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mercredi 17 février 2010

Séisme: la France versera 326 millions d'Euros d'aides à Haïti selon Sarkozy


Haïti: La France va verser une enveloppe de 326 millions d'euros d'aide à Haïti, meurtri par le séisme du 12 janvier, somme qui comprend l'annulation de la dette de 56 millions d'euros, a annoncé le président français Nicolas Sarkozy lors d'une visite à Port-au-Prince mercredi.

"Nous allons prendre des dispositions très concrètes", a dit le président français, le premier à se rendre en Haïti, lors d'une conférence de presse avec son homologue haïtien René Préval dans les jardins du Palais présidentiel qui a été détruit par le séisme.
Le tremblement de terre survenu le 12 janvier a fait au moins 217.000 morts et a privé d'un toit plus d'un million d'Haïtiens.
Paris mettra notamment 1.000 tentes et 16.000 bâches à disposition des Haïtiens. Ces moyens devraient permettre de temporairement abriter 200.000 personnes en prévision de la saison des pluies.
En outre, 250 véhicules (police, gendarmerie, ambulances, pompiers) doivent être envoyés à Port-au-Prince.
La France s'engage également à reconstruire l'hôpital Université d'Etat de Port-au-Prince et à accueillir une centaine de fonctionnaires haïtiens dans ses grandes écoles, comme l'Ecole nationale d'administration (ENA), par exemple.
Autres mesures d'aide annoncées par la présidence française: la formation de 70 cadres et officiers de la police haïtienne et un appui technique pour retrouver les 300 évadés les plus dangereux (qui ont profité du séisme pour s'évader de prison), la mise à disposition d'un terrain de un hectare (appartenant à la France) dans le centre de Port-au-Prince pour reloger une partie des services de l'administration, l'envoi de 150 jeunes du service civique pour aider à la rescolarisation.
Les universités françaises des Antilles et de la Guyane vont également accueillir 700 étudiants haïtiens supplémentaires, avec engagement de clause de retour en Haïti au terme de la formation.
"Haïti, c'est pour les Haïtiens. La communauté internationale, la France, vous aideront, mais le projet (de reconstruction), c'est le vôtre", a lancé M. Sarkozy.
"De cette catastrophe, il faut que vous fassiez un renouveau et que vous tourniez le dos aux erreurs du passé", a-t-il ajouté, en allusion à la place prépondérante de la capitale Port-au-Prince aux dépens du reste du pays.
"La France ne veut pas de tutelle internationale sur Haïti", a-t-il également dit. Et alors que les Américains, qui sont en première ligne ici pour l'aide urgente et la reconstruction du pays ont été accusés par certains de vouloir reprendre pied dans un pays qu'ils ont occupé de 1915 à 1934, le chef de l'Etat a tenu à rendre hommage à leur "très bon travail sur place". "On travaille main dans la main avec les partenaires, américains ou canadiens", a-t-il ajouté.
Le président Préval a affirmé de son côté qu'il fallait "repenser l'organisation générale du pays sur une base totalement nouvelle. Ce pays n'est pas à reconstruire, il est à construire", a-t-il dit.
Pendant la conférence de presse des deux présidents, des centaines de Haïtiens manifestaient à quelques dizaines de mètres de là contre René Préval, "incapable", selon eux, de faire face à la situation.
Ils réclamaient le retour de Jean-Bertrand Aristide, l'ancien président haïtien et premier élu après des décennies de dictature, aujourd'hui en exil en Afrique du Sud. "Titid, nap tan'n ou", "titid, on t'attend", en créole, lisait-on sur leurs tracts.
Après la conférence de presse, M. Sarkozy s'est envolé pour la Martinique où il doit notamment rendre visite à des petits haïtiens hospitalisés à Fort-de-France.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=78316&PubDate=2010-02-17

