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mardi 30 avril 2013

Haiti : 40 000 paysans mobilisés pour la souveraineté alimentaire

Ils étaient 40 000 à défiler entre Papaye et Hinche. Le 22 mars dernier, les paysans haïtiens se sont mis en ordre de marche pour défendre la souveraineté nationale et dénoncer les injustices sociales dans le pays. Pour clore le congrès des 40 ans du Mouvement paysan Papaye, le cœur était à la fête et les voix aux revendications.
Récit. Vendredi 22 mars, 11h. Remue-ménage au centre Lakay, dans la cour des locaux du Mouvement paysan Papaye (MPP) : en camion, en voiture ou à pied, les pèlerins viennent des 10 départements du pays pour répondre à l’appel de Chavannes Jean-Baptiste, directeur du MPP. Depuis 5 jours déjà, les échanges permettent de faire le bilan de 40 années de lutte, de donner un nouveau souffle et de nouvelles perspectives à la plus grande organisation paysanne du pays.
Les débats sont principalement axés sur des enjeux de la souveraineté nationale [1] et abordent des sujets comme l’insertion des femmes, l’avenir des jeunes, l’accaparement des terres, le tout rythmé par des chants et des danses locales [2].
Un défilé haut en couleur et en revendications A midi, les marcheurs s’élancent sur la route de Hinche, fermée pour l’occasion, en chapeaux de paille et en T-shirt rouges. Les riverains, attirés par la musique et enthousiasmés par l’ampleur de la mobilisation, emboîtent le pas aux militants en liesse et scandent en chœur les slogans. Lutte contre l’exclusion sociale, renforcement des mouvements paysans et défense de l’agriculture vivrière et de la souveraineté nationale : dans les rangs, les revendications sont aussi fortes que la détermination des marcheurs. Alors que la moitié de la population active travaille dans l’agriculture [3], seuls 50% des besoins alimentaires sont couverts par la production nationale. En moyenne, les paysans détiennent 1 hectare de terre à cultiver.
La principale demande porte donc sur la mise en place d’une réforme agraire, basée sur des pratiques agroécologiques [4]. Celles-ci favorisent la rotation des cultures et visent à supprimer l’emploi d’engrais chimiques et l’utilisation de semences hybrides ou OGM.
La sécurisation des terres pour les exploitations vivrières est un enjeu majeur pour l’autosuffisance alimentaire dans le pays. Un appel à la conscience citoyenne 14h. Les marcheurs arrivent place Charlemagne Péralte (Hinche) pour la déclaration finale.
Chavannes Jean-Baptiste appelle tous les citoyens à rester mobilisés et unis pour mettre fin à la dépendance alimentaire vis-à-vis de l’étranger. Il plaide pour que 15% du budget national soit consacré à la production de denrées agricoles autochtones et 10% à la protection de l’environnement.
Le directeur du MPP préconise de planter 50 millions d’arbres chaque année afin de reboiser les sols dénudés et dégradés.
Le discours se clôt sur les remerciements aux organisateurs du congrès et aux 1875 délégués d’organisations paysannes du monde entier venus prendre part aux débats. Une résistance internationale Ce congrès aura été l’occasion de croiser les enjeux, tant au niveau national qu’international et d’évoquer les difficultés auxquelles sont également confrontés les agriculteurs brésiliens, boliviens ou péruviens.
Les échanges entre paysans alimentent la solidarité internationale et renforcent les poches de résistance au modèle agricole-industriel dominant. Le défi est grand mais des liens sont tissés durablement pour les prochaines années.
 Le Mouvement paysan Papaye a été créé il y a 40 ans par Chavannes Jean-Baptiste, agronome haïtien. L’association regroupe aujourd’hui plus de 60 000 membres. Sa finalité est de promouvoir une agriculture innovante, adaptée aux petites exploitations haïtiennes et respectueuse de l’environnement.
Le MPP forme et soutient les paysans en leur donnant les moyens d’être acteurs et décideurs de leur avenir. 
Cet article est paru dans Résonances, mensuel d’informations citoyennes réalisé par des jeunes militants : retrouvez ici les autres articles de ce numéro ou recevez Résonances chaque mois en vous abonnant. Pour des informations quotidiennes, venez découvrir notre page Facebook ! par Angelina Tessier, ONG Frères des Hommes
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/haiti-40-000-paysans-mobilises-135106

jeudi 25 avril 2013

El fútbol español, la magia del pueblo haitiano

2013 ABRIL 24
por extremenoenhaiti
Todos sabemos que el fútbol levanta pasiones, a veces en exceso, pero de lo que se puede estar seguro es que a nadie deja indiferente. Mucho menos a los ciudadanos haitianos cuando se les ve caminar por las calles de Puerto Príncipe endosando las camisetas UNICEF del Barcelona o la segunda equipación verde del Real Madrid.
Haití es un país con escasas infraestructuras y pabellones deportivos no se ven por ningún lado. Esto no impide que los haitianos improvisen campos de fútbol en medio de la calle o en un descampando justo al lado de un campo de desplazados del terremoto del 2010.

Para los niños haitianos el fútbol es uno de sus deportes favoritos
 y aprovechan el mínimo espacio para crear su propio terreno de juego.
/ Foto: Jesús Serrano Redondo

Durante la pasada Eurocopa, mientras realizaba un reportaje en una zona bastante remota del país donde el agua y la educación escasean, se me acercaron varias personas del poblado para hablar conmigo. Los más pequeños jugueteaban con un balón entre los pies y poco tardaron en preguntarme de donde venía. En cuanto supieron mi proveniencia, todos empezaron a decirme de carrerilla la alineación de la selección española. No tenía palabras… ¡Estos niños se sabían mejor que yo los nombres de los jugadores!
En una zona sin fácil acceso a la información y sin televisión me hablaban de Casillas, Xavi, Alonso, Pujol, Iniesta o Sergio Ramos como si leyeran los periódicos deportivos cada día. Todos me preguntaban quién era el mejor para mí y se montó una algarabía cuando entre ellos discutían, como si en un bar español estuviéramos, cual era su preferido. Atónito les pregunté cómo sabían tanto de fútbol, respondiéndome que cada vez que hay un partido se reúnen todos alrededor de una radio para escuchar la crónica en directo.

La Selección Española de Fútbol es fuente de orgullo para nuestro país pero ante todo una imagen y una magia que nos permite conectar y ganarnos la simpatía de la gente incluso en las zonas más necesitadas del mundo. No hace mucho me encontraba en Cité Soleil, la barriada más marginada de la capital Puerto Príncipe y considerada hace algunos años por la ONU como la zona más peligrosa del mundo.

Foto de grupo después de un intenso partido de fútbol en Juvenat,
 una de las barriadas más desfavorecidas de Puerto Príncipe.
 Un grupo de personas se me acercó y como de costumbre, el fútbol hizo su parte para que me aceptaran con rapidez. ¿Quién es mejor Messi o Ronaldo? me preguntaban, como si de mi boca fuera a salir la respuesta definitiva.

El más grande de ellos me decía que Messi tiene más balones de oro que Ronaldo, y otro le rebatía con las brillantes actuaciones del portugués ante el Barça en los últimos encuentros.
Mi estupor llegó aún más lejos cuando empezaron a darme resultados de equipos menos conocidos como el Getafe o Levante. Sonriendo me preguntaba cómo esa gente podía debatir de fútbol, como se hace en la oficina entre compañeros, cuando viven en la miseria y probablemente deberían tener otras preocupaciones. 

El transporte público en Haití son una serie de autobuses decorados
llamados Tap Tap.La mayoría de ellos llevan dibujados personajes
 famosos, muchos de ellos futbolistas de la liga española como Messi.
/ Foto: Jesús Serrano Redondo


He llegado a la conclusión de que el fútbol es una magia que encanta a todos más allá de clases sociales o zonas geográficas. Actúa como lazo entre pueblos, lenguas y razas diferentes. La situación del pueblo haitiano no cambiará si la Selección vuelve a cosechar otro triunfo o el Clásico se decanta del lado blanco o blaugrana, pero el fútbol español seguramente actúa como bálsamo haciéndoles disfrutar y soñar cuando la pelota empieza a rodar.



http://blogs.hoy.es/extremenoenhaiti/2013/04/24/el-futbol-espanol-la-magia-del-pueblo-haitiano/

