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dimanche 15 juillet 2012

Nephtalie ILISSE…CINQ ANS PLUS TARD


Nephtalie ILISSE…CINQ ANS PLUS TARD….
J’avais tellement prévu de faire des choses pendant mon séjour de 17 jours en Haïti que j’ai failli laisser de cote l’un des points les plus importants de mon agenda. J’avais écrit en rouge et souligné en noir : rencontrer Nephtalie.
Nephtalie ILISSE, est donc cette petite haïtienne qui avait été opérée en 2007 par les soins du Docteur Gabriel Lena au CHU La Timone, d’une tumeur cérébelleuse responsable d’une hypertension intracrânienne qui justifiait l’urgence d’une indication chirurgicale.
Tout avait commencé un matin par la lecture d’un article paru dans un quotidien local, Le Nouvelliste, expliquant le désarroi de cette famille qui devait constater la dégradation jusqu'à la mort de leur fille de huit ans si rien n’était fait assez rapidement. En Haïti, il n’existait pas un plateau technique per mettant d’augurer  une issue satisfaisante à cette maladie.
Le décalage horaire aidant, on n’avait pu se renseigner immédiatement de l’état de sante de Nephtalie et un grand mouvement de solidarité mis en place par Madame STRABONI de l’association Hispaniola, Marie Dominique OHRESSER de Chrétiens et Sida, Valérie Ranchin, et l’association Culturelle Haïtienne de Marseille. Des particuliers et des institutions comme l’Olympique de Marseille et les groupes de supporters  avaient permis de payer les frais d’hospitalisation.
Air France avait mis deux billets d’avion à la disposition de Nephtalie et  de sa mère.
Aviation sans frontières avait dépêché quelqu’un pour les accompagner.
Apres un séjour d’un mois, Nephtalie et sa mère étaient reparties pour Haïti heureuses et guérie.
On avait eu très peur après le tremblement de terre du 12 janvier. Mais les nouvelles reçues de Monsieur Igaud ILISSE nous avaient rassurées…
Le 11 juillet nous nous sommes rendus chez Nephtalie à Port-au-Prince. Nous l’avions retrouvée grandie et changée cinq ans plus tard. Elle nous a reconnus en citant notre nom et prénom. Elle se rappelle encore de Madame Straboni, Marie Dominique OHRESSER, Valerie Ranchin et ses deux enfants.
Les parents nous rejoignirent après dans une effusion de joie indescriptible. Le père, que nous croisions pour la première fois nous a raconté l’histoire vécue de son coté. Comme croyant, il considère que l’intervention de l’équipe de Marseille était en fait une intervention divine.
D’après les parents, Nephtalie n’a plus de maux de tête, ni de nausées ni de vomissements. Cela veut dire qu’elle est guérie.
Elle garde des séquelles présentes avant l’intervention : troubles de l’apprentissage et baisse de l’acuité visuelle…
La famille encore  reconnaissante, m’a priée de transmettre l’expression de leur gratitude à tous ceux qui ont de prés ou de loin contribué à  ce que Nephtalie soit encore en vie….