Haïti : des milliards et après ? par Nesmy Manigat


LEMONDE.FR | 17.02.10 | 11h46
Peu de catastrophes ont soulevé un tel élan de solidarité et de millions collectés en moins d'un mois. Les agences de coopération internationale, les ONG et les fondations tout comme les particuliers ont largement mobilisé des fonds suite au séisme du 12 janvier en Haïti. Cet appel aux dons a été soutenu par une forte mobilisation de la presse internationale. Face à ce vaste élan, une question demeure pour les Haïtiens. Comment la communauté internationale va-t-elle s'organiser, avec les Haïtiens, pour garantir une utilisation optimale des fonds collectés ? Une question d'autant plus importante pour les organisations qui n'étaient pas présentes en Haïti avant le séisme. Un enjeu auquel ont déjà été confrontés certains des acteurs intervenus dans l'urgence
 il devient urgent de répondre à cette question pourtant simple : à quoi serviront ces millions collectés au nom d'Haïti ? Au-delà de l'obligation de rendre compte, ils'agit de rétablir la confiance et la connexion avec cette population désenchantée. Les Haïtiens ont du mal à croire que cette fois, en plus des solutions immédiates de l'urgence, un véritable projet de développement compris et soutenu par une majorité d'entre eux émergera. Il est évident que les gens réclament tout de suite des médicaments, de la nourriture et des tentes. Mais il est aussi évident qu'ils veulent également un travail dans un pays stable, pour pouvoir "se reconstruire".
En réalité, avant le tremblement de terre du 12 janvier, Haïti était encore le théâtre de plusieurs chantiers de reconstruction "post-désastre" inachevés, voire oubliés. Pour mémoire, la ville des Gonaïves, qui a subi les graves conséquences des cyclones Fay, Gustav, Hanna et Ike (2008) est encore proche d'une situation apocalyptique. Les dix mille maisons détruites ou endommagées sont encore bien visibles dans cette ville pratiquement en ruine et ses habitants se sont appauvris. Il en est de même pour les habitants de la localité de Fonds-Verettes, détruite par des pluies torrentielles en mai 2004. Ils continuent d'errer dans un village fantôme car peu a été fait depuis pour les reloger. Ces populations ont très peu d'informations sur les montants collectés en leur nom, sur les dépenses publiques des gouvernements qui se sont succédé depuis, sur les projets en cours ou arrêtés et sur ce qu'ils sont encore en droit d'espérer.
Haïti a connu récemment d'autres décisions de la communauté internationale dont les résultats sont plus que mitigés. On se souvient de l'embargo économique de 1991, imposé par les "pays amis d'Haïti" pour restaurer la démocratie suite au coup d'Etat militaire qui a renversé le gouvernement de Jean-Bertrand Aristide. Cette solution, à l'époque, a fini par tuer un secteur économique déjà très affaibli et fait baisser le niveau de certains indicateurs de développement. Depuis cette période, une "économie de l'humanitaire" s'est substituée peu à peu à l'économie "réelle", d'initiative privée. En 1994, il ne restait plus que 400 emplois dans les zones franches, sur les quelque 33 000 de toute l'industrie d'assemblage. Cet embargo de trois ans a aussi affaibli les structures de l'Etat central et local car tous les projets de la coopération internationale furent confiés au système des Nations unies et aux ONG internationales. Aujourd'hui, cette multitude d'ONG, de fondations, d'agences internationales intervenant en Haïti doivent tout faire pour éviter la guerre de territoires, d'idéologies et de modèles de développement.
Dans un contexte socio-économique déjà fragile, la communauté internationale a peu de marge de manœuvre et n'a pas droit à l'erreur. Deux premiers ministres haïtiens en ont fait les frais au cours de ces trois dernières années et ont dû quitter leur poste, l'un sous la pression de la rue, l'autre sous celle du Parlement. Aujourd'hui, à la nécessité d'une bonne coordination s'ajoute celle de l'imagination pour élaborer des solutions novatrices qui vont au-delà de l'urgence. Certes, il n'y a pas de solution miracle pour la reconstruction, mais les millions de dons devraient servir prioritairement à renforcer les capacités du pays (Etat et société civile) ainsi qu'à mieux anticiper et gérer les risques et désastres. L'autre défi important, qui attend la société haïtienne et la coopération internationale, est celui de la création d'emplois, ce qui nécessite un afflux massif d'investissements privés en dehors de l'aide humanitaire et de l'aide publique au développement. Quant aux investissements dans les secteurs sociaux, en particulier dans l'éducation et la santé, il faudra un saut qualitatif important pour qu'Haïti rejoigne, au moins, les standards moyens des pays de la Caraïbe. Enfin, tous ces défis ne pourront être relevés sans la mobilisation de la communauté haïtienne expatriée.
Peu importent les priorités à retenir. Face à l'impatience qui augmente, le gouvernement haïtien et la coopération internationale sont confrontés à un défi majeur : communiquer et rendre compte en temps réel des efforts en cours et de toute la stratégie dite "de reconstruction". Il s'agit d'envoyer à la population haïtienne un signal fort : cette fois, ce ne sera pas comme les autres fois. Ce sera un pas décisif vers la modernisation de ce pays.