HAITI DANS LA PRESSE FRANCOPHONE CE 25 AVRIL 2013

Haiti: Service d’enquêteurs en Haïti.-

Organization: Étude Économique Conseil
Country: Haïti
Closing date: 31 May 2013
Étude Économique Conseil (EEC Canada) – http://www.eecgroup.com/, firme de consultation dont le siège social est localisé à Montréal, a l’intention de mener dans les prochains mois une enquête en Haïti.
L’enquête consiste en une série d’entrevues en face-à-face des chefs d’entreprises du secteur manufacturier, du commerce de détail, des services de même que des micro-entreprises. Les sujets abordés comprendront : les caractéristiques des entreprises, leur système de production, leur performance et les obstacles qu’elles rencontrent…
Source: http://direct.cd/2013/04/25/haiti-service-denqueteurs-en-haiti.html
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Haïti-Installation du Ctcep : Soupçons de contrôle du processus électoral à venir par l’exécutif de Martelly ?
P-au-P, 24 avril 2013 [AlterPresse] --- Beaucoup de voix soupçonnent l’exécutif, notamment le président Joseph Michel Martelly, de chercher à contrôler l’appareil électoral, pour les scrutins attendus pour la fin de l’année 2013, en obtenant la nomination d’un de ses représentants à la présidence du bureau de gestion du Collège transitoire du conseil électoral permanent (Ctcep), relève l’agence en ligne AlterPresse. Après plusieurs semaines de tergiversations, le Ctcep [1], a pris officiellement fonction le vendredi 19 avril. Le même jour, la composition du bureau de gestion du Ctcep est rendue publique, avec à sa tête un représentant de l’exécutif, Emmanuel Ménard.
Source: http://www.alterpresse.org/spip.php?article14445
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Haïti-Caraïbe:Haïti reçoit au moins 12 présidents ce vendredi
Les autorités haïtiennes se préparent à accueillir 12 présidents de pays de la Caraïbe à l'occasion du 5e Sommet de l'AEC qui se tient à Pétion-ville du 23 au 26 avril, a annoncé mercredi le secrétaire général de l'AEC M. Alfonso Munera lors d'une conférence de presse à la fin de la deuxième journée du sommet.
M. Munera a indiqué que les présidents du Mexique, du Venezuela, de la République dominicaine et du Nicaragua seront présents vendredi pour la signature de la déclaration et du plan d'action de l'AEC.
Il a également confirmé la présence des présidents du Guatemala, du Panama, du Costa-Rica, du Honduras, de la Colombie. Le président chilien dont le pays est observateur à l'AEC sera également en Haïti.
D'autre part les organisateurs du Sommet ont prévu la participation de plusieurs chefs de gouvernement et d'une trentaine de ministres des Affaires étrangères.
Source: http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/politique/9290-haiti-caraibehaiti-recoit-au-moins-12-presidents-ce-vendredi
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Haïti - Politique : Installation du nouveau Directeur Général à l'EPPLS
Lundi, Charles Jean-Jacques, le Ministre des Affaires Sociales et du Travail (MAST) a installé l'ingénieur Thys Miot, comme nouveau Directeur Général des Entreprises Publiques de Promotion des Logements Sociaux (EPPLS). Cette installation selon le Ministre, arrive à un moment où le Gouvernement cherche a donner une nouvelle impulsion a cet organisme pour adresser une réponse adéquate aux besoins pressant de logements de la population.
« La crise de logement, qui sévit dans le pays ne date pas d'aujourd'hui, elle perdure au point de prendre une proportion alarmante depuis le séisme du 12 janvier 2010, qui a détruit plusieurs dizaines de milliers de maisons, privant nombre propriétaires de leur abri » Par ces mots, le Ministre des Affaires sociales a attiré l'attention du nouveau Directeur de l'EPPLS sur le principal défi qui l'attend à la tête de cette Institution…. Source: http://www.haitilibre.com/article-8417-haiti-politique-installation-du-nouveau-directeur-general-a-l-eppls.html
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Communiqué de presse: Le comédien français Lambert Wilson en visite en Haïti
Port-au-Prince, le 24 avril 2013- Le comédien français Lambert Wilson sera en Haïti à partir du 24 avril 2013 pour une visite de six jours consacrée à plusieurs projets culturels et environnementaux au cours de laquelle il rencontrera notamment des représentants de la jeunesse et de la communauté artistique haïtienne.
Célèbre pour ses rôles dans des succès critiques et populaires comme Des dieux et des hommes (Grand Prix au Festival de Cannes 2010) ou Sur la piste du Marsupilami (2012), Lambert Wilson est aussi internationalement reconnu pour son interprétation du Mérovingien dans deux épisodes de la trilogie Matrix (2003).
En Haïti, M. Wilson visitera plusieurs projets du système des Nations Unies et de la société civile dans les domaines de lutte contre la pauvreté, de protection de l’environnement et de soutien à la culture haïtienne.
Source: http://minustah.org/?p=41396
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Haïti-Equateur: Des travaux d'infrastructure inaugurés par Martelly et Correa
Le président équateur, Rafael Correa a procédé mardi, en compagnie du président haïtien Michel J. Martelly, à l’inauguration de quelques projets exécutés à Petite-Rivière de l'Artibonite par le corps d'ingénierie du contingent équatorien de la MINUSTAH, a appris Haiti Press Network. Les deux Présidents ont inauguré un pont jeté sur la rivière Espagnole reliant plus facilement la 3ème section communale Labadi au centre-ville de Petite-Rivière et ses environs, a-t-on lu dans un communiqué du bureau de communication de la présidence. Une petite place portant le nom du Président Eloy Alfaro et un tronçon de route de 11,5 kilomètres réhabilité en terre battue facilitant la circulation de Petite-Rivière à Labadi et ses environs ont également été inaugurés, a t-on ajouté dans le communiqué...
Source: http://222.hpnhaiti.com/site/index.php/politique/9286-haiti-equateur-des-travaux-dinfrastructure-inaugures-a-petite-riviere-de-lartibonite-par-martel
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Haïti-Rép Dominicaine/Migration : Exaspération à Belladère sur l’absence de structure institutionnelle d’accueil
face aux rapatriements incessants sur la frontière
Correspondance Shella Chauvette
Belladère 24 avril 2013 [AlterPresse] --- S’interrogeant sur le rôle du bureau de la migration (la branche de l’office national de la migration / Onm) à Belladère, les habitantes et habitants de cette commune frontalière (avec Commendador / Elias Pina en République Dominicaine) critiquent le comportement des autorités haïtiennes, qui ne disposent pas véritablement de structure d’accueil pertinente pour les personnes sans cesse rapatriées du territoire voisin d’Haïti.
Un groupe de 80 rapatriés est arrivé, le vendredi 19 avril 2013, sur la frontière de Belladère.
Le fait n’est pas nouveau, mais exaspère tout de même.
Lire la suite de l'article ici: http://www.alterpresse.org/spip.php?article14444
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Haïti-Agriculture : Fond Parisien salue le retour de la pluie
Correspondance Ethzard Cassagnol
Fond Parisien, 24 avril 2013 [Alter Presse] - - - C’est la satisfaction à Fond Parisien après la forte pluie enregistrée dans la soirée du dimanche 21 au lundi 22 avril 2013, alors que des agricultrices et agriculteurs continuent de demander de l’aide pour acheter de nouvelles semences.
Des semences, plantées en février et mars 2013, ont été irrémédiablement gâchées par la sécheresse qui domine la zone depuis la fin du mois d’octobre 2012, selon plusieurs témoignages recueillis par l’agence en ligne AlterPresse.
Indiquant ne pas avoir les moyens d’acheter de nouvelles semences, les agricultrices et agriculteurs souhaitent une intervention institutionnelle.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14448
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Haïti - Agriculture : Foire agricole, agro-industrielle et artisanale
À l'occasion de la célébration de la fête de l'Agriculture et du Travail, le 1er mai 2013, le Ministère de l'Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR), le Ministère des Affaires Sociales et du travail (MAST) et le Ministère à la Promotion de la Paysannerie (MPP) ont annoncé, que la foire Agricole, Agro-industrielle et Artisanale, se tiendra cette année, respectivement, au Ministère de l'Agriculture à Damien, du 1er au 5 mai, et au Campus de l'Université Henri Christophe de Limonade le 1er mai prochain autour du thème « Se travay ayisyen kap devlope ayiti tout bon »
Lire la suite de l'article ici:  http://www.haitilibre.com/article-8414-haiti-agriculture-foire-agricole-agro-industrielle-et-artisanale.html
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Haïti - Tourisme : «Haiti On Ice», un grand spectacle sur glace au pays !
Lundi 22 avril, en marge d'un point de presse, tenu au Ministère du Tourisme, les différents acteurs impliqués dans l'organisation du premier spectacle de patinage artistique au pays « Haiti On Ice », ont rassuré la population, quant à la tenue de cet évènement sur glace [véritable], les 26 et 27 avril au Stade Sylvio Cator.
Stéphanie Balmir Villedrouin, la Ministre du Tourisme et Josette Darguste, Ministre a.i de la Culture, se sont réjouies de la tenue de cet évènement de niveau international, qui est une occasion idéale pour vendre une image positive du pays à travers le monde. Pour sa part, Francois Yrius, le promoteur de l'évènement, promet un beau spectacle.
À l'initiative de « Super canal prod », 25 patineurs dont des anciens champions du monde, comme Surya Bonaly et Philippe Candeloro et deux haïtiens se préparent à charmer le public haïtien, avec leurs chorégraphies sur glace, une première surprenante en Haïti.
Lire la suite de l'article ici
http://www.haitilibre.com/article-8409-haiti-tourisme-haiti-on-ice-un-grand-spectacle-sur-glace-au-pays.html
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USA-Haïti-attentat : Deux victimes haïtiennes identifiées.-
Deux ressortissants haïtiens ont été grièvement blessés dans l'attentat terroriste survenu lundi dernier au fil d'arrivée de la 117e édition du marathon de Boston. Si leur vie n'est pas en danger, ils sont aujourd’hui encore en réanimation a appris Haïti Press Network.
Il s’agit de Mary Volmar Daniel, amputée d’une jambe; et Valérie Râteau, qui ont été identifiées parmi les 264 personnes blessées dans l'attentat de Boston, a indiqué un responsable du consulat général d’Haïti à Boston. Une d'elle a déjà laissé l’hôpital et l'autre est tout à fait consciente.
Toutes les victimes qui pourraient être de nationalité ou d’origine haïtienne ont été identifiées, a indiqué cette source.
Lire la suite ici: http://hpnhaiti.comwww.hpnhaiti.com/site/index.php/hait-diaspora-trait-dunion/boston/9284-usa-haiti-attentat-deux-victimes-haitiennes-identifiees
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Haïti- Gouvernement : La Direction des Affaires juridiques, une nouvelle entité au sein du MCFDF
« Je suis certainement persuadée que le choix de Me Pétion comme directrice des Affaires juridiques, ne peut que servir la cause de nos femmes et de nos filles victimes de violences », a déclaré la titulaire du MCFDF. Elle a fait comprendre qu’une telle tâche n’est pas au dessus de la capacité de la directrice des Affaires juridiques. Le numéro 1 du MCFDF dit avoir renouvelé sa confiance placée en la directrice des Affaires juridiques, tout en la souhaitant déjà une bonne besogne. « Nous sommes toujours fidèles aux consignes formelles du gouvernement », a affirmé la ministre Mézile, promettant au passage que le ministère poursuivra sa mission qui est d’œuvrer en faveur de la défense et de la promotion des femmes haïtiennes. Source: http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/politique/9288-haiti-gouvernement-la-direction-des-affaires-juridiques-une-nouvelle-entite-au-sein-du-mcfdf
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Haïti-Volleyball: Les haïtiens en direction de Sainte Lucie pour le second tour éliminatoire
La sélection masculine de Volley-ball s’est rendue à Sainte-Lucie mercredi pour disputer la seconde phase de la coupe du monde de Volley-ball du 26 au 29 avril prochain en compagnie de Saint-Kitts et de Salvador, a appris Haïti Press Network.
La sélection nationale qui a eu le support de Glaive André, un expert français de la fédération internationale de Volley-ball, va affronter deux meilleures équipes de la zone caribéenne afin d’obtenir leur billet qualificatif.
« Nous sommes réunis aujourd’hui à ce gymnasium car nous avons eu le support de cet expert et nous laisserons le pays mercredi pour se rendre à Sainte-Lucie », a fait savoir Mme Magareth Graham, présidente de la FHVB.
Source: http://222.hpnhaiti.com/site/index.php/sport/9285-haiti-volleyball-les-haitiens-en-direction-de-sainte-lucie-pour-le-second-tour-eliminatoire