Dans un bidonville d'Haïti, le sport comme antidote à l'exclusion

http://memorix.sdv.fr/RealMedia/ads/Creatives/SDV_LVDN/CHIMAY-VDNHP-PC-EXCLU-140712/pixels1059571.png/1342166703
Rien ne prédestinait Robert Duval, rejeton d'une famille d'industriels, à se retrouver dans cet endroit où plus de 300.000 Haïtiens vivent dans des conditions inhumaines, lui qui a fait des études dans des universités nord-américaines.
"Je suis venu à Cité-soleil parce que je cherchais un engagement social conforme à ma vision de la vie. Je me suis dit que j'allais monter un centre de développement de talents sportifs", dit-il.
Après avoir fait de la prison sous les Duvalier, Robert Duval, mieux connu sous son surnom de "Bobby", a voulu donner une nouvelle direction à sa vie. Depuis près de 20 ans, il est à la tête d'un centre sportif, l'Athlétique d'Haïti, planté au coeur du bidonville sur une ancienne décharge.
En venant dans ce quartier ostracisé, cet ancien sportif a voulu se "rapprocher des exclus", explique-t-il.
Après avoir donné des leçons de football à un petit groupe de jeunes déshérités, il s'est retrouvé avec plusieurs centaines d'enfants. Le projet a grandi et fournit désormais le gros des footballeurs des clubs professionnels et de la sélection nationale.
"J'ai formé des dizaines et des dizaines de jeunes footballeurs haïtiens et je les ai emmenés dans des compétitions en Europe et aux Etats-Unis", raconte-t-il, montrant les trophées qu'il a rapportés de tournois disputés en Norvège, aux Etats-Unis et récemment de France, la Coupe des sans-abri.
5 millions nécessaires
Son engagement a valu à Bobby une reconnaissance internationale. La chaîne de télévision américaine CNN en a fait un de ses "héros" en 2007.
"Je suis reconnu à l'étranger pour mon travail, mais pas forcément en Haïti. Il y a encore des irréductibles qui pensent que je ne devrais pas venir ici. Ils pensent que ma place n'est pas là", dit Robert Duval. "Mais c'est un choix", répète-t-il.
Pour son choix, il est respecté et adulé à Cité-soleil, où il donne de l'espoir à des jeunes en T-shirt rouge en train de jouer sous un chaud soleil.
"Je suis un milieu, je rêve de jouer dans des clubs en Europe", dit Ariel Charles, 14 ans, surnommé Zannetti.
"Mon rêve c'est de jouer comme Suarez, comme Messi", renchérissent deux autres garçons qui reviennent de l'entraînement pour prendre place au réfectoire où un plat de riz leur est servi.
"Ils viennent de loin pour s'entraîner. Ils jouent au foot, mais aussi au basket, font du karaté ou de la boxe", dit Robert Duval. "Ils reçoivent aussi à manger et il y a une école classique. C'est important", ajoute-t-il.
Aujourd'hui, Bobby nourrit le projet de construire un grand stade de 15.000 places à Cité-soleil.
"C'est un grand projet pour ce quartier détesté comme une plaie et que certains avaient souhaité raser", dit l'ancien militant.
Avec l'aide de la Banque interaméricaine de développement, de la Clinton Global Initiative et d'autres mécènes, Robert Duval compte récolter les 5 millions de dollars nécessaires.
"Le projet avance, le terrain est là, il m'a été offert par un Haïtien. Nous allons ériger un beau stade qui sera baptisé Phoenix": les fondations sont faites avec les débris des destructions provoquées par le séisme de janvier 2010 qui a ravagé Port-au-Prince, explique-t-il.
Ses plans ne s'arrêtent pas là: "Avant de mourir, je rêve de monter des académies sportives dans tout le pays pour former des athlètes".
La Voix Du Nord
http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/dans-un-bidonville-d-haiti-le-sport-comme-antidote-a-ia0b0n572395

RESUME DE L'ACTUALITE


Haïti-Conjoncture : L’État de droit, un discours ?