Nesmy Manigat est directeur Amérique Latine-Caraïbes de l'ONG Aide et Action.

Sarkozy en Haïti pour préparer la reconstruction

Le chef de l'État se rend ce mercredi dans l'île, une première pour un président français.
Il aura fallu le séisme meurtrier du 12 janvier pour que la France honore à l'égard d'Haïti une dette histo­rique : la première visite d'un président français dans une ancienne colonie devenue en 1804 la première république noire indépendante.
Un peu plus d'un mois après le tremblement de terre qui a fait 217.000 morts et 1,2 million de sans-abris Nicolas Sarkozy annoncera ce mercredi matin à Port-au-Prince une aide française d'un montant «extrêmement significatif», selon l'Élysée. Il s'attachera aussi à annuler une autre dette, financière celle-là, 56 millions d'euros dus à Paris par l'île dévastée.

En moins de cinq heures sur place, le chef de l'État survolera en hélicoptère, avec son homologue René Préval, les quartiers sinistrés et visitera l'hôpital de la sécurité civile française. Le chef de l'État rendra hommage aux équipes de secours françaises, extrêmement actives après le drame. Il rencontrera aussi des représentants d'ONG, ainsi que les chefs civils et militaires de la mission de l'ONU sur place (Minustah).
Après l'aide d'urgence, les principaux enjeux concernent désormais la reconstruction, dont le coût est évalué à 14 milliards de dollars par la Banque interaméricaine de développement. Elle fera l'objet, le 31 mars, à New York, d'une conférence de l'ONU, où un plan d'ensemble doit être adopté. La participation française s'inscrit dans ce cadre et suivra plusieurs «axes stratégiques», souligne t-on dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.
Parmi ces chantiers prioritaires figure le redressement de l'État (40% des fonctionnaires ont disparu, la formation est nécessaire). Il faudra aussi mettre en œuvre une décentralisation effective : les 4/5 du territoire n'ont pas été touchés, ce qui doit inciter à ne pas reproduire la thrombose provoquée par une capitale de 2 millions d'habitants (sur une population totale de 10 millions). Paris entend aussi contribuer à la mise sur pied d'un système d'éducation, dans un pays où 70% des habitants sont officiellement analphabètes.
Des signes contre l'oubli 
L'essentiel, conformément au souhait des autorités locales, sera d'aider les Haïtiens à «reprendre le contrôle de leur destin» et à «définir un projet national», selon l'entourage de Nicolas Sarkozy. Car ce sont d'abord les carences d'une nation sans État qui ont conduit le pays à se transformer en tonneau des Danaïdes, engloutissant une aide internationale massive (700 millions de dollars) sans jamais trouver la voie du développement.
Ce voyage vise aussi à «solder les comptes du passé», souligne-t-on à l'Élysée en décrivant des «relations compliquées, entre amour et récriminations, proximité et amertume». Les Haïtiens n'ont pas oublié le grand emprunt, payé rubis sur l'ongle au XIXe siècle et qui les a saignés à blanc. Ils n'ont pas oublié non plus qu'un de leurs députés, envoyé à l'Assemblée nationale par Toussaint Louverture en 1794, proposa d'ajouter «Fraternité» à la trinité républicaine. Ni oublié qu'en 1945, à la création de l'ONU, la délégation haïtienne a fait basculer le vote pour que le français devienne la deuxième langue de travail de l'Organisation. À défaut de repentance («ce n'est pas l'esprit de la visite», dit-on à l'Élysée), les Haïtiens meurtris seront attentifs aux signes.
Nicolas Sarkozy sera d'autant plus enclin à les prodiguer qu'il sait Haïti historiquement tournée vers les États-Unis. Ceux-ci l'ont occupée à deux reprises et considèrent sa stabilité comme une affaire de sécurité nationale. Deux chefs de la Maison-Blanche, Roosevelt et Clinton, s'y sont rendus dans le passé. Après le tremblement de terre, les Américains ont imposé leur leadership, au risque d'agacer leurs partenaires venus eux aussi à la rescousse, et les Haïtiens eux-mêmes. Paris a exprimé, puis fait taire ses énervements. II s'agit maintenant, pour reprendre le mot de Régis Debray, de sortir la relation avec Haïti du «clair-obscur».