mardi 23 avril 2013

HAITI DANS LA PRESSE FRANCOPHONE

HAITI A LA UNE
Haïti - Politique : 5e Sommet de l'AEC, J-1
Haïti est prêt à recevoir à Port-au-Prince, du 23 au 26 avril 2013, pour la première fois de son histoire, le 5e Sommet de l'organisation des États de la Caraïbe (AEC), qui se déroulera au Karibe Convention Center où participeront des représentants des ...
http://www.haitilibre.com/article-8402-haiti-politique-5e-sommet-de-l-aec-j-1.html
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Haiti-Foot-D1: 10e journée, le Baltimore tient toujours le leadership ...
L'AS Mirebalais qui menait (1-0) au score face au Racing Club Haïtien (RCH) dimanche, le match a été interrompu par la pluie et reporté pour le 2 mai prochain. Le Classement. 1-Baltimore SC: 19 points (+5). 2- Valencia FC: 17 points (+5). 3-Tempête FC ...
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/sport/9275-haiti-foot-d1-10e-journee-le-baltimore-tient-toujours-le-leadership-du-d1
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Haïti : les expulsions forcées aggravent la situation | Amnesty ... [23/04/2013].
Les expulsions forcées pratiquées à Haïti aggravent la situation déjà désespérée de milliers de gens qui vivent toujours dans des camps pour personnes déplacées, plus de trois ans après le séisme dévastateur de janvier 2010. ...
 http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Lutter-contre-la-pauvrete/Bidonvilles/Actualites/Haiti-Stop-aux-expulsions-forcees-8442
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Haïti-Education : Chaque enfant a besoin d'un(e) enseignant(e)
Josué Mérilien a invité toute la population haïtienne, notamment les organisations enseignantes, à profiter de cet évènement pour porter les autorités haïtiennes à prendre des mesures concrètes pour valoriser le métier de l'enseignant en Haïti.
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/9274-haiti-education-chaque-enfant-a-besoin-dune-enseignante
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Haïti-Musique : Le prochain album de T-Vice, Une bombe !
Le groupe qui a le don de faire bouger la foule sur chacun de ses titres cumule des années de carrière dans l'industrie musicale haïtienne mais semble connaître définitivement la recette de l'eau de jouvence : « chacun de ses titres à la primeur d'un ...
 http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/art-a-spectacle/9276-haiti-musique--le-prochain-album-de-t-vice-une-bombe-
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Haïti - Environnement : Le Président Martelly visite le projet «Sove ...
Lundi 22 avril, dans le cadre de la Journée Mondiale de la Terre, le Président Michel Martelly accompagné entre autres, de Jean François Thomas, Ministre de l'Environnement, a effectué une visite d'évaluation principalement à Jalousie et à Debussy où ...
http://www.haitilibre.com/article-8404-haiti-environnement-le-president-martelly-visite-le-projet-sove-lavi-nan-mon-lopital.html
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Haïti-Justice : Report de la date d'invitation de Jean Bertrand ...
L'invitation au cabinet d'instruction faite, par le juge Yvickel Dabrésil, à l'ex-président haïtien Jean Bertrand Aristide, pour le mercredi 24 avril, est reportée à une date ultérieure, a appris Haïti Press Network. Par cette invitation, Jean ... Le ...
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/politique/9270-haiti-justice-report-de-la-date-dinvitation-de-jean-bertrand-aristide-au-cabinet-dinstruction
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Les Champions politiques plaident pour une Haïti plus forte face aux ...
 Les Champions politiques plaident pour une Haïti plus forte face aux désastres Pour sa part la Cheffe du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Valérie Amos, a plaidé en faveur de « l'aide au peuple haïtien et à son gouvernement en…
http://minustah.org/?p=41365
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Haïti-Agriculture : Premières pluies à Fonds-Verrettes, après cinq ...
Haïti-Agriculture : Premières pluies à Fonds-Verrettes, après cinq mois de sécheresse. mais une inquiétude toujours vive lundi 22 avril 2013. + Suivre @AlterPresse. Correspondance Ethzard Cassagnol. Fonds-Verrettes, 22 avril 2013 [Alter presse]- ...
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14429
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Haïti - Justice : Situation des Droits de l'homme en Haïti
Il examine notamment les différentes mesures législatives, administratives et judiciaires prises par le gouvernement haïtien, la situation en matière d'État de droit et d'impunité, la protection des droits de l'homme dans la réponse humanitaire, ainsi ….
http://www.haitilibre.com/article-8397-haiti-justice-situation-des-droits-de-l-homme-en-haiti.html
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Haïti - Diplomatie : Michel Martelly salue l'élection du nouveau ...
Le Chef de l'État profite de l'occasion pour formuler ses vœux de succès au Président élu du Paraguay, au moment d'assumer ses nouvelles fonctions. Le Président Martelly, au nom du Gouvernement et du peuple d'Haïti, réaffirme son engagement à œuvrer ...
http://www.haitilibre.com/article-8401-haiti-diplomatie-michel-martelly-salue-l-election-du-nouveau-president-du-paraguay.html
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Haïti - Diaspora : Des Ministres et Directeurs Généraux rencontrent ...
Dans son intervention, le garde des sceaux a déclaré « c'est avec beaucoup de joie, que nous accueillons cette initiative, qui nous permet d'échanger avec la communauté haïtienne de l'étranger sur les questions liées à la justice et à la sécurité publique.
http://www.haitilibre.com/article-8398-haiti-diaspora-des-ministres-et-directeurs-generaux-rencontrent-la-diaspora.html
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Haïti-météo : Appel à la vigilance du Cnm en prévision de la saison des pluies 2013.
1 mort et des inondations au sud ... Depuis début avril 2013, la capitale haïtienne et certaines villes de province connaissent des précipitations en soirée. Les ...
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14433
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Haïti- Environnement : « Les changements climatiques et la ... ... 
A l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la terre, a constaté Haiti Press Network. Lancée en 1970 dans plus de 180 pays, la Journée mondiale de la terre a été célébrée pour la première fois en Haïti en 1990. Aujourd'hui, cette ...
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/9271-haiti-environnement-l-les-changements-climatiques-et-la-degradation-des-sols-r
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Policier canadien soupçonné d'agression sexuelle : des ONG ... Exclusif
- En février dernier, un policier canadien oeuvrant au sein de la mission des Nations unies en Haïti (MINUSTAH) a quitté le pays après qu'une Haïtienne eut porté plainte contre lui pour agression sexuelle et voies de fait. Plusieurs ONG ...
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/04/21/008-ong-minustah-impunite.shtml
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Québec-Haïti : Partagé entre deux îles - AlterPresse
Je suis partagé entre deux îles, Québec et Haïti. Entre deux métiers, auteur, éditeur. Deux ordres géographiques, le chaud et le froid. Deux langues, le créole et le joual. Je voudrais m'éviter cet arrachement à cette douce schizophrénie. Je suis un ...
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14431
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Haïti - Social : Échanges entre les jeunes d'Haïti et ceux de la ...
Davidson Toussaint (modérateur, responsable de la section des Jeunes), le modérateur de la séance d'échange entre les jeunes était l'ingénieur Jocelyn Jean Louis, membre de la FEDHE (Fédération de la Diaspora Haïtienne d'Europe). et Jean Francois ...
 http://www.haitilibre.com/article-8400-haiti-social-echanges-entre-les-jeunes-d-haiti-et-ceux-de-la-diaspora.html
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Haïti - Reconstruction : Plaisance à enfin une mairie après plus de ...
Depuis la création de Plaisance en 1749, les élus municipaux de cette commune rurale située à 33 km du Cap-Haïtien, passait de maison en maison, louées pour le compte de l'État haïtien, faute d'une véritable mairie. Plaisance dispose maintenant, après ...
http://www.haitilibre.com/article-8399-haiti-reconstruction-plaisance-a-enfin-une-mairie-apres-plus-de-200-ans-d-attente.html
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La France achète du riz à Haïti pour aider les producteurs qui ... Mais la grande majorité de cette aide alimentaire est importée.
Seule la France ne déverse plus ses surplus agricoles en Haïti et achète à l'inverse les productions des paysans haïtiens. Reportage dans les rizières de l'Artibonite, au nord de Port-au ...
http://www.rfi.fr/emission/20130423-france-achete-riz-haiti-aider-producteurs-investissent