P-au-P, 11 juil. 2012 [AlterPresse] --- Les autorités haïtiennes en particulier la présidence n’ont pas encore apporté d’explications officielles quant aux suspicions relatives aux irrégularités constatées dans le cadre de la nomination des membres du Conseil supérieur de la justice (Cspj).
Installé le mardi 3 juillet dernier, la nomination de 2 membres du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire souffrirait d’un manque de transparence.
Certains sénateurs dénoncent le fait que 2 conseillers sont nommés par la présidence alors que leurs noms ne figuraient pas sur la liste soumise par le sénat.
Face à cette dénonciation, aucune autorité n’a apporté de précisions ou de démentis.
La décentralisation version Martelly/Lamothe
Un conseil de gouvernement a été tenu le 5 juillet au Cap-Haïtien (Nord). Une démarche qui entre dans la perspective de "décentralisation" de l’État et du territoire.
Installé le 16 mai 2012, le gouvernement de Laurent Lamothe promet d’œuvrer à la décentralisation du pays.
Dans cette perspective également, les festivités carnavalesques de février dernier se sont déroulées aux Cayes (Sud).
Une opération contre les trous …
Quatre vingt dix jours (90) jours est la durée d’une opération, en guise d’un plan stratégique, de réhabilitation de 37 kilomètres de route à travers la capitale haïtienne et des zones périphériques.
L’opération « bouche twou : boucher les trous » est conduite par le ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc).
Par cette démarche le gouvernement compte s’approprier l’espace urbain, ont fait savoir les autorités.
Des contrats dont se passe la reconstruction
Le gouvernement Martelly/ Lamothe a résilié 39 des 41 contrats de reconstruction paraphés par l’Administration Préval /Bellerive. Une partie de fonds alloués aux deux contrats maintenus sera réaffectée.
Cette initiative arrive après la decision de la cour superieure des comptes sur le rapport d’audit de ces contrats qui a été commandé par l’ancien premier ministre Garry Conille.
De nouveaux joueurs pour l’équipe de Martelly/Lamothe
René Jean Jumeau est le nom du nouveau ministre chargé de la sécurité énergétique. Ancien secrétaire d’Etat à l’énergie, Jumeau est le vingt quatrième ministre du gouvernement en place.
Placer Haïti dans le couloir de pays émergents à l’horizon 2030, résoudre le problème des coupures électriques habituelles, installation de compteurs prépayés et meilleure offre d’électricité dans les zones rurales font partie des objectifs annoncés par le ministre Jean Jumeau.
Par ailleurs, Guirlène Raymond remplace Gabriel Thimotée à la direction générale du ministère de la santé publique et de la population.
Le docteur Thimotée a fourni son service à cette institution pendant environ 6 années.
Le rituel du renvoi des maires
Le gouvernement dirigé par Laurent Salvador Lamothe entend remercier les 120 maires élus en 2006. Leur mandat a pris fin en 2011.
Les élections pour le renouvellement de ces élus locaux n’ont pas eu lieu en novembre 2011 comme cela devrait se faire.
Certains cartels ont été déjà remplacés par arrêté présidentiel, notamment à Port-au-Prince. Ceux qui seront nommés resteront en poste jusqu’à la tenue des prochaines joutes, selon des explications du premier ministre Lamothe.
Le fonctionnement du parlement …
Plusieurs sénateurs ont boudé une séance au sénat le jeudi 5 juillet dernier. Celle-ci n’a pas eu lieu par manque de quorum.
Depuis la ratification du choix de Laurent Lamothe comme premier ministre, la santé du sénat haïtien n’est pas stable.
Et la retraite réalisée par les sénateurs entre la fin du mois de juin et le début du mois de juillet ne paraît pas changer les données.
De leur côté les députés décident de commencer l’analyse du budget pour l’année fiscale 2012 -2013. Ce budget a été déposé au parlement à la fin du mois de juin.
En outre, des projets de loi, des traités, des conventions internationales seront prochainement soumis au parlement pour analyse d’après des annonces faites par le ministre chargé des relations avec le parlement, Ralph Théano.
Martelly au 33e sommet du Caricom
Le président haïtien a participé du 4 au 6 juillet au 33 ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de la Caraïbe (Caricom) qui s’est tenu à Sainte Lucie.
Parmi les priorités défendues par Martelly on trouve l’intégration du français comme langue de travail à côté de l’anglais et l’emploi de cadres haïtiens au secrétariat du Caricom.
Michel Martelly souhaite que le peuple haïtien tire des bénéfices palpables de la communauté caribéenne.
L’armée remise sur le tapis par Martelly
Le chef de l’État haïtien a une fois de plus promis de mettre sur pied une armée au cours d’une sortie médiatique qu’il a faite après avoir participé au sommet de Caricom.
De cette affaire il en fait« son projet » et promet d’établir une armée haïtienne avant la fin de son mandat. Michel Martelly y voit un outil pour la sécurité et le développement économique du pays.
Sécurité…
Le porte-parole adjoint de la police, Garry Desrosiers, a annoncé une baisse importante du phénomène de sécurité dans la capitale haïtienne. Il considère cette baisse comme une résultante des différentes opérations conduites par la police nationale (Pnh) notamment celle baptisée « Boukle Pòtoprens : Boucler Port-au-Prince ».
Une prison civile d’une capacité de 768 places sera bientôt fonctionnelle dans la commune des Croix –des-Bouquets (Ouest).
Le choléra toujours au rendez-vous …
Le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies (Ocha) a lancé dans son dernier bulletin daté du 2 juillet une alerte sur l’évolution des cas de choléra dans les départements de l’Oeust et de l’Artibonite (Nord).
Deux cent vingt-sept (227) cas sont enregistrés au cours des premières semaines de juin contre 61 au cours du mois de mars 2012. Les mauvaises conditions sanitaires restent les causes identifiées par l’Ocha.
Environ 7 mille personnes ont déjà péri dans cette épidémie introduite au pays depuis le mois d’octobre 2010. [ srh kft gp apr 11/7/2012 12 :00]