Visite du Président Nicolas Sarkozy à Haïti : «Cette visite en Haïti vient combler 400 ans de solitude»

Régis Debray : « Aujourd'hui, le vrai problème, ce n'est pas l'aide internationale, c'est Haïti elle-même.»
INTERVIEW - L'écrivain Régis Debray, familier d'Haïti, où il se rend depuis trente ans, est l'auteur d'un rapport remarqué, «Haïti et la France», remis au premier ministre en 2004.
LE FIGARO. - Comment expliquer que Nicolas Sarkozy soit le premier président français à se rendre à Haïti en deux cents ans d'histoire ?
Régis DEBRAY. - Cela s'explique par le refoulement. Haïti a blessé l'histoire et l'orgueil français. Haïti a défait une armée de 40.000 Français avant l'Indépendance en 1804, une armée dirigée par le général Leclerc, le beau-frère de Napoléon.
Ensuite, la France a monnayé l'indépendance d'Haïti par le biais d'une indemnisation à verser aux colons, qui a duré jusqu'en 1885. Tout cela fait que les rapports ont longtemps été peu chaleureux. Au plan politique, quand Duvalier était au pouvoir, il était difficile pour un président français de se rendre là-bas. Pour résumer, de 1697 à 1950, pas de moyens de transport rapides - et ensuite pas de grande envie de se rendre sur place. Car, au fond, c'est depuis 1697 qu'Haïti est français. Nicolas Sarkozy n'a pas deux siècles de retard, mais il vient combler quatre cents ans de solitude. Cette catastrophe aura au moins permis cela. À quelque chose, malheur est bon. Les Français se réveillent à cette occasion d'un long sommeil.
Quelle devrait être la posture de la France vis-à-vis d'Haïti ?
Assistance et exigence. Assistance, parce que nous avons une responsabilité historique et morale - car les Haïtiens sont l'ancrage de la francophonie dans la région. À la conférence de San Francisco en 1945, c'est Haïti qui a imposé le français à l'ONU comme deuxième langue de travail. Exigence, parce qu'il faut demander très loyalement et très fraternellement au pays de s'unir, de proposer un interlocuteur représentatif de tous les secteurs de la société. Le gouvernement d'aujourd'hui n'y suffit pas. Il est discrédité. Je dis souvent aux Haïtiens : «Vous êtes dans l'état où se trouvait la France en 1945. La France était détruite. Il y a eu un gouvernement d'Union nationale qui allait de la droite à la gauche.»
Le plan Marshall ne peut venir qu'ensuite. Il faut d'abord, non pas reconstruire un État, mais construire un État. Tant qu'il n'y aura pas cette union, nous assisterons à la dispersion, à la corruption, à l'évanescence des aides financières. Aujourd'hui, le vrai problème, ce n'est pas l'aide internationale, c'est Haïti elle-même.