dimanche 21 avril 2013

BELLES DE NUIT....CHAPITRE XV


CHAPITRE XV
La virée de ce lundi fut une virée ordinaire et habituelle. Rien de palpitant ni d'extraordinaire qui eut valu  le coup d'être rangé pour la postérité.
Elle avait permis à Gaspard de survivre une journée de plus. La récolte fut dans ce sens assez maigre. Mais dans cette optique aussi, elle fut habituelle.
Les choses bougeaient sans réellement avancer ni progresser pour Gaspard qui accumulait des données et des indices. Vu sous cet angle, la rencontre avec le photographe fut plus que positive. Même si les photos pour l'instant n'avaient révélé aucun détail particulier. Au moins il disposait du reportage photographique des funérailles. Narcisse, comme son ami du club de dominos,  lui avait conseillé de voir un Bokor ou un pasteur pour déchiffrer l'énigme du chat et de la couleuvre verte.
 En plus, comme une suggestion tout à fait nouvelle, il lui avait sérieusement recommandé de rentrer en contact avec la fille de "l'oncle",  psychiatre très  connue du milieu intellectuel.
Il se retrouvait ainsi dans sa tête, à manipuler un volume très considérable d'informations. Comme des pièces d'un puzzle de 1.000.000 unités posées sur une table d'une superficie inférieure à celle du tableau final. Les espaces et les fiches logeant cote à cote, dans une indifférence qui ralentit la construction de l'œuvre définitive.
Il faut des yeux pilotés par une réflexion logique, rivés à la fois sur les espaces et l'ensemble des fiches pour établir un rapprochement.  Puis une relation. Après une main vérifie la véracité et surtout l'utilité de cette réflexion logique. Puis une  main qui placera la bonne pièce dans le bon espace. Ainsi de suite. Le puzzle prendra forme pour finalement dévoiler  son secret et sa beauté.
Gaspard ne pouvait cependant pas compter sur la logique globale et universellement acceptée.
Quelle réflexion logique,  ou quelle logique tout court,  pourrait expliquer la présence d'une voiture perchée sur le faite d'un arbre en plein milieu d'un cimetière urbain?
Quelle logique peut démontrer le déterminisme qui fait qu'il y ait eu deux morts et deux survivants  dans ce tragique accident de voitures?
Quel raisonnement voudrait retrouver un message fort dans le fait de croiser un chat noir ayant chassé une couleuvre verte ?
C'était là, évidemment, le substrat même de l'enquête qu'il menait depuis plus de 777 jours.
Tout se trouvait noté et consigné dans son dossier rangé par sous dossiers, feuilles et chapitres. Tout ou presque.                                                                                                                                       
L'élément vraiment nouveau, ne figurant pas dans le dossier était à présent cette psychiatre, fille de l'ethnologue.
Ceci méritera un temps de réflexion particulière pour esquisser une stratégie pour approcher et rencontrer ce nouveau personnage-clé.
Pour le reste, tout se trouvait bien gardé dans ses dossiers.
Il suivit les familles et les proches des  défunts pendant plus de 777 jours. Il a été conduit sur presque tous les champs et terrains exploitables ou supposés l'être.
Pour gérer l'angoisse insoutenable qu'avait généré la dégradation du comportement des deux occupants de la voiture retrouvée sur l'arbre, les conseils les plus invraisemblables, les consignes les plus déraisonnées avaient été suivies à la lettre. Ce, malgré le scepticisme affiché par les parents.
Toutes les forces, toutes les puissances avaient été consultées. Pasteurs, prêtres, houngans, mambos, shamans, magnétiseurs, francs-maçons, psychologues, psychiatres, jumeaux avaient donné leurs avis d'experts.
Le psychiatre consulté n'était pas la fille de l'oncle. Pourquoi n'avait-elle pas été consultée, si elle aurait été sans doute la psychiatre la plus à même de comprendre la situation,  en juger par sa faculté de communiquer avec l'au-delà?
Peut-être elle est beaucoup moins accessible pour les terriens. Un tel sujet aurait déchaîné en elle une débordante passion et un grand  intérêt.
Gaspard nécessitait des réponses à ces questions pour construire sa stratégie d'approche.
Pour le reste, il se plongera dans ses papiers pour retrouver le Pasteur et le Bokor. Les deux religieux qui intervinrent dans cette histoire.
Ces deux interventions avaient déclenché une excitation pré-orgasmique chez Gaspard qui avait vu son enquête faire un bon vertigineux en avant.