Solidarité…L’Ircod aide à reconstruire les crèches en Haïti


Une délégation haïtienne de la commune de Jacmel, durement touchée par le séisme il y a deux ans, était en visite dernièrement en Alsace.

André Saint-Germain et Anne-Marie Janvier, les deux responsables du service de gestion des établissements préscolaires de Jacmel, étaient invités par l’Ircod (Institut régional de coopération et développement), qui mène là-bas un projet de reconstruction financé par les collectivités alsaciennes. « Sur 54 centres préscolaires, il ne nous en reste plus que 42. Trois se sont effondrés et neuf ont été très endommagés », explique André Saint-Germain, dont le service gère l’accueil de 2 100 enfants de 3 à 5 ans.

« Sur le long terme » Après la catastrophe, l’Ircod a collecté 250 000 € en Alsace, auprès de quelque 45 collectivités, mais aussi des associations et quelques privés, indique Denis Schultz, le directeur de l’institut. Les fonds ont déjà servi pour des travaux de première urgence, soit la construction de trois abris provisoires. Il s’agit désormais de réhabiliter une des crèches de Jacmel, « le Soleil », et de construire de nouveaux locaux administratifs. Les bâtiments seront aux normes antisismiques, mais aussi anticycloniques, Jacmel ayant été frappée par quatre cyclones en cinq ans. Pour l’expertise technique, l’Ircod s’est appuyé sur Architectes sans frontières. L’opération se monte au total à 112 000 € et les travaux devraient démarrer très prochainement.

« Notre rôle, ce n’est pas l’aide d’urgence, on se positionne à plus long terme sur l’aide à la reconstruction et au développement », rappelle Denis Schultz. L’Ircod a déjà soutenu de nombreux projets dans le même esprit à Jacmel : création de jardins familiaux, financement de matériel de déblaiement pour les collectivités, renforcement des services de gestion des risques, formation aux gestes qui sauvent…
le 14/07/2012 à 05:00 par Clément Tonnot
http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2012/07/14/l-ircod-aide-a-reconstruire-les-creches-en-haiti

Haïti: six morts dans un naufrage


Six jeunes Haïtiens ont péri noyés dans le naufrage d'un bateau à moteur qui transportait une vingtaine de personnes au Cap-Haïtien, la deuxième plus grande ville située dans le nord du pays, a-t-on appris aujourd'hui de source gouvernementale. "Les six victimes étaient âgées de 18 à 25 ans, elles faisaient partie d'un groupe qui revenait de la plage pour fêter un anniversaire, et elles étaient apparemment ivres", a expliqué le représentant du gouvernement dans le nord de l'île, Yvon Altéon.