La France et les États-Unis ont-ils un rôle complémentaire à jouer en Haïti ?

Il devrait y avoir complémentarité, le fait est qu'il y a rivalité. Les Américains ont toujours attaché beaucoup plus d'importance à Haïti que nous, car ils ont 25 millions de Noirs chez eux, car Haïti est la première République noire du monde. Pour nous, Haïti est sortie de notre radar depuis 1915 et il a fallu cette catastrophe pour la ramener dans notre champ visuel. J'espère qu'il y aura des lendemains car c'est une tâche de très longue haleine. Je ne sais pas si le rythme médiatique de nos hommes politiques permet cette persévérance. C'est pourquoi j'avais suggéré une structure que j'avais appelée «Pupille de l'humanité» pour rassembler plusieurs pays et traiter d'égal à égal avec Haïti. Ce n'est pas du tout une mise en tutelle. C'est une façon de rendre l'éphémère durable et l'émotion rationnelle.
Cette visite n'arrive-t-elle pas trop tard, Haïti n'est-elle pas définitivement happée dans le champ magnétique des États-Unis ?
Un premier ministre haïtien a dit en 1915 : «Notre mariage d'amour avec la France est impossible, il faut un mariage de raison avec les États-Unis.» Et de fait, le passage du sceptre s'est fait en 1915 quand les États-Unis ont envahi Haïti avec le consentement de la France. Mais, aujourd'hui, pour diverses raisons, France, États-Unis et Canada doivent travailler ensemble, ce qui suppose que la France existe en tant que pôle d'initiative et de réflexion indépendant, ce qui n'est pas acquis.


Haïti: reprise des vols Air France

AP
17/02/2010 | Mise à jour : 12:29 Réagir
Air France va reprendre sa desserte d'Haïti à compter du 19 février, date fixée par les autorités haïtiennes pour la réouverture partielle au trafic commercial de l'aéroport de Port-au-Prince, réservé aux vols d'assistance depuis le séisme du 12 janvier, a annoncé aujourd'hui la compagnie aérienne française.

Dans un premier temps, Air France opérera deux vols quotidiens, cinq fois par semaine: l'un entre Port-au-Prince et Miami, l'autre entre Port-au-Prince et Pointe-à-Pitre, permettant la correspondance vers Paris-Orly. Un programme qui deviendra quotidien à compter du 1er mars. Des tarifs spéciaux seront mis en place, autorisant notamment une franchise bagage gratuite de 40 kg par passager, ajoute Air France dans un communiqué.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/02/17/01011-20100217FILWWW00547-haiti-reprise-des-vols-air-france.php

Haiti : 1000 camions, 1000 jours... Pour déblayer les décombres

René Préval a déclaré lundi lors d'un entretien avec à l'Associated Press Television News (APTN) qu'il faudra près de trois ans pour déblayer les décombres du séisme du 12 janvier.
"Il faudra 1.000 camions transportant les décombres pendant 1.000 jours, donc cela fait trois ans. Et, tant que les décombres n'auront pas été déblayés, nous ne pouvons pas vraiment construire"
Lors de cet entretien M. Préval a expliqué que le gouvernement avait rasé certains bâtiments reconstruits à la va-vite à Port-au-Prince. Puis a précisé que tant que des solutions alternatives d'hébergement ne sauront pas mises en place, la capacité du gouvernement à réguler les efforts de construction sera limitée.
N/ Radio Métropole Haïti