Tout avait commencé après une visite dans le quartier des deux jeunes tués lors de l'accident. Ce ne fut pas la première ni la seule. Mais après celle-là, il n'avait plus jugé bon de revenir dans cette zone.
Cette promenade lui avait permis d'arpenter les entrailles d'un  bidonville accoudé aux murs cachés des villas de luxe. La bonté humaine avait permis cette entente entre les extrêmes dans une alliance mixant  insouciance et résilience.
Une situation honteuse pour certains. Mais bien habituel et typique pour d'autres.
Des informations d'une extrême importance, lui avait couté en fait que le prix de deux boissons gazeuses.
Un chauffeur-garde du corps en mission spéciale, après deux grogs, avait livré  les contours  supposés  secrets de  sa mission et de  son travail. Ce monsieur qui était aussi membre de la milice créée par le régime au pouvoir, était loin d'imaginer que cet inconnu qui déglutissait l'une après l'autre deux bouteilles de boisson gazeuse, était sans doute le seul citoyen qui allait faire de cette histoire une affaire personnelle.
Lui, il s'entretenait comme d'habitude avec son ami de fortune. Son épicier. Son banquier. Son porte monnaie. Sa garantie pour les petites dépenses du quotidien. Le garant de sa survie et de sa sécurité alimentaire.
Un épicier dans ce genre de quartier est un personnage très important. Au même titre que le directeur-fondateur de la petite école mixte ou le prédicateur de la petite église évangélique.
Il est souvent pris pour une sorte de confesseur d'âmes perdues dans la monotonie des comportements stéréotypés. Parfois il est le confident des ménages en déperdition et en panne d'inspiration.
Il sait entendre. Il sait comprendre. Il sait évaluer. Gaspard imagina vite qu'il en savait beaucoup plus que de raison. Le plus important maintenant c'était de gagner sa confiance sans qu'il ne se souciât ni de son identité ni de sa profession.
Il lui fallait une information précise sur la mission du chauffeur-garde du corps. L'emplacement de l'église chrétienne protestante que fréquentait l'un des jeunes de la voiture et de sa famille.
Il se dit aussi qu'il ne devrait pas y avoir de lendemain. Comment justifier cependant  une autre fois sa présence dans ce quartier et encore moins dans l'épicerie sans habiter les parages?
Donc la solution imaginée et trouvée fut celle de prolonger son séjour et espérer que le chauffeur irait plus loin dans ses confessions. Une fois que les deux grogs auraient fait leurs effets de délier les langues et désinhiber les contraintes.
Pendant le passage du chauffeur à l'épicerie, celui-ci avait déclaré au propriétaire qu'il n'allait pas disposer d'assez de temps pour rentrer chez lui et manger quelque chose avant de partir travailler. L'épicier lui avait proposé selon ses propres mots, un sandwich et un hamburger créoles.
Le chauffeur avait hésité et réfléchi une minute avant de se décider pour un hamburger créole.
Gaspard ne connaissait pas encore ces dénominations dans la restauration locale. Il observa attentivement les gestes et les enchaînements dans la préparation du hamburger créole.
L’épicier en fredonnant une chanson vernaculaire, sortit d'un sac, un pain de mie. Bi-lobé sur une face et plat sur l'autre. Il en fit deux moitiés asymétriques en le découpant à l'aide d'un couteau bien aiguisé dans un  plan horizontal et parallèle à  la face plate. Il étala à l'aide du même couteau une portion généreuse de margarine jaune orange. Puis de façon rythmée, il sortit d'un carton un avocat mûri avec soin dégageant une odeur de paille sèche. Il le fendit  en quatre tranches pour quatre quarts. D'un seul mouvement des mains il éplucha deux des quatre tranches qu'il plaça sur une des deux moitiés de pains. Deux pincées de sel. Une pincée de poivre sur les morceaux d'avocats. Les deux  moitiés sont mises l'une sur l'autre en prenant soin de ne pas renverser le contenu. Le tout est partiellement enveloppé dans un morceau de papier d'emballage et est servi au chauffeur qui en salivait déjà d'envie.
Donc Gaspard pris connaissance d'une nomination nouvelle pour du designer cette manière de déguster du pain de mie et de l'avocat.
Il se demanda cependant quelle combinaison pouvait correspondre au sandwich créole.
Vu qu'il s'était lancé dans un processus de rapprochement intéressé de l'épicier pour dénicher des informations dont il avait tant besoin, il se dit pourquoi ne pas essayer ce sandwich créole?
Il utilisa des thèmes dithyrambiques pour décrire la dextérité de l'épicier et féliciter ouvertement l'aspect combien alléchant du produit fini.
Il confessa son impossibilité de maitriser cette indicible et irrésistible envie de goûter au sandwich créole.
Il reçut comme réponse percutante un monsieur va se régaler les papilles!
L'épicier se mit rapidement à l'ouvrage. Il sortit cette fois-ci deux galettes de manioc plates, de vingt centimètres de diamètres. Elles étaient fermes et croustillantes. Il prit juste à côté du pot de margarine, deux  autres  pots. Un grand  qui portait l'étiquette partiellement détruite d'un pot de mayonnaise de Dijon et un petit dont on pouvait lire GERBER sur une étiquette un peu vieillie. Il l'ouvrit avec un peu de difficulté le pot le plus grand. Une forte odeur d'arachide envahir tout l'espace antérieur de l'épicerie.
Il se servit du même couteau pour sortir une portion d'une pâte marron clair dégoulinant un surplus oléagineux sur les bords.
Il étendit cette substance de façon uniforme sur l'une des faces des deux galettes.
Sur une étagère placée plus loin, il récupéra un sac en plastique plongé dans un récipient rempli d'eau claire et fraîche jusqu'aux bords. S'aidant de deux doigts, il y extirpa quelques branches de cresson aux  tiges fermes et aux feuilles vertes et luisantes.
Il les secoua un peu pour les purger de l'excès d'eau avant de les placer entre les deux galettes tartinées de beurre d'arachides.
Il empauma le couvercle du petit pot qu'il ouvrit en lui imprimant un mouvement d'une amplitude d'un quart de tour. Puis aspergea le cresson à l'aide d'une cuillère a café un liquide d'aspect plutôt sale répandant une odeur à citron vert, ail et civettes.
Il posa les deux galettes l'une sur l'autre. Les deux  faces  enduites l'une contre l'autre, séparées du manteau de cresson.
Un bout de papier d'emballage et enfin Gaspard put mordre à pleines dents dans son sandwich créole. Pendant la préparation, ses trippes étaient rentrées dans une danse folle et les glandes salivaires en surproduction.
Il ferma les yeux, la tête portée en arrière par une colonne cervicale en hyper extension. Sans modifier son attitude, il continua les éloges vers l'épicier et sa recette. Celui-ci ouvrit grand les yeux quand il entendit dire qu'il n'avait jamais mangé quelque chose de si savoureux de sa vie.
Gaspard décida de foncer et d'enfoncer le clou en faisant allusion au chauffeur garde du corps.
-  Je crois qu'il a raté quelque chose ton ami qui a préféré le hamburger au sandwich créole.
- Ah! Tu veux parler du commandant? Je ne sais pas ce qui lui a pris. Généralement il est un fan inconditionnel et non négociable de ce que tu manges actuellement.
- Il est commandant lui? Il commande qui et quoi? S'en chérit Gaspard pour avancer dans le sujet.
- Tous les gens d'ici l'appellent commandant. Ce dont on est certains c'est qu'il a de l'autorité. Pendant toutes les manifestations de la milice du régime à la mode on le voit toujours porter fièrement son uniforme. Et lui, au lieu de ceindre une machette à la ceinture il exhibe des pistolets ou des revolvers.
- A quand même! Répliqua Gaspard Jouant l'étonnement.
- Mais il est clair que ces derniers temps il a des comportements bizarres. Il boit beaucoup plus qu'avant.
- Ah oui? Et on sait pourquoi?
- Personne ne veut en parler mais il parait que ses troubles se sont apparus depuis qu'il a été appelé par les hautes instances du pouvoir pour lui confier cette mission.
Gaspard bouillonnait de jubilation. L'épicier se laissait conduire comme par le bout du nez, là ou exactement il voulait l'emmener.
- C'est quelqu'un d'important maintenant. Pourtant...
L'épicier comme frappé par une logorrhée aiguë ne lui laissa plus le loisir de placer le moindre mot.
Il enchaîna réflexion après réflexion. Les unes les plus intéressantes que les autres. Gaspard retint que son comportement commença à subir des modifications plus il restait longtemps au contact du jeune et de sa famille.
Gaspard feignit de n'avoir gardé  qu'un souvenir vague et flou de cet événement qui avait bloqué complètement la capitale un dimanche matin.
L'épicier lui fit cadeau d’un exquis récit modifié et corrigé.
Gaspard s'arrangea pour le ramener sans cesse à parler du commandant. Ce qui l'intéressait c'était seulement l'adresse de l'église protestante ou il devait conduire sous peu le jeune et sa famille.
Son insistance eut les effets escomptés.
Comme pour clore le chapitre, l'épicier balança une phrase que le journaliste, sans se faire prier, capta comme un ballon placé par un coup de pied d'expert dans la lucarne.
- Il va devenir encore plus bizarre, maintenant qu'il accompagne le jeune et ses parents à l'église tous les dimanches.
Gaspard joue encore l'air étonné.
- Ah oui? Ils vont faire quoi à l'Eglise?
- Il parait que les parents pour le sauver ont du rentrer dans la religion protestante. Depuis il donne des témoignages un peu partout. Surtout lors des rassemblements spéciaux et importants.
Le témoignage! C'est juste ce qui lui manquait à Gaspard. La version directe des faits. Rapportée et racontée  par un des  acteurs.
Il était sur le point de décrocher un sésame. Son sésame!
Jusqu'à maintenant tout allait bien. Pas question de tout foirer sur une maladresse. Il devait accélérer avant qu'un autre client ne se pointât et brisât l'intimité qui avait facilité cet échange verbal très bénéfique. Il lui restait une dernière question à poser.
- Il les accompagne à quelle Eglise ce dimanche?
- l'Eglise Baptiste de la Croix des Missions. La première.
- La première Eglise Baptiste de la Croix des missions?
- Oui. Elle héberge une semaine de réveil. D'après ce que j'ai pu comprendre il en sera l'orateur principal ce dimanche. Le pasteur lui cédera sa place. Au lieu d'un message traditionnel il racontera son histoire en guise de témoignage.

Gaspard eut du mal à  finir la dernière bouchée de son sandwich créole. Son pèlerinage en ces lieux venait de prendre fin.  Et de quelle manière!
Il s'aida d'une gorgée d'une troisième bouteille de gazeuse qu'il avait commandée pour accompagner son sandwich.
La bouche vide, il prit congé de l'épicier et s'en alla. Il prit congé aussi de ce quartier qu'il avait découvert. Un quartier sans aucune particularité en dehors d'être des quartiers quand même particuliers. Des quartiers ou la vie se vit au ralenti et au rythme du hasard  et de ses circonstances.

vendredi 12 avril 2013

Haïti-santé: le choléra refait surface à Petit-Goave

Vendredi, 12 Avril 2013 08:07.-  HPN Une recrudescence de l’épidémie de choléra a été notée dans la localité de Delattes, 7eme section communale de la ville de Petit-Goave où plus de 20 cas ont été transportés au centre de santé, a appris Haïti Press Network.

Le centre de santé évangélique de la Mission pour Christ de la localité Allegue a reçu en deux jours plus de 20 personnes atteintes de choléra en provenance de la localité de Delattes où un foyer de l'épidémie a été découvert.
"Les malades sont transportés à bras d'hommes à Allegue. Les excréments déversés sur la route par des personnes contaminées constituent un risque de propagation de l'épidémie du choléra dans le milieu rural. Chaque jour de nouveaux cas sont enregistrés", a déclaré le Pasteur Levy Mainviel, responsable de la Mission évangélique pour christ
"Ce centre sanitaire a besoin d'infirmières et d'intrants tels que du chlore, du savon, des solutés et du sérum oral pour qu'il puisse continuer à soigner les malades. Notre capacité d’accueil est limitée. Nous lançons un appel à l'aide aux autorités du ministère de la santé publique et de l'UCS-Goavienne".
"L'ouverture d'un centre de traitement du choléra est nécessaire à Delattes", a déclaré docteur Beneche Martial, directeur du centre
Les centres de traitement du choléra de Petit-Goave ont été fermés à cause d'un manque de financement.
Les ONG se sont retirées et l'état n'assure pas le fonctionnement des CTC, ont indiqué des responsables sur place.
http://fr.hpnhaiti.com/site/index.php/provinces/9195-haiti-sante-le-cholera-refait-surface-a-petit-goave

Projet « Une école pour Haïti » de la Fondation Partage : UN BEL EXEMPLE DE SOLIDARITE SUD-SUD