Les corps de deux des victimes ont été retrouvés sur place le jour de l'accident, dimanche, tandis que quatre autres ont été découverts hier. Les 14 survivants ont pu regagner leur domicile, a-t-on appris de même source. "Les jeunes se trouvaient dans un canot à moteur qui a été renversé par un coup de vent alors que le groupe venait de quitter une plage publique", a ajouté M. Altéon, citant les témoignages des survivants.

L'accident s'est produit non loin de la station balnéaire de Labadie, exploitée par une compagnie étrangère qui accueille chaque semaine des bateaux de croisière.

Samedi, un autre accident maritime survenu près de Port-au-Prince avait fait un mort et quatre personnes étaient toujours portées disparues mardi, ont indiqué les autorités locales. Au moment du naufrage, 22 passagers se trouvaient à bord d'un yacht qui assurait le transport entre l'île de la Gonâve, en face de la capitale, et la région côtière du nord de Port-au-Prince.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/10/97001-20120710FILWWW00420-haiti-six-morts-dans-un-naufrage.php

L'Equateur aide à la reconstruction post-séisme d'Haïti


2012-07-12 16:35:08  
Le président équatorien Rafael Correa a déclaré mercredi que son pays désignerait 15 millions de dollars américains pour financer une équipe de maintien de la paix équatorienne qui aidera le peuple haïtien à reconstruire son pays, dévasté par un séisme.
"Dans la lutte pour surmonter les obstacles, si l'Equateur peut aider d'une certaine façon, vous pouvez compter sur nous sans condition," a dit M. Correa au président haïtien Michel Martelly lors de sa visite de deux jours en Equateur.
M. Correa a déploré la détresse d'Haïti et a exhorté les Haïtiens à surmonter les difficultés causées par le puissant tremblement de terre qui a démoli il y a deux ans une grande partie de Port-au-Prince, la capitale du pays.
Le tremblement de terre de magnitude 7.0, qui a causé une épidémie de choléra, a tué 222 570 Haïtiens et causé des dommages estimés à 7,9 milliards de dollars américains le 12 janvier 2010 .
La dernière contribution de l'Equateur servira à financer un contingent équatorien de 66 membres, qui partirait pour Haïti vendredi et rejoindrait les casques bleus de l'ONU dans des opérations humanitaires, tels que des soins médicaux et la reconstruction de ponts, de routes et d'autoroutes.
Saluant le soutien de l'Equateur, M. Martelly a déclaré que les deux pays allaient commencer la deuxième phase du programme de coopération.
M. Correa et M. Martelly ont signé des accords de coopération concernant des programmes de sécurité sociale, en vertu desquels l'Equateur fournira à Haïti des conseils techniques pour aider les personnes handicapées et former des policiers haïtiens de haut rang.
http://french.cri.cn/621/2012/07/12/461s287901.htm

Haïti-Femmes/Coopératives : Elles font le crédit…mais décident peu


Du crédit, contracté par les femmes, mais profitable aux hommes... 

