Sur la seconde, prise à peine trois mois plus tard, son visage déjà plus rond arbore un immense sourire. Et sur le troisième, la photo prise à la garderie en octobre dernier, il est radieux, un petit homme costaud, les bras croisés sur son chandail bleu.
Parions que sa petite soeur suivra le même chemin.
http://www.cyberpresse.ca/dossiers/adoption-en-direct/201003/05/01-4257785-de-wideline-a-rosalie.php

ADOPTION EN DIRECT


Les images de ces petits orphelins haïtiens débarquant des avions de secours, après le séisme, dans les bras de leurs parents adoptifs, ont ému le Québec tout entier. Au total, 162 enfants ont été rapatriés d'urgence dans les familles qui avaient décidé, parfois depuis plusieurs années, de les adopter. Ces enfants ont subi un choc important lors du tremblement de terre, qui s'ajoute, dans la liste des traumatismes, à l'abandon de leurs parents biologiques et à la vie quotidienne dans un orphelinat bondé. Comment s'adapteront-ils à leur nouvelle vie?
Dans les prochains mois, la journaliste Katia Gagnon suivra deux familles de la grande région de Montréal, qui ont respectivement accueilli Rosalie, 2 ans, et Esther, 4 ans.
Nous vous les présentons aujourd'hui et vous invitons, par la suite, à suivre ce reportage réalisé en temps réel en exclusivité sur Cyberpresse.
http://www.cyberpresse.ca/dossiers/adoption-en-direct/201003/05/01-4257781-adoption-en-direct.php

La reconstruction d'Haïti au centre des discussions à Montréal

Le dossier de la reconstruction d'Haïti est actuellement au centre des discussions au Canada dans le cadre d'un colloque qui a débuté hier à l'Université Polytechnique de Montréal.

Une haute délégation haïtienne conduite par le premier ministre Jean Max Bellevrive participe à cette réunion qui a fait la une dans les medias canadiens.

Le maire de Montréal Gérald Tremblay qui participe à ce colloque historique a réitéré son soutien entier à la reconstruction d'Haïti et surtout de la ville de Port-au-Prince qui est jumelée à sa ville. En ce sens Monsieur Tremblay annonce que Montréal va investir un million de dollars dans la capitale haïtienne.

Lors de la première journée, Plusieurs experts en urbanisme et en architecture se sont exprimés sur les priorités de la reconstruction de Port-au-Prince et des autres régions sinistrées après le tremblement de terre du 12 janvier.

Ce colloque qui se déroule autour du thème « reconstruire Haïti horizon 2030 » est une initiative du Groupe de Réflexions et d'actions pour une Haïti nouvelle (GRAHN) .Il a pu bénéficier d'un support financier de l'Université polytechnique de Montréal,et de plusieurs autres Institutions Supérieures.  

Plus de 600 personnes venues un peu partout à travers le monde participent actuellement à cet événement qui prendra fin ce vendredi.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17142

EJ 

Le Sénat américain approuve un allégement de la dette d'Haïti

Le Sénat américain a adopté vendredi un projet de loi favorisant l'allègement de la dette d'Haïti dans le monde, afin de faciliter la reconstruction du pays, dévasté par le séisme du 12 janvier.

Le projet de loi a été approuvé par acclamation à la chambre haute. La commission des Affaires étrangères avait adopté ce texte à l'unanimité le 24 février dernier. Cette mesure, élaborée par le démocrate Chris Dodd et son collègue républicain Richard Lugar, ordonne au représentant américain auprès du FMI et d'autres institutions financières, ainsi qu'au secrétaire d'Etat américain, d'agir pour obtenir l'allégement de la dette haïtienne dans le monde.

Par ailleurs, le texte insiste pour que toute nouvelle aide à Haïti prenne la forme de subventions et non de prêts. "Les Haïtiens ont une longue et difficile route devant eux", a indiqué vendredi le sénateur Dodd avant d'ajouter : "mais aujourd'hui le Sénat des Etats-Unis leur a clairement fait savoir qu'ils ne seront pas seuls". M. Lugar a ajouté que "le Sénat va continuer d'examiner des mesures pour aider Haïti et parvenir à une plus grande stabilité". En outre, le projet appelle à la création d'un fonds international pour Haïti afin d'investir dans les infrastructures (réseau électrique, routes, ponts, installations sanitaires et reboisement).

Les pays du G7 ont déjà annoncé début février qu'ils allaient annuler toute la dette bilatérale d'Haïti. Mais la dette d'Haïti à l'égard de ce groupe de pays (Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Japon) était déjà relativement faible. La dette extérieure publique totale d'Haïti s'élevait, fin septembre 2008, à 1,88 milliard de dollars, selon des chiffres du Club de Paris. La Banque Interaméricaine de Développement (BID) estime que la reconstruction d'Haïti va coûter 14 milliards de dollars.

Jeudi soir, une commission de la Chambre des représentants américaine a approuvé une mesure similaire, qui doit encore être adoptée en séance plénière.

AFP 
 http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17147

Michaëlle Jean et des délégués canadiens en Haïti ce lundi

La gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, sera en Haïti les 8 et 9 mars. Elle sera accompagnée de son époux, Monsieur Jean-Daniel Lafond et de délégués canadiens œuvrant dans les secteurs de la condition féminine, de l'éducation et de la politique municipale, les délégués mettront leur expertise et leurs connaissances à profit lors de leurs rencontres avec leurs homologues haïtiens et dominicains.

Les membres de la délégation sont : le Maire de Montréal, Gérald Tremblay, membre de la Fédération canadienne des municipalités, vice-président de Cités et gouvernements Locaux Unis (CGLU), et vice-président de l'Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), Denyse Côté, Professeure titulaire et chercheure à l'Université du Québec en Outaouais, et directrice de l'Observatoire sur le développement régional et l'analyse différenciée selon les sexes (ORÉGAND) et Mireille Mathieu, Vice-rectrice aux relations internationales de l'Université de Montréal et vice-rectrice désignée de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF)  

Plus d'informations sur la visite de Michaëlle Jean en Haïti sur http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17108 
N/ Radio Métropole Haïti