Suite au séisme qui a ravagé Port-au-Prince, la capitale de Haïti, le 12 janvier 2010, la présidente de Fondation Partage, l’ancienne Première dame du Mali, Mme Adame Ba Konaré avait fait un appel à la solidarité nationale qui lui a permis de collecter 100 000 dollars, soit plus de 50 millions de Fcfa pour réaliser son projet intitulé « Une école pour Haïti ».
Du 10 au 14 mars, Mme Diallo Salimata Ouattara, a représenté la présidente de Fondation Partage pour clôturer le dossier avec la remise officielle d’un chèque de 100 000 dollars devant servir à la construction du pavillon scolaire à Port-au Prince.
La Fondation Rinaldi dirigée par la Congrégation des Salésiens de Don Bosco en Haïti a été identifiée pour diriger les travaux et assurer le suivi du projet à Port-au-Prince. Redonnant espoir pour la sauvegarde de l’école en Haïti, cette congrégation travaille dans ce pays des Caraïbes depuis 77 ans dans le domaine scolaire avec la construction de plusieurs établissements primaires, préscolaires et centres professionnels pour les enfants des milieux défavorisés.
Deux moments forts ont marqué cette mission de Mme Diallo Salimata Ouattara : la remise symbolique du bordereau de transfert des 100.000 dollars (52,4 millions de Fcfa) du compte Fondation Partage pour Haïti sur celui de Fondation Rinaldi, et la pose de la première pierre du pavillon scolaire qui va porter le nom de « Fondation Partage Mali » avec le drapeau malien flottant sur le bâtiment. Le pavillon scolaire sera réalisé à la célèbre Cité Soleil.
La remise du chèque et la pose de la première pierre de l’infrastructure ont été suivies de la signature d’une convention entre les deux Fondations. Cette cérémonie s’est déroulée en présence des Pères de la Congrégation, des représentants du ministère haïtien de l’éducation, de Mme le consul honoraire du Mali à Haïti et de centaines d’écoliers bénéficiaires. Ainsi est scellée une solidarité Sud-Sud transcontinentale entre deux pays pauvres éprouvés par les calamités naturelles et par la barbarie des hommes.
La Fondation Partage a saisi l’occasion pour remercier toutes les bonnes volontés qui ont permis la réalisation de ce projet.
(Source : Fondation Partage)
http://maliactu.net/projet-une-ecole-pour-haiti-de-la-fondation-partage-un-bel-exemple-de-solidarite-sud-sud/

Haïti : haro sur l'argent du désastre

Le 12 janvier 2010, un violent tremblement de terre dévastait Port-au-Prince, la capitale d'Haïti, un des pays les plus pauvres de la planète. Le bilan est terrible : 230 000 morts, plus de 300 000 blessés, 1,5 million de sans-abri, plus d'eau ni d'électricité, une situation sanitaire catastrophique et des millions de mètres cubes de débris à évacuer.

Aussitôt, l'aide humanitaire d'urgence se met en marche avec les organisations non gouvernementales (ONG), épaulées par des experts internationaux de toutes sortes. Les Etats se mobilisent en envoyant sur place une aide militaire et alimentaire. Les banques mondiales promettent d'investir dans l'île 5 milliards de dollars immédiatement, puis 11 milliards sur cinq ans. Bill Clinton, l'ancien président des Etats-Unis, s'en porte garant en tant que coprésident de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), aux côtés de Jean-Max Bellerive, le premier ministre de l'île. Leur mission : superviser et coordonner l'ensemble des projets de reconstruction.

"LE DERNIER ÉCHEC EN DATE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE"
Malheureusement, plus de trois ans après le séisme, le processus de reconstruction est complètement en panne. La majorité de la population haïtienne est toujours sans abri ; le camp Corail, le plus grand bidonville de Port-au-Prince, est passé de 7 000 personnes à 200 000 squatteurs ; l'aide financière promise n'a pas été totalement versée ; et, surtout, les Haïtiens, qui restent les meilleurs connaisseurs du terrain, ont été marginalisés au profit de grandes entreprises dont les intérêts financiers et le calendrier sont souvent peu compatibles avec l'aide humanitaire. "Haïti est le dernier échec en date de la communauté internationale, car la catastrophe n'est pas nécessairement l'événement lui-même, mais l'incapacité à y répondre", constate amèrement le réalisateur haïtien Raoul Peck, ancien ministre de la culture de la République de l'île entre 1996 et 1997 et auteur du documentaire Assistance mortelle diffusé sur Arte mardi 16 avril.
A travers une voix de femme (l'actrice Céline Sallette), qui raconte son désespoir face à un tel malheur, Raoul Peck livre un implacable réquisitoire factuel sur la mauvaise gestion de cette catastrophe, la désorganisation - voire la corruption - des grandes institutions internationales pour la reconstruction d'Haïti. Les témoignages et les images montrent un grand désordre humanitaire où chacun essaie de tirer la couverture à soi, à l'instar de Bill Clinton, qui sait se montrer devant les caméras lorsqu'il se rend en Haïti, mais a refusé d'être questionné par Raoul Peck.
Filmé pendant deux ans par différentes équipes qui ont pu installer leurs caméras dans les lieux stratégiques de décision (gouvernement haïtien, antenne des Nations unies ou celles des ONG...), le document interpelle les responsables, montre les mécanismes complexes et les lourdeurs des administrations, les absurdités de certaines décisions, les blocages culturels, et donne la parole aux habitants qui, tant bien que mal, tentent de se reconstruire une vie.

A l'exemple du camp Corail, situé à une vingtaine de kilomètres de Port-au-Prince, où sont construits sans plan d'urbanisme ni perspectives de développement durable des baraques insalubres à la place de maisons en dur. "J'ai voulu filmer de l'intérieur cette machine à broyer, explique Raoul Peck. Les grands bailleurs, les Etats, les institutions financières internationales, les ONG sont isolés dans leur bulle, loin des Haïtiens. Ils sont tous dans des logiques différentes, voire opposées, sans communication ni coordination entre eux. On est dans l'approximation totale", poursuit-il.


LE RETOUR SURRÉALISTE DE "BABY DOC"
Sur place, chacun travaille donc pour soi , au grand désespoir des volontaires de l'aide humanitaire qui, impuissants, doivent faire face à l'inertie des Etats dont les représentants ne veulent pas que l'on se mêle de leur gestion des fonds. "Dans le business de l'humanitaire, chacun plante son drapeau. La dictature de l'aide est violente et arbitraire", souligne Raoul Peck, dans son commentaire. Ainsi, alors que c'est une priorité pour la reconstruction, l'évacuation des 25 millions de mètres cubes de gravats n'est pas planifiée et surtout sans financement. "Lorsque les Etats-Unis annoncent donner 2,5 milliards de dollars, il faut refaire le calcul", tempère Raoul Peck. "Les grandes banques prélèvent déjà 8 % de cette somme pour leurs frais de gestion, et 800 millions de dollars servent à payer les dépenses des 20 000 militaires que personne n'a appelés !", poursuit-il.
Proche du personnel politique de l'île, Raoul Peck a également filmé les secousses de la campagne électorale. Lors d'un meeting, on y voit le retour surréaliste et révérencieux de Jean-Claude Duvalier, le "Baby doc" pilleur de l'île et trafiquant de drogue exilé en France qui, avec ses "tontons macoutes", a fait régner la terreur et semé la mort en Haïti de 1971 à 1986.
Abrupt et loin de tout montage esthétisant, le film de Raoul Peck est guidé par la volonté du réalisateur de porter témoignage et de renvoyer les puissants à leurs responsabilités. "Avec ses 27 000 kilomètres carrés et ses 10 millions d'habitants, Haïti est une ville à l'échelle de la planète, explique le premier ministre, Jean-Max Bellerive. Nous avons eu à notre chevet les banques, les Etats et toutes les structures de coopération, et ils n'ont pas réussi à nous aider. Si cette communauté internationale continue à échouer, qu'est-ce qu'ils vont pouvoir résoudre ailleurs ?"

"Assistance mortelle", mardi 16 avril à 20 h 45 sur Arte.
http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/04/12/haiti-haro-sur-l-argent-du-desastre_3158905_3246.html

vendredi 5 avril 2013

Haïti-parlement: incident au parlement un ministre bousculé par des députés

Le ministre chargé des relations entre le Parlement et l’exécutif Ralph Théano a été chahuté jeudi alors qu’il se présentait au Parlement en compagnie du Premier ministre et des membres du gouvernement invités à une séance de questionnement à la chambre, a appris Haïti Press Network.
Le ministre qui est très mal vu par les parlementaires, a été conspué puis bousculé par des députés très remontés contre M. Théano avec qui les relations se sont détériorées ces dernières semaines.
« Quand le Premier ministre et les membres du gouvernement ont été invités à se présenter à la salle de séance, les députés présents se sont mis à chahuter le ministre Théano. Certains l’ont bousculé », selon un fonctionnaire de la chambre contacté par HPN.
Suite à cet incident, « des ministres se sont enfuis. Ils sont retournés au salon diplomatique dans une énorme vacarme », a expliqué un témoin.
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/politique/9136-haiti-parlementincident-au-parlement-un-ministre-bouscule-par-des-deputes