vendredi 13 juillet 2012
Les femmes représentent 74% des sociétaires de coopératives qui sollicitent un crédit, soit 211,948 femmes ayant obtenu 5,87 milliards de gourdes de crédit brut sur un portefeuille de 7,4 milliards de gourdes au 30 septembre 2011 en Haïti.
Par Edner Fils Décime
P-au-P, 12 juil. 2012 [AlterPresse] --- Dans les caisses d’épargne et de crédit, appelées couramment coopératives en Haïti, 74% des sociétaires - qui sollicitent un crédit - sont des femmes. Pourtant, elles ne sont pas aussi nombreuses à occuper les postes de décision, selon les informations rassemblées par AlterPresse.
Au 30 septembre 2011, ils étaient 286,416 emprunteuses et emprunteurs à avoir obtenu environ 7,4 milliards de gourdes de prêts dans les coopératives [US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui].
Les femmes sont donc 211,948 à occuper 5,47 milliards de gourdes du portefeuille de crédit brut du secteur coopératif.
Ces chiffres ne signifieraient-ils pas également que les sociétaires sont davantage de femmes que d’hommes ?
Contraste. Paradoxe. Dans les conseils d’administration (Ca), on ne retrouve pas un nombre aussi important de femmes.
Or, les conseils d’administration sont élus au suffrage universel direct par les assemblées générales, composées des sociétaires de la coopérative.
A la société d’utilisation coopérative du crédit et de l’épargne pour l’épanouissement socioéconomique (Succès) de Jacmel (Sud-Est), sur les 13 membres du Ca, seulement 4 sont des femmes, selon les informations fournies par la directrice de cette coopérative, Ketsia Métellus Janvier.
La caisse populaire espoir de Gros-Morne (Kpegm, en créole / Artibonite - Nord), ne compte qu’une femme parmi les 7 membres de son Ca.
Ce n’est pas un hasard si, à Succès, c’est le crédit-business ou crédit-commerce qui est le plus sollicité.
« Plus de 50% des sociétaires-femmes » sollicitent ce crédit, au détriment du crédit de production, par exemple, regrette Janvier.
Pourtant, dans un fort pourcentage de cas, « la femme contracte le crédit auprès de la caisse pour verser l’argent à son mari. Aussi, revient-il à la femme de se débrouiller dans le commerce pour le rembourser », explique Ketsia Métellus Janvier.
La situation n’est pas totalement différente à la caisse populaire espoir de Gros Morne (Kpegm).
« Des femmes prennent le crédit pour acheter un tap tap (véhicule de transport en commun) à leurs mari,, alors que ce sont elles qui remboursent dans plusieurs cas », confie le président du Ca de cette coopérative, Loubert Damus.
Dans plusieurs autres cas, « les époux co-signent la feuille de crédit. Mais, si le couple n’arrive pas à payer, la femme endosse pour les deux, dans quelques cas », poursuit Damus.
Au niveau du personnel des caisses, il semble que le quota des femmes progresse un petit peu.
A Succès, « la parité homme-femme est observée. On a 50% de femmes et 50% d’hommes dans le personnel », souligne fièrement Ketsia Métellus Janvier, directrice générale.
10 des 27 employés de Kpegm sont des femmes.
Des réflexions ont cours actuellement sur un cadre légal pour la branche économique des coopératives en Haïti et un rôle plus actif des coopératives et de la microfinance dans l’inclusion économique et la réduction de la pauvreté.
Le tout est de savoir dans quelle mesure les aspects - liés à la participation véritable des femmes - feront l’objet d’un certain souci. [efd kft rc apr 12/07/2012 15:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13100

Haïti : Vers la formalisation d’un espace d’économie sociale


Suite à l’atelier de réflexion du secteur professionnel des coopératives et de la microfinance 