Haiti : Nicolas Sarkozy présentera des "propositions extrêmement significatives"

Le président français, Nicolas Sarkozy, devrait arriver tôt mercredi à Port-au-Prince. Il devrait faire un survol en hélicoptère des zones sinistrées, visiter l'hôpital de campagne de la Sécurité civile française situé au lycée français Alexandre Dumas, rencontrer les équipes de secours et les responsables de l'ONU.
M. Sarkozy doit également s'entretenir avec son homologue René Préval, le Premier ministre Jean-Marc Bellerive et des membres de son gouvernement, avant de quitter l'île avant midi.
Selon l'Elysée M. Sarkozy présentera des "propositions extrêmement significatives", notamment sur le plan financier, il doit également confirmer l'annulation de l'intégralité de la dette du pays envers la France, soit 56 millions d'euros, soit un peu plus de 76 millions de dollars. Nicolas Sarkozy vient en premier lieu pour écouter et évaluer les besoins, mais apportera avec lui des propositions.
N/ Radio Métropole Haïti

Fin de la visite du Premier ministre canadien

Stephen Harper, qui inscrit désormais Haïti en tête des priorités de l’aide internationale canadienne, a visité Jacmel et Léogâne, deux villes sinistrées
mardi 16 février 2010, Radio Kiskeya
Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, a quitté Haïti mardi en fin d’après-midi à destination d’Ottawa au terme d’une visite de solidarité de 24 heures dont la deuxième partie a été consacrée à une tournée à Jacmel (sud-est) et à Léogâne (ouest), deux villes fortement touchées par le séisme du 12 janvier.
Il a notamment visité le port de la métropole du sud-est de même qu’une clinique mise en place par les Forces canadiennes et une unité de purification d’eau. Les éléments ayant réalisé ces travaux appartiennent à l’équipe d’intervention canadienne en cas de catastrophe, plus connue sous son acronyme anglais de DART.
Par la suite, M. Harper s’est rendu à Léogâne où il a pu s’entretenir avec des soldats canadiens qui y sont déployés.
Depuis la tragédie, 500 des 2.000 soldats des Forces canadiennes dépêchés en Haïti, s’occupent de la reconstruction du lycée Anacaona de Léogâne et d’un hôpital de la ville détruits.
A Jacmel où ils sont au nombre de 200, les militaires canadiens coordonnent les activités de l’aérodrome qui a reçu jusqu’à 90 avions par jour au plus fort de la crise contre seulement trois vols hebdomadaires en temps normal.
Le chef du gouvernement canadien, qui affirme qu’Haïti va être la priorité numéro un d’Ottawa en matière d’aide au développement, avait annoncé, à son arrivée lundi à Port-au-Prince, le décaissement d’un montant de 11 millions de dollars en vue de la construction d’un complexe semi-modulaire et gonflable qui abritera les différents ministères et services du gouvernement haïtien totalement détruits ou gravement endommagés.
Après Harper, Haïti continue de recevoir des dirigeants étrangers en accueillant mercredi Nicolas Sarkozy, premier Président français à fouler le sol national depuis l’indépendance proclamée en 1804 contre la France colonialiste et esclavagiste.
Deux Présidents sud-américains, Michelle Bachelet du Chilli et Luiz Inàcio Lula da Silva du Brésil sont également attendus à Port-au-Prince, respectivement les 20 et 25 février. spp/Radio Kiskeya