24ème Promotion de la PNH : l’avenir de la police d’Haïti passe par les femmes


Dès sa création en 1995, la Police Nationale d’Haïti (PNH) a eu des femmes en son sein. Pourtant, 18 années plus tard, elles ne représentent que moins de 10%. Cette année elles sont 114 jeunes femmes à entamer une formation de sept mois à l’Académie de Police, bravant, pour nombreuses d’entre elles, les réticences familiales.
Jeunes, fonceuses et déterminées, les aspirantes-policières ont presque toutes un point commun, la réticence de leur famille face à leur choix de carrière. « Malgré l’avis contraire de ma mère j’ai opté pour la PNH, parce que j’ai toujours rêvé de devenir policière », avoue Béatrice Jean-Baptiste, 22 ans, originaire de Gros-Morne (Artibonite). Courageuse, elle se voit déjà revêtir l’uniforme du Corps d’Intervention et de Maintien de l’Ordre (CIMO), où les femmes sont encore faiblement représentées.
Nadège Dorélus, elle, a 25 ans et vient du Cap-Haïtien (Nord). N’ayant pas encore achevé ses études, ses parent se sont opposé à ce qu’elle aille s’inscrire. « Ma famille m’avait une première fois interdit de postuler et j’ai dû accepter contre ma volonté, mais en 2008 c’était trop fort pour moi et je me suis inscrite », avoue-t-elle. Patiente, elle finira par être admise à suivre les formations à l’académie cinq ans plus tard. « Je suis une femme vaillante, j’aime le mouvement et j’aime la police », dit-elle avec assurance. « C’est ce qui m’a donné la détermination de devenir policière ».
De son côté, Béatrice Mondésir, 22 ans, vient de terminer ses études secondaires l’année dernière. « Mon père ne voulait pas au début mais il a quand même fini par accepter ma décision », déclare la jeune haïtienne, qui réside dans la capitale. Consciente des dangers auxquels font face les agents chargés de faire respecter l’ordre dans des quartiers parfois difficiles, elle se dit être prête à relever le défi.
Pour cette première semaine de formation, débutée le 1er avril, elles ont revêtu l’uniforme des aspirants, à savoir baskets noirs, pantalons et t-shirts blancs siglés du logo de l’institution. Tout comme leurs camarades masculins, elles s’entrainent sur la cour de l’Académie de Police de Port-au-Prince.
Réparties en 18 groupes, elles suivront sur place une formation de sept mois suivie d’un stage de terrain dans les commissariats du pays et de séances de formations continues. Au bout d’un an, les 1 102 jeunes femmes et hommes seront testés pour devenir officiellement les cadets de la 24ème promotion.
Selon le directeur de l’Académie de Police, l’Inspecteur Miguélite Maximé, les formations sont les mêmes, tant pour les hommes que pour les femmes. « Elles suivent des cours dans les mêmes salles de classe que les hommes et pratiquent les mêmes exercices physiques », fait-il savoir. Par contre, leurs dortoirs et toilettes sont séparés.

Vers la féminisation de la PNH
Si la PNH comprenait des agents féminins dans sa première promotion en 1995, les femmes ne représentent toujours qu’un un faible pourcentage de l’effectif total. « Partout à travers le monde on prône le respect d’un quota de 30% de femmes dans les institutions publiques alors qu’au sein de la PNH, sur un effectif de 10 000 policiers, on a moins de 800 femmes », regrette l’Inspecteur Maximé.
Cependant, des efforts considérables sont consentis pour encourager les femmes à intégrer la Police Nationale d’Haïti. « Nous donnons des séminaires dans les écoles de filles comme le Lycée des jeunes filles à Port-au-Prince où nous nous entretenons avec elles pour leur parler de leur importance au sein de la PNH », précise M. Maximé qui ajoute « que les femmes ont leur place à la PNH et que la société a aussi besoin d’elles au sein de la force publique, car elles sont capables ».
« Elles n’ont pas besoin de faire la queue pour s’inscrire », rassure M. Maximé qui ajoute cependant que, par souci d’égalité, « les femmes doivent passer par le même chemin que les hommes pour pouvoir intégrer la force ».
Pour être admis à l’Académie, les postulants doivent passer des tests de connaissances générales, des exercices physiques et psychologiques, des examens médicaux et un entretien de motivation.
Pendant les sept mois de formation, les aspirants-policiers de la 24ème promotion se pencheront sur les violences faites aux femmes, les techniques de menottage, les tactiques défensives et autres disciplines relatives au travail de policier.
« Les femmes ont fait honneur à la PNH » se réjouit Miguélite Maximé, en référence à Manoucheka Rémy, un agent de police championne en arts martiaux au Chili où elle suit actuellement des cours à l’Ecole d’Investigation. « C’est une brillante agent de police et elle va être déployée au niveau de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) », ajoute-t-il.
Toujours dans le but de féminiser l’institution policière, une dizaine de jeunes femmes suivent également une formation spéciale d’un an sur le traitement des cas de violences basées sur le genre en Colombie. Une fois la formation achevée, elles auront à gérer ces types de problèmes dans leurs commissariats respectifs.
Jonas Laurince



L’aide à la reconstruction d’Haïti, un échec, selon le film « Assistance mortelle » projeté à Port-au-Prince

Par Emmanuel Marino Bruno

P-au-P, 4 mars 2013 [AlterPresse] --- Les politiques d’aide internationale mises en œuvre en Haïti au lendemain du séisme dévastateur du 12 janvier 2010 en Haïti ont piteusement échoué, selon ce qu’expose le film documentaire « Assistance mortelle » du cinéaste haïtien Raoul Peck.
Ce film a été projeté à la presse, en présence du cinéaste, le mercredi 3 avril à la Fondation connaissance et liberté (Fokal).
Le film, vu par un reporter d’AlterPresse, présente l’échec la communauté internationale dans la reconstruction du pays en passant en revue la complexité des événements relatifs aux nombreux efforts individuels et collectifs consentis en vain.
Il relate les interventions non contrôlées des organisations non gouvernementales sur le terrain, l’influence des puissances internationales dans l’orientation de l’aide et donne la parole aux acteurs haitiens, en particulier le président de l’époque René Préval et son premier ministre Jean Max Bellerive.
Ce documentaire montre aussi l’ampleur des dégâts causés par ce séisme qui a occasionné 300 mille morts, autant de blessés et plus de 1,5 million de sans-abris.
Le film fait revivre des moments post-seisme où des camps de déplacés ont été érigés à Port-au-Prince dans presque tous les espaces publics, reflétant un pays complètement désorganisé.
Les millions de dollars décaissés par les bailleurs de fonds dans les conditions que cela a été fait n’ont pas eu les effets escomptés. Au lieu d’un futur meilleur pour le pays, la sitaution a empiré, laisse comprendre le film.
Les pays donateurs avaient promis près de 10 milliards de dollars américains (US $ 1.00 = 44.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes) à Haïti en vue de sa reconstruction.
Le montant versé pour des programmes d’assistance dans le pays par les donateurs bilatéraux et multilatéraux entre 2010 et 2012 est de 6,43 milliards de dollars.
La faiblesse de l’État, l’absence de coordination des travaux sur le terrain et la mise à l’écart des acteurs locaux sont vues comme autant de facteurs qui participent à l’échec de la reconstruction d’Haïti.
Le documentaire critique le rôle de blocage joué par la communauté internationale à travers la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (Cirh) qui n’a pu mettre en place aucune stratégie de développement après un an et demie de fonctionnement.
La Cirh, créée le 21 avril 2010 en vue de reconstruire le pays, a été engluée dans des jeux d’inffluences. L’ancien président américain Bill Clinton, co-président de la Cirh, est fortement pointé du doigt.
Le relogement des populations déplacées dans des T-Shelters provisoires construites par des Ong n’a pas amélioré pour autant leurs mauvaises conditions de vie, selon le film qui rapporte les cris d’insatisfaction et de colère notamment des bénéficiaires du camp Corail (périphérie nord).
Le grand élan de solidarité internationale laissait espérer. Mais, le désespoir et le doute se sont finalement installés dans les cœurs.
« L’aide est violente, arbitraire, aveugle, imbue d’elle-même. Un monstre paternaliste qui balaie tout sur son passage. Elle fait semblant de résoudre les problèmes qu’elle s’applique à entretenir », critique le cinéaste dans le film.
En marge de la projection, Raoul Peck est intervenu pour souligner l’intérêt de sortir du discours permanent de critiquer l’Etat haïtien dans la gestion de l’aide humanitaire en évoquant comme argument la faiblesse de celui-ci.
Cette tendance empêche d’aborder les discussions structurelles, relatives au sens même de l’aide, explique t-il.
Le cinéaste plaide en faveur de la prise en compte des compétences haïtiennes dans la reconstruction du pays.
« Le terrain est vicié par un ensemble d’influences que nous ne contrôlons pas. Quand quatre-vingt pour cent de l’argent du budget d’un Etat n’est pas entre ses mains, c’est une grande perte de légitimité et de pouvoir », fait-il remarquer.
Soulignant le dysfonctionnement de l’aide, il appelle tous ceux qui sont impliqués dans cette reconstruction à rebattre les cartes et repenser l’ensemble du dialogue enclenché.
Le film a été déjà présenté en première mondiale, le samedi 9 février 2013, au festival international du film de Berlin (Allemagne) qui s’est déroulé du 7 au 17 février. [emb kft apr 4/04/2013 10 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14352

Haïti-Sécurité alimentaire : L’Ocha s’inquiète

P-au-P, 4 avril 2013 [AlterPresse] --- Au moins une famille sur cinq connait des déficits alimentaires considérables et souffre de malnutrition aiguë dans le pays, a fait savoir le bureau de la coordination des affaires humanitaires en Haïti (Ocha) dans son 28e bulletin parue le 28 mars dernier.
Selon la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (Cnsa), des interventions humanitaires ont touché environ 700 000 personnes mais restent insuffisantes et doivent se poursuivre pour éviter à environ 30 communes répartis dans six départements (Sud-est, Plateau central, Presqu’ile du Sud, Nord-Ouest, Ouest, Artibonite) de se trouver en situation d’urgence humanitaire, lit-on dans le bulletin d’Ocha.
« Depuis le mois d’octobre 2012, une augmentation des cas de malnutrition aigüe a été enregistrée dans plusieurs zones du pays, une situation qui est particulièrement préoccupante au niveau de la commune de Moron (Grand-Anse / Sud-ouest) où le nombre de cas a presque doublé, passant de 2.1 à 4.0 pour cent, entre décembre 2012 et janvier 2013 » indique Ocha.
L’arrivée de la saison des pluies et des cyclones semble de plus en plus préoccupante dans 4 départements, Artibonite, Ouest, Sud-est et Nord, à cause d’un manque de financements pour les stocks de pré-positionnement.
Selon des prévisions, il n’y aura plus de stocks disponibles à compter du mois de juin prochain, selon Ocha.
Cependant, elle ajoute que le volet « sécurité alimentaire et nutrition » du plan d’action humanitaire 2013, financé à hauteur de 4 millions 407 mille 903 dollars américains, pourrait apporter de meilleures réponses aux populations en vue de leur permettre d’atténuer l’insécurité alimentaire et la malnutrition aigüe chez les enfants de moins de 5 ans.
Par ailleurs, le bureau de la coordination des affaires humanitaires partage ses craintes par rapport à la recrudescence de l’épidémie de cholera dans le pays, à l’approche de la saison cyclonique.
Actuellement, « l’Artibonite reste le département qui a enregistré le plus grand nombre de cas, avec 23,04% de l’ensemble des cas enregistrés depuis le début de l’année 2013, après quoi vient le département de l’Ouest avec 21% des cas ».
Pour le début de l’année 2013, 12 alertes ont été recensées dans 5 départements du pays, dont 5 dans le Nord, 3 dans l’Artibonite, 2 dans le Centre et 2 dans l’Ouest, ajoute Ocha.
Toutefois, un plan d’éradication du cholera, a été élaboré par le Ministère de la santé publique et de la population (Mspp) de concert avec certaines organisations, dont Médecins sans Frontières (Msf), Médecins du Monde (Mdm), dans la perspective d’assurer que tous les partenaires alignent leurs interventions avec la stratégie de la première phase du plan d’éradication du cholera (plan opérationnel de 2 ans), que le trésor public finance à hauteur de 60 millions de gourdes (1,35 millions de dollars américains). [jep kft gp apr 4/04/2013 14 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14354