vendredi 13 juillet 2012

P-au-P, 12 juil. 2012 [AlterPresse] --- L’Association nationale des caisses populaires haïtiennes (Anacaph) et le Conseil national de financement populaire (Knfp) ont annoncé cette semaine la mise en place d’un « espace d’économie sociale ».
Cet espace a été créé à partir de l’atelier de réflexion des 10 et 11 juillet, organisé par les deux associations conjointement avec l’Association nationale des institutions de microfinance d’Haïti (Animh) et le Forum latino-américain et caribéen pour le financement rural (Forolacfr).
L’égalité, l’équité et la solidarité font partie des fondements idéologiques de l’économie sociale, qui constitue un troisième secteur, aux cotés du privé et du public, a expliqué Lionel Fleuristin du Knfp.
La rencontre qui a eu lieu en prélude à l’assemblée générale ordinaire annuelle de l’Anacaph et à l’aube des quinze ans des réseaux Anacaph et Knfp, a réuni à Montrouis (Nord) plus d’une centaine de participants venant des diverses régions du pays, du Brésil, du Pérou, de l’Equateur, de la Bolivie et du Mexique.
Le thème débattu était : « Cadre légal et performances sociales : inclusion économique et réduction de la pauvreté en Haïti avec le rôle actif des coopératives financières et de la Microfinance ».
Yolène Jacquet de l’Anacaph croit qu’au regard de plusieurs « indicateurs » l’atelier est une réussite en terme de participation et d’échanges.
« Grâce au pouvoir de la coopération le Knfp, le Forolac-fr, l’anacaph, l’animh ont pu réaliser ce séminaire dont le taux de participation a dépassé largement les espérances. Surtout avec la participation des acteurs étatiques, la publication et diffusion [quasi] immédiates des résultats et des dispositions de suivi », a martelé Jacquet en rappelant que 2012 est l’année internationale des coopératives.
La primature, les ministères de l’économie, de la planification, de l’agriculture et la Banque de la république d’Haïti se sont faits représentés à cette activité et ont tous plaidé pour l’implication effective de tous les acteurs non seulement pour un cadre légal tenant compte des questions de la reconstruction et du développement, mais aussi dans la lutte pour la réduction du chômage et de la pauvreté extrême.
« Votre atelier démontre clairement la renaissance avérée de votre mouvement tout comme son besoin de refondation légale », a déclaré Pierre Érold Etienne, directeur général du ministère de l’économie, qui représentait la ministre Marie Carmelle Jean-Marie.
Seule la branche coopérative de la microfinance dispose d’un cadre légal depuis juin 2002, a-t-il souligné.
En réponse à la crise caractérisée par la faillite des coopératives offrant 10% d’intérêts sur les épargnes aux sociétaires, l’Etat haïtien et les différents acteurs ont développé un cadre légal pour le secteur qui porte sur le fonctionnement des Coopératives d’épargne et de crédit et des fédérations. A la faveur de la loi du 3 juin2002, la Brh intervient pour le contrôle, le suivi en vue de la protection des épargnes.
Loubert Damus, président du conseil d’administration de la Caisse populaire Espoir de Gros-Morne/Nord (Kpegm en créole) a pointé du doigt « la faiblesse de cette loi émotive de 2002 et les injustices portées par elle contre les coopératives » et loué la participation des coopératives à des réflexions sur le cadre légal.
Pour Patrice Denis de la Caisse populaire Sainte Anne de Camp Perrin/Sud (Caposac), la loi sur laquelle travaille actuellement la Brh, ne peut être proposée au parlement « sans l’avis et les recommandations » des acteurs du secteur coopératif et de la microfinance.
Avec une pointe polémique, Eugène Garry de la caisse populaire Fraternité du Cap-Haitien/Nord (Cpf) rappelle que « la vocation première des coopératives est sociale et que chaque sociétaire est un propriétaire de l’institution ». Clin d’œil aux autres institutions de microfinance, surtout chez les banques !
Frantz Brinvil, directeur du Conseil national des coopératives (Cnc) trouve qu’il est « intéressant que les secteurs coopératif et non-coopératif de la microfinance s’unissent pour réfléchir sur la législation ».
Le premier Ministre Laurent Lamothe, qui s’est fait représenter par Jean Audan Catel a proposé la mise en place d’un « comité » avec lequel il pourrait avoir une rencontre sur le cadre légal actuel et « voir ce qu’on peut soumettre comme proposition de loi au parlement ».
Catel a aussi tenu à rappeler que le premier ministre est pour la concurrence de manière à ce que la population puisse « bénéficier de la réduction du taux d’intérêt sur le crédit » sur le marché. [efd apr 13/07/2012 09:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13099