La BID chiffre à 14 milliards de dollars le coût de la reconstruction d’Haïti

Le double de la valeur globale de l’économie, soit entre 8 et 14 milliards de dollars, a disparu en quelques secondes, estiment des experts pour qui le séisme du 12 janvier est la plus terrible catastrophe naturelle au monde de ces 40 dernières années
mardi 16 février 2010, Radio Kiskeya
La reconstruction d’Haïti, dont la capitale, Port-au-Prince, et plusieurs autres villes ont été ravagées par le puissant séisme du 12 janvier, est estimée à 14 milliards de dollars, a indiqué mardi la Banque interaméricaine de développement (BID) citant les résultats d’une étude préliminaire.
"Le coût engendré par la reconstruction de maisons, d’écoles, de rues et d’autres infrastructures en Haïti pourrait être de 14 milliards de dollars", affirme la banque régionale de développement.
S’appuyant sur les évaluations statistiques d’un groupe d’économistes, la BID soutient que les dégâts enregistrés oscillent entre 8 et 14 milliards de dollars, ce qui correspondrait au double du produit intérieur brut national (PIB).
Ces données, qui sont en rapport direct avec le nombre d’habitants du pays et le niveau de développement de l’économie, montrent que cette tragédie pourrait être le cataclysme naturel le plus meurtrier et le plus coûteux dans le monde au cours des quatre dernières décennies.
Les experts ont tenu compte des dégâts matériels et économiques enregistrés, mais aussi du nombre de morts qui s’établit officiellement à au moins 217.000.
En outre près de 300.000 personnes ont été blessées et plus d’un million d’autres sinistrées se retrouvent depuis un mois dans la rue ou sont placées dans des abris de fortune sur des places publiques ou des terrains vagues.
D’une violence inouïe et fortement ressenti à Port-au-Prince, Léogâne (ouest), Petit-Goâve (ouest) et Jacmel (sud-est), le tremblement de terre a touché différents secteurs d’activité dont de nombreux établissements scolaires et universitaires, des entreprises de nature diverse, les institutions publiques et les communautés religieuses. spp/Radio Kiskeya

Rapatriement de 166 immigrants illégaux haïtiens par les gardes-côtes américains

Intensification dans les Caraïbes des patrouilles des gardes-côtes des Etats-Unis et des Bahamas
mardi 16 février 2010, Radio Kiskeya
Les Gardes-côtes américains ont procédé jeudi dernier et le mardi 16 février au rapatriement au Cap-Haitien (Nord) de 166 immigrants illégaux haïtiens, annonce un communiqué de l’Ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince.
Le premier groupe comprenait 59 hommes, 19 femmes, 3 fillettes et 7 garçonnets. Il avait été intercepté à 100 milles nautiques au Nord de l’Ile de la Tortue (Nord-Ouest) par le vaisseau Hamilton des Gardes-côtes américains.
Le deuxième groupe, composé de 64 hommes et 14 femmes dont une enceinte de 3 mois, avait été intercepté le samedi 6 février 2010 par les Forces royales de défense des Bahamas. Ces voyageurs clandestins devaient par la suite être remis aux autorités américaines.
Le communiqué de l’Ambassade américaine fait état de l’intensification des patrouilles des Gardes côtes des Etats-Unis et des Bahamas dans les Caraïbes de manière à prévenir le flot d’immigrants illégaux et de les ramener dans leur pays d’origine.
L’Ambassade déconseille les voyages à bord de voiliers de fortune et fait état des risques de viol, de vol, de violence et d’exactions de toutes sortes encourus par les clandestins de la part des trafiquants de migrants ou d’autres passagers. Réaffirmant la volonté des Etats-Unis à aider Haïti à sortir de l’impasse, l’Ambassade invite les haïtiens à participer aux initiatives de reconstruction ou à emprunter les voies légales toutes les fois qu’ils souhaitent quitter le pays.
Fin janvier 2010, au lendemain du tremblement de terre qui a dévasté plusieurs régions du pays, 22 illégaux haïtiens avaient été interceptés au large des Iles Turks and Caicos. En expulsant presque au même moment un autre groupe de boat people haïtiens interceptés dans les eaux bahaméennes, le Gouvernement des Bahamas avait laissé entendre qu’il continuerait à aider Haïti à faire face à ses difficultés sans pour autant renoncer à endiguer l’afflux de clandestins en provenance de ce pays. [jmd/Radio Kiskeya]