Le Havre soutient la micro-activité à Haïti

Économie. Pari audacieux pour la petite association havraise Enfance et Partage qui soutient des micro-activités à Haïti. Projet le plus emblématique : une boulangerie façonnée par un artisan local.
Le programme d'investissements prévoit l'autosuffisance alimentaire des 250 enfants du camp de réfugiés et leur scolarisation dans l'école du Camp, qui comprend déjà huit classes
Jacques Beurier esquisse un sourire empli d'espoir. « Je rêve de manger un petit pain ou un croissant en sortant de la boulangerie de Sœur Bethie l'hiver prochain lorsque je serai à Haïti », espère tout haut le chirurgien orthopédique qui revient d'une mission chirurgicale dans ce pays ravagé ces dernières années par les secousses climatiques, sociales et économiques. Ce charismatique Havrais parle au nom de l'association Enfance et Partage Haute-Normandie (70 donateurs) qu'il préside depuis plus d'un an. Une structure modeste, née en 1982, pour venir au secours de l'enfance démunie de cette attachante terre du continent américain.

Fournir du pain aux populations
Un des derniers projets, présenté au cours de l'assemblée générale, mercredi soir, prend forme. Il s'agit de donner un coup de pouce au développement économique d'un site d'un hectare à Fonds Parisien (au sud-est du pays) sur lequel seront regroupés un potager, un poulailler et surtout une boulangerie. Une exploitation confiée à une congrégation religieuse, créée par Casseus, le référent de l'association depuis trente ans. Avec dix emplois à la clé, dont trois boulangers.
« Notre but est de permettre l'autosuffisance financière du centre nutritionnel foyer Joseph Serge Viot déjà soutenu par notre association deouis le séisme en 2010 », raconte Jean-Louis Hénaff, administrateur-délégué, investi à fond, qui revient d'un voyage de 8 jours. L'occasion de constater que chacun mange désormais à sa faim. « Ce qui manque, c'est un travail pour chacun. » Parti avec l'idée de monter une porcherie (techniquement infaisable), il a, accompagné de Jacques Beurier, aidé de deux associations haïtiennes, orienté la réflexion sur donc cette boulangerie dans un secteur qui en est dépourvu. Avec deux buts : fournir du pain aux populations locales (18 000 personnes) et assurer un revenu au centre.
La trésorerie un temps dévolue à un orphelinat (aujourd'hui abandonné) va permettre de financer ces micro-activités à hauteur de 50 000 euros, dont plus de la moitié pour cette boulangerie, dont l'originalité est sa supervision depuis Le Havre. Jérôme Picard, patron de la Place des Pains et de la Boulangerie du lycée, s'est montré enthousiaste, avec toujours un projet sur le feu : « Contacté, j'ai tout de suite été partant. Je me suis documenté et j'ai essayé de comprendre les métiers du pain là-bas. Il faut partir de l'expérience d'un chef d'entreprise français et se mettre à la mode altruiste haïtienne. » Le matériel nécessaire est déjà connu. La rentabilité estimée encourageante. Le boulanger havrais compte se rendre sur place en juin pour lancer l'activité avec le personnel local. Les atouts existent. Même s'il y a un risque. « Créer une boulangerie à Caucriauville serait plus simple. Mais, nous faisons le pari de l'ambition. ». Jacques Beurier et tous les autres bénévoles croisent les doigts.

Site Internet
Concert de soutien
Sensible aux actions d'Enfance et Partage, la chorale havraise Phaella renouvelle son soutien pour la deuxième année consécutive (voir Havre Dimanche du 31 mars).
Après le concert en 2012 au temple de la rue Anatole-France, les choristes proposent un programme de presque deux heures dédié aux chants gospel. L'intégralité des recettes sera, cette fois, reversée à l'association.
Le concert Phaella aura lieu le samedi 6 avril à l'église Saint-Joseph à 20 h 30. Tarifs : de 5 à 10 euros.
Patricia Lionnet p.lionnet@presse-normande.com
http://www.paris-normandie.fr/article/le-havre/atouts-risques-pour-haiti

Haïti-Foot-Sélection : Haïti affrontera l’Espagne et l’Italie en juin prochain


La sélection nationale senior masculine disputera son match contre l’Espagne le 8 juin prochain à Miami au stade Sun Life et le 11 face à l’Italie au Brésil car la fédération haïtienne de football (FHF) a pu trouver une entente avec la CONCACAF qui a voulu annuler la rencontre (Haïti VS Espagne) en voulant remplacer les grenadiers par un autre pays.
Selon la CONCACAF, Haïti ne devrait pas jouer aux (USA), 34 jours avant le coup d’envoi de la 12e édition de la Gold Cup.
Les Haïtiens qui se trouvent à la 51e position du classement mondial vont jouer un match amical contre la sélection espagnole 1ère et l’Italie 5e de ce classement.
Après avoir disputé quatre matches amicaux pour l’année 2013 pour autant de défaite, Haïti se mesurera aux deux ténors du football européen dans le but de préparer sa participation au Gold Cup qui aura lieu aux USA du 7 au 28 juillet prochain.
Selon les fans du ballon rond, les grenadiers qui n’ont pas pu battre l’Oman (105e), la République Dominicaine (96e) arriveront-ils à faire la différence face aux deux grandes équipes du football européen.
Esther Versière
http://lewww.hpnhaiti.com/site/index.php/sport/9142-haiti-foot-selection-finalement-haiti-affrontera-lespagne-et-litalie-en-juin-prochain



Haïti-Environnement : Les voyants toujours au rouge

Le poids des facteurs économiques dans la dégradation de l’environnement
P-au-P, 5 avril 2013 [AlterPresse] --- En déclarant la protection de l’environnement une de ses priorités, le gouvernement haïtien a fait une excellente chose, mais les voyants sont encore au rouge, comme avant, et il faut d’abord s’attaquer aux défis économiques, estime Luc Bretous spécialiste en gestion des ressources naturelles et éducation relative à l’environnement, lors d’un entretien avec AlterPresse.
« Tous les indicateurs sont rouges actuellement (…) », a affirmé le spécialiste se référant essentiellement au taux de la couverture forestière toujours entre 1 et 2 %, la progression de l’érosion, la baisse éventuelle de la charge de la nappe phréatique et le mauvais état de l’environnement, cadre de vie des citoyens, c’est-à-dire le délabrement des habitations dans de nombreuses zones du pays.
Tout comme bien d’autres professionnels de la gestion de l’environnement, Luc Bretous estime que le temps pourrait être un des facteurs empêchant aux autorités d’apporter des résultats concrets, jusqu’à présent.
L’une des décisions prises par le gouvernement est celle interdisant l’utilisation et l’importation d’objets fabriqués à partir du polystyrène expansé, à la fin de l’année 2012.
Pourtant ce sont toujours des produits en circulation sur le marché, ce qui laisse penser que les suivis légaux n’ont pas été faits.
La pression sur l’environnement est toujours aussi forte : déboisement aux fins de fabrication de charbon de bois, ou de culture font disparaitre forets et au final terre arable.
Aborder les problèmes liés à la protection et la gestion de l’environnement, obligerait les autorités à « s’attaquer à certains problèmes économiques, à donner une alternative aux gens qui vivent en dégradant l’environnement », d’après Bretous.
Développer « notre propre filière d’industrie », exploiter le « secteur des services » tout en allant au delà de l’agriculture, réalisée sur des « espaces exigus » et retenue comme la principale source de production haïtienne, sont des issues proposées par l’ingénieur agronome.
L’éducation des citoyennes et des citoyens à l’Université, leur sensibilisation au moyen de campagne médiatique, la mise en place d’infrastructures (poubelles) et la conscientisation des élèves sont d’autres démarches préconisées par Luc Bretous.
La pêche incontrôlée et quasi quotidienne de poissons, la destruction des barrages au flanc des mornes pour construire des maisons anarchiques, la mauvaise gestion de l’eau et l’émission de gaz carbonique par les véhicules usagés constitueraient également une chaîne de menaces du monde aquatique, du sol, de l’eau et de l’air. [srh kft gp apr 05/4/2013 08:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14356