Haïti / Santé : L’engagement pluriel pour une même cause

12 juillet 2012 | Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de la Population, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), a organisé le 11 juillet dernier à Port-au-Prince, un atelier de réflexion sur le thème “ La planification familiale : un droit individuel à promouvoir’’. Un excellent cadre pour engager le dialogue entre les divers secteurs tant nationaux qu’internationaux en vue du « repositionnement » de la planification familiale en Haïti.
Considérée comme un « moteur de développement », devant favoriser l’atteinte des Objectifs du Millénaire dans le pays, la Planification Familiale permet, selon Dr Raymond, directrice générale du MSPP, de réaliser un équilibre harmonieux entre croissance démographique et ressources disponibles, d‘améliorer la qualité de la vie tout en diminuant la mortalité infantile et maternelle et d’alléger les pressions exercées sur les gouvernements pour qu’ils répondent aux besoins sociaux et économiques primaires. Avec une population qui est passée de 3 millions en 1950 à plus de 10 millions en 2012, Haïti est un pays où plus du ¼ de ses habitants vivent autour de la capitale Port Au Prince avec moins de 2 US $/habitant.
En ce qui concerne la santé de la reproduction, les statistiques font état d’une moyenne de 630 femmes qui meurent chaque année en raison de complications de grossesse et d’accouchement, pour 100 000 enfants qui naissent. Soit le taux le plus élevé des Amériques.
C’est pourquoi la Ministre de la Santé publique et de la Population, le Dr Florence Guillaume, présidant l’ouverture des travaux de cet atelier, a affirmé que « la situation du pays en matière de santé reproductive et de planification familiale reste alarmante et que pour inverser l’ordre des choses, le gouvernement entend accorder la priorité à une « approche holistique, intégrée et multisectorielle », fondée sur l’implication de tous les secteurs de la vie nationale et avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux».
Depuis 2008, le ministère de la Santé et de la Population, avec l’aide des partenaires internationaux, a mis en œuvre un dispositif de planification familiale, de prestation gratuite de soins prénatals, obstétricaux et néonatals dans un certain nombre d’établissements de soins du pays.
Pour Dr Florence Guillaume, le 11 juillet constitue le lancement d’une « véritable mobilisation » devant permettre à tout un chacun d’apprécier « l’ampleur et la gravité » des problèmes liés à la planification familiale en Haïti, et pour discuter « à fond » et de manière transparente de leur origine et des mesures à prendre pour les résoudre.
Quant au Représentant du FNUAP en Haïti, Dr Ramiz Alakbarov, il a réaffirmé son engagement à « agir avec tous ses partenaires pour garantir que l’accès universel à la santé sexuelle et procréative, en particulier à la planification familiale volontaire, soit reconnu comme un élément clé du nouvel agenda de développement international après 2015, et de les insérer dans les plans et politiques de développement et de réduction de la pauvreté ».
Dans un souci de permettre aux populations (femmes) vivant dans des zones reculées d’avoir accès aux soins de santé de base tels que la prévention, les consultations prénatales, le diagnostic, la prise en charge médicale, l’accouchement, l’accès aux médicaments, l’hygiène de la mère et de l’enfant, les Nations Unies ont récemment lancé le projet inter-agences [UNICEF, UNOPS, UNV et OPS/OMS] « Cliniques Sourire », où sont entre autres déployées des sages-femmes volontaires de l’ONU (VNU) .
Et, si l’on veut faire du droit de chaque femme aux meilleurs soins de santé possibles pendant la grossesse et l’accouchement une réalité, les Nations Unies recommandent que les efforts mondiaux soient concentrés sur l’ « élargissement de l’accès des femmes à des services de sage-femmes de qualité », selon un communiqué de l’OMS en date du 20 juin 2011.
Rédaction : Pierre Jérome Richard
Edition : Tahirou Gouro Soumana
http://minustah.org/?p=36354